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mardi 20 décembre 2016

La fachosphère, le FN et... L'Obs stigmatisent François "Farid" Fillon

Les attaques au faciès de la presse qui choisit l'immigré contre l'Européen et le Musulman contre le Chrétien

Après avoir visé Alain "Ali" Juppé, une partie de cette mouvance radicale sur internet a décidé de s'en prendre à François "Farid" Fillon. 

Une opération menée par une mouvance frontiste, récupérée par L'Obs. 
Une récidive aussi car cette zone de l'enfer totalitaire aux frontières mouvantes au gré des oukazes de Libération, du Monde, des Inrocks, du PS, de l’Elysée, de SOS Racisme, du MRAP et de la LDH, est également peuplée d'individus que cette presse de l'anathème a déjà cloués au pilori comme Eric Zemmour, Nicolas Sarkozy, Michel Houellebecq, le philosophe Marcel Gauchet, Alain Finkielkraut, Elisabeth Lévy, l'essayiste Malika Sorel, Michèle Tribalat (INED)… Des mis à l'Index de la république laïque et exemplaire, et pourtant juste un peu sectaire...

Depuis son élection en 2012, François Hollande n'a cessé d'orchestrer le requiem des réprouvés condamnés à hanter la fachosphère: sa façon de l'entretenir en l'alimentant. Les réquisitoires contre l'amalgame, les évocations cycliques des heures les plus sombres de notre Histoire, l’immigration comme chance des Français après vingt et un siècles de rayonnement culturel et spirituel et comme apport généreux et bénéfique à la richesse nationale du pays, l’islam de France, tellement respectueux et aimant. Nous lui devons tout ça, qui nous aide enfin à nous reconstruire, tout colonialistes, xénophobes et racistes que nous soyons. C’était caricatural, accablant et consternant, mais nous - beaufs parfaits et exploiteurs satisfaits - avions un tel besoin d'autoflagellation pour expier (par l'impôt social) et nous regarder en face (au miroir de la "normalitude" populiste et castratrice de Flanby). 

Hollande parlait d'auto-critique et de réformisme avec une telle conviction (allant jusqu'à adresser à Poutine un "ultimatum humanitaire": ça ne devrait pas s'inventer, mais il l'a fait!) que tant de déontologie 
universelle a pu convaincre certains de leur petitesse. Et puis un jour, Valls a fait tant et si bien pour aligner le président de la République sur la masse - nivellement bien socialiste par le bas - le convainquant de ses insuffisances et de ses bassesses, si bien que le Dupont-Lajoie de l'Elysée a été pris de doutes sur sa bien-pensance et sa gouvernance. 

Alors, dans un livre de confidences bien placées, entre les mains de deux Judas de la presse, en fin psychologue politique, le stratège reconnu et encensé de l'Elysée s'est fait sonder les reins et le coeur, rejetant avec force ce qu’il avait adoré avec détermination et suintant des niaiseries sympathiques destinées à émouvoir les paroissiennes de gauche: terrorisme, état d'urgence, guerre et humanisme, cohabitant harmonieusement, comme banque, pacte de compétitivité, niveau de TVA, point de croissance et chômage. 

Qu'on entende Hollande ou qu'on le lise, on se pince. 
"Si les gens basculent, ce n’est pas parce qu’ils ont perdu 3 % de pouvoir d’achat – qu’ils n’ont pas perdu d’ailleurs ! – ou parce qu’ils sont chômeurs. Il y a des choses qui les taraudent, ils arrivent dans un train, ils voient des barbus, des gens qui lisent le Coran, des femmes voilées." Emouvante volonté de ressembler à tous ceux et celles qu'il a bernés. 
Ce n'est pas un extrait de La Cause du peuple (Perrin) de Patrick Buisson, mais des propos de Hollande, chef socialiste de l'État, rapportés par Gérard Davet et Fabrice Lhomme, journalistes au Monde, journal officieux du PS, dans leur livre d'entretiens 'Un président ne devrait pas dire ça' (Stock). Ainsi, pour Le Figaro, "Hollande dynamite les restes de la gauche."

Après avoir visé Alain "Ali" Juppé, une partie de cette mouvance extrême  a décidé de s'en prendre à François "Farid" Fillon sur internet.
Une opération menée par "une mouvance frontiste", apprend-on, sans plus de précision, dans l'Obs, hebdomadaire menacé d'extinction et qui sent d'ailleurs toujours la sanisette, tirant encore la chasse par les ficelles les plus élimées de la profession, élite auto-proclamée mais plus sûrement honnie

Le surnom, "Farid", pour François, fait écho à un certain "Ali", pour Alain.  "Le procédé est grossier, mais c'est la marque de fabrique de la fachosphère", assure L'Obs, qui invente un avatar, la patriosphère, histoire de bien salir la patrie, une réalité pointée comme aussi dérangeante, archaïque et connotée que peut l'être celle de "race". Tabous d'esprits pourtant libérés.

