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lundi 28 mars 2016

La réforme 1990 de l'orthographe s'impose à la rentrée 2016

En cohérence avec la 2e Journée de la langue française dans les media audiovisuels ?

"Les négociations sont en passe d'être reprises" !


Entendu ce matin sur BFMTV, qui utilise visiblement les traducteurs électroniques, sans discernement.
La seconde Journée de la langue française dans les media audiovisuels s'est tenue le lundi 14 mars 2016. A noter au passage que 'media' est en soi un pluriel (celui de 'medium') et ne justifie pas un 's'. Mais le latin est élitiste...
Cette campagne invite les chaînes de télévision et les stations de radio à mettre en avant notre langue sur leurs antennes à travers un dispositif éditorial dédié. La pub parle aussi de "dispositifs médicaux", traduction paresseuse de 'medical devices,' en anglais.

'Mettre en avant' ne signifie pas pratiquer. 
Dans la facilité et le flou de l'à peu près, le CSA invite la presse à parler de la langue française et non pas à la... parler correctement, avec respect, comme elle touche à l'image de Hollande. Ainsi le Conseil supérieur de l'audiovisuel ne prend-il pas le risque de se ridiculiser en exigeant la correction de l'usage de notre langue.

Une campagne menée par le ministère de la Culture 

Le ministère de l''Education n'est pas partenaire. C'est pourtant à l'école que l'apprentissage doit être rigoureux et le mal pris à la racine. Face au risque culturel  et civilisationnel d'effacement de notre langue, l'école élémentaire n'a pas renforcé l'horaire d'enseignement de la langue maternelle. Il est même entamé par le développement des langues régionales. Notamment celles des indépendantistes corses ou bretons ! Pour enterrer plus sûrement la langue française, on a étendu l'enseignement des langues étrangères (mis en place à partir de 1960 mais) développé de 1989 à 1998, et, parmi elles, l'anglais a imposé sa domination à l'école élémentaire, avec un cartable institutionnel et par le jeu ou le théâtre, sans qu'on puisse enregistrer la moindre progression de sa maîtrise par les Français arrivés à l'âge adulte, malgré le recul de plus de plusieurs générations d'élèves. Ils négligent leur propre langue et se déclarent réfractaires à l'anglais, en dehors du karaoké...
Cette seconde édition s'est située au cœur de la 21e Semaine de la langue française et de la Francophonie (du 12 au 20 mars) organisée tous les ans par le ministère de la Culture et de la Communication et qu'a conclu la Journée internationale de la Francophonie, dimanche 20 mars. Elle convia les media internationaux francophones publics, en plus de TV5 Monde impliquée dès 2015, à s’y associer. Notamment Radio-Télévision belge francophone (RTBF), Radio-Télévision suisse, Radio Canada. 

Ce clip video pointe les Français, mais épargne la presse

Ne conviendrait-il pas pourtant d'approfondir la connaissance de la langue maternelle des journalistes qui occupent les antennes en continu? 
S'ils prenaient conscience que certaines de leurs tournures maltraitantes de leur langue maternelle est un emprunt à l'anglo-saxon et qu'elles sont plus lourdes que celles offertes par le  français. Leur production orale gagnerait en intelligibilité et en cohérence. Le coexistence de "hein" à chaque prise de respiration avec des constructions de phrases alambiqués avec "...en train d'être", censées branchées, leur éviterait le ridicule. Quand l'heure d'antenne coûte un bras au contribuable, q'ils sachent que la tournure impersonnelle en "on" est économique et claire. Au  delà des "au sein de" pour dire "dans" et des "afin de" pour dire "pour", les ignares prétentieux de la presse à fiches et de l'information précuite des dépêches d'agences doivent assumer les inconvénients de leur responsabilité de faiseurs d'opinion dont ils se targuent,afin que  pour que leurs prises de parole (jusque et y compris dans leurs textes) respectent la langue qui nous unit, tant qu'elle reste véhiculaire, et la culture qui est notre socle commun, tant que les media ne mutent pas en islamistes de Palmyre, en sapant négligemment leur héritage linguistique.  Comment peut-on en effet à la fois gronder face à l'ogre Google et miauler devant son service gratuit de traduction en ligne -instantanée, mais approximative- qui produit en français des monstres clonés ad nauseam par les journalistes incultes en langue étrangère comme en dans leur propre langue.
Le CSA est encore passé à côté d'une occasion de forcer le respect de l'opinion en sensibilisant les personnels du service public de presse à leur devoir culturel, mais aussi les chaînes privées, par la vertu de l'exemplarité. La réforme de l'orthographe, soutenue par la ministre  de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, a ouvert une nouvelle brèche en affaiblissant la cohérence de notre langue. Ecrire "hopital", c'est porter atteinte à "hôpital" en  délégitimisant l'orthographe d' 'hospitalier': dès lors que tombe l'accent circonflexe du nom, vestige du 's', son ADN familial est maintenant porteur d'un virus mortel, transmissible à l'ensemble du corps linguistique. 


