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dimanche 17 février 2019

Alain Finkielkraut, visé par des insultes racistes et antisionistes de manifestants musulmans de l'Acte XIV des Gilets jaunes

L'académicien a été  insulté  au nom de l'anti-racisme vertueux de manifestants racistes de l'Acte XIV des "gilets jaunes"

Le philosophe Alain Finkielkraut a été agressé verbalement dans une rue de son quartier à Paris, le 16 février 2019

Les images ont été tournées, samedi, à Paris, dans le 14e arrondissement de la capitale.
"Les injures antisémites dont il a été la cible sont la négation absolue de ce que nous sommes," selon Emmanuel Macron, qui a vivement réagi, samedi 16 février. Mais à côté de la plaque.

Le président n'a pas compris que les injures adressées au penseur ne sont pas de nature antisémite, mais racistes, sous couvert d'anti-racisme. Comme les pro-palestiniens de France et d'ailleurs, les groupes et associations politiques extrémistes font en effet le procès aux sionistes - comme aux antisionistes -  d'être les agresseurs du peuple palestinien.

Les images ont été tournées et diffusées par Yahoo Actualités, boulevard du Montparnasse, dans le 14e arrondissement de la capitale : une précision qui ne respecte pas la vie privée du philosophe et constitue une menace sur sa personne... "Sale sioniste de merde !", et non pas "sale Juif", "dégage", ont hurlé des manifestants. "Nique ta mère", lance un autre, tandis que des personnes crient "Palestine". Dans le brouhaha, on entend d'autres insultes proférées qui sont orduriers. 


"Espèce de raciste, t'es un haineux, tu vas mourir, tu vas aller en enfer, espèce de sioniste", a crié l'un des manifestants en kéfié. 
"Il est venu exprès pour nous provoquer", a affirmé un autre, équipé d'un masque et kéfié, et répétant après un autre que "la France est à nous...".
Le philosophe n'a pas répliqué et s'est éloigné tristement. 
Dans un entretien accordé au Figarosamedi matin, il s'est montré critique envers les animateurs médiatisés du mouvement, estimant que "les différents leaders de cette révolte protéiforme (...) sont devenus les stars du petit écran. Cette promotion leur est montée à la tête et l'arrogance a changé de camp."

"Méthodes fascistes d’intimidation" des islamo-gauchistes

"Une honte absolue. Des méthodes fascistes d’intimidation", a réagi la LICRA sur Twitter. Le philosophe a également reçu, sur le même réseau social, le soutien de ses confrères. "Total soutien à Alain Finkielkraut, et surtout : totale admiration pour le calme qu'il a su garder face à cette pisse mentale", a écrit Raphaël Enthoven.

De son côté, Bernard-Henri Lévy a condamné des "nazillons". 
"Puisse cette scène hallucinante pulvériser les derniers restes de l’impunité médiatique dont jouissaient les gilets jaunes", a-t-il ajouté, politisant le sujet.

"Déferlement de haine à l'état pur"

"La haine à l’état brut dans les rues de Paris", a écrit l'inculte Benjamin Griveaux (il confond Maurras et le résistant Marc Bloch, mais se permet de la ramener). Et de menacer : "Ceux qui insultent ont le visage découvert. J’espère qu’ils seront identifiés, poursuivis et lourdement condamnés." C'est ce porte-parole du gouvernement français qui, sur les ondes de Europe 1, se plaint par ailleurs des "attaques frontales" de Matteo Salvini et Luigi Di Maio, n’hésitant pas à agiter les chiffons bruns de la haine en affirmant que la France, au nom de la santé du "peuple européen", combat "la lèpre nationaliste". 
Or, le Parlement de Strasbourg a voté une résolution mettant en garde le président Macron contre les dérives sécuritaires et les violences en cours contre les Gilets jaunes et le droit de manifester.

"Un déferlement de haine à l’état pur que seule l’intervention de la police a interrompu, a écrit le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, occultant l'interposition de quelques Gilets jaunes. Assister à une telle scène à Paris, en 2019, est tout simplement INTOLÉRABLE."

"Fils d’émigrés polonais devenu académicien français, Alain Finkielkraut n’est pas seulement un homme de lettres éminent mais le symbole de ce que la République permet à chacun", a également souligné Emmanuel Macron sur Twitter.

