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lundi 30 septembre 2019

Du sursis pour le ministre Urvoas: la Cour de justice de la République juge qu'il ne faut pas faire un plat d'une "violation du secret professionnel" de ministre

L'ex-garde des Sceaux de Hollande reste donc un ministre exemplaire...

Le ministre de la Justice soi-même avait 
transmis au député Thierry Solère des éléments de l'enquête qui le visait : en voilà une affaire !...

Vous ne lui donneriez pas le bon dieu sans confession ?
Eh bien, la Cour de justice de la République, si !
Le principe de séparation des pouvoirs, plus que jamais un principe...
L’ancien garde des Sceaux - pendant un an et trois mois - Jean-Jacques Urvoas s'en est tiré ce lundi 30 septembre avec une condamnation à un mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende pour "violation du secret professionnel" par la Cour de justice de la République (CJR). Thierry Solère s'inquiétait que justice soit faite dans l’enquête qui le visait, mais le socialiste l'a tranquillisé...

Il est le huitième ministre à comparaître depuis 1999 devant la CJR.
L’accusation avait requis un an de prison avec sursis contre Jean-Jacques Urvoas, 60 ans, ex-président de la Commission des lois, dont l’image d'honnêteté reste écornée par cette affaire.  

La CJR ne sort encore pas grandie de ce dossier. Juridiction controversée, elle est la seule habilitée à juger des actes commis par des membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions.
Laurence Rossignol - sénatrice féministe PS (ex-LCR) de 61 ans - et Laurence Vichnievsky - députée LREM du Puy-de-Dôme (venue de PACA), ex-magistrate de 64 ans, ex-MoDem - qui siègent à la LCR sont-elles tranquilles avec leur conscience ?

Rappel des faits que la CJR blanchit

Le 13 décembre 2017, le Canard enchaîné révèle que, dans l’entre-deux-tours sensible de l’élection présidentielle de 2017, le ministre socialiste de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a transmis des informations confidentielles à l'élu de droite des Hauts-de-Seine Thierry Solère, girouette politique alors orientée vers l'UMP et visé par une enquête pour fraude fiscale, blanchiment et trafic d’influence. Selon le journal anarchiste, "au mépris du secret inhérent à sa fonction, le garde des sceaux a donc envoyé à un justiciable une note confidentielle émanant de la Direction des affaires criminelles et des grâces détaillant les investigations en cours à son sujet".

Une copie de ce document, que Thierry Solère prend soin de transmettre via la messagerie chiffrée russe Telegram, est découverte le 26 juin lors d'une perquisition à son domicile. Thierry Solère avait gardé ces informations dans son téléphone avec la mention "Amitiés Jean-Jacques Urvoas" ! Or, le 31 mars 2015, l'ancien député Urvoas avait proposé un amendement pour contraindre, sans délai, à la remise de clés de chiffrement, en outre utilisées par des applications comme Telegram...

Le 13 décembre 2017, le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Claude Marin, saisit pour avis la Cour de justice de la République (CJR). Après l'avis "favorable" émis le 16 janvier 2018 par sa commission des requêtes, la Cour de justice de la République ouvre une enquête le 17 janvier 2018. Le 19 juin 2018, six mois plus tard, Jean-Jacques Urvoas est mis en examen par la Cour de justice, mais seulement pour violation du secret professionnel. 