Evidemment, Le Monde assure péremptoirement: "Non, l’accent circonflexe ne va pas disparaître".
Le journal officieux du PS expliqua le 6 février qu'il s'agit de supprimer "certains particularismes" pour simplifier l'apprentissage de la langue aux allochtones... Et de mentionner les noms composés ("portemonnaie" plutôt que "porte-monnaie"), sans grand dommage en effet pour la compréhension des mots, mais de citer  aussi "charriot" avec deux 'r' pour le rapprocher de "charrette", sans cohérence avec l'objectif de simplification. 


L' "ortografe" révisée en 1990 à la demande de Michel Rocard "commença d'être appliquée" en 2008. En clair, on commença à appliquer en 2008 l' "orthographe" révisée en 1990 à la demande de Michel Rocard. Comment, dès lors, écrire "orthogonal" ? Le mot "orthographe", familier de tous, rend accessible à tous -  démocratise - le préfixe "ortho", indiquant l'idée de rectitude, dans des mots moins répandus comme "orthodoxe" ou "orthodontiste". 
Cohérence? D'une part, "l’Académie n’a jamais imposé cette nouvelle orthographe, qui reste facultative," assurent les maisons d'édition scolaire. Alors quelle est la nouveauté de 2016 qui fait polémique ? "Cette fois, les éditeurs de manuels scolaires ont décidé de tous appliquer la réforme à la rentrée", explique-t-on au ministère. Jusqu’ici, en effet, ils respectaient ou non les réformes orthographiques de manière disparate," ajoutent les commerçants du livre.
Or, les mêmes soulignent dans le même temps qu' "en réalité, ce dernier [l'accent circonflexe] serait facultatif sur les 'i' et les 'u', mais demeurerait sur les 'a' et 'o' ! Une discrimination qui simplifie tout, en effet... Mieux, il s'impose toujours dans d’autres cas. A la bonne nouvelle, vous aimâmes ausitôt (ou 'aussitot'?) le passé simple (nous suivîmes et vous suivîtes, nous voulûmes et vous voulûtes) et l’imparfait du subjonctif inviolé à la troisième personne du singulier afin que nous "acquissions" du style...

Dans son document de 1990, l'Académie précisait déjà que "les personnes qui ont déjà la maîtrise de l’orthographe ancienne pourront, naturellement, ne pas suivre cette nouvelle norme. Et jeudi matin, Najat Vallaud-Belkacem retiré la menthe de son thé, confirmant que "ces règles sont une référence mais ne sauraient être imposées, les deux orthographes sont donc justes."
Les maisons d'édition scolaire imposeront donc leur loi du commerce.
Une réforme ne vaut en effet que si elle vient du peuple, de l'usage qu'il fait des mots.
Mais sans entrer dans la querelle du "rap" ou du texto qui menacent notre langue (mais l'enrichit, selon d'autres !), on pense à l'orthographe du mot "événement" modifiée en "évènement" pour tenir compte de la prononciation en vigueur dans la rue. 
Et à partir de là, la prononciation va non seulement véroler l'orthographe mais aussi gangrener la syntaxe. La confusion est grande en effet dans les petits cerveaux de nos bacs +5 de la presse rééduquée en Ecole nationale de Journalisme (ou en petite faculté régionale) à la manipulation de l'opinion plutôt qu'à la formation d'esprits bien faits. Qui nous fera croire donc que le journaliste qui prononce l'adjectif "votre" comme le pronom "vôtre" a les idées claires ? 
Et il est préférable enfin de faire l'impasse sur les liaisons. Mais rappelons rapidement qu'elles sont encore obligatoires (nous avons, vingt euros ou premier avril), facultatives (c'est impossible, nous sommes arrivés) ou interdites ("parlement X européen" ou "toujours X est-il"). C'est la fin des X haricots avec les liaisons mal à propos (tu peux-t-avoir vingt-z-euros et moi-z-aussi !)...