Auprès du Journal du Dimanche, Alain Finkielkraut dit avoir "ressenti une haine absolue".
Mais le philosophe rend hommage aux policiers : "J'aurais eu peur s'il n'y avait pas eu les forces de l'ordre, heureusement qu'ils étaient là." 
L'académicien souligne également que tous les manifestants n'étaient pas agressifs. Il précise que l'un d'eux a salué son travail et qu'un autre lui a proposé de revêtir un gilet jaune et de rejoindre le cortège. Castaner ne sait pas tout et n'a pas tout vu...


dimanche 23 décembre 2018

Des manifestants en gilets jaunes commettent des actions choquantes et polémiques

Des anarcho-révolutionnaires s'en prennent au pouvoir, via les policiers

Plusieurs actions menées lors de  l''acte VI' ont choqué par leur caractère agressif, voire "lâche, raciste, antisémite, putschiste"


La thèse Castaner est reprise par Le Figaro.
La mobilisation des 'gilets jaunes' a changé d'ampleur et de ton, après cinq samedis de manifestations et blocages : les 'gilets jaunes' ont changé de formule le 22 décembre et les manifestants n'ont pas seulement été moins nombreux en cette veille de Noël (près de 40.000 participants dans divers défilés, barrages routiers et blocages aux frontières et 104 points de tensions), ils ont aussi montré une facette nouvelle de la révolte sociale. 
Plusieurs scènes ou actions ont soulevé de vives controverses.


• Un chant antisioniste entonné à Montmartre

Alors que les forces de l'ordre les attendaient sur les Champs-Elysées,
des mots d'ordre bien protégés ont attiré plusieurs centaines de Gilets jaunes dans le quartier de Montmartre, dans le nord de Paris, samedi matin. Un appel codé avait été lancé sur la page Facebook d'Eric Drouet, l'une des figures du mouvement interpellée samedi, pour aller manifester sur la butte Montmartre.

A cette occasion, quelques dizaines de manifestants réunis sur les marches du Sacré-Cœur ont entonné sur l'air du Chant des Partisans la chanson 'La quenelle', dont les paroles sont à l'origine de l'humoriste antisémite Dieudonné, mais réécrites pour cette circonstance anti-Macron. Un chant non seulement vulgaire, mais surtout associé à l'antisémitisme véhiculé par Dieudonné et son geste de la quenelle, initialement perçu comme potache, mais devenu une référence claire à l'antisionisme depuis plusieurs années. Valls s'était pourtant laissé photographié  avec des partisans de la "quenelle", photo ci-dessus à gauche, sans pour autant poursuivre les manifestants. 
Il est en effet question de 'quenelle' - dont l'usage est détourné -, mais les paroles et la musique diffèrent. cf. video ci-dessous

Samedi soir, 
dans un message publié sur Twitter, le secrétaire d'Etat et porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a bondi sur cette scène pour la récupérer bille en tête. "Derrière ces 'on', un seul visage, lâche, raciste, antisémite, putschiste"  évoquant à nouveau les "codes des années 1930" repris par certains, sans s'assurer qu'ils n'étaient pas d'inspiration pro-palestinienne.


"Une initiative que rien ne peut excuser, et que j'espère être le fait d'une minorité", avait dénoncé plus tôt sur Twitter la sénatrice écologiste franco-turco-israélienne, Esther Benbassa
"Contagion insupportable chez les gilets jaunes", a également réagi l'ex-journaliste à Libération Pierre Haski, président franco-tunisien de 'Reporters sans frontières' depuis juin 2017
"No comment", a sobrement indiqué l'écrivain Bernard-Henry Lévy en relayant les images de la scène. 
"Totalement solidaire de la colère sociale des gilets jaunes mais la quenelle de Dieudonné, non", a également dénoncé la députée France insoumise Clémentine Autain.
Savoir à qui est destinée "la quenelle qui se glisse"...

• Des policiers agressés sur les Champs-Elysées


En fin de journée, samedi, plusieurs manifestants ont pris à partie trois policiers à moto à Paris, au croisement des avenues des Champs-Elysées et George V. Des images de la scène ont été diffusées sur Twitter, sur lesquelles on voit les policiers recevoir des jets de projectiles, dont une trottinette et des pavés, et des menaces physiques de la part d'individus revêtus de gilets jaunes. Les policiers repoussent des manifestants à plusieurs reprises avec des coups de pied et des jets de gaz lacrymogène.
L'un d'eux, dont la moto est à terre, la redresse pour tenter de repartir. Selon Le Parisien, cet agent aurait précisément chuté sous les projectiles lancés par la foule, ce que les images ne confirment pas. Ses collègues sont venus l'aider à s'échapper.
Les policiers parviennent difficilement à se protéger du groupe d'activistes en noir et pour la plupart encagoulés. On voit l'un d'eux sortir son arme de service pour éloigner les manifestants. Il pointe les assaillants, mais vise la poitrine ou la tête et non les jambes. Ils réussissent finalement à repartir en moto, dont deux sur le même véhicule.

Samedi soir, le demi-ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a salué sur Twitter l'"attitude exemplaire" des policiers "face à des attaques inqualifiables". "Nos forces de sécurité, parce qu'elles représentent l'ordre, parce qu'elles représentent la République, ont été une fois de plus agressées. Et je veux saluer leur professionnalisme, leur sang froid", écrivait-il un peu plus tôt.

