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vendredi 24 août 2012

Lycées et collèges: gaspillage des collectivités locales PS, au vu et au su de tous

Les lycéens revendent des PC offerts par le Languedoc
Près de 32.000 ordinateurs portables sont offerts tous les ans par la région Languedoc-Roussillon. De nombreux élèves n'y voient aucune utilité.

« Bonjour, je vends mon ordinateur DELL offert en début d'année par la région car j'en ai aucune utilité.» La vendeuse est lycéenne dans la région Languedoc-Roussillon et demande 260 euros contre l'ordinateur portable offert quelques mois plus tôt. Des annonces comme celle-ci, il y en a des dizaines sur Internet et dans les pages des journaux locaux, au grand dam du conseil régional.

En septembre dernier, la région Languedoc-Roussillon s'est dotée de 31.900 ordinateurs de la marque Dell pour un montant total de 15,8 millions d'euros. Les bénéficiaires sont les élèves de
seconde. L'opération doit se répéter encore pendant deux ans pour un coup total de 47,4 millions d'euros, rapporte aujourd'hui Midi Libre. Ce programme a pour objectif d'habituer les lycéens à utiliser l'informatique et d'accéder à un espace de travail virtuel qui doit compléter les cours des professeurs.


«Certains professeurs y sont allergiques»


«On nous a distribué l'ordi sans nous demander notre avis, sans explication, comme on nous sert des frites à la cantine», explique Cerise, qui vend son ordinateur 200 euros dans un journal spécialisé dans les petites annonces. Mais ce qui est plus surprenant, c'est que les professeurs de la région refusent souvent que les élèves utilisent leurs ordinateurs pendant leurs cours: «À aucun moment un prof ne nous a demandé de l'utiliser. Je ne vois pas pourquoi je ne le vendrais pas», ajoute Cerise. «On ne peut quasiment pas s'en servir au lycée, et il y a même certains profs qui y sont allergiques», raconte Maxime, lycéen dans l'Hérault. Selon ce dernier, «ce n'est pas une très bonne machine, le pavé tactile est buggé et la batterie ne tient pas longtemps.


«Dire que l'ordinateur est
utilisé systématiquement dans tous les cours serait faux. Mais nous jouons le jeu avec la région, en formant les professeurs», explique au Figaro, Christian Philip, le recteur de l'académie de Montpellier qui note que le ministère de l'Education s'intéresse de près à cette initiative. «J'espère que ça portera ses fruits l'année prochaine, tout n'a pas été parfait la première année», estime-t-il.

Le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin, n'apprécie pas la démarche des lycéens: «Il y a des travers contre lesquels il faut lutter, notamment en engageant des poursuites», réagit-il. Il précise que des «investigations sont menées» et que «la plupart du temps, nous réussissons à faire retirer les annonces qui sont publiées». La mise à disposition gratuite de la machine ne signifie pas qu'on en devient propriétaire, croit savoir le Midi Libre. «Il y a une convention là-dessus», explique Christian Bourquin sans en détailler les clauses, puisque personne ne lui demande de rendre des comptes.

Interrogé par Le Figaro, un établissement de Montpellier explique que la gestion des ordinateurs n'est pas de leur ressort. En début d'année, les élèves signent uniquement un contrat de maintenance qui permet de faire réparer leur ordinateur gratuitement. Un réparateur se déplace alors dans le lycée après avoir pris rendez-vous avec l'élève.

Par Tristan Quinault Maupoil

vendredi 8 juin 2012

J.-Nono Guérini traîne Nono Montebourg en justice

Une plainte, et une éventuelle mise en examen, visent  Arnaud Montebourg


Socialistes
dos à dos
et P. Mennucci au milieu



Le journal Le Monde révèle que Jean-Noël Guerini a porté plainte  contre Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, avec constitution de partie civile. 
Mardi, le président socialiste du Conseil général des Bouches-du-Rhône a assigné l'avocat socialiste en justice pour "recel de violation du secret de l'instruction" et "recel de violation du secret professionnel". 

