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samedi 15 novembre 2014

Sivens: manifestation à l'appel de la FNSEA, samedi 15/11 à Albi, contre les bloqueurs écolos radicaux

Les blocages  illégaux des écolos mobilisent les paysans en colère

Syndicat d'agriculteurs majoritaire, la FNSEA, 
attend "5.000 citoyens exaspérés" samedi après-midi à Albi.

"Djihadistes verts" d'EELV
dénoncés par la FNSEA
à Toulouse, le 5 novembre 2014



L'enfer, c'est les Verts

"Ce ne sera pas la manifestation des pro-barrage contre les écologistes, mais celle du
ras-le bol contre les 'zadistes', des mercenaires venus de partout, qui utilisent la violence contre un projet qui a suivi un processus démocratique", a déclaré 
Philippe Bardyle directeur de la FDSEA du Tarn, fer de lance de la première grande manifestation prévue contre les opposants au projet de barrage de Sivens (Tarn)"On dénonce la violence, on n'a pas du tout pour objectif d'envoyer des gens se bastonner avec ceux qui occupent le site", a d'ailleurs assuré M. Bardy
. C'est désormais une dizaine d'organismes et associations qui répondent à l'appel de l’association Tarn ruralité à manifester le 15 novembre à Albi.


Le site de Sivens à l'Isle-sur-Tarn est occupé par plus d'une centaine de bloqueurs d'extrême gauche, altermondialistes et militants de la Confédération paysanne de Joseph Bové, qui s'appellent eux-mêmes "zadistes" parce qu'ils occupent une "zone à défendre" (ZAD), détournement de l'expression "zone d'aménagement différé", titulaire d'une convention d'aménagement et d'un droit de préemption. Ils refusent de quitter le site du chantier tant que le projet de réservoir d'eau sur 34 hectares n'aura pas été abandonné.

Les agriculteurs comptent faire valoir leurs droits


Trois semaines après la mort de l'écologiste radical Rémi Fraisse, 21 ans, tué par l'explosion sur le sac à dos du manifestant - contenant probablement un produit inflammable - d'une grenade offensive de la gendarmerie en état de défense contre les activistes du site de Sivens venus de partout en France pour en découdre avec les représentants de la loi et alors que des dizaines de manifestations ont été organisées - en dépit souvent d'interdictions officielles - en "hommage" à la victime et contre des "violences policières".

Ils revendiquent le droit à "sécuriser l'approvisionnement en eau des agriculteurs". Après le "délai de décence" lié à la mort du jeune homme, il faut "se mobiliser pour Sivens, une petite mare aux canards améliorée; si cela ne se fait pas, rien ne pourra se faire" déclarait le 5 novembre à Toulouse le président de la Chambre régionale d'agriculture, Jean-Louis Cazaubon en lançant l'appel à manifester.

Les FDSEA et les Jeunes agriculteurs de tous les départements limitrophes du Tarn devraient affréter de 20 à 30 cars pour emmener les agriculteurs jusqu'à Albi.
La Coordination Rurale, syndicat minoritaire souvent considéré comme conservateur, a annoncé qu'elle participera aussi à la manifestationà la différence de la Confédération paysanne, classée à gauche, qui s'oppose au barrage en dénonçant l'agriculture productiviste.

Clivages multiples: écologistes contre socialistes et au sein du PS 

Habitation écologique de

"Zadistes" de Sivens
Officiellement, la CGT assure être dans le retrait, son union régionale estimant que cette manifestation équivaut à "jeter de l'huile sur le feu", alors qu'un dialogue vient de reprendre avec toutes les parties sur des "alternatives" au projet actuel de barrage, à l'initiative d'une ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, mi-chèvre, mi-chou...
Les élus écologistes ont au contraire vivement dénoncé l'appel des maires à la manifestation, parlant d'une "classe politique acculée qui resserre les rangs pour mieux se protéger" et ils ont assuré que les occupants sont "profondément écologistes et pacifistes" [sic].

Lors de cette manifestation, la FNSEA reçoit le renfort de la Chambre de commerce, de la Chambre des métiers, des chasseurs et de nombreux élus locaux.
Les organisateurs assurent que le rassemblement sera "apolitique" et ont refusé la présence de "drapeaux de partis". Mais les clivages politiques sont très divers et ne recoupent pas complètement les catégories nationales. Cécile Duflot, la patronne d'EELV, a "perdu le sens de l'Etat" et est "en perpétuelle dérive" depuis qu'elle a quitté le gouvernement, a ainsi estimé Jean-Marie Le Guen, le ministre des relations avec le Parlement.

Le projet de barrage a été porté par le Conseil général et son président PS Thierry Carcenac, est soutenu avec détermination par le député socialiste Jacques Valax que la FNSEA invite à soutenir.

L'association des maires et élus du Tarn, à majorité DVG, a appelé à la manifestation, mais des élus du même département ont lancé  un contre-appel pour s'en désolidariser.

L'UMP du Tarn  appelle "ses élus et adhérents à participer massivement" à la manifestation, "par solidarité totale avec le monde rural (...) en soutien aux forces de l'ordre (...) contre les casseurs et les ayatollahs de l'écologie".

La police a prévu "un dispositif nombreux", mais sans crainte d'affrontements du fait des agriculteurs, à l'opposé donc de ceux qui ont marqué plusieurs manifestations  violentes et illégales en "hommage" au mort "pacifiste".

mardi 18 mars 2014

Manche: les locaux du Conseil général investis par des fonctionnaires

Des  fonctionnaires ont occupé le bureau du président du CG de la Manche le 27 février 

Tant pis si ça pince !
"C’est une première dans l’histoire de la Manche", s’indigne Jean-François Le Grand, président du Conseil général du département (ex-UMP).
L'hebdomadaire La Manche libre montre des policiers évacuant dans le bruit et la confusion des fonctionnaires syndiqués. Ils protestent contre le passage de onze à dix semaines par an de… congés payés ! Inacceptable, selon les organisations syndicales. Votée par le Conseil général de la Manche, cette mesure de réorganisation du temps de travail ne vise pourtant qu’à s’adapter aux 35 heures, les agents ne travaillant pour l’instant que… 34 heures hebdomadaires. 

