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dimanche 14 avril 2019

Acte XXII des Gilets jaunes : la loi anticasseurs "n'a pas marché" samedi, déplore Laurent Wauquiez

Macron a-t-il su appliquer la  loi anti-casseurs ?

Macron a commis une erreur en déférant la loi devant le Conseil constitutionnel : il a provoqué la suppression de l'article 3 de la loi

Résultat de recherche d'images pour "Toulouse black bloc"

Cet article aurait permis à Macron d'interdire certains individus de manifestation, explique le président des Républicains. 
Promulguée jeudi dernier et pour la première fois en vigueur samedi, pour l'Acte XXII des Gilets jaunes, la loi anticasseurs "n'a pas marché", a déploré dimanche le président du parti Les Républicains (LR) Laurent Wauquiez, fustigeant "un échec majeur de l'autorité". "On est juste au 22ème week-end de mobilisation des gilets jaunes, et vous avez à nouveau ces images de casseurs, de gens qui détruisent du mobilier urbain, qui brûlent des voitures et qui s'attaquent aux forces de l'ordre", a affirmé Laurent Wauquiez, invité de BFMTV.

Une loi "vidée de sa substance"
"Ce qu'on a constaté ce samedi, c'est que la loi sur les casseurs, ça n'a pas marché. Pourquoi? Parce qu'elle a été vidée de sa substance par la censure du Conseil constitutionnel", a-t-il estimé, mettant en cause le "président de la République qui lui-même a affaibli la loi en la déférant au Conseil constitutionnel".
Adoptée le 12 mars en réponse aux violences lors des mobilisations des Gilets jaunes, la loi anticasseurs crée notamment un délit de dissimulation volontaire de "tout ou partie" du visage, passible d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende. 
Or, son article 3, qui permettait aux préfets de prononcer des interdictions administratives de manifester, a été censuré par le Conseil Constitutionnel. "On assiste à un échec majeur de l'autorité", a regretté le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Selon l'ancien ministre, le gouvernement "n'a pas pris la mesure assez tôt et porte la responsabilité de ce qui s'est passé samedi."

Image associée

Selon un dernier bilan fourni par la préfecture de police, 35 personnes ont été interpellées samedi à Paris lors de la manifestation des Gilets jaunes. 
A Toulouse, qui était le principal lieu de rassemblement le 13 avril et où ont convergé plusieurs milliers de personnes dans le centre-ville, sont à déplorer 21 blessés et 45 interpellations. Les forces de l'ordre ont eu affaire à des activistes de l'extrême gauche du black bloc, des groupes de "casseurs organisés", encagoulés et masqués, en dépit de la loi.

lundi 21 janvier 2019

La loi "anti-casseurs" arrive à l'Assemblée, plongeant la majorité dans l'embarras

La proposition de loi anti-casseurs voulue par Edouard Philippe sera à l'ordre du jour de la commission des lois de l'Assemblée, mercredi

Certains dans la majorité craignent une atteinte à la liberté et réclament des modifications

Après deux mois de mobilisation des Gilets jaunes et de manifestations que des éléments radicaux incontrôlés ont pu faire dégénérer en décembre, le gouvernement a sauté sur l'opportunité pour légiférer contre la violence de rues. Le 7 janvier, Edouard Philippe avait appelé de ses voeux et défendu la création d'un nouveau texte censé venir muscler l'arsenal répressif contre les casseurs

Prévue pour début février, cette loi permettrait en particulier de durcir les sanctions contre les casseurs venant cagoulés ou les organisateurs ne respectant pas l’obligation de déclarer des manifestations. Un fichier de recensement de ces individus avait alors été mis sur la table. Un de plus, sachant que les 'fichés S' courent les rues.

