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jeudi 2 janvier 2020

Réforme des retraites : Macron scandalise en décorant le patron de BlackRock France

La décoration du patron de BlackRock France confirme l'arrogance du banquier de l'Elysée

Macron relance la polémique autour du fonds de pension Blackrock


Le PDG d’Amundi, Yves Perrier (G), PDG de BlackRock, Larry Fink (C) assis aux côtés du président français Emmanuel Macron lors d’une réunion entre le président français et les représentants des fonds d’investissement et des fonds souverains pour lutter contre le changement climatique à l’Elysée à Paris le 10 juillet 2019
Photo by Michel Euler / POOL / AFP

En faisant le patron de BlackRock-France officier de la Légion d'honneur, Macron ravive les soupçons de conflit d'intérêts en lien avec la réforme des retraites : les opposants accusent le géant américain de la finance de vouloir influencer le projet du gouvernement à son avantage. 
Jean-François Cirelli, ancien dirigeant de GDF-SUEZ, puis d'Engie, et actuel président de la branche française de BlackRock a été récompensé par le premier ministre en charge de la réforme, selon la promotion du Nouvel an de l'Ordre national de la Légion d'honneur publiée mercredi au Journal officiel.
Quelques critiques trouvées sur Twitter

Au mépris des critiques attendues:



"Jean-François Cirelli, président de BlackRock France, est promu Officier de la légion d'honneur en ce 1er janvier.
En récompense du pillage de nos retraites par répartition?" a réagi le parti communiste sur Twitter, où la nouvelle était abondamment commentée.

Pour l'ONG Attac France, son porte-parole,Maxime Combes, souligne que
"BlackRock pourrait directement bénéficier de la #reformedesretraites".

De nombreuses voix avaient donné le ton aux réseaux, s’élevant ces dernières semaines pour dénoncer le "lobbying" (par l'AFG) de BlackRock.
Alors que le Parisien révèle que le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, n’avait pas mentionné sa fonction d’administrateur au sein d’un Institut de formation de l’assurance (Ifpass) dans sa déclaration d’intérêts à l’HATVP (Haute Autorité pour la transparence de la vie publique), de nombreux internautes et le site Arrêt sur images pointent du doigt les proximités entre Emmanuel Macron, son gouvernement et BlackRock, "fonds extrêmement attentif aux opportunités des réformes du système des retraites en France". Et de dénoncer une réforme qui aurait été dictée par le lobbying du géant américain.
"Depuis un peu plus d'un mois, votre gouvernement a autorisé le géant des fonds de pension, BlackRock, à collecter directement la retraite privée des Français", a par exemple déclaré le député d'Eure-et-Loire (LR) Olivier Marleix lors de questions au gouvernement, le 10 décembre.

Les journalistes engagés à gauche ne sont pas de reste:



Blackrock accusé de lobbying auprès du gouvernement français

Connu comme le loup blanc, le nom de BlackRock est sorti du bois des réseaux sociaux quand la presse le dissimulait encore malgré la mobilisation en France contre le projet Macron de réforme des retraites. Ce nom est désormais brandi sur des pancartes de manifestants.

Le puissant gestionnaire de fonds de pensions a ainsi été accusé de faire valoir auprès de l'exécutif le régime de retraite par capitalisation, un système par points sur le modèle des fonds de pension américains, au détriment du système français actuel par répartition, solidaire et non pas individuel et individualiste, et au bout du compte inégalitaire.
Un extrait du documentaire "Ces financiers qui dirigent le monde – BlackRock", diffusé par Arte en septembre 2019, dans lequel le réalisateur Tom Ockers rappelle qu’Emmanuel Macron "avait déjà rencontré Larry Fink [le PDG de BlackRock, cf. photo 1, ci-dessus] à plusieurs reprises après sa prise de fonction» et qu’il "veut favoriser les privatisations en France. A cet effet, le président de la République a créé une commission dont l’un des membres n’est autre que le patron de BlackRock France, Jean-François Cirelli. Cet ancien conseiller du président Chirac […] ne cesse de réclamer un recours accru aux fonds spéculatifs pour l’assurance vieillesse."

