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mercredi 30 novembre 2011

Un trotskiste devient-il républicain en virant président socialiste du Sénat ?

Bel, patron trotskiste du Sénat
Que reste-t-il du respect républicain de la majorité démocratique ?

En 1999, Isabelle Adjani fit sa diva et refusa de se rendre à l'Élysée pour la réception du président.
Née en 1955 à Paris 17e, d'un père algérien, soldat dans l'armée française durant la Seconde Guerre mondiale, et d'une mère allemande, la France l'a à l'évidence mal-traitée et elle le lui rend bien...

En 2009, des élus d'opposition avaient décidé de rester chez eux
Un vice-président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône et soutien du président mafieux, Jean-Noël Guérini (PS), avait déjà exprimé son sens aigu de la légitimité démocratique: " Je ne vais tout de même cautionner une régression," se justifie Jean-Pierre Maggi, maire PS de Velaux (8.500 hab.) depuis plus de 30 ans.
Or, cet habitué du Conseil général depuis presque 20 ans, ne connait pas et n'a jamais entendu parlé du frère de Jean-Noël Guérini. C'est d'autant plus étonnant que, déjà mis en examen dans une affaire de marché public et de favoritisme, et bien qu'ancien élu responsable de la décharge de la Vautubière, ait conservé les mains propres en particulier lors de la "transmission" de la décharge à une des sociétés d'Alexandre Guérini.
Messieurs Guérini et Maggi n'ont pas davantage eu connaissance des magouilles d'un élu communiste d'Aubagne - que les patrons et acteurs du BTP appellent gentiment "billet mauve", le premier élu gardé à vue dans ce dossier qui fait trembler la classe politique marseillaise, Alain Belviso, président de la communauté d’Agglo d’Aubagne.

Or, l'autre démocrate exemplaire en rébellion est son homologue, le "camarade-maire" Sébastien Jumel (conseiller général PCF) qui a lui aussi fait le choix de rester dans sa mairie de Dieppe (Seine-Maritime) et refuse de faire le santon: " L’Elysée ne me donne aucune garantie que je pourrai m’exprimer", explique-t-il. Le débat démocratique, c'est avec Didier Le Reste, de la CGT que Jumel le pratique.

En 2011, Jean-Pierre Bel arrive à la tête du Sénat
Le nouveau président du Sénat, le socialiste Jean-Pierre Bel (1951), élu président de la Haute Assemblée le 1er octobre s'est entretenu jeudi 13, à sa demande et pour la première fois, avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée.
Mais celui qui déclarait " Je souhaite que chaque élu de notre pays se sente concerné, écouté, entendu ", ne souhaite pas être son représentant auprès du Chef de l'Etat, élu du suffrage universel. Frère Rebsamen se félicite de ce refus de dialogue républicain: " Jean-Pierre Bel n’ira pas tous les mardis matin prendre ses ordres à l’Elysée... "


Un affront "républicain" ?
Bel a ses priorités... L'absence remarquée du président du Sénat à la réception des maires à l’Elysée du 23 novembre rompt avec la tradition de courtoisie républicaine. Dans son entourage, on fait valoir que d’une part Jean-Pierre Bel - pratiquement à la même heure- recevait au Sénat les maires d’Outre-mer, ce qui est une autre tradition, supérieure, celle-là, et d’autre part que l’invitation, jugée "tardive", de l’Elysée n’était pas adressée au président du Sénat en tant que tel mais …au sénateur Bel , élu de l’Ariège. Les trotskistes sont attachés au protocole...

Trotskiste un jour, trotskiste toujours
Issu d'une famille communiste, ses premiers engagements se font auprès des trotskistes dans des actions de solidarité avec les anti-franquistes.
Pour Didier Guillaume, sénateur de la Drôme : " C'est un ami de 25 ans. Nous avons le même parcours. Et nous avons les mêmes passions : le rugby et le Barça. Dans les années 80, on était surtout axés sur le militantisme. Jamais on ne pensait qu'on deviendrait maire, et qu'il serait un jour président du Sénat. À l'époque, notre mentor, c'était Jospin."

