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vendredi 15 février 2019

Les pro-palestiniens de "La France insoumise" renâclent pour signer l'appel contre l'antisémitisme

La France insoumise (LFI) se fait tordre le bras pour signer l'appel à l'union contre l'antisémitisme

Après 24 heures de polémique, LFI a signé l'appel contre l'antisémitisme

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Mélenchon et Clémentine Autain (LFI) devant un drapeau palestinien

Jean-Luc Mélenchon a prétendu qu'il n'avait pas été invité à participer à cet
 appel
 lancé par les principaux partis politiques : dans un premier temps, précise-t-il... 

Résultat de recherche d'images pour "Melenchon palestine"
Une affirmation démentie par le premier secrétaire du PS Olivier Faure. Le logo de La France insoumise apparaît maintenant sur la nouvelle version de l'appel à l'union contre l'antisémitisme publiée ce vendredi en début de soirée.

La première version envoyée la veille ne comprenait pas la signature du mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon, alors que le premier secrétaire du PS Olivier Faure assurait l'avoir bien invité à souscrire à l'appel, par message Telegram, crypté. Le chef de file de LFI avait réagi en répondent ne pas avoir de "courrier". Mélenchon avait d'ailleurs dénoncé sur Twitter une "grossière provocation du PS". 
Résultat de recherche d'images pour "savoir vivre baronne de Rothschild"Le représentant légal de LFI, Manuel Bompard, avait également expliqué sur Twitter que LFI n'avait "pas été sollicitée pour signer", mais qu'elle "sout(enait) bien sûr" cet appel.

Tête de liste LFI aux élections européennes, Manon Aubry, avait accusé le PS d'"instrumentalisation"sur Radio Classique vendredi 15 février, tout en reconnaissant qu'il "a envoyé un message Telegram".
Mais "je n'appelle pas ça une invitation officielle (...) Nous n'avons pas été invités en bonne et due forme dans les temps nécessaires pour répondre, 
mais il est évident que nous répondons à cet appel", a souligné cette adepte des bonnes manières, selon la baronne de Rothschild.

Participera-t-elle au rassemblement contre l'antisémitisme prévu mardi 19 février à 19 heures place de la République à Paris avec l'ancien candidat à la présidentielle ? "Oui, Jean-Luc Mélenchon et l'ensemble des membres de La France insoumise qui seront disponibles à cette heure-là", a-t-elle répondu.

Le parti socialiste érige le sectarisme en vertu
Le Parti socialiste assume la discrimination du parti de Marine Le Pen

Tout comme Debout la France.
"Pas de main tendue vers le Rassemblement national," prétexte la gauche radicale, alors que le logo du Rassemblement national (RN) n'apparaît toujours pas sur l'appel. 
Dans un communiqué de riposte à cet ostracisme, le Rassemblement national a pourtant apporté "son soutien à toutes initiatives visant à condamner cet antisémitisme et à assurer la solidarité de la République" avec les victimes. 

dimanche 23 décembre 2018

Des manifestants en gilets jaunes commettent des actions choquantes et polémiques

Des anarcho-révolutionnaires s'en prennent au pouvoir, via les policiers

Plusieurs actions menées lors de  l''acte VI' ont choqué par leur caractère agressif, voire "lâche, raciste, antisémite, putschiste"


La thèse Castaner est reprise par Le Figaro.
La mobilisation des 'gilets jaunes' a changé d'ampleur et de ton, après cinq samedis de manifestations et blocages : les 'gilets jaunes' ont changé de formule le 22 décembre et les manifestants n'ont pas seulement été moins nombreux en cette veille de Noël (près de 40.000 participants dans divers défilés, barrages routiers et blocages aux frontières et 104 points de tensions), ils ont aussi montré une facette nouvelle de la révolte sociale. 
Plusieurs scènes ou actions ont soulevé de vives controverses.


• Un chant antisioniste entonné à Montmartre

Alors que les forces de l'ordre les attendaient sur les Champs-Elysées,
des mots d'ordre bien protégés ont attiré plusieurs centaines de Gilets jaunes dans le quartier de Montmartre, dans le nord de Paris, samedi matin. Un appel codé avait été lancé sur la page Facebook d'Eric Drouet, l'une des figures du mouvement interpellée samedi, pour aller manifester sur la butte Montmartre.

