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dimanche 8 mai 2016

Le "ça va mieux !" de Hollande suscite la dérision du clan Juppé

Juppé réagit à l'auto-satisfaction de Hollande par un petit cadeau empoisonné pour ses quatre ans à l'Elysée

Le vendredi 6 mai, François Hollande fêtait les quatre ans de son accession à l'Élysée.



Manifestement entré en campagne pour 2017 avec un premier discours de candidat, le chef de l'État, qui est manifestement entré en campagne pour 2017 - espérant dissuader tout concurrent socialiste - avec un premier discours de candidat, répète depuis quelques semaines que "ça va mieux" et vante son bilan et son action à l'Élysée (avec une grosse mobilisation du PS et de ses soutiens, sous la conduite d'un ministre négligent l'Agriculture et les agriculteurs au service du président sortant). Un certain nombre d'indicateurs macro-économiques - le taux d'imposition surtout pour les entreprises, la reprise ténue de la croissance, la baisse des déficits -malgré les dépenses accrues !), le rebond des taux de marge pour les entreprises les moins sinistrées, l'augmentation ponctuelle du pouvoir d'achat des salariés ce dernier mois et même un nouveau frémissement conjoncturel à la baisse de la courbe du chômage - tendent à le pousser à profiter de ce moment.
Les thuriféraires de la presse saisissent l'occasion pour expliquer tant bien que mal d'ailleurs sa démarche hésitante:

Mais ses opposants n'entendent pas, pour autant, relâcher la pression sur la critique du bilan de son quinquennat.
Ainsi, tout particulièrement Alain Juppé qui se pose en principal rival.
La vidéo du camp Juppé en réponse au "ça va mieux" de Hollande, pour les quatre ans du quinquennat
Pour cette date anniversaire du 6 mai 2012, l'équipe du maire de Bordeaux -favori des sondages pour la primaire à droite, comme le fut à gauche en 2006 Marie-Ségolène Royal avant de se faire étendre,  publie une vidéo en forme de réponse au dérisoire mais provoquant "ça va mieux" du locataire de l'Elysée. 
Des initiatives semblables sont attendues chez Bruno Le Maire (BLM) et Nicolas Sarkozy. "Les Jeunes avec BLM" ont eux-aussi publié, dans la matinée de vendredi, une première vidéo bilan. Quatre autres doivent suivre pour *commémorer* les quatre ans du quinquennat.

Pour en revenir à la vidéo des juppéistes, elle s'ouvre sur les images de Marilyn Monroe susurrant son célèbre "Happy birthday to you, mister president", le clip d'un peu plus d'une minute (initié par Aurore Bergé, en charge des réseaux sociaux pour la campagne d'Alain Juppé) oppose d'autres chiffres à ceux mis en avant par François Hollande : taux de chômage notamment des jeunes, faillites d'entreprises, taux de pauvreté, inégalités scolaires, hausses d'impôts sur les ménages, dette, etc.
VOIR et ENTENDRE la vidéo du camp Juppé, en réponse au "ça va mieux" de Hollande, pour les quatre ans du quinquennat: 


La vidéo se conclut naturellement par un appel à voter pour Alain Juppé à la primaire des 20 et 27 novembre. Par cette initiative, l'ancien premier ministre, qui fait cavalier seul, sort pourtant du cadre restreint du débat interne à la droite et apporte la contradiction à un Hollande au plus bas historique d'un président de la Ve République dans les sondages. Certes, tous les autres candidats à la primaire ont de quoi fustiger les résultats (ou l'absence de ces derniers) du gouvernement socialiste, mais quatre ans jour pour jour après la présidentielle de 2012 et un an avant celle de 2017, Alain Juppé voulait clairement marquer le coup.