En juin 2014, le président de la République avait réaffirmé son intention de supprimer la Cour de justice de la République (CJR). 
Après quelque 25 années, malgré son engagement de campagne présidentielle, elle est toujours là et vient encore de se montrer fort magnanime... 
Créée en 1993, cette juridiction est chargée de juger les crimes ou délits commis par des ministres dans l’exercice de leurs fonctions. Elle peut juger tous les membres du gouvernement, c’est-à-dire le premier ministre, les ministres et les secrétaires d’Etat.
Pour François Hollande, "les ministres doivent être des citoyens comme les autres" et être "soumis aux juridictions de droit commun". Un souhait qui ne peut s’appliquer aux affaires en cours, alors que Philippe Léotard et Edouard Balladur vont faire l’objet d’une enquête dans le cadre de l’affaire Karachi.   Mis en cause dans le volet financier de l’affaire Karachi, l’ex-ministre de la Défense François Léotard et son ancien premier ministre seront peut-être les derniers à être jugés par la CJR. L’ancien premier ministre Edouard Balladur est suspecté par la CJR, qui va se pencher sur les rétro-commissions des contrats d’armement lesquels auraient financé sa campagne présidentielle en 1995, mais aussi sur d’éventuels détournements des fonds secrets de Matignon.

Ont-ils eu à se plaindre de la CJR ?

Laurent Fabius. En 1999, la CJR juge l’ancien premier ministre Laurent Fabius, l’ancienne ministre des Affaires sociales Georgina Dufoix et l’ancien secrétaire d’Etat à la Santé Edmond Hervé, tous trois en fonction au moment de l’affaire du sang contaminé dans les années 1980. Verdict: Les deux premiers sont relaxés, le troisième sera condamné, mais dispensé de peine.

Ségolène Royal. Alors qu’elle est ministre déléguée à la Famille, Ségolène Royal est poursuivie en diffamation par deux enseignants du lycée Thiers de Marseille à propos d’une affaire de bizutage. En 2000, la CJR admet que les propos de la ministre sont "de nature à porter atteinte à l’honneur et à la considération" des plaignants, mais estime que la ministre a rapporté "la preuve parfaite" que les faits étaient vrais. Ségolène Royal est relaxée.

Michel Gillibert. En juillet 2004, la CJR condamne l’ancien secrétaire d’Etat aux Handicapés, en poste de 1988 à 1993, pour des détournements de fonds. Accusé d’avoir détourné 1,3 million d’euros au préjudice de l’Etat, Michel Gillibert écope d’une peine de trois ans de d’emprisonnement avec sursis, de 20.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité et d’interdiction de vote.

Charles Pasqua. Tête de turc de la CJR, il aura droit à pas moins de trois passages devant la CJR. En 2010, l’ancien ministre de l’Intérieur est condamné à un an de prison avec sursis pour des détournements de fonds au préjudice de la Sofremi, société sous tutelle de son ministère. La même année, il est relaxé des accusations de "complicité et recel d’abus de biens sociaux" qui pesaient sur lui dans le cadre de l’affaire du siège de GEC-Alsthom Transport. La Cour a également reproché à l’ancien ministre d’Edouard Balladur d’avoir bénéficié de 7,5 millions de francs (1,14 million d’euros) pour sa campagne électorale européenne de 1999. Une cagnotte issue de la vente du casino d’Annemasse (Haute-Savoie), dont il avait autorisé l’exploitation en 1994 contre l’avis de la commission supérieure des jeux. Il écope de 18 mois de prison avec sursis pour "faux, financement illégal de campagne et abus de confiance".
Ils y passent

Eric Woerth. Octobre 2013, l’ancien ministre du Budget, puis du Travail, sous la présidence de Nicolas Sarkozy est entendu pendant deux jours par la CJR. Accusé d’avoir "bradé" l’hippodrome de Compiègne, Eric Woerth est maintenu sous le statut de témoin assisté.

Christine Lagarde. La patronne du FMI, ex-ministre de l’Economie est visée mise en cause par la CJR pour "complicité de faux et de détournement de fonds publics" dans l’affaire Tapie. Convoquée en mai 2013, puis de nouveau le 31 janvier 2014, Christine Lagarde, placée sous le statut de témoin assisté, est accusée d’avoir favorisé Bernard Tapie dans l’arbitrage du contentieux sur la vente d’Adidas, et qui a permis à l’homme d’affaires de récupérer 400 millions d’euros. Elle est mise en examen le 27 août 2014 au motif de "négligence". Le 15 décembre 2016, les réquisitions du procureur général font état d'une "faute politique", mais pas d'infraction. Le 19 décembre 2016, à l’issue de son procès, la CJR se rangera aux réquisitions du procureur en la déclarant coupable de "négligence", mais la dispense de peine et ne fait pas inscrire cette condamnation à son casier judiciaire, en raison de la "personnalité" et de la " réputation internationale" de Christine Lagarde, actuelle présidente de la Banque centrale européenne.

