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mardi 10 mars 2009

Ventes d'alcool et de tabac interdites aux mineurs de 18 ans

Le texte Bachelot contre le déficit de la Sécu

Les libertaires nous veulent du bien …

La dictature hygiéniste
c’est
“Tais-toi paie tes impôts”

Ou encore

“L’acte de fumer est
la marque d’un choix individuel,
contre l’ordre social.”


Roselyne, au secours !

La loi n’interdisait la vente de tabac et d'alcool qu’aux moins de 16 ans. Les cas de coma ethylique n'étaient pas devenus exceptionnels. Les députés ont relevé de deux ans l'âge légal dans le cadre du volet prévention et santé publique du texte de Roselyne Bachelot (Santé).

La distribution gratuite d'alcool à des mineurs "est également interdite dans les débits de boissons et tout commerce ou lieux publics", précise le projet de loi, qui doit encore être voté au Sénat.
L'opposition met de l'eau dans son vin, mais le boit du bout des lèvres. Il est toujours à moitié plein de fiel: elle
a salué cette démarche de la majorité, au nom de la lutte contre le "binge drinking" (beuverie expresse), mais, puisqu’elle n’est jamais sans arrières pensées revanchardes, elle a regretté l'absence d'une vraie politique de prévention, sans que personne ne sache au PS ce qu’est une ‘vraie’ politique.

  • Concernant le tabac

    Extraits du documentaire
  • "Tabac, la conspiration", enrichissent ce site conçu par l'agence de publicité FCB. Coût de l'opération : quelque 500.000 euros pour les frais techniques (étude, site et vidéo) et 250.000 à 300.000 euros pour l'achat d'espaces en ligne. Des passages TV gracieux du "spot" vidéo sont par ailleurs prévus.

    Selon une étude Louis Harris-Inpes d'avril 2005, 38 % des 15-24 ans sont fumeurs (contre 30 % des 12-75 ans). Cette proportion augmentant avec l'âge, de 31 % entre 15 et 19 ans, on passe à 45 % entre 20 et 24 ans. Seulement 54 % des fumeurs de 15-24 ans souhaitent s'arrêter (60 % des 12-75 ans).

    Les députés ont estimé que l'interdiction de vendre à des moins de 16 ans était "mal appliquée". "Il est parfois difficile de faire la distinction entre un jeune de quinze ans et demi et un jeune de seize ans. En mettant l'âge de l'interdiction à 18 ans, le travail des buralistes s'en trouvera facilité", disent les auteurs de l'amendement.

  • Les députés ont aussi comblé un vide juridique en autorisant, avec quelques restrictions, la publicité pour l'alcool sur l’Internet pour la première fois officiellement. La loi Evin était muette sur le sujet : elle date de 1991, l’Internet n'avait pas encore pris son essor alors. Il fallait une réforme et donc une …’vraie’ loi pour le 21e siècle !
    La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a évoqué une "ouverture contrôlée et encadrée" en donnant son feu vert à un amendement UMP qui autorise cette publicité sur l’Internet, avec des restrictions concernant les sites "principalement destinés à la jeunesse" ou ceux "des associations, sociétés et fédérations sportives ou des ligues professionnelles".
    L'amendement précise aussi que la publicité ne doit pas être "intrusive" (à l'aide de spams ou des pop-ups). La ministre a préféré cet amendement à un autre qui autorisait aussi la publicité pour l'alcool sur l’Internet, mais en établissant une liste précise des sites où elle était permise (sites des producteurs, fabricants, importateurs, distributeurs, détaillants...).

  • En revanche, les députés ont autorisé la vente encadrée d'alcool dans les stations-service: interdiction de la vente d'alcool dans les stations-service entre 18h00 et 08h00, contre 22h00 et 06h00 actuellement).
    C’est l'une des mesures souhaitées en février 2008 par le Premier ministre pour passer sous les 3.000 morts par an sur les routes d'ici 2012. Le texte stipule en effet l'interdiction "de vendre des boissons alcooliques réfrigérés dans les points de vente du carburant".
  • Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, Mme Bachelot avait dû trouver un autre équilibre entre santé publique et intérêts économiques de la filière viticole, en interdisant les ventes d'alcool au forfait (open bars) tout en précisant que cette interdiction ne concernait pas les foires, fêtes, salons de dégustation...