La plainte vise les "pièces pénales" du dossier des marchés publics truqués de Marseille
, dit "dossier Guerini", dans lequel le patron PS du département a été mis en examen, le 8 septembre 2011 à Marseille, pour prise illégale d'intérêt et association de malfaiteurs.

Arnaud Montebourg avait dénoncé le système mafieux instauré par le PS local en faisant parvenir rue de Solferino des extraits de procès-verbaux issus du dossier pénal instruit à Marseille, où la commission du PS etait chargée d'enquêter sur la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône. 
Martine Aubry lui avait retourné ces pièces en précisant qu'elles violaient le "secret de l'enquête et de l'instruction".

Fin septembre 2011, le Parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire, puis classé l'affaire. 
S'il était saisi par un juge d'instruction, la procédure pourrait déboucher sur une mise en examen visant le ministre. Selon la "charte de déontologie" rédigée par Laurent Fabius que le président Hollande a fait signer par les membres du gouvernement, ne doit figurer au gouvernement aucune personne "jugée ou condamnée".

Un récidiviste présumé


Le 23 mai, Maître Montebourg avait déjà été condamné par le Tribunal de Grande instance de Paris, pour avoir insulté les anciens dirigeants de SeaFrance. 

mercredi 26 octobre 2011

J.-Noël Guérini, le président de CG socialiste mis en examen: "J'y suis, j'y reste !"

Bouches-du-Rhône: Jean-Noël Guérini impose son retour à la présidence du Conseil général


Le socialiste Jean-Noël Guérini
aux lunettes rondes rappelant,
'les heures sombres de notre histoire',
flanqué de son conseil, Me Patrick Maisonneuve,
également avocat du berger corse Yvan Colonna...


Le socialiste continue à imposer sa loi

Le juge avait suspendu l'arrêté par lequel le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône avait délégué ses fonctions à la tête de la collectivité,
pour ne pas en démissionner à la suite de sa mise en examen.
Guérini a repris ses fonctions mardi.

Dans un communiqué, Nono Guérini a dit "prendre acte de la décision du tribunal administratif" qui l'"oblige à anticiper un retour " initialement programmé pour le 2 novembre. "
A la suite de ma mise en examen, j'ai pris le temps d'organiser ma défense afin de démontrer mon innocence. Aujourd'hui j'entends, avec confiance, continuer mon travail avec les élus de ma majorité", a-t-il expliqué, réaffirmant son refus de "l'instrumentalisation politique d'une instruction".

Selon l'ordonnance de référé, "l'imprécision de l'arrêté contesté quant à la nature des délégations de fonctions consenties à M. Conte" (ci-contre) et le fait "qu'aucun texte n'autorise le président du conseil général à déléguer la présidence" sont "propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision".

Alors que le Conseil général considérait que la condition d'urgence n'était pas remplie, le tribunal a, au contraire, jugé que M. Conte était "susceptible d'ici le 31 octobre 2011 de signer des décisions dont la légalité serait affectée par la régularité de la délégation de fonctions dont il dispose".

Lors de l'audience mardi matin, Me Gilles Sindrès, conseil de Martine Vassal, conseillère générale UMP, avait estimé que la suppléance était " la seule solution juridique appropriée". Dans la délégation, le président du conseil général continue d'exercer sa surveillance et de percevoir ses indemnités, alors que "le suppléant ne rend pas compte et agit de façon autonome", avait-il expliqué.

Le patron de la Fédération socialiste fait fi du Bureau national

"Maintenant, cette affaire devient politique.
Le PS, qui dit laver plus blanc que blanc, va-t-il s'appliquer ses propres règles ou continuer à faire deux poids deux mesures ?", a observé Mme Vassal mardi soir.