A cette occasion, quelques dizaines de manifestants réunis sur les marches du Sacré-Cœur ont entonné sur l'air du Chant des Partisans la chanson 'La quenelle', dont les paroles sont à l'origine de l'humoriste antisémite Dieudonné, mais réécrites pour cette circonstance anti-Macron. Un chant non seulement vulgaire, mais surtout associé à l'antisémitisme véhiculé par Dieudonné et son geste de la quenelle, initialement perçu comme potache, mais devenu une référence claire à l'antisionisme depuis plusieurs années. Valls s'était pourtant laissé photographié  avec des partisans de la "quenelle", photo ci-dessus à gauche, sans pour autant poursuivre les manifestants. 
Il est en effet question de 'quenelle' - dont l'usage est détourné -, mais les paroles et la musique diffèrent. cf. video ci-dessous

Samedi soir, 
dans un message publié sur Twitter, le secrétaire d'Etat et porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a bondi sur cette scène pour la récupérer bille en tête. "Derrière ces 'on', un seul visage, lâche, raciste, antisémite, putschiste"  évoquant à nouveau les "codes des années 1930" repris par certains, sans s'assurer qu'ils n'étaient pas d'inspiration pro-palestinienne.


"Une initiative que rien ne peut excuser, et que j'espère être le fait d'une minorité", avait dénoncé plus tôt sur Twitter la sénatrice écologiste franco-turco-israélienne, Esther Benbassa
"Contagion insupportable chez les gilets jaunes", a également réagi l'ex-journaliste à Libération Pierre Haski, président franco-tunisien de 'Reporters sans frontières' depuis juin 2017
"No comment", a sobrement indiqué l'écrivain Bernard-Henry Lévy en relayant les images de la scène. 
"Totalement solidaire de la colère sociale des gilets jaunes mais la quenelle de Dieudonné, non", a également dénoncé la députée France insoumise Clémentine Autain.
Savoir à qui est destinée "la quenelle qui se glisse"...

• Des policiers agressés sur les Champs-Elysées


En fin de journée, samedi, plusieurs manifestants ont pris à partie trois policiers à moto à Paris, au croisement des avenues des Champs-Elysées et George V. Des images de la scène ont été diffusées sur Twitter, sur lesquelles on voit les policiers recevoir des jets de projectiles, dont une trottinette et des pavés, et des menaces physiques de la part d'individus revêtus de gilets jaunes. Les policiers repoussent des manifestants à plusieurs reprises avec des coups de pied et des jets de gaz lacrymogène.
L'un d'eux, dont la moto est à terre, la redresse pour tenter de repartir. Selon Le Parisien, cet agent aurait précisément chuté sous les projectiles lancés par la foule, ce que les images ne confirment pas. Ses collègues sont venus l'aider à s'échapper.
Les policiers parviennent difficilement à se protéger du groupe d'activistes en noir et pour la plupart encagoulés. On voit l'un d'eux sortir son arme de service pour éloigner les manifestants. Il pointe les assaillants, mais vise la poitrine ou la tête et non les jambes. Ils réussissent finalement à repartir en moto, dont deux sur le même véhicule.

Samedi soir, le demi-ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a salué sur Twitter l'"attitude exemplaire" des policiers "face à des attaques inqualifiables". "Nos forces de sécurité, parce qu'elles représentent l'ordre, parce qu'elles représentent la République, ont été une fois de plus agressées. Et je veux saluer leur professionnalisme, leur sang froid", écrivait-il un peu plus tôt.

Le député Les Républicains Eric Ciotti a dénoncé sur Twitter des violences "inacceptables" de la part de "voyous" qui "doivent être sanctionnés très lourdement".

• Un mannequin à l'effigie d'Emmanuel Macron décapité

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A Angoulême, en Charente, vendredi soir, plusieurs manifestants en gilets jaunes ont participé à une mise en scène dans laquelle un pantin portant un masque à l'effigie d'Emmanuel Macron a été décapité. Selon La Charente Libre, le rendez-vous, préparé, avait été organisé dans le but précis de choquer. Un  procès d'Emmanuel Macron a d'abord eu lieu, pendant une quinzaine de minutes, pendant lequel des appels à pendaison ont fusé du public. La scène s'est achevée sur une condamnation à mort.