BlackBlock s'est défendu récemment dans un communiqué publié par sa filiale française
"En aucune manière, nous n'avons cherché à exercer une influence sur la réforme du système de retraite par répartition en cours auprès des pouvoirs publics ou de tout autre acteur du secteur", a assuré BlackRock.

Le représentant de la multinationale de gestion d'actifs, implantée en France depuis plus de 13 ans, explique que BlackRock  "dialogue avec les organismes de réglementation et les pouvoirs publics", "dans le but d'expliquer (son) point de vue sur l'intérêt des investisseurs à long terme", selon son communiqué.

jeudi 28 novembre 2013

Taubira inspire la politique spectacle du PS contre le racisme

Meeting contre tous les extrémismes, sauf un: de gauche! 


Taubira est intouchable: 
elle est noire et donc irréprochable

La politique au faciès n'a jamais autant marqué le PS que depuis mai 2012.  La diversité est en effet le fonds électoral principal du PCF, son allié dans la majorité présidentielle. Il s'agit donc de reprendre le dessus dans les quartiers et de marginaliser un peu plus le parti communiste et pour longtemps encore. Nombre de membres du gouvernement sont d'origine maghrébine, Najat, George, Yasmina ou Kader,  mais  aussi colorés, Victorin, Fleur ou Christiane. Même les juifs Moscovici, Fabius et Peillon, des sionistes, ne font plus le poids face aux francs-maçons, Hollande, Valls, Montebourg, Sapin, Le Foll, Le Drian et encore Peillon, ou "apparentés" (Cahuzac, Touraine et Taubira, qui en 2009, s'avoua d'obédience franc-maçonne)Des attaques isolées contre la Garde des Sceaux ont réactivé une solidarité noire animée par Désir Jean-Philippe, dit Harlem, le patron désigné par Hollande à la tête du PS, que n'a pas mobilisée l'antisémitisme ajouté à la xénophobie contre Nicolas Sarkozy. A Désir H, le président socialiste aurait pu préférer Olivier Faure, né de mère vietnamienne, mais cette communauté travailleuse est davantage impliquée dans l'économie que dans la politique du pays. 
Le seul véritable rival de Désir pour le poste était plutôt Jean-Christophe Cambadélis qui concourait avec de lourds handicaps: outre qu'il était le candidat de la Ch'tite Martine Aubry, il est fils de diamantaires, d'origine grecque, juif et Blanc... 

Contre tous les extrémismes, mais non sans discrimination

Les socialistes se sont donc réunis en meeting à la Mutualité, à Paris, pour
défendre "les valeurs de la République", comme si depuis l'abolition de la monarchie et avoir connu la Terreur de 1793 et deux guerres mondiales, elle était à nouveau en danger. 

Les socialistes se sont livrés aux travers des discours incantatoires. Manuel Valls n'était pas en reste. "Nous formons un beau couple", a ironisé le comédien à la face de ceux qui savent ce qui l'oppose à Taubira.


Participation noire très minoritaire:
manipulation politicienne socialiste condamnée par la communauté
Les constructions idéologiques réunissent ceux que l'exercice du pouvoir divise.
Pour faire illusion, les éléphants socialistes ne craignent aucun artifice. Les emplois aidés permettent de rêver à un redressement de la courbe du chômage. Ce coup monté durera ce que durent les roses, l'espace d'un matin. Il sera encore temps alors de brandir de vieilles peurs relookées dans les caves de l'Elysée et les arrière-salles de Libération et maquiller les ravages de l'incompétence et de l'idéologie sur le pouvoir en place. Le problème, c'est que le pouvoir en place, c'est eux. Avec tous les pouvoirs à disposition, difficile d'avouer son échec transversal.  Un numéro d'éléphants règlera-t-il tous les problèmes ?

Pour la photo avec Taubira,
fallait-il à toutes fins
une gardienne de prison antillaise?
Les malfaisants  organisent donc un meeting contre la minorité, se plaignant d'accès de démangeaisons en plaques superficielles, tandis que le mal profond qui la ronge de l'intérieur est mortel. Les impuissants se sont trouvé un nouvel adversaire à vilipender, Marine Le Pen et le FN, un combat, la lutte contre le racisme et les extrémismes, et une cause à défendre, la République et ses valeurs. Ce scénario est tout aussi théorique et inconsistant que la ligne politique de Hollande est fantasmée et floue, mais il fait passer un moment. Et ils se sont réunis en meeting à la salle de la Mutualité à Paris pour en parler. La presse aux ordres en assure la production et la diffusion pour la garder dans ses archives, prête au ré-emploi.

