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mardi 2 janvier 2018

Voeux du président Macron : longs et egocentrés

Le prompteur et la gestuelle intrusive le distinguent de de Gaulle, dans la forme

De l'ancien avec de l'ancien : un non-événement

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Oeuvre du créateur préféré de Macron
L'entourage avait donner à croire que le président allait créer la surprise. Il n'en fut rien : le virage de la quarantaine a-t-il essoufflé Macron ? 

Pour ses premiers vœux, il tente de clarifier les ambiguïtés de son identité politique et de photoshopper son image. Après huit mois de mandat, le président de la République a défendu son premier bilan gouvernemental, mais en insistant sur les valeurs de "fraternité", de 'collectif" et d'engagement de la population, se la jouant JFK, en dépit de sa fin tragique. 

Le président s’est exprimé depuis le salon d’angle, dans "un cadre épuré", voire étriqué, selon certains, depuis son "plan de cuisine" à l’Elysée, selon d'autres. Les premiers, les thuriféraires, ont aussitôt vanté l'exploit de Jupiter parlant sans notes pendant 18 minutes. Les seconds, les critiques, ont trouvé la prestation longue, soulignant de surcroît qu'elle était enregistrée et prononcée avec prompteur - le macronien Jean-Louis Burgat, 72 ans, pour tenter de se donner de l'importance perdue n'ayant pas pu se tenir de balancer - (quand De Gaulle connaissait, lui, son texte par coeur).  Les plus fielleux reprochent à l'ex-banquier d'avoir surpassé l'interprète de son discours en langage des signes, à qui les bras en seraient tombés...  

Emmanuel Macron a lu un discours des plus classiques, dimanche 31 décembre 2017, pour ses premiers vœux aux Français en tant que président de la République, alors que son entourage élyséen faisaient courir depuis plusieurs semaines des bruits d’un possible renouvellement de ce genre ultra-codifié. Las, le nouveau s’est finalement inscrit dans les pas de ses prédécesseurs, ni moins, ni plus

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Sur la forme, il s’est exprimé peu après 20 heures, pendant dix-sept minutes, depuis l'un de ses bureaux du premier étage du palais. Les historiens de l’Elysée noteront que, avant lui, seul Valéry Giscard d’Estaing avait choisi cette pièce pour présenter ses vœux aux Français. Très attaché à la mise en scène de son pouvoir, le quadra nous a évité la déambulation, prenant la parole assis à une table au plateau en marbre, avec, devant lui, une feuille de papier et un simple crayon de bois, comme si le prompteur ne lui était pas indispensable.  Dans son dos, "les traditionnels drapeaux français et européen, augmentés du tableau représentant la Marianne de l’artiste Shepard Fairey", alias Obey, le tout devant une fenêtre ouvrant sur le parc illuminé du palais.   
On objectera au Figaro que les traditionnels drapeaux n'ont nul besoin d'être "augmentés"... A partir de là, on peut donc dire qu'à quarante ans, Macron n'est toujours pas parvenu à s'émanciper de Barack Obama qui restera dans l'Histoire grâce au créateur du poster 'HOPE' le représentant.

Parmi les incontournables, le chef de l’Etat a rendu hommage aux militaires français engagés à l’étranger et aux forces de l’ordre. Il n'a pas omis d'avoir une pensée pour les Français seuls en ce soir de réveillon.
 
Emmanuel Macron, libéral honteux

Résultat de recherche d'images pour "Supply and Demand Fairey"Il engage les Français à "faire ce à quoi je me suis engagé".
Sur le fond, E. Macron a tenu surtout à se façonner une identité politique. Après huit mois de mandat, l’ancien candidat de la disruption a défendu son premier bilan gouvernemental, citant notamment la loi travail, passée avec la complicité de ses élu-e-s de la "société civile" à l'Assemblée et les mesures dans l’éducation nationale.
Il a continué à marteler qu'’il a été élu pour "faire ce à quoi [il s’était] engagé" : de quoi culpabiliser son électorat ! Un "effet de langage" souvent mis à son crédit dans les enquêtes d’opinion sur sa popularité  - alors que les Français n'avait pas encore pris conscience de la série d'augmentations qui prennent effet au 1er janvier, à laquelle il s'était engagé" et qu’il a l’intention de perpétuer en 2018, alors que plusieurs réformes d’envergure (assurance-chômage, formation professionnelle, loi sur l’immigration, réforme de la Constitution, etc.) sont à l’agenda des prochains mois. 
"Je continuerai à faire ce pour quoi vous m’avez élu", a-t-il menacé.  Un message directement adressé à ses détracteurs et à l'ensemble de ses oppositions, de gauche comme de droite, à sa politique. "Toujours j’écouterai, j’expliquerai, je respecterai, mais toujours à la fin je ferai (…) C’est ce que vous attendez de moi", a-t-il ainsi rappelé à ses électeurs.  