C'est la réponse du berger à la bergère. De son côté, le PS a aussi fait du maire de Bordeaux une cible favorite. Entre Jean-Christophe Cambadélis qui s'en prend parfois gratuitement (voire sottement) à lui et dénonce son "libéralisme radical", et François Hollande lui-même qui s'amuse de voir certains socialistes 'découvrir' qu'il est "de droite" et critique un homme "pas très sympathique", il est clair que la gauche de gouvernement voit en lui un sérieux rival. Sans oublier ce conseiller du président - Bernard Poignant, 70 ans, - qui re-situe Alain Juppé  "ministre à l'époque de l'Union soviétique"..., ex-député qui n'a jamais été premier ministre, pas même ministre. La liste que conduisait le socialiste breton à l'élection municipale de 2014 à Quimpera d'ailleurs recueilli 43,35 % contre 56,65 % à la liste de droite.

Parallèlement, leurs attaques contre Nicolas Sarkozy se font moins fréquentes. Les deux camps se seraient-ils mutuellement choisis comme adversaires préférés ?

samedi 9 janvier 2016

Juppé se plaint d'un niveau de débat insuffisant

Juppé pique "une colère contre l'abaissement du débat public" 

Le maire de Bordeaux se pose en arbitre des élégances politiques


Une attitude et un air supérieurs
La colère comme mode d'expression de l'exécutif socialiste gagne Alain Juppé. La sagesse populaire la dit mauvaise conseillère, mais elle permet de passer des jugements sur les autres, la maîtrise de soi et de ses émotions, qualité première de l'homme d'Etat, dût-elle en souffrir.

Le candidat à la primaire de 2016, a donc piqué une "bonne colère" samedi contre "l'abaissement du débat public" et a par là même exprimé son arrogance dans son jugement de ses pareils, s'en prenant à  "la sottise qui inspire la caricature d'une France de race blanche", évoquée par Nadine Morano.

Dans un billet sur son blog intitulé "Faisons-nous confiance", le maire de Bordeaux estime que "les raisons d'être en colère ne manquent pas". Il vise en particulier "l'abaissement du débat public, la course à la vulgarité, la recherche du bon mot, ou mieux encore du gros mot qui fera la une des media", au risque "d'entretenir la dérision quotidienne" contre le personnel politique.

Alain Juppé s'en prend aussi au "nouveau politiquement correct" 

Le septuagénaire se donne les airs de celui qui serait le seul en capacité de se projeter dans l'avenir, visant donc les autres qui, selon lui, "serinent", "les chantres du déclinisme, les nostalgiques d'un prétendu 'âge d'or' ". 

Et d'enchaîner en fustigeant les "partis qui jouent sur les peurs" et "dessinent le visage d'une France ratatinée dans ses égoïsmes", prête à "jeter aux orties" l'Union européenne. 

L'ex-Premier ministre dénonce encore la "sottise qui inspire la caricature d'une France de race blanche et insulte", pense-t-il, "les Français d'Outremer." 

Selon lui, "la patrie française ne se définit pas par la couleur de la peau mais par le partage du bien commun que constituent les valeurs de la République, la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, l'égalité entre les femmes et les hommes, le respect de la laïcité". Peut-on ratisser plus large? C'est possible, mais sans mépris, ce n'est pas dans son style.


Enfin, Monsieur Parfait s'élève au-dessus du lot. Au moment où des élus rechignent à accueillir des réfugiés, contre "l'arrogance des biens-pensants qui se réclament bruyamment des racines chrétiennes de la France sans y être vraiment fidèles". "J'ai été élevé dans la religion catholique et j'y demeure attaché", confie-t-il, rappelant que "les valeurs chrétiennes, c'est l'amour du prochain, l'accueil de l'étranger, le respect de l'autre". Cette "bonne colère" piquée, l'ex-Premier ministre dit sa "confiance inébranlable dans le bon sens des Français". "Résistons aux vents mauvais. Faisons-nous confiance", conclut Juppé.





A dix mois des primaires, Juppé "court-circuite" Les Républicains
Alain Juppé entend se démarquer du reste de son parti

Il inaugurait mardi soir un propre QG de campagne, plus spacieux selon son entourage, situé boulevard Raspail à Paris. "C'est une ambiance de folie", a détaillé Camila Campusano, en direct sur place pour LCI.
                             