"Nous assistons à une véritable offensive réactionnaire et antirépublicaine" (Harlem Désir)
Détestée pour ses réformes qui heurtent les consciences et convictions d'un grand nombre de Français, sa couleur de peau sert de prisme à la concentration de bon nombre des  ressentiments des Français contre un pouvoir au plus bas historique dans les sondages.  
La garde des Sceaux, Christiane Taubira, était donc l'invitée d'honneur d'une sorte de "marche blanche" après un drame dans les quartiers. Très applaudie par la claque à son arrivée, elle s'est installée au premier rang pour écouter le discours d'accueil d'Harlem Désir, qui avait retrouvé pour l'occasion les phrases toutes faites de ses années à la tête de SOS Racisme dans les années 1980. Il les a enfilées avec plus d'arrière-pensées que de conviction, tant elles étaient cuites et recuites. 
Faut-il la représenter
en noir ou en blanc?
"Nous avons vu et entendu trop de choses inacceptables ces dernières semaines ! Je n'ai pas connu un tel déferlement de la parole haineuse et raciste depuis trente ans", a assuré, en connaisseur, le premier secrétaire désigné du PS, avant de s'en prendre au FN, mais aussi à "une partie de la droite", sans jamais évoquer les autres de ces extrémismes qui les réunissaent pour ce show politique. "Nous assistons à une véritable offensive réactionnaire et antirépublicaine de la part d'un bloc droitier, d'un Tea Party à la française, dont un des terreaux a été la Manif pour tous", a dénoncé Harlem Désir, dans sa litanie d'amalgames et d'allusions troubles, car sans citer nommément les responsables de l'UMP, notamment François Fillon et Jean-François Copé, qu'il n'est pas trop tôt de salir, quatre mois avant les municipales.


Le patron contesté du PS exprime sa peur des dirigeants de l'extrême droite 
C. Fourest accepte les insignes 
de Chevalier de l'ordre 
des Arts et des Lettres 
des mains d'A. Filippetti,
à Paris le 17 janvier 2013
Prêt à s'allier à elle pour nuire à la droite républicaine, il estime que si "les dirigeants de l'extrême droite -xénophobe et raciste- ne se sont jamais sentis aussi forts", ce n'est pas en réaction à la politique désastreuse de la gauche qui détruit des emplois, matraque d'impôts jusqu'aux petits revenus et rogne le pouvoir d'achat des travailleurs, mais "de la faiblesse de ceux qui ne savent plus leur opposer la fermeté républicaine, de ceux qui vacillent entre le ni-ni et le cas par cas". Les contre-vérités du propos s'appliquent tellement clairement à la majorité qu'elles risquent bien d'être balayées de la main des Français qui souffrent du laxisme de Taubira, des errances politiques du chef de l'Etat et des tromperies sémantiques des acteurs politiques de la majorité divisée.


Puis, emporté par la haine et oubliant que la gauche est au pouvoir depuis dix-huit mois, Harlem Désir a lancé un appel aux militants pour porter une nouvelle offensive républicaine.
"Il faut assumer nos valeurs, que la gauche assume d'être de gauche, il nous faut renouer avec le rêve français qui était au cœur de la campagne présidentielle de François Hollande." Si yfaut, yapuka ! 
Mais Désir H. a déjà vite détourné son regard de Taubira vers les extrémismes intérieurs d'un parti qu'il n'a jamais réussi à prendre en mains. Le parti est en effet écartelé entre ses extrêmes, avec dans un angle du ring Jean-Marie Le Guen ou les jeunes Emeric Bréhier, député, Luc Carvounas, sénateur, Frédérique Espagnac, porte-parole du PS et sénatrice ou le néo-député Carlos Da Silva, et dans l'autre, le député Jérôme Guedj, le néo-député Malek Boutih, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann ou Emmanuel Maurel, de même que Valls et Moscovici s'opposent au gouvernement à Hamon, Montebourg et Taubira. C'est dire si le spectacle de la Mutualité est une séance de grand guignol.