Dès mardi 22 janvier, cette promesse du premier ministre sera bien examinée en commission de l'Assemblée. Elle passera ensuite par l'Hémicyle dès le mardi 29. Or, seulement une partie des députés LREM semble approuver ce texte en l'état. Ces mesures voulues par le gouvernement, en vérité déjà existantes contre le hooliganisme dans le sport, sont aujourd'hui attribuées - pour certains axes - au Républicain Bruno Retailleau. 
Celui-ci avait en effet proposé une loi sur la question, votée au Sénat le 23 octobre dernier. Dans les grandes lignes, le texte prévoyait des fouilles à l'entrée des cortèges de manifestants, ce qui a déjà été mis en application, notamment sur les Champs-Elysées, un fichier national de personnes interdites de manifestations ou encore de faire du port de la cagoule un délit passible de prison. 
Des supporters se battent en tribune lors du match Angleterre-Russie au stade Vélodrome de Marseille, en phase de pools de l\'Euro de foot de 2016.
En fait, depuis, Edouard Philippe l'a ardemment désirée, répétant trois fois en dix minutes, lundi 7 janvier, au 20h de TF1 : les casseurs "n'auront pas le dernier mot", dans la crise des "gilets jaunes". Et pour cela, il voulait déjà une loi dédiée qui permettrait, notamment, la création d'un fichier national recensant les auteurs de violences pendant les manifestations. Un document dont le chef du gouvernement a précisé qu'il se ferait sur le modèle de ce qui existe déjà contre les ...hooligans.

Nul n'a oublié que, lorsqu'ils étaient aux affaires, les socialistes et la gauche radicale dans son ensemble refusaient de faire un délit du port de capuches et de cagoules. 
En février 2015, des hommes cagoulés et armés ont ouvert le feu sur la police, dans les minutes précédent le passage du premier ministre socialiste, Manuel Valls, en pleine rue dans une cité sensible des quartiers Nord de Marseille, la cité de la Castellane, en quasi-état de siège. Sept kalachnikovs et plusieurs kilos de drogue ont été retrouvés, a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, en fin d'après-midi. 
En octobre 2016, une dizaine d'activistes d'extrême-gauches encagoulés a pourtant détruit le local de la permanence du PS à Saint-Etienne.

Avant le phénomène Gilets jaunes, le 23 octobre dernier, les sénateurs socialistes et communistes s'étaient alors opposés au projet de loi, arguant qu'une telle loi ne pouvait qu'être une atteinte à la liberté de manifester, certains faisant même le rapprochement avec la loi anti-casseurs de 1970 supprimée par François Mitterrand.

Du côté de la majorité, on se montre donc plus qu'incertain, écrit le JDD, comme le résume le responsable du texte pour la majorité Jean-François Eliaou, député LREM de l'Hérault, candidat de l'Union de la droite aux Élections départementales de 2015 et pédiatre, qui proposa à François de Rugy, alors président de l'Assemblée, une feuille de route pour la création d'une agence d’évaluation parlementaire permanente.
"Il y a un équilibre à trouver entre les outils à mettre à la disposition de nos forces de l'ordre et la tentative de liberticide qui limiterait le droit constitutionnel de manifester".

Car c'est bien ce qui effraie les députés: comment appliquer un système initialement mis en place dans le cadre d'interdictions de stade lié à l'anti-hooliganisme, à des manifestations?

Des amendements déposés par les élus LREM

Plusieurs députés  majorité présidentielle ont donc déposé des amendements dont l'un propose par exemple de supprimer deux des mesures principales du texte. En outre, celle qui autorise des fouilles lors de filtrages et celle qui permet aux maires ou préfets d'interdire de manifestations certains individus. Parmi la douzaine à l'étude, celui porté par Sacha Houlié, 31 ans, ex-militant du Parti socialiste, qui propose de renforcer le contrôle par le Parlement de ces dispositions, avec le soutien d'une cinquantaine d'élus.

Si la doxa socialiste entraîne une réticence du côté des députés LREM qui sont issus du PS, certains renégats concèdent tout de même que sur le principe, une telle loi permettrait "de répondre à une demande d'ordre public qui émane de la population", nuance Sacha Houlié dans le JDD. Les macroniens se préparent à trouver  un consensus, de gré ou de force, toute idéologie passée bue.

Après la réponse économique, la réponse sécuritaire. 
La loi dite "anti-casseurs" est examinée en commission des lois à partir de mercredi matin, et débattue la semaine suivante dans l'Hémicycle. Le texte, qui comporte huit articles, vise à sanctionner plus durement les auteurs de violences lors des manifestations et à identifier les "casseurs", notamment par la création d'un fichier dédié. 