Effigie d'Emmanuel Macron décapitée à Angoulême: le Parquet ouvre une enquête
Un homme incarnant un bourreau masqué a alors décapité l'effigie à la hache, faisant jaillir du sang. Un co-organisateur a expliqué au journal qu'il s'agissait de sang de bœuf. 

Le pantin a ensuite été enflammé dans un brasier autour duquel des personnes en gilets jaunes ont dansé en chantant 'Joyeux anniversaire', toujours selon La Charente Libre. En effet, le président Macron est né un 21 décembre... 
Résultat de recherche d'images pour "angouleme decapitation Macron"

"Oui, notre objectif est de choquer.
Jusque-là, nous avons été entendus mais pas écoutés. Maintenant, on doit taper fort", a justifié un des co-organisateurs.

Résultat de recherche d'images pour "angouleme Macron decapite brulé"

La préfecture de Charente a annoncé samedi avoir signalé cette «mise en scène macabre» au parquet d'Angoulême. Ces faits "portent gravement atteinte tant à la personne qu'à la fonction du président de la République", précise la préfecture, qui "tient à les dénoncer". IIs sont «susceptibles d'être qualifiés pénalement», ajoute-t-elle. 

Résultat de recherche d'images pour "angouleme Macron decapite brulé"

Le Parquet a annoncé au journal Sud Ouest avoir ouvert
une enquête pour "provocation au crime et outrage".

• Une banderole antisioniste sur un rond-point du Rhône

Résultat de recherche d'images pour "banderole déployée sur un rond-point du Rhône"
Combien de Gilets jaunes ?
La photographie remonte au 19 décembre, à Lyon, mais ce n'est que vendredi qu'a été exploitée cette banderole isolée, déployée sur un rond-point du Rhône occupé par des gilets jaunes. 

Le cliché a bien été pris dans une commune du Rhône, comme l'ont vérifié l'AFP et 20 Minutes. La banderole serait restée très peu de temps sur ce site, occupé depuis un mois et démantelé mardi, explique Le Progrès . "Oui, elle était là," a reconnu un des militants auprès du journal régional. "On ne sait pas qui l'a posée. On a été très surpris quand on l'a vue et je l'ai tout de suite retirée et détruite", a-t-il expliqué. 
La gendarmerie a pourtant confirmé à l'AFP n'avoir "jamais constaté la présence de ce panneau".

  • Les partis-pris de la presse militante ont à nouveau été dénoncés

  • BFMTV est particulièrement détestée
    Les activistes anti-capitalistes s'en sont pris à Altice et à ses filiales : tandis que Bruno Le Maire fait la guerre aux GAFA (Google, Amazon, Facebook ou Apple, etc) qui ne paient pas suffisamment d'impôts en France, l'empire de Drahi est partiellement délocalisé dans des pays connus pour être des paradis fiscaux comme le Luxembourg, la Suisse ou le Panama. 
    Or, depuis novembre 2017, le PDG de BFM, Alain Weill, est aussi PDG de la filiale SFR du groupe Altice détenu par Drahi, lequel cumule ainsi les rancoeurs populaires, anti-libérales et démocratiques en faveur d'une presse indépendante et libre.

    "Macron = Drahi = Attali = Banques = Medias = Sion", peut-on lire sur cette banderole. "Autant de stéréotypes antisémites tiennent sur une pancarte. Et on laisse passer?", a interrogé sur Twitter l'auteure de la photo, Simone Rodan-Benzaquen, directrice de la branche française de l'organisation juive américaine American Jewish Committee, organisation de défense des Juifs des ... Etats-Unis. Son message a été partagé plus d'un millier de fois.
    Sion est un terme renvoyant à Israël et au 'sionisme". Le 'S' de ce mot sur la banderole reprend par ailleurs la graphie de l'emblème SS. 
    Comment Simone Rodan-Benzaquen peut-elle faire ainsi l'amalgame entre anti-sionisme et antisémitisme ?
    L'anti-sionisme désigne l'opposition à l'établissement d'un centre territorial ou étatique peuplé par les Juifs en Terre d'Israël. Elle est exprimée par les Palestiniens, des Israélites en Israël, des Israélites et des pro-palestiniens en France ou ailleurs.
    Le style des 'A', réduits à des triangles, renvoie quant à lui à l'anti-franc-maçonnisme, comme le rappelle Conspiracy Watch, observatoire des théories du complot. C'est en fait un site internet français fondé en 2007 par Rudy Reichstadt, un proche de la Fondation Jean-Jaurès, donc du PS, ciblant par conséquent et préférentiellement le conspirationnisme de la droite radicale.