Attaché à faire son auto-portrait.
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Par petites touches, Macron a tenu également à corriger son image. Qualifié de "président des riches" par les observateurs, souvent critiqué dans les sondages pour son manque d’empathie ou de proximité, le président de la République a parlé de "fraternité", de "cohésion nationale" et de "collectif". Passant en revue les "territoires ruraux", les "quartiers populaires", les "agriculteurs" ou les "fonctionnaires", mais occultant les maisons de retraites, il a ainsi tenté de montrer qu’il s’adressait à tous les Français et non pas seulement à ceux qui vont bien et tirent profit de la mondialisation. 
Alors que, le 15 octobre sur TF1, il avait vanté la réussite des "premiers de cordée" qui tirent, selon lui, l’ensemble de la société vers l’avant, Macron a cette fois semblé regretter "les succès de quelques-uns qui nourrissent les égoïsmes et les cynismes". Il a également critiqué les "divisions irréconciliables [qui] minent le pays" et défendu "un grand projet social" à venir (!) pour le pays, sans pour autant le détailler. 
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Mural que le "sens de l'Histoire" met à mal ...
Cette révision stratégique du discours ne s’applique pas en revanche à l’accueil des migrants en France. Critiqué récemment pour sa politique, jugée l'une des plus dures de ces dernières décennies en France, le chef de l’Etat est passé outre de possibles "tensions éthiques" et a refusé de reculer, se maintenant derrière sa "ligne humanité et efficacité". Si le droit d’asile pour les réfugiés est "un devoir moral [que] nous respecterons", Macron campe sur le territoire politique du Front national, martelant après Rocard que "nous ne pouvons accueillir tout le monde". 

Fidèle à sa volonté de "faire vivre la renaissance française" – une expression qu’il avait déjà employée lors de son entrée en fonction le 14 mai - et réactivée au Château de Chambord à l'occasion de son anniversaire privé - , le chef de l’Etat, qui vient d’avoir 40 ans, a conclu ses premiers vœux aux Français par un appel à l’action : "Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour le pays", a-t-il déclaré. 
Des mots directement empruntés à John Fitzgerald Kennedy qui, lors de son discours d’investiture à la Maison Blanche en 1961, avait lancé à ses compatriotes américains : "Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais bien ce que vous pouvez faire pour votre pays."
Une manière de se désengager : en cas d'échec(s), la faute incomberait aux Français !