Le président du Sénat soumet la République au port du voile socialiste

Jean-Pierre Bel, ancien trotskiste de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR/NPA)

Le nouveau président du Sénat et candidat unique de la nouvelle majorité sénatoriale, le second personnage de l'Etat ira-t-il en revanche " prendre ses ordres " Rue de Solférino ?
Démocrate, mais point trop, il sautera plutôt le siège du premier secrétaire, Martine Brochen-Aubry, pour se jeter aux pieds de l'Ami Molette, le candidat. " C’est un authentique homme de gauche; les critiques les plus dures à son égard viennent de son parti ", avoue le sénateur PRG Yvon Collin. Alors que Jean-Pierre Bel soutient François Hollande à la primaire du PS, Martine Aubry l’a qualifié publiquement d' " opportuniste ".

" Un pur produit de l'appareil du parti, notamment de la 'Jospinie' ", un trotskiste, dit Jean Glavany. " Il a gravi les échelons du parti… "
Sénateur PS de l’Ariège parachuté du Tarn, ce socialiste de fraîche date (1983), il fut d'abord le petit maire d'un village déjà haut perché des Pyrénées, qui s'est élevé en retenant les leçons du trotskisme et en épousant la fille du président du conseil général de l'Ariège, Robert Naudi. Il a ensuite plusieurs vies sentimentales : n'a-t-il pas épousé il y a quelques années une jeune mannequin ...cubaine ? Leur fille Alicia a un an.

Il soutient les conseillers généraux dans leur fronde contre la réforme des départements.
Claude Bartelone, président de Conseil général de la Seine Saint-Denis, parmi ceux qui ont eu la légèreté de souscrire des emprunts toxiques, s'est rallié 58 présidents de conseils généraux avec à leur tête Claudy Lebreton, président de l’Association des départements de France (ADF) et du conseil général des Côtes d'Armor, qui se liguent avec le chef de la rébellion.
J.-P. Bel a finalement annoncé fin novembre le report après les élections de 2012 des états généraux des collectivités qui étaient prévus en février, .sous la pression des sénateurs UMP et centristes du Sénat qui avaient signifié leur refus de participer si cette manifestation n'était pas repoussée à l'automne, mettant en garde contre son caractère "partisan".

Prônant en outre une " rénovation démocratique " (sic), au moment des pourparlers d'accord pour le second tour de la présidentielle et des législatives, le nouvel arrivé s’est déclaré favorable à l’abaissement du seuil de constitution des groupes de 15 à 10 sénateurs, se soumettant donc à une revendication de leurs alliés, les 10 sénateurs EELV actuels.
La gauche participe ainsi à la sape, si modeste soit-elle, des institutions de la Ve République et travaille à leur affaiblissement par l'instillation de l'esprit de la proportionnelle qui nous avait valu une IVe République instable et donc impuissante.

La version socialiste de la démocratie est-elle bien républicaine ?
Le comportement discourtois de cet élèveur de truites bio n'est guère moins que totalitaire, vu l’étroitesse de sa majorité (à deux voix près, 177, soit deux de plus que la majorité absolue - et grâce aux 29 voix pour la centriste Valérie Létard-) et malgré cette nouvelle forme cohabitation qui rend l'anti-républicain velléitaire et hargneux, mais fragile.

Veillée d'armes
Lionel Jospin a fait décoller sa carrière politique hors du département. " Cette rencontre a été fondamentale ", se souvient-il.
Le 29 septembre 2011, Bel a déjeuné dans un restaurant de la place de l’Odéon, à Paris, avec l’ancien Premier ministre Lionel Jospin, qui fut son voisin comme conseiller général de Cintegabelle (Haute-Garonne) et son mentor en politique.

vendredi 1 avril 2011

Le scandale de la ré-élection de Guérini au CG 13

Les socialistes des Bouches-du-Rhône se sont encore surpassés


L'Auguste de la Canebière nous salue,
tel un empereur romain:
Néron ?


Guérini largement réélu

Malgré les affaires, le président socialiste sortant du Conseil général des Bouches-du-Rhône a été réélu sans problème, vu l'avance accumulée du PS en nombre de conseillers généraux.