Combien de ces affaires sont-elles des coups bas médiatiques ?  

lundi 21 janvier 2019

La loi "anti-casseurs" arrive à l'Assemblée, plongeant la majorité dans l'embarras

La proposition de loi anti-casseurs voulue par Edouard Philippe sera à l'ordre du jour de la commission des lois de l'Assemblée, mercredi

Certains dans la majorité craignent une atteinte à la liberté et réclament des modifications

Après deux mois de mobilisation des Gilets jaunes et de manifestations que des éléments radicaux incontrôlés ont pu faire dégénérer en décembre, le gouvernement a sauté sur l'opportunité pour légiférer contre la violence de rues. Le 7 janvier, Edouard Philippe avait appelé de ses voeux et défendu la création d'un nouveau texte censé venir muscler l'arsenal répressif contre les casseurs

Prévue pour début février, cette loi permettrait en particulier de durcir les sanctions contre les casseurs venant cagoulés ou les organisateurs ne respectant pas l’obligation de déclarer des manifestations. Un fichier de recensement de ces individus avait alors été mis sur la table. Un de plus, sachant que les 'fichés S' courent les rues.

Dès mardi 22 janvier, cette promesse du premier ministre sera bien examinée en commission de l'Assemblée. Elle passera ensuite par l'Hémicyle dès le mardi 29. Or, seulement une partie des députés LREM semble approuver ce texte en l'état. Ces mesures voulues par le gouvernement, en vérité déjà existantes contre le hooliganisme dans le sport, sont aujourd'hui attribuées - pour certains axes - au Républicain Bruno Retailleau. 
Celui-ci avait en effet proposé une loi sur la question, votée au Sénat le 23 octobre dernier. Dans les grandes lignes, le texte prévoyait des fouilles à l'entrée des cortèges de manifestants, ce qui a déjà été mis en application, notamment sur les Champs-Elysées, un fichier national de personnes interdites de manifestations ou encore de faire du port de la cagoule un délit passible de prison. 
Des supporters se battent en tribune lors du match Angleterre-Russie au stade Vélodrome de Marseille, en phase de pools de l\'Euro de foot de 2016.
En fait, depuis, Edouard Philippe l'a ardemment désirée, répétant trois fois en dix minutes, lundi 7 janvier, au 20h de TF1 : les casseurs "n'auront pas le dernier mot", dans la crise des "gilets jaunes". Et pour cela, il voulait déjà une loi dédiée qui permettrait, notamment, la création d'un fichier national recensant les auteurs de violences pendant les manifestations. Un document dont le chef du gouvernement a précisé qu'il se ferait sur le modèle de ce qui existe déjà contre les ...hooligans.

Nul n'a oublié que, lorsqu'ils étaient aux affaires, les socialistes et la gauche radicale dans son ensemble refusaient de faire un délit du port de capuches et de cagoules. 
En février 2015, des hommes cagoulés et armés ont ouvert le feu sur la police, dans les minutes précédent le passage du premier ministre socialiste, Manuel Valls, en pleine rue dans une cité sensible des quartiers Nord de Marseille, la cité de la Castellane, en quasi-état de siège. Sept kalachnikovs et plusieurs kilos de drogue ont été retrouvés, a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, en fin d'après-midi. 
En octobre 2016, une dizaine d'activistes d'extrême-gauches encagoulés a pourtant détruit le local de la permanence du PS à Saint-Etienne.