Il faut juste oublier qu'il a dû quitter la scène politique à la suite d'une condamnation à de la prison avec sursis et à une peine d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêts dans le cadre de l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.

mardi 17 février 2015

La liberté d'expression au Danemark, c'est l'apologie du terrorisme face caméra

Nos musulmans français exemplaires sont-ils réellement bien-pensants ? 

Il est permis d'espérer que notre presse choisit les témoins en fonction de sa thèse

Coïncidence, deux chaînes, privée et publique, développent le même élément de langage. "Le Petit Journal" et le JT de 20 heures de France 2 ont montré plusieurs habitants de Copenhague apportant leur soutien aux attaques de ce week-end menées par le "Danois" Omar El-Hussein.
Moment pour le moins improbable hier à la télévision: des Danois pur suc, probablement lepénisés, se sont lâchés. Les téléspectateurs d'ici ont en effet eu la stupéfaction de découvrir de jeunes habitants de Copenhague qui, à la différence des Français, faisaient clairement l'apologie du terrorisme. Hier, la plupart des chaînes de télévision françaises avaient envoyé des reporters au Danemark pour couvrir les suites des attaques meurtrières ayant eu lieu le week-end dernier et ils n'ont pas été déçus. Choisies comme angle compassionnel pour évoquer l'attentat islamiste, les fleurs déposées à l'endroit où le terroriste présumé a été abattu par la police dimanche dernier, n'ont pas recouvert les propos des Danois rencontrés.

Sur France 2, dans le 20 Heures tout d'abord, les téléspectateurs ont pu découvrir un homme présenté comme "un jeune habitant du quartier" où Omar El-Hussein a été tué par la police dimanche matin. Sans état d'âme, le Danois de la rue n'a pas dissimulé sa bienveillance à l'égard du terroriste - qualifié de "martyr". "Je pense qu'il a agi pour les musulmans qui en ont marre d'être insultés, insultés, et encore insultés", a-t-il justifié. "Mais il a tué des innocents ?", lui oppose alors, interloqué, Hugo Clément, le journaliste de France 2. "Je ne sais pas s'ils étaient innocents, je ne sais pas", doute son interlocuteur. Omar El-Hussein a gagné ses 70 vierges.


Des fleurs pour le terroriste de Copenhague par francetvinfo

France assure que la violence de ces propos choquent dans le quartier, mais
tel justifie aussi que le "jeune homme" tranquille puisse "défendre sa religion" en versant le sang des innocents

Le journaliste du service public véhicule aussi le message répété à l'envi que le tueur serait victime du système carcéral, une constante de la pensée marxiste internationale, de Paris à Copenhague...   

Illustrer la thèse de Valls d'un "islamo-fascisme", ailleurs. 

La mission politique dont le pouvoir socialiste a investi deux organes de presse à la fois, est claire. Il ne fait pas de doute qu'en allant interroger des "passants" de couleur sur le lieu où des fleurs avaient été déposées en hommage au djihadiste Omar El-Hussein, les intentions convergentes de France 2 et Canal+ ne sont pas innocentes. Destinée à la déradicalisation de l'islam, l'escalade sémantique continue: après le pléonasme sur l'"islamisme radical", voici donc les preuves concomitantes d'un "islamo-fascisme," pour preuve que Valls ne serait pas irresponsable en tentant d'établir une graduation dans le fanatisme.
"La principale menace de notre temps: 'l'islamo-fascisme' "
(dérision)
Valls importe d'ailleurs la notion d' "islamo-fascisme"
"Eh toi, oui, toi, avec le liquide explosif sur les mains"
(dessin suggérant une injuste chasse aux sorcière)

Le hasard faisant bien les choses, "
Le Petit Journal" de  Canal + a véhiculé le même message du même jeune homme et l'a diffusé dans le même temps. "La plupart des gens qui viennent ici sont des musulmans," a d'ailleurs confirmé l'inconnu au micro de Martin Weill. "Ils viennent pour montrer leur soutien à ce jeune frère". Interrogé sur ses convictions personnelles, plutôt que de changer de "bon client", le jeune homme a préféré s'en sortir par une pirouette digne d'un politicien. "Je ne condamne pas ce frère," répond-il, manifestant, en anglais correct, d'un bon niveau intellectuel. Avant d'affirmer : "Dans la religion islamique, le prophète dit que si quelqu'un l'insulte, on doit le tuer. C'est la règle de l'Islam".