Le sénateur des Bouches-du-Rhône, âgé de 60 ans, s'était mis en congé du PS et avait délégué temporairement ses prérogatives de président du conseil général, au lendemain de sa mise en examen, le 8 septembre, pour prise illégale d'intérêt, trafic d'influence et association de malfaiteurs dans une affaire de marchés publics impliquant son frère, Alexandre, roi du déchet.

Harlem Désir, le patron du PS par intérim, avait alors déclaré ce geste insuffisant et lui avait enjoint de " démissionner totalement de la collectivité". Mais en vain !

Martine Aubry avait quant à elle demandé à M. Guérini de "se mettre en retrait de ses fonctions". Elle avait repris possession ses fonctions de Premier secrétaire le 16 octobre, au soir de son funeste second tour de la primaire socialiste remportée par François Hollande et doit maintenant démontrer que la "gauche molle", ce n'est pas elle...

Les opposants à Guérini sortent renforcés
Le tribunal administratif de Marseille a donné raison à la présidente du groupe UMP
, Martine Vassal, qui contestait l'arrêté du 19 septembre donnant délégation de signature au premier vice-président, Daniel Conte, pour les fonctions ne relevant pas des autres élus du conseil général déjà titulaires d'une délégation, à l'exception des recrutements, et ce jusqu'au 31 octobre.

Une conseillère générale (PS), Marie-Arlette Carlotti, a appelé mercredi ses collègues élus au département et les instances du parti à réclamer la démission de Jean-Noël Guérini de la présidence du Conseil général, et son exclusion du PS s'il refusait.

Arnaud Montebourg, qui a dénoncé le premier le système Guérini au PS, boit du petit lait. Dans un entretien au Figaro du 8 septembre, il a accusé le PS d'avoir mis la tête dans le sable.
Avant les sénatoriales, le PS faisait des grâces à "l'infréquentable" 'mafieux': lien PaSiDupes

Madame Tape-dure, qui assurait lors des primaires avoir remis de l'ordre au PS, se sentirait défiée, voire un peu plus "abîmée" encore et "salie" !...

lundi 30 mai 2011

PS: Jean-Noël Guérini, son directeur de cabinet mis en examen pour destruction de preuves

Des preuves auraient compromis le président du CG des Bouches-du-Rhône

La Fédération PS ne doit donc pas sa puissance à sa seule vertu

Le directeur de cabinet du président socialiste du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, a été mis en examen lundi pour « destruction de preuves ».

Rémy Bargès est soupçonné d'avoir procédé au changement du parc informatique des membres du cabinet de Jean-Noël Guérini quelques jours avant une perquisition des gendarmes au Conseil général, en novembre 2009, dans le cadre de l'instruction menée sur des marchés publics présumés frauduleux, impliquant le frère du président, Alexandre Guérini, au point que ce dernier est déjà à l'ombre.
Lien Le Nouvel Observateur

« Aucun lien avec Alexandre Guérini », assurément

L'avocat du présumé innocent, Me Olivier Lantelme, a pour sa part estimé que ce délit supposé n'avait « aucun lien avec les affaires d'Alexandre Guérini », le frère du président du Conseil général. Autant dire que si cette affirmation était vérifiée, les affaires Guérini prennent une ampleur accablante.

Préalablement à cette mise en examen, Alexandre Guérini avait bénéficié d'une libération discrète.
L'homme d'affaires en décharges publiques du département administré par son frère (et au-delà) avait versé une caution de 300 000 € avant d'être autorisé à quitter le 17 mai la maison d'arrêt neuve de Luynes, près d'Aix-en-Provence, où il était incarcéré depuis le 1er décembre 2010, dans le cadre d'une enquête sur des marchés publics présumés frauduleux dans la région marseillaise.
Il a été mis en examen pour
- abus de biens sociaux,
- détournement de fonds et de biens publics,
- recel,
- corruption active,
- trafic d'influence
- et détention de munitions.
Il reste sous contrôle judiciaire et son passeport lui a été confisqué.
Sans doute peut-on aisément comprendre que des charges aussi légères aient pu justifier son retour à l'air libre, bien que son influence se soit pourtant exercée aussi au Conseil général où, pour le réseau d'affidés des deux frères, il obtenait des logements auprès de l'Office HLM départemental ou des emplois dans des maisons de retraite.
Ô surprise, malgré les affaires mafieuses au CG13, Jean-NoNo s'est fait ré-élire à la présidence des Bouches-du-Rhône: y aurait-il quelque chose de pourri au pays des déchets Guérini ?
Cet expert socialiste en déchets a été exfiltré de la prison dans un véhicule de l'administration pénitentiaire aux vitres fumées.
Un privilège rare compatible avec l'éthique des nantis de gauche.