L'absentéisme est généralisé 

Chaque année, la Fondation Ifrap dresse le palmarès des villes où les fonctionnaires sont le plus absents. Le record a été attribué en ce début 2014 à Montpellier (PS) où les agents s’absentent, par an, en moyenne… 39 jours, dont 19 seulement dans le cas d’arrêts maladie ! 

L’Ile-de-France de J.-P. Huchon n’est pas en reste. Le rapport de la Chambre Régionale des Comptes a ainsi estimé que l’absentéisme des fonctionnaires de la région a  coûté 40,35 millions d’euros pour la seule année 2011 (derniers chiffres connus). Des chiffres à propos desquels les organisations syndicales se font très discrètes…


vendredi 2 novembre 2012

Valls extrade la militante basque française Aurore Martin

Une première en France, par le ministre de l'intérieur d'origine catalane


La militante nationaliste a été livrée à l'Espagne

Membre de Batasuna, organisation légale en France, mais sous le coup d'un mandat d'arrêt européen, Aurore Martin a été interpellée ce jeudi à Mauléon, dans les Pyrénées-Atlantiques, à l'occasion d'un contrôle routier. Elle a été remise dans la soirée aux autorités espagnoles.

Il y a banal et banal

Ce contrôle routier à Mauléon est qualifié de 'banal', mais est-il 'banal' que cette Française a été arrêtée dans les Pyrénées-Atlantiques et de surcroît livrée par les autorités de son pays ?

Elle est désormais entre les mains des autorités espagnoles. Cette militante de Batasuna, le mouvement considéré comme le bras politique des séparatistes d'ETA, est sous le coup d'un mandat d'arrêt européen.


Aurore Martin avait décidé, en juin 2011, de quitter la clandestinité. Elle s'attendait donc à être interpellée à tout moment. L'Espagne la recherche, pour "participation à une organisation terroriste".

Une "provocation", selon Batasuna

La jeune Française a été extradée par la France vers l'Espagne.
Cette militante était sous le coup d'un mandat d'arrêt européen, émis par l'Espagne en 2010. 

Plusieurs élus basques ont exprimé leur incompréhension. Pour Jakes Bortayrou, membre du secrétariat d'Abertzaleen Batasuna, la droite espagnole "fixe la feuille de route du gouvernement Ayrault".

L'incompréhension après l'arrestation

Les soutiens d'Aurore Martin affirment qu'elle n'est qu'une militante, et qu'elle n'a fait que prononcer des discours - elle n'est jamais passée à l'action, disent-ils.

Une situation "ubuesque"

Plusieurs élus basques, de gauche et de droite, ont exprimé leur incompréhension après l'interpellation d'Aurore Martin et son tranfert en Espagne.
Pour Jakes Bortayrou, membre du secrétariat d'Abertzaleen Batasuna, le gouvernement de Jean-Marc Ayraut  est  aux ordres de  la droite espagnole au pouvoir à Madrid.
Kotte Ecenarro, vice-président socialiste du Conseil général des Pyrénées-Atlantique, déplore une situation "ubuesque, incompréhensible en plein processus de paix".
L'UMP Max Brisson y voit lui "un mauvais signe pour la paix".

vendredi 24 août 2012

Lycées et collèges: gaspillage des collectivités locales PS, au vu et au su de tous

Les lycéens revendent des PC offerts par le Languedoc
Près de 32.000 ordinateurs portables sont offerts tous les ans par la région Languedoc-Roussillon. De nombreux élèves n'y voient aucune utilité.

« Bonjour, je vends mon ordinateur DELL offert en début d'année par la région car j'en ai aucune utilité.» La vendeuse est lycéenne dans la région Languedoc-Roussillon et demande 260 euros contre l'ordinateur portable offert quelques mois plus tôt. Des annonces comme celle-ci, il y en a des dizaines sur Internet et dans les pages des journaux locaux, au grand dam du conseil régional.

En septembre dernier, la région Languedoc-Roussillon s'est dotée de 31.900 ordinateurs de la marque Dell pour un montant total de 15,8 millions d'euros. Les bénéficiaires sont les élèves de
seconde. L'opération doit se répéter encore pendant deux ans pour un coup total de 47,4 millions d'eurosrapporte aujourd'hui Midi Libre. Ce programme a pour objectif d'habituer les lycéens à utiliser l'informatique et d'accéder à un espace de travail virtuel qui doit compléter les cours des professeurs.


«Certains professeurs y sont allergiques»


«On nous a distribué l'ordi sans nous demander notre avis, sans explication, comme on nous sert des frites à la cantine», explique Cerise, qui vend son ordinateur 200 euros dans un journal spécialisé dans les petites annonces. Mais ce qui est plus surprenant, c'est que les professeurs de la région refusent souvent que les élèves utilisent leurs ordinateurs pendant leurs cours: «À aucun moment un prof ne nous a demandé de l'utiliser. Je ne vois pas pourquoi je ne le vendrais pas», ajoute Cerise. «On ne peut quasiment pas s'en servir au lycée, et il y a même certains profs qui y sont allergiques», raconte Maxime, lycéen dans l'Hérault. Selon ce dernier, «ce n'est pas une très bonne machine, le pavé tactile est buggé et la batterie ne tient pas longtemps.


«Dire que l'ordinateur est
utilisé systématiquement dans tous les cours serait faux. Mais nous jouons le jeu avec la région, en formant les professeurs», explique au Figaro, Christian Philip, le recteur de l'académie de Montpellier qui note que le ministère de l'Education s'intéresse de près à cette initiative. «J'espère que ça portera ses fruits l'année prochaine, tout n'a pas été parfait la première année», estime-t-il.