Egocentrisme assumé : verbatim de ses propos tenus le 31 Décembre 2017
Mes chers compatriotes,
Alors que l’année s’achève, JE 1 suis heureux de vous retrouver pour vous présenter pour la première fois mes vœux pour l’année 2018. JE 2 vous espère en famille, au milieu de vos proches, de celles et ceux qui vous aiment.
JE 3 sais aussi que certains d’entre vous sont aujourd'hui au travail parce qu’ils font partie des forces armées ou des forces de l’ordre, parce qu’ils sont médecins ou personnels soignants, parce qu’ils sont en charge des transports ou de la continuité des services publics. JE 4 veux ce soir les remercier pour cet engagement.
JE 5 sais aussi que plusieurs d’entre vous ce soir sont seuls, souffrent ou sont malades et JE 6 sais que dans ces moments de fête et de retrouvailles, cette solitude et cette souffrance sont plus dures encore à supporter. Alors à nos concitoyens qui sont dans cette situation, JE 7 veux dire qu'ils appartiennent à une grande Nation et que les mille fils tendus qui nous tiennent, sont plus forts que leur solitude et JE 8 leur adresse une pensée fraternelle.
L'année 2017 s'achève et JE 9 ne veux pas passer trop de temps à revenir sur celle-ci ; ce fut l'année du choix : le choix du peuple français, votre choix par lequel vous m'avez attribué votre confiance et avec elle votre impatience, vos exigences, vos attentes ; J' 10 en suis pleinement conscient. Aussi, depuis mon élection en mai dernier, JE 11 me suis attaché à simplement faire ce à quoi JE 12 m'étais engagé durant la campagne présidentielle. Le Premier ministre, son gouvernement sont à la tâche depuis le mois de mai dernier avec un Parlement profondément renouvelé, pour mettre en œuvre ses engagements. Par vos choix durant l'année 2017, vous avez profondément renouvelé notre vie politique et vous avez permis qu'une transformation en profondeur de notre pays advienne : à l'école pour nos enfants, au travail pour l'ensemble de nos concitoyens, pour le climat, pour le quotidien de chacune et chacun d'entre vous. Ces transformations profondes ont commencé et se poursuivront avec la même force, le même rythme, la même intensité pour l'année 2018.
L'année qui s'ouvre en effet est celle de nombreux défis et nous construisons là une bonne part de notre avenir. Pour nos territoires ruraux où nous devons construire l'accès à la téléphonie mobile et au numérique, aux transports et permettre plus d'innovations économiques et sociales, pour nos quartiers populaires, en permettant la mobilité économique et sociale et en luttant contre les discriminations ; pour nos agriculteurs en leur permettant de vivre dignement du prix payé ; pour nos Outre-mer qui ont beaucoup souffert ces derniers mois et auxquels JE 13 veux adresser un salut tout particulier ; en adaptant nos règles et en construisant des filières économiques fortes qui permettent davantage d'autonomie énergétique et de créations d'emplois ; pour l'égalité entre les hommes et les femmes qui nécessitera là aussi des changements de loi et un ressaisissement de toute notre société ; pour les indépendants et les entrepreneurs, avec des règles simplifiées ; un droit à l'erreur enfin réalisé ; pour les salariés, en permettant la formation tout au long de la vie et des sécurités nouvelles ; et pour nos fonctionnaires en clarifiant leurs missions et nos attentes et en récompensant leurs efforts. Vous le voyez, tous ces chantiers jalonneront l'année 2018 et impliqueront un engagement plein et entier du Premier ministre et de son gouvernement.
JE 14 continuerai à faire ce pourquoi [ce pour quoi ?] vous m’avez élu : rendre la France plus forte et plus juste ; permettre, non pas d'adapter notre pays aux changements du monde, mais lui permettre d'être ce qu'il est : un pays fort avec une exigence universelle qui, parce qu'il est plus fort, produit davantage, peut justement assurer la solidarité sur le sol national et avoir une exigence humaniste à l'international.
JE 15 sais que plusieurs d'entre vous ne partagent pas la politique qui est conduite par le gouvernement aujourd'huiJE 16 les respecte et JE 17 les écouterai toujours ; JE 18 m'assurerai que tous les débats soient conduits et que toutes les voix y compris discordantes soient entendues mais pour autant, JE 19 n'arrêterai pas d'agir. Toujours J' 20 écouterai, J' 21 expliquerai notre situation et la réalité de celle-ci ; JE 22 respecterai et toujours à la fin, JE  23 ferai car c'est ce dont notre pays a besoin et c'est ce que vous attendez de moi.