Par la réélection de Jean-Noël Guérini, la fédération socialiste donne la preuve de son état de pourrissement avancé: du travail pour l'éboueur Montebourg. Il reste le patron de la gauche dans le département, avec sa réélection triomphale à la tête du Conseil général des Bouches-du-Rhône. Le président sortant a en effet réalisé le plein de voix des 37 conseillers généraux de la majorité (31 PS et 6 communistes) et s'est même offert le plaisir d'en détourner trois de celle de l'UMP.
La chef de file de l'opposition au sein de cette assemblée bananière était sa seule rivale, aucun candidat socialiste ne s'étant présenté.

Ce plébiscite permet à Jean-Noël Guérini de reprendre la main après avoir été malmené ces derniers mois, entre son implication dans les affaires judiciaires qui ont conduit son frère Alexandre en prison et la sortie du rapport d'Arnaud Montebourg sur le fonctionnement féodal de la fédération PS.
Il confond élection et jugement du tribunal
Dans son discours, prononcé après l'annonce de sa réélection, le président sortant a réglé ses comptes avec "ceux qui l'ont bassiné pendant des mois" avec des accusations de clientélisme". "Je n'ai de leçon à recevoir de personne" a lancé M. Guérini à l'intention de la droite. Quant aux socialistes du collectif "Renouveau PS 13", qui dénoncent des "pratiques autoritaires" au sein de la fédération : "C'est un groupuscule bien ciblé dont on sait qui est à la manœuvre" a taclé le nouveau président du CG13, sans les nommer.

Jean-Noël Guérini a enfin dû promis de "nouvelles méthodes de gouvernance" au sein du Conseil général" avec la mise en place "d'une véritable commission des finances qui pourrait être confiée à l'opposition".
Cette décharge s'est déjà soldée par une fin de non-recevoir de la part de l'UMP Martine Vassal..

dimanche 27 mars 2011

Cantonales: le PS est très sûr de lui

Les départements chauds

Parmi les 1 566 élections prévues dimanche 27 mars, l'opposition sera attentive à quelques résultats qui pourraient crédibiliser leur propagande ou les amener à générer de nouvelles polémiques, si l'UMP fait mentir la tradition du rejet traditionnel de mi-parcours. Sans compter ce qu'une défaite ou une victoire pourrait changer du destin de quelques personnalités.

Invitation au tour de France de ces départements à suivre.

Le Pas-de-Calais
Ancien bastion de la gauche, c'est devenu le fief du FN et de Marine Le Pen qui est élue à Hénin-Baumont. Le FN a obtenu 22,96 % au premier tour. Dimanche, le parti vise deux cantons. Notamment celui de Montigny-en-Gohelle, où Steeve Briois est arrivé en tête avec 35,8 % des voix. Idem dans le Nord, selon Le Figaro.

Jura : la gauche favorite mais divisée.
Après sa victoire du premier tour dans le canton des Bouchoux, le PS n'est qu'à un canton de reprendre le Jura, qui est pour l'instant dirigé par le doyen d'âge, le divers droite Jean Raquin, gauche et droite y étant à égalité. Mais un candidat du Front de gauche, ancien socialiste en froid avec le parti, se maintient dans un canton sur les six susceptibles de basculer et pourrait empêcher la victoire.