Le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin, n'apprécie pas la démarche des lycéens: «Il y a des travers contre lesquels il faut lutter, notamment en engageant des poursuites», réagit-il. Il précise que des «investigations sont menées» et que «la plupart du temps, nous réussissons à faire retirer les annonces qui sont publiées». La mise à disposition gratuite de la machine ne signifie pas qu'on en devient propriétaire, croit savoir le Midi Libre. «Il y a une convention là-dessus», explique Christian Bourquin sans en détailler les clauses, puisque personne ne lui demande de rendre des comptes.

Interrogé par Le Figaro, un établissement de Montpellier explique que la gestion des ordinateurs n'est pas de leur ressort. En début d'année, les élèves signent uniquement un contrat de maintenance qui permet de faire réparer leur ordinateur gratuitement. Un réparateur se déplace alors dans le lycée après avoir pris rendez-vous avec l'élève.

Par Tristan Quinault Maupoil

mercredi 20 juin 2012

Soupçons de fraude parmi les travailleurs sociaux du Conseil général de ...l'Hérault

Le Conseil général PS de l'Hérault est à nouveau "sali"

Des travailleurs sociaux de Montpellier s'indignent de ne pas recevoir leur part  d’aides d’urgence attribuées de façon irrégulière.

Ça ne tourne pas rond à Ovalie  "aux côtés des habitants". Depuis six mois, cette agence de la solidarité du Conseil général de l’Héraul connaît de fortes turbulences.


Au rond-point du Grand M à Montpellier, 
 des travailleurs sociaux chargés de venir en aide aux familles en difficulté s’interrogent sérieusement sur la destination de certaines aide sociales financées par la collectivité. 
Les agents de ce service  disposent de 885 m2 et constituent une équipe de 48 professionnels de l’action sociale et médicale dont 5 éducateurs, 3 conseillers en économie sociale et familiale, 2 médecins PMI (protection maternelle et infantile), 4 puéricultrices et 2 gynécologues. 
Ils sont chargés de recevoir des Héraultais en grande difficulté et, le cas échéant, de leur accorder un soutien financier ponctuel et limité.

Il peut s'agir d'une aide pour payer le centre aéré ou la colonie de vacance du petit dernier, mais c’est aussi bien pour la survie des plus démunis : en clair, pour se nourrir jusqu’à la fin du mois ou régler une facture EDF urgente.
Le tout est en principe très encadré : il faut remplir un dossier social, passer selon les cas par un agent, un cadre, ou par une commission. Et ces aides, de l’ordre de 150 € par enfant à charge, et plafonnées à 300 € au titre des secours individuels, ne peuvent être renouvelées deux mois de suite.

Une lettre anonyme

Or, selon une lettre anonyme mais néanmoins documentée envoyée en janvier au président du Conseil Général de l'Hérault, André Vezinhet (PS), ces règles sembleraient avoir été transgressées à plusieurs reprises au sein de l’agence Ovalie. Les plus démunis ne seraient pas ceux qu'on croit ! Et l'ex-sénateur PS Vézinet a été élu député de la deuxième circonscription de l'Hérault en 2007 avec 53.92% des suffrages face à l'UMP Arnaud Julien, mais a dû laissé son siège à Jean-Louis Roumégascandidat EELV (50,10% des voix...), sans qu'on sache bien pourquoi. Sauf "une secrétaire [qui] a obtenu une aide sociale à l’enfance alors qu’elle n’a pas d’enfant.

Ainsi, le conjoint d’un agent a reçu 400 € puis 300 €", raconte un travailleur social qui, avec certains collègues, a mené sa petite enquête sur le logiciel interne. "La famille d’un autre a eu neuf aides entre avril 2010 et octobre 2011, avec 400 €, 450 €, pas des sommes anodines", précise l’un de ses collègues.

Des cas litigieux concernent des agents "plutôt proches du directeur"

Autre découverte troublante : une trentaine de dossiers n’existant que sur informatique concernent des gens fictivement domiciliés... à l’agence d’Ovalie elle-même. De quoi plomber l’ambiance interne, d’autant que les cas litigieux concernent des agents "plutôt proches du directeur".

En mars, une enquête administrative est déclenchée par Nadine Rouillon, la directrice du Pôle des solidarités du Conseil général. Plusieurs agents et employés sont entendus, ce qui suscite au passage l’indignation des communistes de la CGT et des révolutionnaires de SUD. La directrice l’affirme : l’enquête a constaté quelques "ratés" dans le système, mais n’a décelé aucune malversation individuelle.
Certains points ne manquent pourtant pas de sel. "Nombre des dossiers familiaux ayant fait l’objet de demandes d’aides financières n’ont pu être trouvés (50 % du panel des dossiers demandés)", relève Nadine Rouillon dans un point d’étape adressé le 5 mars à ses agents.

Les conclusions définitives, datées du 15 mai, stigmatisent le système de classement ("pertes de dossiers, numérotation non visible, dossiers accessibles à tous") ou les pratiques atypiques : "Le directeur d’agence a instruit et décidé pour un agent une aide financière seul" ; sur leur ordinateur, "des secrétaires ont saisi des aides au profit d’un agent ou de membres de la famille d’un agent" ,"absence de motivation claire des décisions qui dérogent au règlement".


"On veut travailler avec des gens honnêtes"
Face au statu quo, les agents ayant dénoncé ces dérives ne cachent pas leur écœurement. "Tout cela va à l’encontre de notre déontologie. On veut travailler avec des gens honnêtes", raconte un travailleur social qui vient de passer une heure avec une jeune maman en détresse, "à compter les couches du bébé pour le mois à 25 centimes pièce. Comme elle avait déjà eu une aide le mois dernier, ma petite dame, elle est repartie sans rien".
La situation à Ovalie n’a peut-être pas cessé de rebondir : une deuxième lettre anonyme a été reçue le 5 juin par André Vezinhet.