En 2018, nous aurons à conduire d'abord sur le plan international plusieurs combats et des actions déterminées : la lutte contre le terrorisme islamiste au Levant, au Sahel et sur notre sol national et à ce titre, JE 24 veux ce soir avoir une pensée pour nos militaires qui sont en ce moment même sur ces théâtres de bataille ; JE 25 pense à leurs camarades tombés cette année. Nous gagnerons cette bataille contre le terrorisme. JE 26 veux aussi rendre hommage aux policiers et aux gendarmes qui chaque jour luttent contre ce terrorisme islamiste et vous protègent au quotidien.
Mais c'est la paix qu'il nous faut aussi gagner à l'international, c'est-à-dire ce travail indispensable pour notre sécurité mais aussi parce qu'il est notre mission universelle, ce travail pour garantir la stabilité des Etats et assurer le respect de toutes les minorités. C'est ce que nous avons fait au Liban, c'est ce que nous faisons aujourd'hui au Sahel et ce que nous continuerons à faire en Syrie, au Proche-Orient comme en Afrique ; c'est une grammaire de la paix et de l'espérance qu'il nous faut aujourd'hui réinventer dans nombre de continents.
Sur le plan européen, l'année 2018 sera aussi décisive. Vous le savez, JE 27 me suis pleinement engagé dans cette bataille car JE 28 crois très profondément que l'Europe est bonne pour la France ; que la France ne peut pas réussir sans une Europe elle aussi plus forte. Mes chers concitoyens européens, 2018 est une année toute particulière et J' 29 aurai besoin cette année de vous. JE 30 souhaite en effet que par ces consultations citoyennes, vous puissiez vous exprimer, dire ce que vous voulez pour l'Europe quelques mois avant nos élections européennes et permettre à vos gouvernants de dessiner un grand projet ; nous avons besoin de retrouver l'ambition européenne, de retrouver une Europe plus souveraine, plus unie, plus démocratique parce que c'est bon pour notre peuple. JE 31 crois très profondément que l'Europe peut devenir cette puissance économique, sociale, écologique et scientifique qui pourra faire face à la Chine, aux Etats-Unis en portant ces valeurs qui nous ont faits et qui sont notre histoire commune. J’ 32 ai besoin de votre détermination pour ce sursaut européen et J’ 33 ai besoin qu’ensemble nous ne cédions rien ni aux nationalistes ni aux sceptiques.
Pour ma part, JE 34 continuerai à travailler avec chacun de nos partenaires européens et tout particulièrement avec l'Allemagne. Ce colloque intime avec nos amis allemands est la condition nécessaire à toute avancée européenne ; elle n'exclut pas le dialogue avec tous nos autres partenaires mais elle est ce par quoi tout commence. J' 35 ai besoin que nous allions plus loin sur ce plan-là aussi et que nous rompions avec les habitudes passées, que nous retrouvions ce goût en commun d'un avenir dont nous décidons pour nous-mêmes.
Enfin, sur le plan national, l'année 2018 sera à mes yeux celle de la cohésion de la Nation. Nous nous sommes trop longtemps, trop souvent divisés. Les débats sont nécessaires, les désaccords sont légitimes mais les divisions irréconciliables minent notre pays. Je veux plus de concorde pour la France en 2018. Pour cela, JE 36 veux avant toute chose miser sur l'intelligence française car nous avons cela en nous. L'école doit être le creuset de cette cohésion nationale et nous continuerons de la renforcer ; la formation tout au long de la vie est l'indispensable protection qui permettra à chacun de faire face aux grands changements et de mieux les comprendre, d'être formé à de nouveaux métiers. La science est un levier indispensable pour réussir à préparer notre avenir et c'est pourquoi notre recherche est déterminante et notre culture est ce socle commun de notre imaginaire, un imaginaire dont nous avons besoin, un imaginaire d'avenir où chacune et chacun doit pouvoir se retrouver.
JE 37 veux ensuite miser sur le travail. Le travail est au cœur de notre société d'abord parce qu'il est ce qui permet à chacun de trouver sa place, de progresser dans la vie, de s'émanciper de son milieu d'origine si c’est la volonté que chacun porte mais c'est aussi par le travail que notre Nation sera plus forte parce qu'elle produira, parce qu'elle s'enrichira ; nous avons besoin du travail et JE 38 le défendrai sans relâche en permettant à chaque travailleur de gagner davantage par celui-ci, en formant nos concitoyens qui sont au chômage pour qu'ils puissent retrouver un travail et les compétences nécessaires pour cela, en formant nos jeunes par l'apprentissage ; le travail est le cœur de notre projet en commun.
