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lundi 4 novembre 2013

Fermeture des urgences à l'Hôtel-Dieu : la profession tarde à se solidariser

Le gouvernement bénéficiera-t-il de la complicité du milieu hospitalier ?

Le journal Le Parisien tient la fermeture pour acquise !

Cette presse-là se trompe d'objectif: elle acte sans broncher la fermeture des urgences et se tourne déjà vers la suite... "Les opposants à la fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu, prévue ce lundi, sont restés mobilisés, interpellant les responsables politiques sur la saturation des autres services parisiens qui accueilleront désormais les cas les plus graves. Pas un instant le quotidien ne questionne la décision...
En juin 2009, les soignants se mobilisaient
"Ce qu'on voudrait dire à François Hollande (PS), Marisol Touraine (ministre PS de la Santé), Bertrand Delanoë (maire PS de Paris) et Anne Hidalgo (candidate PS aux municipales), c'est que si vous laissez mourir les urgences de l'Hôtel Dieu, vous allez aggraver la saturation des urgences à Paris", a déclaré l'urgentiste Gérald Kierziek, fer de lance de l'opposition, lors d'une conférence de presse.

Les socialistes laissent faire
La CFDT avait le virus de la loi Bachelot:
depuis mai 2012, le syndicat est porteur sain 
Syndicalistes CGT, médecins et élus (EELV, NPA, Front de gauche) étaient installés devant l'entrée de l'établissement où des affichettes ont été disposées, sur lesquelles on pouvait lire "Madame Touraine, c'est oui ou non pour les urgences" ou "Madame Hidalgo, c'est oui ou non pour les urgences". Plusieurs banderoles barraient également la façade de l'Hôtel-Dieu: "Non à la fermeture de l'hôpital Hôtel-Dieu" ou "urgences fermées, patients en danger". Mais Le Parisien n'adhère pas à cette tentative de sauvetage.

"C'est aujourd'hui la date de fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu, ce qu'on constate c'est qu'elles sont en train d'agoniser" car "aujourd'hui, 4 novembre, la dernière caserne de pompiers a amené le dernier patient", a expliqué G. Kierziek.

Le Guen reste dans le coma
Avril 2010
Tandis que l'encéphalogrammme du directeur de Jean-Marie Le Guen, député PS et président du conseil de surveillance de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) reste plat, Gérald Kierziek image la situation. "C'est comme un château de cartes, la direction de l'AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) enlève les cartes pour que le château s'effondre". "Les autres hôpitaux ne pourront pas faire face à cet afflux de patients,» a poursuivi l'urgentiste, alors que l'Hôtel Dieu, situé au coeur de Paris, «rayonne sur neuf arrondissements, dans une zone accueillant «20 millions de touristes» par an «Plus on attend aux urgences, plus le taux de mortalité augmente», a-t-il souligné.
En juillet dernier Le Guen déplorait non pas tant la fermeture que la polémique visant la décision de Marisol Touraine: "Je regrette que la polémique sur les urgences vienne brouiller les cartes, car ce n’est pas le vrai sujet. Le maintien dans la forme actuelle du service des urgences sans service hospitalier n’a pas de sens durable. 80 % des services ont déjà été transférés ailleurs. La communauté médicale l’a dit et répété", avait-il accepté.

VOIR et ENTENDRE un reportage de BFMTV sur la disparition des urgences à l'Hôtel-Dieu : la ministre avait promis un report de date d'effet...

Le Guen, patron socialiste de l'AP-HP, souhaite fermer ces urgences pour les remplacer par une maison médicale ouverte 24 heures sur 24.

"La concertation doit reprendre le pas sur l’autoritarisme."

Tel est le mot d’ordre du rassemblement qui mobilise syndicats, médecins, associatifs et élus devant le ministère de la Santé ce mercredi matin. 
Le comité de soutien veut demander des comptes à Marisol Touraine, qui s’était engagée en juillet 2013 à retarder la fermeture des urgences de l’hôpital parisien de l’Hôtel-Dieu (4e), prévue le 4 novembre. Une annonce mensongère, puisque son avenir est plus que jamais compromis.

Le Parisien se satisfait d'un pis-aller
Un centre de consultations 24 heures sur 24A la place des urgences, un centre de consultations 24 heures sur 24, voit le jour en dépit d'une vive opposition. Les personnes arrivant à l'Hôtel-Dieu par leurs propres moyens - soit les trois quarts de la fréquentation, selon la direction - seront toujours accueillies par des médecins, à toute heure et sans rendez-vous. Elles seront transférées ailleurs en ambulance si leur état nécessite des examens plus poussés ou une hospitalisation. Ces nouvelles consultations en médecine générale ont commencé début octobre à l'Hôtel-Dieu et l'AP-HP prévoit une montée en charge, jusqu'à accueillir 30 000 personnes par an. Le bureau de la commission médicale d'établissement (CME) de l'AP-HP, sorte de parlement des médecins, a réaffirmé mercredi son soutien au projet de la direction.«Les urgences de l'Hôtel-Dieu ne ferment pas, elles évoluent vers un nouveau modèle d'accueil pour les patients ayant besoin d'un avis médical sans délai, dans un environnement enrichi (plateau technique d'imagerie et de biologie) et sûr (présences de médecins urgentistes, ambulance du Smur)», a rapporté le président de la CME, Loïc Capron. Les opposants au projet estiment que cette nouvelle organisation va mettre en danger les patients en provoquant une «sursaturation» des urgences des autres établissements parisiens
L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), souhaite par ailleurs transférer son siège à l'Hôtel-Dieu et convertir l'établissement en centre de recherche et d'enseignement, sans lits d'hospitalisation.

Qu'est donc devenu Patrick Pelloux, médecin urgentiste médiatique?
Est-il en réanimation?
Avant de rentrer dans le rang, il a débranché Roselyne Bachelot ou encore Jean-François Mattei.

L’avenir de ce service du centre de Paris s’est invité dans la campagne municipale. 

Dans un communiqué,
Danielle Simonet, conseillère de Paris et candidate du Parti du Gauche, hurle son mécontentement: "Dans six jours, le service de médecine interne est censé fermer. Si cette fermeture se confirme, les urgences devront également fermer ne pouvant légalement se maintenir sans lits d’aval. La promesse de la Ministre Marisol Touraine du report sine die de la fermeture des urgences se transformera en énième mensonge du gouvernement...

Le groupe UMPPA
(Groupe Union pour une Majorité de Progrès à Paris et Apparentés) moquait de son côté dans un communiqué la "mascarade orchestrée par Jean-Marie Le Guen", adjoint au maire de Paris en charge de la Santé et les "revirements incessants de l’exécutif". 
Des critiques qui n'ont pas interpellé la ministre: la concertation n'est que baliverne.

mercredi 10 août 2011

Lutter contre le déficit, c'est aussi enrayer la fraude à l'assurance maladie


La fraude, cette 'niche' dont la gauche ne veut entendre parler

L'empathie de la gauche avec les petits fraudeurs, ça suffit !