Réaction : "Il n'y a eu aucun détournement"

"L’enquête qui a abouti aujourd’hui, porte clairement la conclusion qu’il n’y a aucun détournement de fond public à destination d’intérêt privé", indique Nadine Rouillon, la directrice du Pôle des solidarités du conseil général. Les dossiers disparus ?
"Ce n’est pas parce qu’on n’a pas retrouvé certains dossiers que cela accrédite l’idée que les aides ont été attribuées à mauvais escient. Mais nous devons revoir la gestion de nos dossiers." Les domiciliations de familles à l’agence d’Ovalie ?
"Nous avons des familles qui sont à la rue, d’autres qui sont hébergées temporairement, et dont on ne peut être certains qu’ils soient toujours à la même adresse quand leur dossier aura été traité. Les domicilier dans une agence de solidarité, c’est quelque chose de courant au vu des populations qui s’adressent à nous."
Nadine Rouillon l’assure : "Il n’y a pas de faute professionnelle individuelle, ni de sanction envisagée vis-à-vis des agents, dans la mesure où les procédures que nous avions mises en place n’étaient pas assez précises."

Le "débat participatif" coince 

Étrange coïncidence : le numéro de mars de Dialogue, le journal des agents du Conseil général, rappelle dans un article ces derniers à leurs obligations, " suite à plusieurs affaires relatives à des détournements de biens dans la collectivité ". " En leur qualité d’agents publics, ils sont soumis à un devoir de probité. Cela signifie que le fonctionnaire ne doit pas utiliser les moyens du service à des fins personnelles, ni commettre des vols ". Ça va mieux en le disant ! Et publiquement...



Une belle occasion pour Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la ...Vie associative de faire la démonstration de ses compétences et de son efficacité !

samedi 3 décembre 2011

Un proche de Bartolone (PS) refuse de voir la réalité du 9.3 en face

L'image des violences en Seine-Saint-Denis est un électrochoc

Un élu socialiste découvre sa ville qu'il ne saurait voir



L'affiche des jeunes du FN :
La Courneuve (à gauche, le 9.3)


Le conseiller général de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel (PS), s'est dit "scandalisé" vendredi par cette affiche -en date du 9 novembre dernier- des jeunes du Front national, représentant notamment des voitures qui brûlent devant un immeuble, qu'il a identifié comme étant la barre Balzac de La Courneuve.

De manière contrastée, ce montage donne à voir deux France bien différentes
A droite, une scène de bonheur tranquille représente un jeune couple assis sur une place de village avec un marché animé en arrière-plan. A gauche, une photo montage montre un pauvre homme abattu, également assis sur un banc, mais devant une barre d'immeuble dans la nuit embrasée par un incendie de voitures entourées de jeunes agités et masquant leurs visages sous des capuches. Ecrit en gros, en-dessous de l'affiche, le slogan de la campagne : "Choisis ta France", tronqué par le blog de J.-M. Morandini.

VOIR et ENTENDRE l'état de la situation, selon un reportage de TF1:


Un cruel renvoi à la réalité jugé "stigmatisant"

Un élu socialiste reconnaît sa commune, La Courneuve

Le message n'est donc pas du goût de l'élu de gauche.
Il s'insurge contre l'utilisation qu'un immeuble de sa ville qui a fait l'actualité, " au quartier des 4000. En tant qu'élu, habitant et président de l'Office public HLM de Seine-Saint-Denis, j'ai bien sûr reconnu la barre Balzac aujourd'hui démolie ", dans le cadre du renouvellement urbain, écrit Stéphane Troussel (ici de profil au premier plan en compagnie de la Ch'tite Brochen-Aubry en campagne) dans un communiqué.
" Je suis scandalisé par ce vulgaire photomontage qui falsifie la réalité et associe tous les clichés stigmatisant la banlieue ", poursuit-il. " Ces représentations constituent une nouvelle fois une atteinte terrible à la dignité des habitants des quartiers populaires et un amalgame abject entre pauvreté et violence, entre délinquance et indigence ", ajoute le vice-président du Conseil général, en charge de la rénovation urbaine depuis 2008.

Lors des municipales de 2008, S. Troussel avait conduit une liste PS, les Verts, PRG, MRC, citoyens, battue par le maire sortant (PCF), Gilles Poux, et cette affiche est pour lui une contre-publicité à son action, comme à ses ambitions, municipales pour 2014.

Outre le communiqué, l'élu PS de Seine-Saint-Denis a écrit une lettre au procureur de la République de Nanterre, le siège du FN se trouvant dans les Hauts-de-Seine, pour lui demander "d'engager des poursuites contre les auteurs de l'affiche" et "le retrait de cette affiche de campagne du FNJ" (Front national de la Jeunesse).

Sans ces interventions politiciennes intempestives, cette ville meurtrie de Seine-Saint-Denis n'aurait pas été à nouveau médiatisée et, sans cette contre publicité du premier vice-président de Claude Bartolone, elle n'aurait pas été identifiée sur l'affiche.

Le Conseil général socialiste trouve l'argent pour investir dans sa promotion

Bartolone a d'abord trouvé un financement de sa dette

Alors que Bartolone, son président, vient d'avouer s'être fourvoyé dans des emprunts toxiques et de faire sa crise en accusant le gouvernement, le CG du 9.3 s'est livré à une coûteuse campagne publicitaire, malgré son endettement.

L'an passé, la Seine-Saint-Denis avait mené la fronde des conseils généraux piégés par leurs emprunts toxiques hasardeux et il avait adopté un budget frauduleux qualifié d' " insincère " qui lui avait valu les foudres et l'intervention de l'Etat. Rien de tel en 2011, puisque le conseil général a adopté hier sans barguigner un budget en équilibre.

