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samedi 24 décembre 2016

Des crèches de Noël installées dans des bâtiments publics font désormais débat, de la libre-pensée à l'islamisation du pays

Les laïcs sont "ouverts" sur le voile islamique dans l'espace public, mais fermés sur les crèches

A Melun, une crèche va être installée à la mairie
A Melun, les libres-penseurs prient la mairie de retirer la crèche

"La crèche de Noël n'est pas contraire à la laïcité", 
titre pourtant Le Monde du 21 déc. 2016
Certaines associations de libres-penseurs veulent y voir un acte religieux.
L'année dernière, les juges avaient interdit leur installation dans cette ville LR qui maintient la tradition culturelle de Noël. Le Conseil d’État devrait confirmer l’autorisation de leur installation dans les bâtiments publics.

VOIR et ENTENDRE ce reportage du journal télévisé de 13h du 21 octobre 2016, présenté par Jean-Pierre Pernaut sur TF1.


Le Conseil d'État les autorise sous strictes conditions dans les bâtiments publics

Le "caractère culturel, artistique ou festif" de leur installation devra désormais être établi. Le mercredi 9 novembre 2016, le Conseil d'État a rendu publique sa décision sur les crèches de Noël. Elle devrait donc s'imposer aux Républicains les plus sectaires qui entretiennent la contestation de cet héritage transmis de siècle en siècle, brandissant les principes mal compris de laïcité et invoquant la neutralité du service public, au détriment de l'identité culturelle de la France. "La polémique n'est pas close, même si débattre des crèches le jour où Donald Trump est élu président des États-Unis semble un peu dérisoire", soupira un juriste pour qui l'international s'impose au national. Comme le Coran à la loi de la République ?

Les juges décident d'encadrer l'installation des crèches de Noël
Après avoir longuement tergiversé, se penchant à deux reprises sur le sujet qui les a profondément divisés, les dix-sept magistrats de l'assemblée du contentieux - la plus solennelle formation de la haute juridiction administrative - qui consacrent du temps à évaluer le bien-fondé de la remise en cause de nos habitudes culturelles ont jugé que l'installation d'une crèche n'est légale que si elle se soumet à des conditions strictes.

Pour commencer, les juges administratifs se réfèrent à la loi de 1905 et son article 28 qui interdit l'installation de signes ou emblèmes religieux par une personne publique. C'est le principe, mais un principe incohérent, dès l'instant où la nature divine du Christ, Dieu et Fils de Dieu, est contestée de toutes parts. 

Les juges administratifs attribuent aux crèches "une pluralité de significations"

Elles sont des scènes chrétiennes de la Nativité mais aussi des "éléments de décoration profanes". 
Dans cette logique, une crèche peut être autorisée si elle respecte plusieurs critères. Son installation doit être temporaire, pendant les fêtes de fin d'année. Bientôt les jours de début et de fin des installations seront fixées par des réglements...

Elle doit présenter "un caractère culturel, artistique ou festif" et ne pas exprimer "la reconnaissance d'un culte ou une préférence religieuse", a fortiori éviter tout prosélytisme religieux. 

Elle doit également correspondre à "des usages locaux". 
Et on pense notamment à la crèche provençale qui n'exclut pas la Sainte Famille, mais introduit les activités du village (le tambourinaïre ou le forgeron et même le "partie de cartes, inspirée de Marcel Pagnol) et les métiers traditionnels de la région: le berger, la porteuse d'eau, le minotier ou la poissonnière, comme les personnalités (maire et curé) ou les symboles régionaux (L'Arlésienne) et les âges de la vie (le vieux et la vieille). La diversité est même intégrée sous les effigies des Rois Mages (Melchior, le roi maure avec son turban sur la tête, Gaspard, originaire des Indes souvent représenté à genoux, et Balthazar, le roi blanc), symboles de paix et de fraternité.

Enfin, les juges définissent les lieux où elle est installée !


