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dimanche 10 février 2019

Le grand débat national est "une campagne électorale déguisée," dénonce une députée LR

C'est aussi un court-circuitage des Gilets jaunes exclus du one-man show présidentiel

La Commission nationale des comptes de campagne a été saisie pour dénoncer dans le grand débat, "une campagne électorale déguisée" de LREM, en vue des Européennes
Philippe Juvin a demandé au président de la CNCCFP "d'intégrer" "les moyens alloués à une réunion publique de Madame Agnès Buzyn", ministre de la Santé, dans les comptes de campagne des élections européennes de LREM. Lors de cette réunion, dimanche dernier à Trappes (Yvelines), la ministre a en effet tenu "des propos militants sans équivoque en faveur de LREM en vue des élections européennes" du 26 mai, déplore le président de la Fédération LR des Hauts-de-Seine qui est aussi maire de La Garenne-Colombes) et chef de service des urgences de l'hôpital européen Georges-Pompidou (Paris).
Capture d'écran : tweet de la ministre Buzyn

"Ce grand débat national, initié par le président de la République pour répondre à une crise sans précédent liée à des choix politiques et économiques illisibles et injustes, ne peut en aucun cas être une campagne électorale déguisée", ajoute cet élu LR, parti que la presse officielle déclare pourtant invisible dans le paysage politique.

Des "one-man shows successifs"

Résultat de recherche d'images pour "Schiappa Hanouna"
"Voilà maintenant près de trois semaines que nous assistons à ce qui s'apparente davantage à une campagne électorale plutôt qu'à des échanges avec les Français", a renchéri la députée de l'Assemblée nationale Valérie Boyer, (3e mandat dans les Bouches-du-Rhône) dans un courrier au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Elle y liste les heures de réunions publiques "animées par le chef de l'Etat" et diffusées - dans la durée (3 ou 4 heures , voire 6) - à la télévision qui "satur(ent)" l'espace politique et médiatique, selon elle, mais aussi  le public qui n'a d'autres choix en zappant BFMTV pour LCP, en passant par CNews.

Depuis, l'"itinérance mémorielle" de novembre, Macron nous poursuit sur toutes les chaînes
Il nous avait déjà gavés, dans le cadre du centenaire du 11 novembre 2018 et il récidive impunément. Comme si nous n'avions pas eu déjà plus que notre dose, il a même délégué ses pouvoirs à Marlène Schiappa qui s'est invitée à l'émission populaire de Cyril Hanouna, 'Balance ton poste', sur C8, spécialisée dans l'invective et la déblatération. Le 26 janvier dernier, Schiappa était missionnée pour valoriser le grand débat national, en tant que coanimatrice. Une participation qui lui avait valu une pluie de critiques sur les réseaux sociaux, mais également dans la classe politique.  Mélange des genres, vulgarité ou sur-dose de propagande en faveur du "grand" débat national et de Macron : elle n'a évité aucun écueil et s'est retrouvée habillée XXL pour l'hiver.
Or, l'insupportable secrétaire d'Etat a trouvé le moyen de se plaindre encore: une différence de traitement ! La parano estime que la participation de son collègue François de Rugy à une autre émission Balance ton Poste! "n’a pas eu à supporter invectives et méchancetés" qu'elle a suscitées.  


Fin janvier, Les Républicains avaient déjà interpellé le CSA au sujet des "one- man shows successifs" d'Emmanuel Macron dans le cadre du grand débat, mais ça continue. 
LR avait pourtant demandé au gendarme du PAF de mettre de l'ordre et de "veiller scrupuleusement" à ce que "l'équilibre des temps de parole soit respecté". 
Un député LFI, Michel Larive, avait adressé la même demande.

Mais le CSA ne régule rien.
Il sanctionne les oppositions, sans jamais rappeler la majorité présidentielle à la décence démocratique. 
Les internautes se chargent de rétablir un semblant d'équilibre républicain.

mercredi 30 janvier 2019

Européennes : Wauquiez s'affirme en faisant désigner François-Xavier Bellamy, choix de la majorité LR comme tête de liste

La minorité juppéiste continue de faire le jeu du FN et de Macron

Elle n'admet toujours pas sa défaite et mène sa guérilla interne avec l'appui de la presse macronienne