Et c'est Christiane Taubira qui s'est ensuite chargée à la tribune du discours sur les valeurs républicaines. 
Ou plutôt de la grande tirade de l'acte I, scène 4 du Cid, articulée façon Taubira au concours d'entrée au Français et martelant les différences éthniques pour les imposer. Elle s'est lancée en s'adressant aux racistes, xénophobes, etc. "Nous allons leur expliquer que, malgré nos apparences, malgré nos croyances, malgré nos lieux de vie, malgré nos régimes alimentaires ou matrimoniaux... nous continuerons à vivre ensemble". Dans ses habits neufs de ministre de la république qui hier l'opprimait, l'ex-indépendantiste guyanaise a changé changer de sujet, avec ce souverain mépris viscéral qui n'a pas trompé les Français qui la détestent: "C'était les deux minutes que je réservais ce soir aux racistes, à ceux qui sont déjà vaincus." La fin de son intervention fut pourtant ovationnée par les militants missionnés
Christiane Taubira a ensuite pu écouter un message vidéo de soutien de Robert Badinter, un petit discours de Thibault Poirot, le jeune professeur d'histoire qui s'était opposé aux manifestants qui sifflaient François Hollande le 11 novembre dernier sur les Champs-Elysées, et un petit exposé lu par la journaliste et essayiste Caroline Fourest et, enfin, à la visite de Manuel Valls, tout juste rentré d'Espagne, et arrivé vers 22 heures en compagnie de Vincent Peillon sur la musique de Bella Ciao.

L'hommage de Valls à Taubira: "Ah je ris de me voir si belle en mon miroir"
En professionnel de la contorsion, le ministre droitier de l'Intérieur, Manuel Valls, s'est fendu d'un hommage si appuyé à Christiane Taubira, la garde des Sceaux gauchiste, que s'en était un irrésistible numéro. "Moi, parmi vous, je suis celui qui connais le mieux (...) Christiane Taubira. Progressivement, malgré les analyses, les avis (...), nous formons, je le dis, un beau couple» dédié à «l'Etat de droit", a lancé le ministre de l'Intérieur.» "On veut nous opposer à chaque fois, c'est tellement facile...", a ajouté Manuel Valls devant quelques centaines de militants socialistes.

Le PS incarne-t-il seul la République?
"Pour se battre pour la République, pour se battre pour nos valeurs et pour combattre ceux qui combattent la République, il faut une République forte et un état de droit. Et cet Etat de droit, nous l'incarnons tous les deux", a poursuivi le ministre de l'Intérieur.

Sans qu'ils y fassent grand chose, le point commun de quasiment toutes les interventions, est un constat du lien entre la crise économique et la montée des extrémismes. 
En revanche, pas un mot sur les réformes à entreprendre pour redresser la situation. François Hollande le rappelle souvent, pour lutter contre la montée du FN, ce sont surtout les résultats qui compteront. 
Pour l'instant, il n'en a pas encore.

La mémoire sélective des vertueux

On pourrait rappeler que les communistes de Vitry ont lancé leurs bulldozers sur des clandestins du foyer d'immigrés et que leurs grand manitous Georges Marchais et Robert Hue (cf. libellés respectifs) s'en sont justifiés en les accusant de trafic de drogue... Lien PaSiDupes

Remontons simplement à 2011.
 
Dans la nuit du 14 au 15 janvier à Lille, deux personnes surprennent un "factieux" en pleine opération "tuning" de voitures, alors qu'à deux pas aussi, sur la façade du "kébab" de la rue des Postes, fleurissent des tags à caractère "islamophobes, racistes et injurieux". Après avoir tenté de raisonner l’ "artiste", les deux témoins  préviennent les forces de l’ordre. Arrivées sur place, elles se trouvent confrontées à la violence de l’"artiste" et de cinq "individus" solidaires. A quelques dizaines de mètres de là, un concert hip-hop est en effet organisé au Centre Culturel Libertaire (CCL) de la rue de Colmar. Un des fonctionnaires de police, isolé lors de l’affrontement est entraîné vers le centre culturel par ces gentils libertaires  et roué de coups. Les renforts appelés par les policiers pris à partie ont un mal fou à dégager leur collègue sous le tir nourri de projectiles divers. La police arrête la quasi-totalité des individus présents dans le centre culturel, soit 53 interpellations.

