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dimanche 20 janvier 2019

Gilets jaunes à Bordeaux : sans Juppé, la mobilisation serait-elle toujours aussi vive ?

Président de Bordeaux-Métropole et soutien de Macron, Juppé cristallise la colère des révolutionnaires  

Commencée dans le calme, la manifestation s’est tendue aux abords de l’hôtel de ville de Bordeaux, avant d’être dispersée par les CRS dans des nuages de gaz lacrymogènes.


Comme tous les week-ends depuis novembre à Bordeaux, les gilets jaunes se sont donné rendez-vous dès 13 heures place de la Bourse, sur les bords de la Garonne. Réunis sur le miroir d’eau, les manifestants profitèrent du soleil et entonnèrent une Marseillaise, avant que le cortège ne s’élance vers le quai Richelieu, en direction du centre-ville et de ses rues commerçantes. Aux rythmes des tambours battants, la foule convergea doucement vers la place de l’Hôtel de Ville. Les plus démonstratifs se trémoussaient dans une ambiance aux apparences bon-enfant. Pourtant, dans le ciel, un hélicoptère de la gendarmerie observait la manifestation.
L’affiche représentant Christophe Castaner est composée de photos de blessés 
durant les manifestations pour la défense du pouvoir d'achat

Ce chauffeur routier arbore une large pancarte sur laquelle on peut lire "Olivier, marié, 3 enfants et pompier volontaire". Le nom de cette victime des consignes sécuritaires de l'exécutif et du tir de LBD et de la grenade assourdissante est inscrit sur de nombreux panneaux. "Lorsque Castaner nous dit qu’il n’y a pas de violence policière, excusez-moi, mais ça me fait bien rire", affirme Daniel. 
En effet, les déclarations du ministre de l’Intérieur sont encore fraîches à la mémoire de nombreux mécontents. Au fil du cortège, on retrouve de nombreux slogans et affiches contre la BAC, la brigade anticriminalité, soupçonnée d’être responsable du tir de LBD contre le pompier volontaire lors du rassemblement du 12 janvier.

On n'est visiblement pas dans les "années 30"... 

Rue Sainte-Catherine, hyper-centre commerçant et piétonnier de la ville, les garçons de cafés rangent le mobilier de leur terrasse, pendant que des touristes profitent de la montée d'adrénaline. Badauds et habitants aux balcons sortent leur smartphone et immortalisent le défilé. "Ne nous regardez pas, rejoignez-nous !"leur crient en retour les Gilets jaunes. 
Arrivé place Pey-Berland, le défilé s’arrête. Le gros de la foule reste bloqué par les forces de police. Masqués et cagoulés, de nombreux 'Black Bloc' sortent alors des rangs et se dirigent vers la mairie, gardée par les CRS. Rompus aux techniques de 'guerre urbaine', les petits groupes mobiles allument des feux de poubelles, avant de se fondre dans la foule à nouveau, tandis que d’autres s’attaquent aux palissades de chantier qui protègent la tour Pey-Berland, et disparaissent.
La peste brune était rouge
Les faits démontrent que Macron a instrumentalisé l’Histoire de manière hasardeuse et inconsistante.
Par trois fois, l'exécutif a convoqué le passé pour établir des comparaisons aussi douteuses politiquement qu’erronées historiquement. Ce sera en outre Edouard
Philippe à Hanoï qui s'y est d'ailleurs livré à cet exercice de l’autoflagellation qui consiste à ériger en héros d’anciens adversaires de la France, tel aussi le FLN algérien. 


L'élément de langage suggéré par le président inspirera  d'autres lumières de son entourage.
 Ainsi, agitant à leurs tours la peur des "années 30", ce seront, le dernier week-end de novembre, l'improbable demi-ministre de l'Intérieur, Castaner qui a notamment dénoncé "une mobilisation de l'ultradroite" parmi les manifestants présents sur la célèbre avenue des Champs-Elysées, ou son garde-fou Nunez qui déraillera en assurant qu' "on a affaire à des séditieux, des factieux, qui sont des casseurs extrêmement violents". 