Une distinction est ainsi opérée entre "bâtiments publics", sièges d'une collectivité publique ou d'un service public, où les conditions sont plus exigeantes, et les "autres emplacements publics". Dans les premiers, l'interdiction est de mise sauf si son "caractère culturel, artistique ou festif" est établi. Dans les seconds, tels que parvis de mairie, accès aux bâtiments publics, marchés de Noël, le feu vert est en principe accordé pendant les fêtes de fin d'année. Ce commerce est jugé "culturel" et a droit de cité...

"Une reconnaissance forte de notre identité, de notre histoire et nos racines" (Éric Ciotti, député LR)

Quelle sera la portée de cette décision administrative ? 
Le Conseil d'État ne facilite pas les décisions, tant son raisonnement est complexe, sous la pressions des groupes de pression, et fournit matière à interprétations
A priori, seules les représentations de la naissance de Jésus qui auraient "un caractère culturel, artistique ou festif" seraient donc admises. Les libres-penseurs qui refusent de considérer que le Christ est une Personne divine, puisque leurs historiens nient jusqu'à sa réalité d'Homme, tout en reconnaissant le prophète Mahomet, rejettent la représentation d'une famille déracinée dans la célébration de la naissance d'un enfant demandeur d'asile... 

Or, ces trois critères restent finalement assez flous et prêtent à la contestation. 
Chacun voit midi à sa porte.
Quant aux avocats qui ont porté les affaires devant le Conseil d'État, chacun voit midi à sa porte. Pour Me Alexandre Varaut, avocat du département de Vendée où avait été exposée une scène de la Nativité, cette décision "va plutôt dans la bonne direction malgré la volonté de nier l'évidence d'une relation intime de quinze siècles entre les Français et les crèches".
Mais Me Varaut anticipe "des conflits sur l'interprétation des critères retenus par le Conseil d'État et, donc, de nouveaux contentieux"

Avocat de la Fédération nationale de la libre pensée, Me Régis Froger se satisfait, lui, que "le principe d'une interdiction dans les bâtiments publics et d'une autorisation dans l'espace public ait été affirmé", mais se tient prêt aussi lorsque  la question ne manquera pas de resurgir au gré d'appréciations au cas par cas.

Les élus partisans des crèches y trouveront de nombreuses raisons de justifier leur choix. 
Laurent Wauquiez (LR), président du Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, et donc représentant élu d'une majorité de régionaux, ne s'y est pas trompé, annonçant son intention d'installer une crèche au Conseil de région "pour que ce soit ludique et historique"

Plus
délicates seront les revendications d'une "défense de la culture chrétienne" à Béziers, du seul fait que le maire, Robert Ménard, ancien patron de Reporters sans frontières, est un proche du FN, ou du candidat à la primaire de la droite, Jean-Frédéric Poisson, qui milite pour "rappeler les racines chrétiennes de la France".
Le député Éric Ciotti (LR), qui travaille à une laïcité ouverte et tolérante, milite pour ajouter le mot "laïcité" à la devise française et accédera à la demande populaire en installant à nouveau une crèche au Conseil départemental des Alpes-Maritimes cette année. Dans la décision du Conseil d'Etat, il salue également "une reconnaissance forte de notre identité, de notre histoire et nos racines"

De son côté, la Conférence des évêques de France se garde de prendre franchement parti dans le débat, rappelant que "la présence d'une crèche dans tous les bâtiments publics n'est pas une revendication de l'Église" catholique. Elle note que la présence de crèches dans l'espace public souligne "l'attachement des Français à cette tradition".