Les laïcs instaurent l'infaillibilité des gens de couleur

Pour ELLE, Taubira a
les yeux bleus:
racisme larvé ?
On connaissait l'infaillibilité pontificale. Voilà que la république laïque de France élabore un nouveau dogme républicain selon lequel les ministres et les citoyens lambdas de couleur ne peuvent se tromper lorsqu'ils s'expriment en tant que membres du gouvernement, d'assocciations et de réseaux ou d'ONG: leurs propos sont paroles d'évangile et de foi démocratiques. Bien qu'encore majoritaire, le reste de la population constituent les nouveaux sous-hommes, impis et racistes. 

Hier, la gauche s'est désignée une papesse laïque et noire.
La désignation anticipée de la première femme  à l'Elysée. La première Noire présidentE de la République...

lundi 26 août 2013

Pétition pour sauver la Sécu: acceptez-vous de payer plus pour être protégé ?

La "gauche sociale" veut se décharger sur les mutuelles et les assurances privées

Les plus démunis face à une dépense supplémentaire ?


Le professeur André Grimaldlance une pétition en forme de cri d’alarme.
Le texte de ce diabétologue est sobrement intitulé "Pour un débat public sur la santé". Signé par plus de 140 personnalités de gauche, comme de droite, professeurs, économistes et autres élus (dont le Dr Irène Frachon, le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, le député Bernard Debré (UMP), l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard, le député vert Noël Mamère, le député communiste André Chassaigne ou l'économiste Didier Tabuteau), il est initié par un farouche défenseur des hôpitaux publics et vise à provoquer un débat salutaire sur la part respective occupée dans notre système de soins par la Sécu d’un côté — régie selon le principe de solidarité — et de l’autre par les mutuelles et les assureurs, la prise en charge dépendant alors directement du risque assuré.
Aujourd’hui, la Sécurité sociale ne rembourse plus qu’environ 50% des soins courants et bien moins encore pour les soins d’optique, dentaires et d’audio-prothèses.

Une crainte sous-tend la pétition
Le risque d'une privatisation rampante de l’assurance maladie a resurgi avec l'arrivée de la gauche au pouvoir. A terme, la Sécurité sociale rembourserait de moins en moins les médicaments, cures thermales, séances de kiné et consultations chez un médecin: le risque porte surtout ce que les signataires appellent les "soins courants".

Lien vers la PETITION


Réinventer un système français fragilisé

Certes, le moment choisi pour diffuser cet appel peut de prime abord sembler étrange : l’an dernier, François Hollande a annoncé son intention de généraliser l’accès à une couverture santé complémentaire d’ici à 2017. Les media y avaient vu une avancée: les salariés avaient cru  à ce parachute que beaucoup appelaient de leurs vœux. Et, depuis le 1er juillet, le plafond de revenus permettant de bénéficier d’une aide à la complémentaire santé (ACS) a été relevé, sans le début d'un financement : 350.000 Français supplémentaires y sont désormais éligibles, une autre avancée de taille. Six semaines plus tard, l'exécutif assure qu'il appartient aux salariés de payer, puisqu'ils sont les bénéficiaires... 

Mais le diable se niche dans les détails, alertent  les signataires
Non seulement le projet gouvernemental de "complémentaire santé pour tous " reste flou, mais surtout, aucune réflexion digne de ce nom n’a été menée ces dernières années sur l’avenir de notre Sécurité sociale [depuis que la crise est apparue], comme cela s’est fait récemment pour les retraites, par exemple. Tout juste chaque déremboursement (médicaments, etc.), mené sous la pression de la disette budgétaire, s’est-il accompagné d’une "incitation" à souscrire une complémentaire santé…

Pour les auteurs de cette pétition, seul un véritable débat public permettra de rassurer les Français sur la pérennité de notre système de soins solidaire, alors que la Sécu rembourse de plus en plus de maladies graves ou chroniques à 100%. Il s’agit de conduire une vraie campagne d'enfumage pour persuader que la généralisation des complémentaires santé n’est, en rien, le prélude à une vaste opération de torpillage de la Sécu

Depuis le 14 mars 1995 et Simone Veil, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville au gouvernement Balladur de Jacques Chirac, toute personne résidant en France peut désormais être affiliée, à titre provisoire, à l'assurance personnelle et bénéficier à ce titre sans délai des prestations du régime général de la Sécurité sociale. 