Il faut citer enfin le comble du crétinisme partisan en la personne du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, qui a quant à lui jugé dans un tweet que les violences et débordements survenus en marge des manifestations reflétaient "un seul visage, lâche, raciste, antisémite, putschiste" :


Autre exemple de grand corps malade au pouvoir, et non des moindres, le ministre des Comptes publics, l'immense Darmanin, qui a voulu opposer gilets jaunes et casseurs des Champs-Elysées et a évoqué ...la "peste brune"


Ces expressions se voulaient en effet une référence à la montée du nazisme dans les années 30 et à la présence de membres de l'ultra-droite dans les rangs les plus violents des manifestants. Les violences de Bordeaux signent en vérité la présence de groupes de Black bloc qui sont au contraire à l'extrême gauche, comme du NPA, parti révolutionnaire trotskiste. 

"Castaner est un irresponsable ! Il invente et en rajoute contre un 'péril jaune fluo' d'extrême droite pour seulement insulter le peuple en colère. Les vrais séditieux sont au gouvernement", a renchéri le député LFI de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière.

Quelques gilets jaunes sont montés sur le toit de l’entrée du parking souterrain et guettent l’avancée des CRS.
 
"On est complètement pris en étau", constate, désespéré, un retraité venu de Dax. Malgré la cohue, Hélène, militante révolutionnaire à Lutte ouvrière continue de distribuer ses tracts. Imperturbable. "On viendra tous les week-ends, jusqu’à ce que Macron daigne nous entendre, promet-elle. On s’appelle "Lutte ouvrière", pas "causerie ouvrière". Alors il va falloir se battre." 

Plusieurs fronts se forment, l’un près de la mairie, l’autre dans les rues piétonnes du centre : jets de pavés contre LBD, les affrontements de la fin d’après-midi sont violents.

Sous un déluge de grenades lacrymogènes, la place Pey-Berland se vida très rapidement de plusieurs milliers de personnes : face aux canons à eau, le cortège fut contraint de reculer. 
Mais, sous les applaudissements, Philippe Poutou s’écart des échauffourées pour rejoindre un petit groupe d’ouvriers de l’usine Ford de Blanquefort. Un des leurs tient dans sa main une balle de LBD. "Les gaz lacrymos ça va encore. C’est quand ils tirent au "Flash-Ball" que ça devient dangereux", déclare l’ouvrier syndicaliste et ancien candidat à la présidentielle. 

Sur la place, les CRS procèdent à des interpellations sous les lazzis des gilets jaunes obligés de fuir. Ce samedi, 49 personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre.
Le jeudi 7 juin 2018, à l’occasion d’une réunion extraordinaire de son comité d’entreprise (CE), la direction de Ford (US) confirmait l’ouverture "d’une information consultation sur un projet de fermeture" de son site girondin, à Blanquefort, dès la fin juin 2018, précisant l’hypothèse du plan social. 
Débrayage à l'usine Ford de Blanquefort, le 5 mars 2018.
En décembre 2018, la brillante politique économique et sociale du  président n'éloigne pas la perspective d'une fermeture de Ford à Blanquefort: "Avec les millions que l’Etat a injecté, elle est déjà presque publique cette usine," commente le délégué syndical CGT...
L’idée serait de racheter provisoirement cette usine, afin de la revendre au repreneur qui s’est positionné, le groupe franco-belge Punch Powerglide. Ce dernier a présenté une offre qui reprendrait environ 400 salariés, sur les 850 que compte l’usine actuellement.
Alors que la nuit tombait, le gros de la manifestation se dispersa. Cours Pasteur et cours Victor-Hugo, des feux sporadiques furent allumés. Devant les voies du tramway, des casseurs, armés de marteaux et de pieds de biche, s’en prirent aux vitrines des banques non protégées. Face à cela, de nombreux gilets jaunes aidèrent les garçons de café à ranger leur terrasse pendant que les commerçants se dépêchaient de baisser leur rideau de fer. Les petits groupes restants se dirigèrent vers la place de la Bourse. Une centaine de gilets jaunes et de jeunes se rassemblèrent sur le miroir d’eau, là où la journée avait commencé. 
De leur enceinte portative jaillit la voix de Bob Marley : "Get up, stand up, stand up for your rights", 1980, (Lève-toi, dresse-toi, bats-toi pour tes droits, une chanson contre le racisme et l'oppression exercée sur les diverses ethnies issues d'Afrique ou en Afrique même; album 'Burnin' ', En flammes, qui inclut 'I shot the Sheriff') reprennent en chœur les manifestants. 
'I shot the Sheriff' de Jamaïcain Bob Marley est au coeur d'une polémique suscitée par BFMTV qui, le 13 décembre 2018, en diffusa un extrait en musique de fond, lors de son émission spéciale consacrée à la mort du terroriste islamiste Chérif Chekatt, auteur de l’attaque du 11 décembre 2018 à Strasbourg...
Le maire de Bordeaux a appelé Macron à plus de fermeté

