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mercredi 27 juillet 2016

"Nous sommes tous des catholiques de France!" clame le président du CFCM

Et si Anouar Kbibech faisait le ménage ?

Le CFCM se disculpe en assurant que la radicalisation se passe souvent sur internet et non dans les mosquées

Anouar KbibechLe Conseil français du culte musulman, instance qui "ne représente pas les musulmans mais le culte musulman," selon Dalil Boubakeur, n'a pas manqué d'apporter son soutien aux catholiques, au lendemain de l'attentat meurtrier par un musulman, dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, sanctuaire religieux près de Rouen. 
Une église, comme une mosquée, un temple ou une synagogue, est un site sacré, de ce fait respecté de tous -dans le monde civilisé- bénéficiant d'un ensemble de protections, du culte et des fidèles qui y cherchent refuge.
Quelques précédents doivent néanmoins 
être signalés comme autant de  sacrilèges exceptionnels criminels :
-
Oradour-sur-Glane, où les nazis de la SS das Reich a brûlé vive la population, le ; 

-
des biens culturels du patrimoine mondial saccagés par des djihadistes en Irak (musée de Ninive à Mossoul
) et en Afghanistan (les Bouddhas de Bâmiyân), victimes du fanatisme islamiste.
Anouar Kbibech, président du CFCM, a souhaité exprimer sa solidarité aux catholiques mercredi, sur France Info, après l'assassinat d'un prêtre, Jacques Hamel, 86 ans, égorgé au pied de l'autel et l'agression également à deux contre un fidèle actuellement entre la vie et la mort, à Saint-Etienne-du-Rouvray, commune communiste de Seine-Maritime.
"La journée de vendredi [jour de prière] sera l'occasion d'exprimer notre solidarité et de transmettre toutes nos condoléances et notre compassion à nos compatriotes de confession catholique.(…) Aujourd'hui, je le dis du fond du cœur, nous sommes tous des catholiques de France !"


A. Kbibech (Conseil Français du Culte Musulman) "Nous sommes tous des catholiques de France" 

"Libération inquiétante de la parole islamophobe"

Cela dit et selon lui, les musulmans de France sont les premières victimes vivantes de cet attentat : "D'abord touchés, en tant que citoyens français qui partagent les mêmes joies et les mêmes malheurs que leurs compatriotes, et également touchés parce que ces actes barbares de terrorisme sont commis prétendument au nom de leur religion qui est l'islam et qui est à des années lumières de ces actes", a-t-il prétendu.

Double peine pour les musulmans ? Non, triple !
"Nous le constatons sur les réseaux sociaux, il y a une libération très inquiétante de la parole islamophobe. Il y a des appels aux meurtres contre les musulmans. L'inquiétude est grandissante." 
La loi du talion, une des plus anciennes lois existantes, consiste en la juste réciprocité du crime et de la peine. Cette loi est souvent symbolisée par l’expression Œil pour œil, dent pour dent. 
Le Coran s’exprime en ces termes:

"Ô les croyants ! On vous a prescrit le talion au sujet des tués : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme. Mais celui à qui son frère aura pardonné en quelque façon doit faire face à une requête convenable et doit payer des dommages de bonne grâce. Ceci est un allègement de la part de votre Seigneur et une miséricorde. Donc, quiconque après cela transgresse, aura un châtiment douloureux."
— Sourate II, verset 178

"C’est dans le talion que vous aurez la préservation de la vie, ô vous doués d’intelligence, ainsi atteindrez-vous la piété."
— Sourate II, verset 179

"Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d’Allah, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants."

"Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes."
— Sourate V, verset 44-45

"Ame pour âme, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent, le talion pour les blessures."
— Sourate V, verset 45
"Grande vigilance" dans les mosquées: il est toujours temps, depuis 2012... 

Les musulmans prennent leur part dans la lutte contre la radicalisation, affirme Anouar Kbibech: "Dans les 2.500 mosquées ou lieux de culte musulman, il y a une très grande vigilance et une vraie mobilisation des musulmans de France. S'il y avait un comportement agressif et/ou appelant à la violence ou au terrorisme, les musulmans de France en tant que citoyens responsables feraient le nécessaire", a-t-il menacé, après tant de morts violentes du fait de cette radicalisation.

Mais l'ensemble des cas de radicalisation ne passent pas forcement dans les mosquées, a soutenu le président du CFCM : "Les cas de radicalisation que nous avons constaté sont plutôt des cas isolés qui se passent sur les réseaux sociaux. Il faut mettre en place un vrai plan de prévention de la radicalisation en 'armant' nos imams, nos aumôniers, ceux qui opèrent en milieu pénitentiaire pour leur donner les outils [sécuritaires] et l'argumentaire théologique pour qu'ils puissent démonter tous ces discours djihadistes." 