Le service public hospitalier signerait
la mort de la réforme hospitalière




La polémique actuelle relance la lutte des classes
L'opposition va pousser des cris d'orfraie à l'annonce du renforcement des contrôles des dossiers de l'assurance sociale. Elle ne manque pas d'affirmer que les plus démunis sont injustement visés bien qu'ils soient les plus fragiles. Tous les Français - en règle ou non - ne sont pas des fraudeurs et on les croira volontiers. Ce discours risque donc d'être entendu 5/5 et repris en choeur par la presse populiste.

Or, les principaux responsables du trou de la sécurité sociale, ce sont les professionels de santé. Ils sont aujourd'hui stigmatisés et désignés à la vindicte populaire: qu'on ne s'y trompe pas, ce sont les plus gros fraudeurs, insiste-t-on. Bizarrement, la foule des petits tricheurs serait donc quantité négligeable: les petits ruisseaux ne font plus les grandes rivières...

La sécurité sociale est bien décidée à traquer les fraudeurs , quoi qu'il en soit.

Moins que jamais en temps de crise,
l'assurance maladie ne peut en effet supporter la fraude.
Les profiteurs de la solidarité sociale mettent l'ensemble de l'édifice de protection en péril. Ils sont trop nombreux et, en les débusquant, la collectivité a pu récupérer 156 millions d'euros en 2010.

VOIR et ENTENDRE le reportage de BFMTV daté du 10 août sur BFMTV:

Une enquête fournit le détail de la fraude

D'après un rapport récemment publié par la Délégation nationale à la lutte contre la fraude, les professionnels de la santé sont responsables d'environ 2/3 des fraudes à l'Assurance Maladie.

Le quotidien "Les Echos" indique que les fraudes des professionnels de la santé sont bien plus coûteuses pour la Sécurité Sociale que celles des particuliers. Ainsi, le plus gros préjudice subi par la Sécurité sociale viendrait des gros ensembles, hôpitaux et cliniques : plus de 70 millions d'euros l'an dernier, soit près de la moitié du total.
A l'inverse, les faux arrêt maladies, souvent sujets à polémiques, sont banalisés, du fait qu'ils seraient bien moins onéreux et ne représenteraient que 3% de la facture totale. En logique comptable, ils satisferaient donc l'éthique.

Les autres professionnels de la santé sont également stigmatisés.

Les infirmiers libéraux
auraient ainsi causé un préjudice d'environ 13 millions d'euros en 2010, suivis par les transporteurs sanitaires avec 7 millions d'euros.
Moins visés, les médecins, dentistes et kinésithérapeutes factureraient quant à eux des actes fictifs ou certains actes plus cher qu'ils ne le devraient.

Dans les pharmacies, le préjudice est de plus de 3 millions d'euros : les fraudeurs facturent par exemple des médicaments sans les délivrer.
Bizarrement, les établissements thermaux sont épargnés
Si leurs fraudes sont comptablisées avec les hôpitaux et cliniques, la mutualité sera bien la seule épargnée qui y trouvera un motif de satisfaction et, avec elle, le PS.


La démagogie de la fraude des riches et des privilégiés.



Les fausses ordonnances en ligne de mire
Le rapport observe que la fraude la plus courante - du moins celle relevée - serait la facturation abusive au moyen de fausses ordonnances : un médecin facture par exemple à l'assurance-maladie un acte plutôt qu'un autre en raison d'un tarif plus avantageux. Selon Pierre Fender, médecin conseil et directeur du contrôle-contentieux et de la répression des fraudes à la Caisse Nationale, il s'agit néanmoins plus souvent de 'fautes', plutôt que de véritables fraudes. D'ailleurs, l'assurance-maladie récupérerait les trois quarts des sommes en question, en grande partie sous forme de pénalités.

Il faut croire que la fraude serait exceptionnelle et négligeable

La fraude ne vient pas de ceux qu'on croit...
Ca va mieux en le disant !



Si les chiffres peuvent impressionner les braves gens, il faudrait qu'ils se convainquent que les fraudes à l'assurance maladie sont rares.
Toujours selon Pierre Fender, " la fraude à l'assurance-maladie est probablement inférieure à 1 % du montant des prestations versées [...] et si les préjudices constatés augmentent, c'est que notre action est de plus en plus efficace ». Reste que ces pratiques font malgré tout mauvaise figure à l'heure où le déficit de la Sécurité Sociale est toujours aussi important.
1% de 540 millions d'euros en 2009, ça fait combien ?
Et puis, ne perdons pas de vue que
seulement
10% de fraudes aux allocations familiales
ont été détectées en 2010

Lien Le Figaro

Or, un rapport confidentiel de la Caisse nationale d'allocations familiales (2010) relève que 200.000 personnes ont fraudé au cours de l'année 2009
L'organisme avait chiffré les escroqueries à environ 80 millions d'euros en 2008. Il serait en fait de sept fois à dix fois supérieur.
(Lien Libération Le Figaro).

Ainsi donc, le service public hospitalier est présumé coupable.
Et pas seulement lui, si on est politiquement incorrect.
L'information qui nous manque est de savoir quel est le top 23 des régions les plus sévèrement escroquées...

Les grèves vont reprendre !

jeudi 17 juin 2010

Réforme des retraites : les infirmières sont plutôt bien soignées

Elles renoncent à la retraite à 55 ans pour être mieux payées

Intox du journal L'Humanité qui titrait brutalement, début 2010:
« Infirmières : Bachelot leur vole leurs retraites » et ajoutait:
« Roselyne Bachelot veut prolonger le travail des personnels infirmiers jusqu’à soixante ans. »

Pourtant, en avril 2010, une faible majorité d'infirmières hospitalières qui se sont exprimées (40%) accepteraient de travailler jusqu'à 60 ans, au lieu de 55 ans, pour gagner plus, 37% s'y refusant, selon un sondage BVA commandé par le ministère de la Santé et publié jeudi.
Ce pourcentage est de 50% pour les infirmières âgées de moins de trente ans
; 26% d'entre elles préfèrent conserver leur système actuel.

Le projet de réforme

Les infirmières hospitalières, dont le régime de retraite a été modifié par une loi en cours d'adoption au parlement, bénéficieront, pour certaines, d'une dérogation pour partir à 60 ans, au lieu de 62 ans, selon le projet de réforme des retraites du gouvernement.
La loi sur le dialogue social dans la Fonction publique, qui devrait être définitivement adoptée la semaine prochaine par l’Assemblée nationale et le Sénat, a prévu une disposition très controversée, qui modifie le régime de retraite des quelque 270.000 personnels infirmiers de l’hôpital public, essentiellement féminin.
Les infirmières faisaient jusqu’à présent partie des catégories actives de la fonction publique, c’est-à-dire ces métiers jugés pénibles ou dangereux, qui permettent de partir plus tôt à la retraite, à 55 ans.
Mais selon la nouvelle loi, les infirmières actuellement en poste, devront individuellement choisir, à partir du mois d’août 2010, entre une meilleure rémunération – l’équivalent à peu près d’un treizième mois – pour un départ à la retraite à l’âge légal (actuellement 60 ans) et une revalorisation bien moindre si elles maintiennent leur droit à la retraite à partir de 55 ans.