Début décembre, Alain Juppé faisait déjà la leçon à Emmanuel Macron


"Le Président doit répondre concrètement à certaines attentes légitimes" a estimé l'ancien Premier ministre, le 9 décembre 2018. Au lendemain du quatrième weekend de mobilisation au cours duquel la ville de Bordeaux avait fait l'objet de nombreuses dégradations, le septuagénaire avait pris la parole lors d'un point presse organisé en compagnie du préfet du département, représentant du gouvernement en Gironde. Si, dans sa déclaration bien construite de pro, il a tenu à "rendre hommage aux forces de l'ordre qui ont été à la hauteur", l'ancien premier ministre des années 90 avait également déploré les scènes de "guérilla urbaine" par "200 à 300 casseurs en fin de défilé", affichant émotion et indignation.
Juppé revivait le douloureux souvenir de 1995
L'allocution du maire de la 5e ville de France (par l'aire urbaine, mais 9e par la commune) a rapidement pris une tournure politique, lorsqu'Alain Juppé a appelé Emmanuel Macron à s'adresser rapidement aux Français. "le Président doit répondre concrètement à certaines attentes légitimes", "mais les gilets jaunes responsables doivent cesser d'appeler à manifester, au risque de convoquer les casseurs à casser" a-t-il estimé.

"Les gilets jaunes et leurs revendications méritent la considération et il doit y avoir des mesures fortes. La surtaxation des carburants est réglée, mais le pouvoir d'achat doit également être abordé, tout comme la situation des salariés aux faibles revenus, la hausse de la CSG,...

Juppé revivait un précédent conflit social qui l'a durablement meurtri
L'acte 6 des Gilets jaunes, un retour aux «années 1930» ? C'est l'avis du gouvernement

La réaction de l'ancien premier ministre de Jacques Chirac est d'autant plus forte qu'en 1995, au moment du plan Juppé sur les retraites et la Sécurité sociale, le locataire de Matigon avait du faire face à une série de manifestations et de grèves d'une grande ampleur qui avait conduit à l'abandon du plan contesté.
Devenu très impopulaire, du fait aussi de l'affaire de son appartement et de celui de son fils Laurent (né en 1967, il est aujourd'hui producteur dans l'audiovisuel), un mois après son entrée en fonction, il dut quitter la tête du gouvernement après la défaite de la droite aux élections législatives de 1997, après avoir prononcé les mots qui caractérisent sa rigidité psychologique "Je suis droit dans mes bottes et je crois en la France". Il ne parvint jamais plus à revenir au pouvoir, ce qui le rendit vindicatif et le remplit de rancoeur. 

dimanche 23 février 2014

Nantes saccagée: Valls débordé par les "factieux" de l'extrême gauche hostile à l'aéroport d'Ayrault

Valls a-t-il sous-estimé les casseurs de la ville du Premier ministre?

Les 2.000 policiers pouvaient-ils contenir 50.000 manifestants "déterminés", mais pas "sereins"?

Nantes est dévastée au lendemain de la manifestation contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes qui a dégénéré. Le maire de la ville va porter plainte. 

