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vendredi 3 août 2018

Cinq semaines de vacances d'été pour les députés

Les députés de la société civile découvrent les vacances prolongées

Les godillots et les autres quittent le Palais Bourbon ce mercredi pour plus d’un mois de vacances,

La "politique nouvelle" promise par Macron
à l'issue d'une session très active pour les oppositions
scandalisés par le régime de faveurs accordées par l'Elysée à Benalla, couronnant 
une session parlementaire menée à la hussarde, laissant certains députés éreintés par les sollicitations permanentes de l'exécutif à défendre l'indéfendable.

Ce mercredi marquait le dernier jour d'astreinte parlementaire. Marine Le Pen (RN) a ses habitudes dans le Sud. Olivier Faure (PS) préfère la douceur bretonne. Eric Coquerel (FI), lui, se sait pas encore où il passera ses vacances. 

"Les vacances vont faire du bien à tout le monde", assume Aurore Bergé (LREM), épuisée par ses grands écarts. "Il faut qu’on passe à autre chose. Peut-être que chacun va pouvoir retrouver ses esprits," espère-t-elle. Cette année, la porte-parole des marcheurs ne prendra pas ses vacances ni avec son ex-compagnon socialiste, ni avec son ex-camarade Républicain Claude Goasguen (LR), mais ils seront dans le Sud de l’Italie, loin de leurs circonscriptions  des Yvelines. A deux grosses heures de Paris.

«Apéritif», «bouteille de rosé» et «barbecue» au coucher du soleil : 

Dans la salle des Quatre Colonnes, Philippe Gosselin (LR) s’y voit déjà : il a beaucoup donné en effet, notamment comme membre de la commission des Lois de l’Assemblée nationale qui s'est dotée des prérogatives d’une commission d’enquête dans l'affaire Benalla-Macron. "Je vous le dis franchement, après une année intense et des dernières semaines un peu compliquées, il y un temps où on a besoin de se retrouver." Une bouffée d'air frais... Pendant ses vacances, le député compte bien dévorer "des livres policiers, des trucs qui vous nettoient un peu le cerveau". 

Ugo Bernalicis (FI) lui, mettra de la distance avec sa circonscription du Nord, s’offrant un "petit tour de France pour voir la famille". 

Sonia Krimi, la rebelle de LREM qui avait pris le parti des étrangers contre G. Collomb (concernant l'équilibre politique de son projet de loi sur le droit d'asile et l'immigration maîtrisée) et contre E. Macron (lui rappelant son discours d'Orléans demandant "plus d'humanité et de dignité" sur l'accueil des étrangers) - , ne rendra pas visite à sa famille tunisienne et évitera le contact avec ses électeurs de la Manche : la bi-nationale s’apprête à partir pour le village bobo de Saint-Paul-de-Vence et pour Nice. Quelques semaines d’accalmie, pour se "reposer, bronzer et écrire".

Ils ont voté jusqu'à trois lois par jour... 
Depuis la mi-avril, les parlementaires ont enchaîné les textes et les débats à un rythme effréné, imposé par l’exécutif. En juin, ils avaient dû demander de mettre les pouces, tirant la sonnette d’alarme pour obtenir une pause législative de deux jours. Pour les 351 députés stakhanovistes de LREM, cette année à l’Assemblée nationale a donc été éprouvante. Loi asile et immigration, logement, agriculture, réforme professionnelle : ont-il privilégié la qualité sur la quantité? Rien n'est moins sûr...

Ouverte le 2 juillet, pour 29 jours, la dernière session extraordinaire a fait plus de bruit que de besogne
 
Transformation express de la commission des lois en commission d’enquête du fait de l’affaire Benalla-Macron pour, au final, un dialogue de sourds. Double motion de censure des Républicains et des partis de gauche : les révélations du journal socialiste Le Monde sur l’ex-favori d’Emmanuel Macron ont bousculé le calendrier et provoqué une onde de choc dans les rangs de la majorité de ravis. Ils étaient "abasourdis, tétanisés, assommés". "On a vu des marcheurs qui étaient muets", se rappelle Valérie Boyer (LR). A la veille de son départ en vacances, "chez [elle], à Marseille", auprès de ses électeurs, la députée reste interloquée par ce scandale autour de Macron : "Pourquoi une crise de régime pour Alexandre Benalla ? Pourquoi ?"