Or, la réforme des retraites à venir prévoit de repousser l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans.

  • Mais « pour ne pas appliquer les règles de façon trop brutale » aux infirmières qui auront fait le "bon" choix de s’aligner sur l’âge légal, leur âge de départ restera à « 60 ans et pas 60 ans plus 2 ans », a expliqué le 16 juin le secrétaire d’Etat Georges Tron. Les nouvelles infirmières n’auront, elles, pas le choix : les nouvelles règles de départ à 62 ans s’appliqueront à elles.

  • Quant à celles qui auront fait le choix de rester en catégories actives pour pouvoir partir en retraite anticipée, elles ne pourront le faire qu’à 57 ans (et non plus à 55 ans), puisque la réforme des retraites prévoit de repousser de deux ans toutes les limites d’âges actuelles.

    Autres bénéficiaires du projet: jeunes, femmes, agriculteurs

    Les jeunes en situation précaire bénéficieront de trimestres validés supplémentaires lorsqu'ils sont au chômage non indemnisé.

    L'indemnité journalière perçue pendant le congé maternité entrera désormais dans le salaire de référence servant de support au calcul des retraites.

    Les agriculteurs se voient octroyer le minimum vieillesse (709 euros pour un célibataire).
  • mardi 8 juin 2010

    A Paris, des infirmiers anesthésistes dépassent la dose autorisée de violence

    Les malades sont dans de bonnes mains
    (et de beaux draps)...
    La moyenne d'âge n'est pas notablement basse


    Un scenario bien huilé


    Des infirmiers anesthésistes ont de nouveau manifesté mardi 8 juin à Paris pour réclamer une reconnaissance de leur spécialité au niveau master.
    A l'appel des radicaux de Sud, de la CGT et des collectifs révolutionnaires organisés dans les hôpitaux, des infirmiers ont surpris la police en déviant de l'itinéraire annoncé et des centaines d'entre eux (500 selon la police) ont occupé la place de l'Etoile où ils ont bloqué la circulation en tournant autour de l'Arc de Triomphe pendant plus d'une heure. A la mi-journée, l'onde bleue des infirmiers anesthésistes s'est déplacée en direction du ministère de la Santé (avenue Duquesne, VIIe). Ils sont alors passés à la phase offensive en se rassemblant devant le ministère de la Santé, dans un climat houleux, plus politique que syndical. Mais ils ont finalement envahi le Quai d'Orsay voisin en fin d'après-midi. La presse partisane suggère que tout se serait bien passé sans les forces de l'ordre qui ont procédé à des tirs de gaz lacrymogène et interpellé plusieurs personnes.
    LePost, en seulement deux lignes neutres à souhait, écrit, sans aucune précision sur d'éventuelles causes: "Les policiers ont commencé à envoyer les lacrymos juste à l'arrivée du cortége devant le ministère vers 15 H 30, depuis le quartier est trés solidaire et à les yeux humides." Il y a moins de trois semaines, lors de leur dernière journée d'action, le 18 mai, les infirmiers anesthésistes, mobilisés depuis le mois de mars, avait déjà fait parler d'eux en bloquant pendant cinq heures la gare Montparnasse.
    Lire PaSiDupes A partir de 13 heures aucun train n'avait desservi l'ouest de l'Hexagone et de la région parisienne et plus de 10.000 personnes étaient restées bloquées dans des trains aux abords de la gare. Des anesthésistes à court de tranquillisants

    Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé et des sports, a regretté "profondément les violences inacceptables commises en marge de la manifestation", les jugeant "indignes de professionnels de santé qui sauvent des vies au quotidien".

    Sans ses précisions, nous n'aurions pas su que "des projectiles ont notamment été lancés contre la façade du ministère, mettant en danger de manière avérée la sécurité des agents travaillant à l'intérieur des locaux", nécessitant l'intervention des forces de l'ordre présentées comme des agresseurs: sans doute sont-elles allées chercher les infirmiers dans les blocs opératoires...

    La ministre souligne, ce que la presse militante ne saurait observer d'elle-même, que de tels actes de violence "ne s’inscrivent pas dans la démarche de dialogue qui est celle des organisations représentatives de la profession."

    L'agence de presse française fait le constat de certaines actions choisies

    Les journalistes, plus partiaux qu'insolents, précisent que le ministère de la Santé devait être le lieu de dispersion de la manifestation, mais suggèrent que la présence de force de police aurait provoqué le reflux de quelques centaines d'infirmiers qui se sont dirigés sur le ministère des Affaires étrangères, dont ils ont brièvement envahi l'enceinte.
    "Nous sommes entrés [par la force] au ministère des Affaires étrangères et nous avons demandé à être reçus [nous nous sommes imposés] parce que cela fait trois mois qu'on attend en vain que Bachelot nous reçoive", a déclaré le trotskiste Jérôme Guy, infirmier anesthésiste syndiqué à SUD qui n'était manifestement pas venu de Bretagne pour rien.
    La moyenne d'âge a sensiblement baissé
    et les sacs à dos sont plutôt noirs
    ...

    La délégation reçue au ministère est ressortie vers 19H30, accompagnée de M. Lellouche et Kouchner, affirmant qu'elle allait maintenant être reçue à Matignon par le conseiller social de Fillon.
    "Nous sommes reçus tout à l'heure à Matignon", a indiqué Damien Guillou, du collectif des infirmiers anesthésistes diplômés d'Etat (CNIA), ajoutant: "Nous ne sommes pas encore dans une série de négociations, nous attendons de voir ce qui nous sera proposé".

    "Ils sont entrés à 400, ils sont exaspérés. J'ai passé les messages pour que les choses se règlent", a déclaré Pierre Lellouche à la sortie des activistes de la délégation.

    mercredi 31 mars 2010

    L'hôpital va mieux quand il accepte de se soigner

    Les syndicats pourraient bien y trouver une nanoparticule incendiaire

    L'amalgame de la gauche sur les hôpitaux

    Les uns soignent les causes du mal, les autres infectent le champ opératoire.
    Depuis des années, les syndicats dérèglent la clim le climat social en milieu hospitalier avec le souci de la défense des intérêts catégoriels contre l'intérêt général. A chaque dysfonctionnement ponctuel successif, ils ont convaincu l'opinion que tout va mal partout. Bien que démagogique, la manoeuvre est aisée, puisque chacun, un jour ou l'autre, peut avoir à connaître une cause de mécontentement. La généralisation des problèmes de services d'urgence à tous les services, jusqu'aux mieux lotis d'entre eux, a convaincu que l'hôpital est malade. Le PS n'a eu qu'à se louer de la désinformation menée avec aisance par le Dr. P. Pelloux (lien PaSiDupes et le lien PaSiDupes sur la récupération de la mort du petit Ilyès), lequel a toujours été davantage relayé par les media (lien PaSiDupes) que le créateur même du SAMU, le Dr. Xavier Emmanuelli.
    Le président de l'association des médecins urgentistes de France (Amuf, lien PaSiDupes), Patrick Pelloux, a dramatisé sa mutation en 2008 au SAMU de Paris. Bien qu'il ne soit pas propriétaire de son poste, le syndicaliste décrivit son dramatique transfert médicalisé de St Antoine à Paris comme le couronnement du "harcèlement" que subissaient ses activités syndicales aux urgences de l'hôpital Saint-Antoine. Quant le Dr Pelloux a mal à la gorge, la France entière tousse.