"La fraternité s'impose à nous tous", Anouar Kbibech, président du CFCM


Puisse cette fraternité théorique de circonstances s'imposer dans les faits...

France Info
, avec sa romancière polyvalente Alice Serrano, dresse un tableau idyllique de cette fraternité inter-communautaire de Saint-Etienne-Du-Rouvray, en s'adressant aux communistes et à l'imam...

Le CFCM comporte en son sein deux représentants de l'UOIF
L'UOIF entretient des liens avec les Frères musulmans. Cette société secrète, qui se compose d'un appareil militaire et d'une organisation ouverte, n'avoue officiellement qu'une renaissance islamique et une lutte non-violente contre "l'emprise laïque occidentale" et "l'imitation aveugle du modèle européen" en terre d'islam, mais son objectif réel est la restauration du califat islamique. Cette organisation panislamiste est officiellement considérée comme organisation terroriste par le gouvernement égyptien, la Russie, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Certains groupes de partisans se sont constitués en mouvements autonomes, comme le Jama’a al-islamiya ou encore le Hamas, actif à Gaza.

Accusé de financement du Hamas, le Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP) est aussi lié à l'UOIF. Il est placé sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada et des des États-Unis

Dans son édition du 29 avril 2015,
Le Canard enchaîné a dénoncé un "coup de CROUS" de l'UNEF (syndicat étudiant dominant) auprès du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) en faveur d'un protégé de l'association des Etudiants musulmans de France (EMF), Sid Ahmed Ghlam, né en Algérie, suspecté de l'assassinat d'Aurélie Châtelain (tuée d'une balle dans le cœur à Villejuif ) et mis en examen aussi pour des actes (des repérages autour des deux principales églises de Villejuif et la basilique du Sacré Coeur de Paris) et attentats terroristes commis au nom de l'islam. Le directeur du CNOUS nie que le terroriste ait bénéficié d'une intervention politique, mais le rédacteur en chef du Canard enchaîné maintient l'affirmation que le syndicat étudiant a été pistonné pour se loger dans une résidence étudiante.
Une accusation particulièrement grave au regard de l'assassinat du prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray.Selon François Molins, procureur de la République, au moment de son arrestation, Ghlam "était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie avec laquelle il échangeait sur les modalités de commission d'un attentat, ce dernier lui demandant explicitement de cibler particulièrement une église".  

mercredi 29 avril 2015

Projet d'attentat sur église(s) de Villejuif: un possible complice de Ghlam mis en examen

Un homme soupçonné d'aide au djihadiste franco-algérien Sid Ahmed Ghlam a été mis en examen 

Le principal suspect islamiste a pu bénéficier de son assistance 

dans son projet d'attentat manqué contre une église de Villejuif (PCF de 1945 à 2014, Val-de-Marne), révèle l'enquête sur les complicités, selon une source unique, l'AFP, chargée des éléments de langage du pouvoir.

L'homme de 33 ans a été mis en examen notamment pour association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes en relation avec une entreprise terroriste mais, selon son avocat, il nie tout projet d'attaque, a indiqué le Parquet de Paris. Il a été placé en détention provisoire.
Arrêté samedi à Colombes (PS de 2008 à 2014, dans les Hauts-de-Seine), le trentenaire, dont l'identité n'est pas révélée, est la première personne mise en examen depuis le placement en détention provisoire vendredi de Sid Ahmed Ghlam, l'étudiant franco-algérien de 24 ans soupçonné de l'assassinat d'une femme, Aurélie Châtelain, à Villejuif le 19 avril et d'un projet d'attentat contre au moins une église de cette ville du Val-de-Marne.
Deux autres personnes avaient été arrêtées en région parisienne et placées en garde à vue ce week-end. Elles ont été relâchées depuis, sans être poursuivies à ce stade de l'enquête. Un "commanditaire" syrien serait le dénominateur commun entre trois des différents suspects de cette affaire.

L'ADN de l'homme mis en examen mercredi a été trouvé dans une voiture Renault Mégane volée et garée à Aulnay-sous-Bois (PS de 2008 à 2014, Seine-Saine-Denis), où a été entreposé tout ou partie de l'arsenal découvert lors de son arrestation dimanche 19 avril dans le studio parisien de Sid Ahmed Ghlam, situé dans le 13ème arrondissement. Selon une source proche du dossier, Sid Ahmed Ghlam "a déclaré aux enquêteurs avoir hébergé cet homme une ou deux nuits avant son arrestation".
Son ADN a aussi été découvert sur un gilet pare-balles en possession de l'étudiant binational, selon une source proche de l'enquête. L'homme a déjà été condamné dans des affaires de droit commun, sans lien avec le terrorisme, a précisé cette source. Son ADN était donc inscrit au Fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg), ce qui a permis de retrouver sa trace.
Il a aussi été mis en examen pour recel de vol en bande organisée et usage de fausses plaques d'immatriculation en relation avec une entreprise terroriste, a précisé le parquet de Paris.