VOIR et ENTENDRE un reportage de France 2 que la chaîne publique ne tient plus à disposition...
En effet, la situation se dégrade en fait depuis 1979, selon ce témoignage, et la présidence de François Mitterrand, puis le gouvernement Jospin n'y ont rien fait, sinon favoriser l'expansion du commerce de la drogue:

Balzac était un marché ouvert du cannabis
L'économie souterraine de La Courneuve prendra un nouvel esssor, grâce à trois avantages : d’une part, sa proximité du RER et à deux stations de Paris, d'autre part, plusieurs qualités de cannabis sont proposées à la vente et enfin, les " vendeurs " sont détendus et efficaces. " En un quart d’heure on était servi ! Sans jamais de problème avec la police. C’était vraiment impressionnant à voir, super bien organisé, avec des quantités incroyables, un vrai supermarché du cannabis ! ", témoignait un acheteur nostalgique, en aôut 2011.

Les emprunts ne sont pas les seuls toxiques du CG 13

Le budget propagande de Bartolone et Troussel est impressionnant
Pendant plusieurs jours d'affilée sur France Info et plusieurs fois par jour, le CG 93 s'est déclaré "moteur de la dynamique de l'Ile-de-France" en matière de transports.

Mais à côté de la propagande socialiste étendue sur le service public à l'ensemble du territoire, le Président socialiste du département se désengage de l’aide aux communes - sans tambours ni trompettes à Radio France. Le 19 mai 2011, lors de la séance de vote du budget départemental, le président Bartolone a remis un rapport annonçant sa volonté d'étaler sur 10 ans le versement des subventions départementales aux communes. Les communes vont-elles oser s'en prendre au gouvernement ?

En Corrèze, la gestion calamiteuse de Hollande oblige à couper de 50% les subventions du Conseil général aux transports scolaires: la politique nationale du candidat PS socialiste à la présidentielle en direction des jeunes exclut ceux de son propre département !

En revanche, à la dernière rentrée, François Hollande a offert à ses collégiens des ipads en propriété propre, malgré l'endettement du département, et à l'aveugle, qu'ils soient défavorisés ou ...riches !
Lien PaSiDupes : "3 300 iPad pour les collégiens et professeurs de la Corrèze"


dimanche 18 septembre 2011

Les fraudeurs au RSA rendent gorge dans les Alpes Maritimes

600.000 euros récupérés et restitués à l'assurance solidaire

Roselyne Bachelot ne reste pas les "bras ballants"

La ministre des Solidarités et de la cohésion sociale s'est rendue à Nice le vendredi 16 après-midi. Deux heures de visite ministérielle bien mises à profit pour la lutte contre la fraude sociale. Lors de sa participation à une réunion de travail en préfecture, la ministre a exprimé sa satisfaction sur la fraude sociale, " priorité gouvernementale ".

La visite s'est d'abord déroulée au Conseil général

Son président, Éric Ciotti, et ses équipes ont présenté à Roselyne Bachelot-Narquin les 16 agents de la « brigade anti-fraude au RSA » mise en place il y a deux mois
, " une dénomination martiale mais finalement légitime ", a souri Roselyne Bachelot.

Ils ont aussi dressé un premier bilan " encourageant ".
Le président du Conseil général s'est félicité de son action sur les deux premiers mois d'expérimentation, soit "
une économie de 600 000 euros, en phase avec nos prévisions d'économies de 3,5 millions par an ", a-t-il souligné.
" Je le redis avec force, le RSA est une très bonne loi, mais la contrepartie des droits de ceux qui le touchent, c'est que ce soit sur la période la plus brève possible
", a réaffirmé Éric Ciotti. " Nous avons ainsi engagé un combat déterminé contre la fraude, moralement insupportable lorsque le produit des cotisations, du travail et de l'impôt est ainsi détourné de son objectif initial. "

Le président du Conseil général a illustré son propos de l'exemple d'un gérant de SARL et de SCI, employant 7 personnes… et inscrit au RSA. Préjudice pour la collectivité : 17 000 euros. Comme neuf autres gros fraudeurs débusqués, il a d'ores et déjà fait l'objet d'une plainte en justice, le Conseil général se portant partie civile.

Pour Roselyne Bachelot, cette lutte contre la fraude est aussi " une ardente obligation si l'on veut préserver notre système de protection sociale qui permet à un Français sur deux de bénéficier d'une prestation pour un coût de 60 milliards d'euros par an.

5,1 % de notre PIB est ainsi consacré aux politiques familiales quand la moyenne des pays disposant des mêmes richesses que les nôtres est de 2,6 %… Notre modèle est unique, incomparable", poursuivait la ministre, mais il nous oblige si l'on veut respecter le pacte républicain. "

Éric Ciotti veut faire encore mieux.

Il suggère à Roselyne Bachelot la possibilité d'assermenter ses contrôleurs du CG, comme le sont ceux de la CAF, pour qu'ils puissent mener des investigations à domicile. Tout comme il aimerait que ses services aient accès au fichier Cristal des allocataires de la CAF, voire même utiliser le futur répertoire national commun de la protection sociale (RNCPS).

Des propositions accueillies avec intérêt par la ministre qui mentionna l'obstacle actuel de légalité: "
l'assermentation relève du domaine législatif et l'accès à certains fichiers nécessite un avis favorable de la Commission nationale informatique et liberté (CNIL). "

En préfecture se déroula ensuite le deuxième acte de cette visite

Le préfet Jean-Michel Drevet présida une réunion de travail dans le cadre du Comité opérationnel départemental anti-fraude
(CODAF) avec tous les acteurs de la lutte contre la fraude, au sens large. Roselyne Bachelot a pu y rencontrer de nombreux directeurs d'organismes de prestations sociales, mais aussi les autorités judiciaires. Avec la même détermination. "Il faut faciliter le dialogue entre CAF et Départements et améliorer la transmission d'informations entre les différents organismes, les services de l'État et les collectivités ", a-t-elle insisté.

vendredi 16 septembre 2011

3 300 iPad pour les collégiens et professeurs de la Corrèze

Les contribuables de Corrèze ont les moyens

Le Conseil général a doté 3 300 élèves et professeurs des collèges d’un iPad

En 2007, la région Ile-de-France offrit à 173 000 lycéens et apprentis une clé USB dotée d’un bureau mobile.