Le projet de Hollande serait, non pas un changement ou un recul, mais un coup dur porté à l'accès aux soins des plus démunis. Un coulage des budgets des ménages et une aggravation des conditions de soins et des pathologies des plus exposés.

Devoir de mémoire


Le président Hollande devait être cité comme témoin lors du procès du sénateur socialiste René Teulade, son ancien suppléant en Corrèze. 
Le 15 mai, l'ancien patron de la puissante mutualité française était en effet poursuivi en justice dans le procès en appel du scandale de la Mutuelle de retraite de la fonction publique (MRFP). Ancien ministre des Affaires sociales du gouvernement Bérégovoy, René Teulade avait été condamné en première instance à 18 mois de prison pour avoir profité d'avantages indus
La proximité entre Teulade et Hollande est telle que le 20 octobre 2012, lors de son discours de clôture de la Mutualité française, le président de la République lui a rendu un hommage appuyé avec ces mots : "René Teulade auquel je suis lié par une fidélité corrézienne."

Hollande a-t-il une telle dette envers la mutualité qu'il n'a de cesse que d'engraisser les mutuelles (et les assurances privées)?

samedi 4 mai 2013

Hollande, rattrapé par les affaires du PS et appelé à témoigner devant la justice

Les huissiers défilent à l'Elysée

Invitations à témoigner : Hollande a-t-il tant à dire...


R. Teulade et F. Hollande

Question: Hollande a-t-il reçu des fonds mutualistes
de son ami socialiste ?




Jeudi, un huissier a remis à l'Elysée une invitation à témoigner dans l'affaire de René Teulade. L'ex-député suppléant de François Hollande en Corrèze est en effet poursuivi pour avoir bénéficié d' "avantages abusifs".


Ce vendredi, un nouvel huissier a remis une autre invitation du même type à l'Elysée.
Il s'agit cette fois du procès de Gérard Dalongeville, ancien maire PS d'Hénin-Beaumont mis en cause pour fausses factures présumées


Depuis le début de la semaine, les huissiers se pressent à la porte de l'Elysée. 
Dans l'affaire Teulade, l'un d'entre eux s'est vu refouler à deux reprises avant de pouvoir transmettre aux services de François Hollande une "invitation" à témoigner. Après un premier échec lundi, l'invitation a finalement franchi la porte de l'Elysée, jeudi, quatre jours plus tard.Lien PaSiDupes : Hollande, mouillé dans le procès Teulade

Le même scénario s'est produit dans le dossier Gérard Dalongeville, l'ancien maire PS d'Hénin-Beaumont, appelé à comparaître prochainement devant la justice pour "détournement de fonds publics". Un huissier s'est présenté jeudi à l'Elysée. Et l'homme de loi a été pareillement repoussé et invité à reprendre rendez-vous vendredi avec le commandant militaire de l'Elysée.

Un même avocat dans les deux dossiers

G. Dalongeville veut un président à son procès
N'a-t-il donc pas remarqué que la France n'en a pas à sa tête ?

Toujours est-il que, dans ces deux dossiers,
"l'Elysée fait pression sur les huissiers pour les empêcher de venir", accuse Maître Francis Terquem. A noter que cet avocat se trouve être à la fois celui de Gérard Dalongeville et celui des parties civiles dans le dossier René Teulade. "Rien n'interdit à un citoyen de demander à un président de la République de témoigner à un procès. On l'appelle citation, invitation... Ou il accepte ou il n'accepte pas", explique-t-il.

Pour son ami Teulade, François Hollande s'est dit prêt à "contribuer" au travail de la justicejeudi pour le 15 mai, ouverture du procès
Mais la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem a précisé que ça ne passera pas forcément par un témoignage à l'audience

Pour l'affaire Dalongeville, en revanche, on ne connaît pas encore la position du chef de l'Etat. Mais il se pourrait fort que l'agenda présidentiel soit l'obstacle invoqué pour l'empêcher - à son corps défendant -  de contribuer !...