mardi 26 novembre 2013

Réforme des rythmes scolaires: les instits repartent en grève le jeudi 5 décembre

Le syndicat d'enseignants du primaire demande à Peillon de renoncer à généraliser sa réforme

Le SNU-ipp appelle à la grève nationale le 5 décembre.

"La priorité au primaire ne peut pas se résumer à une réforme des rythmes mal pensée et contestée", souligne jeudi 21 ce syndicat de la FSU, suiveur de la CGT. "Pendant ce temps-là, la nécessaire transformation de l'école reste à quai et ce d'autant que l'investissement budgétaire ne se traduit pas encore par une vraie 'priorité au primaire'".

La réforme des rythmes scolaires voulue par Peillon remet en place une demi-journée de classe supplémentaire, supprimée en 2008, afin d'alléger des journées surchargées peu propices aux apprentissages. Mais la gauche socialo-écolo cherche à retablir son ascendant sur les familles en reprenant en mains l'encadrement des enfants à des fins de rééducation.

Il dénonce des mesures "décevantes" pour la direction et le fonctionnement de l'école 
Peillon, clairement,
a un problème...
Ainsi pointe-t-il une "formation continue en panne" et des effectifs dans les classes qui resteraient chargés, malgré les créations de postes qui creusent la dette publique. Le budget 2013, voté le 20 décembre 2012 par le Parlement prévoit 10.000 créations de postes (sur 30.000) pour le secondaire, dont 8.781 pour l'Education nationale. Ce sont des contrats aidés, donc des contrats précaires, de vingt heures par semaine et d'une durée de deux ans maximum. La "gauche sociale" renoue ainsi avec les CDD, dont les perspectives d'emplois en bout de course sont très incertaines...  

Le primaire se sent lésé, car les quelque 8.000 postes qui sont prévus au budget 2013, seront affectés à des enseignants du secondaire.
 
Un gros renfort apparent, mais en personnels précaires, donc, pour agir temporairement sur les chiffres du chômage chez les jeunes, dont la gauche nous certifie qu'ils baissent... Mais combien de ces nouveaux emplois seront pérennes? Ces postes précaires n'ajoutent pas grand chose sur le long terme aux 60.000 postes de fonctionnaires annoncés sur le quinquennat. 
Quelque 500 nouveaux emplois sont également prévus pour les auxiliaires de vie scolaire, les personnels administratifs et médico-sociaux. Des créations de postes donc, mais moins sensationnelles que ce que le ministre a voulu laisser croire…

A l'heure actuelle,
 seulement 
quelque 4.000 communes (soit 20% des élèves) appliquent la réforme des rythmes scolaires qui signe le retour à la semaine de 4,5 jours. Le pouvoir fait valoir que plus de 80% de ces communes pionnières se déclarent satisfaites de son application, selon une enquête menée par l'Association des maires de France.  
Mais il ne précise évidemment pas que ce sont les plus miltantes, que le président e l'AMF est un UMP accommodant, mais que le premier vice-président délégué est André Laignel, membre du Parti socialiste. Ce maire vertueux est d'ailleurs l'auteur en 1981 de ce merveilleux aphorisme sanctionnant un démocrate, Jean Foyer, à propos des nationalisations: " il a juridiquement tort, car il est politiquement minoritaire."