    L'anesthésie est pratique courante et d'autant plus que l'opinion a toujours peur de souffrir au porte-feuille.
    La fragilité de la population est facilement exploitable. Elle se persuade facilement que tout va mal et puisque dans l'opposition, la chair est faible, elle s'est laissée tenter à endormir l'opinion.
    Relire ainsi PaSiDupes sur le canular du manque de lits de réanimation
    Les syndicats d'infirmiers, de médecins et d'agents administratifs se sont ligués pour créer la confusion qui leur permettrait de tirer leur seringue du jeu, en même temps qu'ils rendraient service à l'opposition. Lire PaSiDupes

    L'Ile-de-France socialiste, l'arbre pourri qui cache la forêt française

    L'intox
    En vérité, lentement bien que bruyamment, les hôpitaux réduisent leurs déficits.
    Et la presse n'en fait pas ses titres...

  • Le Figaro: "Hôpitaux: situation financière meilleure", en France,
  • mais Le Monde: " Un rapport souligne les dysfonctionnements des hôpitaux de Paris. "En plein débat sur la réorganisation des Hôpitaux de Paris, un rapport de la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France vient critiquer la gestion de …"
  • et trois titres copiés-collés enfoncent le clou: ils ne peuvent insidieusement noyer le bon dans le mauvais... et puis Paris n'est-elle pas le nombril de la terre ?
    " Le rapport explosif sur les Hôpitaux de Paris" Le Parisien
    " Un rapport explosif sur les comptes des Hôpitaux de Paris" Rue89
    " Rapport explosif sur les hôpitaux de Paris " France 2

    Or, ce qui est vrai de l'Ile-de-France ne l'est pas des autres régions.

    Les comptes explosifs des hôpitaux en... Ile-de-France

    L'AP-HP sous assistance respiratoire

    Contre-exemple du reste de la France, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a vu son déficit presque quintupler en 2009, à 96 millions. Ce qui prouve, selon la ministre, « la nécessité de procéder à des réorganisations ».
    Les hôpitaux pourront-ils revenir à l'équilibre en 2012, comme l'a demandé Nicolas Sarkozy ? La gabegie est-elle involontaire et liée à l'état d'esprit, aux sur-effectifs et à l'incompétence, ou intentionnelle et liée à une volonté de casse du système à imputer aux pouvoirs publics ? S'agit-il de tenir jusqu'à la présidentielle ? L'opposition joue-t-elle avec notre santé pour rendre l'exemple de l'AP-HP symptômatique de la santé publique nationale ?

    Le retour à l'équilibre, les tendances actuelles « permettent de l'espérer », a assuré la ministre face au scepticisme pathologique des députés de l'opposition pourtant au bistouri en Ile-de-France. « Les risques de retour en arrière sont extrêmement limités », a estimé la responsable, 238 établissements ayant mis en oeuvre des plans de retour à l'équilibre pour contenir leurs coûts. La Fédération hospitalière de France (FHF), qui défend (?) les intérêts de l'hôpital public, attise les anxiétés en assurant qu'on ne pourra pas parvenir à cet objectif sans supprimer massivement des postes.
    Objectif: mettre l'abcès en culture pour qu'il soit à point en 2012.

    Le partage des responsabilités
  • L'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) est un établissement public de santé relevant de la ville de Paris (PS), qui exerce le rôle de Centre hospitalier régional pour Paris et la région Île-de-France (PS).
    => Commentaire de Rue89
    « Un rapport explosif de la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France, relance la question de la réforme de l'AP-HP.
    Jours de RTT, congés maladie records, autonomie totale des praticiens hospitaliers, chefs de service en tête, boudant massivement ces tableaux de service qui permettent de savoir qui travaille… Personne ne semble vraiment piloter ce vaste navire. » Lien Rue89
  • Le président de la Fédération hospitalière de France (FHF) depuis 2004 est le socialiste Claude Evin, ancien ministre de Mitterrand, est connu pour ses lois de prévention contre la consommation de l'alcool et du tabac, mais aussi pour l'affaire du sang contaminé (1989-90). Roselyne Bachelot l'a fait nommer en Conseil des ministres du 30 septembre 2009 responsable préfigurateur de l'Agence régionale de santé pour l'Île-de-France. Il aura donc un rôle à jouer dans le rétablissement du malade hospitalier.

    La Cour des Comptes
    Cette chambre, qui contrôle les dépenses publiques, affirme que les établissements de l'Assistance Publique Hôpitaux de Paris, sont terriblement mal gérés : sur-effectifs, absentéisme, et gâchis. Son rapport s'inscrit dans le dossier déjà très explosif de la réforme de l'hôpital. Attendons-nous pourtant à des mouvements syndicaux avec le soutien de la presse militante et de l'opinion moutonnière.

    Les amalgames et raccourcis de la presse engagée abusent l'opinion

    =>
    L'AP-HP est administrée par un conseil d'administration
    de 52 membres présidé par le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë.
    Elle contrôle le directeur général assisté d'un secrétaire général. Ces deux personnalités sont nommées par décret en conseil des ministres et occupent des emplois dits « à la discrétion du Gouvernement ». L'AP-HP est soumise au contrôle général économique et financier de l'État qui ne décide pas de la politique hospitalière régionale.

    => Un bouillon de culture
    Le rapport souligne notamment les disparités entre Paris et les régions, : des médecins de province critiquent les "privilèges des parisiens". Lien audio RTL

    Commentaire de la direction de l'APHP : "Ce rapport démontre que nous avons encore des grandes marges d'amélioration en matière d'organisation". Plus la marge est grande, plus ça dure !
    Ce système de surveillance réciproque induit les lourdeurs administratives et les troubles intestinaux qui agitent le milieu.

    Les comptes des hôpitaux partout ailleurs

    Les chiffres de 2009 ne sont pas encore connus, mais la ministre de la Santé a annoncé hier que l'amélioration, malgré la crise, a été l'an dernier « du même ordre » que celle de 2008. Cette année-là, le déficit des 1.600 établissements de santé publics avait déjà reculé de près de 90 millions d'euros, portant le besoin de financement à 592 millions. En 2009, le déficit aurait donc encore été réduit de plusieurs dizaines de millions supplémentaires. Le nombre d'établissements dans le rouge serait en diminution.

    Plusieurs gros hôpitaux ont nettement amélioré leurs comptes
    , (ailleurs qu'en Ile-de-France), a souligné la ministre, Roselyne Bachelot, devant les députés. Une bonne nouvelle car ce sont eux qui expliquent l'essentiel du problème. Onze établissements représentent à eux seuls « 40 % » du déficit. Les Hospices civils de Lyon sont passés d'un « trou » de 94 millions à 79 millions entre 2008 et 2009, les Hôpitaux de Marseille de 58 à 36 millions. Les CHU de Nice, de Nantes ou de Lille ont également réduit leurs déficits.