La jurisprudence des Sages est en fait très ambiguë mais restrictive et contestable. 
Les juges étaient saisis de deux décisions contradictoires de cours administratives d'appel sur des crèches en Vendée et à Melun. Or, pour le cas de Melun, ils relèvent que la crèche est installée "dans l'enceinte d'un bâtiment public", qu'elle ne répond à "aucun usage local", bien qu'il soit un usage universel en Occident, qu'elle ne se situe pas dans "un environnement artistique, culturel ou festif" à la fois. Pour conclure que cette installation, méconnaissant le principe de neutralité, doit être annulée. 

mardi 2 août 2016

Le financement étranger des mosquées mis en question par Bayrou, en écho à Valls

Financement extérieur des mosquées: "Cette question est urgente", selon Bayrou en écho au PS 

Le patron du MoDem réagit à l'
interdiction "temporaire du financement de l'étranger pour la construction des mosquées," envisagée par  Valls.

Tulle, fief de Hollande,
15.000 habitants en Corrèze:
pour moins de 100 pratiquants, un canular?
Ce lundi matin, trois jours après, François Bayrou lui a partiellement donné raison. "Le gouvernement a raison de poser cette question" car, affirme-t-il sans fournir de raisons, il n'est "pas possible d'avoir une religion qui soit financée de l'extérieur par des autorités politiques extérieures aux autorités françaises". "On ne peut pas avoir une religion financée par l'extérieur", insiste le patron du MoDem qui s'est fait inviter sur France Info. 

"Une contribution sur la certification halal" peut être "une réponse" au financement

A la tête d'un seul député MoDem symbolique, Bayrou voit "une autre question à poser"
"Quel financement pour remplacer ces financements extérieurs et pour qu'on trouve un meilleur équilibre ?" Jean Lassalle, député MoDem des Pyrénées-Atlantiques depuis 2002, n'y répondra pas: ce vice-président du Mouvement démocrate est actuellement en congé du parti centriste. 
"On a une fondation [Fondation des œuvres pour l’islam de France, FOIF, créée en 2005] qui ne marche pas depuis 10 ans, fait remarquer François Bayrou, (...) dont il faut revoir la légitimité des représentants et dont il faut revoir les sources de financement".
Destinée à assurer le financement de l’islam, et notamment "la construction et la gestion des lieux de culte", cette fondation est présentée aujourd’hui par Manuel Valls et des personnalités musulmanes françaises comme une solution pour réformer l’islam de France.
Qu’est-ce que c’est ?
A l’origine, la FOIF avait été créée, il y a plus de 10 ans, pour permettre d’assainir le financement de l’islam de France. Alors que les différentes institutions existantes, notamment l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF) et la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris (FNGMP) ont leurs propres réseaux de financements, la FOIF devait permettre de centraliser l’argent. "Il appartient à l’État républicain de faire en sorte que les financements que les uns et les autres peuvent obtenir, de l’Algérie, de l’Arabie Saoudite, du Maroc, de tel ou tel autre pays du Golfe, puissent transiter par le canal de la Fondation pour les œuvres de l’islam de France, de façon que l’argent collecté soit mis en commun", estimait la secrétaire d’Etat Nora Berra en 2010, répondant à une question orale de Jean-Pierre Chevènement au Sénat. Cette fondation devait déjà être alimentée par des dons des entreprises, notamment, et avait été dotée d’un million d’euros.
Or, Manuel Valls dénonce la FOIF comme "un échec total". 
C’est la constitution du Conseil d’administration qui a posé problème : "Les dysfonctionnements de la Fondation tiennent d’abord à la composition de son conseil d’administration, liée aux équilibres, par nature difficiles à trouver, au sein du Conseil français du culte musulman [CFCM, association loi de 1901 sous l'égide du ministère de l'Intérieur et qui a vocation à représenter les musulmans de France]", expliquait Jean-Pierre Chevènement. Ces rivalités de pouvoir -singulièrement entre Maroc (Rassemblement des musulmans de France) et Algérie (la Grande mosquée de Paris) - ont permis au CFCM (dominé par le Maroc, comme on peut le constater jusqu'au gouvernement avec trois femmes: Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Khomri et Audrey Azoulay) de rester le principal interlocuteur du gouvernement.
Il faut "reconstruire une capacité de financement française" de l’islam,
Membres du CFCM autour de B. Cazeneuve
 estimé Manuel Valls dans un entretien avec Le Monde ce vendredi. "Il y a urgence à aider l’islam de France à se débarrasser de ceux qui le minent de l’intérieur. Pour cela, il nous appartient de bâtir un véritable pacte avec l’islam de France, donnant à la Fondation une place centrale", a affirmé le premier ministre.