Avant le phénomène Gilets jaunes, le 23 octobre dernier, les sénateurs socialistes et communistes s'étaient alors opposés au projet de loi, arguant qu'une telle loi ne pouvait qu'être une atteinte à la liberté de manifester, certains faisant même le rapprochement avec la loi anti-casseurs de 1970 supprimée par François Mitterrand.

Du côté de la majorité, on se montre donc plus qu'incertain, écrit le JDD, comme le résume le responsable du texte pour la majorité Jean-François Eliaou, député LREM de l'Hérault, candidat de l'Union de la droite aux Élections départementales de 2015 et pédiatre, qui proposa à François de Rugy, alors président de l'Assemblée, une feuille de route pour la création d'une agence d’évaluation parlementaire permanente.
"Il y a un équilibre à trouver entre les outils à mettre à la disposition de nos forces de l'ordre et la tentative de liberticide qui limiterait le droit constitutionnel de manifester".

Car c'est bien ce qui effraie les députés: comment appliquer un système initialement mis en place dans le cadre d'interdictions de stade lié à l'anti-hooliganisme, à des manifestations?

Des amendements déposés par les élus LREM

Plusieurs députés  majorité présidentielle ont donc déposé des amendements dont l'un propose par exemple de supprimer deux des mesures principales du texte. En outre, celle qui autorise des fouilles lors de filtrages et celle qui permet aux maires ou préfets d'interdire de manifestations certains individus. Parmi la douzaine à l'étude, celui porté par Sacha Houlié, 31 ans, ex-militant du Parti socialiste, qui propose de renforcer le contrôle par le Parlement de ces dispositions, avec le soutien d'une cinquantaine d'élus.

Si la doxa socialiste entraîne une réticence du côté des députés LREM qui sont issus du PS, certains renégats concèdent tout de même que sur le principe, une telle loi permettrait "de répondre à une demande d'ordre public qui émane de la population", nuance Sacha Houlié dans le JDD. Les macroniens se préparent à trouver  un consensus, de gré ou de force, toute idéologie passée bue.

Après la réponse économique, la réponse sécuritaire. 
La loi dite "anti-casseurs" est examinée en commission des lois à partir de mercredi matin, et débattue la semaine suivante dans l'Hémicycle. Le texte, qui comporte huit articles, vise à sanctionner plus durement les auteurs de violences lors des manifestations et à identifier les "casseurs", notamment par la création d'un fichier dédié. 

"Reprendre un texte proposé pendant notre semaine de niche parlementaire, au départ, on n'était pas vraiment contents", reconnaît un député macronien. D'autant que les récents questionnements sur l'utilisation du Flash-Ball par les forces de l'ordre risquent d'agiter un peu plus les débats. "Je pense que ce texte ne pose aucune difficulté, rassure la présidente de la commission des lois, Yaël Braun-Pivet, une ex-socialiste et avaleuse de couleuvres...

Le temps des faux-culs et des faux-semblants


Le dialogue se tend entre le gouvernement et sa majorité à l’Assemblée nationale autour de la proposition de loi anticasseurs. Désireux d’accentuer la répression, le gouvernement s’est appuyé sur une proposition de loi (PPL) déjà votée en octobre au Sénat à l’initiative de Bruno Retailleau (Les Républicains).Les députés doivent commencer à en débattre mercredi 23 janvier en commission, après l’audition la veille du ministre de l’intérieur, Christophe Castaner. 
Mais, dégainé début janvier par le premier ministre, Edouard Philippe s'expose à  la fronde de députés de La République en marche (LRM) qui redoutent des dispositions "liberticides". Dimanche soir, ces derniers envisageaient la suppression de trois des dispositions phares de la PPL. Les velléitaires tiendront-ils tête jusqu'au vote ?