    Matérialité du nombre 3, le Triangle  est un symbole maçonnique majeur: il est l’emblème capital de la Franc Maçonnerie. Quant à l'oeil de la Providence ou l' 'œil omniscient', ici en pointe supérieure, il est entouré des rayons des Lumières et habituellement au centre  d'un triangle.
    En qualité de fondatrice de SOS Darfour, Simone Rodan-Benzaquen prit une part essentielle dans l’organisation de la campagne européenne pour cette cause, organisant notamment le déplacement de ...Bernard-Henri Lévy en 2007 dans les camps de réfugiés du Darfour au ...Tchad, où se trouve précisément le président Macron actuellement.

    • Des journalistes de nouveau agressés en plusieurs endroits

    Samedi, plusieurs journalistes ont été agressés, comme lors d'autres mobilisations précédentes. Les manifestants de ce sixième samedi de mobilisation ont visé principalement des journalistes des chaînes privées BFMTV et C-News aux mains de grands groupes capitalistes. Ils ont annoncé leurs intentions de porter plainte.

    Une équipe de BFMTV et une journaliste du Progrès ont été prises à partie samedi matin à Saint-Chamond (Loire) par des manifestants arborant des gilets jaunes, tandis qu'ils couvraient une action de blocage de l'autoroute A47. Une caméra de la chaîne d'information a été endommagée et un des agents de sécurité a été légèrement blessé à la main. 

    La direction de BFMTV, dont "le nom a été conspué par les agresseurs", se refuse à admettre que sa présentation partisane des événements constitue l'agression originelle. La direction du Progrès envisage également une plainte. La journaliste du journal a été bousculée par des manifestants qui se sont emparés de son smartphone avec lequel elle prenait des photos, avant que d'autres manifestant ne le lui rendent.
    Le Progrès (de Lyon) appartient au puissant groupe EBRA (qui couvre la presque totalité de la façade est de la France : Le Dauphiné libéré, Dernières Nouvelles d'Alsace (DNL) et L'Est républicain), propriété du Crédit mutuel.

    Deux journalistes de France 2 Montpellier ont également déclaré avoir été "violemment" agressées (hyperbole grossière puisqu'une agression n'est pas douce, par définition), alors qu'elles couvraient un rassemblement au Boulou, près de la frontière franco-espagnole. Elles admettent toutefois que les faits se seraient déroulés "lors d'un mouvement de panique". "Avec ma collègue, on a été prises à partie, pourchassées, frappées par une foule de manifestants qui nous a complètement encerclées", a expliqué l'une d'elle, sans précision du nombre de personnes composant cette "foule"."Vendues", "vous ne faites que trafiquer la réalité", criaient des manifestants en gilets jaunes, hommes et femmes confondus, a-t-elle précisé. Les deux journalistes disent avoir été "sauvées" par un "gilet jaune" (à lui tout seul, face à la "foule") qui s'est interposé et leur a permis de s'enfuir "sous une pluie d'insultes". Les téléspectateurs peuvent imaginer les "insultes" prononcées : elles de celles qu'ils ne peuvent contenir, jour après jour, face aux écrans...


  • Interpellation d'Eric Drouet, figure du mouvement : 
  • intention de décapitation du mouvement ?

    Interpellé samedi, Eric Drouet sera jugé ultérieurement
    drouet
    Il doit être présenté dimanche matin à un magistrat du Parquet de Paris qui "va lui notifier une date de convocation devant le tribunal correctionnel et demander son placement sous contrôle judiciaire d'ici cette audience", explique une source judiciaire. 

    Il sera jugé pour "port d'arme prohibé de catégorie D", après avoir été retrouvé porteur d'une sorte de matraque et pour "participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations". Le procureur de Paris va demander aux juges des libertés et de la détention que son contrôle judiciaire comprenne l'interdiction de détenir une arme et de se présenter à Paris. Macron coupe les têtes du mouvement.