lundi 29 mars 2010

PACA: Guérini (PS) s'en prend à Muselier (UMP)

A deux doigts d'en venir aux mains


Alexandre Guérini, le frère du président du CG13 et chef d'entreprise dans le recyclage, a menacé Renaud Muselier, le député UMP au Cercle des Nageurs de Marseille le samedi 27.
L'agression a failli en faire oublier la "visite privée et technique" du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, à Marseille autour de "Marseille-Provence, capitale européenne 2013".
A 12h30, sur la terrasse du Cercle des Nageurs de Marseille, aux Catalans, Alexandre Guérini croisa le député UMP Renaud Muselier et le socialiste prit très vite à partie l'UMP.
Provocation, noms d'oiseaux, injures et menaces fusèrent. "C'est toi qui as fait la lettre !", lance Alexandre Guérini au député, qu'il accuse d'être à l'origine du courrier anonyme qui a saisi les autorités judiciaires dans l'affaire de l'information ouverte contre X sur des "entorses" (selon La Provence !) présumées aux marchés publics. Dans la presse libérée du PS, on parle plutôt de corruption et d'entente sur les marchés publics, tout aussi présumés.
Lire PaSiDupes
Nul, pas même le juge, ne sait d'ailleurs qui est le véritable rédacteur de ces missives. Les deux hommes n'en viendront pas aux mains, et Alexandre Guérini, qui a fait l'objet de plusieurs perquisitions, a probablement été bien avisé, car Renaud Muselier est ceinture noire de karaté !

Pour intimider Renaud Muselier, il faut venir à plusieurs contre un
, comme les gros bras du syndicat FO qui rouèrent le député UMP de coups.
En septembre 1994, les dockers de Marseille avaient fracassé le député UMP. dialogue social rompu à coups de barres de fer: un "passage à tabac", selon l'INA, mais il est vrai que "fumer tue".
VOIR et ENTENDRE le document INA

La ville de Marseille est réputée sale, mais le ramassage des ordures reste largement dominé par FO. Alexandre Guérini est justement entrepreneur dans ce secteur, et les sales affaires de poubelles ou d'incinérateur (comme à Fos-sur-Mer) jonchent la Région, mais toute coïncidence avec le CG13 ne serait que le fruit pourri du hasard... Lien Marsinfo
Cette fois et pour l'heure, le député UMP n'a pas déposé plainte, mais l'information est remontée au plus haut niveau.
Le procureur de Marseille, le préfet de police et même le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, ont été avisés. " C'est la première fois que je suis menacé en direct ", déplore Renaud Muselier, qui avait été entraîné dans un coin à l'abri des regards par FO. Alexandre Guérini est, dit-on, injoignable. La juge Vichnievsky saura-t-elle en retrouver la trace ?