  • Autre mesure adoptée:
  • le maire pourra désormais interdire la vente d'alcool à emporter sur sa commune entre 20h00 et 08h00.

    Le lobbying

  • Cette partie du texte Bachelot est examinée sous l'étroite surveillance du lobby viticole qui a acheté il y a une semaine une pleine page dans la presse proclamant entre autres "le vin sur internet ne doit pas être interdit".
  • Le député socialiste Marcel Rogemont
  • a estimé que "les limites sont de pures formes et inapplicables" avec l'amendement voté et soutenu par Mme Bachelot. "C'est quoi la jeunesse? C'est moins de 18 ans? moins de 70?", a-t-il ironisé. Agé de 61 ans et député du premier département laitier de France, ce breton d’Ille-et-Vilaine ne boit pas que du lait.C’est pourtant le PS qui a vu double en 2007. Deux candidats socialistes à Rennes-Monfort pour les législatives, c'était trop pour le PS national qui a exclu Marcel Rogemont, soutenu par Edmond Hervé, condamné dans l’Affaire du sang contaminé .

    La lie au fond du verre

    "Tout commence avec la décision du 8 janvier 2008
    rendue par le TGI (Tribunal de Grande Instance) de Paris. Dans son ordonnance de référé, le tribunal avait alors imposé à la société Heineken de retirer de son site les messages publicitaires au motif que la publicité pour l’alcool sur Internet était interdite.
    La société Heineken avait fait appel. Depuis, la nouvelle décision de justice rendait la filière viticole fébrile. D’abord reportée, la décision du 8 Janvier 2008 a été confirmée par la cour d’appel de Paris ce 13 Février 2008."

    "Quel rapport avec la liberté d'expression?
    La décision porte non pas sur des bannières publicitaires diffusées par Heineken, mais sur le propre site d’Heineken. Selon les intéressés, cela signifie que désormais devraient être fermés tous les sites promotionnels en rapport avec l’alcool, ce qui pourrait impliquer la fermeture des sites promotionnels des négociants, des cavistes, des vignerons et même des syndicats."

    "Que reste t-il alors d’autorisé sur l’Internet dans le domaine du vin ?
    La presse, Internet et les blogs ? A voir, car si on se réfère à une
    autre décision du TGI de Paris rendue le 20 décembre 2007 même un article de presse peut être considéré comme de la propagande (au sens de publicité et de promotion) et être sanctionné au nom de la loi Evin."

    La filière aime la bouteille d’amour
    « Ainsi, le journaliste, le blogueur, le vigneron ou le caviste qui parle avec amour d'un vin qu'il a aimé peut être sanctionné (amende, fermeture de son site) car en un sens il fait la promotion du vin sur Internet, ce qui est désormais interdit. (Et pendant ce temps le monde tourne à l’heure d’Internet et la viticulture française s’enfonce dans la crise.) »

    "La loi n’interdisait la vente de tabac et d'alcool qu’aux moins de 16 ans. Les députés ont relevé de deux ans l'âge légal dans le cadre du volet prévention et santé publique du texte de Roselyne Bachelot (Santé)."

    "La distribution gratuite d'alcool à des mineurs "est également interdite dans les débits de boissons et tout commerce ou lieux publics", précise le projet de loi, qui doit encore être voté au Sénat."

    L'opposition a salué cette démarche, au nom de la lutte contre le "binge drinking" (beuverie expresse), mais, puisqu’elle n’est jamais sans arrières pensées revanchardes, elle a regretté l'absence d'une vraie politique de prévention, sans que personne ne sache au PS ce qu’est une ‘vraie’ politique.

    dimanche 4 janvier 2009

    Loi Bachelot : elle vise à réformer l’organisation des services hospitaliers

    Partis et syndicats conservateurs souhaitent-ils leur modernisation ?