    Soupçonné - sans preuves - d'avoir été l'initiateur de la manifestation de  samedi, ce chauffeur routier de 33 ans a d'abord été placé en garde à vue samedi, sur des soupçons d'organisation illicite d'une manifestation sur la voie publique, de participation à un groupement forcé en vue de violences et de dégradations et de "port d'arme prohibé".

    Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Intérieur, annonçait samedi soir qu'Eric Drouet était en possession d'un bâton lors de son arrestation. Un propos aussitôt démenti par l'avocat du gilet jaune qui assure qu'il s'agit uniquement "d'un bout de bois". Eric Drouet aurait ainsi expliqué aux enquêteurs qu'il tenait ce bout de bois de son père, lui aussi chauffeur routier, et qu'il s'en servait lorsqu'il se sentait en danger. 

    Eric Drouet est l'une des principales voix qui comptent dans la révolte. 
    Créée mi-octobre, sa page Facebook appelant au "blocage national contre la hausse des carburants est suivie par des dizaines de milliers de personnes. C'est lui qui avait appelé les gilets jaunes à manifester à Versailles samedi, un leurre pour balader les forces de l'ordre, car les initiés se sont rassemblés à Montmartre. 
    "M. Drouet a appelé à cette manifestation, il a donné un certain nombre de lieux de rendez-vous sur les réseaux sociaux, et il était présent à ces rendez-vous. Donc c’est un organisateur. Et c’est un délit d’organiser une manifestation non déclarée, il faut le rappeler. [...]", a réagi Laurent Nuñez, au micro de ...BFMTV. "Il a été interpellé de ce chef. Et par ailleurs il se trouve qu’il a été trouvé porteur d’une matraque, et qu’un autre grief a été retenu qui est celui de participation à un groupement violent", a-t-il précisé.

    Le gilet jaune est déjà visé par une enquête préliminaire pour "provocation à la commission d'un crime ou d'un délit" après qu'il a appelé les gilets jaunes à entrer dans l'Elysée, dans un entretien avec ...BFMTV.
    Visiblement, Macron n'a toujours pas trouvé la méthode de l'apaisement
    En même temps, depuis le Tchad, où il réveillonnait avec 1.250 militaires français de l'opération Barkhane, le président Macron a assuré que le pays a besoin de "calme et de concorde".
    "C'est maintenant l'ordre, le calme et la concorde qui doivent régner. Notre pays a besoin de cela, il a besoin de concorde, d'unité, d'un engagement sincère pour des causes collectives fortes. Et il faut apaiser les divisions", a-t-il expliqué.

    Macron a de surcroît violé le principe républicain de séparation des pouvoirs judiciaire et exécutif.

    "Le ministre de l'Intérieur a suivi les choses tout au long de la journée et j'étais en contact avec lui. Il est évident que les réponses, y compris judiciaires, les plus sévères seront apportées", a promis le chef de l'exécutif.

    jeudi 10 août 2017

    Autain (LFI) dénigre l'opération Sentinelle

    Sentinelle n'est "pas l’opération la plus opportune", selon la députée novice d'extrême gauche

    La néo députée 2017 de "La France insoumise" Clémentine Autain n'a pas tardé à polémiquer, dès jeudi.

    Au lendemain de l’attaque terroriste qui a blessé six militaires devant une HLM de casernement à Levallois-Perret, la députée de Seine-Saint-Denis, née à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), a estimé sur franceinfo que "ce n’est pas l’opération la plus opportune, car la plupart des interventions vise à se protéger soi-même". 
    "Le moment est venu de faire un bilan, affirme-t-elle (…). Tout ça n’a pas trop cohérent; il faut répondre plus profondément", a insisté C. Autain, en compétence, puisqu'elle a d'abord été conseillère de Paris (apparentée PCF) chargée de ...la jeunesse. 

    Une nouvelle attaque a visé les forces de l’ordre mercredi lorsqu’une voiture-bélier a blessé six militaires à Levallois-Perret (Hauts-de Seine). Son conducteur, un Algérien, a été arrêté sur l’autoroute A16 dans le Pas-de-Calais.    

    Interrogée sur le projet de loi antiterroriste, destiné à inscrire dans le droit commun certaines mesures du régime de l’état d’urgence, l'ex-collaboratrice de Cécile Silhouette, conseillère de Paris, élue d'Ensemble pour une gauche alternative et écologiste, Clémentine Autain a annoncé sans surprise que son groupe y "sera fortement opposé". 