Quelques unes des scènes de violence en images.
La presse, qui avait minimisé les méfaits de la gauche insurrectionnelle, n'a pas pu occulter plus longtemps ces documents.

 




 

"Guérilla urbaine", dans un "Etat de droit" !

Valls a-t-il rempli sa mission ou s'est-il rendu complice des "factieux" d'extrême gauche?


samedi 22 février 2014

Aéroport de Nantes: les "factieux" d'extrême gauche blessent 6 policiers

Valls pointe les violences de "l'ultra-gauche"

Epreuve de force: qui sont les provocateurs ?

Photo d'une poésie inappropriée
"Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes, tandis que des participants ont tiré des projectiles en direction de policiers." Ainsi, la chaîne LCI et l'AFP suggèrent-ils que les forces de l'ordre seraient à l'initiative des agressions physiques. En revanche,  le site Les Echos respecte clairement la chronologie des séquences: "Des heurts ont opposé, samedi après-midi à Nantes, "une minorité" de manifestants hostile au projet d’aéroport aux forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau." Le rapport de cause à effets est établi.
Les violences sont intervenues à l'arrivée du cortège en centre-ville.
C'est là que les anarcho-révolutionnaires s'en sont pris à une agence du groupe Vinci, concessionnaire du projet d'aéroport, et à un poste de police. 
VOIR et ENTENDRE un compte-rendu de LCI édulcorant des faits:


La police n'a dénombré que 20.000 personnes.

Les forces de l'ordre ont dû faire usage de gaz lacrymogènes pour repousser des centaines de jeunes manifestants et casseurs. 
Sur différents endroits du parcours de la manif, des participants ont tiré des projectiles en direction des forces de l'ordre et s'en sont pris à un poste de police, à des commerces, ainsi qu'à une agence du groupe Vinci, concessionnaire du projet d'aéroport.  
20.000 manifestants, dont 1.000 "radicaux". C'est le moins qu'on puisse dire !
Et la ministre Cécile Duflot avait apporté son "soutien de coeur" à la manifestation, tandis que les altermondialistes José Bové, Eva Joly et Jean-Vincent Placé étaient sur place.

lundi 30 décembre 2013

Quenelle dite "anti-système" devant une école juive

Provocation antisémitisme devant une école juive à Toulouse
Sur les lieux du quadruple meurtre de Mohamed Merah en mars 2012
La photo  devant l'école Ohr Torah d'un jeune homme effectuant le geste vulgarisé par Dieudonné, a déclenché une action en justice.

La provocation remonte à quinze jours: le Parquet de Toulouse a révélé lundi 30 avoir ordonné une enquête le 13 décembre après la diffusion sur internet de la photo d’un individu faisant une "quenelle" devant l’école juive où Mohamed Merah a assassiné un enseignant et trois enfants juifs. Le procureur Michel Valet a ouvert cette enquête "le jour même" où il a été informé de la présence de cette photo sur internet, a-t-il dit . C’est la plainte d’une responsable de l’école Ohr Torah qui l’a alerté, a-t-il précisé.

La photo, publiée au moins plusieurs semaines auparavant

Dieudonné et Anelka

Selon des membres de la communauté juive, la photo diffusée montre un jeune homme posant un bras tendu vers le bas, l’autre croisé en travers de la poitrine, devant l’école Ozar Hatorah, rebaptisée Ohr Torah. Visiblement jeune, l’homme qui effectue le geste répandu par l’humoriste Dieudonné et considéré comme un salut nazi inversé, arbore un tee-shirt blanc frappé d’un portrait du leader palestinien Yasser Arafat. La semaine dernière, le grand rabbin de Paris avait jugé le geste "ambigü"...
L’individu porte des lunettes noires et un chapeau blanc, mais présente un visage a priori reconnaissable. Le premier objectif de l’enquête sera d’identifier l’homme sur la photo, les investigations tâcheront ensuite d’établir les circonstances et les motivations de cet acte, a dit le procureur.
Le Parquet ne semble pourtant pas en état de préciser si le provocateur est ou non de "type européen".