"Il n'a jamais eu la volonté ni la conscience de participer à un projet terroriste", si on en croit Me Corentin Dupouey, originaire de Paris 19e, avocat collaborateur à Drancy (PCF de 1944 à 2001), puis à Versailles, au cabinet Liénard-Landon-Car-Simonin depuis juillet 2014. "Il est tout à fait dépassé par ce qui lui arrive; (...) c'est un père de famille, ce n'est pas un musulman radical", raconte le cher maître. Mais son client concède toutefois "un certain nombre de faits", a-t-il lâché, sans préciser lesquels.

Une enquête antiterroriste 

Les enquêteurs cherchent à déterminer de quelles complicités a pu bénéficier Sid Ahmed Ghlam, dont ils pensent qu'il aurait été missionné depuis la Syrie, dont le régime est menacé par l'organisation terroriste dite État islamique en Irak et au Levant (EIIL ou Daesh), mais contre lequel Laurent Fabius et le président François Hollande ont pourtant demandé une "réaction de force" des principaux pays occidentaux et des frappes contre le pouvoir légitime d'al-Assad.

Installé définitivement en France en 2011, Sid Ahmed Ghlam est né en Algérie en août 1991, où il a passé toute son enfance. A l'âge de dix ans, il arrive en France avec sa mère, pour rejoindre son père à Saint-Dizier, ville moyenne de Haute-Marne. Mais faute de papiers, il doit repartir en Algérie en 2003 où il passe son baccalauréat en 2010, a rapporté François Molins. Une fois revenu en France en 2011, ce célibataire sans enfant entame alors des études d'électronique à Reims et Paris. Entre novembre 2011 et juin 2013, il est notamment passé par l'école parisienne Supinfo. Or, on a découvert que le terroriste présumé a falsifié des documents officiels pour entrer à l'UPMC, université Pierre et Marie Curie. 

Avocats de Sid Ahmed Ghlam:
Matthieu de Vallois (à gauche) et Gilles-Jean Portejoie
L'un de ses avocats, Gilles-Jean Portejoie, d'abord proche de François Mitterrand (il a appartenu à quelques cabinets de ministres socialistes), puis de Nicolas Sarkozy, n'est pas seulement le conseil des stars, mais fut premier adjoint au maire socialiste de Clermont-Ferrand (1997-2007), et candidat à la mairie de la capitale auvergnate en 2014. Quant à Me Matthieu de Vallois, il fut déjà le conseil de trois combattants français en Syrie interpellés à l'aéroport de Saint-Étienne en 2012 et jugés "pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes": Fares Farsi, 21 ans, Youssef Ettaoujar, 26 ans, et Salah-Eddine Gourmat, 24 ans.

Lundi, le procureur de Paris, François Molins, a réaffirmé que 
Sid Ahmed Ghlam "(est) passé à l'acte à la suite d'instructions données vraisemblablement de Syrie et pour le compte d'organisations terroristes". Il "a agi en bénéficiant d'une aide qui s'est traduite par des véhicules et de la fourniture d'armement", a-t-il précisé.
Les investigations ont aussi montré que c'est sur instruction de commanditaires que Sid Ahmed Ghlam a trouvé la clé du véhicule volé et garé à Aulnay-sous-Bois.
L'importance de son arsenal - quatre fusils d'assaut kalachnikov, un pistolet, un revolver- outre 2.000 euros en liquide et des documents sur al-Qaïda et l'EI, amène aussi les enquêteurs à s'interroger sur sa volonté d'attaquer seul ou avec des complices. Un message des commanditaires, envoyé à Ghlam et le poussant à agir seul si son complice ne venait pas, renforce ces soupçons, a indiqué une source proche du dossier.

Moins de quatre mois après les attaques terroristes de djihadistes français menées contre Charlie Hebdo à Montrouge et à l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes, cet attentat a pu être évité de manière fortuite
Sid Ahmed Ghlam, islamiste candidat au djihad, mais qui avait craint pour ses jours sur blessure par balle à la cuisse, avait lui-même appelé le SAMU au matin du 19 avril. Les policiers, alertés, avaient retrouvé les armes dans sa voiture et dans sa très correcte chambre d'étudiant boursier, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Son ADN a été trouvé dans l'automobile où a été assassinée par balle ce matin-là Aurélie Châtelain. La balle a été tirée avec un revolver du suspect.

Selon ses avocats, Sid Ahmed Ghlam conteste l'ensemble des faits qui lui sont reprochés...