Une ex-proche de Pécresse, un eurodéputé et un intellectuel

"Par ce trio, j'ai voulu envoyer un message très fort de rassemblement de toute la droite et de ses sensibilités." C'est ainsi que Laurent Wauquiez, patron des Républicains, a expliqué les choix de la commission national d'investiture pour les élections européennes, présidée par Eric Ciotti, grand rival du maire de Nice Christian Estrosi,, mardi, au Figaro. 
Le président de la région Auvergne Rhône-Alpes a en effet officiellement désigné François-Xavier Bellamy, 33 ans (ci-dessus à droite), Agnès Evren, conseillère régionale d'Ile-de-France, ex-porte-parole de Nathalie Kosciusko-Morizet, et Arnaud Danjean, eurodéputé sortant, juppéiste repenti, 48 ans, pour emmener la liste LR le 26 mai prochain. Un agrégé de philosophie, une élue parisienne et un eurodéputé sortant, dont la complémentarité doit donc assurer la popularité.

Réunie sous la présidence d'Eric Ciotti, la première commission nationale d'investiture dans l'histoire de l'ex-UMP a validé le choix de ce trio par 38 voix contre 2, le sénateur Pierre Charon, et le député Philippe Goujon, face à la candidature de l'eurodéputé sortant Philippe Juvin, un médecin de 65 ans qui souhaita donner le nom de Kléber Haedens au deuxième collège en construction de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), dont il est le maire, bien que cet écrivain soit décrié par les élus de son opposition communale, contestant un auteur classé réactionnaire, nationaliste et royaliste qui a écrit pour L'Action française et proche de Charles Maurras. Juvin appela à voter Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle.

Le choix de la tête de liste pour les élections européennes rappelle aux contestataires qu'ils ne sont pas la majorité au sein du parti. Désigné par 48 des cinquante François-Xavier Bellamy, ne fait pas l'unanimité, notamment parmi les caciques frustrés du parti Les Républicains (LR). Dans les rangs du parti, les acteurs du passé  dénoncent le choix de ce jeune professeur (agrégé de philosophie à l'âge de 22 ans), figure montante qui est réduit à sa proximité avec La Manif pour tous, comme d'autres sont proches de Juppé (70 ans) et Bayrou (68 ans) ou  Macron (favori des femmes de 64 ans).

La désignation de François-Xavier Bellamy comme porte-drapeau des Républicains pour les prochaines européennes n'est pas du goût des battus du congrès de l'Union pour un mouvement populaire de 2014. "Les convictions personnelles de François-Xavier Bellamy ne seront jamais les miennes", a notamment lancé Rachida Dati dans la matinale de France Inter, mardi 29 janvier. Cette prise de position la ferait-elle tout à coup apprécier de ses détracteurs acharnés ? "Je ne suis pas la seule à ne pas avoir pensé à François-Xavier Bellamy comme une évidence pour la tête de liste Les Républicains", a insisté la maire du VIIe arrondissement de Paris, qui sera candidate aux Européennes. 
La tête de liste bouleverse les clivages traditionnels.
Résultat de recherche d'images pour "Bellamy"Lundi, la commission a donné un coup de jeune au parti en choisissant François-Xavier Bellamy pour diriger la liste LR aux européennes de mai prochain. Les détracteurs de cet adjoint au maire de Versailles et candidat malheureux lors des législatives de 2017, focalisent l'attention sur ce qui dérange : il  est associé à Sens commun ou à La Manif pour tous, du fait qu'il a été un 'Veilleur'.

"F.I.X.", pour les intimes, est craint.
Sous ses airs de premier communiant, il est ressenti comme un refondateur des idées de droite et, comme tel, inquétant. "Je ne peux pas dire que ce choix me satisfasse", a réagi au micro de France Info le maire LR de Nice, Christian Estrosi, qui est Macron-friendly et voit venir le danger pour LREM. Il participe donc à l'ébauche de caricature qu'esquisse la presse sélective de ses traits de caractère: François-Xavier Bellamy est "extrêmement conservateur". Mais l'ancien motocycliste sportif enfile des impressions non corroborées : "Vous comprendrez qu'entre Simone Veil et François-Xavier Bellamy, j'ai le sentiment que la vision européenne est en train de s'étriquer par rapport à ce que nous a offert cette grande dame", a commenté ce franc-maçon de la Grande Loge nationale française (GLNF, 1983-1988).
Sur l'avortement, le mariage pour tous ou encore la PMA, "je pense exactement l'inverse de lui", a abondé sur Cnews le successeur d'Estrosi à la présidence LR du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur et eurodéputé, Renaud Muselier, de nationalité mauricienne depuis 2012. Son épouse, Stéphanie Clément, avocate auprès de l’office HLM de Marseille, pourrait être mise en examen pour "recel de prise illégale d’intérêt": une conversation téléphonique accable la défense des Muselier. Entre 2005 et 2008, Stéphanie Clément a obtenu plusieurs marchés publics de "prestations juridiques" auprès d'Habitat Marseille Provence (HMP). Le problème, c'est qu'elle les a "remportés" sans appels d'offres. "Personne n'a jamais contesté le travail de ma femme, ni sa rémunération, explique Renaud Muselier. PaSiDupes ignore comment le tribunal a statué...
"La présence d'Agnès Evren et d'Arnaud Danjean me rassure", a déclaré mardi, sur CNews, l'eurodéputé LR Renaud Muselier, mais ce n'est pas l'ensemble de la presse qui rapporte cette nuance.