L’école Ozar Hatorah a été le théâtre de l’une des tueries de Mohamed Merah, petit délinquant des quartiers converti à l’islamisme radical, qui y a assassiné de sang froid trois enfants de 4, 5 et 8 ans et un enseignant le 19 mars 2012 au nom du djihad. Un adolescent avait été gravement blessé. Merah, qui avait fait vœu, selon ses dires, de venger les enfants palestiniens et de punir la France pour son engagement militaire en Afghanistan, avait auparavant assassiné trois parachutistes les 11 et 15 mars. Il a été abattu par le Raid le 22 mars.

Quelle est exactement la notion de "factieux", selon Valls et Hollande ?

Ohr Torah reste la cible de la malveillance antisémite.
Un jeune de 20 ans a été condamné en septembre à un an de prison ferme à Vesoul pour avoir téléphoné de chez lui à l’école en proclamant : "Je suis le cousin de Merah et je vais tous vous tuer." 

Le procureur de Toulouse a évidemment redit sa détermination à combattre tous les agissements antisémites, ainsi que les glorifications des actes de Merah. "Là-dessus, je suis sans faiblesses", a-t-il promis, lui aussi, après plus d'un an.


vendredi 15 novembre 2013

Val-de-Marne: démantèlement d'un groupe djihadiste

Quatre hommes de 22 à 35 ans ont été interpellés mardi 

Le démantèlement d'une filière djihadiste du Val-de-Marne vers la Syrie s'est soldé par l'arrestation de quatre "factieux"

a-t-on appris vendredi de source proche du dossier, à l'exception des identités des interpellés... 

L'un de ces "individus", âgé de 24 ans, est le chef présumé de cette filière. 
Il a été arrêté dans la viile communiste de Vitry-sur-Seine par les enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), agissant dans le cadre d'une information judiciaire ouverte l'été dernier. Il était en contact avec "des facilitateurs", a précisé la source. 

Au moins deux des trois autres hommes arrêtés se sont déjà rendus en Syrie pour combattre auprès de la brigade islamiste du Front al-Nosra. Ils ont été interpellés à Cachan (PS) et Thiais (UMP). Une femme a également été arrêtée, mais relâchée sans poursuites.
 
440 candidats français pour combattre en Syrie

Les quatre terroristes devaient être présentés vendredi soir au juge d'instruction en charge de l'enquête. Les investigations devront notamment établir combien de candidats au djihad vivant en France se sont rendus en Syrie grâce à cette filière. Plusieurs seraient toujours sur place. 

Les services spécialisés ont désormais identifié quelque 440 personnes qui sont allées ou souhaitent se rendre en Syrie pour combattre le régime de Bachar al-Assad dans les rangs djihadistes
Une recrudescence des départs a été enregistrée depuis le début de l'année. Parmi eux, une moitié est sur place, "une douzaine" sont morts, un ou deux sont prisonniers des forces du régime, et entre 50 et 60 sont revenus. Les autres ont exprimé des velléités de départ.


mercredi 13 novembre 2013

Interpellation d'un opposant au pouvoir

Le fondateur de Hollande-Demission.fr harcelé par la police de Valls

David van Hemelryck, leader de Hollande-Demission.fr est sorti du dépot de la Préfecture de police hier soir 

Police politique en action

Suite aux événements du 11 novembre sur les Champs Elysées, il est retourné sur les lieux:
Débauche de moyens policiers
il a encore été interpellé cet après midi par les forces de l'ordre alors qu'il roulait sur le périphérique parisien au volant de sa voiture au couleurs de son mouvement (Hollande-Demission.fr). 

Le contrôle de police a duré plus de deux heures durant lesquelles les policiers présents sur place ont rendu compte à la préfecture, afin de rechercher un motif pour saisir le véhicule.
Vers 18h, sa voiture était enlevée par un véhicule de la préfecture

David van Hemelryck a été interpellé et conduit à l'UTJDR (Unité de Traitement Judiciaire des Délits Routiers). 

Le terrible "factieux" est ressorti du commissariat en début de soirée après que lui ait été notifiée la
saisie de sa voiture et de son contenu.