Les ondes de choc se feront encore sentir à la rentrée.  
Richard Ferrand, le patron des députés LREM, a renvoyé l’examen du projet de réforme constitutionnelle de la rentrée à une date encore plus lointaine, "dans des conditions plus sereines", a-t-il raconté ce mercredi.

La majorité veut projeter une image de sérénité
L’alliance objective des oppositions, scellée par l’affaire Benalla, résistera-t-elle au creux de l’actualité estivale? La presse semble avoir appliqué la consigne élyséenne de dissiper l'affaire dans le n'importe quoi de l'info au quotidien. C'est ainsi actuellement la rixe entre bandes de rappeurs qui se sont tapé dessus dans le hall d'enregistrement de l'aéroport d'Orly, tout en occultant, en revanche, la découvertes de plusieurs armes au siège de LREM, le  parti du président...
  
"Il y a un avant et un après", assure pourtant Philippe Gosselin (LR). "A la rentrée, je ne suis pas sûr que l’engouement pour l’affaire Benalla soit à ce point sur toutes les tables et dans toutes les têtes", s'inquiète l’élu, qui sait que les oppositions vont devoir se rassembler à nouveau contre la réforme constitutionnelle. 

Le député de Seine-Maritime, Hubert Wulfranc (PCF),se refuse à voir dans la motion de censure commune "l’union des gauches". Cet été, il va retrouver son fief de Saint-Etienne-du-Rouvray, deux ans après l'assassinat islamiste du Père prêtre Jacques Hamel, et "reprendre, même s’[il ne l’a] jamais perdu, le pouls de la population stéphanaise". "Chez nous, ça [l’affaire Benalla] ne passe pas", affirme-t-il.

Face au scandale de la "police parallèle" de l'Elysée, la majorité présidentielle s'est épuisée à faire croire à sa sérénité dans l'adversité. 
Résultat de recherche d'images pour "houlié LREM"
Sacha, 30 ans, n'en peut plus !
Sacha Houlié (LREM) assure partir en vacances l’esprit tranquille : "L’opposition a essayé de nous fragiliser, de nous mettre en difficulté, mais on a tenu en bloc", prétend-il, typique de sa formation. "Vous avez face à vous dorénavant une majorité qui a vécu une épreuve," veut-il croire. 
Sur le réseau Telegram, la députée parisienne Laetitia Avia avait invité ses collègues marcheurs à "rester sobres" au moment du vote de la double motion de censure. Certains, qui ont fait claquer leurs pupitres pendant le discours de Christian Jacob, LR, ne l’ont manifestement pas entendue.
Les propos de la majorité tiendront-ils mieux la route après des vacances à 80 km/h.



mardi 2 août 2016

Le financement étranger des mosquées mis en question par Bayrou, en écho à Valls

Financement extérieur des mosquées: "Cette question est urgente", selon Bayrou en écho au PS 

Le patron du MoDem réagit à l'
interdiction "temporaire du financement de l'étranger pour la construction des mosquées," envisagée par  Valls.

Tulle, fief de Hollande,
15.000 habitants en Corrèze:
pour moins de 100 pratiquants, un canular?
Ce lundi matin, trois jours après, François Bayrou lui a partiellement donné raison. "Le gouvernement a raison de poser cette question" car, affirme-t-il sans fournir de raisons, il n'est "pas possible d'avoir une religion qui soit financée de l'extérieur par des autorités politiques extérieures aux autorités françaises". "On ne peut pas avoir une religion financée par l'extérieur", insiste le patron du MoDem qui s'est fait inviter sur France Info. 