Vichnievsky (EE) veut nettoyer la Provence

Du pouvoir, Mme Propre n’a vu que les mauvais côtés avant d'y pénétrer.
Ce goût pour la crasse ne serait-il pas pathologique? Quand on lui demande si la classe politique est corrompue, la célèbre juge de l’affaire Elf lance: "En tant que magistrate, je n’ai connu que la pathologie, je ne peux pas répondre."
Actuellement avocat général à la Cour d’Appel de Paris, la candidate parachutée en Provence réfléchit, puis ajoute: "Non, tous les politiques ne sont pas pourris, même en PACA." Même en PACA ? On imagine le séisme que va constituer son intérêt subit (bien que refroidi) pour cette région, où elle possède une maison dans un coin idyllique et vert à souhait, au Rayol-Canadel (Var). "Je suis attachée à la règle de droit, j’ai envie qu’elle soit respectée par tous, en PACA peut-être plus qu’ailleurs. Quand je lis, dans la presse, qu’il y a à l’instruction une affaire de détournement de subventions accordées par le Conseil Régional, ça me choque."

Allusion à Sylvie Andrieux, l'une des ex-vice-présidentes et des casseroles de Michel Vauzelle pour quatre ans. Lire PaSiDupes

Et encore, la vice-présidente du Conseil Régional fait-elle mine de ne pas avoir entendu parler des frères Guérini, Jean-Noël et Alexandre, les boulets du PS au Conseil Général.

samedi 9 juin 2007

Le CG 13 accroît la fracture sociale

Le gouffre financier de ses espaces numériques de travail
Le Conseil Général des Bouches-du-Rhône dirigé par Jean-Noël Guérini pousse la démagogie un peu loin. Tout en accusant le gouvernement d’alourdir les charges régionales, le CG 13 dispose de l’argent public dans des opérations contestables sur le fond, grâce à une campagne publicitaire douteuse dans la forme. Les deux ont un coût…

Le Président ravi du CG 13 écrit : « […] Pour un jeune, ne pas maîtriser l’outil informatique ni internet est un handicap, quel que soit le métier auquel il se destine. »
Ce qui est un poncif sans fondement : de nombreux centres sociaux sont équipés par les communes, les centres multimédias fleurissent partout et les bibliothèques sont largement équipées. Cette opération est redondante et l’argument de Guérini n’est pas valide.
Il continue dans la même veine. « Doublant la fracture sociale, la fracture numérique amoindrit les chances de ceux qui, justement, en avaient le plus besoin. » 'Justement' pas ! Il suffit de passer un instant seulement dans les médiathèques pour constater que la fracture numérique est une mauvaise blague : la population qui fréquente les médiathèques est d’une part initiée et d’autre part très bruyante, constamment menacée d’expulsion et davantage intéressée au chat qu’à la recherche documentaire et culturelle. Aucune cotisation n’est généralement exigée, ou symbolique. Quiconque est motivé peut réduire la fracture numérique sans bourse déliée, jusque dans les villages.

Il s’enfonce dans l’erreur. « Pour apporter à tous les jeunes les compétences nécessaires, pour affronter les défis de demain, le Conseil Général 13 a voulu prendre la bonne décision. "
Or les ‘défis de demain’ sont relevés par ceux qui se bougent et non pas par ceux qui attendent que ça leur tombe tout cuit. Ce que le CG13 favorise en se faisant mousser. L’opération est médiatique en faveur du CG13 et non pas pédagogique. La ‘bonne décision’ aurait consisté à stimuler la jeunesse des Bouches-du-Rhône plutôt qu’à la ramollir.

Toujours plus profond, Guérini ! « Département pilote en la matière, il franchit aujourd’hui une nouvelle étape en allant du portable à la classe nomade, en étendant l’usage de l’ordinateur personnel à la famille, du collège au département numérique. » Et tout cela sans se soucier de savoir si les familles victimes de la fracture numérique parlent toutes la langue et utilisent toutes l’alphabet commun. Le département pilote en question contribue de fait à la fracture numérique avec les département moins riches de l’académie qui ne peuvent gaspiller. La fracture sociale n’est pas réduite par Guérini, mais aggravée. S’il est vrai qu’une opération dispendieuse comme Ordina 13 est la solution aux inégalités sociales, l’égalité scolaire est-elle de ce fait préservée partout sur le territoire national ? Les citoyens des départements alpins électeurs du camarade Jean-Louis Bianco à Digne, par exemple, candidats au bac, ont-ils les mêmes chances de réussite que ceux des Bouches-du-Rhône ?