Hauts-de-Seine: Dernières passes d'armes de la droite
Bastion historique de la droite et fief de Nicolas Sarkozy, les Hauts-de-Seine sont le théâtre de la division de l'UMP. Plusieurs cantons pourraient passer à gauche ou au centre. Quoiqu'il arrive, il est peu probable que la droite perde la présidence du Conseil général. L'entre-deux-tours a été marqué par de sévères réglements de compte entre Isabelle Balkany (proche du président de la République) et Patrick Devedjian (actuellement à la tête du département). Mais l'un et l'autre ont été mis en ballotage. On s'attend donc à une guerre de succession, sitôt les résultats du second tour connus.
Dans le canton de Bourg-la-Reine, Patrick Devedjian est certes arrivé en tête avec 37,31%, soit dix points de plus que Denis Peschanski, mais l'ancien ministre de la Relance dispose de peu de réserves de voix. Le candidat PS peut, lui, compter sur le soutien de ses alliés. La gauche a recueilli 45,71% des voix au premier tour.
Dans le canton de Levallois-Perret-Sud, Isabelle Balkany affrontera un rival divers droite. Cette proche de Nicolas Sarkozy, avec un score de 37,38%, devance Arnaud de Courson de 14 points. Ce dernier, qui s'est affiché au côté de Jean-Christophe Fromantin, largement en tête au premier tour à Neuilly, pourrait bénéficier de voix de la gauche, absente du second tour. La bataille de la droite sera donc encore intense dimanche, avant l'élection du président du conseil général, le 31 mars, point d'orgue de l'affrontement Devedjian-Balkany.


La droite espère encore dans le Val d'Oise
Dans ce département présidé depuis 2008 par la gauche, un siège suffirait à la droite pour faire basculer le conseil général de son côté.
Le FN a réalisé une percée. Qualifié dans cinq cantons, le parti d'extrême droite sera au second tour sur dix-neuf renouvelables, mais a peu de chances de décrocher un siège d'élu. La droite espère toujours reprendre les commandes de ce département francilien assez composite. La gauche compte sur l'impopularité du gouvernement pour faire pencher la balance de son côté.


La Corrèze
François Hollande préside le Conseil général de Corrèze depuis 2004. L'ex numéro un du PS fait du maintien à gauche de son département une condition de sa candidature à la primaire socialiste pour 2012. Le député estime qu'il peut gagner trois sièges au second tour, même si un canton a été conquis par la droite dès le premier même si on s'attend à un second tour "serré".

La Sarthe
Fief de François Fillon, le département du Premier ministre pourrait basculer de droite à gauche. Pour l'emporter, la gauche devra conquérir quatre cantons sans en perdre un. Un pari difficile, mais pas impossible, estime Le Monde. Preuve du symbole que le fief de François Fillon représente pour la gauche : Martine Aubry, Cécile Duflot et Laurent Fabius sont venus soutenir les candidats de leur camp.

Le Rhône: M. Mercier en bonne posture

Le (très discret) ministre de la Justice est également à la tête du Conseil général du Rhône depuis 1990. Il a été réélu dès le premier tour et il est presque assuré de conserver son siège à la tête du département.
La partie ne sera pas aisée pour la gauche. Dans le 8e canton de Lyon, notamment, où le PS portait ses plus grands espoirs, Thierry Philip est arrivé en deuxième position et la gauche n'a pas dépassé la barre des 50% des voix.
Alors que le PS estimait pouvoir le faire basculer, la gauche a subi plusieurs revers au premier tour.


Pyrénées-Atlantiques: à un canton de la bascule.
Comme dans le Jura, gauche et droite sont à égalité dans ce département (26 sièges pour chaque camp), présidé par le doyen d'âge UMP. Il suffit donc d'une victoire à la gauche (sans défaite par ailleurs) pour remporter le conseil général.
Deux cantons offrent quelques chances au PS, à Bayonne-Ouest et Pau-Centre, mais rien n'est encore joué.La majorité a échappé aux socialistes à cause d'un revirement d'élus passés au Modem.
A Pau-Centre, le PS (29,15% au premier tour) affronte le Modem (27,79%). L'UMP (11,8%) est arrivée derrière le FN (13,95%). La gauche a ainsi recueilli 43,75% des voix contre 39,59% pour l'attelage Modem-UMP. L'électorat d'extrême droite pourrait alors être déterminant dimanche.
A Bayonne-Ouest se prépare un duel PS-UMP très serré. Les socialistes ont vu mardi leurs partenaires naturels leur faire faux bond. En effet, écologistes et Front de gauche ont refusé de donner une consigne de vote pour le second tour, contrairement à la position prise au plan national. Le département est encore indécis.


