Jean-Louis Borloo croit pouvoir faire du neuf avec du vieux
Née de parents immigrés maghrébins, l'ex-résidente du quartier des Prés-Saint-Jean à Chalon-sur-Saône, Rachida Dati n'a pas de mots assez durs pour dénoncer les propositions de son ex-collègue. Le "plan Banlieues" rédigé par Jean-Louis Borloo "veut sauver les banlieues avec les vieilles recettes," met en garde l'ancienne garde des Sceaux dans Le Figaro.
Estimant sa mission remplie, le 15 février 2017, dans un entretien accordé au quotidien Le Figaro, l’ancien avocat annonça qu’il souhaitait désormais se mettre "au service d’une nouvelle cause collective", évoquant notamment, à quelques mois des élections présidentielle et législatives, "le déclassement de la France" et - après celui de l'Afrique - le "sauvetage de l’Europe"...
Ce rappel de Rachida Dati est d'autant plus cruel que cet argent n'a pas eu d'effets. Logiquement, elle s'interroge sur les moyens supplémentaires réclamés par Borloo. "Alors à quoi vont servir ces 48 milliards d'impôts supplémentaires ? A financer une Ecole Nationale d'Administration pour banlieusards, alors que le décrochage scolaire intervient dès le collège, que la violence et la désintégration républicaine gangrènent une partie de ces territoires. Et ce n'est pas la tarte à la crème'du numérique' qui empêchera les fractures", lance la maire du VIIe arrondissement de Paris .
"Ce plan ne comporte ni responsabilité, ni devoir, ni sécurité, met-elle en garde. Alors non, les impôts des Français ne doivent pas contribuer à notre affaiblissement, pour la seule bonne conscience de ceux qui méprisent ou victimisent les habitants de ces territoires", fustige Rachida Dati.






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