Premier élément de crispation, l’article 1 qui instaure un périmètre de sécurité autour des lieux de manifestation. Lors d’une première rencontre avec Christophe Castaner, mardi 15 janvier, les députés l’ont interrogé sur l’intérêt d’une telle mesure. "Je n’ai toujours pas compris", lâche le blanc-bec Sacha Houlié, avocat par protection. 

Autre mesure clivante : la création d’un fichier de "casseurs". La députée LRM Paula Forteza, élue d'Amérique latine et Caraïbes et partisane de la participation citoyenne, a déposé un amendement pour supprimer cette disposition. Dimanche soir, l’élue était soutenue par une vingtaine de ses collègues.

"Risque arbitraire" ?
Mais la principale pierre d’achoppement reste l’article 2 de la proposition de loi. Celle-ci prévoit un dispositif-clé : l’interdiction administrative de manifester. Lors de la première rencontre avec Christophe Castaner, plusieurs députés LREM et MoDem s’en sont inquiétés. Tel qu’il est actuellement rédigé, le texte permet aux préfets d’interdire de manifester à toute personne déjà condamnée pour violences, appartenant à des groupes "incitant, facilitant ou participant" à de tels faits, mais aussi "à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public".  
C’est ce dernier point qui suscite la frilosité de la majorité. "Nous avons une réserve majeure sur ces interdictions administratives qui ne sont pas fondées sur une condamnation", estime la députée MoDem Laurence Vichnievsky, ancienne magistrate. "Le risque d’arbitraire existe !", insiste une députée LREM anonymée, face au manque de "critères" précis permettant d’encadrer ces interdictions. On sait pourtant que la précision est un obstacle à toute application. 
Si plusieurs élus demandent la suppression de cet article, ils pourraient se heurter à l’opposition du gouvernement. "Le ministre a l’air de vouloir le préserver", observe ainsi L. Vichnievsky. Et elle ne convoque pas encore le Conseil constitutionnel en appui à ses réserves...

Les cagoules des casseurs sont interdites par décret depuis ...2009
Les cagoules, foulards et lunettes de piscine étaient tolérés
par les socialistes et leurs alliés d'extrême gauche
Sarkozy avait dû défendre Nice de nouvelles mesures pour endiguer la violence des bandes. Le président de la République y défendit son plan contre les bandes qui pourrissent la vie des quartiers de la Seine-Saint-Denis à Marseille, en passant par la périphérie de Strasbourg.
Alors que les images de Black Bloc saccageant la capitale alsacienne lors du Sommet de l'OTAN étaient pourtant encore fraîches à la mémoire, Nicolas Sarkozy a déjà fait savoir qu'à sa demande, son ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, avait transmis un projet de décret à Matignon pour faire interdire le port d'une cagoule ou d'une capuche servant à dissimuler les traits du visage lors des manifestations de rue. L'objectif était de permettre à la police d'identifier les casseurs, en les distinguant des manifestants paisibles. "C'est pour séparer le bon grain de l'ivraie que nous sommes contraints d'adopter ces mesures que d'autres pays européens, comme l'Allemagne, ont mises en application depuis longtemps", soulignait-on dans l'entourage du chef de l'Etat.
La capitale des Alpes-Maritimes s'était imposée pour ce déplacement, puisque son député-maire, Christian Estrosi, devait être le rapporteur de la proposition de loi contenant l'arsenal anticasseur voulu par le chef de l'Etat. Un texte dont le Parlement doit se saisir avant la fin du mois. 
Dans sa mouture initiale, il devait permettre de punir de trois ans de prison et 45.000 euros d'amende quiconque fait partie "en connaissance de cause", d'un groupement, "même formé de façon temporaire", dès lors que cette bande "poursuit le but, caractérisé par un ou plusieurs faits matériels, de commettre des violences volontaires contre les personnes ou des destructions ou dégradations de biens".