L'Obs nous avait déjà fait "Face à "Ali" Juppé, la fachosphère vote Fillon"

Reproduit par Le Grognard,
association loi 1901
Le petit journaliste en panne d'imagination avait déjà tenté d'associer Fillon à la fachosphère dans une même construction de l'esprit en faveur du candidat accessible à la gauche. L'Obs a renouvelé l'opération, bien que les deux tours de la primaire à droite et au centre aient déjà démontré la perte d'influence de cet hebdomadaire qui fabrique de l'information avec de la désinformation puisqu'il est démontré que 10 à 15% des votants de décembre sont des militants de gauche.

Le 22 novembre, "c'est un soutien très gênant," commente Oussama L. (Oussama, faute de prénom arabe commençant par 'P'). "Et qui n'est pas sans arrière-pensée," insiste Oussama, d'entrée de jeu. Le "groupuscule islamophobe d'extrême droite" [il pourrait être simplement étiqueté "radical" ou "droite de la droite" comme à l'extrême gauche le PCF est "gauche de la gauche", puisqu'il débat, sans avoir jamais lancé de bulldozer contre des foyers d'immigrés] Riposte laïque a publié lundi 21 novembre [la veille] un "long" post 
 sur son site [appréciation subjective d'un partisan qui ne mentionne pas de gros montages pourtant éloquents: est-il allé voir ?]. Son titre ? "2e tour : pour contrer le vote musulman, votons Fillon en masse !"

les-grands-penseursL'arrogant journaliste se mêle de traduire le sous-texte: "comprendre : pour faire barrage à Alain Juppé. Pour eux, le choix est simple : "Il paraît donc extrêmement important, et même indispensable, de ne pas nous endormir sur nos lauriers, en l’occurrence le mauvais score de Juppé face à Fillon au premier tour, en mettant toutes les chances de notre côté pour 'transformer l’essai' au second tour : profiter de cette occasion qui nous est offerte, d’aller voter nous aussi pour le candidat 'le moins pire' du système, François Fillon."

En vérité, chacun peut prendre la peine de vérifier que Riposte laïque consacre plus de lignes à casser les décrypteurs orientés de la presse et les manipulateurs des instituts commerciaux de sondages qui se sont vautrés, qu'à distiller l'islamophobie dont ils sont accusés, en dépit de leur profession de foi laïque:
"Bon, bien sûr Ali Juppé n’a pas été éliminé au premier tour comme nous l’espérions, mais ne gâchons pas notre plaisir devant son score minable, car s’il ne s’est pas vautré, son arrogance d’imbécile heureux en a pris un sacré coup derrière les oreilles … lui donné gagnant par toute la clique glapissante de bobos-idiots-utiles-bienpensants-assos-subventionnées … jusqu’au dernier moment, même si les bookmakers, et journalistes sérieux (si ! si ! il en reste encore quelques- uns) annonçaient le contraire, démonstrations à l’appui.
Car peu lui chaut, au désinformateur de L'Obs, l'argumentaire de l'Autre; seul compte son jugement de militant. Quiconque a consulté le site incriminé a pu lire que Juppé  et non les musulmans - est la cible de l'article!
"Il [Juppé] est néanmoins le chouchou (pour l’instant) de ceux qui n’ont plus rien à voir avec les musulmans d’avant ; ceux qui vivaient en bonne harmonie avec les citoyens français parce qu’à l’époque ils nous respectaient ! [Nous assassinaient-ils, parce que l'Ecole et la presse -dont L'Obs- les ont convaincus que nous leur voulions du mal ?]
En effet, ce vaniteux-fumiste, détient une véritable quincaillerie judiciaire, détail qui aurait déjà dû le disqualifier d’entrée, si la France était encore le grand pays qu’elle était avant que ses démolisseurs successifs (LRPS et satellites) soient portés au pouvoir par un peuple étourdi et/ou amnésique … [Oussama y voit-il des relents d'islamophobie ?]
Mais le plus navrant, c’est l’immense danger qu’il représente, de nous précipiter encore plus rapidement et définitivement dans les bras des islamiques radicaux, puisqu’il avoue lui-même avoir des liens avec les Frères Musulmans, rappelons-le, classés "organisation terroriste" par l’Arabie Saoudite !" [islamophobie aveugle visant l'épicier de nuit ou dénonciation d'une mouvance (!) fasciste de radicaux illuminés et criminels?] 