    Pour les noyaux résistants, l'opposition va ressortir quelques doses du vaccin contre la grippe A-H1N1, sans mentionner la bévue de l'OMS.

    L'équilibre financier des hôpitaux souffre avant tout de mauvaise gestion

    En faisant la loi dans le système hospitalier, secteur après secteur, les syndicats l'ont déséquilibré de « conquête » en acquis social corporatiste. En dressant les Français les uns contre les autres, la gauche politique et syndicale dresse aussi des rideaux de fumée sur
    son immobilisme et son incompétence.
    Les régionales sont passées; Huchon-ronron est ré-installé pour quatre années dans son casier réfrigéré; le rapport pouvait donc maintenant sortir.

  • dimanche 10 mai 2009

    La FSU remobilise le 14 mai en concertation avec les hospitaliers

    L’espace Schengen des partis et des syndicats

    L’Université, otage de l’opposition

    13 semaines de grèves dans l'enseignement supérieur ne suffisent pas à la FSU
    La majorité silencieuse des inscrits à la fac est tenue en otage et vit dans la peur de perdre son année. Un petit nombre d’activistes fortement politisés tient une vingtaine de facs sous la menace. A Caen, un tiers des bloqueurs évacués n’étaient pourtant pas des étudiants…

    La FSU a le plus grand nombre de journées de mobilisation syndicale en Europe (et dans le monde?) !

    Les professeurs sont dans la rue toutes les trois semaines et jette la jeunesse sur le pavé. Encore un jeudi perdu !
    Les grévistes peuvent s’activer sans risque : ils ne sont pas déclarés en grève et ne subissent aucun retrait de salaire… Ils utilisent de jeunes extrémistes, souvent étrangers au monde universitaire, pour arriver à leurs fins par la force. Leurs méthodes anarcho-communistes rappellent étrangement celles de SUD, mais la FSU s’en accommode fort bien.

    La radicalisation de la FSU ne dérange ni la CGT ni la CFDT ?

    Bien sûr, la FSU est un syndicat frère, proche de l’un comme de l’autre et la comparer au NPA est en principe abusif. Or, les deux grandes centrales syndicales reprochent au NPA de se comporter comme un syndicat, mais que dire d’un syndicat qui se comporte comme un parti politique ? La CGT et la CFDT sont-elles bien placées pour critiquer l’intrusion du NPA (parti trotskiste du Che-Besancenot)
    dans les grèves menées par les syndicats ?

    Q
    uelques mélanges des genres

  • 2006 : « Les directions PS, PCF et UNEF, CGT, FO, FSU, doivent répondre positivement à l’appel de la coordination, appeler à la grève et organiser la montée en masse le 23 mars à Paris, au siège du pouvoir, pour l’abrogation du C.P.E. »
  • Contre une instrumentalisation communautaire : ACLEFEU, CFDT, CGT, FSU, Ligue des droits de l’Homme, Ligue de l’Enseignement, Mouvement de la Paix, PCF, Parti de gauche, PS, UNEF, Union rationaliste, Union syndicale solidaires (UNSA), Les Verts (etc).
  • 2009 : appel à manifester pour un cessez le feu à Gaza signé entre autres par : AFPS, CCFD, CCIPPP, GUPS, LDH, Mouvement de la Paix (Comité 31), MRAP, Collectif « La guerre tue », FSU, Solidaires, UD-CGT, Motivé-e-s, LCR/NPA, Parti de Gauche, PCF, Les Verts, Partit Occitan, ATTAC, Les Alternatifs, Démocratie et Socialisme.
  • Janvier 2009 : le Collectif contre les franchises médicales qui regroupe des dizaines d'associations (Act Up, Attac), partis de gauche (PS, PCF) ou syndicats (FSU, Confédération paysanne).

    La frontière entre partis et syndicats est très perméable

  • La CGT est agacée…
    «Parmi les partis de gauche, il y a ceux qui reconnaissent le rôle spécifique des syndicats et le respectent. Et ceux qui entretiennent cette vision archaïque du parti-guide». L'accusation, lancée par Bernard Thibault dans
    Libération, vise à mi-mots le NPA d'Olivier Besancenot et ceux qui «voudraient prétendre par leur présence ou leurs déclarations dicter aux salariés ce qu'ils devraient faire». Bernard Thibault a d’ailleurs accessoirement mais justement dit sa préoccupation face aux salariés qui préfèrent se battre pour leurs indemnités de départ que de sauver leur emploi
    «Quand des partis veulent penser à la place de l'intersyndicale et nous dire ce que nous devrions faire, ils se trompent de mission», prévient le leader de la CGT. «Qu'ils réfléchissent à l'évolution de la société, aux conditions dans lesquelles ils prétendent un jour parvenir au pouvoir plutôt que de se prendre pour des simili-syndicats».

  • La CFDT s’irrite…
    François Chérèque, interrogé au «Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro», a donné un coup de griffe au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot accusé «d'attendre la misère pour agir». «Ça fait un peu rapace», a souligné le secrétaire général de la CFDT pour qualifier la pratique des militants NPA qui font le tour des entreprises en difficulté. «C'est tous les jours que nos délégués syndicaux sont dans les entreprises», a-t-il fait remarquer.

    Les actions syndicales sont archaïques et politiques

    Que l’intention des syndicats soit politique ne fait pas de doute , considérant par exemple l’action concertée entre le syndicat enseignant dominant et les syndicats hospitaliers. Le SneSup-FSU, syndicat de l'enseignement supérieur, a en effet appelé jeudi à une manifestation politique le 14 mai "contre la
    politique universitaire du gouvernement" (dans son ensemble, plutôt que contre le Premier Ministre ou sa ministre, le même jour que... les personnels hospitaliers…
    "Nous appelons à manifester pour l'emploi, contre la précarité et contre l'ensemble de la politique universitaire du gouvernement", a déclaré Michelle Lauton, secrétaire générale adjointe du syndicat enseignant.

    Une grève nationale de plus et des manifestations régionales (dont une à Paris pour l'Ile-de-France) et locales doivent avoir lieu le jeudi 14 mai contre la loi Bachelot à l'appel des principaux syndicats de salariés des hôpitaux (médecins ou infirmiers) et des usagers, militants des comités de défense des petits hôpitaux : le grand jeu unitaire, pour une journée !
    Les syndicats n'ont encore pas rassuré les grands malades sur la garantie d'un service minimum, ni sur l'accueil aux urgences: une action clairement citoyenne et respectueuse des plus défavorisés....

    Comme SUD est le bras armé du NPA, la FSU est-elle celui des partis de la gauche démocratique ?
  • vendredi 9 janvier 2009

    Plus d'efficacité à l'hôpital, est-ce beaucoup demander ?

    Le Président de la République exhortait le milieu médical
    Le Président de la République, qui avait fait le déplacement au NHC (Nouvel Hôpital Civil) de Strasbourg (ci-contre) pour présenter ses voeux, s'est efforcé de rassurer les personnels de santé et a insisté sur la nécessité de réformer l'hôpital public pour l'adapter au monde d'aujourd'hui.