JE  39 veux aussi miser sur la fraternité. La fraternité, c'est ce qui nous unit, ce qui nous a fait un, ce qui nous tient ensemble. JE 40 crois dans la réussite, dans les succès mais que valent ces succès s'ils ne sont en quelque sorte que les succès de quelques-uns ? Que s'ils nourrissent les égoïsmes ou les cynismes ? Rien de bien durable. Tant de Nations sont en train de se fracasser parce que seuls quelques-uns y réussissent ! Nous avons en effet besoin de repenser un grand projet social pour notre pays, c'est celui-ci que JE 41 déploierai durant l'année qui s'ouvre. C'est celui qui doit inspirer notre politique de santé, notre politique en faveur de celles et ceux qui vivent en situation de handicap, notre politique d'hébergement pour les sans-abri, notre politique sociale aidant les plus démunis. Sans cela, sans cette exigence humaniste, notre pays ne se tiendra pas uni. Cela implique des règles et de la rigueur aussi et JE 42 sais parfois quelques tensions éthiques que JE 43 ne sous-estime pas et que J' 44 assume pleinement. JE 45 veux que nous puissions apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd'hui sans abri. Le gouvernement s'est beaucoup engagé ces derniers mois en cette direction et a beaucoup amélioré les choses mais il y a encore des situations qui ne sont pas acceptables et que JE 46 n'accepte pas davantage que vous. Nous continuerons donc l'effort indispensable pour réussir à pleinement respecter l'engagement que J' 47 ai moi-même pris devant vous.
Comptez sur ma détermination entière en la matière.
Nous devons aussi accueillir les femmes et les hommes qui fuient leur pays parce qu'ils y sont menacés en raison de leur origine, de leur religion, de leurs convictions politiques. C'est ce qu'on appelle le droit d'asile. C'est un devoir moral, politique et JE 48 ne céderai rien. Nous respecterons celui-ci ; nous continuerons à accueillir ces femmes et ces hommes parce que la France est leur patrie mais pour autant, nous ne pouvons accueillir tout le monde et nous ne pouvons le faire sans qu'il y ait des règles. Il est aussi indispensable que nous puissions contrôler l'identité de chacune et chacun et lorsque quelqu'un qui arrive sur notre territoire ne relève pas du droit d'asile et n'a aucune chance d'obtenir la nationalité française, nous ne pouvons accepter qu'il reste des mois, des années dans une situation d'irrégularité qui n'est bonne ni pour lui ni pour le pays. Il faut donc là aussi des règles simples et des règles respectées et donc de la rigueur. JE 49 m'attacherai à ce que notre pays se tienne à cette ligne d'humanité et d'efficacité.
Enfin, notre cohésion nationale dépend aussi de votre engagement. Oui, la cohésion de la Nation, ça n'est pas simplement le travail du président de la République, de son Premier ministre ou du gouvernement ; c'est le travail de chacune et chacun d'entre vous. Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour le pays et au-delà de votre quotidien, de votre vie, parfois de ses difficultés, dites-vous toujours que vous appartenez à un collectif plus fort, plus grand que vous : la Nation française. C'est ce collectif qui vous a éduqué, qui vous soigne, qui quand vous tombez, vous aide à vous relever, qui vous aidera dans vos vieux jours et dites-vous à chaque instant que vous avez quelque chose à faire pour la Nation. J' 50 ai besoin de cet engagement.
Chaque jour, depuis que JE 51 suis élu Président de la République, J' 52 ai pu constater dans notre pays ces miracles de solidarité, d'engagement et d'enthousiasme ; c'est de cela dont J' 53 ai besoin et c'est pour cela que J' 54 ai besoin de vous. Le peuple français est un grand peuple qui parfois sous-estime ses propres ressorts intimes. Nous sommes capables de l'exceptionnel.
Alors, mes chers compatriotes, ce soir JE 55 m'adresse à vous avant qu'une nouvelle année ne s'ouvre. Il y aura des difficultés, il y aura sans doute des choses que nous n'avons pas prévues ; vous aurez peut-être dans vos vies personnelles des moments de doute, des drames, mais n'oubliez jamais que nous sommes la Nation française. Et ce soir, JE 56 veux vous dire que c'est avec cet esprit de conquête que nous avons en partage, avec cette détermination entière, cette ambition sincère pour notre pays et pour chacun d'entre vous, avec cette volonté de faire vivre notre Renaissance française que JE 57 vous présente tous mes vœux pour l'année 2018.
Vive la République et vive la France.