Est-ce pourquoi Juppé, le candidat favori de la gauche, a été écarté ? Faut-il qu'il remercie L'Obs et lsite ReputatioLab ?

L'article de Riposte laïque est plus nuancé que la caricature qu'en fait L'Obs 
"Comme tous les islamophiles refusant de voir le danger représenté par ces fous de dieu, pour toutes nos valeurs démocratiques et républicaines, ce guignol est tout à fait capable de faire encore pire que Flanby … c’est dire l’étendue de la dangerosité du personnage.
Car si les véritables visées des islamistes radicaux sont bien d’imposer l’islam au monde entier, ils savent admirablement adopter, momentanément, un profil bas, en s’acoquinant avec les élus actuels … disposant pour cela d’une aptitude innée à la dissimulation, tout le temps nécessaire à bâtir en douce la consolidation de leur implantation définitive."
L'article cite ce texte de Nabil Ennasri, activiste islamiste proche de Tariq Ramadan, appelant à voter Juppé.
Faut-il occulter ce texte d'un extrémiste pour ne pas informer et se faire maltraiter (extrait) ? : "Il faut donc d’urgence leur barrer la route par un vote qui ne sera pas un vote d’adhésion pour Alain Juppé mais un vote tactique destiné à faire élire le moindre des trois maux. Dernière chose : pendant trop longtemps, la caractéristique majoritaire du 'vote musulman' a été l’abstention. Absent des débats de société et non influent politiquement, leurs revendications de respect ont toujours été écartées par des appareils politiques qui ne voyaient pas l’intérêt de courtiser un segment de la société qui ne se déplace pas aux urnes. Il est urgent de sortir de la posture des ' derniers de la classe' pour peser sur un épisode politique décisif pour l’avenir du pays. Tant que nous ne comprendrons pas que c’est notre absence des bureaux de vote qui nourrit les postures les plus agressives à notre égard, nous resterons les champions de ' l’indignation sur le canapé' ". [islamophobie ou lutte contre l'abstentionnisme des Européens ?]
Après avoir visé Alain "Ali" Juppé, "une partie" de cette "mouvance d'extrême" sur internet a décidé de s'en prendre à François "Farid" Fillon, grand vainqueur de la primaire de la droite et du centre.

Oussama poursuit un mois plus tard dans sa logique à peu de frais intellectuels. "Là encore, certains sites d'extrême droite [qui ne sont pas nommés] n'ont de cesse de présenter François Fillon comme un "complice" de l'islam. C'est la même technique utilisée que lors de la campagne largement nauséabonde contre Alain Juppé pendant la primaire," assure celui qui reprend la même stratégie de la salissure de contact de l'un par l'autre.

L'ombre du Front national
Mais cette fois-ci, Oussama relève une différence majeure. Là où la campagne contre Alain Juppé était mené tambour battant par la plus grande partie de la fachosphère et de la patriosphère [amalgame comme les démonte Hollande dans son bouquin!], la nouvelle opération contre François Fillon est menée par une minorité proche... du Front national.
"Il suffit d'observer qui poste sur Twitter les liens vers les sites de la patriosphère", dénonce Nicolas Vanderbiest, blogueur spécialiste de l'influence sur les réseaux sociaux sur le site ReputatioLab, qui traque les origines des buzz, rumeurs et campagnes sur Internet "pour comprendre comment une information devient viral_" [sic]. "En créant une cartographie de tweets, des retweets, et des connexions entre les comptes, on se rend bien compte que ce n'est pas la même mouvance." Les cookies ne sont pas faits pour les chiens...

Cartographie de l'opération "Farid" Fillon sur Twitter par Nicolas Vanderbiest
Et voici la faiblesse de Farid Fillon: moins de volume, moins de communautés, 
et pas les mêmes nœuds de réseau

"Beaucoup de comptes Twitter qui tentent de donner de l'ampleur à l'opération ont des hashtags [des mots clés] qui renvoient vers Marine Le Pen, le FN, Jean-Marie Le Pen, Louis Aliot, Marion Maréchal Le Pen," selon Nicolas Vanderbiest, qui abandonne les pistes conduisant à la gauche extrême qui partage les mêmes objectifs que la droite radicale. Reste que la campagne "Farid" Fillon est bien moins efficace que celle à l'encontre d'"Ali" Juppé, comme si les états majors maîtrisaient l'activité de leurs sympathisants ou d'inconnus du moment.
"Les comptes Twitter sont moins importants. Il y a moins de volume. La communauté est moindre".