L’appel de plusieurs personnalités musulmanes va dans le même sens : "Une Fondation pour l’islam de France avait été créée il y a plus de dix ans. Elle n’a jamais fonctionné. Il est temps de la réactiver maintenant, de lui donner la capacité de collecter des ressources. Les Français de confession musulmane sont prêts à la relancer, à l’animer, à contribuer à son financement." (ce dimanche dans le JDD)
Depuis l'attentat islamiste meurtrier dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, des chefs d'entreprise, artistes, journalistes, élus, chercheurs ou encore médecins ont réagi. Tous ont en commun qu'ils sont musulmans et s'inquiètent des conséquences du terrorisme sur leur communauté. "Nous étions silencieux parce que nous avions appris qu'en France, la religion est une affaire privée. Nous devons parler maintenant parce que l'islam est devenue une affaire publique et que la situation actuelle est intolérable", écrivent-ils dans un appel publié dans les colonnes du JDD.
L’objectif est de "changer de générations, avec un projet d’organisation clair", estiment les signataires de l’appel. Pour Manuel Valls, il s’agit surtout de lutter contre l’islamisme radical en assainissant les sources de financement des mosquées de France. Depuis novembre 2015, après les attentats de Paris et Saint-Denis, une mission gouvernementale est chargée de préfigurer la renaissance de la FOIF. Ses missions pourraient être étendues au financement de la formation des imams ou à la "promotion de l’islam" sous l’angle "cultuel et culturel". Pour le moment, malgré novembre 2015 notamment et l'expression de leur solidarité par les musulmans, la FOIF est encore au point mort.

Le centriste avoue également ne pas savoir ce que veut dire "l'expression islam de France"

Bayrou souligne que l'islam "n'est pas une religion organisée". Et d'ajouter: je ne sais pas "ce que sont les musulmans de France".
Bayrou peut trouver la réponse auprès de son ami Jean-Christophe Lagarde qui est l'un de ses soutiens et maire de Drancy: l'auteur du livre ci-contre est dû au président de l'association culturelle des musulmans de Drancy, ville où il est imam.

Suite à la menace durable de terrorisme islamiste, Bayrou confirme également sa décision d'armer la police municipale de sa ville. 

"Personne ne peut dire qu’une décision, qu'un dispositif puisse à lui seul empêcher les horreurs que nous avons rencontrées", explique d'abord le maire de PauL'ex-candidat  à la présidence de la République conteste-t-il l'Etat de droit derrière lequel se retranchent Hollande et Valls ? Il leur a toutefois fallu déguiser l'état d'exception en "état d'urgence" pour pouvoir assurer qu'ils le  respectent malgré plusieurs prolongations successives. 

Interrogé sur sa décision d’armer la police municipale de sa ville face à la menace terroriste, alors qu’il y était jusqu’à présent réticent, F. Bayrou a  ensuite expliqué que "lorsque la menace évolue, il faut que la réponse évolue (...) Nous sommes dans des circonstances qui vont durer longtemps dans lesquelles personne n'est à l'abri, y compris des villes comme les nôtres".
"Et que ceux qui ont la charge de défendre des citoyens soient armés pour faire face à la menace", a-t-il soutenu. Alors, la "garde biterroise" de Ménard est-elle en train d'accoucher d"une "garde paloise" ?

"Il faut prendre le taureau par les cornes", estime le socialiste Julien Dray. 