Le journaliste de l'émission de Yann Barthès est allé chercher un autre jeune homme. Et c'est son sentiment, encore plus cash, que Canal+ diffuse à une heure de grande audience, car cette chaîne se targue d'avoir un "ton" à nul autre pareil... "Cet homme a un coeur en or. Cet homme en tant que musulman, on le soutient", a déclaré ce dernier à propos d'Omar El-Hussein. Avant d'ajouter : "Les plus grands terroristes dans cette histoire ce sont ceux qui ont offensés les musulmans. Ce sont les dessinateurs danois qui sont responsables de l'arrivée du terrorisme. Au Danemark ce sont eux les terroristes. Ce mec là c'était pas un terroriste c'est un héros".

Des comportements de la presse aux ordres qui devraient interpeller le CSA.
Si toutefois il est libre et indépendant.

mercredi 13 novembre 2013

Au PS, Désir appelle à la "révolte des républicains": il était temps !


Non pas contre le matraquage fiscal et la répression, mais contre un racisme particulier

"Factieux", les opposants à Hollande et "racistes", ceux à Taubira
Appel à la haine et à l'assassinat
qui n'avait pas ému les socialistes
La gauche -autrefois "tolérante"- laisse désormais peu de marge à la liberté d'expression.
Quoi de plus grave que l'incitation au crime?

Chez Jean-Philippe, alias Harlem, Désir, la notion de haine est à géométrie variable 
Premier secrétaire désigné du PS, Désir a-t-il bondi sur le meilleur moyen de gagner en crédibilité? Celui qui, à la suite de Martine Aubry, n'a qu'invective et stigmatisation à la bouche, a appelé mercredi à une "révolte des républicains" contre une montée présumée du racisme. "J'appelle à une révolte des républicains; la France, ce n'est pas ça", a lancé l'eurodéputé, interrogé par i-télé ( groupe Canal+), sur l'hebdomadaire Minute dont la Une compare la ministre Christiane Taubira à un singe.
Une allusion animalière de bon aloi,
par le ...Canard enchaîné
"Cette Une est odieuse, insupportable et elle vient dans un contexte qu'on ne peut pas tolérer", estime Désir, déplorant une multiplication "de propos racistes comme, moi, je ne l'avais pas vu depuis une trentaine d'années".

Il a aussi mis en cause des agissements évidemment "fascistes" des révoltés qui ont conspué François Hollande, le 11 novembre aux Champs Elysées.

Des associations clivantes et discriminantes suscitent la haine
 Charlie Hebdo est-il raciste et factieux?
Contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples, le MRAP écrit néanmoins, le 24 mai 2012: 
"Même RTL donne tribune à Eric Zemmour, Céline sans la plume, haineux et misogyne, pour déverser sa haine contre la Ministre." 
[Taubira, à propos de le loi qui déclare la traite négrière comme crime contre l’humanité] 

Au mépris de la liberté de la presse, Désir appelle à la répression

"Evidemment, il faut que cette Une fasse l'objet de poursuites", "qu'elle ne puisse pas être affichée sur le dos de nos kiosques", a insisté le numéro un socialiste alors que Jean-Marc Ayrault a saisi la justice.

Désir exploite le filon pour mouiller tout le monde ... Sans haine ?
"Ce climat de racisme, de haine va au-delà, malheureusement, de l'extrême droite."


La gauche socialo-écolo vertueuse au pouvoir 
fait-elle cause commune avec les anarcho-révolutionnaires?
Ou compte-t-elle poursuivre et  dissoudre leurs mouvements ? (lien anarchiste léniniste)

Désir dénonce les droits républicains de l'opposition
Dérision de l'antisémitisme
"
On essaye de mettre en cause la légitimité des institutions de la République, quand on met en cause le président de la République. Et une partie de la droite a tenu hier des propos qui n'étaient pas acceptables", a ajouté le totalitaire.