"Sanctuariser" l'école
Ses rédacteurs avaient même voulu rendre ces sanctions "également applicables à la personne qui, sans être elle-même porteuse d'une arme, participe volontairement à un attroupement dont une ou plusieurs personnes portent des armes apparentes". Mais cette rédaction fit débat dans la majorité. "D'autant que le Code pénal contient déjà une définition des bandes dans son article L 132-71", assurait-on à la commission des lois de l'Assemblée nationale. Le chef de l'Etat dut lever les éventuelles ambiguïtés sur ce point. 

A Nice, il entendait surtout réaffirmer les axes forts de son plan qui visait aussi à "sanctuariser" l'école, en augmentant les peines en cas d'intrusion en bande dans les établissements scolaires. Elles pouvaient aller jusqu'à sept ans de prison et 100.000 euros si le groupe de voyous concerné comprenait ne serait-ce qu'un membre porteur d'une arme. Même le fait d'agresser les proches d'un professeur ou d'un agent de vie scolaire deviendrait, selon les nouvelles dispositions, une cir­­constance aggravante.

Sarkozy en profita aussi pour "rétablir certaines vérités"
, renvoyant les adeptes de la "police de proximité" à leur bilan, en quelques chiffres : depuis 2002 et Jospin, la délinquance avait baissé de 15 %, faisant 600.000 victimes de moins, quand, durant les cinq années de gestion socialiste, juin 1997-mai 2002, elle avait fait 600.000 victimes de plus.

vendredi 12 mai 2017

Législatives: les créatures de Macron ne sont pas des créations

Laurence Vichnievsky, Marie Sara, Gaspard Gantzer, Eric Halphen : les candidats de Macron ne sont pas des perdreaux de l'année

Le parti en devenir de Macron n'a pu sortir
 de son chapeau que trois candidats sur 4 

Avec un jour, jeudi 11 mai et non mercredi, et une heure trente de retard, Richard Ferrand a accouché dans la douleur de 428 des 577 candidats investis pour l'instant par le mouvement d'Emmanuel Macron pour les élections législatives de juin. Pour les comptables, le futur parti a sélectionné 214 femmes et 214 hommes parmi les "19.000 dossiers" reçus d'ambitieux, la plupart inconnus et inexpérimentés. Et 52% d'entre eux sont issus de la société civile, aussi bien entrepreneurs que chômeurs. 

De nombreux hommes et femmes de l'ombre connus des seuls initiés
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Fumette, maquillage des yeux et sourcils épilés
Ainsi Gaspard Gantzer,  37 ans, dont le nom ne dit rien à personne, mais dont la silhouette gracile - et agitée vibrionnait autour de François Hollande: il était le très allumé conseiller en communication du président. "Archétype du bobo parisien cool, sûr de lui", selon le quotidien Libération, G. Gantzer est parachuté dans la 2e circonscription de l'Ille-et-Vilaine, à Rennes Sud, celle de Nathalie Appéré, devenue maire de Rennes (avec les soutiens d'EELV et du Front de Gauche, mais soutien de Hollande en 2011), bien qu'il n'ait jamais travaillé ni en entreprise (haut fonctionnaire passé par le ministère du Travail et le CNC), ni dans la vraie vie en général. Mais, en qualité de proche du président sortant François Hollande, il est préféré à des locaux, au risque d'incarner la continuité entre Emmanuel Hollande et François Macron. Successeur d'Aquilino Morelle, il a été le condisciple de Macron à l'ENA en 2004 et le copinage conserve ses droits dans l'entourage d'Anormal 1er. Un premier mauvais signal de renouvellement de la classe politique, donc.

Description de cette image, également commentée ci-après
Le mathématicien Cédric Villani est un autre drôle d'oiseau qui brigue un mandat de député dans la prochaine Assemblée nationale. Soutien d'Anne Hidalgo aux élections municipales de mars 2014, ce chercheur star de 43 ans avait signé le 1er mai un appel de scientifiques à voter pour Emmanuel Macron, "pour barrer la route au pire". Bien qu'il voie en la politique un dérivatif, il est investi dans la 5e circonscription de l'Essonne, qui comprend notamment le plateau de Saclay et ses laboratoires de recherche. La députée est actuellement la socialiste Maud Olivier qui avait remporté la circonscription avec 54,81 % des suffrages au deuxième tour.