Dans les deux cas, il s'agit de dossiers politiquement embarassants pour lui. 
Sénateur depuis 2008, René Teulade, 82 ans, ex-député socialiste suppléant de François Hollande en Corrèze et ancien ministre des Affaires sociales du président François Mitterrand, est accusé d'avoir bénéficié d'avantages abusifs au détriment d'une mutuelle et de ses adhérents. 
Pour tout dire, Teulade fut un grand patron inamovible de la mutualité française: il présida notamment aux destinées de la Fédération nationale de la mutualité française de 1979 à 1992, ainsi que la Mutuelle de retraite de la fonction publique (MRFP) qui gérait le complément de retraite de la fonction publique.

Hollande, Dalongeville,Lienemann
Gérard Dalongeville, de son côté, soutient que les détournements dont il se serait rendu coupable ont servi au financement occulte de la fédération PS du Pas-de-Calais.

Me Terquem n'est pas un inconnu

=> Me Terquem a eu des problèmes en février 2007 après avoir tabassé sa femme, sous les yeux de son fils âgé de 8 ans, au cours d'une dispute. Me Terquem lui aurait « tiré les cheveux en l'insultant ». Il aurait ensuite "tenté de l'étrangler avec une laisse de chien". L'enfant se serait interposé. Lire PaSiDupes 

=> Dans une autre affaire, par arrêt rendu le mardi 6 novembre 2007, la Cour d’Appel de Paris avait interdit à cet avocat parisien d’exercer sa profession pendant deux ans, suite à sa condamnation à 18 mois de prison - avec sursis - dans un dossier lié à la banqueroute de la Compagnie papetière de l’Essonne.

=> Figure de la gauche judiciaire et créateur, avec Julien Dray, de SOS-Racisme, Me Francis Terquem est devenu l'avocat du MRAP, après avoir été condamné définitivement à 18 mois de prison avec sursis, le 5 avril 2006, dans l'affaire de banqueroute, pour « escroquerie au jugement ». Il a quitté SOS-Racisme en 2004 pour rejoindre le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples).
Or, le MRAP est une ONG pro-palestinienne
Il a pris part à la création de l'Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne (ATTAC). Il fait partie du Réseau éducation sans frontières (RESF) et de Migreurop.
Mouloud Aounit, président du MRAP, est conseiller régional d'Île-de-France, élu tête de liste Alternative citoyenne sur une liste d'union avec le PCF dans la Seine-Saint-Denis, et a soutenu la candidate communiste Marie-George Buffet à l'élection présidentielle de 2007, sans pour autant avoir sa carte au Parti communiste.

Me Terquem n'est évidemment pas un proche du couple Brochen-Aubry.

Mais le monde est petit. Quand il fut poursuivi pour des appels malveillants au préjudice de son ex-épouse et de trois autres personnes, on apprit qu'à son départ du domicile conjugal,
son ex-femme Sylvie Benard, l'une des victimes des SMS et des appels malveillants de l'avocat Francis Terquem, co-fondateur de SOS Racisme, avait été hébergée chez un ami, le député-maire (PS) de Cherbourg, Bernard Cazeneuve, aujourd'hui ministre du Budget de Hollande.




mercredi 10 août 2011

Lutter contre le déficit, c'est aussi enrayer la fraude à l'assurance maladie


La fraude, cette 'niche' dont la gauche ne veut entendre parler

L'empathie de la gauche avec les petits fraudeurs, ça suffit !


Le service public hospitalier signerait
la mort de la réforme hospitalière




La polémique actuelle relance la lutte des classes
L'opposition va pousser des cris d'orfraie à l'annonce du renforcement des contrôles des dossiers de l'assurance sociale. Elle ne manque pas d'affirmer que les plus démunis sont injustement visés bien qu'ils soient les plus fragiles. Tous les Français - en règle ou non - ne sont pas des fraudeurs et on les croira volontiers. Ce discours risque donc d'être entendu 5/5 et repris en choeur par la presse populiste.

Or, les principaux responsables du trou de la sécurité sociale, ce sont les professionels de santé. Ils sont aujourd'hui stigmatisés et désignés à la vindicte populaire: qu'on ne s'y trompe pas, ce sont les plus gros fraudeurs, insiste-t-on. Bizarrement, la foule des petits tricheurs serait donc quantité négligeable: les petits ruisseaux ne font plus les grandes rivières...