Cartographie de l'opération "Ali" Juppé sur Twitter par Nicolas Vanderbiest

Commentaire catégorique de Nicolas Vanderbiest, apprenti-sorcier du numérique, à propos de cette campagne contre François Fillon : "C'est en fait uniquement un copycat de la patriosphère [copie, calque, pour les non initiésplus orientée FN", assure le responsable de l'algorithme qui porte l'empreinte de ses a priori et sa propre orientation politique. 
"Ces comptes, avec en tête celui de @Messsmer, avait organisé samedi 17 décembre une opération pour mettre en avant le surnom de François Fillon". Ce qui prouve quoi. 

La mosquée d'Argentueil
Au coeur de l'argumentaire complotiste de cette partie de la fachosphère, l'inauguration de la mosquée Al Ihsan d’Argenteuil (Val-d'Oise) par François Fillon en 2010. Par exemple, le site "bvoltaire" - qui n'a pas voix au chapitre - pointe volontiers "la petite fille voilée posant aux côtés de François Fillon" comme un signe de complicité que Libération ne juge ni ne mentionne. 
Même sens de l'observation de la mise en scène (intentionnelle ou imposée) qualifié d'"obsession", chez Gilbert Collard, député frontiste à l'Assemblée nationale. Pour autant, ses électeurs doivent-ils être traqués et dénoncés par les bien-pensants totalitaires ?

Sur Twitter, des utilisateurs dont la liberté d'opinion est contestée par les ayatollahs de la pensée unique, "qui n'hésitent pas à déclarer leur appartenance au Front national", surnomment l'ancien Premier ministre "grand mufti d'Argenteuil". L'Obs prend-il la défense du candidat de droite ou s'attaque-t-il aux laïcs inquiets de la montée de l'islam radical ? 

Où sont passés les défenseurs du second degré ?
Sur Twitter, les trolls rigolards n'ont plus leur place. Ou, du moins, tout dépend du sujet, tabou ou pas tabou.
La christianophobie du journal communiste L'Humanité ne réussit pas à inquiéter L'Obs, quand le quotidien subventionné écrit à propos de ce Rieu : "il dénonce les 2.359 mosquées sur le sol français, mais ne dit rien des 44.600 églises et des milliers de chapelles privées et abbayes qui jonchent son pays natal." Le commentaire qui suit n'est pas violent le moins du monde : "Il fait mine de s’émouvoir lorsqu’il comptabilise en Ile-de-France 43 % d’enfants qui ont au moins un parent d’origine étrangère… Voilà le lieu de toutes ses anxiétés : l’étranger ! Répugnant étranger, souilleur de descendance !"

Mais c'est au Front national que la charge est la plus violente, selon Oussama. Dès le 22 novembre, Nicolas Bay, secrétaire général du FN, attaquait François Fillon sur Public Sénat : "François Fillon, c’est lui qui, Premier ministre, a organisé l’islam radical au cœur de la République dans le cadre du Conseil français du culte musulman (CFCM). C’est lui qui, Premier ministre, a inauguré une mosquée, en l’occurrence la mosquée d’Argenteuil, qui s’est révélée être un fief des islamistes."

La cellule des décodeurs du Monde assure que tout est faux. Comme s'il suffisait de s'ériger en "fact checker" pour être crédible ! Leur fonction partisane est de s'inscrire dans le déni en brandissant des chiffres biaisés. 
"Le CFCM a été créé en 2003, avant l'arrivée de François Fillon à Matignon. Ensuite, la mosquée d'Argenteuil n'est pas un "fief des islamistes". Nicolas Bay ne donne d'ailleurs aucun argument. L'imam local, Nabil Guettaf, est de son côté engagé dans la lutte contre la radicalisation," raconte la presse de gauche, se citant mutuellement.

En juin 2015 déjà, Cazeneuve se targuait toutefois d'avoir expulsé 40 imams "prêcheurs de haine", depuis 2012 ... Le ministre est-il pour autant islamophobe?

L'imam de Stains, ville gérée par Azzédine Taïbi, PCF
Autre angle d'attaque de L'Obs contre le candidat du parti Les Républicains, par le biais d'une photo produite par la mouvance frontiste et prise un jour de décembre 2014 à la mosquée de Drancy, montrant François Fillon et le recteur de la mosquée de Stains (Seine-Saint-Denis), Salih Farhoud. 
C'est Damien Rieu qui a diffusé  la photo sur Twitter. Elle était accompagnée d'une seconde, prise un autre jour, hors la présence de Fillon, montrant ce même recteur avec une arme dans les mains.