A la rentrée 2010, le Conseil général de la Corrèze a d'abord remis un iPad aux 300 élèves des deux collèges de Tulle, le chef-lieu prioritairement. L’ensemble des 2.500 élèves de 6e et des 800 enseignants des collèges du département s'est ensuite vu doté en décembre 2010.

Le Conseil général justifie son choix de l’iPad d'Apple par sa plus grande légèreté et son moindre encombrement par rapport à n’importe quel ordinateur portable ou netbook. Si petit soit-il, l’écran haute résolution et très réactif de l’iPad doit néanmoins "permettre aux élèves d’utiliser des applications et du contenu tels que les nombreux manuels numériques disponibles aujourd’hui". [dans l'ordre d'importance, selon le CG]
Le CG ne pouvait être de reste: l’Éducation nationale avait en effet équipé les écoles primaires de tableau blanc interactif (TBI) et, après 3 ans de dotation des élèves de 5e par le département, les élèves de 6e étaient « les seuls à n’avoir rien » !
Le coût d’une telle opération est faramineux, puisqu’il s’élève à 1 646 700€ (1,6M€) sur la base de l’acquisition d’un iPad avec Wi-Fi 16Go, pour faire plaisir aux enfants de sixième, rien n'est trop cher.

Le socialiste Hollande fait la pub d'Apple
Le président de la Corrèze, François Hollande, se met en évidence dans le magazine du Conseil général: "J’ai voulu que les Corréziens soient parmi les premiers à s’approprier les nouvelles technologies et qu’ils soient tous à égalité devant ces outils de l’avenir. (…) C’est pourquoi j’ai mis en œuvre, avec l’Education nationale, l’opération Ordicollège, afin que tous les collégiens de notre département, ceux des familles modestes comme les autres [les riches aussi], puissent apprendre sur un ordinateur [une tablette électronique, en vérité] et avoir de meilleures chances de réussir leurs études [le culte de la technologie et les produits américains sont entrés à l'école !].
"Je suis convaincu que d’autres départements ne tarderont pas à nous imiter. Mais les Corréziens auront pris de l’avance. Et demain, si elle sait faire le choix de l’avenir, c’est toute la France qui sera équipée de cette innovation majeure au service de nos enfants."
[Cette tablette électronique est en fait particulièrement orientée vers les media...]

Apple fait la pub du socialiste Hollande
"En tant que fournisseur numéro 1 du secteur de l’Education en France, Apple est ravi que le Conseil général de la Corrèze ait choisi l’iPad pour les élèves et professeurs afin de contribuer à approfondir leur expérience pédagogique numérique", a déclaré Pascal Cagni, vice-président EMEIA d’Apple. "L’iPad est de loin la meilleure manière pour les élèves d’expérimenter le web, l’email, les photos et la vidéo, et avec plus de 40 000 applications iPad disponibles, l’iPad transforme la façon dont les professeurs enseignent et dont les élèves étudient."
[Les enseignants sont donc plus réceptifs et soumis aux programmes d'Apple qu'aux programmes et directives de l'Education nationale et aux circulaires ministérielles !]

Le président socialiste fait sa pub
La première séance de dotation a été précédée d’une conférence de presse en présence de représentants de l’Education nationale et de ...François Hollande.
A la rentrée 2011, la région Languedoc-Roussillon généralisa le "cartable numérique", avec prêt de 32 000 ordinateurs à l'ensemble des élèves qui entreront en seconde sur son territoire, défavorisés ou nantis pour qui ils arrivent en doublon.
Les ordinateurs portables pourront être couplés au Pass junior version lycéen qui inclut un espace de stockage pour les manuels scolaires numériques, mais pas avant qu'un accord soit passé avec le marché de l'édition pour leur diffusion...
Coût de l'opération: près de 27 M d'euros en 2011 pour le fonctionnement du seul système scolaire numérique généralisé aux 87 lycées publics.

L'expérience des Bouches-du-Rhône est éloquente
Avec le noble souci de stimuler l’accès pour tous à l’informatique et à Internet dans les établissements scolaires et au domicile, 25 000 ordinateurs portables sont offerts par le CG - en don définitif - aux élèves de 4e, ainsi qu'une clé USB, chaque année depuis 2007.
Mais le vol en masse des ordinateurs a amené le Conseil Général à s'interroger. Ils étaient en fait revendus sur le terrain vague de la Porte d'Aix où se tenait un marché très haut en couleurs, avant le début des travaux pharaoniques de rhéabilitation entrepris par la mairie en 2011. Mais, quel que soit son coût, le "système D" à la française est une preuve d'intégration et la 'débrouillardise' n'est pas faite pour choquer le président PS Jean-Noël Guérini, mis en examen pour « prise illégale d'intérêts », « trafic d'influence » et « association de malfaiteurs », le 8 septembre dernier, à la dernière rentrée !
Faudra-t-il que le CG socialiste fasse le don d'ordinateurs aux prisons du département ?

Lien "pommequibrille.com" consacré à l'ipad et la pédagogie...

lundi 28 mars 2011

Cantonales - Ni gagnant, ni perdant: tous déçus !

Une vaguelette rose face aux vents contraires de l'abstention

Les attaques et le dénigrement systématiques de l'opposition auront suscité dans le même temps un vote contestataire dont le Front de gauche a fait les frais et de créer un climat d'écoeurement et d'indifférence à l'élection à une assemblée appelée à disparaître dans trois ans.

L'abstention
Son taux s'est situé autour de 54,97% après dépouillement de plus de 95% des bulletins exprimés dans un scrutin qui concernait 1.566 cantons. Elle est en léger recul par rapport à celle, record, du premier tour (55,67%) mais progresse de plus de 20 points par rapport au deuxième tour des cantonales de 2004 dans les mêmes circonscriptions.

Les résultats
Le Parti socialiste (PS) est crédité de 35,73% des voix, l'UMP de 20,21% et le Front national (FN) de 11,73%, .