Le député Les Républicains Eric Ciotti a dénoncé sur Twitter des violences "inacceptables" de la part de "voyous" qui "doivent être sanctionnés très lourdement".

• Un mannequin à l'effigie d'Emmanuel Macron décapité

Résultat de recherche d'images pour "angouleme decapitation Macron"

A Angoulême, en Charente, vendredi soir, plusieurs manifestants en gilets jaunes ont participé à une mise en scène dans laquelle un pantin portant un masque à l'effigie d'Emmanuel Macron a été décapité. Selon La Charente Libre, le rendez-vous, préparé, avait été organisé dans le but précis de choquer. Un  procès d'Emmanuel Macron a d'abord eu lieu, pendant une quinzaine de minutes, pendant lequel des appels à pendaison ont fusé du public. La scène s'est achevée sur une condamnation à mort.


Effigie d'Emmanuel Macron décapitée à Angoulême: le Parquet ouvre une enquête
Un homme incarnant un bourreau masqué a alors décapité l'effigie à la hache, faisant jaillir du sang. Un co-organisateur a expliqué au journal qu'il s'agissait de sang de bœuf. 

Le pantin a ensuite été enflammé dans un brasier autour duquel des personnes en gilets jaunes ont dansé en chantant 'Joyeux anniversaire', toujours selon La Charente Libre. En effet, le président Macron est né un 21 décembre... 
Résultat de recherche d'images pour "angouleme decapitation Macron"

"Oui, notre objectif est de choquer.
Jusque-là, nous avons été entendus mais pas écoutés. Maintenant, on doit taper fort", a justifié un des co-organisateurs.

Résultat de recherche d'images pour "angouleme Macron decapite brulé"

La préfecture de Charente a annoncé samedi avoir signalé cette «mise en scène macabre» au parquet d'Angoulême. Ces faits "portent gravement atteinte tant à la personne qu'à la fonction du président de la République", précise la préfecture, qui "tient à les dénoncer". IIs sont «susceptibles d'être qualifiés pénalement», ajoute-t-elle. 

Résultat de recherche d'images pour "angouleme Macron decapite brulé"

Le Parquet a annoncé au journal Sud Ouest avoir ouvert
une enquête pour "provocation au crime et outrage".

• Une banderole antisioniste sur un rond-point du Rhône

Résultat de recherche d'images pour "banderole déployée sur un rond-point du Rhône"
Combien de Gilets jaunes ?
La photographie remonte au 19 décembre, à Lyon, mais ce n'est que vendredi qu'a été exploitée cette banderole isolée, déployée sur un rond-point du Rhône occupé par des gilets jaunes. 

Le cliché a bien été pris dans une commune du Rhône, comme l'ont vérifié l'AFP et 20 Minutes. La banderole serait restée très peu de temps sur ce site, occupé depuis un mois et démantelé mardi, explique Le Progrès . "Oui, elle était là," a reconnu un des militants auprès du journal régional. "On ne sait pas qui l'a posée. On a été très surpris quand on l'a vue et je l'ai tout de suite retirée et détruite", a-t-il expliqué. 
La gendarmerie a pourtant confirmé à l'AFP n'avoir "jamais constaté la présence de ce panneau".

  • Les partis-pris de la presse militante ont à nouveau été dénoncés

  • BFMTV est particulièrement détestée
    Les activistes anti-capitalistes s'en sont pris à Altice et à ses filiales : tandis que Bruno Le Maire fait la guerre aux GAFA (Google, Amazon, Facebook ou Apple, etc) qui ne paient pas suffisamment d'impôts en France, l'empire de Drahi est partiellement délocalisé dans des pays connus pour être des paradis fiscaux comme le Luxembourg, la Suisse ou le Panama. 
    Or, depuis novembre 2017, le PDG de BFM, Alain Weill, est aussi PDG de la filiale SFR du groupe Altice détenu par Drahi, lequel cumule ainsi les rancoeurs populaires, anti-libérales et démocratiques en faveur d'une presse indépendante et libre.

    "Macron = Drahi = Attali = Banques = Medias = Sion", peut-on lire sur cette banderole. "Autant de stéréotypes antisémites tiennent sur une pancarte. Et on laisse passer?", a interrogé sur Twitter l'auteure de la photo, Simone Rodan-Benzaquen, directrice de la branche française de l'organisation juive américaine American Jewish Committee, organisation de défense des Juifs des ... Etats-Unis. Son message a été partagé plus d'un millier de fois.
    Sion est un terme renvoyant à Israël et au 'sionisme". Le 'S' de ce mot sur la banderole reprend par ailleurs la graphie de l'emblème SS. 
    Comment Simone Rodan-Benzaquen peut-elle faire ainsi l'amalgame entre anti-sionisme et antisémitisme ?
    L'anti-sionisme désigne l'opposition à l'établissement d'un centre territorial ou étatique peuplé par les Juifs en Terre d'Israël. Elle est exprimée par les Palestiniens, des Israélites en Israël, des Israélites et des pro-palestiniens en France ou ailleurs.
    Le style des 'A', réduits à des triangles, renvoie quant à lui à l'anti-franc-maçonnisme, comme le rappelle Conspiracy Watch, observatoire des théories du complot. C'est en fait un site internet français fondé en 2007 par Rudy Reichstadt, un proche de la Fondation Jean-Jaurès, donc du PS, ciblant par conséquent et préférentiellement le conspirationnisme de la droite radicale.