    "L’efficacité [de l’état d’urgence] n’est pas de mise et, dans le même temps, on veut laminer le fondement de la démocratie"


    Conservatrice d'e
    xtrême gauche, elle considère que l'état d'urgence bouscule "les normes juridiques".

    Selon elle et son groupe, il ne va pas "permettre de lutter contre Daech (le groupe Etat islamique)". 

    Cette sixième attaque contre des soldats de Sentinelle a ainsi relancé le débat sur le dispositif qui mobilise 7.000 militaires en permanence en France depuis les attentats djihadistes de 2015.

    Savoir si, toutefois, la voix de la députée porte au-delà de la Seine-Saint-Denis. 
    PoliceA la suite des attentats de Nice et Saint-Etienne du Rouvray, les Français ne croyaient plus à l'état d'urgence, selon une enquête IFOP. En un mois, la part des Français qui faisaient de l'insécurité leur première préoccupation avait été multipliée par trois. Selon la vague d'août du baromètre YouGov pour Le HuffPost et iTélé, ils étaient alors 29% (contre 10% en juillet) à le mettre tout en haut de leur liste. ils semblaient en attente d'une réponse sécuritaire forte bien que dubitatifs sur l'efficacité des dispositifs.

    Ministre de la Justice il y a encore deux mois, député PS défait par une candidate de La République en marche lors des législatives, Jean-Jacques Urvoas pense le plus grand mal de l’état d’urgence et a voulu le faire savoir, tandis que son successeur, Gérard Collomb, affirmait devant le Sénat que l’état d’urgence est d’une "grande et profonde utilité".
      
    Pour LR, "autant l’état d’urgence correspond à une nécessité dans les temps voisins d’attentats de grande ampleur, autant il faut savoir sortir de ce régime d’exception dont l’intérêt s’amenuise au bout de quelques semaines et qui de surcroît est contraire à l’état de droit qui fonde une démocratie," a déclaré Georges Fenech.

    Des associations, des juristes, des autorités indépendantes et l’Eglise catholique s’inquiètent vivement du projet de loi antiterroriste du gouvernement. Quelques jours avant le discours que le président de la République doit prononcer devant le Congrès, lundi 3 juillet à Versailles, une délégation d’associations et de personnalités du réseau "Etat d’urgence/antiterrorisme" a été reçue, vendredi 30 juin, par Emmanuel Macron. Amnesty international, Human Rights Watch ou l’avocat William Bourdon l’ont alerté sur les risques qu’ils voient dans une sixième prorogation de l’état d’urgence – jusqu’au 1er novembre – et surtout dans l’intégration de certaines de ses dispositions dans le droit commun, prévue dans le projet de loi " renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ".
    Contrairement aux mesures sur la moralisation de la vie publique ou aux ordonnances sur le droit du travail, cette nouvelle loi antiterroriste ne figurait pas dans le programme électoral d'E. Macron.

    Le président Jupiter a choisi entre la sécurité et les libertés.

    Des centaines de manifestants à Paris contre l'instauration d'un «état d'urgence permanent» (IMAGES)Le président Macron a annoncé en mai 2017 son intention de prolonger l'état d'urgence jusqu'au 1er novembre.
    Le 6 juillet, la nouvelle majorité à l'Assemblée nationale a adopté la sixième prolongation de cet état d'exception, comme un seul homme et cette majorité est supposée représenter l'ensemble de la population...
    View image on Twitter
    "Quatre mois de plus à une large majorité", ose écrire Libération,
    mais noter toutefois les fortes abstentions de groupes
    Dès l’adoption du projet de loi par le Conseil des ministres, le 22 juin, le Défenseur des droits des citoyens (on en est à défendre leurs droits...), Jacques Toubon, a dénoncé dans Le Monde la "pilule empoisonnée" qu’il instille dans la cohésion nationale, d'autant que le texte crée "des zones de flou", sans "offrir plus de garanties en termes de respect des droits et des libertés que l’état d’urgence"...

    dimanche 12 juin 2016

    L'extrême gauche offre à Valls d'organiser son pot de départ dans la rue

    L'extrême gauche se rassemble en contre-meeting hostile à Valls et au PS

    Des opposants à la loi travail 
    étaient réunis ce dimanche au théâtre Déjazet à Paris
    .
     