Après recherches, l'équipe de François Fillon a finalement confirmé l'authenticité de la photo. Mais L'Obs trouve surtout à redire contre la fermeture administrative de la mosquée ordonnée le 2 novembre dernier, avec des arguments que L'Obs juge "assez légers". N'en déplaise à l'hebdo progressiste que le ministre socialiste a qualifié le lieu de culte de "repaire d’une filière djihadiste" et que la mosquée a été fréquentée par  de gentils djihadistes comme Fabien Clain. 

A L'Obs, en temps d'état d'urgence anti-terroriste, ils considèrent qu'il n'y a rien à redire à montrer un recteur qui manie les armes. Le problème n'apparaît qu'à partir de sa publication sur Twitter, en association avec Fillon. On parle d'habitude de montage et d'hoax et l'affaire s'arrête là. Mais quand le citoyen vigilant s'appelle Damien Rieu, la gauchosphère s'emballe: l'individu, un jeune étudiant lyonnais en communication, porte-voix de Génération identitaire, s'est fait remarquer avec son groupuscule, sur le toit de Solférino, une banderole déployée exigeant la démission de François Hollande. Et il travaille même dans l’équipe de la députée Marion Maréchal-Le Pen. Fillon mérite donc toute la sollicitude de la gauche, ne serait-ce que pour en faire sa contre-publicité.

Début août 2016, Cazeneuve faisait état d'une vingtaine de mosquées fermées: acharnement islamophobe ?

Salih Farhoud aurait de surcroît tenu des propos "anti-chrétiens" à la télévision égyptienne.
Le recteur les regrette mais assure que ce n'est pas ce qu'il voulait dire... Salih Farhoud (ci-contre avec Hollande) dit d'ailleurs militer pour un "islam républicain" ! Et s'il l'affirme, ce n'est pas Oussama qui va le contredire.
Début novembre, Cazeneuve annonce quatre nouvelles fermetures de mosquées. La mosquée Al-Islah de Villiers-sur-Marne dans le Val-de-Marne, la salle de prières d'Ecquevilly dans les Yvelines, le lieu de culte Masjid Al Fath de Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis ou encore la mosquée Al Rawda à... Stains. Autant d’établissements soupçonnés de promouvoir l'islamisme radical en région parisienne et que les autorités ont fermés ce mercredi 2 novembre, a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve dans un communiqué.
"Sous couvert de but cultuel", les quatre lieux fermés "abritaient des réunions visant en réalité à promouvoir une idéologie radicale, contraire aux valeurs de la République et susceptible de constituer un risque grave d'atteinte à la sécurité et à l'ordre publics", a ainsi conclu le ministère de l'Intérieur. Cette décision fait suite à un premier bilan, le 12 octobre dernier, faisant état de la fermeture d’une vingtaine de mosquées et de salles de prière depuis la mise en vigueur de l'état d'urgence après les attentats du 13 novembre 2015, rapporte Marianne qui n'est pas proche de Marion Maréchal Le Pen.
La riposte de Fillon

Chez Fillon, on est conscient des risques que peut engendrer une telle campagne, assure L'Obs tout en y participant allègrement, mois après mois.  Selon le "Huffington Post", la riposte ne devrait pas tarder : une page dédiée à ce genre de campagne sera mise en ligne sur le site du candidat de la droite dans les prochains jours. 

Conseiller spécial du candidat, Jérôme Chartier a commenté sur LCI l'impact de l'opération "Farid" Fillon : "L'objectif de cette 'fachosphère' est de faire en sorte de reproduire le coup d''Ali Juppé'. Mais sauf que maintenant, tout le monde sait que c'est eux, alors qu'avant personne ne savait. Tout le monde pensait que c'était un mouvement spontané. Ça n'a rien de spontané, c'est un mouvement organisé par la 'fachosphère'. Et le simple fait de les dénoncer, c'est aussi commencer à les combattre". Croyez vous donc que L'Obs va se tenir de relayer chaque turpitude des réseaux sociaux ?

Une déclaration de guerre qu'a prise au sérieux le site Résistance républicaine, proche de Riposte laïque. Les deux sites avaient voulu lancer le mouvement Pegida, le mouvement de résistance à l'islam conquérant allemand, en France avec Renaud Camus et le Bloc identitaire.

Des relents islamophobes dans les confidences de Hollande au Monde ?