Hautes Alpes: une bascule envisageable, mais improbable. Dans ce département où l'UMP ne détenait la majorité que d'un siège, la gauche fondait beaucoup d'espoirs. Mais la droite s'est montrée solide et a réussi à conquérir deux cantons à la gauche. Il lui en manque trois pour conserver le département sans appel. La victoire de la gauche semble donc tout sauf acquise.

Les Bouches-du-Rhône
Alerte cependant au Front national dans les Bouches-du-Rhône.
Dimanche, le parti de Marine Le Pen sera présent dans 26 des 29 cantons renouvelables dans le département. À Marseille, où il a obtenu 30% des voix, le FN est même le seul à se maintenir dans les onze cantons de la ville. Il affrontera l'UMP dans cinq d'entre eux, le PS dans six. Si le parti majoritaire devrait bénéficier de l'appel des socialistes à faire en sorte qu'aucun candidat du FN ne soit élu dimanche soir, la tâche s'annonce plus ardue pour le PS.
Affaibli par la multiplication des affaires judiciaires, le PS a déjà perdu deux cantons au premier tour, mais les socialistes ne perdront pas la présidence du conseil général, malgré un basculement possible de certains autres cantons. Affaibli par la mise en cause directe par Arnaud Montebourg du patron de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, il redoute, au deuxième, de perdre aussi le canton de Marseille-La Capelette où le FN a réalisé l'un de ses meilleurs scores nationaux (37,58%), loin devant le PS (26,04%). Du coup, tous les regards se portent sur les électeurs UMP. Avec leurs 17,8%, ils seront la clé du second tour.
Le PS affiche sa sérénité. «La plupart voteront pour nous, assure le candidat FN, Laurent Comas. La révolution Marine leur permet aujourd'hui de franchir le pas sans être diabolisés.» Côté PS, la candidate Janine Ecochard, vice-présidente du conseil général, veut croire au «réveil des consciences» des électeurs de gauche. Parviendra-t-elle à mobiliser les écolos? Seul candidat à sa propre réélection à la tête du conseil général, Jean-Noël Guérini a appelé «l'ensemble des républicains à faire barrage au Front national». Mais dans le département, les Verts sont peu enclins à apporter leur soutien au PS. «On a des socialistes notoirement peu écolos avec des méthodes de gouvernance critiquables», affirme le numéro deux d'Europe Écologie-Les Verts, Jean-Vincent Placé.

Le canton de La Capelette n'est pas le seul où le FN a enregistré de très forts scores. Dans beaucoup, il a dépassé les 30% comme à Saint-Just (34,12%), Les Olives (33,88%), Tarascon (31,07%) ou Berre-l'Étang (30,20%). En 1985, c'est à Marseille que le FN avait obtenu, pour la première fois de son histoire, un élu au conseil général.


La droite renforcée dans les Alpes-Maritimes
La poussée du FN était attendue. Elle a eu lieu. Mais l'extrême droite ne semble pas en mesure de faire son entrée au conseil général. La surprise vient de Jacques Peyrat, ancien maire de Nice soutenu par le FN, qui a été battu dès le premier tour par Dominique Estrosi-Sassone. Cette dernière affrontera le socialiste sortant Paul Cuturello. Le président Eric Ciotti a été réélu dans son canton et devrait conserver sa majorité départementale.

dimanche 20 mars 2011

Ces cantonales que les media jettent aux oubliettes

La presse nationale laisse étouffer ce scrutin par l'actualité internationale

Comment pourrait-on le savoir ?
L'irresponsabilité des media

Qui devinerait que les Français sont appelés à voter ce dimanche pour renouveler la moitié des exécutifs des 100 départements et que ce scrutin des cantonales concerne 2.026 cantons sur un total de 4.039 ? D'une part, la capitale ne vote pas et ces élections nationales n'intéressent donc pas les rédactions parisiennes et d'autre part, les radios et les télévisions ont fait le choix du sensationnel, avec l'intervention des forces démocratiques pour protéger les rebelles Lybiens des réprésailles de Khadafi, contre l'expression de la volonté populaire.