"Reprendre un texte proposé pendant notre semaine de niche parlementaire, au départ, on n'était pas vraiment contents", reconnaît un député macronien. D'autant que les récents questionnements sur l'utilisation du Flash-Ball par les forces de l'ordre risquent d'agiter un peu plus les débats. "Je pense que ce texte ne pose aucune difficulté, rassure la présidente de la commission des lois, Yaël Braun-Pivet, une ex-socialiste et avaleuse de couleuvres...

Le temps des faux-culs et des faux-semblants


Le dialogue se tend entre le gouvernement et sa majorité à l’Assemblée nationale autour de la proposition de loi anticasseurs. Désireux d’accentuer la répression, le gouvernement s’est appuyé sur une proposition de loi (PPL) déjà votée en octobre au Sénat à l’initiative de Bruno Retailleau (Les Républicains).Les députés doivent commencer à en débattre mercredi 23 janvier en commission, après l’audition la veille du ministre de l’intérieur, Christophe Castaner. 
Mais, dégainé début janvier par le premier ministre, Edouard Philippe s'expose à  la fronde de députés de La République en marche (LRM) qui redoutent des dispositions "liberticides". Dimanche soir, ces derniers envisageaient la suppression de trois des dispositions phares de la PPL. Les velléitaires tiendront-ils tête jusqu'au vote ?

Premier élément de crispation, l’article 1 qui instaure un périmètre de sécurité autour des lieux de manifestation. Lors d’une première rencontre avec Christophe Castaner, mardi 15 janvier, les députés l’ont interrogé sur l’intérêt d’une telle mesure. "Je n’ai toujours pas compris", lâche le blanc-bec Sacha Houlié, avocat par protection. 

Autre mesure clivante : la création d’un fichier de "casseurs". La députée LRM Paula Forteza, élue d'Amérique latine et Caraïbes et partisane de la participation citoyenne, a déposé un amendement pour supprimer cette disposition. Dimanche soir, l’élue était soutenue par une vingtaine de ses collègues.

"Risque arbitraire" ?
Mais la principale pierre d’achoppement reste l’article 2 de la proposition de loi. Celle-ci prévoit un dispositif-clé : l’interdiction administrative de manifester. Lors de la première rencontre avec Christophe Castaner, plusieurs députés LREM et MoDem s’en sont inquiétés. Tel qu’il est actuellement rédigé, le texte permet aux préfets d’interdire de manifester à toute personne déjà condamnée pour violences, appartenant à des groupes "incitant, facilitant ou participant" à de tels faits, mais aussi "à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public".  
C’est ce dernier point qui suscite la frilosité de la majorité. "Nous avons une réserve majeure sur ces interdictions administratives qui ne sont pas fondées sur une condamnation", estime la députée MoDem Laurence Vichnievsky, ancienne magistrate. "Le risque d’arbitraire existe !", insiste une députée LREM anonymée, face au manque de "critères" précis permettant d’encadrer ces interdictions. On sait pourtant que la précision est un obstacle à toute application. 
Si plusieurs élus demandent la suppression de cet article, ils pourraient se heurter à l’opposition du gouvernement. "Le ministre a l’air de vouloir le préserver", observe ainsi L. Vichnievsky. Et elle ne convoque pas encore le Conseil constitutionnel en appui à ses réserves...