samedi 30 juillet 2016

Eglises: dimanche, journée "portes ouvertes" aux femmes voilées et aux djellabas

Musulmans appelés à participer aux messes pour le prêtre assassiné par des islamistes de France

La communauté musulmane en France ne fait pas son ménage

Mais elle travaille son image en s'invitant dimanche aux messes qui auront lieu dans tout le pays. Seulement cinq jours après l'assassinat d'un prêtre octogénaire en prière égorgé au pied de l'autel par deux djihadistes français dans son église, mardi matin sur la commune communiste de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, en Seine-Maritime.

L'enquête se poursuit avec les gardes à vue de deux personnes, le cousin de l'un des deux tueurs et un réfugié syrien, tandis que celle d'un mineur de 16 ans a été levée. Les enquêteurs s'attachent à percer le milieu dans lequel évoluaient les deux djihadistes français, Abdel Malik Petitjean (Abdel Malik, comme le chanteur salafiste) et Adel Kermiche, âgés de 19 ans.
Bien que connus, chacun de son côté, et c'est le moins que puisse révéler la presse puisque l'un d'entre eux portait un bracelet électronique, leur passage à l'acte imminent n'avait pas été détecté par les services de renseignement. Selon La Voix du Nord et Le Parisien de dimanche, les deux jeunes se sont rencontrés via le système de messagerie chiffrée Telegram, utilisé par Adel Kermiche et sur laquelle il aurait décrit par avance le mode opératoire de l'attentat, mentionnant "un couteau" et "une église".

Sommes-nous tous des êtres humains ?


Samedi, des veillées inter-religieuses ont été encouragées par le pouvoir politique et relayées par sa presse subventionnée. Elles s'étaient tenues dans un climat de traumatisme de la population compassionnelle et dans le but d'apaiser les tensions inter-communautaires.
Le père Auguste Moanda à la mosquée voisine
Dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, face au portrait du prêtre martyr (sans bracelet électronique, à la différence de son assassin islamiste) couronné de bouquets de fleurs, fidèles catholiques et musulmans ont écouté avec attention les paroles d'apaisement du père Auguste Moanda, curé africain de la paroisse qui a offert le terrain en 2000 pour la construction de la mosquée mitoyenne et qui a affirmé, en dépit des faits tragiques, que "la fraternité existe entre les deux religions". Il s'est d'ailleurs rendu dans cette mosquée de Saint-Étienne-du-Rouvray pour tenter de convaincre que "vous partagez notre douleur; cette douleur est aussi la vôtre," lors de la prière du vendredi à la mosquée, trois jours après l’assassinat du père Jacques Hamel. "La fraternité doit continuer entre nous, frères musulmans; elle existe déjà", a insisté le prêtre survivant, qui était peut-être visé par les tueurs.

En réponse à cette démonstration fortement médiatisée, l'imam de cette mosquée et président du Conseil régional du culte musulman de Haute-Normandie évoque les "18 mois qu'on s'attaque à des civils. Maintenant ils visent des symboles religieux et prennent pour prétexte notre religion. Ce n'est plus possible"-, Abdelsalam, un retraité, a affiché des bons sentiments, assurant qu'il ne "comprend pas qu'on puisse s'attaquer à des frères". "On est tous touchés quand on s'attaque à la maison de dieu. Même si ce n'est pas la même religion, on est tous pareils". Et ça fait peur.

A Bordeaux, 400 personnes de toutes confessions ont participé à "un temps de recueillement et de prière" à l'église Notre-Dame. "C'est un moment important où toutes les religions doivent se réunir pour affronter cette aberration qui a touché hier les Juifs, touche aujourd'hui les Catholiques et touchera peut-être demain les Musulmans, d'un terrorisme aveugle, nihiliste et destructeur, dont le but est de semer la division", a déclaré à la presse l'imam de la mosquée de Bordeaux, Tareq Oubrou.

Manuel Valls 
entretient la fracture inter-communautaire

Si "l'islam a trouvé [ou pris] sa place dans la République", il y a "urgence" à "bâtir un véritable pacte" avec la deuxième religion de France, a toutefois estimé le premier ministre dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche. 

Selon Valls, malgré "l'échec" de la Fondation pour l'islam de France créée il y a plus de dix ans "pour réunir en toute transparence les fonds nécessaires" à son développement, il faudrait "revoir certaines règles pour tarir les financements extérieurs et accroître en compensation les possibilités de levées de fonds" dans le pays.

Dans un précédent entretien au Monde, l'ancien maire d'Evry souhaitait notamment "que les imams soient formés en France et pas ailleurs".