Personnage déclaré méconnu, mais jugé et condamné

Résultat de recherche d'images pour "Bellamy"
Le centre n'est pas modéré dans son verdict. Depuis qu'en décembre 2017, il a dit ne plus vouloir d'alliance entre l'UDI et LR en cas d'élection de Laurent Wauquiez à la tête de LR, le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, largue son stock inépuisable de boules puantes. Ainsi, mardi dans un entretien au Figaro mardi : "LR a confié sa liste à l'extrême droite". "C'est désormais la liste de Sens commun avec M. Bellamy". "Ce candidat est curieux. Il nous explique qu'il est contre l'avortement et contre la pilule en nous disant qu'il ne défendra pas ses convictions. Dans ce cas, à quoi bon être candidat ?", a poursuivi le député de Seine-Saint-Denis, pour qui l'Union européenne n'aurait pas d'autres sujets de préoccupation. En revanche, les cantines communales et départementales auraient vocation à nourrir gratuitement les scolaires: ni la crise économique internationale de 2008, ni les difficultés budgétaires des collectivités territoriales ne ramènent ce populiste à la raison. N'est-il pas indifférent à l'affichage de signes religieux dans les écoles publiques et favorable au mariage homosexuel comme pratiquant ?

Bellamy est un antidote au sectarisme

Son CV en sidère plus d'un qui daigne se pencher sur sa jeune carrière. 
Avant d'enseigner dans deux lycées publics, en guise d’année sabbatique à la sortie de l'IUFM, ce normalien a travaillé au cabinet de Rachida Dati, alors garde des Sceaux, bien que non encarté, mais incarnant déjà des valeurs fortes. Pour lui, il n'est pourtant "pas question de revenir sur la loi Veil" : c'est une "conviction personnelle" et l'intime ne pèse pas dans ses choix politiques. Certains s'attachent néanmoins à l'enfermer dans ce qui pourrait lui porter préjudice, mais, pour Laurent Wauquiez, la nouvelle tête de liste "fait partie de ceux qui défendent l'enracinement et la transmission de l'identité et de la culture". Des thèmes qui devraient venir sur le devant de la scène dans le débat des Européennes.
En 2013, "Les Soirées de la Philo" de François-Xavier Bellamy, des conférences bimensuelles de philosophie ouvertes au grand public dans un lycée parisien, doivent être transférées au théâtre de l'Œuvre en septembre 2015, en raison de leur succès, puis au théâtre Saint-Georges, rassemblant plusieurs centaines de personnes chaque semaine depuis la rentrée 2018.
Les sectaires ne sont pas déboussolés par ce "conservateur de droite inclassable": seraient-ils sectaire, sinon ? 
Proche d'Hubert Védrine ou Edouard Balladur, FIX se montre aussi prompt à vanter "le verbe" et les campagnes "magnifiques" de Jean-Luc Mélenchon, la "cohérence de la vision écologique" et la "lucidité" de José Bové, ainsi que certaines prises de positions du patron de la CFDT, Laurent Berger, qu'elles soient en faveur de l’universalité des allocations familiales ou d'une sortie de la crise des Gilets jaunes. Il partage à la fois la volonté de Michel Onfray de "rendre la culture à tous" que la "rigueur intellectuelle " d'Alain Finkielkraut.
Résultat de recherche d'images pour "Bellamy Wauquiez"