"Une contribution sur la certification halal" peut être "une réponse" au financement

A la tête d'un seul député MoDem symbolique, Bayrou voit "une autre question à poser"
"Quel financement pour remplacer ces financements extérieurs et pour qu'on trouve un meilleur équilibre ?" Jean Lassalle, député MoDem des Pyrénées-Atlantiques depuis 2002, n'y répondra pas: ce vice-président du Mouvement démocrate est actuellement en congé du parti centriste. 
"On a une fondation [Fondation des œuvres pour l’islam de France, FOIF, créée en 2005] qui ne marche pas depuis 10 ans, fait remarquer François Bayrou, (...) dont il faut revoir la légitimité des représentants et dont il faut revoir les sources de financement".
Destinée à assurer le financement de l’islam, et notamment "la construction et la gestion des lieux de culte", cette fondation est présentée aujourd’hui par Manuel Valls et des personnalités musulmanes françaises comme une solution pour réformer l’islam de France.
Qu’est-ce que c’est ?
A l’origine, la FOIF avait été créée, il y a plus de 10 ans, pour permettre d’assainir le financement de l’islam de France. Alors que les différentes institutions existantes, notamment l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF) et la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris (FNGMP) ont leurs propres réseaux de financements, la FOIF devait permettre de centraliser l’argent. "Il appartient à l’État républicain de faire en sorte que les financements que les uns et les autres peuvent obtenir, de l’Algérie, de l’Arabie Saoudite, du Maroc, de tel ou tel autre pays du Golfe, puissent transiter par le canal de la Fondation pour les œuvres de l’islam de France, de façon que l’argent collecté soit mis en commun", estimait la secrétaire d’Etat Nora Berra en 2010, répondant à une question orale de Jean-Pierre Chevènement au Sénat. Cette fondation devait déjà être alimentée par des dons des entreprises, notamment, et avait été dotée d’un million d’euros.
Or, Manuel Valls dénonce la FOIF comme "un échec total". 
C’est la constitution du Conseil d’administration qui a posé problème : "Les dysfonctionnements de la Fondation tiennent d’abord à la composition de son conseil d’administration, liée aux équilibres, par nature difficiles à trouver, au sein du Conseil français du culte musulman [CFCM, association loi de 1901 sous l'égide du ministère de l'Intérieur et qui a vocation à représenter les musulmans de France]", expliquait Jean-Pierre Chevènement. Ces rivalités de pouvoir -singulièrement entre Maroc (Rassemblement des musulmans de France) et Algérie (la Grande mosquée de Paris) - ont permis au CFCM (dominé par le Maroc, comme on peut le constater jusqu'au gouvernement avec trois femmes: Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Khomri et Audrey Azoulay) de rester le principal interlocuteur du gouvernement.
Il faut "reconstruire une capacité de financement française" de l’islam,
Membres du CFCM autour de B. Cazeneuve
 estimé Manuel Valls dans un entretien avec Le Monde ce vendredi. "Il y a urgence à aider l’islam de France à se débarrasser de ceux qui le minent de l’intérieur. Pour cela, il nous appartient de bâtir un véritable pacte avec l’islam de France, donnant à la Fondation une place centrale", a affirmé le premier ministre.

L’appel de plusieurs personnalités musulmanes va dans le même sens : "Une Fondation pour l’islam de France avait été créée il y a plus de dix ans. Elle n’a jamais fonctionné. Il est temps de la réactiver maintenant, de lui donner la capacité de collecter des ressources. Les Français de confession musulmane sont prêts à la relancer, à l’animer, à contribuer à son financement." (ce dimanche dans le JDD)
Depuis l'attentat islamiste meurtrier dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, des chefs d'entreprise, artistes, journalistes, élus, chercheurs ou encore médecins ont réagi. Tous ont en commun qu'ils sont musulmans et s'inquiètent des conséquences du terrorisme sur leur communauté. "Nous étions silencieux parce que nous avions appris qu'en France, la religion est une affaire privée. Nous devons parler maintenant parce que l'islam est devenue une affaire publique et que la situation actuelle est intolérable", écrivent-ils dans un appel publié dans les colonnes du JDD.
L’objectif est de "changer de générations, avec un projet d’organisation clair", estiment les signataires de l’appel. Pour Manuel Valls, il s’agit surtout de lutter contre l’islamisme radical en assainissant les sources de financement des mosquées de France. Depuis novembre 2015, après les attentats de Paris et Saint-Denis, une mission gouvernementale est chargée de préfigurer la renaissance de la FOIF. Ses missions pourraient être étendues au financement de la formation des imams ou à la "promotion de l’islam" sous l’angle "cultuel et culturel". Pour le moment, malgré novembre 2015 notamment et l'expression de leur solidarité par les musulmans, la FOIF est encore au point mort.