Dans un autre tribune au JDD, une quarantaine de personnalités musulmanes de France se disent "concernées par l'impuissance de l'organisation actuelle de l'islam de France, qui n'a aucune prise sur les événements". 
Absence d'organisation hiérarchique des Sunnites
Les Sunnites constituent le courant musulman majoritaire de l'islam, à 85 %. Géographiquement, ils sont répandus en Afrique du Nord, en Libye et en Égypte, en Arabie saoudite, en Syrie et en Irak, au Pakistan, en Indonésie, en Afrique noire.
Les Chiites, courant minoritaire (30% des musulmans du monde) sont implantés en Iran (religion d'État : 90-95 %), Azerbaïdjan : 65-75 %, voire 85 % selon le gouvernement, Irak : 65-70 %, Bahreïn : 65-75 %. Ils sont majoritaires au Liban.
Or, l'islam n'a ni pape, ni synode, ni concile. Mais a l'inverse des sunnites, les Chiites n'ont pas des imams autoproclamés: ils exigent en effet que leur communauté soit dirigée uniquement par un descendant de la famille de Mahomet. La conception de l’imamat des chiites est foncièrement opposée à celle du califat admise par la majorité des musulmans. L’imam incarne à la fois le pouvoir temporel et spirituel inauguré par Ali, neveu du prophète Mahomet. L’imam des Chiites est la preuve de Dieu sur terre, le gardien du sens caché de la révélation, un guide pour la communauté et un interlocuteur reconnu pour les pouvoirs politiques.


mercredi 27 juillet 2016

"Nous sommes tous des catholiques de France!" clame le président du CFCM

Et si Anouar Kbibech faisait le ménage ?

Le CFCM se disculpe en assurant que la radicalisation se passe souvent sur internet et non dans les mosquées

Anouar KbibechLe Conseil français du culte musulmaninstance qui "ne représente pas les musulmans mais le culte musulman," selon Dalil Boubakeur, n'a pas manqué d'apporter son soutien aux catholiques, au lendemain de l'attentat meurtrier par un musulman, dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, sanctuaire religieux près de Rouen. 
Une église, comme une mosquée, un temple ou une synagogue, est un site sacré, de ce fait respecté de tous -dans le monde civilisé- bénéficiant d'un ensemble de protections, du culte et des fidèles qui y cherchent refuge.
Quelques précédents doivent néanmoins 
être signalés comme autant de  sacrilèges exceptionnels criminels :
-
Oradour-sur-Glane, où les nazis de la SS das Reich a brûlé vive la population, le ; 

-
des biens culturels du patrimoine mondial saccagés par des djihadistes en Irak (musée de Ninive à Mossoul
) et en Afghanistan (les Bouddhas de Bâmiyân), victimes du fanatisme islamiste.
Anouar Kbibech, président du CFCM, a souhaité exprimer sa solidarité aux catholiques mercredi, sur France Info, après l'assassinat d'un prêtre, Jacques Hamel, 86 ans, égorgé au pied de l'autel et l'agression également à deux contre un fidèle actuellement entre la vie et la mort, à Saint-Etienne-du-Rouvray, commune communiste de Seine-Maritime.
"La journée de vendredi [jour de prière] sera l'occasion d'exprimer notre solidarité et de transmettre toutes nos condoléances et notre compassion à nos compatriotes de confession catholique.(…) Aujourd'hui, je le dis du fond du cœur, nous sommes tous des catholiques de France !"


A. Kbibech (Conseil Français du Culte Musulman) "Nous sommes tous des catholiques de France" 

"Libération inquiétante de la parole islamophobe"

Cela dit et selon lui, les musulmans de France sont les premières victimes vivantes de cet attentat : "D'abord touchés, en tant que citoyens français qui partagent les mêmes joies et les mêmes malheurs que leurs compatriotes, et également touchés parce que ces actes barbares de terrorisme sont commis prétendument au nom de leur religion qui est l'islam et qui est à des années lumières de ces actes", a-t-il prétendu.