18 février 2014
"La religion musulmane est nouvelle pour la société française,estime à son tour le conseiller régional d'Ile-de-France, invité de France Inter. Aujourd'hui, il y a en gros [aveu d'un flou, à deux millions près...] entre six et huit millions de pratiquants. Il faut donc être capable de l'intégrer dans la modernité de ce qu'est la République française". Capacité d'intégration ou volonté de la gauche ?

Comme Manuel Valls, ce proche de François Hollande juge qu'il est urgent de s'occuper du problème "des financements des lieux de culte et de la formation des imams à l'étranger". "La question de la radicalisation des mosquées se pose... évidemment il ne s'agit pas de l'ensemble des mosquées de France, loin de là (... ), nuance-t-il avec cette précaution de langage socialiste trahissant le renoncement de l'exécutif,  mais c'est un problème quand des puissances étrangères financent", maintient également Julien Dray, maniant péniblement les éléments de langage officiels. 

Il fait encore écho à Matignon en insistant désormais pour "que la fondation de France ait les moyens nécessaires pour financer les lieux de culte". Du Valls copié-collé... 

Le porte-voix de l'exécutif relaie également -tout aussi spontanément- l'idée que des contributions sur les rites religieux, comme le commerce communautaire de la nourriture halal, peuvent être un "financement alternatif". 

Par ailleurs, Julien Dray évoque le problème des réseaux sociaux et parle notamment de Facebook qui "ne donne pas accès à sa messagerie privée dans laquelle il y a des contacts"

Une reprise du discours de Nadine Morano, depuis plusieurs mois

Bastille: statue de la République occupée 
"Nous avons un gros problème avec l'organisation de l'islam en France", regrette l'ancienne ministre, sous les attaques de la gauche, révolutionnaire ou modérée. 

Morano avait rappelé les "racines chrétiennes" de la France aux musulmans et à leurs soutiens en recherche d'un électorat, voire d'une force subversive et révolutionnaire. L'élue prenait position en écho à l'interdiction des crèches de Noël qui n’auraient pas leur place dans l'espace public, à la différence du voile islamique, ni les galettes des rois évoquant l'Epiphanie, faisant suite à la suppression du poisson le vendredi dans les cantines scolaires, au nom sacro-saint de la laïcité répressive, mais aussi à l'introduction du menu alternatif au porc pour tous. En revanche, le halal pour tous est revendiqué comme laïc. La décision revient aux gestionnaires des cantines et les collectivités territoriales qui se flattent de ménager la neutralité républicaine de l’école et la liberté confessionnelle.
Ces grands principes inspirés d'une idéologie binaire anti-nationale, anti-coloniale (et anti-libérale) propagée par les admirateurs de Staline, de Mao, du Che ou de Chavez font le lit de l'islam contre notre devenir naturel, notre culture et notre Histoire. 
Ces interdits ont, pour les internationalistes, un double objectif: imposer des us et coutumes venus d'ailleurs et contribuer à l'éradication de la chrétienté de France. 
De recul en recul, la culture chrétienne cédait aux coups de butoirs de la gauche instrumentalisée par l'islam, même modéré.

"La situation va s'aggraver si nous ne réglons pas le problème des dérives de l'islam en France," a prévenu l'eurodéputée les Républicains sur l'antenne de RMC. 

Elle dénonce l'attitude de Manuel Valls, un premier ministre  qui "en quinze jours dit tout et son contraire sur le financement étranger des mosquées". 
La candidate à la primaire de la droite demande de "fermer et démolir les moquées salafistes", dénonçant le danger que fait courir à la France "l'immigration arabo-musulmane" et le risque "que la France devienne musulmane"

"La laïcité et la loi sur la laïcité n'ont pas été faites pour gommer notre culture et nos racines chrétiennes, martèle-t-elle (…) La France est un pays aux racines chrétiennes", a ainsi dû rappeler Nadine Morano sur France 3, en novembre dernier, après que le sang ait été versé dans Paris. "Quand proposerons-nous la suppression de la fête de la Sainte-Geneviève pour les gendarmes ou la Sainte-Barbe pour les pompiers? La France doit rester la France", poursuivit-elle en se positionnant en héraut d'une lutte personnelle qui, pour sa clairvoyance à contre-courant de l'idéologie dominante, lui rallie désormais un plus grand nombre de citoyens vigilants.