Une réforme lourde à gérer, même par les maires godillots

Acculturation de la jeunesse
du Tibet par la Chine
La majorité des "pionniers" se plaint de "la grande complexité de mise en œuvre de la réforme" et de son coût pour les finances locales. Une grande surprise, sachant que Peillon assure avoir appliqué la méthode de concertation du gouvernement...

77% des communes volontaires admettent avoir des difficultés à financer la mise en œuvre
de ces nouveaux rythmes. Plus de six sur dix estiment dépenser entre 100 et 200 euros par enfant et par an. Soit un coût médian de 150 euros, calcule l'AMF. Une somme non répercutée sur les familles, puisque 80% des communes concernées ont opté pour la gratuité des activités périscolaires, mais qui vont comprendre pourquoi leurs impôts locaux montent en flèche. Dans le détail, moins de 15% des communes disent dépenser moins de 100 euros et 10%, en revanche, plus de 300 euros.

La plupart des communes moyennes et petites 
rencontrent les plus grandes difficultés à embaucher des animateurs compétents pour les activités périscolaires. Alors que plus de la moitié des villes ayant appliqué la réforme déclarent en avoir recruté, 40% disent avoir eu des difficultés dans leur démarche. Un constat moins vrai en milieu rural, où beaucoup de maires expliquent avoir été "seuls sur leur secteur" à appliquer la réforme. 
De leur côté, les enseignants ne participent  à ces activités que dans 20% des communes. Une proportion qui grimpe à 55% dans les villes de plus de 30.000 habitants. La moitié des communes ont aussi rencontré "des problèmes de taille des locaux" pour l'exercice de ces activités qui, dans 90% des cas, ont lieu dans les écoles. 
Façonnage précoce des esprits
à la théorie du genre
Les maires doivent faire appel aux associations locales et les MJC participent à l'effort militant, mais avec un taux d'encadrement proche de la prise de risques. Il se trouve que Hollande a justement promis de développer la participation des réseaux associatifs dans la vie publique et d'augmenter les aides : il a simplement mis la charrue avant les boeufs... 

L'organisation du temps scolaire est inégalitaire
La participation aux activités péri-scolaire est volontaire. Selon l'AMF, "plus de la moitié des communes déclarent que le taux de fréquentation dépasse 85%", surtout sur la plage médiane du déjeuner. 15% des villes signalent une fréquentation inférieure à 50%.
 
Les prestations sont très diverses et de qualité souvent médiocre, d'une municipalité à l'autre. Entre les activités périscolaires de 45 minutes quatre fois par semaine, après la scolarité, et celles qui sont intercalées en début d'après-midi, toute la palette des formules est expérimentée. Outre qu'il n'est pas rare que les activités proposées soient improvisées et fantaisistes, dy type atelier vernis à ongles pour les garçons, et haïkido pour les filles, et rythmes africains pour tous, "le modèle initialement présenté par l'Éducation nationale de répartition du temps libéré en tranches de 45 minutes sur quatre jours n'est finalement retenu que par une commune sur deux", commente l'association.

Le SNU-ipp confirme les difficultés de financement.

Vincent Peillon est-il justifié par conséquent à dénoncer "la petite délinquance civique" des 55 premiers maires, étiquettés de droite ou sans étiquette, regroupés au sein du "Collectif contre la réforme des rythmes scolaires", qui refusent d'appliquer la réforme des rythmes scolaires, alors que parents et enseignants poursuivent leur fronde, avec une grève nationale prévue le jeudi 5 décembre, après les premières séries de deux jours de mobilisation les 12, 13, 14 et 20 novembre, qui ont peu mobilisé les parents d'élèves en premier, les instits et les personnels municipaux ensuite. Lien PaSiDupes
Le mardi 12 novembre, les animateurs de la Ville de Paris ont commencé l'opération. L'UNSA et de la CGT demandaient une "amélioration des conditions de travail" et une "juste rétribution". Et le 13 novembre encore à Paris, un rassemblement était organisé devant l'Hôtel de Ville, avant un défilé vers le ministère. Mercredi également, des collectifs de parents ont contesté la réforme appellant sur Facebook à ne pas mettre les enfants à l'école et à bloquer les établissements. Jeudi, d'autres sections du SNUipp-FSU appellaient à la grève. CGT, FO, Sud et Faen, minoritaires dans l'éducation, appellaient en même temps à une grève nationale pour l'abrogation du décret. La CGT et Sud appellaient aussi les animateurs et Atsem (aides en maternelle) à la grève nationale: la cantine et autres activités périscolaires ont puêtre perturbées. Sud, minoritaire, appellait à faire grève contre une journée de rattrapage du lundi de la rentrée.
La grève a été suivie au niveau national par 25% des enseignants des écoles et par 50% à Paris, mais c'est selon le ministère.
Les participants du 5 décembre seront-ils mal notés et stigmatisés comme "factieux" ?