Et si les "factieux", c'étaient eux !

Les Français en ont ras-le-bol d'être stigmatisés et matraqués

En voilà assez, la presse, de couvrir l'incurie et la haine d'Etat


Valeurs actuelles reproche
 à la gauche politico-médiatique de faire de la provocation.   
Non , les Français ne sont ni des "individus",
ni des "factieux", M. Valls
Impopulaire à 75%, l'exécutif peut-il se dire ?

Christian Jacob a dénoncé la politique de François Hollande –"le président des plans sociaux, des impôts partout sur le territoire national" – et à son premier ministre, accusés d'être "tétanisés" et de n'avoir "plus de prise sur rien, ni politiquement, ni institutionnellement (...) Dix-huit mois après avoir pris le pouvoir, vous êtes impuissants et usés", a-t-il asséné.
"Les Français crient leur colère face à une France socialiste qui dégrade notre pays et le plonge dans la faillite. Cette colère est profonde et elle vous tétanise car vous n'avez plus de prise sur rien ni politiquement, ni institutionnellement (...) Dix-huit mois après avoir pris le pouvoir, vous êtes impuissants et usés (…) L'horizon de la France ne peut pas se limiter au nombre de jours où vous resterez à Matignon", a encore fait valoir l'ancien ministre du Commerce (2004-2005) et de la Fonction publique (2005-2007) de Jacques Chirac.

Alors que le député socialiste Malek Boutih demande de "remplacer le Premier ministre d'urgence", Jean-Marc Ayrault a accusé le chef de file des députés UMP de "remettre en cause la légitimité" de l'élection de François Hollande à l'Elysée. Le Premier Sinistre feint-il de ne pas comprendre ou est-il d'une intelligence plus que médiocre? L'opposition dénonce, c'est simple, une politique de gauche qui mène le pays dans le mur et la population au désespoir et à la révolte. 

Faut-il exiger des locataires de Matignon un QI minimum et de l'Elysée un test auditif ?

Au PS, Désir appelle à la "révolte des républicains": il était temps !


Non pas contre le matraquage fiscal et la répression, mais contre un racisme particulier

"Factieux", les opposants à Hollande et "racistes", ceux à Taubira
Appel à la haine et à l'assassinat
qui n'avait pas ému les socialistes
La gauche -autrefois "tolérante"- laisse désormais peu de marge à la liberté d'expression.
Quoi de plus grave que l'incitation au crime?

Chez Jean-Philippe, alias Harlem, Désir, la notion de haine est à géométrie variable 
Premier secrétaire désigné du PS, Désir a-t-il bondi sur le meilleur moyen de gagner en crédibilité? Celui qui, à la suite de Martine Aubry, n'a qu'invective et stigmatisation à la bouche, a appelé mercredi à une "révolte des républicains" contre une montée présumée du racisme. "J'appelle à une révolte des républicains; la France, ce n'est pas ça", a lancé l'eurodéputé, interrogé par i-télé ( groupe Canal+), sur l'hebdomadaire Minute dont la Une compare la ministre Christiane Taubira à un singe.
Une allusion animalière de bon aloi,
par le ...Canard enchaîné
"Cette Une est odieuse, insupportable et elle vient dans un contexte qu'on ne peut pas tolérer", estime Désir, déplorant une multiplication "de propos racistes comme, moi, je ne l'avais pas vu depuis une trentaine d'années".

Il a aussi mis en cause des agissements évidemment "fascistes" des révoltés qui ont conspué François Hollande, le 11 novembre aux Champs Elysées.

Des associations clivantes et discriminantes suscitent la haine
 Charlie Hebdo est-il raciste et factieux?
Contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples, le MRAP écrit néanmoins, le 24 mai 2012: 
"Même RTL donne tribune à Eric Zemmour, Céline sans la plume, haineux et misogyne, pour déverser sa haine contre la Ministre." 
[Taubira, à propos de le loi qui déclare la traite négrière comme crime contre l’humanité] 

Au mépris de la liberté de la presse, Désir appelle à la répression

"Evidemment, il faut que cette Une fasse l'objet de poursuites", "qu'elle ne puisse pas être affichée sur le dos de nos kiosques", a insisté le numéro un socialiste alors que Jean-Marc Ayrault a saisi la justice.