VOIR et ENTENDRE
Nadine Morano sur France 3 en novembre 2015:
Il est plus que jamais souhaitable que les Constitutions européenne et nationale fassent référence à nos racines chrétiennes.

Nadine Morano insiste également pour
que "les responsables musulmans disent haut et fort qu'ils sont contre le port du voile intégrale"
.

Bayrou ne fait rien d'autre que participer à l'unanimisme du parti au pouvoir.

samedi 9 janvier 2016

Juppé se plaint d'un niveau de débat insuffisant

Juppé pique "une colère contre l'abaissement du débat public" 

Le maire de Bordeaux se pose en arbitre des élégances politiques


Une attitude et un air supérieurs
La colère comme mode d'expression de l'exécutif socialiste gagne Alain Juppé. La sagesse populaire la dit mauvaise conseillère, mais elle permet de passer des jugements sur les autres, la maîtrise de soi et de ses émotions, qualité première de l'homme d'Etat, dût-elle en souffrir.

Le candidat à la primaire de 2016, a donc piqué une "bonne colère" samedi contre "l'abaissement du débat public" et a par là même exprimé son arrogance dans son jugement de ses pareils, s'en prenant à  "la sottise qui inspire la caricature d'une France de race blanche", évoquée par Nadine Morano.

Dans un billet sur son blog intitulé "Faisons-nous confiance", le maire de Bordeaux estime que "les raisons d'être en colère ne manquent pas". Il vise en particulier "l'abaissement du débat public, la course à la vulgarité, la recherche du bon mot, ou mieux encore du gros mot qui fera la une des media", au risque "d'entretenir la dérision quotidienne" contre le personnel politique.

Alain Juppé s'en prend aussi au "nouveau politiquement correct" 

Le septuagénaire se donne les airs de celui qui serait le seul en capacité de se projeter dans l'avenir, visant donc les autres qui, selon lui, "serinent", "les chantres du déclinisme, les nostalgiques d'un prétendu 'âge d'or' ". 

Et d'enchaîner en fustigeant les "partis qui jouent sur les peurs" et "dessinent le visage d'une France ratatinée dans ses égoïsmes", prête à "jeter aux orties" l'Union européenne. 

L'ex-Premier ministre dénonce encore la "sottise qui inspire la caricature d'une France de race blanche et insulte", pense-t-il, "les Français d'Outremer." 

Selon lui, "la patrie française ne se définit pas par la couleur de la peau mais par le partage du bien commun que constituent les valeurs de la République, la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, l'égalité entre les femmes et les hommes, le respect de la laïcité". Peut-on ratisser plus large? C'est possible, mais sans mépris, ce n'est pas dans son style.


Enfin, Monsieur Parfait s'élève au-dessus du lot. Au moment où des élus rechignent à accueillir des réfugiés, contre "l'arrogance des biens-pensants qui se réclament bruyamment des racines chrétiennes de la France sans y être vraiment fidèles". "J'ai été élevé dans la religion catholique et j'y demeure attaché", confie-t-il, rappelant que "les valeurs chrétiennes, c'est l'amour du prochain, l'accueil de l'étranger, le respect de l'autre". Cette "bonne colère" piquée, l'ex-Premier ministre dit sa "confiance inébranlable dans le bon sens des Français". "Résistons aux vents mauvais. Faisons-nous confiance", conclut Juppé.





A dix mois des primaires, Juppé "court-circuite" Les Républicains
Alain Juppé entend se démarquer du reste de son parti

Il inaugurait mardi soir un propre QG de campagne, plus spacieux selon son entourage, situé boulevard Raspail à Paris. "C'est une ambiance de folie", a détaillé Camila Campusano, en direct sur place pour LCI.
                             