    Mise au point, suite au décès d'Yliès
    Le problème s'est situé entre la pharmacie de l'hôpital et les services.
    La direction de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a reconnu samedi que l'erreur d'acheminement du médicament à l'origine du décès du petit Yliès, le 24 décembre dernier à Paris, s'était produite dans l'hôpital, entre la pharmacie et le service concerné.
    "A l'intérieur de l'hôpital, il y a eu un problème entre la pharmacie et les services, un problème de livraison" a déclaré sur France 3 et sur France Info le directeur des affaires juridiques et des droits des patients de l'AP-HP, Jean-Marc Morin.

    Une grande première réconfortante...

    "A ma connaissance, c'est la première fois qu'un tel phénomène se produit
    , nous avons demandé immédiatement de vérifier dans tous les services s'il y avait du chlorure de magnésium, manifestement, il n'y en a pas", a ajouté M. Morin.
    Le petit garçon de 3 ans est décédé à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris (XIVe), où il avait été admis pour une angine pour laquelle une infirmière lui aurait administré par erreur du chlorure de magnésium.
    L'AP-HP a fait état vendredi des premières conclusions de l'audit interne de ses services, qui précise que "le flacon de chlorure de magnésium utilisé par l'infirmière pour soigner l'enfant n'aurait jamais dû se trouver dans l'armoire des solutés du service de pédiatrie générale de l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul".
    Une infirmière de l'hôpital a été mise en examen pour "homicide involontaire" par la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy. Elle a reconnu avoir administré par erreur à l'enfant une perfusion de chlorure de magnésium au lieu d'un sérum glucosé destiné à le réhydrater.
    Les deux flacons étaient extrêmement ressemblants avec un même bouchon et une même étiquette bleue, même si les inscriptions, B46 pour l'un, et chlorure de magnésium pour l'autre, étaient dissemblables.
    "Constatant d'ores et déjà un dysfonctionnement collectif et sans attendre les conclusions complètes de l'audit, le directeur général, souhaitant que l'AP-HP assume son entière responsabilité, vient de demander au juge d'instruction que l'AP-HP, en qualité de personne morale, soit mise en examen", avait ajouté vendredi l'AP-HP, en précisant que les conclusions de la mission d'audit portant sur les causes de cet acheminement du médicament seront connues dans les meilleurs délais.

    Le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth, a dénoncé la récupération malsaine du drame par l'opposition et des syndicats, à la suite du décès du nourrisson de 6 mois, Louis-Joseph, à l'hôpital Necker à Paris (XVe).

    Face au catastrophisme médiatique
    , E. Woerth a souligné, lors du Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France, qu' "il ne faut pas jeter l'hôpital avec l'eau du bain" : "l'hôpital français soigne bien".
    Il s’est aussi démarqué de la démagogie de l’opposition en ajoutant :
    "quitte à être impopulaire, je pense que l'hôpital a les moyens de fonctionner", "il a besoin d'une meilleure organisation", a-t-il ajouté.

    En réaction au comportement des alarmistes, il a dénoncé la facilité.
    "C'est toujours facile quand ça ne marche pas de dire qu'on n'a pas assez de moyens. La réponse n'est pas systématiquement dans des moyens supplémentaires", a expliqué le ministre,.
    "Il y a des endroits où il n'y a pas assez de moyens comme l'hôpital psychiatrique", a-t-il reconnu, mais "il y a des endroits où les moyens sont terriblement mal affectés".

    La loi Bachelot sera-t-elle combattue ?
  • La solution selon lui, "c'est d'abord de travailler mieux, de s'organiser" et "c'est d'ailleurs le but de la loi que présentera Roselyne Bachelot" la ministre de la Santé en début d'année.
    Il a cité l'exemple de Lyon où, a-t-il dit, "on a nommé un coordinateur des urgences et cela a réduit de deux heures le temps moyen d'attente des patients".
    "La clé à l'hôpital, c'est de réorganiser", a assuré Eric Woerth qui estime que "c'est plus dur que d'augmenter les cotisations" sociales.
    "Le coût d'une intervention peut varier de 1 à 2,4 selon l'hôpital où l'on est et selon l'organisation. Il y a donc un travail très considérable à faire", a-t-il affirmé.
  • Interrogé sur les suppressions de postes dans des hôpitaux comme l'AP-HP à Paris, E. Woerth a rappelé opportunément, face aux amalgames de la désinformation par l’opposition, qu'"il y a très peu de suppressions de postes à l'hôpital" et que "la règle du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux ne s'applique pas dans la fonction publique hospitalière".