Les cagoules des casseurs sont interdites par décret depuis ...2009
Les cagoules, foulards et lunettes de piscine étaient tolérés
par les socialistes et leurs alliés d'extrême gauche
Sarkozy avait dû défendre Nice de nouvelles mesures pour endiguer la violence des bandes. Le président de la République y défendit son plan contre les bandes qui pourrissent la vie des quartiers de la Seine-Saint-Denis à Marseille, en passant par la périphérie de Strasbourg.
Alors que les images de Black Bloc saccageant la capitale alsacienne lors du Sommet de l'OTAN étaient pourtant encore fraîches à la mémoire, Nicolas Sarkozy a déjà fait savoir qu'à sa demande, son ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, avait transmis un projet de décret à Matignon pour faire interdire le port d'une cagoule ou d'une capuche servant à dissimuler les traits du visage lors des manifestations de rue. L'objectif était de permettre à la police d'identifier les casseurs, en les distinguant des manifestants paisibles. "C'est pour séparer le bon grain de l'ivraie que nous sommes contraints d'adopter ces mesures que d'autres pays européens, comme l'Allemagne, ont mises en application depuis longtemps", soulignait-on dans l'entourage du chef de l'Etat.
La capitale des Alpes-Maritimes s'était imposée pour ce déplacement, puisque son député-maire, Christian Estrosi, devait être le rapporteur de la proposition de loi contenant l'arsenal anticasseur voulu par le chef de l'Etat. Un texte dont le Parlement doit se saisir avant la fin du mois. 
Dans sa mouture initiale, il devait permettre de punir de trois ans de prison et 45.000 euros d'amende quiconque fait partie "en connaissance de cause", d'un groupement, "même formé de façon temporaire", dès lors que cette bande "poursuit le but, caractérisé par un ou plusieurs faits matériels, de commettre des violences volontaires contre les personnes ou des destructions ou dégradations de biens".

"Sanctuariser" l'école
Ses rédacteurs avaient même voulu rendre ces sanctions "également applicables à la personne qui, sans être elle-même porteuse d'une arme, participe volontairement à un attroupement dont une ou plusieurs personnes portent des armes apparentes". Mais cette rédaction fit débat dans la majorité. "D'autant que le Code pénal contient déjà une définition des bandes dans son article L 132-71", assurait-on à la commission des lois de l'Assemblée nationale. Le chef de l'Etat dut lever les éventuelles ambiguïtés sur ce point. 

A Nice, il entendait surtout réaffirmer les axes forts de son plan qui visait aussi à "sanctuariser" l'école, en augmentant les peines en cas d'intrusion en bande dans les établissements scolaires. Elles pouvaient aller jusqu'à sept ans de prison et 100.000 euros si le groupe de voyous concerné comprenait ne serait-ce qu'un membre porteur d'une arme. Même le fait d'agresser les proches d'un professeur ou d'un agent de vie scolaire deviendrait, selon les nouvelles dispositions, une cir­­constance aggravante.

Sarkozy en profita aussi pour "rétablir certaines vérités"
, renvoyant les adeptes de la "police de proximité" à leur bilan, en quelques chiffres : depuis 2002 et Jospin, la délinquance avait baissé de 15 %, faisant 600.000 victimes de moins, quand, durant les cinq années de gestion socialiste, juin 1997-mai 2002, elle avait fait 600.000 victimes de plus.

mercredi 31 octobre 2018

Essonne : le magasin Intersport, pillé par une vingtaine de "personnes"

Intersport, en territoire perdu de la République

Une bande de voleurs encagoulés a fait une irruption groupée dans le magasin Intersport
d’Etampes


Masqués, cagoulés ou encapuchonnés, des voleurs en bande organisée ont fait une razzia et vidé les étalages, ce mercredi, vers 19 heures.

Des agents de sécurité ont tenté d’intervenir mais, en infériorité numérique, ils n’y sont pas parvenus. Ils ont en revanche reçu des coups et ont tout de même réussi à récupérer une partie du butin.

Les policiers nationaux, qui quadrillaient le secteur, sont rapidement intervenus et ont interpellé quelques suspects. Mais la plupart des voleurs avaient déjà fui avec une grande partie des vêtements à la vente. L’inventaire était en cours ce mercredi soir dans le magasin pillé.

vendredi 23 mars 2018

Montpellier: des bloqueurs ont été boutés hors de la fac par des individus encagoulés

La faculté de droit rendue aux étudiants, ça ne satisfait pas la gauche radicale 

Cette nuit, l’université de droit de Montpellier a connu des affrontements qualifiés de violents. 