'Les Inrocks' assure qu'il "brouille les lignes" mais, bien que propriété du banquier Matthieu Pigasse (actionnaire du Groupe Le Monde et du Huffington Post), ce magazine de gauche reçoit une subvention de l'Etat au titre de l'aide à la presse. A Vanity Fair, dirigé par Michel Denisot (ex-Canal+, version socialiste avec André Rousselet et les Taxis G7), le magazine du banquier qui avoua avoir voté pour Mélenchon à l'extrême gauche, situe Bellamy "entre droite traditionnelle et extrême-droite", une analyse que démentent les déclarations de Bellamy pour qui "le Front national ne sera jamais qu'une impasse pour les électeurs qui se tournent vers lui", en tant que "formidable machine à empêcher le renouveau, et à maintenir en fonction les tenants de la déconstruction". Bref, il fait perdre ses repères à la gauche. Ainsi, Libération préfère ne pas creuser son sujet et Jean-Jacques Bourdin le survoler avec Guillaume Peltier. Il est encore cité parmi les "nouveaux conservateurs", par La Vie, filiale du Groupe Le Monde...

Bellamy envoie aux orties la "pensée complexe" de Macron

Inquiet de la communautarisation des débats, le trentenaire affirme en novembre 2018 avoir été "scandalisé par la façon dont le quadra de l'Elysée a invité les catholiques à s'engager en politique pour défendre leurs valeurs", estimant que la politique ne doit pas être le lieu où des lobbies ou communautés s'affrontent pour imposer leurs valeurs. Il prône une laïcité qui permette à la politique d'être "la recherche partagée du bien et du juste, pas le lieu d'expression des convictions particulières et religieuses !"

Macron lui a emprunté sa notion de "premier de cordée". 
 a en effet, l'un des premiers, dénoncé une "crise de la transmission" dans notre société, et plus précisément de l'Education nationale, en regrettant qu'elle soit devenue le système "le plus inégalitaire de tout l’OCDE". En 2012, il publia dans Libération une première tribune remarquée sur le sujet, intitulée "Jeunes de France, battez-vous", en réponse à la tribune victimaire de Félix Marquardt, dans Libération, intitulée "Jeunes de France, votre salut est ailleurs : barrez-vous !". En 2014, FIX publia un essai sur la crise de la culture et de la transmission intitulé Les Déshérités, ou l’urgence de transmettre, qui rencontre un succès de librairie tel qu'il est conduit à animer plusieurs centaines de conférences partout en France. Il y vante les bienfaits d’une "culture enracinée, fruit d’une longue maturation, dont le flambeau passe d’une génération à l’autre."

Un Européen convaincu
En 2005, respectueux du vote populaire au référendum, il vota contre la ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe et, en 2017, il s'expliqua en se référant à Jean-Pierre Chevènement sur la question européenne. Alors, en 2018, Le Figaro reconnut en lui une figure susceptible de "réconcilier souverainistes et pro-européens" dotée d'une "solide culture européenne" et capable de "porter le débat européen à un haut niveau"
Il estime irréalisable et antidémocratique l'établissement d'une armée européenne, en raison de la diversité des règles d'engagement et du caractère régalien de cette compétence. Il se prononce en faveur d'une coopération renforcée entre les pays européens, en tant qu'alliance de nations souveraines.
François-Xavier Bellamy n'est pas le choix du président du Sénat, Gérard Larcher, mais le deuxième personnage de l'Etat ne lui est pas hostile, au nom de la légitimité de la majorité élue il y a un an. La désignation de Bellamy est approuvée de Valérie Pécresse dont Agnès Evren est la protégée, et de l'influent président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau.

La liste LR est aujourd’hui créditée de 12 à 8% des voix contre 21% en 2014.


dimanche 21 décembre 2014

Crèche de Noël à Melun : tribune du maire de La Garenne Colombes

Le tribunal de Melun a été saisi par la fédération départementale de la Libre Pensée

Les libres penseurs dénoncent la présence d'une crèche de Noël dans l'hôtel de ville.

"Un débat curieux vient d'agiter la commune dont je suis maire (La Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine)", écrit Philippe Juvin, député européen, qui connaît un débat similaire.

"Je me suis en effet rendu coupable d'un acte d'une gravité exceptionnelle, véritable forfaiture dans la gestion de la commune: j'ai autorisé l'installation d'une crèche grandeur nature sur le domaine public, devant l'Eglise de la ville…

Heureusement, les courriers de protestation vigilante n'ont pas tardé.
Cette crèche, m'a-t-on écrit, est un acte de "prosélytisme" [à la différence du voile islamique qui appartiendrait à notre patrimoine culturel ?]. Elle porte gravement "atteinte à la laïcité" (ben voyons). Le même courrier moralisateur, peu avare en lieux communs, me rappelait que la laïcité est (merci, je suis au courant) un "fondement de la République".