Curieusement, le président de la République y apparaît moins vigilant qu'à l'habitude lorsqu'il dénonce ceux qui "jouent sur les peurs" et "stigmatisent". A l'entendre "l'insécurité culturelle" n'est pas un sentiment. L'intégration? "Il y a à la fois des choses qui marchent très bien et l'accumulation de bombes potentielles liées à une immigration qui continue. Parce que ça continue." Nadine Morano? "Je suis convaincu que, quand on interroge les Français, ils sont majoritairement sur sa position. (…) Ils pensent: "On est plutôt des Blancs, il y a plus de Blancs que d'autres.' " L'équipe de France de football ? Les gros gabarits contre les petits rusés ? Elle est en proie à une "communautarisation, une segmentation, une ethnicisation". Le seuil de tolérance ? "Je pense qu'il y a trop d'arrivées, d'immigration qui ne devrait pas être là," commente le "bras cassé" en observateur impuissant. Et de prendre l'exemple des professeurs devant les nouveaux immigrés. "C'est Sisyphe! On les fait parler français, et puis arrive un autre groupe, et il faut tout recommencer. Ça ne s'arrête jamais (…). Donc, il faut à un moment que ça s'arrête." 
L'islam? "Qu'il y ait un problème avec l'islam, c'est vrai. Nul n'en doute." Le voile ? "Un asservissement." Les migrants ? "On ne peut pas continuer à avoir des migrants qui arrivent sans contrôle, dans le contexte en plus des attentats." La sécession des territoires?  "Comment peut-on éviter la partition ? Car c'est quand même ça qui est en train de se produire: la partition." 
Voilà pourquoi il renonce maintenant à assumer, en se représentant à la primaires, es échecs avoués. Et qu'il laisse à ses seconds couteaux sans foi ni loi le soin de nous raconter des bobards. Respect, Valls !

mardi 2 août 2016

Le financement étranger des mosquées mis en question par Bayrou, en écho à Valls

Financement extérieur des mosquées: "Cette question est urgente", selon Bayrou en écho au PS 

Le patron du MoDem réagit à l'
interdiction "temporaire du financement de l'étranger pour la construction des mosquées," envisagée par  Valls.

Tulle, fief de Hollande,
15.000 habitants en Corrèze:
pour moins de 100 pratiquants, un canular?
Ce lundi matin, trois jours après, François Bayrou lui a partiellement donné raison. "Le gouvernement a raison de poser cette question" car, affirme-t-il sans fournir de raisons, il n'est "pas possible d'avoir une religion qui soit financée de l'extérieur par des autorités politiques extérieures aux autorités françaises". "On ne peut pas avoir une religion financée par l'extérieur", insiste le patron du MoDem qui s'est fait inviter sur France Info. 

"Une contribution sur la certification halal" peut être "une réponse" au financement

A la tête d'un seul député MoDem symbolique, Bayrou voit "une autre question à poser"
"Quel financement pour remplacer ces financements extérieurs et pour qu'on trouve un meilleur équilibre ?" Jean Lassalle, député MoDem des Pyrénées-Atlantiques depuis 2002, n'y répondra pas: ce vice-président du Mouvement démocrate est actuellement en congé du parti centriste. 
"On a une fondation [Fondation des œuvres pour l’islam de France, FOIF, créée en 2005] qui ne marche pas depuis 10 ans, fait remarquer François Bayrou, (...) dont il faut revoir la légitimité des représentants et dont il faut revoir les sources de financement".
Destinée à assurer le financement de l’islam, et notamment "la construction et la gestion des lieux de culte", cette fondation est présentée aujourd’hui par Manuel Valls et des personnalités musulmanes françaises comme une solution pour réformer l’islam de France.
Qu’est-ce que c’est ?
A l’origine, la FOIF avait été créée, il y a plus de 10 ans, pour permettre d’assainir le financement de l’islam de France. Alors que les différentes institutions existantes, notamment l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF) et la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris (FNGMP) ont leurs propres réseaux de financements, la FOIF devait permettre de centraliser l’argent. "Il appartient à l’État républicain de faire en sorte que les financements que les uns et les autres peuvent obtenir, de l’Algérie, de l’Arabie Saoudite, du Maroc, de tel ou tel autre pays du Golfe, puissent transiter par le canal de la Fondation pour les œuvres de l’islam de France, de façon que l’argent collecté soit mis en commun", estimait la secrétaire d’Etat Nora Berra en 2010, répondant à une question orale de Jean-Pierre Chevènement au Sénat. Cette fondation devait déjà être alimentée par des dons des entreprises, notamment, et avait été dotée d’un million d’euros.
Or, Manuel Valls dénonce la FOIF comme "un échec total". 
C’est la constitution du Conseil d’administration qui a posé problème : "Les dysfonctionnements de la Fondation tiennent d’abord à la composition de son conseil d’administration, liée aux équilibres, par nature difficiles à trouver, au sein du Conseil français du culte musulman [CFCM, association loi de 1901 sous l'égide du ministère de l'Intérieur et qui a vocation à représenter les musulmans de France]", expliquait Jean-Pierre Chevènement. Ces rivalités de pouvoir -singulièrement entre Maroc (Rassemblement des musulmans de France) et Algérie (la Grande mosquée de Paris) - ont permis au CFCM (dominé par le Maroc, comme on peut le constater jusqu'au gouvernement avec trois femmes: Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Khomri et Audrey Azoulay) de rester le principal interlocuteur du gouvernement.
Il faut "reconstruire une capacité de financement française" de l’islam,
Membres du CFCM autour de B. Cazeneuve
 estimé Manuel Valls dans un entretien avec Le Monde ce vendredi. "Il y a urgence à aider l’islam de France à se débarrasser de ceux qui le minent de l’intérieur. Pour cela, il nous appartient de bâtir un véritable pacte avec l’islam de France, donnant à la Fondation une place centrale", a affirmé le premier ministre.