La sécurité sociale est bien décidée à traquer les fraudeurs , quoi qu'il en soit.

Moins que jamais en temps de crise,
l'assurance maladie ne peut en effet supporter la fraude.
Les profiteurs de la solidarité sociale mettent l'ensemble de l'édifice de protection en péril. Ils sont trop nombreux et, en les débusquant, la collectivité a pu récupérer 156 millions d'euros en 2010.

VOIR et ENTENDRE le reportage de BFMTV daté du 10 août sur BFMTV:

Une enquête fournit le détail de la fraude

D'après un rapport récemment publié par la Délégation nationale à la lutte contre la fraude, les professionnels de la santé sont responsables d'environ 2/3 des fraudes à l'Assurance Maladie.

Le quotidien "Les Echos" indique que les fraudes des professionnels de la santé sont bien plus coûteuses pour la Sécurité Sociale que celles des particuliers. Ainsi, le plus gros préjudice subi par la Sécurité sociale viendrait des gros ensembles, hôpitaux et cliniques : plus de 70 millions d'euros l'an dernier, soit près de la moitié du total.
A l'inverse, les faux arrêt maladies, souvent sujets à polémiques, sont banalisés, du fait qu'ils seraient bien moins onéreux et ne représenteraient que 3% de la facture totale. En logique comptable, ils satisferaient donc l'éthique.

Les autres professionnels de la santé sont également stigmatisés.

Les infirmiers libéraux
auraient ainsi causé un préjudice d'environ 13 millions d'euros en 2010, suivis par les transporteurs sanitaires avec 7 millions d'euros.
Moins visés, les médecins, dentistes et kinésithérapeutes factureraient quant à eux des actes fictifs ou certains actes plus cher qu'ils ne le devraient.

Dans les pharmacies, le préjudice est de plus de 3 millions d'euros : les fraudeurs facturent par exemple des médicaments sans les délivrer.
Bizarrement, les établissements thermaux sont épargnés
Si leurs fraudes sont comptablisées avec les hôpitaux et cliniques, la mutualité sera bien la seule épargnée qui y trouvera un motif de satisfaction et, avec elle, le PS.


La démagogie de la fraude des riches et des privilégiés.



Les fausses ordonnances en ligne de mire
Le rapport observe que la fraude la plus courante - du moins celle relevée - serait la facturation abusive au moyen de fausses ordonnances : un médecin facture par exemple à l'assurance-maladie un acte plutôt qu'un autre en raison d'un tarif plus avantageux. Selon Pierre Fender, médecin conseil et directeur du contrôle-contentieux et de la répression des fraudes à la Caisse Nationale, il s'agit néanmoins plus souvent de 'fautes', plutôt que de véritables fraudes. D'ailleurs, l'assurance-maladie récupérerait les trois quarts des sommes en question, en grande partie sous forme de pénalités.

Il faut croire que la fraude serait exceptionnelle et négligeable

La fraude ne vient pas de ceux qu'on croit...
Ca va mieux en le disant !



Si les chiffres peuvent impressionner les braves gens, il faudrait qu'ils se convainquent que les fraudes à l'assurance maladie sont rares.
Toujours selon Pierre Fender, " la fraude à l'assurance-maladie est probablement inférieure à 1 % du montant des prestations versées [...] et si les préjudices constatés augmentent, c'est que notre action est de plus en plus efficace ». Reste que ces pratiques font malgré tout mauvaise figure à l'heure où le déficit de la Sécurité Sociale est toujours aussi important.
1% de 540 millions d'euros en 2009, ça fait combien ?
Et puis, ne perdons pas de vue que
seulement
10% de fraudes aux allocations familiales
ont été détectées en 2010

Lien Le Figaro

Or, un rapport confidentiel de la Caisse nationale d'allocations familiales (2010) relève que 200.000 personnes ont fraudé au cours de l'année 2009
L'organisme avait chiffré les escroqueries à environ 80 millions d'euros en 2008. Il serait en fait de sept fois à dix fois supérieur.
(Lien Libération Le Figaro).

Ainsi donc, le service public hospitalier est présumé coupable.
Et pas seulement lui, si on est politiquement incorrect.
L'information qui nous manque est de savoir quel est le top 23 des régions les plus sévèrement escroquées...

Les grèves vont reprendre !