Les Français qui s'opposent à Hollande sont des "individus" et des "factieux, estime le ministre de l'Intérieur.

VOIR et ENTENDRE Valls nier les droits de l'opposition et du peuple dont le président de la République à 21% dans les sondages tire sa légitimité et qui crie sa "colère juste" puisqu'il est souverain en démocratie:

D'odieuses instrumentalisations
Une affirmation  du journal socialiste
que la gauche d'aujourd'hui  
déclarerait    "factieuse"
Flagrante intolérance
de la gauche socialo-écolo
avec le retour de manivelle
 
La politique gouvernementale ne rencontre pas l'adhésion populaire, qu'il s'agisse de Christiane Taubira sur sa loi  sur le mariage de personnes du même sexepassée en force, ni sur sa réforme pénale également fortement contestée, qu'il s'agisse de Moscovici et Cazeneuve sur le redressement de l'emploi ou le matraquage fiscal, ou qu'il s'agisse des actions répressives de Manuel Valls.

Le pouvoir socialo-écolo refuse à l'opposition le droit de s'opposer, la stigmatisant chaque prise de parole,  lui prêtant  toutes les arrières-pensées infâmantes pour distraire l'opinion des causes premières du mécontentement qu'il suscite.   
Après dix-huit mois de pouvoir absolu, la  question se pose plus sous Hollande-Ayrault et Valls.
"Ce sont des factieux ceux qui s’en prennent au président de la République", a lancé le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, flotteur de secours du pédalo de Hollande à BFM TV/RMC. "C’est un outrage ça suffit ! ", a-t-il grondé, le sourcil froncé, avant d'estimer que " l’on n'a pas hué François Hollande, on a hué le chef de l’Etat, le président de la République". Une interprétation ambigüe qui pourrait laisser perplexe tout autre que la "gauche molle".
Et en effet, les manifestants ont conspué Hollande le long des Champs-Elysées, mais se sont tus à l'Arc de Triomphe. 
Mais la presse ne fait pas la différence, jouant le jeu cynique d'un pouvoir ...à la rue qui diabolise son opposition.
  
Qu'est devenu le devoir d'insolence ?

Les partisans du mariage pour tous  ont-ils dénoncé ces montages?
 

"Le gay est-il une caricature comme les autres ?" 
s'interroge B. Roger-Petit,
dans les circonstances 
de la loi Taubira
Ont-is été publiées pour défendre la cause homosexuelle ou pour salir? A la manière de Manuel Valls, font-ils le distingo entre fonction présidentielle respectable et personne humaine méprisable? Le site LePost, dont le HuffPost a repris les archives, en avait fait des gorges profondes et Le Monte joua les victimes de la censure. 
Stéphane de Rosnay, patron du torchon, s'insurgea, avec le sentiment d'avoir "défendu la liberté de la presse, la liberté d'expression, le droit à la caricature", avant de lâcher : "Toute la justice s'est mise en branle pour monsieur Nicolas Sarkozy, en tant qu'individu. Il met la justice à son service."
La 
censure et la répression de gauche sont sélectives
Nous demandons au sombre Ayrault l'autorisation de penser qu'il met la justice en branle pour sa ministre de la Justice. 


samedi 15 septembre 2012

Des islamistes manifestent dans le quartier de l'Elysée

Le président Hollande ne leur a pas fait visiter ses jardins ?


Des fanatiques musulmans se sont rassemblés devant l'ambassade américaine à Paris à proximité de l'Elysée pour protester contre le film islamophobe qui a embrasé le monde musulman. Bien que non autorisée, cette manifestation s'est tenue samedi 15 septembre a donné lieu à quelques violences et conduit à 150 interpellations.  Parmi les manifestants, de nombreux hommes, dont certains habillés à la mode salafiste, mais aussi des jeunes vêtus de manière plus européenne, venus car, explique l'un d'eux, Suleimane, 24 ans, ils n'acceptent pas que le "Prophète soit tourné en dérision". 