Ce courrier me demandait le déménagement immédiat de cette dangereuse crèche au nom de mon "engagement citoyen (quel rapport?), de ma lucidité (merci de m'en créditer) et de ma responsabilité" (bigre!). Fermez le ban.

Quelle tristesse de constater combien la bêtise et l'ignorance d'une minorité envahissent l'espace public. Bêtise de réduire la laïcité à des interdits primaires [et sélectifs]. Ignorance que la France a une vieille et structurante culture chrétienne. Rappeler cette évidence historique n'est pas mettre en danger la République.

Bref, vous l'avez compris, ils sont devenus fous.

Dois-je désormais, au nom d'une laïcité mal comprise, prendre un arrêté municipal pour interdire la vente des galettes des rois chez les boulangers? Débaptiser la Rue Jeanne d'Arc (une sainte, quelle horreur [débaptiser une autre place de saint, Georges Marchais, à Villejuif, reçoit le soutien muet des libres penseurs]? Ou mettre fin à la chasse aux œufs de Pâques dans le square de la mairie [sauf à l'autoriser aux enfants du Secours populaire qui n'en mangent pas tous les jours] ?

Quelle tristesse de constater combien la bêtise et l'ignorance d'une minorité envahit l'espace public [cette bêtise s'appelle étroitesse d'esprit et intolérance vertueuse]Ceux qui agitent ainsi le drapeau laïc ne servent pas la laïcité. Noël est présent dans tous les esprits comme un moment d'amour [la haine est meilleure fédératrice...]. Noël est pour certains un moment de foi et pour d'autres un simple, mais important, moment de tradition [et de respect laïc des croyants]. Quelle famille ne célèbre pas Noël comme un moment de joie? [Eh bien, c'est fini et c'est une "avancée" de la libre-pensée]

Ceux qui mènent ce combat dérisoire contre les crèches feraient mieux de s'interroger sur l'absolue nécessité pour la France de s'appuyer sur des traditions , le 25 décembre comme le 11 novembre, qui cimentent le corps social [sauf que la France n'est pour eux qu'une notion périmée]. Ils feraient mieux de se demander si la communion de Noël, qu'elle soit religieuse ou non, n'est pas le moment où tous ceux qui sont si seuls peuvent espérer n'être plus tout à fait seuls. Ils feraient mieux de comprendre [sic: voeu de Noël] que, le jour de Noël, c'est bien la Fraternité de la République qu'incarne l'enfant de la crèche." [dans les petits souliers de la pensée libre sous le sapin]

Philippe Juvin

jeudi 9 août 2012

Hollande, président dilettante

L'immobilisme du président Hollande indigne un eurodéputé


Pendant les massacres de Syrie
le président du Conseil de Sécurité
prend des vacances au soleil
sous les caméras




Philippe Juvin, secrétaire National de l'UMP critique la passivité inconsciente du président socialiste 

Le docteur Juvin souligne que l'attentisme du président socialiste devient "criminel" dans la crise syrienne.

"La France condamne avec application. Mais que vaut la condamnation des massacres quand on laisse faire ?"

L'élu UMP ne conçoit pas que F. Hollande puisse "faire moins" que Nicolas Sarkozy en Libye.

"Pourquoi François Hollande, qui a même la direction du Conseil de Sécurité, en fait-il moins que Sarkozy ? Pourquoi ne décide-t-il pas d'intervenir ? Par peur ? Par amateurisme ? Parce qu'il ne sait pas décider ? Parce qu'il n'a pas compris l'enjeu moral ?", demande le député européen.

"On nous dit qu'il faut un mandat du Conseil de Sécurité. Mais la France, qui préside le Conseil, n'a jamais été aussi bien placée pour l'obtenir. Et quand bien même ne l'obtiendrions-nous pas, l'impuissance de ce même Conseil à faire cesser les massacres rend de toute façon illégitimes ses non-décisions. Moralement, la France peut se passer du Conseil de sécurité et agir avec la Turquie et la ligue arabe".