dimanche 19 mai 2013

L'infaillible Ségolène Royal se mélange dans les Roosevelt

Ségolène Royal cite Roosevelt, mais pas le bon...

On la pensait éradiquée par les urnes !


Las ! Mais elle confirme que l'ENA ne fait pas des lumières.  

Dans son dernier essai et ses entretiens, l’ancienne candidate à la présidentielle s'est mélangée les crayons: parce qu'elle est instruite, diplômée et ancien bras cassé du ministre Claude Allègre à l'Education, elle cite fréquemment une formule de Franklin D. Roosevelt (ci-contre), le président US (1932-1944) et père du New Deal. 

Manque de chance - ou complot ourdi contre son intelligence-, la citation est en réalité imputable à Théodore, un prédécesseur et homonyme, celui du Teddy Bear.


En attendant le prochain remaniement ?
Cette semaine, Ségolène Royal avait laissé son Conseil régional tourner seul au profit de son grand tour médiatique pour la promotion de son dernier opus, censé être une collection de portraits illustres, mais galerie de faire-valoir illustres consacrant en fait ses hauts faits plutôt que les méfaits de sa personne dans l'environnement politique.  Interrogée par le quotidien du soir préféré du PS sur son désir de faire partie du gouvernement, l’ancienne victime de Nicolas Sarkozy à la présidentielle a affirmé qu’elle se concentre sur sa région Poitou-Charentes, citant pour preuve une formule attribuée à Franklin D. Roosevelt :
Ce n’est pas d’actualité. Comme dit Roosevelt : faire ce que l’on a à faire, là où l’on est, avec les moyens que l’on a.”
Les lectrices de Elle et de Femme Actuelle n'ont rien remarqué, mais Claire Chazal n'a pas fait mieux.
La photo officielle de la Conférence de Yalta (1945) présente F.D. Roosevelt entre Churchill et Staline, à sa gauche. 
Pas de quoi frapper certains esprits...

Problème: ses moyens sont plus limités que son aplomb 

Memorial du Mount Rushmore:
Theodore Roosevelt, au centre droit
La postulante au Goncourt s'est prise les pieds dans le tapis, car les Roosevelt célèbres sont deux, et le père de cette formule, c'est l'autre ! Non pas Franklin D. Roosevelt mais le républicain des deux..., son prédécesseur et lointain parent; le président Théodore Roosevelt (1901-1909). Ce n'est pas à elle que nous apprendrons pourtant que Franklin épousa une nièce de Theodore, Eleanor. 
Courage, Ségolène... d'autant que sa référence, en bon eugéniste du début du siècle précédent, déclara : "Je souhaiterais beaucoup que l’on empêchât entièrement les mauvaises personnes de se reproduire, et quand la nature malfaisante de ces gens est suffisamment manifeste, des mesures devraient être prises en ce sens. Les criminels devraient être stérilisés et il devrait être interdit aux personnes faibles d’esprit d'avoir des descendants." 
Ségolène a bien fait de ne pas naître trop tôt.