Plusieurs "jeunes" (?) encagoulés et équipés de "tasers" se sont introduits dans un amphithéâtre occupé par des étudiants en grève dans les locaux de la faculté de droit et de sciences politiques de Montpellier, rue de l’Ecole Mage, en plein cœur de la vieille ville, dans la nuit du 22 au 23 mars, à l'issue de la journée de mobilisation contre le Plan Etudiants, qui jouait les prolongations, puisqu'une AG de l’union syndicale Solidaires (trotskiste) avait commencé en début d'après-midi, terminée vers 17h00. Les squatteurs se sont déclarés agressés par une douzaine d’hommes encagoulés. 
Les forces de l’ordre sont intervenues vers 1 heure du matin. Plusieurs jeunes sont hospitalisés.

Ils ont visiblement tenté de reprendre possession des locaux de force.
Selon "plusieurs témoignages, dont Libération ne dit rien de la légitimité à se trouver sur les lieux et dont l'identité n'est pas communiquée par la presse d'investigation, les légitimistes étaient armés de matraques ou de bâtons. 

Le doyen de la faculté, Philippe Plétel, a été rapidement accusé d’avoir soutenu, voire commandité, cette évacuation. Le doyen "aurait facilité l'entrée des agresseurs," écrit le quotidien. Le "chef d'établissement" public nie toute implication, tout en signifiant malgré tout son soutien aux étudiants non grévistes, puisque sa fonction en fait le garant de la sérénité des lieux consacrés à l'enseignement et à la formation.

Voici le témoignage, recueilli par Libération, d’
un étudiant ('lambda' ?) qui assure que le doyen de la faculté a ouvert la porte. 
Un peu avant minuit tout le monde est sorti de l'amphi, parce qu’on a vu des personnes tout de noir vêtues et [le doyen] Pétel, ils sont entrés par une porte [de l’amphithéâtre] qui était fermée. C'est le doyen qui a ouvert la porte. Je l'ai vu de mes propres yeux. Ils sont entrés dans l'amphi, ont frappé les étudiants [le doyen a-t-il frappé des étudiants ? S'est-il défendu ?]. Moi j'ai pris deux coups à la tête, un dans le ventre, j'ai des marques aux visages et le nez qui saigne. Ils avaient des matraques en palettes en bois. Pétel a ouvert une porte aux hommes en noir, les a laissé faire. La sécurité incendie n'a rien fait; elle les a laissé faire. Les hommes en noir étaient une dizaine, cagoulés. Des étudiants en droit ont reconnu [parmi eux] des professeurs de la faculté. Un professeur en droit civil et un professeur d'histoire du droit.

Les hommes en rouge, qui sont des agents en charge de la sécurité incendie, et non des vigiles, sont accusés de ne pas s'être interposés (ci-contre). L'université explique qu'ils "assuraient l'évacuation de la faculté."

Libération publie le témoignage du doyen Philippe Pétel, qui assure ne pas être à l’origine de de l’évacuation :
"Il y a eu une réunion d'information que j'avais autorisée et qui s'est transformée en AG. Un très grand nombre de personnes extérieures à l'université, venant d’autres facs, ont maintenu l'idée d'occuper la faculté.
Le ton est monté très rapidement,
j'ai demandé l'intervention de la police vers 17h00, mais la préfecture a refusé. A la nuit tombée les esprits se sont échauffés; il y a eu des échauffourées; un de mes collègues a reçu un coup de poing. Il y avait des vigiles, 4 ou 5 profs et une cinquantaine d'étudiants de notre faculté et beaucoup d’autres venaient de Paul Va [Paul Valéry, la fac de lettres], mais pas que. Certains ne posaient pas de problème, mais en revanche il y avait des violents.
Vers minuit, l'échauffourée s'est terminée par l'évacuation. On a fini par fermer les rideaux de fer, les étudiants en droit sont restés à l’intérieur, les autres dehors.
Libération interroge ensuite le doyen sur la possible présence de professeurs parmi eux, "Pétel" [sic] oppose:
"Parmi les personnes cagoulées, oui, c’est possible qu’il y ait eu un prof de droit, c’est possible, les gens de la fac de droit défendaient leur fac. Mais je pense que c’était plutôt des gens de la fac. Il y a un groupe de gens de droit qui étaient opposés à l’occupation de la fac. J’ai vu des cagoulés toute la journée, mais je n’ai pas vu la scène dans l’amphithéâtre. Je ne suis pas à l'initiative de la venue de ces hommes en noir. On attendait la police.
Réquisitoire du journal Libération :
"En résumé, plusieurs témoins accusent le doyen d'avoir ouvert la porte aux agresseurs, ou d'avoir laissée [sic : orthographe de Libé (à deux, Marie-Perrine Tanguy et Fabien Leboucq) dans son jus...] l'agression se dérouler. Celui ci nie être à l'origine de leur intervention, sans pour autant la condamner."