    Ni démagogie, ni langue de bois, ni anesthésie

    Suite à une série d'accidents mortels pendant la période des fêtes, le chef de l'Etat a réaffirmé qu'une meilleure organisation du système de soins, et non des moyens supplémentaires, serait le meilleur remède à ses maux. Déclarant que le service hospitalier public français restait "l'un des meilleurs du monde", Nicolas Sarkozy a néanmoins estimé qu'il devait être "mieux organisé, plus efficace, plus concentré sur le service qu'il doit rendre à la population".

    "J'entends bien vos inquiétudes", a-t-il dit dans un discours prononcé dans le nouvel hôpital civil de Strasbourg (NHC).
    "Mais si on ne change pas, les mêmes causes produiront les mêmes effets. Et on ne peut plus continuer comme ça parce que le monde change. L'hôpital doit être un modèle d'adaptabilité pour faire face aux défis du XXIe siècle."

    "Et ce n'est pas en demandant toujours plus de moyens que nous améliorerons la situation", a-t-il ajouté au moment où les syndicats hospitaliers dénoncent un manque de personnel généralisé.
    En fait de manque de moyens, N. Sarkozy a fait valoir que l'assurance maladie a augmenté de plus de 50%, soit de 23 milliards d'euros, ses dépenses pour le secteur hospitalier entre 1998 et 2008, soit plus que pour n'importe quelle autre fonction publique.

    "Le défi de l'hôpital aujourd'hui, c'est de mieux s'organiser, de coopérer davantage avec les autres établissements et avec la médecine de ville", a-t-il encore dit.

    Point de vue syndical

    Le dialogue, c’est aussi écouter l’autre
    Une centaine de personnes manifestant aux cris d'"hôpital en colère" l'avaient accueilli et il a rencontré une délégation syndicale de l'établissement, où un mot d'ordre de grève avait été lancé pour l'occasion, avant de prendre la parole.
    "La désorganisation des hôpitaux est le fait du non remplacement des personnels", a assuré pour sa part une représentante du syndicat CGT Santé. "Quand on a une infirmière pour trente patients, c'est impossible de faire des soins comme on nous demande de le faire", a renchéri une étudiante en soins infirmiers, Valérie Stocker, venue manifester.

    Feuille de soins du système hospitalier

  • Pour les urgences, le chef de l'Etat a indiqué que la nouvelle loi sur l'hôpital qui sera examinée à partir du mois prochain au Parlement, un des textes qu'il présente comme prioritaire pour 2009, devrait changer les choses pour le mieux en les plaçant sous la responsabilité de nouvelles agences de santé.

    Il a dit souhaiter que, d'ici deux ans, 90% de la population française puisse être prise en charge par des services d'urgence dans des délais encore plus courts, ce qui passera notamment par le développement de liaisons par hélicoptère.
  • Nicolas Sarkozy a par ailleurs mis en place une mission pour réfléchir à l'évolution des Centres hospitaliers universitaires (CHU) créés il y a 50 ans.
    Présidée par le professeur Jacques Marescaux, un chirurgien strasbourgeois, cette mission ne "devra rien laisser dans l'ombre", a-t-il dit. "Il ne peut y avoir de sujets tabou, de domaine réservé des uns et des autres, quand il est question de la santé des Français et de la première priorité de l'Etat en matière de recherche".
    L'enjeu en est notamment de conforter l'activité recherche des CHU alors que, en 2006, la France a assuré 4,2% des découvertes mondiales en recherche biomédicale, contre 6,7% pour l'Allemagne et 8,6% pour le Royaume-Uni.

    Les Français ont confiance en leur service hospitalier
  • Malgré l’entreprise de démoralisation des Français par l’opposition, les Français résistent bien à la morosité véhiculée par les media.
  • Evoquant les morts accidentelles récentes de trois patients, Nicolas Sarkozy a réaffirmé que toutes les leçons seront tirées, tout en indiquant que ces "drames exceptionnels ne sauraient remettre en cause la confiance que la Nation porte à l'hôpital et à ses personnels".
  • Comme pour illustrer son propos, un sondage CSA publié vendredi par Le Parisien montre que 77% des Français disent avoir "tout à fait ou plutôt confiance" dans le fonctionnement des hôpitaux publics. Ce pourcentage est légèrement plus bas - 72% - quand on les interroge sur les urgences souvent embouteillées.
  • Le docteur Sarkozy consulte au Nouvel Hôpital Civil de Strasbourg

    La propagande syndicale en porte à faux…
    Nicolas Sarkozy se rend aujourd'hui vendredi à Strasbourg où il présentera ses voeux aux personnels de santé et évoquera le problème de l'hôpital, lors de l'inauguration du Nouvel hôpital civil (NHC), alors que l’opposition conservatrice nourrit une vive polémique depuis fin 2008 dans les services d'urgence sur la réforme et les moyens accordés au secteur hospitalier.

    Des personnels hospitaliers dialoguent par la manifestation
    L'un des deux principaux syndicats de médecins des hôpitaux, l'INPH, a demandé jeudi "la suspension, voire le retrait" du projet de loi de modernisation du système de santé que le Parlement doit examiner dans quelques semaines.

    Des syndicats récupèrent les morts

    L’argumentaire de ce syndicat (INPH), comme de tous ceux soumis à la pensée unique, est fondé sur plusieurs principes transposables à tous les secteurs d’activité. Sa présidente est accueillie par toutes les radios et télévisions et son temps de parole excède largement celui de la ministre...

  • Il semblerait que plus on dépense, mieux c’est !
    La notion est certes un peu simpliste, mais défendue par ceux qui ne gagnent pas d’argent mais le dépensent. La gauche ne veut pas entendre parler de rentabilité et communique, non sans démagogie, sur le coût de la qualité. Ainsi, plus l’université et l’Education Nationale, la justice ou l’hôpital reçoivent de crédits et plus ils assurent qu’ils en manquent. Les rapports de la Cour des Comptes pointent pourtant des gaspillages. Les contribuables commencent donc à réclamer une meilleure gestion de l’argent public et contestent l’idée que le produit de l’impôt puisse être dépensé à fonds perdus. La contrepartie du ‘davantage de crédits’, c’est davantage de rigueur et de contrôle.