L’appel de plusieurs personnalités musulmanes va dans le même sens : "Une Fondation pour l’islam de France avait été créée il y a plus de dix ans. Elle n’a jamais fonctionné. Il est temps de la réactiver maintenant, de lui donner la capacité de collecter des ressources. Les Français de confession musulmane sont prêts à la relancer, à l’animer, à contribuer à son financement." (ce dimanche dans le JDD)
Depuis l'attentat islamiste meurtrier dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, des chefs d'entreprise, artistes, journalistes, élus, chercheurs ou encore médecins ont réagi. Tous ont en commun qu'ils sont musulmans et s'inquiètent des conséquences du terrorisme sur leur communauté. "Nous étions silencieux parce que nous avions appris qu'en France, la religion est une affaire privée. Nous devons parler maintenant parce que l'islam est devenue une affaire publique et que la situation actuelle est intolérable", écrivent-ils dans un appel publié dans les colonnes du JDD.
L’objectif est de "changer de générations, avec un projet d’organisation clair", estiment les signataires de l’appel. Pour Manuel Valls, il s’agit surtout de lutter contre l’islamisme radical en assainissant les sources de financement des mosquées de France. Depuis novembre 2015, après les attentats de Paris et Saint-Denis, une mission gouvernementale est chargée de préfigurer la renaissance de la FOIF. Ses missions pourraient être étendues au financement de la formation des imams ou à la "promotion de l’islam" sous l’angle "cultuel et culturel". Pour le moment, malgré novembre 2015 notamment et l'expression de leur solidarité par les musulmans, la FOIF est encore au point mort.

Le centriste avoue également ne pas savoir ce que veut dire "l'expression islam de France"

Bayrou souligne que l'islam "n'est pas une religion organisée". Et d'ajouter: je ne sais pas "ce que sont les musulmans de France".
Bayrou peut trouver la réponse auprès de son ami Jean-Christophe Lagarde qui est l'un de ses soutiens et maire de Drancy: l'auteur du livre ci-contre est dû au président de l'association culturelle des musulmans de Drancy, ville où il est imam.

Suite à la menace durable de terrorisme islamiste, Bayrou confirme également sa décision d'armer la police municipale de sa ville. 

"Personne ne peut dire qu’une décision, qu'un dispositif puisse à lui seul empêcher les horreurs que nous avons rencontrées", explique d'abord le maire de PauL'ex-candidat  à la présidence de la République conteste-t-il l'Etat de droit derrière lequel se retranchent Hollande et Valls ? Il leur a toutefois fallu déguiser l'état d'exception en "état d'urgence" pour pouvoir assurer qu'ils le  respectent malgré plusieurs prolongations successives. 

Interrogé sur sa décision d’armer la police municipale de sa ville face à la menace terroriste, alors qu’il y était jusqu’à présent réticent, F. Bayrou a  ensuite expliqué que "lorsque la menace évolue, il faut que la réponse évolue (...) Nous sommes dans des circonstances qui vont durer longtemps dans lesquelles personne n'est à l'abri, y compris des villes comme les nôtres".
"Et que ceux qui ont la charge de défendre des citoyens soient armés pour faire face à la menace", a-t-il soutenu. Alors, la "garde biterroise" de Ménard est-elle en train d'accoucher d"une "garde paloise" ?

"Il faut prendre le taureau par les cornes", estime le socialiste Julien Dray. 