Le Front républicain, une ligne Maginot
Le Front National a confirmé sa percée dimanche au deuxième tour des élections cantonales, en nombre de voix, sans toutefois la traduire en termes d'élus. Il avait pu se maintenir dans quelque 400 cantons et, dans les duels où il était présent, a atteint un score moyen de 40% des suffrages exprimés.

La présidente du Front National, Marine Le Pen avait du mal à dissimuler sa déception en se félicitant des "montées exceptionnelles" de son parti entre les deux tours, assurant qu'il bénéficie dorénavant d'un "vote d'adhésion". A défaut, il est clair que les électeurs ne dissimulent plus leur préférence et qu'il est désormais admis que ce parti est démocratique et républicain, comme l'a concédé Sylvie Pierre-Brossolette ce matin sur France Info, au grand dam de Laurent Joffrin (Le Nouvel Observateur) qui l'accuse de xénophobie.
Deux cantons étaient remportés vers 22h00, (outre celui de la Ligue du Sud, à Orange), à Carpentras (Vaucluse) et à Brignoles (Var). Mais le secrétaire général du parti, Steeve Briois, a été battu dans le très socialiste Pas-de-Calais tout comme le compagnon de Marine Le Pen et numéro deux du FN, Louis Aliot, dans les Pyrénées-Orientales malgré sa forte avance du premier tour en terres socialistes.
Le FN paie une fois de plus l'ostracisme dont il est la cible dans un mode de scrutin, majoritaire à deux tours, qui favorise les partis en mesure de conclure des alliances, et ce malgré le refus de l'UMP, inspiré par Nicolas Sarkozy, d'appeler à voter dans tous les cas de figure pour le parti d'extrême droite.
"Les électeurs de la droite modérée ne vont pas comme ça vers le Front national", a déclaré sur LCI le politologue Jérôme Jaffré. Ainsi, le système électoral ne lui a toutefois pas permis d'atteindre le minimum de dix élus qu'il espérait, en dépit des scores élevés enregistrés par ses candidats, 40% en moyenne.

Déjà bien implanté dans les cantons et largement en tête à l'issue du premier tour, la gauche devrait conforter sa majorité dans les présidences d'exécutifs départementaux.
Malgré son pilonnage de la Sarthe détenu par la droite, le PS échoue à investir le fief du Premier ministre, François Fillon. Les socialistes auront donc du mal à convaincre que ce scrutin local des cantonales à une portée nationale.
Ses prétentions sont donc déçues. Bien qu'il s'agisse d'un scrutin intermédiaire traditionnellement défavorable au parti au pouvoir et malgré les effets de la crise économique et financière internationale, le PS n'atteint pas son objectif de 10 prises de conseils généraux.

Le Parti socialiste, qui contrôlait déjà 58 départements sur 100, a pris à la droite le Jura et les Pyrénées-Atlantiques.
Il semble bien placé pour faire de même en Savoie, à La Réunion et à Mayotte même si, dans ces trois départements, il faudra sans doute attendre l'élection des présidents de conseils généraux, jeudi, pour que ce succès soit définitivement établi, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant.

2/3 des départements à l'opposition

C'est l'effet cumulé des cantonales 2008 et 2011

L'opposition n'a pas emporté près de 60% des départements en une fois, en 2011, et ni la majorité ni l'opposition ne peut tirer de conclusions qui la satisfasse.
  • Le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, s'est félicitée que son parti dirige dorénavant deux départements sur trois tout en indiquant qu'il fallait accueillir ce succès "avec beaucoup d'humilité" au vu de l'abstention et du vote Front national élevés.
  • Son homologue de l'UMP Jean-François Copé s'est dit de son côté "un peu déçu" des résultats d'ensemble et a assuré que le parti présidentiel tirerait les enseignements de la poussée du
    Si l'UMP n'est pas parvenue à reconquérir la Seine-et-Marne, le fief de son secrétaire général, elle a repris à la gauche le Val-d'Oise, un département "symbole" dont Dominique Strauss-Kahn, le favori des sondages pour la présidentielle 2012, a longtemps été l'élu.
    VOIR et ENTENDRE Jean-François Copé (UMP)

    L'après élections
    Le Premier ministre avait appelé à voter contre le Front national, se démarquant ainsi des consignes données par l'Elysée, avant de rentrer dans le rang. Les media qui accusent volontiers le Chef de l'Etat d'être resté chef de parti quand ça les arrange, se sont bien gardés de saluer sa neutralité en sa qualité de président de tous les Français.

    Un tiers (32%) des électeurs UMP sont pourtant favorables à l'idée d'une alliance avec le FN au niveau local, selon un sondage Ipsos diffusé dimanche : 28% l'approuvant au niveau national.
    La même enquête, à 13 mois de la présidentielle, montre que Nicolas Sarkozy serait devancé par Marine Le Pen et éliminé au premier tour, si elle avait lieu aujourd'hui, dans presque tous les cas de figure, sauf si la candidate PS était Désirdavenir Royal, sachant que son adversaire n'est pas connu, que les primaires PS n'ont pas eu lieu et que ses candidats potentiels, tel Dominique Strauss-Kahn , ne se sont toujours pas déclarés.
    Le chef de l'Etat ne recueillerait notamment que 17% des intentions de vote si DSK se présente, le directeur général du FMI étant crédité du double. Mais Marie-sEGOlène Royal, la candidate socialiste - battue en 2007 - n'était-elle pas également surévaluée en 2006 ?

    Les media militants nous refont à l'envers le coup de la présidentielle 2007. Ils prétendent qu'un tel écart, s'il était confirmé dans d'autres sondages, ne manquerait pas de susciter des interrogations sur la capacité du président sortant à défendre les couleurs de la droite en 2012. Nicolas Sarkozy aurait-il été bien inspiré d'écouter les entrepreneurs en sondages de 2006 ?
    Intervenant sur France 2, le ministre du Budget François Baroin, porte-parole du gouvernement, a déclaré que "ce serait une pure folie d'avoir un autre candidat" l'an prochain.