    Concernant la mort de plusieurs patients hospitalisés pendant la période des fêtes de fin d'année, parfois à la suite d'erreurs médicales ou de failles logistiques, la présidente de l'INPH, Rachel Bocher, a estimé que "ces drames ont placé sous les feux de l'actualité de graves problèmes de financement, mais aussi une absence de vision globale". Et d’accuser le gouvernement ! Etrangement, les conseils régionaux sont épargnés par la critique. Ils font pourtant des choix contestables que l’opposition ne conteste pas et on sait pourquoi…
  • L’argument politicien de la France à deux vitesses
    La présidente de l'INPH tire des conclusions hâtives. A peine engagé, le financement à l'activité, dont le président Nicolas Sarkozy a accéléré la mise en place, se serait déjà avéré "inadapté aux missions de service public" [l'est-il au service privé ?], selon elle, car il "favorise la sélection des patients", au détriment des "moins rentables", notamment les malades les plus "lourds" ou socialement défavorisés, a-t-elle prétendu en conférence de presse.
    Récalcitrante à la mission sociale du service public que les personnels qu’elle représente ont choisie, elle assure que "le secteur privé continue de prospérer en ne retenant que les patients les plus rentables". La lutte des classes continue...
    De même que le justiciable a droit à l’aide judiciaire en cas de difficultés financières et peut bénéficier d’un avocat commis d’office, de même la couverture sociale en France est particulièrement attractive et permet des soins aux plus défavorisés qui le désirent et ne sont pas désociabilisés, qu’ils soient ou non sans papiers.
  • Une opposition sur des bases contestables

    >
    L’idéologie réactionnaire des syndicats
    Le tableau dressé par certains syndicalistes fausse la perception de la situation. Le projet de loi "Hôpital, patients, santé, territoires" (HPST) est contesté par des syndicats hospitaliers, surtout chez les salariés non médicaux (infirmiers, aides-soignants), les plus nombreux. Avec l’ensemble des responsables syndicaux déformés par la pensée unique, Mme Bocher partage les mêmes dons de voyance et prédit "une privatisation rampante de l'hôpital public répondant uniquement à une logique comptable". La critique de la « logique comptable » est aussi la rengaine de la FSU pour l’EN ou du SM pour la justice…

    >
    Les revendications
    "L'INPH demande premièrement la suspension, voire le retrait, du projet HPST, deuxièmement l'ouverture d'un vrai dialogue social. Troisièmement, l'apurement de la dette de plus d'un milliard en dehors de tout plan social de licenciements. Des marges de financement existent (...) On peut penser au ... 'paquet fiscal' ", a-t-elle estimé.
    Et pourquoi pas ! Le « vrai » dialogue est un slogan récurrent à gauche reproductible à l’infini et hurlé aussi dans les manifestations lycéennes. Quant au 'paquet fiscal', il arrive comme un cheveu sur la soupe et démontre si besoin était, l'extrème politisation des débat et le nombre limité de mots d'idées à gauche.

    Un hôpital public qui n’est pas dans les moyens du privé

    Après six ans de travaux colossaux, le Nouvel Hôpital Civil de Strasbourg (NHC) a accueilli son premier patient fin mars. D’une capacité d’accueil de 715 lits, cet immense complexe de verre et d'acier représente une surface totale de 90.000 m2 répartis sur huit niveaux. 2.700 agents y travaillent, dont 200 médecins et 300 autres personnels médicaux.
    A la pointe d’une nouvelle génération de centres hospitaliers favorisant l'humanisation de l'environnement des malades et l'efficacité des soins, c'est le plus grand centre hospitalier réalisé depuis l’Hôpital européen Georges Pompidou à Paris. Après …six mois, la syndicaliste en chef a sans doute déjà quelque chose à dénoncer.
    La facture des opérations s'est élevée à 300 millions d'euros dont 10% pour les équipements médicaux et mobiliers.

    Et quelles sont les conclusions objectives de la présidente de l'INPH sur "une privatisation rampante de l'hôpital public répondant uniquement à une logique comptable" ? Un bien beau ‘paquet fiscal’, non ?
  • dimanche 4 janvier 2009

    Loi Bachelot : elle vise à réformer l’organisation des services hospitaliers

    Partis et syndicats conservateurs souhaitent-ils leur modernisation ?

    Mise au point, suite au décès d'Yliès
    Le problème s'est situé entre la pharmacie de l'hôpital et les services.
    La direction de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a reconnu samedi que l'erreur d'acheminement du médicament à l'origine du décès du petit Yliès, le 24 décembre dernier à Paris, s'était produite dans l'hôpital, entre la pharmacie et le service concerné.
    "A l'intérieur de l'hôpital, il y a eu un problème entre la pharmacie et les services, un problème de livraison" a déclaré sur France 3 et sur France Info le directeur des affaires juridiques et des droits des patients de l'AP-HP, Jean-Marc Morin.

    Une grande première réconfortante...

    "A ma connaissance, c'est la première fois qu'un tel phénomène se produit
    , nous avons demandé immédiatement de vérifier dans tous les services s'il y avait du chlorure de magnésium, manifestement, il n'y en a pas", a ajouté M. Morin.
    Le petit garçon de 3 ans est décédé à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris (XIVe), où il avait été admis pour une angine pour laquelle une infirmière lui aurait administré par erreur du chlorure de magnésium.
    L'AP-HP a fait état vendredi des premières conclusions de l'audit interne de ses services, qui précise que "le flacon de chlorure de magnésium utilisé par l'infirmière pour soigner l'enfant n'aurait jamais dû se trouver dans l'armoire des solutés du service de pédiatrie générale de l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul".
    Une infirmière de l'hôpital a été mise en examen pour "homicide involontaire" par la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy. Elle a reconnu avoir administré par erreur à l'enfant une perfusion de chlorure de magnésium au lieu d'un sérum glucosé destiné à le réhydrater.
    Les deux flacons étaient extrêmement ressemblants avec un même bouchon et une même étiquette bleue, même si les inscriptions, B46 pour l'un, et chlorure de magnésium pour l'autre, étaient dissemblables.
    "Constatant d'ores et déjà un dysfonctionnement collectif et sans attendre les conclusions complètes de l'audit, le directeur général, souhaitant que l'AP-HP assume son entière responsabilité, vient de demander au juge d'instruction que l'AP-HP, en qualité de personne morale, soit mise en examen", avait ajouté vendredi l'AP-HP, en précisant que les conclusions de la mission d'audit portant sur les causes de cet acheminement du médicament seront connues dans les meilleurs délais.

    Le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth, a dénoncé la récupération malsaine du drame par l'opposition et des syndicats, à la suite du décès du nourrisson de 6 mois, Louis-Joseph, à l'hôpital Necker à Paris (XVe).

    Face au catastrophisme médiatique
    , E. Woerth a souligné, lors du Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France, qu' "il ne faut pas jeter l'hôpital avec l'eau du bain" : "l'hôpital français soigne bien".
    Il s’est aussi démarqué de la démagogie de l’opposition en ajoutant :
    "quitte à être impopulaire, je pense que l'hôpital a les moyens de fonctionner", "il a besoin d'une meilleure organisation", a-t-il ajouté.

    En réaction au comportement des alarmistes, il a dénoncé la facilité.
    "C'est toujours facile quand ça ne marche pas de dire qu'on n'a pas assez de moyens. La réponse n'est pas systématiquement dans des moyens supplémentaires", a expliqué le ministre,.
    "Il y a des endroits où il n'y a pas assez de moyens comme l'hôpital psychiatrique", a-t-il reconnu, mais "il y a des endroits où les moyens sont terriblement mal affectés".