Vraiment, il faut être mal intentionné pour chipoter Désirdavenir Royal:
on n'est pas à une génération près !
Les entrepreneurs, qui attendent après la BPI, non plus ?

lundi 30 mars 2009

Mayotte envie le statut de la Guadeloupe…

"Oui" France et massif de Mayotte à la FranceSans surprise, le "oui" l'a emporté massivement à Mayotte (lien Wikipedia), avec plus de 95% des suffrages, lors du référendum de dimanche sur le changement de statut de l'île, qui deviendra en 2011 le 101e département français. La participation a atteint 61,02% des 72.035 électeurs inscrits.

Seule insatisfaction pour les élus locaux, qui ont tous fait campagne pour le "oui", le taux de participation de 61,02% est loin du raz-de-marée qu'ils espéraient.
Mayotte compte 186.452 habitants, dont un tiers (certains disent 1/4) en situation irrégulière.
"Cette campagne n'avait pas d'adversaires. Beaucoup de gens ont pensé que les résultats étaient gagnés d'avance et n'ont pas jugé bon de se déplacer", a déclaré le président UMP du conseil général, Ahmed Attoumani Douchina.
Le passage du statut de "collectivité départementale" en département d'outre-mer, qui devrait être effectif en 2011, est la dernière étape d'un processus entamé en 1974, lorsque Mayotte a choisi de rester française alors que les trois autres îles de l'archipel comorien optaient pour l'indépendance.

  • Dès l'annonce des premiers résultats, le Président Sarkozy avait salué "un moment historique pour Mayotte et pour les Mahorais": "c'est un rêve porté par plusieurs générations qui se réalise ce 29 mars 2009".
    "La départementalisation sera une réussite si cette nouvelle étape de l'histoire de Mayotte s'inscrit dans la durée et ne bouleverse pas les équilibres économiques et sociaux de ce territoire", souligne la présidence de la République. "L'évolution institutionnelle se fera donc progressivement sur la base du 'Pacte pour la départementalisation', accepté par les élus de Mayotte, qui décrit le chemin qui reste à parcourir".

  • De son côté, le Premier ministre François Fillon a indiqué que "le gouvernement proposera rapidement au Parlement les textes nécessaires à la mise en place de la nouvelle collectivité et à l'application progressive du droit commun".
  • La ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer, Michèle Alliot-Marie, a pour sa part souligné "que la départementalisation avait pour but de conforter la place de Mayotte dans la République".
  • Le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer Yves Jégo faisait part de sa "satisfaction" et celui à la Coopération, Alain Joyandet voyait "un oui à la France".
    Le sens de l’Histoire…

    En approuvant ce changement de statut, les habitants de l'île de l'océan Indien, déjà "collectivité départementale" depuis 2001, confirment un processus enclenché il y a déjà neuf ans, avec l'accord sur l'avenir de Mayotte, conclu le 27 janvier 2000 entre le gouvernement et les élus locaux.
    Cet accord avait déjà été approuvé par la population mahoraise le 2 juillet 2000. Depuis, plusieurs lois (en 2001, 2003 et 2007) ont concrétisé une évolution de la collectivité vers le statut départemental.

    Le Conseil Général s'était prononcé en faveur de la transformation de Mayotte en département d'outre-mer et tous les partis habilités pour la campagne officielle (Mouvement départementaliste mahorais, MoDem, UMP, PS et Nouvel élan pour Mayotte) militaient pour le "oui".

    Les problèmes à venir
    Deux projets de loi, organique et ordinaire, doivent désormais être présentés au Parlement, en vue d'une entrée en vigueur du changement de statut dès 2011. La longue période d'adaptation du droit mahorais à celui de la Métropole est prévue pour durer 20 à 25 ans.
  • Ainsi, l'âge légal minimum des femmes pour se marier sera relevé de 15 à 18 ans, selon le "Pacte pour la départementalisation de Mayotte" adressé récemment aux foyers mahorais par le ministère de l'Intérieur et de l'Outre-mer.
    Les mariages polygames seront aussi interdits, même si les situations acquises ne seront pas remises en cause. Majoritairement musulmans, les Mahoraises et les Mahorais mariés continueront de vivre sous le régime matrimonial qu'ils ont choisi.