18 février 2014
"La religion musulmane est nouvelle pour la société française,estime à son tour le conseiller régional d'Ile-de-France, invité de France Inter. Aujourd'hui, il y a en gros [aveu d'un flou, à deux millions près...] entre six et huit millions de pratiquants. Il faut donc être capable de l'intégrer dans la modernité de ce qu'est la République française". Capacité d'intégration ou volonté de la gauche ?

Comme Manuel Valls, ce proche de François Hollande juge qu'il est urgent de s'occuper du problème "des financements des lieux de culte et de la formation des imams à l'étranger". "La question de la radicalisation des mosquées se pose... évidemment il ne s'agit pas de l'ensemble des mosquées de France, loin de là (... ), nuance-t-il avec cette précaution de langage socialiste trahissant le renoncement de l'exécutif,  mais c'est un problème quand des puissances étrangères financent", maintient également Julien Dray, maniant péniblement les éléments de langage officiels. 

Il fait encore écho à Matignon en insistant désormais pour "que la fondation de France ait les moyens nécessaires pour financer les lieux de culte". Du Valls copié-collé... 

Le porte-voix de l'exécutif relaie également -tout aussi spontanément- l'idée que des contributions sur les rites religieux, comme le commerce communautaire de la nourriture halal, peuvent être un "financement alternatif". 

Par ailleurs, Julien Dray évoque le problème des réseaux sociaux et parle notamment de Facebook qui "ne donne pas accès à sa messagerie privée dans laquelle il y a des contacts"

Une reprise du discours de Nadine Morano, depuis plusieurs mois

Bastille: statue de la République occupée 
"Nous avons un gros problème avec l'organisation de l'islam en France", regrette l'ancienne ministre, sous les attaques de la gauche, révolutionnaire ou modérée. 

Morano avait rappelé les "racines chrétiennes" de la France aux musulmans et à leurs soutiens en recherche d'un électorat, voire d'une force subversive et révolutionnaire. L'élue prenait position en écho à l'interdiction des crèches de Noël qui n’auraient pas leur place dans l'espace public, à la différence du voile islamique, ni les galettes des rois évoquant l'Epiphanie, faisant suite à la suppression du poisson le vendredi dans les cantines scolaires, au nom sacro-saint de la laïcité répressive, mais aussi à l'introduction du menu alternatif au porc pour tous. En revanche, le halal pour tous est revendiqué comme laïc. La décision revient aux gestionnaires des cantines et les collectivités territoriales qui se flattent de ménager la neutralité républicaine de l’école et la liberté confessionnelle.
Ces grands principes inspirés d'une idéologie binaire anti-nationale, anti-coloniale (et anti-libérale) propagée par les admirateurs de Staline, de Mao, du Che ou de Chavez font le lit de l'islam contre notre devenir naturel, notre culture et notre Histoire. 
Ces interdits ont, pour les internationalistes, un double objectif: imposer des us et coutumes venus d'ailleurs et contribuer à l'éradication de la chrétienté de France. 
De recul en recul, la culture chrétienne cédait aux coups de butoirs de la gauche instrumentalisée par l'islam, même modéré.

"La situation va s'aggraver si nous ne réglons pas le problème des dérives de l'islam en France," a prévenu l'eurodéputée les Républicains sur l'antenne de RMC. 

Elle dénonce l'attitude de Manuel Valls, un premier ministre  qui "en quinze jours dit tout et son contraire sur le financement étranger des mosquées". 
La candidate à la primaire de la droite demande de "fermer et démolir les moquées salafistes", dénonçant le danger que fait courir à la France "l'immigration arabo-musulmane" et le risque "que la France devienne musulmane"

"La laïcité et la loi sur la laïcité n'ont pas été faites pour gommer notre culture et nos racines chrétiennes, martèle-t-elle (…) La France est un pays aux racines chrétiennes", a ainsi dû rappeler Nadine Morano sur France 3, en novembre dernier, après que le sang ait été versé dans Paris. "Quand proposerons-nous la suppression de la fête de la Sainte-Geneviève pour les gendarmes ou la Sainte-Barbe pour les pompiers? La France doit rester la France", poursuivit-elle en se positionnant en héraut d'une lutte personnelle qui, pour sa clairvoyance à contre-courant de l'idéologie dominante, lui rallie désormais un plus grand nombre de citoyens vigilants.

VOIR et ENTENDRE
Nadine Morano sur France 3 en novembre 2015:
Il est plus que jamais souhaitable que les Constitutions européenne et nationale fassent référence à nos racines chrétiennes.

Nadine Morano insiste également pour
que "les responsables musulmans disent haut et fort qu'ils sont contre le port du voile intégrale"
.

Bayrou ne fait rien d'autre que participer à l'unanimisme du parti au pouvoir.