    Il a enfin rappelé les dégâts des 35 heures
    qui ont non seulement fait prendre du retard au pays, mais ont aussi "mis la pagaille dans l'hôpital, qui a aujourd'hui bien du mal à s'en remettre".

    En France, la part des dépenses de santé consacrée à l'hôpital est supérieure à celle du reste de l'OCDE (64% contre 50% en moyenne), a également fait valoir le ministre.

    L'enveloppe financière réservée aux hôpitaux a augmenté
    "entre 3 et 4% chaque année ces dernières années" et en 2009, "ce sera 3,1% d'augmentation, plus que la plupart des autres services publics", souligne E. Woerth.
  • lundi 29 décembre 2008

    Décès d'un cardiaque: R. Bachelot dément les allégations de l’opposition

    La presse milite avec les urgentistes engagés

    Sommes-nous tous des victimes potentielles
    d'un affrontement politique mortel?


    L’opposition affirme que samedi, pendant six heures, le SAMU a cherché, en vain,un hôpital d’accueil pour un malade cardiaque.
    La mort de cet homme de 57 ans, à qui l’attente d’une admission dans un service de réanimation adapté a coûté la vie, serait due à une insuffisance des effectifs, selon certains.

    La presse occulte la réalité des faits

    Une certaine presse partisane tait ce qui peut éclairer le jugement que nous avons des circonstances du drame
    .
    > Elle nous rapporte que lundi le secrétaire national de l'UMP, Philippe Juvin, a pointé 'un manque de "pilotage régional" des hôpitaux.
    > Mais la presse fait de la rétention d’information en ne nous précisant pas que l’homme a autorité à plusieurs degrés, au-delà de ses responsabilités politiques qui ne le qualifient pas totalement. Car son avis importe aux Français pour deux raisons que la presse nous dissimule : si Philippe Juvin est en effet secrétaire national, c’est en sa qualité non seulement de médecin, mais aussi de chef du service des Urgences de l'Hôpital Beaujon (Hauts-de-Seine). Le Dr Philippe Juvin est donc pleinement urgentiste, à la différence du Dr Pelloux, qui semblerait bien militer plus qu’il n’exerce et qui n’est pas chef de service, mais animateur de masses.

    Le Dr Juvin contredit les accusations partisanes

    Attribuer à "un manque de moyens" le décès de ce patient cardiaque de Massy (Essonne) est "incroyablement malhonnête",
    selon le Dr Philippe Juvin, qui met en garde contre la "récupération politicienne" de cette affaire.

    > Le constat
    "La vérité, écrit-il dans un communiqué, est que l'hôpital manque cruellement de pilote. Par exemple, aussi incroyable que cela puisse paraître, personne ne centralise aujourd'hui les fermetures de lits pendant les vacances. Chaque hôpital décide dans son coin. Sans se préoccuper des besoins de la population et de ce que fait l'hôpital voisin".

    > Une proposition
    Un "pilotage régional" est, selon lui, nécessaire "pour que tous les hôpitaux ne ferment pas leurs lits en même temps, et pour que la sécurité des Français soit assurée sans trou dans l'organisation".
    L'UMP attend de la future "loi Bachelot" sur l'offre de soins un "chef d'orchestre" pour exploiter au mieux les "moyens considérables" de l'hôpital, conclut-il.


    Le Dr Juvin aura-t-il le soutien du bon Dr Pelloux ?
    C’est ce que, plutôt que les polémiques mortelles de l’opposition, réclament les patients.