Une campagne atone
Lorsqu'elle a bien voulu consacrer un peu d'antenne aux cantonales, Marine Le Pen a focalisé son attention, avec pour objectivité de nuire à la majorité en pratiquant systématiquement l'amalgame. Martine Aubry a tenté en vain de politiser la campagne, mais ses petites phrases malveillantes ont été prises pour ce qu'elles sontà chacune de ses étapes de soutien aux candidats du PS. L'UMP voudrait ne pas payer les conséquences des désordres du monde et des attaques faciles d'une opposition divisée qui fuit ses responsabilités.
Socialistes en tête, la gauche, qui contrôle 58 départements, espère donc profiter de la situation pour franchir la barre des 60 et le Front national, qui n'a aucun conseiller général, tentera de traduire sa percée dans les sondages en se maintenant dans de nombreux cantons.

Les supputations
Selon un récent sondage Harris Interactive, la gauche obtiendrait 32% des intentions de vote, contre 28% à la droite, qui a souffert lors des scrutins intermédiaires ces dernières années, et 15% au Front national.
La principale incertitude concerne la participation, qui pourrait être faible après une campagne qui n'a guère passionné les Français. Anticipée à 55%, elle serait en fait de 50%.

Le deuxième tour aura lieu dimanche prochain. Mais il faudra attendre le "troisième tour", le jeudi 31 mars, avec les élections des présidents des conseils généraux, pour faire le bilan de ces cantonales.
Ce scrutin est le dernier au suffrage universel direct avant la présidentielle et les législatives du printemps 2012, les sénatoriales de septembre prochain ayant lieu au suffrage universel indirect.

lundi 30 mars 2009

Mayotte envie le statut de la Guadeloupe…

"Oui" France et massif de Mayotte à la FranceSans surprise, le "oui" l'a emporté massivement à Mayotte (lien Wikipedia), avec plus de 95% des suffrages, lors du référendum de dimanche sur le changement de statut de l'île, qui deviendra en 2011 le 101e département français. La participation a atteint 61,02% des 72.035 électeurs inscrits.

Seule insatisfaction pour les élus locaux, qui ont tous fait campagne pour le "oui", le taux de participation de 61,02% est loin du raz-de-marée qu'ils espéraient.
Mayotte compte 186.452 habitants, dont un tiers (certains disent 1/4) en situation irrégulière.
"Cette campagne n'avait pas d'adversaires. Beaucoup de gens ont pensé que les résultats étaient gagnés d'avance et n'ont pas jugé bon de se déplacer", a déclaré le président UMP du conseil général, Ahmed Attoumani Douchina.
Le passage du statut de "collectivité départementale" en département d'outre-mer, qui devrait être effectif en 2011, est la dernière étape d'un processus entamé en 1974, lorsque Mayotte a choisi de rester française alors que les trois autres îles de l'archipel comorien optaient pour l'indépendance.

  • Dès l'annonce des premiers résultats, le Président Sarkozy avait salué "un moment historique pour Mayotte et pour les Mahorais": "c'est un rêve porté par plusieurs générations qui se réalise ce 29 mars 2009".
    "La départementalisation sera une réussite si cette nouvelle étape de l'histoire de Mayotte s'inscrit dans la durée et ne bouleverse pas les équilibres économiques et sociaux de ce territoire", souligne la présidence de la République. "L'évolution institutionnelle se fera donc progressivement sur la base du 'Pacte pour la départementalisation', accepté par les élus de Mayotte, qui décrit le chemin qui reste à parcourir".

  • De son côté, le Premier ministre François Fillon a indiqué que "le gouvernement proposera rapidement au Parlement les textes nécessaires à la mise en place de la nouvelle collectivité et à l'application progressive du droit commun".
  • La ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer, Michèle Alliot-Marie, a pour sa part souligné "que la départementalisation avait pour but de conforter la place de Mayotte dans la République".
  • Le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer Yves Jégo faisait part de sa "satisfaction" et celui à la Coopération, Alain Joyandet voyait "un oui à la France".
    Le sens de l’Histoire…

    En approuvant ce changement de statut, les habitants de l'île de l'océan Indien, déjà "collectivité départementale" depuis 2001, confirment un processus enclenché il y a déjà neuf ans, avec l'accord sur l'avenir de Mayotte, conclu le 27 janvier 2000 entre le gouvernement et les élus locaux.
    Cet accord avait déjà été approuvé par la population mahoraise le 2 juillet 2000. Depuis, plusieurs lois (en 2001, 2003 et 2007) ont concrétisé une évolution de la collectivité vers le statut départemental.