Guérini se dilate bien comme il faut… « C’est tout le sens du passage du prêt au don de l’ordinateur portable : mettre notre département à la pointe du mouvement de fond créé par les technologies de l’information et de la communication dans notre société. » ‘Mouvement de fonds’ important, en effet ! Le financement est assuré à 100% par le citoyen...

Le Conseil Général des Bouches du Rhône a donc décidé de modifier quelque peu son opération Ordina 13. L’opération, qui a quatre ans « avait pour but jusqu’à présent de prêter un ordinateur portable à tous les élèves de 4e et 3e de l’ensemble des collèges du département » explique M. Doust, du service communication. En tout 60 000 ordinateurs sont prêtés chaque année, circulant de mains en mains entre les ex collégiens et les futurs 4ème.
Cette année, les ordinateurs seront tout simplement donnés à ces élèves, vient d’annoncer le Conseil général des Bouches du Rhône, royal, avec l’argent des contribuables…

Parallèlement à l’initiative, un programme d’informatisation des collèges a été mis en place avec comme cheval de bataille : un ordinateur fixe pour 5 élèves dans ces établissements publics, le câblage et la connexion internet haut débit, plus des bornes WiFi. Ces bornes permettent au Conseil Général d’épier ce qui se passe dans les collèges de l’Education Nationale. Outre le portable, « les collégiens bénéficient d’un accès Internet illimité dans le collège et 10h à la maison » (en RTC), explique le Département. Le projet a été épaulé par la création de 150 postes d’accompagnateurs informatiques et techniques (ATI), soit à peu près un par collège afin d’assurer l’assistance et la maintenance du parc. Parmi les logiciels installés, la suite bureautique, Star Office 7 et l’encyclopédie Hachette multimédia avec son atlas et sa partie dictionnaire.
De nombreux collèges n’utilisent pas les ordis en classe et les élèves ne les transportent pas : ils dorment à la maison où sont revendus à bas prix à la Porte d’Aix à Marseille, puisqu’il suffit de déclarer un vol. La quantité d’appareils endommagés et inutilisables dépasse les prévisions et incite le CG 13 à adapter son opération … « Dès cette année, malgré le succès mitigé en termes pédagogiques de cette offre, on a décidé de donner les machines » explique le Conseil Général rappelant qu’une grosse partie du public défavorisé n’a pas l’outil informatique à la maison. En vérité, nous le répétons, les ordis pouvaient être ramenés à la maison : la bonne preuve, c’est l’argument de propagande selon lequel chaque élève bénéficiait de 10h de connexion internet gratuite. « L’ordinateur sera nettoyé comme à chaque fin d’année. Ce sera LEUR ordinateur portable et nous rachèterons 30 000 nouveaux ordinateurs portables ». NOUS, ce n’est pas le Conseil Général socialiste du sénateur Guérini, soutien de Royal, mais VOUS, les contribuables de la région. Les ordinateurs sont des Nec dont le prix d’achat en 2003 était de 1000 euros pièce.

Si le contribuable croit être quitte, il se fait des illusions. Chaque collégien et ses professeurs devra à la rentrée être équipé de CLE USB. Evidemment, car si les portables dorment à la maison, les élèves n’y sont pas encore encouragés au collège par le Conseil Général des Bouches-du-Rhône du socialiste Guérini ! Il fallait cela – pour un coût supplémentaire que vous imaginez– et faire de l’espace numérique plus qu’un gouffre financier, un lieu de …travail ! Une clé USB fait véritablement le lien entre le collège et la maison, tandis que l’ordi à raison d’un accès internet gratuit d’1h45 par jour pousse à la consommation payante, tant il est vrai qu’une recherche documentaire peut prendre beaucoup de temps, comme chacun sait. En fait, le système choisi par le CG 13 incite donc à court terme les parents à ne pas priver leurs enfants d’une souscription payante à un forfait auprès d’un fournisseur d’accès, pour environ 30€. De quoi réduire la fracture numérique, au dépens de la fracture sociale !
Plus raisonnable et sans doublon avec les ordis, nous verrons ci-dessous quel usage fait des clés USB le CG06.