dimanche 26 octobre 2014

Le jeune opposant altermondialiste mort sur le site du barrage Sivens avait affronté les gendarmes

L'écologie radicale a fait un nouveanu mort

Le corps d'un homme d'une vingtaine d'année a été découvert, dans la nuit de samedi à dimanche
Mélenchon était venu sur place
apporter son soutien aux extrémistes
sur le site du futur barrage de Sivens (Tarn), quelques heures après des incidents qui ont éclaté en marge d'un rassemblement d'opposants à ce projet de barrage hydraulique. Une enquête a été ouverte et confiée à la section de recherche de la Gendarmerie pour déterminer les causes du décès. Le ministre de l'Intérieur a appelé à "la retenue les responsables politiques et associatifs".
"Il faut arrêter la mise en œuvre de ce projet et que le débat puisse avoir lieu. Et pourquoi pas en faire une sorte de référendum local lors des prochaines élections" départementales et régionales de 2015, a lancé Jean-Luc Mélenchon.

La victime est Rémi F., un Toulousain de 21 ans, précise le procureur de la République d'Albi Claude Dérens. Le jeune extrémiste faisait partie d'un groupe d'une centaine de personnes qui a affronté les forces de l'ordre. Le procureur s'est refusé à tout commentaire "avant les résultats de l'autopsie qui aura lieu demain (lundi) dans l'après-midi".

L'enquête piétine à cause de l'hostilité sur place

Il a précisé que sept membres des gendarmes mobiles avaient été blessés par des jets de pierre et de cocktails Molotov
Devant l'hostilité des manifestants, les gendarmes chargés de l'enquête n'ont pas eu accès dimanche au site où le jeune militant a trouvé la mort. "Vers 2 heures du matin, le corps d'un homme a été découvert par les gendarmes sur le site de Sivens. Les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement mais n'ont pu que constater le décès de la victime", avait annoncé dimanche la préfecture d'Albi qui n'a pas précisé s'il y avait un lien avec les violents incidents de la veille.
Deuxs opposants au barrage ont été interpellés pour des jets de pierres, de cocktail molotov ou de bouteilles d'acide sur les policiers et les gendarmes. Ils ont été placés en garde à vue.

"La mort a eu lieu dans le contexte d'affrontements avec les gendarmes"

insinue un porte-parole des opposants. "Nous ne disons pas que les forces de l'ordre ont tué un opposant, mais un témoin [parmi les manifestants?] nous a dit que le décès s'est passé au moment d'affrontements", a déclaré Ben Lefetey (ci-contre au centre, à la droite de Joseph Bové, le 28 février 2014 à Albi), porte-parole du collectif Sauvegarde de la zone humide du Testet, qui regroupe la majeure partie des opposants au projet de barrage. "On n'en sait pas plus sur la cause de ce décès. On ne sait pas si c'est relié directement aux affrontements. On mène l'enquête et nous allons coopérer avec les enquêteurs", a-t-il souligné.

Cazeneuve appelle à "la retenue les responsables politiques et associatifs" 
Dans un communiqué diffusé dimanche soir, Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, a mis en cause les adversaires au projet, appelant à "la retenue les responsables politiques et associatifs qui se sont autorisés à tenir des propos approximatifs, irresponsables et polémiques. Ces commentaires ne participent ni à la manifestation de la vérité, ni au nécessaire retour au calme". "Cette nuit, alors que ces violences avaient repris peu après minuit à l’initiative d’un groupe extrémiste de 200 personnes environ, le corps d’un jeune homme a été découvert vers 2h00."