  • Les minimaux sociaux seront aussi progressivement augmentés, en commençant par les deux seuls en vigueur, ceux pour les adultes handicapés et les personnes âgées. Le RMI, l'allocation parent isolé et l'allocation de solidarité spécifique, seront versées à partir de 2012, à environ le quart de ce qu'elles représentent en Métropole ou dans les DOM, et seront ensuite progressivement revalorisées sur une période de 20 à 25 ans, en fonction du rythme du développement économique de Mayotte.
    Des mesures sociales qui devraient drainer les populations avoisinantes et donc renforcer l'immigration clandestine.
  • Ce vote ne devrait donc pas régler pas le problème des étrangers sans papiers qui constituent selon les estimations un quart des quelque 250.000 habitants de l'île. La départementalisation pourrait même rendre plus attirant ce territoire de l'archipel des Comores.
  • Le vote ne réglera pas non plus le contentieux persistant sur l'appartenance de Mayotte au territoire français. Aux yeux des Nations Unies et de l'Union Africaine, l'île appartient clairement aux Comores. Lors du référendum de décembre 1974 sur l'autodétermination, seule Mayotte a voté majoritairement pour le maintien du lien avec la France, les autres îles de l'archipel (Anjouan, Mohéli, Grande Comore) se prononçant contre.

    Mayotte, nouveau champ d’opération pour le Che-Besancenot
    Va-t-il s’y rendre pour une nouvelle formation par alternance ?

    Le président Sarkozy a prévenu que la départementalisation ne serait pas un long fleuve tranquille. Ce sera "une réussite si cette nouvelle étape de l'histoire de Mayotte s'inscrit dans la durée et ne bouleverse pas les équilibres économiques et sociaux de ce territoire".
    A cet égard, il a prévenu que "l'évolution institutionnelle se fera donc progressivement sur la base du ‘Pacte pour la départementalisation’, accepté par les élus de Mayotte, qui décrit le chemin qui reste à parcourir".
    Le passage du statut de "collectivité départementale" en département d'Outre-Mer (qui devrait être effectif en 2011, est la dernière étape d'un processus entamé en 1974), lorsque Mayotte a choisi de rester française, alors que les trois autres îles de l'archipel comorien optaient pour l'indépendance.
  • Mais le gouvernement n'a pas caché aux Mahorais que le rattrapage avec la métropole mettrait du temps à se faire sentir, avec certaines aides sociales qui ne démarreront qu'en 2012, et de manière progressive sur au moins 20 ans.

    =>
    Avec un PIB trois fois inférieur à celui de La Réunion, mais neuf fois supérieur à ses voisins immédiats, Mayotte espère aussi tirer de nouveaux bénéfices de la départementalisation.
    Son secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, Yves Jégo, décidemment très sollicité, a affirmé qu'il était en train de travailler avec une compagnie aérienne pour qu'il y ait des "vols réguliers directs Paris-Mayotte" avant la fin de l'année.
    A l'heure actuelle pour se rendre de Paris à Mayotte, qui ne possède qu'une piste relativement courte, il faut faire escale à La Réunion, puis faire deux heures d'avion supplémentaires.

    =>
    Parallèlement, de nouveaux impôts vont apparaître à partir de 2014.

    =>
    Et certaines pratiques culturelles anciennes vont être bousculées, avec l'interdiction définitive de la polygamie - déjà largement tombée en désuétude -, la disparition du tuteur matrimonial ("wali") et la réduction des attributions du "cadi" (juge musulman).

    Face à l'écrasante domination du "oui", seuls quelques religieux ont dénoncé la départementalisation, craignant qu'elle n'entraîne une "acculturation" autochtone.

    On manifeste déjà !


    A Moroni, quelque 500 personnes ont manifesté dimanche contre ce référendum. L'Union des Comores, soutenue par l'Union africaine (UA), juge cette consultation "nulle et non avenue", dans la mesure où elle obère encore un peu plus la perspective d'une "réunification" de l'archipel.

    A Mayotte, des centaines de personnes convergeaient dans la soirée vers le bord de mer de Mamoudzou, où les autorités locales ont prévu une grande fête, avec un feu d'artifice et une série de concerts.