    Matérialité du nombre 3, le Triangle  est un symbole maçonnique majeur: il est l’emblème capital de la Franc Maçonnerie. Quant à l'oeil de la Providence ou l' 'œil omniscient', ici en pointe supérieure, il est entouré des rayons des Lumières et habituellement au centre  d'un triangle.
    En qualité de fondatrice de SOS Darfour, Simone Rodan-Benzaquen prit une part essentielle dans l’organisation de la campagne européenne pour cette cause, organisant notamment le déplacement de ...Bernard-Henri Lévy en 2007 dans les camps de réfugiés du Darfour au ...Tchad, où se trouve précisément le président Macron actuellement.

    • Des journalistes de nouveau agressés en plusieurs endroits

    Samedi, plusieurs journalistes ont été agressés, comme lors d'autres mobilisations précédentes. Les manifestants de ce sixième samedi de mobilisation ont visé principalement des journalistes des chaînes privées BFMTV et C-News aux mains de grands groupes capitalistes. Ils ont annoncé leurs intentions de porter plainte.

    Une équipe de BFMTV et une journaliste du Progrès ont été prises à partie samedi matin à Saint-Chamond (Loire) par des manifestants arborant des gilets jaunes, tandis qu'ils couvraient une action de blocage de l'autoroute A47. Une caméra de la chaîne d'information a été endommagée et un des agents de sécurité a été légèrement blessé à la main. 

    La direction de BFMTV, dont "le nom a été conspué par les agresseurs", se refuse à admettre que sa présentation partisane des événements constitue l'agression originelle. La direction du Progrès envisage également une plainte. La journaliste du journal a été bousculée par des manifestants qui se sont emparés de son smartphone avec lequel elle prenait des photos, avant que d'autres manifestant ne le lui rendent.
    Le Progrès (de Lyon) appartient au puissant groupe EBRA (qui couvre la presque totalité de la façade est de la France : Le Dauphiné libéré, Dernières Nouvelles d'Alsace (DNL) et L'Est républicain), propriété du Crédit mutuel.

    Deux journalistes de France 2 Montpellier ont également déclaré avoir été "violemment" agressées (hyperbole grossière puisqu'une agression n'est pas douce, par définition), alors qu'elles couvraient un rassemblement au Boulou, près de la frontière franco-espagnole. Elles admettent toutefois que les faits se seraient déroulés "lors d'un mouvement de panique". "Avec ma collègue, on a été prises à partie, pourchassées, frappées par une foule de manifestants qui nous a complètement encerclées", a expliqué l'une d'elle, sans précision du nombre de personnes composant cette "foule"."Vendues", "vous ne faites que trafiquer la réalité", criaient des manifestants en gilets jaunes, hommes et femmes confondus, a-t-elle précisé. Les deux journalistes disent avoir été "sauvées" par un "gilet jaune" (à lui tout seul, face à la "foule") qui s'est interposé et leur a permis de s'enfuir "sous une pluie d'insultes". Les téléspectateurs peuvent imaginer les "insultes" prononcées : elles de celles qu'ils ne peuvent contenir, jour après jour, face aux écrans...


  • Interpellation d'Eric Drouet, figure du mouvement : 
  • intention de décapitation du mouvement ?

    Interpellé samedi, Eric Drouet sera jugé ultérieurement
    drouet
    Il doit être présenté dimanche matin à un magistrat du Parquet de Paris qui "va lui notifier une date de convocation devant le tribunal correctionnel et demander son placement sous contrôle judiciaire d'ici cette audience", explique une source judiciaire. 

    Il sera jugé pour "port d'arme prohibé de catégorie D", après avoir été retrouvé porteur d'une sorte de matraque et pour "participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations". Le procureur de Paris va demander aux juges des libertés et de la détention que son contrôle judiciaire comprenne l'interdiction de détenir une arme et de se présenter à Paris. Macron coupe les têtes du mouvement.

    Soupçonné - sans preuves - d'avoir été l'initiateur de la manifestation de  samedi, ce chauffeur routier de 33 ans a d'abord été placé en garde à vue samedi, sur des soupçons d'organisation illicite d'une manifestation sur la voie publique, de participation à un groupement forcé en vue de violences et de dégradations et de "port d'arme prohibé".

    Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Intérieur, annonçait samedi soir qu'Eric Drouet était en possession d'un bâton lors de son arrestation. Un propos aussitôt démenti par l'avocat du gilet jaune qui assure qu'il s'agit uniquement "d'un bout de bois". Eric Drouet aurait ainsi expliqué aux enquêteurs qu'il tenait ce bout de bois de son père, lui aussi chauffeur routier, et qu'il s'en servait lorsqu'il se sentait en danger. 

    Eric Drouet est l'une des principales voix qui comptent dans la révolte. 
    Créée mi-octobre, sa page Facebook appelant au "blocage national contre la hausse des carburants est suivie par des dizaines de milliers de personnes. C'est lui qui avait appelé les gilets jaunes à manifester à Versailles samedi, un leurre pour balader les forces de l'ordre, car les initiés se sont rassemblés à Montmartre. 
    "M. Drouet a appelé à cette manifestation, il a donné un certain nombre de lieux de rendez-vous sur les réseaux sociaux, et il était présent à ces rendez-vous. Donc c’est un organisateur. Et c’est un délit d’organiser une manifestation non déclarée, il faut le rappeler. [...]", a réagi Laurent Nuñez, au micro de ...BFMTV. "Il a été interpellé de ce chef. Et par ailleurs il se trouve qu’il a été trouvé porteur d’une matraque, et qu’un autre grief a été retenu qui est celui de participation à un groupement violent", a-t-il précisé.

    Le gilet jaune est déjà visé par une enquête préliminaire pour "provocation à la commission d'un crime ou d'un délit" après qu'il a appelé les gilets jaunes à entrer dans l'Elysée, dans un entretien avec ...BFMTV.
    Visiblement, Macron n'a toujours pas trouvé la méthode de l'apaisement
    En même temps, depuis le Tchad, où il réveillonnait avec 1.250 militaires français de l'opération Barkhane, le président Macron a assuré que le pays a besoin de "calme et de concorde".
    "C'est maintenant l'ordre, le calme et la concorde qui doivent régner. Notre pays a besoin de cela, il a besoin de concorde, d'unité, d'un engagement sincère pour des causes collectives fortes. Et il faut apaiser les divisions", a-t-il expliqué.

    Macron a de surcroît violé le principe républicain de séparation des pouvoirs judiciaire et exécutif.

    "Le ministre de l'Intérieur a suivi les choses tout au long de la journée et j'étais en contact avec lui. Il est évident que les réponses, y compris judiciaires, les plus sévères seront apportées", a promis le chef de l'exécutif.

    samedi 22 décembre 2018

    Acte VI des 'Gilets jaunes' : une mobilisation plus diffuse, mais des tensions ici et là

    Les Gilets jaunes ne lâchent rien et leur inventivité déboussole le pouvoir

    Les 'gilets jaunes" ont de nouveau mobilisé dans toute la France pour un sixième samedi d’affilée.

    Les Gilets jaunes organisent des "temps forts" le weekend, un peu sur le modèle de l'intersyndicale des cheminots qui, au printemps dernier, avait opté pour un mouvement au rythme de "deux jours sur cinq" d'avril à juin, contre la réforme SNCF voulue par le gouvernement. Cette fois les 'GJ' marquent leur présence passive et pacifique aux ronds-points, en semaine, mais lancent des opérations de harcèlement chaque samedi, depuis plus d'un mois maintenant.
     "Le mépris ça suffit"
    Le ministère de l’Intérieur a livré ses chiffres de participation : 38.600 manifestants en France à 18 heures, contre 66.000 samedi dernier. Mais le gouvernement ne peut être contredit puisque seuls les syndicats disposeraient des moyens logistiques permettant un comptage alternatif. On peut néanmoins faire valoir que les sondages d'opinion restent très massivement favorables aux Gilets jaunes et souligner que les ronds-points de filtrage par les Gilets jaunes se multiplient et se déplacent. C'est ainsi que, cette fois, ils se trouvent aux frontières avec l'Espagne, l'Italie ou l'Allemagne en plusieurs points, ce samedi
    Des centaines d'entre eux se sont ainsi rassemblés dès le petit matin sur une bretelle d'autoroute au niveau du Boulou (Pyrénées-Orientales).

    Paris d'abord...


    Un véhicule de police sur l’avenue des Champs-Elysées, samedi 22 décembre.
    Un véhicule de police sur l’avenue des Champs-Elysées, samedi 22 décembre
    Les Champs-Elysées ont été le théâtre de violents accrochages entre policiers en uniforme ou en civil et manifestants porteurs de "gilets jaunes", samedi 22 décembre en fin de journée, après une circulation normale le matin, avec une présence allégée de forces de l’ordre : elles étaient ventilées sur une multitude de lieux à Paris et en régions.
    L’avenue a été évacuée et un important dispositif de forces de l’ordre appelé en renfort sur place. Une logique classique de dispersion de manifestation.