"Quelques centaines d’individus ont choisi une forme d’action particulièrement violente en affrontant délibérément les forces de l’ordre par des jets de projectiles, d’engins incendiaires et de produits corrosifs. Ces incidents s’inscrivent dans le prolongement des violences de même nature auxquelles les forces de l’ordre sont régulièrement confrontées depuis plusieurs semaines", note le ministre. "Aucune cause, dans un Etat de droit, ne peut justifier ce déchaînement de violences répétées", poursuit Bernard Cazeneuve.

Mais le pouvoir est divisé
Ségolène Royal souhaite revoir le projet, tandis que Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, estime qu'il faut faire le barrage et le Premier ministre s'est aussi engagé dans cette voie. Or, "à ce jour nous n'avons aucune garantie. Mais c'est vrai que le temps qui passe joue contre nous", expliquait Lefetey fin septembre, à l'issue de la rencontre avec deux experts nommés par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal

Les altermondialistes combattent l'hydroélectricité, une énergie renouvelable...
La nouvelle ministre de l’Ecologie et de l’Energie souhaite que les barrages français restent sous contrôle public dans le cadre de sociétés d’économie mixte (SEM). Un choix qui va à l’encontre de Bruxelles, qui exige une mise en concurrence dans le cadre d’un appel d’offres européen de 25 % des capacités hydrauliques du pays d'ici 2023.
Dans la nuit du vendredi 10 octobre au samedi 11 octobre 2014, lors de l’examen du projet de loi pour la Transition Énergétique, l’assemblée nationale a voté en première lecture l’article du texte de loi permettant la privatisation du secteur hydroélectrique français.
Le dialogue avec Thierry Carcenac, le président (PS) du département, porteur du projet de barrage, est rompu, assurait alors le meneur: "Toutes nos propositions de rencontres sont systématiquement repoussées. Y compris à huis clos avec la seule présence de la presse."

"100 à 150 anarchistes encagoulés"

La manifestation d'opposants au barrage, à laquelle participait l'écologiste José Bové et Jean-Luc Mélenchon du Parti de gauche, a tourné à l'affrontement entre les forces de l'ordre et un petit groupe d'opposants. Selon le lieutenant-colonel Sylvain Renier, "100 à 150 anarchistes encagoulés et tout de noir vêtus ont jeté des engins incendiaires" et des projectiles sur les gendarmes et les CRS qui encadrait les quelques 2.000 manifestants. Le calme serait revenu vers 21h".
Selon le journal le Tarn Libre, les heurts auraient en fait duré jusqu'à 3 heures du matin. Près de 350 gendarmes mobiles auraient fait face jusqu'au creux de la nuit à 150 manifestants encagoulés.

"Fous le camp, tu n'as rien à foutre ici. Les politiques, on n'en veut pas!".
"Je croyais qu'ici on était dans un espace de dialogue", a répliqué samedi l'eurodéputé EELV, avant de poursuivre: "Voici un mois, quand je suis reparti de la zone. Je disais qu'il fallait une expertise. Certes elle a eu lieu mais le chantier s'est poursuivi. Maintenant on va sûrement nous dire que vu l'avancée du chantier... Pas question de partir d'ici. Bravo à tous ceux qui se mobilisent pour occuper le terrain !"

Selon le député européen écologiste José Bové,
le jeune exalté serait le premier militant mort dans une manifestation altermondialiste depuis 1977 et le rassemblement contre le projet de centrale nucléaire de Superphénix à Creys-Malville (Isère).

mardi 14 mai 2013

PSG champion: un "printemps arabe" à Paris

De violents incidents ont éclaté du Trocadéro aux Champs-Elysées, lundi soir

De violents affrontements entre excités en tous genres et CRS ont éclaté lundi soir

Ils ont gâché les cérémonies au Trocadéro
 pour le troisième titre de champion de France du Paris Saint-Germain et provoquant une polémique sur le dispositif de sécurité mis en place. Des heurts ont fait des blessés, un autocar de touristes a été pillé au pied de la tour Eiffel et des voitures et des vitrines ont été vandalisées sur les Champs Elysées. 


Les risques  étaient prévisibles car, comme pour le Nouvel An, les fêtes sur Paris tournent habituellement en violences gratuites. La préfecture de police avait pris des mesures de routine.

Pourquoi sinon a-t-elle simplement interdit les Champs-Elysées aux supporteurs ? Les a-t-elle sous-estimés, alors qu'elle diabolise les opposants aux mariage" pour tous.