    Le Conseil Général s'était prononcé en faveur de la transformation de Mayotte en département d'outre-mer et tous les partis habilités pour la campagne officielle (Mouvement départementaliste mahorais, MoDem, UMP, PS et Nouvel élan pour Mayotte) militaient pour le "oui".

    Les problèmes à venir
    Deux projets de loi, organique et ordinaire, doivent désormais être présentés au Parlement, en vue d'une entrée en vigueur du changement de statut dès 2011. La longue période d'adaptation du droit mahorais à celui de la Métropole est prévue pour durer 20 à 25 ans.
  • Ainsi, l'âge légal minimum des femmes pour se marier sera relevé de 15 à 18 ans, selon le "Pacte pour la départementalisation de Mayotte" adressé récemment aux foyers mahorais par le ministère de l'Intérieur et de l'Outre-mer.
    Les mariages polygames seront aussi interdits, même si les situations acquises ne seront pas remises en cause. Majoritairement musulmans, les Mahoraises et les Mahorais mariés continueront de vivre sous le régime matrimonial qu'ils ont choisi.

  • Les minimaux sociaux seront aussi progressivement augmentés, en commençant par les deux seuls en vigueur, ceux pour les adultes handicapés et les personnes âgées. Le RMI, l'allocation parent isolé et l'allocation de solidarité spécifique, seront versées à partir de 2012, à environ le quart de ce qu'elles représentent en Métropole ou dans les DOM, et seront ensuite progressivement revalorisées sur une période de 20 à 25 ans, en fonction du rythme du développement économique de Mayotte.
    Des mesures sociales qui devraient drainer les populations avoisinantes et donc renforcer l'immigration clandestine.
  • Ce vote ne devrait donc pas régler pas le problème des étrangers sans papiers qui constituent selon les estimations un quart des quelque 250.000 habitants de l'île. La départementalisation pourrait même rendre plus attirant ce territoire de l'archipel des Comores.
  • Le vote ne réglera pas non plus le contentieux persistant sur l'appartenance de Mayotte au territoire français. Aux yeux des Nations Unies et de l'Union Africaine, l'île appartient clairement aux Comores. Lors du référendum de décembre 1974 sur l'autodétermination, seule Mayotte a voté majoritairement pour le maintien du lien avec la France, les autres îles de l'archipel (Anjouan, Mohéli, Grande Comore) se prononçant contre.

    Mayotte, nouveau champ d’opération pour le Che-Besancenot
    Va-t-il s’y rendre pour une nouvelle formation par alternance ?

    Le président Sarkozy a prévenu que la départementalisation ne serait pas un long fleuve tranquille. Ce sera "une réussite si cette nouvelle étape de l'histoire de Mayotte s'inscrit dans la durée et ne bouleverse pas les équilibres économiques et sociaux de ce territoire".
    A cet égard, il a prévenu que "l'évolution institutionnelle se fera donc progressivement sur la base du ‘Pacte pour la départementalisation’, accepté par les élus de Mayotte, qui décrit le chemin qui reste à parcourir".
    Le passage du statut de "collectivité départementale" en département d'Outre-Mer (qui devrait être effectif en 2011, est la dernière étape d'un processus entamé en 1974), lorsque Mayotte a choisi de rester française, alors que les trois autres îles de l'archipel comorien optaient pour l'indépendance.
  • Mais le gouvernement n'a pas caché aux Mahorais que le rattrapage avec la métropole mettrait du temps à se faire sentir, avec certaines aides sociales qui ne démarreront qu'en 2012, et de manière progressive sur au moins 20 ans.