Le centriste avoue également ne pas savoir ce que veut dire "l'expression islam de France"

Bayrou souligne que l'islam "n'est pas une religion organisée". Et d'ajouter: je ne sais pas "ce que sont les musulmans de France".
Bayrou peut trouver la réponse auprès de son ami Jean-Christophe Lagarde qui est l'un de ses soutiens et maire de Drancy: l'auteur du livre ci-contre est dû au président de l'association culturelle des musulmans de Drancy, ville où il est imam.

Suite à la menace durable de terrorisme islamiste, Bayrou confirme également sa décision d'armer la police municipale de sa ville. 

"Personne ne peut dire qu’une décision, qu'un dispositif puisse à lui seul empêcher les horreurs que nous avons rencontrées", explique d'abord le maire de PauL'ex-candidat  à la présidence de la République conteste-t-il l'Etat de droit derrière lequel se retranchent Hollande et Valls ? Il leur a toutefois fallu déguiser l'état d'exception en "état d'urgence" pour pouvoir assurer qu'ils le  respectent malgré plusieurs prolongations successives. 

Interrogé sur sa décision d’armer la police municipale de sa ville face à la menace terroriste, alors qu’il y était jusqu’à présent réticent, F. Bayrou a  ensuite expliqué que "lorsque la menace évolue, il faut que la réponse évolue (...) Nous sommes dans des circonstances qui vont durer longtemps dans lesquelles personne n'est à l'abri, y compris des villes comme les nôtres".
"Et que ceux qui ont la charge de défendre des citoyens soient armés pour faire face à la menace", a-t-il soutenu. Alors, la "garde biterroise" de Ménard est-elle en train d'accoucher d"une "garde paloise" ?

"Il faut prendre le taureau par les cornes", estime le socialiste Julien Dray. 

18 février 2014
"La religion musulmane est nouvelle pour la société française,estime à son tour le conseiller régional d'Ile-de-France, invité de France Inter. Aujourd'hui, il y a en gros [aveu d'un flou, à deux millions près...] entre six et huit millions de pratiquants. Il faut donc être capable de l'intégrer dans la modernité de ce qu'est la République française". Capacité d'intégration ou volonté de la gauche ?

Comme Manuel Valls, ce proche de François Hollande juge qu'il est urgent de s'occuper du problème "des financements des lieux de culte et de la formation des imams à l'étranger". "La question de la radicalisation des mosquées se pose... évidemment il ne s'agit pas de l'ensemble des mosquées de France, loin de là (... ), nuance-t-il avec cette précaution de langage socialiste trahissant le renoncement de l'exécutif,  mais c'est un problème quand des puissances étrangères financent", maintient également Julien Dray, maniant péniblement les éléments de langage officiels. 

Il fait encore écho à Matignon en insistant désormais pour "que la fondation de France ait les moyens nécessaires pour financer les lieux de culte". Du Valls copié-collé... 

Le porte-voix de l'exécutif relaie également -tout aussi spontanément- l'idée que des contributions sur les rites religieux, comme le commerce communautaire de la nourriture halal, peuvent être un "financement alternatif". 

Par ailleurs, Julien Dray évoque le problème des réseaux sociaux et parle notamment de Facebook qui "ne donne pas accès à sa messagerie privée dans laquelle il y a des contacts"

Une reprise du discours de Nadine Morano, depuis plusieurs mois

Bastille: statue de la République occupée 
"Nous avons un gros problème avec l'organisation de l'islam en France", regrette l'ancienne ministre, sous les attaques de la gauche, révolutionnaire ou modérée. 