Il faut juste oublier qu'il a dû quitter la scène politique à la suite d'une condamnation à de la prison avec sursis et à une peine d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêts dans le cadre de l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.

dimanche 21 décembre 2014

Crèche de Noël à Melun : tribune du maire de La Garenne Colombes

Le tribunal de Melun a été saisi par la fédération départementale de la Libre Pensée

Les libres penseurs dénoncent la présence d'une crèche de Noël dans l'hôtel de ville.

"Un débat curieux vient d'agiter la commune dont je suis maire (La Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine)", écrit Philippe Juvin, député européen, qui connaît un débat similaire.

"Je me suis en effet rendu coupable d'un acte d'une gravité exceptionnelle, véritable forfaiture dans la gestion de la commune: j'ai autorisé l'installation d'une crèche grandeur nature sur le domaine public, devant l'Eglise de la ville…

Heureusement, les courriers de protestation vigilante n'ont pas tardé.
Cette crèche, m'a-t-on écrit, est un acte de "prosélytisme" [à la différence du voile islamique qui appartiendrait à notre patrimoine culturel ?]. Elle porte gravement "atteinte à la laïcité" (ben voyons). Le même courrier moralisateur, peu avare en lieux communs, me rappelait que la laïcité est (merci, je suis au courant) un "fondement de la République".

Ce courrier me demandait le déménagement immédiat de cette dangereuse crèche au nom de mon "engagement citoyen (quel rapport?), de ma lucidité (merci de m'en créditer) et de ma responsabilité" (bigre!). Fermez le ban.

Quelle tristesse de constater combien la bêtise et l'ignorance d'une minorité envahissent l'espace public. Bêtise de réduire la laïcité à des interdits primaires [et sélectifs]. Ignorance que la France a une vieille et structurante culture chrétienne. Rappeler cette évidence historique n'est pas mettre en danger la République.

Bref, vous l'avez compris, ils sont devenus fous.

Dois-je désormais, au nom d'une laïcité mal comprise, prendre un arrêté municipal pour interdire la vente des galettes des rois chez les boulangers? Débaptiser la Rue Jeanne d'Arc (une sainte, quelle horreur [débaptiser une autre place de saint, Georges Marchais, à Villejuif, reçoit le soutien muet des libres penseurs]? Ou mettre fin à la chasse aux œufs de Pâques dans le square de la mairie [sauf à l'autoriser aux enfants du Secours populaire qui n'en mangent pas tous les jours] ?

Quelle tristesse de constater combien la bêtise et l'ignorance d'une minorité envahit l'espace public [cette bêtise s'appelle étroitesse d'esprit et intolérance vertueuse]Ceux qui agitent ainsi le drapeau laïc ne servent pas la laïcité. Noël est présent dans tous les esprits comme un moment d'amour [la haine est meilleure fédératrice...]. Noël est pour certains un moment de foi et pour d'autres un simple, mais important, moment de tradition [et de respect laïc des croyants]. Quelle famille ne célèbre pas Noël comme un moment de joie? [Eh bien, c'est fini et c'est une "avancée" de la libre-pensée]

Ceux qui mènent ce combat dérisoire contre les crèches feraient mieux de s'interroger sur l'absolue nécessité pour la France de s'appuyer sur des traditions , le 25 décembre comme le 11 novembre, qui cimentent le corps social [sauf que la France n'est pour eux qu'une notion périmée]. Ils feraient mieux de se demander si la communion de Noël, qu'elle soit religieuse ou non, n'est pas le moment où tous ceux qui sont si seuls peuvent espérer n'être plus tout à fait seuls. Ils feraient mieux de comprendre [sic: voeu de Noël] que, le jour de Noël, c'est bien la Fraternité de la République qu'incarne l'enfant de la crèche." [dans les petits souliers de la pensée libre sous le sapin]

Philippe Juvin