    Parmi ces acteurs du mouvement social, associatifs, politiques et militants, féministes et écologistes rassemblés à l'initiative de la Fondation Copernic, cercle de réflexion antilibéral, Frédéric Lordon, l'inspirateur de 'Nuit Debout', qui cherche un second souffle, avait la vedette. 
    La fondation Copernic prétend n'être liée à aucun parti politique, aucun syndicat, aucune association, mais ne s'adresse qu'à eux, en tant que contestataires de l’ordre néolibéral et refusent que l’action politique soit réduite à l’accompagnement social de ses contre-réformes.Copernic se veut également initiatrice de mobilisations. Ainsi favorise-t-elle  la création de collectifs pour le "non de gauche" au Traité constitutionnel européen (2005), comme elle avait précédemment organisé, avec le Mouvement de la Paix, le rassemblement contre la Guerre en Irak (2002), puis engagé la campagne "Travailler tue !" (2009). Elle a initié ensuite, avec ATTAC, la campagne contre le projet de réforme reculant l’âge de la retraite (2010), avant de lancer, fin 2011, avec le DAL et la Plate-forme Logement des Mouvements sociaux, une grande campagne nationale unitaire "Contre le logement cher : un toit, c’est un droit !".
    Parallèlement, dans le cadre d’une revendication qualifiée "d'égalité des droits", Copernic a lancé la campagne "Homos, hétéros, même loi, mêmes droits".
    Enfin Copernic a participé au lancement du collectif "Pour un Audit citoyen de la Dette publique" et de prendre part au collectif "Pour un pôle public financier au service des droits" (2012). Depuis 2012, Copernic observait un silence qui s'apparentait à de la complicité.
    Copernic organisait un contre-meeting à celui du PS

    Quatre jours après celui organisé par Valls, Cambadélis et le Parti socialiste en défense du projet de loi travail, à huis-clos et sous haute protection, le 8 juin aux Salons de l'Aveyron - à Paris Bercy - dans le XIIe, pour pourfendre la droite sans épargner la gauche hostile au texte, les opposants les plus à gauche au texte de Valls porté par Myriam El Khomri se sont donné
    rendez-vous  en matinée ce dimanche au théâtre Déjazet, dirigé - depuis 40 ans- par Jean Bouquin (ci-contre),  dans le IIIe arrondissement de Paris, celui de la Place des Vosges et du quartier gay, à l’appel de la Fondation Copernic. Objectif de combat: le "retrait" du projet de loi passé en force à l’Assemblée et qui arrive lundi en séance au Sénat.

    Un meeting sans tête d’affiche médiatique de la gauche du PS : pas de Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), ni d’Olivier Besancenot (Nouveau parti anticapitaliste) ni de Pierre Laurent (le patron du PCF, annoncé néanmoins, mais finalement retenu à Rome, "car il n’a pas trouvé d’avion" (du fait de la grève des pilotes!), a précisé sa remplaçante Marie-Pierre Vieu, présidente du groupe Front de gauche en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénée, sous les rires de la salle).
    Les seules figures du jour sont des seconds couteaux,
    Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble !, membre du Front de gauche, le plus à gauche des socialistes Gérard Filoche, et Frédéric Lordon, qui, après des interventions à Nuit Debout, sur la place de la République voisine, s'affiche en tribune commune avec des politiques.

    "52 articles scélérats"
    "C’est la panique là-haut, ils ont peur, attaque Filoche, débit de mitraillette [et donneur de sperme: il est le père biologique de Louise, fille d'un couple d'amies homosexuelles], sans notes. Ce n’est pas un article […] Les 52 articles sont scélérats". L’ancien inspecteur du travail, membre du PS, insiste sur le "dumping social" que créerait, selon lui, la loi travail si elle était mise en œuvre : "Tout va être revu, entreprise par entreprise, à la baisse, souligne-t-il. L’ordre public social […], c’est ça qu’ils sont en train de mettre à bas." 
    Les politiques alternent au micro avec des syndicalistes [CGT, Solidaires et Sud] de différents secteurs (énergie, ferroviaire, chômeurs, la Poste…) qui en appellent à la mobilisation mardi 14 juin à Paris. Le responsable de Sud Rail regrette les dates de mobilisation trop espacées pour réussir à "paralyser ce pays par la grève reconductible".