Morano avait rappelé les "racines chrétiennes" de la France aux musulmans et à leurs soutiens en recherche d'un électorat, voire d'une force subversive et révolutionnaire. L'élue prenait position en écho à l'interdiction des crèches de Noël qui n’auraient pas leur place dans l'espace public, à la différence du voile islamique, ni les galettes des rois évoquant l'Epiphanie, faisant suite à la suppression du poisson le vendredi dans les cantines scolaires, au nom sacro-saint de la laïcité répressive, mais aussi à l'introduction du menu alternatif au porc pour tous. En revanche, le halal pour tous est revendiqué comme laïc. La décision revient aux gestionnaires des cantines et les collectivités territoriales qui se flattent de ménager la neutralité républicaine de l’école et la liberté confessionnelle.
Ces grands principes inspirés d'une idéologie binaire anti-nationale, anti-coloniale (et anti-libérale) propagée par les admirateurs de Staline, de Mao, du Che ou de Chavez font le lit de l'islam contre notre devenir naturel, notre culture et notre Histoire. 
Ces interdits ont, pour les internationalistes, un double objectif: imposer des us et coutumes venus d'ailleurs et contribuer à l'éradication de la chrétienté de France. 
De recul en recul, la culture chrétienne cédait aux coups de butoirs de la gauche instrumentalisée par l'islam, même modéré.

"La situation va s'aggraver si nous ne réglons pas le problème des dérives de l'islam en France," a prévenu l'eurodéputée les Républicains sur l'antenne de RMC. 

Elle dénonce l'attitude de Manuel Valls, un premier ministre  qui "en quinze jours dit tout et son contraire sur le financement étranger des mosquées". 
La candidate à la primaire de la droite demande de "fermer et démolir les moquées salafistes", dénonçant le danger que fait courir à la France "l'immigration arabo-musulmane" et le risque "que la France devienne musulmane"

"La laïcité et la loi sur la laïcité n'ont pas été faites pour gommer notre culture et nos racines chrétiennes, martèle-t-elle (…) La France est un pays aux racines chrétiennes", a ainsi dû rappeler Nadine Morano sur France 3, en novembre dernier, après que le sang ait été versé dans Paris. "Quand proposerons-nous la suppression de la fête de la Sainte-Geneviève pour les gendarmes ou la Sainte-Barbe pour les pompiers? La France doit rester la France", poursuivit-elle en se positionnant en héraut d'une lutte personnelle qui, pour sa clairvoyance à contre-courant de l'idéologie dominante, lui rallie désormais un plus grand nombre de citoyens vigilants.

VOIR et ENTENDRE
Nadine Morano sur France 3 en novembre 2015:
Il est plus que jamais souhaitable que les Constitutions européenne et nationale fassent référence à nos racines chrétiennes.

Nadine Morano insiste également pour
que "les responsables musulmans disent haut et fort qu'ils sont contre le port du voile intégrale"
.

Bayrou ne fait rien d'autre que participer à l'unanimisme du parti au pouvoir.

samedi 30 juillet 2016

Eglises: dimanche, journée "portes ouvertes" aux femmes voilées et aux djellabas

Musulmans appelés à participer aux messes pour le prêtre assassiné par des islamistes de France

La communauté musulmane en France ne fait pas son ménage

Mais elle travaille son image en s'invitant dimanche aux messes qui auront lieu dans tout le pays. Seulement cinq jours après l'assassinat d'un prêtre octogénaire en prière égorgé au pied de l'autel par deux djihadistes français dans son église, mardi matin sur la commune communiste de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, en Seine-Maritime.