Il faut ajouter à cela que la propagande éhontée est assurée par le CG13

A titre d’exemple, l’argent coule à flot sous formes de brochures et dépliants sur papier glacé. D’abord, le contribuable du département est heureux de financer le quatrième numéro de Le Mag (ou Ordinamag) , une publication grand format de 24 pages –tout de même– du Conseil Général, avec la tronche de Jean-Noël Guérini, comme sur toutes les autres, mais ici celle du recteur d’académie, Antoine de Gaudemar, dont le frère travaillait à Libération.
Le contribuable est en revanche heureux d’être soulagé dans le financement d’une BD de pas une de moins de cinquante pages (ci-contre à droite) sur papier glacé, intitulée Ca n’arrive p@s qu’aux autres, à laquelle pas moins de quatre scénaristes et une dessinatrice ont contribué. Vous attendiez-vous que les sponsors soient Boulanger et … Microsoft ?

La preuve de la pub dans les établissement scolaires, avec la participation du rectorat? Cliquer ICI...

A ceux qui considéreraient que la critique est facile, trop facile, PaSiDupes répond par l’exemple du Conseil Général des Alpes Maritimes :
Une clé USB au lieu de x livres dans le cartable
"Les quelques 13.000 élèves de 6e des Alpes-Maritimes vont recevoir une clé USB afin d'alléger les cartables, a annoncé le 04/09/2006Christian Estrosi, président du conseil général et ministre délégué à l'Aménagement du Territoire.Cette clé de 512 Méga Octets "permet de recueillir des cours et des exercices faits en classe puis de les utiliser chez soi ou dans l'établissement pour les familles qui n'ont pas d'ordinateur à la maison", a souligné M. Estrosi au cours d'une conférence de presse [...] Le conseil général va poursuivre l'expérimentation d'"espaces numériques de travail" (ENT) permettant aux élèves de quatre collèges de disposer d'un cartable virtuel personnel [...]"

Le CG06 n’est sans doute pas ‘pilote’, mais plus réfléchi que le CG13 et plus soucieux de l’argent public…
Information à l’attention des parents et fédérations de parents d’élèves qui font des déclarations dans les médias pour déplorer les années scolaires raccourcies…:
Les ordinateurs du Conseil Général sont distribués courant octobre et retirés avant les vacances de Pâques –le 16 avril, cette année ! Et le Conseil Général vous berne en annonçant "la mise en œuvre de projets pédagogiques fondés sur une utilisation de l’informatique" : combien de mois dans l’année? Puisque « La distribution des ordinateurs portables aux élèves de 4e et 3e s’effectue entre le 21 mai et le 3 juillet 2007, dans les collèges du département, avant le départ en vacances d'été. » Pour les devoirs de vacances ?
A l'attention des professeurs qui croient encore à la propagande du CG 13
Le Conseil Général annonce: "Cette année encore, 60 000 ordinateurs portables distribués à tous les élèves de 4e et 3e ainsi qu'à leurs professeurs." C'est faux! Pas de don pour les profs supposés utiliser l'informatique. Dans tel établissement du 13 où il en restait dix que les élèves ne voulaient pas, un homme en noir du Conseil Général a répliqué par cette exclamation à des profs qui s'étonnaient : "Plutôt les jeter à la casse que de les donner aux profs!..." ! Authentique!
La 'république du respect' est une promesse vaine tant que les socialistes ne sont pas élus; lorsqu'ils le sont, comme Guérini et Escoffard, à la casse la 'république du respect' !