    La communiste Marie-Pierre Vieu fait huer et siffler le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger. Elle se moque ensuite des "violences" des hooligans à Marseille qu'elle juge plus importantes que celles des manifestants contre la loi El Khomri. "La loi, jusqu’à présent, protégeait le salarié, lance l’élue PCF du Sud-Ouest, ancienne présidente de l'UNEF et enseignante. Aujourd’hui, la loi telle qu’elle est prévue ouvre aux pires régressions." Elle en appelle à "faire tomber le gouvernement" lors du retour de la loi à l’Assemblée début juillet et à construire – rengaine de ce côté-ci de la gauche – une "unité politique".

    "Si les parlementaires PS étaient encore de gauche…"

    Willy Pelletier, le porte-parole de la Fondation Copernic n’hésite pas à qualifier de "gouvernement de droite" celui de François Hollande, avec un "ADN, celui de la trahison, la trahison de tous ceux qui l’ont élu". Le plus inquiétant, selon lui, serait "cette docilité des parlementaires PS, poursuit-il. Ce sont eux qui offensent l’histoire du mouvement ouvrier […]. S’ils étaient encore de gauche, ils devraient tous se révolter. Se mettre en grève avec nous". La salle s’en mêle : "Valls dégage !" envoient quelques personnes parmi la centaine qui s’est déplacée dans le théâtre. "On organise ton pot de départ dans la rue !" conclut Pelletier.

    "J’ai le sentiment qu’on n’a pas encore gagné la guerre, mais on a gagné une première bataille, se félicite Clémentine Autain, ravie que des thèmes de gauche se soient invités dans le débat politique français depuis six mois. Ils ont les nerfs, poursuit-elle, même le premier ministre a le temps de s’occuper de moi en disant que je suis une islamo-gauchiste." Ancien ministre de l'Intérieur, il doit disposer d'informations.... Autain déplace cette "bataille politique" à "l’échelle européenne" et demande elle aussi que ces forces de gauche anti-gouvernement, "sociales et politiques", se "fédèrent". "Ils n’ont pas de majorité sociale, ils n’ont pas de majorité politique et ils utilisent des méthodes de violence politique pour tuer ce mouvement", accuse Autain, une ex-chargée de mission auprès du groupe d'études sur les discriminations fondé par Martine Aubry. 

    "Il s’agit d’un non pour toute l’œuvre du gouvernement depuis qu’il est au pouvoir", enchaîne Aurélie Trouvé, d’Attac, avant que Danielle Simonnet, du Parti de gauche, reprenne la plaisanterie du jour :"Ça va mieux quand même", dit-elle en référence au gimmick de François Hollande et de ses proches.

    Le "vent de révolte" appelé des voeux de Ségolène Royal

    Quand elle prononce le nom de Jean-Luc Mélenchon, quelques personnes au fond de la salle grondent. Elle se fait en revanche applaudir quand elle décline les raisons de "se battre […] contre l’inversion de la hiérarchie des normes". Ce projet de loi, "c’est une exigence de Bruxelles", continue Simonnet, un 'deal' [un 'marché', en français] avec les institutions européennes, selon elle. "Contre la loi Hollande-Medef-Bruxelles, il faut une insoumission générale […] Il faut fédérer un peuple d’insoumis". Au milieu de la salle, une femme lâche un "Oh…" de dégoût à cet appel à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Un autre s’amuse : "Insoumis à Jean-Luc, oui !"

    C’est Lordon qui manigance tout et termine ce meeting sur le thème de "l’oligarchie". "Hollande, Valls et Macron sont les esclaves qui s’ignorent d’une pensée morte", le "stalinisme-libéral", dit-il. 
    La nouvelle coqueluche des militants de la gauche extrême, dénonce la "clique éditorialiste", un "capital" qui "prend en otage" l’Europe et "ces sociaux-démocrates qui n’ont plus rien ni de sociaux, ni de démocrates". 

    "La violence, c’est la leur", poursuit Lordon dont le discours du jour est celui qui l’emporte ce dimanche à l’applaudimètre. "Ce pouvoir à peur, affirme-t-il. A force de serrer des écrous, il va finir par les fissurer et les casser pour de bon." "Ils ne s’arrêteront nulle part, sauf si nous les arrêtons", termine-t-il, avant que la salle ne se sépare sur un "tous ensemble ! Tous ensemble ! Grève générale !"