    En tout, 220 personnes ont été interpellées et 80 placées en garde à vue lors des manifestations samedi, à Paris, dont Eric Drouet, un de leurs premiers meneurs, selon la police qui tente ainsi de décimer le mouvement. Leur justification pour la plupart : alors qu'il suffit d'avoir le gilet jaune dans son coffre pour être interpellé lors d'une fouille, "des attroupements en vue de commettre des violences", sont la justification de la police auprès de l’AFP en charge de la diffusion des éléments de langage officiels à destination des salles de presse.
    Résultat de recherche d'images pour ""Le mépris ça suffit" gILETS JAUNES"
    A trois jours de Noël, les "gilets jaunes" ont de nouveau mobilisé leurs sympathisants dans toute la France pour un sixième samedi d’affilée de manifestations, malgré les achats de Noël.
    Les 'Gilets jaunes' avaient annoncé leur volonté de permettre aux commerçants de remonter leur chiffre d'affaires , mais la presse aux ordres n'hésite pas à conclure que "la fronde marque le pas", et à brandir les chiffres du ministère de l’Intérieur, bien qu'ils soient habituellement minorés et divisés par trois. Il convient donc de tripler les chiffres du demi-ministre Castaner (38.600 manifestants en France à 18 heures contre 66.000 samedi dernier).

    Paris dans la rue !" 
    La préfecture de police a dénombré 2.000 manifestants peu avant 16 heures (soit 6.000), contre près de 4.000 (comprendre 12.000), samedi dernier, selon le gouvernement.En début de matinée, un appel avait été lancé sur la page Facebook d’Eric Drouet pour aller sur la butte Montmartre, dans le 18e arrondissement, où 200 GJ se sont rassemblés avant de partir non loin des grands magasins, dans une ambiance parfois tendue, si on en croit une journaliste de l’AFP. "Paris dans la rue !, entendait-on scander", selon cette journaliste, dont le style indique bien qu'elle était étrangère au mouvement.
    Plusieurs "gilets jaunes" ont été filmés le matin en train de chanter 'La Quenelle', de Dieudonné, sur le parvis du Sacré-Cœur. A la vérité, s'il était question de 'quenelle' à glisser quelque part à Macron, ni les paroles, ni la musique n'était identiques.
    Peu avant midi, les forces de l’ordre bloquaient le cortège dans le quartier de l’Opéra : elle avaient aussitôt fait usage de gaz lacrymogènes. Un autre groupe d’environ 150 manifestants avait donc quitté l’Opéra pour la place de la République, tandis qu'un autre marchait de la Madeleine vers ...l’Opéra, désorientant la préfecture de police.

    Parce qu'il est l’une des voix qui ont nourri la contestationEric Drouet, 33 ans, un chauffeur routier de Melun (Seine-et-Marne), a été arrêté peu après 14 heures rue Vignon, dans le quartier de la Madeleine, au milieu de quelques dizaines de manifestants. 

    Sa page Facebook, créée mi-octobre, lançait un appel au "blocage national contre la hausse des carburants", avait été rapidement suivie par des dizaines de milliers de personnes, amorçant la mobilisation nationale du 17 novembre, l’ 'acte I' du mouvement. C’est lui qui avait attiré les forces de l'ordre sur un lieu-bidon de rassemblement : son appel aux "gilets jaunes" pour manifester à Versailles ce samedi était codé sur Facebook dans la matinée, si bien que les manifestants se sont rendus à Montmartre.

    Les campements se démontent et se remontent un peu plus loin, comme ici près de Brest. Fred Tanneau/AFP

    Un seul rassemblement avait été déclaré à la préfecture de police de Paris, à partir de 14 heures sur la place de la République, à l’appel du collectif 'Les Sans Etiquettes', à ne pas confondre avec celui de citoyennes et citoyens du 20e de Paris, en 2013. 
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    "Adieu chers GJ, manifester est un devoir, manifester avec une cagoule n’est pas pour moi", écrit ainsi un retraité du Larzac. Difficile d’évaluer, dans ce mouvement hétéroclite, la part de ceux qui, mobilisés depuis le premier jour, prennent aujourd’hui de la distance par rapport aux casseurs, à la radicalisation et à la politisation, sensibles sur la toile.

    Sur les Champs-Elysées, une vingtaine de "gilets jaunes" seulement suffisait à afficher la permanence de la lutte le matin en haut de l’avenue, en face de l’Arc de Triomphe. Contrairement aux cinq samedis précédents, la Préfecture de police autorisait la circulation également place de la Concorde. Les terrasses des cafés et restaurants avaient retrouvé leurs emplacements habituels sur les trottoirs et la quasi-totalité des magasins avaient retiré les protections de leur vitrine. Seules quelques boutiques de luxe sont restées fermées.