L'enquête se poursuit avec les gardes à vue de deux personnes, le cousin de l'un des deux tueurs et un réfugié syrien, tandis que celle d'un mineur de 16 ans a été levée. Les enquêteurs s'attachent à percer le milieu dans lequel évoluaient les deux djihadistes français, Abdel Malik Petitjean (Abdel Malik, comme le chanteur salafiste) et Adel Kermiche, âgés de 19 ans.
Bien que connus, chacun de son côté, et c'est le moins que puisse révéler la presse puisque l'un d'entre eux portait un bracelet électronique, leur passage à l'acte imminent n'avait pas été détecté par les services de renseignement. Selon La Voix du Nord et Le Parisien de dimanche, les deux jeunes se sont rencontrés via le système de messagerie chiffrée Telegram, utilisé par Adel Kermiche et sur laquelle il aurait décrit par avance le mode opératoire de l'attentat, mentionnant "un couteau" et "une église".

Sommes-nous tous des êtres humains ?


Samedi, des veillées inter-religieuses ont été encouragées par le pouvoir politique et relayées par sa presse subventionnée. Elles s'étaient tenues dans un climat de traumatisme de la population compassionnelle et dans le but d'apaiser les tensions inter-communautaires.
Le père Auguste Moanda à la mosquée voisine
Dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, face au portrait du prêtre martyr (sans bracelet électronique, à la différence de son assassin islamiste) couronné de bouquets de fleurs, fidèles catholiques et musulmans ont écouté avec attention les paroles d'apaisement du père Auguste Moanda, curé africain de la paroisse qui a offert le terrain en 2000 pour la construction de la mosquée mitoyenne et qui a affirmé, en dépit des faits tragiques, que "la fraternité existe entre les deux religions". Il s'est d'ailleurs rendu dans cette mosquée de Saint-Étienne-du-Rouvray pour tenter de convaincre que "vous partagez notre douleur; cette douleur est aussi la vôtre," lors de la prière du vendredi à la mosquée, trois jours après l’assassinat du père Jacques Hamel. "La fraternité doit continuer entre nous, frères musulmans; elle existe déjà", a insisté le prêtre survivant, qui était peut-être visé par les tueurs.

En réponse à cette démonstration fortement médiatisée, l'imam de cette mosquée et président du Conseil régional du culte musulman de Haute-Normandie évoque les "18 mois qu'on s'attaque à des civils. Maintenant ils visent des symboles religieux et prennent pour prétexte notre religion. Ce n'est plus possible"-, Abdelsalam, un retraité, a affiché des bons sentiments, assurant qu'il ne "comprend pas qu'on puisse s'attaquer à des frères". "On est tous touchés quand on s'attaque à la maison de dieu. Même si ce n'est pas la même religion, on est tous pareils". Et ça fait peur.

A Bordeaux, 400 personnes de toutes confessions ont participé à "un temps de recueillement et de prière" à l'église Notre-Dame. "C'est un moment important où toutes les religions doivent se réunir pour affronter cette aberration qui a touché hier les Juifs, touche aujourd'hui les Catholiques et touchera peut-être demain les Musulmans, d'un terrorisme aveugle, nihiliste et destructeur, dont le but est de semer la division", a déclaré à la presse l'imam de la mosquée de Bordeaux, Tareq Oubrou.

Manuel Valls 
entretient la fracture inter-communautaire

Si "l'islam a trouvé [ou pris] sa place dans la République", il y a "urgence" à "bâtir un véritable pacte" avec la deuxième religion de France, a toutefois estimé le premier ministre dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche. 

Selon Valls, malgré "l'échec" de la Fondation pour l'islam de France créée il y a plus de dix ans "pour réunir en toute transparence les fonds nécessaires" à son développement, il faudrait "revoir certaines règles pour tarir les financements extérieurs et accroître en compensation les possibilités de levées de fonds" dans le pays.

Dans un précédent entretien au Monde, l'ancien maire d'Evry souhaitait notamment "que les imams soient formés en France et pas ailleurs".