Annulation de la cérémonie prévue mardi soir sur le parvis de l'Hôtel de Ville.

Aveu de l’ampleur des exactions et de l'impréparation de la police de Hollande, le club et son parrain Nike ont annulé "pour des raisons de sécurité" la mini-croisière que devaient faire les joueurs sur la Seine pour exhiber leur trophée aux supporteurs, selon une porte-parole de l’équipementier.



Derrière des hooligans 
se cachaient des "jeunes" 
venus de tous les horizons 
et de certains quartiers. 
Et s'ils préparaient 
le "grand soir" ?


Pour toute réponse aux violences, "il n’y aura plus de manifestation festive sur la voie publique pour le PSG", a déclaré le préfet de police de Paris, Bernard Boucault, 65 ans, dressant un bilan de 30 blessés, dont trois membres des forces de l’ordre et 21 interpellations pour jets de projectiles et dégradations.

Le 30 mai 2012, le président Hollande a-t-il été bien inspiré de nommer à la tête de la police parisienne un ancien directeur de ...l'École nationale d'administration (ENA) ?

Devoir de mémoire: la gauche dans l'opposition
s'opposait à une législation interdisant

les masques et les cagoules sur la voie publique:


 Le décret "anti-cagoules" est applicable


Evolution de la "fête"

Les premiers incidents avaient éclaté vers 18h20 avec des jets de fumigènes sur les stewards du club, puis des supporteurs avaient escaladé un échafaudage installé le long du palais de Chaillot, retardant les festivités. 
Peu après, pendant que les joueurs en costume recevaient leur trophée en quatrième vitesse, des perturbateurs ont déployé une banderole "Liberté pour les ultras",
en référence à la politique de sécurisation du Parc des Princes mise en place il y a trois ans par le précédent président du PSG Robin Leproux (2009-2011), en réaction à de nombreux débordements.

Les joueurs ne sont finalement restés que cinq minutes sur le podium, sans s’adresser à la foule qui a également envahi la tribune réservée à la presse, avant de regagner le Parc des Princes où ils ont passé la soirée.

Lundi soir, sur la célèbre avenue méconnaissable entre le verre brisé jonchant le sol, les fumigènes, les explosions de pétards et les crissements de pneus, de nombreux commerces et restaurants ont fermé prématurément, à l’image du Fouquet’s, devant lequel la Croix-Rouge posait une perfusion à une personne blessée. "Il n’y a pas de détresse vitale, c’est une personne blessée dans une bagarre", a indiqué un médecin de la Croix-Rouge, déclarant qu'entre le Trocadéro et les Champs-Elysées, son organisation a pris "une cinquantaine de personnes en charge", aucune en danger vital.

 Le calme était revenu un peu plus tôt sur la place de Trocadéro, rouverte à la circulation vers 21 heures, même si en contrebas, des supporteurs continuaient alors à faire face aux forces de l’ordre sur le pont menant à la Tour Eiffel, où certains ont même pillé un autobus de touristes, selon des images de télévision.

Jusqu’à 23 heures, la police a réagi en procédant à des interpellations,  en général de jeunes masqués ou encagoulés, sur les Champs-Elysées.


Or, les violences du lundi soir étaient prévisibles 


Ni le préfet de police, ni le ministre de l'Intérieur
ne lit Libération...
Des échauffourées avaient en effet déjà eu lieu la nuit précédente  sur les Champs-Elysées dimanche soir, après la victoire du PSG à Lyon (1-0), synonyme de titre. Ils avaient déjà entraîné 21 interpellations, trois gardes à vue et 16 blessés parmi les forces de l’ordre, selon une source policière.

Le quotidien socialiste Libération avait rapporté que parmi les trois personnes placées en garde à vue, deux l’ont été pour "bris de vitres et vol en réunion", et une troisième pour "dégradation volontaire par incendie", selon la même source.

Au total, sept vitrines ont été endommagées et 16 membres des forces de l’ordre blessés, a précisé la même source.


En restant les bras ballants, Manuel Valls et son préfet de police envisageaient-ils des débordements pour stigmatiser la droite extrême?