    Cette scène, en marge de la mobilisation, aura marqué les esprits. On y voit un groupe de policiers à moto agressé par des 'casseurs' aguerris. Pour se dégager, l'un d'entre eux est amené à dégainer son arme et à mettre ses lyncheurs en joue :

    Voici la scène dans son intégralité :

    "Un dispositif de sécurité proportionné et adapté" ?



    Situation calme en revanche à Versailles, où plusieurs milliers de personnes s’étaient déclarées "intéressées" par une participation à la manifestation organisée entre autres par Eric Drouet, sur l’avenue de Paris, juste en face du château. Un leurre adressé à la préfecture de police : une soixantaine de "gilets jaunes" se trouvait sur l’avenue vers midi, pour créer l'illusion d'une mobilisation d'ampleur à venir, au milieu d’un dispositif policier disproportionné. Par crainte de débordements, le domaine et le château de Versailles, visités par des millions de personnes chaque année, avaient été fermés inutilement "de manière préventive". 

    Le ministre  de l’Intérieur faisait toutefois dire qu' "un dispositif de sécurité proportionné et adapté sera mis en place", privilégiant la "mobilité et la réactivité", sans préciser le nombre de forces mobilisées. 
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    Police à cheval face à des "gilets jaunes" sur la place de l'Opéra,
    à Paris, le 15 décembre 2018
    La semaine dernière, 69.000 membres des forces de l’ordre environ avaient été déployés, dont 8.000 à Paris, appuyés par des véhicules blindés à roues de la gendarmerie à nouveau mobilisés, avait fait savoir la Place Beauvau. 
    Dans la capitale, toutes les stations de métro qui desservent les Champs-Elysées étaient fermées, singulièrement la station Miromesnil, non loin du ministère de l’Intérieur et de l’Elysée.

    Le 8 décembre, la garde républicaine à cheval avait chargé les manifestants, une scène unique en France :


    Le  22 décembre, les forces de l'ordre devaient être "positionnés" en province, à Toulouse, Bordeaux et dans les Bouches-du-Rhône, et "en alerte" à Paris. 

    Blocages aux frontières

    Blocage de la circulation par les gilets jaunes au Boulou, à la frontière avec l'Espagne, le 22 décembre 2018.Dans la nuit de vendredi à samedi, un automobiliste est mort dans une collision avec un camion bloqué à un barrage filtrant de "gilets jaunes", à l’entrée d’autoroute de Perpignan-sud, a déclaré le procureur de Perpignan, Jean-Jacques Fagni. Il a précisé que des manifestants présents lors de l’accident s’étaient enfuis. Une enquête de flagrance a été ouverte pour "homicide involontaire aggravé et entrave à la circulation" : le bilan passe ainsi à 10 morts mais aucun n’est lié à des affrontements. Thomas Mizrahi le répétera toute la journée sur BFMTV...

    Plus de 300 "gilets jaunes" bloquaient depuis samedi matin une bretelle d’autoroute au niveau du Boulou, près de la frontière espagnole
    Résultat de recherche d'images pour ""Le roi Macron donne des miettes aux gueux""
    toujours autant déterminés plus d’un mois après le début de leur mobilisation. "Le roi Macron donne des miettes aux gueux", "Le mépris ça suffit", pouvait-on lire sur leurs banderoles. Rassemblés depuis le début de la matinée, ils étaient encadrés par un cordon de gendarmes qui les empêchaient d’accéder au péage du Boulou. Au début de l’après-midi, les "gilets jaunes" et des dizaines de militants séparatistes catalans, vêtus eux aussi de gilets jaunes et brandissant le drapeau indépendantiste, ont été délogés par les forces de l’ordre, a indiqué à l’AFP la préfecture des Pyrénées-Orientales.

    Des centaines de "gilets jaunes", rassemblés samedi au péage du Boulou près de la frontière espagnole, ont été délogés par les forces de l'ordre. / © A. Sabatier
    Les manifestants ont été chassés hors de l’autoroute à coups de gaz lacrymogènes (photo ci-dessus) et se sont massés sur un pont, jetant des objets sur l’axe routier, selon un photographe de l’AFP.


    "L’autoroute est en train d’être nettoyée pour permettre la reprise normale du trafic", a précisé la préfecture.

    La puissante voiture banalisée du préfet a été caillassée: 


    D’autres blocages à la frontière belge.
    Des blocages ont également été signalés dans la nuit dans le Nord, sur les autoroutes A2 et A22, à la frontière belge. Selon Vinci Autoroutes, quelques entrées, sorties et barrières de péage sont encore fermées sur le réseau, notamment sur l’autoroute A7.

    Dans le Sud-Est, la circulation sur l’autoroute au poste-frontière de Vintimille, dans les Alpes-Maritimes, a été bloquée dans les deux sens entre l’Italie et la France à cause d’un barrage érigé par quelque 200 manifestants, d’après l’AFP. Vers midi, le barrage est devenu filtrant pour les automobilistes, mais les camions étaient toujours bloqués.