Spontanéité de l'indignation ?
Selon une source policière, des appels à manifester avaient été repérés dans la journée sur les réseaux sociaux, la plupart avec une "tonalité salafiste". Selon la préfecture de police, un total de 150 personnes ont été interpellées puis conduites dans des commissariats pour vérification d'identité. 
Un ou deux manifestants ont été placés en garde à vue pour outrage et violences sur des fonctionnaires, a ajouté une source judiciaire. Quatre policiers ont été légèrement blessés, a indiqué la police.

Le CFCM appelle à refuser toute exploitation du film

La manifestation, qui a réuni plus de 200 personnes "aux alentours de l'ambassade des Etats-Unis", a expliqué une source policière. Ils "ont été maintenus au niveau des Tuileries" mais "des petits groupes se sont ensuite éclatés", notamment en direction du ministère de l'Intérieur tout proche, adresse de Manuel Valls. D'importantes forces de police y étaient présentes, notamment en raison des Journées du patrimoine. Les manifestations place Beauvau sont rarissimes.

Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Mohamed Moussaoui a déploré cette manifestation et a appelé à "ne pas associer l'ensemble des musulmans de France à des événements marginaux comme celui-ci""Les musulmans doivent user des moyens légaux et justes pour défendre leur religion. Ce message a été relayé par les imams de mosquées lors de la prière du vendredi", a encore dit Mohamed Moussaoui. "La vraie réaction des musulmans de France, c'était vendredi, quand aucun incident n'a été déploré", a-t-il insisté.
Jusqu'alors, aucun incident n'avait été relevé en France en lien avec le petit film video "Innocence of Muslims" (L'Innocence des musulmans) qui décrit l'islam comme un "cancer" et a embrasé nombre de villes dans le monde musulman, faisant au moins onze morts.


"On n'est pas là pour brûler"


Le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, qui s'exprimait sur I-Télé, a découvert et jugé "assez grave" que des salafistes aient "réussi à mobiliser quelques centaines de personnes" à Paris. En début de soirée, une dizaine de personnes dont certains vêtus à la manière des Tablighs, restaient encerclées par les forces de l'ordre près de la place de la Concorde, tandis qu'une autre dizaine attendait qu'ils soient libérés, sans slogan ni banderole. Vers 20 heures, les derniers manifestants ont fait leur prière, encerclés par les forces de l'ordre, avant d'être à leur tour conduits dans un commissariat.
"On est venu pour redorer le blason de Mahomet. On est dans la liberté d'expression, on voulait marcher comme Gandhi. On demande un minimum de respect", a expliqué Abdelnour Karzaï, 23 ans, originaire de banlieue parisienne, évoquant une manifestation "pacifique". Il est venu "jeter un coup d'oeil après avoir vu des infos sur internet""On ne peut pas faire de caricature des grands prophètes", a-t-il fait valoir. "L'ambassade américaine, c'est juste un symbole, on n'est pas là pour la brûler", s'insurge un jeune d'une vingtaine d'années, qui a souhaité conserver l'anonymat.
Eric Chaumont, chargé de recherches au CNRS et spécialiste du droit musulman, avait jugé prévisibles des manifestations en France: "Je ne peux pas prédire si elles seront violentes ou pas. Les leaders religieux ont lancé des appels au calme, ils ne pouvaient pas faire autrement. Mais évidemment, il y a des éléments ni contrôlés ni contrôlables."
120 interpellations en Belgique
Quelque 120 personnes ont été interpellées samedi à Anvers, dans le nord de la Belgique, à l'issue d'une manifestation contre le mauvais petit film islamophobe samedi. Les manifestants lançaient des slogans hostiles aux Etats-Unis et à la gloire du prophète Mahomet, avant que le mouvement ne dégénère en bagarres avec les forces de l'ordre. Les policiers ont alors interpellé une centaine de personnes, qui ont été conduites au poste de police pour des vérifications d'identité, et devraient retrouver la liberté dans la soirée, selon la police.

Un responsable du groupuscule islamiste radical actif en Belgique Sharia4Belgium faisait partie des personnes interpellées, selon la RTBF. Les manifestants avaient répondu, comme à Paris, à des appels lancés vendredi par SMS, qui les incitaient à protester contre le film islamophobe "Innocence of Muslims".