Dans un autre tribune au JDD, une quarantaine de personnalités musulmanes de France se disent "concernées par l'impuissance de l'organisation actuelle de l'islam de France, qui n'a aucune prise sur les événements". 
Absence d'organisation hiérarchique des Sunnites
Les Sunnites constituent le courant musulman majoritaire de l'islam, à 85 %. Géographiquement, ils sont répandus en Afrique du Nord, en Libye et en Égypte, en Arabie saoudite, en Syrie et en Irak, au Pakistan, en Indonésie, en Afrique noire.
Les Chiites, courant minoritaire (30% des musulmans du monde) sont implantés en Iran (religion d'État : 90-95 %), Azerbaïdjan : 65-75 %, voire 85 % selon le gouvernement, Irak : 65-70 %, Bahreïn : 65-75 %. Ils sont majoritaires au Liban.
Or, l'islam n'a ni pape, ni synode, ni concile. Mais a l'inverse des sunnites, les Chiites n'ont pas des imams autoproclamés: ils exigent en effet que leur communauté soit dirigée uniquement par un descendant de la famille de Mahomet. La conception de l’imamat des chiites est foncièrement opposée à celle du califat admise par la majorité des musulmans. L’imam incarne à la fois le pouvoir temporel et spirituel inauguré par Ali, neveu du prophète Mahomet. L’imam des Chiites est la preuve de Dieu sur terre, le gardien du sens caché de la révélation, un guide pour la communauté et un interlocuteur reconnu pour les pouvoirs politiques.


Attentat islamiste contre un prêtre: l'odieux "jeu de mots" (?) d'une élue d'extrême gauche, alliée du PS de Brest

La tuerie de Saint-Etienne-du-Rouvray suscite compassion sincère et "humour douteux"

La fraternité n'est pas une réalité de l'ultra-gauche

"Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de choeur au Paradis?"
C'est par ce tweet insultant un mort,
publié dans les deux heures de l'égorgement d'un chrétien, qui plus est prêtre de 86 ans,  le père Jacques Hamel, lâchement assassiné par deux vaillants islamistes français, dans la commune communiste de Saint-Etienne-du-Rouvray, le 26 juillet, la dépouille de l'octogénaire n'étant pas encore froide, qu'une élue haineuse, d'extrême gauche ravie, Julie Le Goïc s'est à nouveau signalée dans toute son horreur satisfaite. 

Altermondialiste déséquilibrée, 
mais élue à Brest, alliée du PS
Cette conseillère municipale de Solidarité-Partage - qui s'est trouvée des électeurs à Brest (PS) - s'est depuis mise sous le coup d'insultes, de menaces et d'appels à la démission par des citoyens vigilants.
Solidarité-Partage, respectable "union" (les mots de mentent évidemment pas) se définit comme "humanitaire, d'entraide, et sociale."
Elle a même tout un programme édifiant:
"Vivre pleinement sa vie, sa relation à autrui et à la nature (bien-être plus qu’avoir). Considérer le niveau local et le niveau global, les domaines économiques, politiques et sociaux. Promouvoir la solidarité plutôt que la compétition, une démocratie en politique et en économie, le respect de la nature, la redistribution des richesses, la création de liens aux différents niveaux…" Vous voyez le genre! Mieux qu'eux, tu meurs...
Une chaîne radio d'information en continue se comporte en twitto irresponsable.  
"Certes, Julie Le Goïc n’a démontré ni son sens du timing ni la qualité [sic] de son humour le 26 juillet", commente BFMTV, pourtant prompte à la fois à réclamer des vidéos d'amateurs pour faire leur boulot  à leur place et à condamner les informations non filtrées par l'AFP et donc dans leur jus sur les réseaux sociaux... Deux heures à peine après le meurtre de l'homme de Dieu en prière dans son église de Seine-Maritime, elle tweetait, calmement, consciemment, sans sourciller:
Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de choeur au Paradis ?— Julie Le Goïc (@JulieLeGoic) 26 juillet 2016
Un tweet de 'déséquilibrée', pourrait-on dire, si cet élément de langage n'était galvaudé par la presse à chaque interpellation d'un gentil terroriste.

Vous avez dit "déséquilibré"? Ouh, ouh, l'injure !

Pourtant, les signes ne manquent pas à la mairie de Brest. En janvier 2013, le maire socialiste, François Cuillandre, a fait retirer des cantines brestoises des couronnes à découper pour la galette des rois... Motif: elles portaient le mot 'Epiphanie', contraire à la loi sur la laïcité dans les écoles. 