    Et à Strasbourg, une centaine de « gilets jaunes » ont bloqué la route d’accès au pont de l’Europe, frontalier avec l’Allemagne, avant d’être délogés par les forces de l’ordre. La police a procédé à six interpellations.

    Du fait de leur parti-pris, une équipe de BFMTV, chaîne privée toute la journée partisane à l'antenne, et une journaliste du Progrès ont été prises à partie samedi matin par des "gilets jaunes" à Saint-Chamond (Loire), tandis qu’ils couvraient leur action de blocage de l’autoroute A47, a-t-on appris auprès de leurs rédactions, lesquelles considèrent que couvrir un événement est un cadeau.

    Mobilisation étendu à l'ensemble du territoire

    Sans considération de la volonté des Gilets jaunes de respecter le tourisme, notamment parisien, et l'activité commerciale en cette veille de Noël, l'AFP et ses organes de presse-clients n'hésitent pas tacler le mouvement en diffusant, les  chiffres tendancieux et contestables du gouvernement, source unique non vérifiée, comme il se devrait de la part d'une presse "indépendante et libre", laquelle se contente de souligner paresseusement qu'il s'agit des chiffres officiels du gouvernement. 
    Image associéeAinsi, quelque 2.600 'GJ' auraient défilé samedi à Bordeaux et 2.500 à Toulouse (photo ci-dessus), selon les préfectures, une mobilisation convenable, mais inférieure aux 4.500 manifestants comptabilisés par les représentants du ministère de l'Intérieur, samedi dernier dans chacune de ces villes.

    Environ 1.000 "gilets jaunes" ont manifesté à Lille samedi après-midi, chantant la Marseillaise et scandant "Macron démission !". 
    Ils étaient 500 à Nantes selon la préfecture, dans un calme « relatif ». A Rennes, une importante opération escargot était en cours en début de soirée.

    Depuis le pic du 17 novembre et les 282.000 manifestants recensés officiellement, la mobilisation paraît en décrue, du fait des fêtes de Noël, deux jours avant le réveillon. Ils étaient 166.000 "gilets jaunes" à manifester le 24 novembre, 136.000 les 1er et 8 décembre, et 66.000 le 15 décembre. Le ministère de l’Intérieur a décompté 3 .680 "gilets jaunes" jeudi 20, alors que les vacances scolaires commençaient le 22, ce qui permet à la presse d'évoquer sans nuances l’étiage le plus bas depuis le début de ce mouvement né en réaction à une hausse prévue des taxes sur les carburants – que le gouvernement a depuis annulée, selon cette presse malveillante: en vérité, cette "annulation" est seulement partielle, puisque la hausse de 40 centimes abusivement imposée dur le litre de diesel  - en dépit de la baisse du cours du Brent en octobre et novembre - reste à la charge des automobilistes, sans la satisfaction de savoir que l'essentiel de leur sacrifice budgétaire irait au financement de la transition écologique. Macron a en effet détourné la plus large part de cette hausse vers le budget général de l'Etat...

    Quelque 200 ronds-points font encore l’objet d’occupation et sont sous la menace d'une évacuation musclée, a aussi précisé "une source proche du dossier", selon la presse qui joue le jeu du pouvoir, tout en s'étonnant d'être détestée de la population et agressée ponctuellement. 

    Vendredi, le Parlement a donné son feu vert à des mesures d’urgence économiques et sociales : défiscalisation des heures supplémentaires (instaurée par Sarkozy, elle avait été supprimée par Hollande), exonération élargie de hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour des retraités et possibilité pour les entreprises de verser une "prime exceptionnelle" de 1.000 euros, exonérée de toutes cotisations sociales et d’impôt sur le revenu, pour leurs salariés rémunérés jusqu’à 3.600 euros par mois, à la condition que les entreprises, notamment petites et moyennes, en aient les moyens, ce qui n'est nullement garanti...

    Macron, le président tant aimé (des député-e-s !) a eu son effigie décapitée en Charente, ce qui donne lieu à un signalement à la Justice.

    Image associée

    Un pantin à l’effigie du président de la République, Emmanuel Macron, a été décapité vendredi soir 21 décembre, en marge d’une manifestation de GJ à Angoulême, une "mise en scène macabre" qui a été signalée au Parquet, a annoncé samedi la préfecture de Charente.Résultat de recherche d'images pour "Angouleme Macron decapité"

    Ces actes de colère "portent gravement atteinte tant à la personne qu’à la fonction du président de la République" et sont "susceptibles d’être qualifiés pénalement", précise la préfecture dans un communiqué. C’est la préfète de la Charente, Mme Marie Lajus, qui les a signalés au Parquet du tribunal de Grande instance d’Angoulême. "Cette manifestation avait fait l’objet d’une déclaration en préfecture mais le détail de son déroulement n’avait pas été précisé", commente la préfecture.