VOIR et ENTENDRE l'inquiétude du maire de La Garenne-Colombes (92250), le 9 août 2012 à Paris, sur le dossier syrien:

.
"La Syrie sera la grande affaire morale du quinquennat Hollande", assure encore M. Juvin.

samedi 27 décembre 2008

Récupération par l’opposition de la mort d’Ilyès à l’hôpital

Illustration de la « rage » indigne dénoncée par le socialiste Benoît Hamon
Le parquet de Paris a ouvert vendredi après-midi une information judiciaire visant nommément la jeune femme de 35 ans qui a "reconnu une erreur", apparemment dans l'administration d'un médicament, selon l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Selon les premiers éléments de l'enquête, le petit Ilyes, soigné pour une simple angine est mort d'un arrêt cardiaque, suite à une surdose de chlorure de magnésium, administré en perfusion à la place de vitamines. Selon France Info ce matin,le petit souffrait d'une d'une part d'une ‘grosse angine’, mais c'est pour les besoins de la cause, et de déshydratation, ce qui démontre que le cas n'était pas aussi bénin qu'on le disait.

Les besoins de l’enquête
Instrumentalisation de la douleur de la famille
  • Interrogé par "Le Parisien", le père éploré de l'enfant a commenté :

    "Dans un hôpital du tiers monde, on l'aurait sauvé. Je veux juste la vérité pour que cela ne se reproduise plus", a-t-il souligné refusant de s'acharner sur l'infirmière.
  • Les oncles de l'enfant refusent également que la soignante devienne un "bouc émissaire" et demandent que "toutes les responsabilités soient recherchées". Toutes, sauf une.
    En revanche, la famille a fait le choix d’autres boucs émissaires… Aurait-elle été prise en main par une cellule d’aide psychologique politique ?

    Les syndicats attaquent plus qu’ils ne défendent

    Les syndicats de la santé pleurent moins la mort de l’enfant qu’ils ne souhaitent la mort politique de la ministre.
    Le petit garçon, hospitalisé dans un service de pédiatrie générale, est décédé mercredi à 20h45. L'infirmière a été interpellée par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) et placée en garde à vue.
    Cette mesure a déclenché la colère des syndicalistes SUD, CGT (etc ?) de la santé qui la jugent injustifiée.
    > Le Syndicat national des praticiens hospitaliers, anesthésistes réanimateurs (SNPHAR) a ainsi pointé dans un communiqué la restriction des moyens et en particulier "la suppression massive de personnel" à l'hôpital. "En médecine comme ailleurs, l'erreur médicale reste toujours possible", note le syndicat, mais il ne peut être réduit "que grâce à des conditions de travail permettant une sérénité professionnelle".
    > La secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la santé Mireille Le Corre, a estimé que "par sa politique de restriction des moyens, le gouvernement prend le risque de mettre en péril l'hôpital public".
  • > Le maire de Paris Bertrand Delanoë a lui jugé dans un communiqué que "cette tragédie confirme la nécessité de renforcer les conditions de fonctionnement de l'hôpital public".
    > Le président de l'Association des médecins urgentistes (AMUF) Patrick Pelloux a même réclamé jeudi la démission de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. "L'événement qui vient de se produire est suffisamment grave pour que la ministre en prenne toutes les conséquences et pose sa démission", a déclaré Patrick Pelloux sur France Info.
    Vous avez dit politique ?

    La ministre condamne la récupération
  • "Je réfute absolument l'agitation médiatique et l'exploitation politique honteuse qui (sont) faites du drame d'une famille, ce n'est vraiment pas convenable", lui a répondu Roselyne Bachelot vendredi sur RTL. "Bien sûr notre système hospitalier a besoin de réformes profondes" mais "il ne faut pas exploiter ce drame épouvantable à des fins politiques", a insisté la ministre qui a diligenté une enquête interne pour faire la lumière "sur toute la chaîne d'organisation".

  • Interrogée sur France Info, Roselyne Bachelot a dénoncé "des polémiques sur un prétendu manque de moyens qui ne sont pas du tout vérifiées par les faits", et précisé que
    - d’une part, l'enfant était hospitalisé dans "un service qui avait les moyens de fonctionner"
    -
    et que, d’autre part, il "présentait des ratios de personnel très importants".
  • Philippe Juvin, secrétaire national de l'UMP, a jugé "scandaleux que certains instrumentalisent le malheur des autres pour des raisons politiciennes". Lier ce drame à un manque de moyens constitue une "tentative de récupération (...) indigne", a-t-il observé.

    Mais çà doit être par respect pour Ilyès…