    =>
    Avec un PIB trois fois inférieur à celui de La Réunion, mais neuf fois supérieur à ses voisins immédiats, Mayotte espère aussi tirer de nouveaux bénéfices de la départementalisation.
    Son secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, Yves Jégo, décidemment très sollicité, a affirmé qu'il était en train de travailler avec une compagnie aérienne pour qu'il y ait des "vols réguliers directs Paris-Mayotte" avant la fin de l'année.
    A l'heure actuelle pour se rendre de Paris à Mayotte, qui ne possède qu'une piste relativement courte, il faut faire escale à La Réunion, puis faire deux heures d'avion supplémentaires.

    =>
    Parallèlement, de nouveaux impôts vont apparaître à partir de 2014.

    =>
    Et certaines pratiques culturelles anciennes vont être bousculées, avec l'interdiction définitive de la polygamie - déjà largement tombée en désuétude -, la disparition du tuteur matrimonial ("wali") et la réduction des attributions du "cadi" (juge musulman).

    Face à l'écrasante domination du "oui", seuls quelques religieux ont dénoncé la départementalisation, craignant qu'elle n'entraîne une "acculturation" autochtone.

    On manifeste déjà !


    A Moroni, quelque 500 personnes ont manifesté dimanche contre ce référendum. L'Union des Comores, soutenue par l'Union africaine (UA), juge cette consultation "nulle et non avenue", dans la mesure où elle obère encore un peu plus la perspective d'une "réunification" de l'archipel.

    A Mayotte, des centaines de personnes convergeaient dans la soirée vers le bord de mer de Mamoudzou, où les autorités locales ont prévu une grande fête, avec un feu d'artifice et une série de concerts.

    mardi 5 juin 2007

    Législatives 2007: recherche des circonscriptions

    Accession aux fiches des députés-sortants
    Carte de France des départements et cartes des circonscriptions électorales

    Pour sélectionner la circonscription de votre choix, vous pouvez cliquer sur la carte ci-dessous.
    Recherche de la circonscription à partir de la commune ou du canton

    01 Ain02 Aisne03 Allier04 Alpes-de-Haute-Provence05 Hautes-Alpes06 Alpes-Maritimes07 Ardèche08 Ardennes09 Ariège10 Aube11 Aude12 Aveyron13 Bouches-du-Rhône14 Calvados15 Cantal16 Charente17 Charente-Maritime18 Cher19 Corrèze2A Corse-du-Sud2B Haute-Corse21 Côte-d'Or22 Côtes-d'Armor23 Creuse24 Dordogne25 Doubs
    26 Drôme27 Eure28 Eure-et-Loir29 Finistère30 Gard31 Haute-Garonne32 Gers33 Gironde34 Hérault35 Ille-et-Vilaine36 Indre37 Indre-et-Loire38 Isère39 Jura40 Landes41 Loir-et-Cher42 Loire43 Haute-Loire44 Loire-Atlantique45 Loiret46 Lot47 Lot-et-Garonne48 Lozère49 Maine-et-Loire50 Manche51 Marne
    52 Haute-Marne53 Mayenne54 Meurthe-et-Moselle55 Meuse56 Morbihan57 Moselle58 Nièvre59 Nord60 Oise61 Orne62 Pas-de-Calais63 Puy-de-Dôme64 Pyrénées-Atlantiques65 Hautes-Pyrénées66 Pyrénées-Orientales67 Bas-Rhin68 Haut-Rhin69 Rhône70 Haute-Saône71 Saône-et-Loire72 Sarthe73 Savoie74 Haute-Savoie75 Paris76 Seine-Maritime77 Seine-et-Marne
    78 Yvelines79 Deux-Sèvres80 Somme81 Tarn82 Tarn-et-Garonne83 Var84 Vaucluse85 Vendée86 Vienne87 Haute-Vienne88 Vosges89 Yonne90 Territoire-de-Belfort91 Essonne92 Hauts-de-Seine93 Seine-Saint-Denis94 Val-de-Marne95 Val-d'Oise971 Guadeloupe972 Martinique973 Guyane974 Réunion975 Saint-Pierre-et-Miquelon976 Mayotte986 Wallis et Futuna987 Polynésie française988 Nouvelle-Calédonie
    (source site Assemblée Nationale)