  • dimanche 27 mars 2011

    Cantonales: le PS confirme, sans plus


    61 départements au lieu de 58, soit trois de mieux, probables
    Le PS ne réussit pas son pari de ravir 10 départements

    A force de dénigriments et d'attaquea ad hominem, la réussite du PS est d'abord et avant tout d'avoir détourner l'électorat des urnes dans un scrutin marqué une nouvelle fois par un taux d'abstention élevé.
    L'abstention se situait autour de 54,97% après dépouillement de plus de 95% des bulletins exprimés dans un scrutin qui concernait 1.566 cantons. Elle est en léger recul par rapport à celle, record, du premier tour (55,67%) mais progresse de plus de 20 points par rapport au deuxième tour des cantonales de 2004 dans les mêmes circonscriptions.

    Seul le FN peut donc dire merci à la gauche. Le Front national a confirmé sa percée du premier tour au second, sans toutefois la transformer en élus. Qui sait à quoi a bien pu servir le "front républicain", arme fatale de la gauche ?

    Largement en tête à l'issue du premier tour, c'est à peine si la gauche augmente ses positions antérieures dans les présidences d'exécutifs départementaux tenus depuis trois ans, puisque la droite est parvenue à sauver des bastions menacés, comme la Sarthe, fief du Premier ministre François Fillon, malgré une succession de raids de ténors parisiens, dont celui de la Ch'tite Aubry.

    Les pourcentages des suffrages exprimés

    Le Parti socialiste (PS) est crédité de 35,73% des voix, l'UMP de 20,21% et le Front national (FN), qui avait pu se maintenir dans quelque 400 cantons, de 11,73%.

    La présidente du FN, Marine Le Pen, s'est félicitée des "montées exceptionnelles" de son parti entre les deux tours, répétant, comme elle l'avait déclaré dimanche dernier, qu'il bénéficie dorénavant d'un "vote d'adhésion".
    Les scores élevés enregistrés par ses candidats - 40% en moyenne selon Marine Le Pen -, n'ont toutefois pas suffi pour lui permettre d'atteindre le minimum de dix élus qu'il espérait.
    Deux étaient recensés vers 22h00, à Carpentras (Vaucluse) et à Brignoles (Var). Mais le secrétaire général du parti, Steeve Briois, a été battu dans le Pas-de-Calais tout comme le compagnon de Marine Le Pen et numéro deux du FN Louis Aliot dans les Pyrénées-Orientales malgré sa forte avance du premier tour.
    Sans oublier la maire de Bollène, Marie-Claude Bompard, seule candidate Ligue du Sud à remettre en jeu son siège, qui est rééelue dans le canton d'Orange-Est. Elle l'emporte avec 55,91% des voix face à la candidate PS Marlène Thibaud (44,09%), pour une participation de 47,23%.
    Le FN paie une fois de plus son isolement dans un mode de scrutin, majoritaire à deux tours, qui favorise les partis en mesure de conclure des alliances, et ce malgré le refus de l'UMP, inspiré par Nicolas Sarkozy, d'appeler à voter dans tous les cas de figure contre le parti d'extrême droite. Quoi qu'en disent les socialistes, "les électeurs de la droite modérée ne vont pas comme ça vers le Front national", a déclaré sur LCI le politologue Jérôme Jaffré.

    Le Parti socialiste peut être déçu
    Il contrôlait déjà 58 départements sur 100, mais n'en prendra (peut-être) que 3 à la droite sur les 10 annoncés, dont les Pyrénées-Atlantiques et le Jura. Dans ce dernier département, la gauche a pris l'avantage dès le 20 mars en décrochant un canton, Les Bouchoux, et Mme Brochen-Aubry n'a effectué son bref passage que pour la forme dans l'entre-deux tour et pour mener sa propre campagne des primaires socialistes. La droite a toutefois obtenu une victoire dans le canton de Chemin, terre socialiste depuis 1979. Jeudi 31 mars, le président Jean Raquin (DVD), le doyen de l'assemblée, laissera probablement sa place au socialiste, Christophe Perny.

    Le PS espère faire de même en Savoie, à La Réunion et à Mayotte ,même si, dans ces trois départements, il faudra sans doute attendre l'élection des présidents de conseils généraux, jeudi, pour que ce succès soit définitivement établi, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant.

    Entre les cantonales 2008 et celles de 2011, Martine Aubry s'est félicitée que son parti puisse totaliser bientôt deux départements sur trois, admettant toutefois qu'il fallait accueillir ce succès "avec beaucoup d'humilité" au vu de l'abstention et du vote Front national élevés...

    Son homologue de l'UMP Jean-François Copé s'est dit de son côté "un peu déçu" des résultats d'ensemble et a assuré que le parti présidentiel tirerait les enseignements de la poussée du FN.
    Si l'UMP n'est pas parvenue à reconquérir la Seine-et-Marne, le fief de son secrétaire général, elle peut en revanche se féliciter d'avoir repris à la gauche le Val-d'Oise, un département "symbole" dont Dominique Strauss-Kahn, le favori des sondages pour la présidentielle 2012, a longtemps été l'élu.

    François Fillon a souligné que le recul de la droite aura été "moins important qu'annoncé" et jugé que le vote protestataire en faveur du FN ne devait pas être "sous-estimé et banalisé".
    La Sarthe avait pourtant été la cible privilégiée de la gauche qui ne peut se targuer d'un basculement qu'elle se tenait prête à exploiter au plan national. Il faut rester humble, assure la Ch'tite Aubry...

    Le Front de gauche voit le Val-de-Marne tomber des mains du PCF et filer entre celles du PS ! L'unité de la gauche...

    Quant à la crécelle des altermondialistes Verts (EELV), Cécile Duflot, elle s'esbaudit. Mais allez lui demander pourquoi.