Or, partisane, BFMTV continue sur sa lancée. 
"Mais le torrent d’insultes suscité s'est avéré bien plus consternant." Torrent consternant et La chaîne appelle un confrère à la rescousse. "Comme le note Le Télégramme [radical-socialiste -plus à gauche que Ouest France- à sa création par Hubert Coudurier qui a déconseillé de voter pour Ségolène Royal (PS) lors de la présidentielle de 2007 et qui inclut les informations de la Loire-Atlantique, dont l'actualité de Notre-Dame-des-Landes, vue du côté squatteurs], les injures numériques qui ont suivi la publication douteuse de Julie Le Goïc proviennent en général de l’extrême-droite ou d’identitaires bretons [supputation qui demande à être vérifiée].  Et le terme d’ "injures" est sans doute un peu léger pour certains de ces commentaires -estiment les journalistes indépendants- qui lui promettent le viol ou la mort, s'indigne cette presse sélective des sujets de stigmatisation, contre les twittos de base mais en soutien à l'élue altermondialiste. Toujours du côté du manche !
Mais la conseillère municipale n'est pas la démocrate-modèle qu'elle dit
Le Goïc a fait bloquer l'accès à son compte Twitter: sans doute la manière gauchiste d'assumer ses propos "laïcs" mais pro-musulmans... Ils ont des leçons à donner en termes de "liberté d'expression".


La "déséquilibrée" s'est rendue insupportable du sein du conseil municipal PS

Les responsables politiques locaux ont tous désavoué cette agression de la mémoire d'un prêtre, effectivement mort en martyrl’ancienne militante d’Europe Ecologie-Les Verts, proche de Cécile Duflot, aujourd’hui élue d’opposition au sein du conseil municipal, n’a pas trouvé de soutien dans la majorité.

Le maire socialiste de Brest, François Cuillandre, a  jugé ses propos "inacceptables, imbéciles et indécents"
Mais s'il partage les voix, il n'est pas pour autant solidaire de Solidarité-Partage. Il rappelle que Julie Le Goïc ne fait plus partie de sa majorité. C'est à Marc Coatanéa, un cadre local du PS, que le maire a demandé des excuses "sans délai". D’ailleurs, Julie Le Goïc a reconnu depuis que son tweet n’est pas du meilleur goût et a regretté d’avoir fait, "sur les réseaux sociaux", en tout cas, "cette blague",  tout en l’assumant. Au final, ni excuse, ni regret.

L'extrême gauche détourne le regard, mais le FN veut sa démission 

Dans Le Lab d’Europe 1, Gilles Pennelle, président du groupe FN de Bretagne, réclame désormais la démission de Julie Le Goïc:
"C’est un véritable scandale faire ça après cet attentat horrible. Ça dépasse l’entendement. Elle ne peut pas rester élue en tenant de tels propos." D’après les mots de Gilles Pennelle, il s’agissait aussi pour lui de s’en prendre à "une famille politique, la gauche au sens large, qui ne se prive jamais d'épingler un tweet polémique. Donc retour à l’envoyeur."
Loin de faire profil bas, la subversive Julie Le Goïc a décidé d’enfoncer le clou en retweetant ce "jeu de mots" (BFMTV).

La chaîne en continu
qui s'est rendu célèbre en fournissant des renseignements en direct aux terroristes de l'Hyper-Casher ne reproduit pas le tweet du FN mais choisit celui d'un ultra-gauche


"Pas sûr que son fil twitter retrouve la paix de sitôt," déplore BFMTV, sous la 'plume' du courageux "R.V". Un journaliste anonymé qui "se cache derrière son clavier" ?

Elue de la République, Julie Le Goïc a gagné le respect de la gauche extrême, subversive et insurrectionnelle. Et républicaine...


Et n'allez surtout pas réclamer la démission de Julie Le Goïc: ce serait du fascisme et la meute des trolls et autres twittos vous tombera dessus.
D'ailleurs, Cuillandre n'exige rien. Quant au Parquet, le procureur est absent et Christiane Taubira soutiendra sa défaillance.