    La loi Bachelot sera-t-elle combattue ?
  • La solution selon lui, "c'est d'abord de travailler mieux, de s'organiser" et "c'est d'ailleurs le but de la loi que présentera Roselyne Bachelot" la ministre de la Santé en début d'année.
    Il a cité l'exemple de Lyon où, a-t-il dit, "on a nommé un coordinateur des urgences et cela a réduit de deux heures le temps moyen d'attente des patients".
    "La clé à l'hôpital, c'est de réorganiser", a assuré Eric Woerth qui estime que "c'est plus dur que d'augmenter les cotisations" sociales.
    "Le coût d'une intervention peut varier de 1 à 2,4 selon l'hôpital où l'on est et selon l'organisation. Il y a donc un travail très considérable à faire", a-t-il affirmé.
  • Interrogé sur les suppressions de postes dans des hôpitaux comme l'AP-HP à Paris, E. Woerth a rappelé opportunément, face aux amalgames de la désinformation par l’opposition, qu'"il y a très peu de suppressions de postes à l'hôpital" et que "la règle du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux ne s'applique pas dans la fonction publique hospitalière".

    Il a enfin rappelé les dégâts des 35 heures
    qui ont non seulement fait prendre du retard au pays, mais ont aussi "mis la pagaille dans l'hôpital, qui a aujourd'hui bien du mal à s'en remettre".

    En France, la part des dépenses de santé consacrée à l'hôpital est supérieure à celle du reste de l'OCDE (64% contre 50% en moyenne), a également fait valoir le ministre.

    L'enveloppe financière réservée aux hôpitaux a augmenté
    "entre 3 et 4% chaque année ces dernières années" et en 2009, "ce sera 3,1% d'augmentation, plus que la plupart des autres services publics", souligne E. Woerth.
  • Hôpitaux : notre vie dépendrait du gros rhume de l’infirmière

    Les parents du bébé décédé portent plainte
    Un nourrisson de six mois est mort vendredi après-midi à l'hôpital parisien Necker-enfants malades, où il avait été transféré par le SAMU à la suite d'une erreur de dosage de sa perfusion de substitut alimentaire, la veille à l'hôpital de Bullion.

    Une double enquête judiciaire a été ouverte après la mort du bébé, dont les parents, qui résident dans le Val-de-Marne, ont déposé plainte au commissariat du Kremlin, pour non-assistance à personne en danger, afin de faire la lumière sur la mort de Louis-Joseph. Cette plainte permettra par la suite leur constitution de partie civile et l'accès au dossier d'enquête judiciaire.

    L'enfant était hospitalisé depuis plusieurs mois septembre dans cet hôpital de pédiatrie et de rééducation dans l'attente d'une greffe de l'intestin, selon le directeur de l'établissement Yannick Gouriou, un « petit problème », selon France Info...


    Les enquêtes

  • La journaliste conclut avant la fin de l’enquête
    La militante qui présentait le journal de Radio France aurait-elle eu pour mission de minimiser l’état du bébé (pourtant hospitalisé depuis plusieurs mois), pour mieux accabler le système hospitalier ?
  • >Le parquet de Paris a donc ouvert une enquête de "recherche des causes de la mort" et a ordonné une autopsie, a affirmé une source judiciaire. Celle-ci doit être pratiquée lundi matin à l'Institut médico-légal de Paris (IML).
  • > De son côté le parquet de Versailles a ouvert une enquête préliminaire sur l'erreur médicale présumée proprement dite, selon cette même source. Cette enquête doit notamment s'appuyer sur les conclusions de l'enquête administrative diligentée par la DDASS (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) des Yvelines.

    Les effectifs seraient insuffisants, mais deux infirmières seraient en cause
    > Pour le directeur de l'hôpital de Bullion, l'incident, survenu le jour de l'An serait dû à "l'erreur de deux personnels", une infirmière et une auxiliaire puéricultrice. En changeant la perfusion de l'enfant, les deux femmes ont tapé sur le clavier de l'appareil un débit bien trop important pour le bébé qui ne faisait que six kilos.
    > Selon M. Gouriou, "l'infirmière, qui était très grippée ce jour-là, a validé, en appuyant sur la touche de l'appareil, l'action de l'auxiliaire puéricultrice". C'est l'équipe de garde de l'après-midi qui s'apercevra du problème environ deux heures plus tard.

    > Les parents du bébé, et tous les contribuables, seront ravis d’apprendre que les personnels hospitaliers ne sont pas soumis à l’obligation de vaccination et que notre pronostic vital peut dépendre d’un gros rhume.

    L’erreur humaine n’existe plus
    Et qui oserait évoquer cette bonne vieille "conscience professionnelle" et l'actuel climat syndical détestable qui perturbe gravement les services hospitaliers ?

    Ce drame intervient après deux autres erreurs médicales récentes qui ont déclenché une polémique politicienne sur les moyens accordés au système de soins hospitaliers en France.

    1- Le 24 décembre, Yliès, un garçon de trois ans est mort à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris à la suite de l'administration par erreur de chlorure de magnésium. L'infirmière qui a réalisé l'acte a depuis été mise en examen pour homicide involontaire.
    Il est à ce jour affirmé que la faute incomberait à l’office central des médicaments, lequel n’aurait pas dû livrer ce produit à un service de pédiatrie, lequel n’est pas responsable de la réception des médicaments qu’elle met à disposition des personnels infirmiers, lesquels ne sont pas supposés vérifier ce qu’ils perfusent… Appartient-il au malade de placer les infirmières sous contrôle ?
    Présumée innocente, la mise en examen ne serait pas coupable, mais c’est la ministre qui doit rendre des comptes…

    2-
    Quatre jours plus tard, un homme cardiaque de 57 ans victime d'une crise cardiaque est mort, après six heures de recherches supposées difficiles du SAMU pour trouver un service de réanimation adapté sur son territoire. Le SAMU n’y est pour rien, il faut que la ministre démissionne

    Est-il permis à un candide de poser une question honteuse ?
    Les hôpitaux se garderaient-ils des lits en réserve pour les patients potentiels de leur commune, au détriment des urgences extra-communales, ou la question ne repose-t-elle sur aucune réalité concrète, aucun vécu?...

    Le système hospitalier a bon dos
    > Dans le cas du petit Louis-Joseph, le manque de personnel ou de moyens ne serait pas en cause, a estimé le directeur de l'hôpital de Bullion.
    Lors du geste fatal, une infirmière, trois auxiliaires et un agent hospitalier étaient en effet présents dans l'unité du nourrisson qui comptait dix enfants, a-t-il précisé aux médias.

    > Dans un entretien au Journal du dimanche (JDD), la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui s'est inscrite en faux contre tout manque de moyens, a annoncé pour mi-janvier une "réunion de retour d'expérience sur la permanence des soins" après cette série de drames.

    L'hôpital a "les moyens de fonctionner" mais "a besoin d'une meilleure organisation", a fait observer de son côté le ministre du Budget Eric Woerth.


    Gageons que ce n’est pas l’avis de l’AMUF et des autres syndicats de santé (CGT et FO) qui alertent, accusent et font flèche de tout bois contre le gouvernement, mais n’ont rien à proposer pour améliorer l’organisation du milieu hospitalier, sinon des crédits et encore des crédits !
    Peu leur importe qu’ils soient employés avec rigueur, ou non.