Double peine pour les musulmans ? Non, triple !
"Nous le constatons sur les réseaux sociaux, il y a une libération très inquiétante de la parole islamophobe. Il y a des appels aux meurtres contre les musulmans. L'inquiétude est grandissante." 
La loi du talion, une des plus anciennes lois existantes, consiste en la juste réciprocité du crime et de la peine. Cette loi est souvent symbolisée par l’expression Œil pour œil, dent pour dent. 
Le Coran s’exprime en ces termes:

"Ô les croyants ! On vous a prescrit le talion au sujet des tués : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme. Mais celui à qui son frère aura pardonné en quelque façon doit faire face à une requête convenable et doit payer des dommages de bonne grâce. Ceci est un allègement de la part de votre Seigneur et une miséricorde. Donc, quiconque après cela transgresse, aura un châtiment douloureux."
— Sourate II, verset 178

"C’est dans le talion que vous aurez la préservation de la vie, ô vous doués d’intelligence, ainsi atteindrez-vous la piété."
— Sourate II, verset 179

"Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d’Allah, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants."

"Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes."
— Sourate V, verset 44-45

"Ame pour âme, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent, le talion pour les blessures."
— Sourate V, verset 45
"Grande vigilance" dans les mosquées: il est toujours temps, depuis 2012... 

Les musulmans prennent leur part dans la lutte contre la radicalisation, affirme Anouar Kbibech: "Dans les 2.500 mosquées ou lieux de culte musulman, il y a une très grande vigilance et une vraie mobilisation des musulmans de France. S'il y avait un comportement agressif et/ou appelant à la violence ou au terrorisme, les musulmans de France en tant que citoyens responsables feraient le nécessaire", a-t-il menacé, après tant de morts violentes du fait de cette radicalisation.

Mais l'ensemble des cas de radicalisation ne passent pas forcement dans les mosquées, a soutenu le président du CFCM : "Les cas de radicalisation que nous avons constaté sont plutôt des cas isolés qui se passent sur les réseaux sociaux. Il faut mettre en place un vrai plan de prévention de la radicalisation en 'armant' nos imams, nos aumôniers, ceux qui opèrent en milieu pénitentiaire pour leur donner les outils [sécuritaires] et l'argumentaire théologique pour qu'ils puissent démonter tous ces discours djihadistes." 

"La fraternité s'impose à nous tous", Anouar Kbibech, président du CFCM


Puisse cette fraternité théorique de circonstances s'imposer dans les faits...

France Info
, avec sa romancière polyvalente Alice Serrano, dresse un tableau idyllique de cette fraternité inter-communautaire de Saint-Etienne-Du-Rouvray, en s'adressant aux communistes et à l'imam...

Le CFCM comporte en son sein deux représentants de l'UOIF
L'UOIF entretient des liens avec les Frères musulmans. Cette société secrète, qui se compose d'un appareil militaire et d'une organisation ouverte, n'avoue officiellement qu'une renaissance islamique et une lutte non-violente contre "l'emprise laïque occidentale" et "l'imitation aveugle du modèle européen" en terre d'islam, mais son objectif réel est la restauration du califat islamique. Cette organisation panislamiste est officiellement considérée comme organisation terroriste par le gouvernement égyptien, la Russie, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Certains groupes de partisans se sont constitués en mouvements autonomes, comme le Jama’a al-islamiya ou encore le Hamas, actif à Gaza.

Accusé de financement du Hamas, le Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP) est aussi lié à l'UOIF. Il est placé sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada et des des États-Unis

Dans son édition du 29 avril 2015,
Le Canard enchaîné a dénoncé un "coup de CROUS" de l'UNEF (syndicat étudiant dominant) auprès du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) en faveur d'un protégé de l'association des Etudiants musulmans de France (EMF), Sid Ahmed Ghlam, né en Algérie, suspecté de l'assassinat d'Aurélie Châtelain (tuée d'une balle dans le cœur à Villejuif ) et mis en examen aussi pour des actes (des repérages autour des deux principales églises de Villejuif et la basilique du Sacré Coeur de Paris) et attentats terroristes commis au nom de l'islam. Le directeur du CNOUS nie que le terroriste ait bénéficié d'une intervention politique, mais le rédacteur en chef du Canard enchaîné maintient l'affirmation que le syndicat étudiant a été pistonné pour se loger dans une résidence étudiante.
Une accusation particulièrement grave au regard de l'assassinat du prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray.Selon François Molins, procureur de la République, au moment de son arrestation, Ghlam "était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie avec laquelle il échangeait sur les modalités de commission d'un attentat, ce dernier lui demandant explicitement de cibler particulièrement une église".