Désir exploite le filon pour mouiller tout le monde ... Sans haine ?
"Ce climat de racisme, de haine va au-delà, malheureusement, de l'extrême droite."


La gauche socialo-écolo vertueuse au pouvoir 
fait-elle cause commune avec les anarcho-révolutionnaires?
Ou compte-t-elle poursuivre et  dissoudre leurs mouvements ? (lien anarchiste léniniste)

Désir dénonce les droits républicains de l'opposition
Dérision de l'antisémitisme
"
On essaye de mettre en cause la légitimité des institutions de la République, quand on met en cause le président de la République. Et une partie de la droite a tenu hier des propos qui n'étaient pas acceptables", a ajouté le totalitaire.

Les Français qui s'opposent à Hollande sont des "individus" et des "factieux, estime le ministre de l'Intérieur.

VOIR et ENTENDRE Valls nier les droits de l'opposition et du peuple dont le président de la République à 21% dans les sondages tire sa légitimité et qui crie sa "colère juste" puisqu'il est souverain en démocratie:

D'odieuses instrumentalisations
Une affirmation  du journal socialiste
que la gauche d'aujourd'hui  
déclarerait    "factieuse"
Flagrante intolérance
de la gauche socialo-écolo
avec le retour de manivelle
 
La politique gouvernementale ne rencontre pas l'adhésion populaire, qu'il s'agisse de Christiane Taubira sur sa loi  sur le mariage de personnes du même sexepassée en force, ni sur sa réforme pénale également fortement contestée, qu'il s'agisse de Moscovici et Cazeneuve sur le redressement de l'emploi ou le matraquage fiscal, ou qu'il s'agisse des actions répressives de Manuel Valls.

Le pouvoir socialo-écolo refuse à l'opposition le droit de s'opposer, la stigmatisant chaque prise de parole,  lui prêtant  toutes les arrières-pensées infâmantes pour distraire l'opinion des causes premières du mécontentement qu'il suscite.   
Après dix-huit mois de pouvoir absolu, la  question se pose plus sous Hollande-Ayrault et Valls.
"Ce sont des factieux ceux qui s’en prennent au président de la République", a lancé le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, flotteur de secours du pédalo de Hollande à BFM TV/RMC. "C’est un outrage ça suffit ! ", a-t-il grondé, le sourcil froncé, avant d'estimer que " l’on n'a pas hué François Hollande, on a hué le chef de l’Etat, le président de la République". Une interprétation ambigüe qui pourrait laisser perplexe tout autre que la "gauche molle".
Et en effet, les manifestants ont conspué Hollande le long des Champs-Elysées, mais se sont tus à l'Arc de Triomphe. 
Mais la presse ne fait pas la différence, jouant le jeu cynique d'un pouvoir ...à la rue qui diabolise son opposition.
  
Qu'est devenu le devoir d'insolence ?

Les partisans du mariage pour tous  ont-ils dénoncé ces montages?
 

"Le gay est-il une caricature comme les autres ?" 
s'interroge B. Roger-Petit,
dans les circonstances 
de la loi Taubira
Ont-is été publiées pour défendre la cause homosexuelle ou pour salir? A la manière de Manuel Valls, font-ils le distingo entre fonction présidentielle respectable et personne humaine méprisable? Le site LePost, dont le HuffPost a repris les archives, en avait fait des gorges profondes et Le Monte joua les victimes de la censure. 
Stéphane de Rosnay, patron du torchon, s'insurgea, avec le sentiment d'avoir "défendu la liberté de la presse, la liberté d'expression, le droit à la caricature", avant de lâcher : "Toute la justice s'est mise en branle pour monsieur Nicolas Sarkozy, en tant qu'individu. Il met la justice à son service."
La 
censure et la répression de gauche sont sélectives
Nous demandons au sombre Ayrault l'autorisation de penser qu'il met la justice en branle pour sa ministre de la Justice.