L'ancien juge Eric Halphen, 58 ans, est également un être complexe,  
voire instable. "Un psycho rigide," selon son ex-beau-père, un psychiâtre. Cofondateur de l'association Anticor en 2002, il a émergé en 1994 avec l'enquête sur l'affaire des HLM de Paris. Il est entré en politique en soutenant la candidature présidentielle de Jean-Pierre Chevènement, mais a bientôt créé son propre parti, le Mouvement pour une alternative républicaine et sociale (MARS), pour finalement adhérer au 'Mouvement de l'Utopie Concrète' de l'architecte Roland Castro, dans "une tentative de refonder et rénover la politique autour de valeurs révolutionnaires". Il est actuellement conseiller à la cour d'Appel de Paris, en charge de la surveillance du travail des juges d’instruction. Un homme qu'on n'a pas envie de voir rôder autour de soi, mais qui pourrait aller épier les habitants de la 2e circonscription du Calvados. Aujourd'hui "caution probité" de Macron (plutôt que Bayrou, mortifié), ce magistrat avait annoncé son soutien au président élu en début d'année. Mais pourquoi le Calvados (et son grand banditisme, son terrorisme et ses crimes contre l’humanité ?), et pourquoi Caen 2 ? C'est un fief tranquille de la gauche (celui de Louis Mexandeau), réunissant la ville de Caen à ses banlieues populaires, détenu par la socialiste Laurence Dumont, soutien de Martine Aubry, puis de Benoît Hamon, mais opposée à la GPA. Elle brigue d'ailleurs un nouveau mandat.

Avec l'ancienne magistrate Laurence Vichnievsky, 62 ans, Macron renforce la république des juges. 
Binôme d'Eva Joly (à droite sur la photo), on croyait tombée dans un 
cul-de-basse-fosse après avoir instruit les affaires Elf, Roland Dumas ou des frégates de Taïwan. Mais elle a postulé et s'est faite affecter dans la 3e circonscription du Puy-de-Dôme, dont la députée sortante est l'écologiste Danielle Auroi. 
C'est une revenante qui va incarner le renouvellement avec En marche! 
Résultat de recherche d'images pour "vichnievsky joly"Avant de rejoindre le mouvement "révolutionnaire" d'Anormal 1er,, cette fille d'immigrants russes s'est d'abord engagée en politique avec le rassemblement écologiste Europe Écologie dont elle fut tête de liste aux élections régionales de 2010 (10,92 % des suffrages au premier tour, pour finalement fusionner avec le Parti socialiste et le Front de Gauche) en Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) et le MoDem.

L'ancienne torera à cheval Marie Sara, 52 ans, 
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est investie dans la 2e circonscription du Gard face au député sortant, l'avocat Gilbert Collard, élu sous les couleurs du Rassemblement bleu Marine de Marine Le Pen. L'éleveuse de taureauxdirige les arènes des Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône), commune où elle réside, et de Mont-de-Marsan (Landes). Fille d'Antoine Bourseiller, elle s'engage en politique pour "la première fois". Elle a comparé la campagne qui l'attend à "un beau combat". "J'ai l'habitude de descendre dans les arènes, c'est un bel adversaire. Je sais qui est Gilbert Collard, c'est aussi pour qu'il ne soit pas réélu que je suis candidate", a-t-elle expliqué, mettant en avant sa notoriété, à défaut de compétence. Emmanuel Macron "m'a sollicitée. Il m'a demandé d'aller défendre ses valeurs dans mon territoire, mes terres de Petite Camargue pour combattre le FN et l'obscurantisme, a précisé Marie Sara. Et l'obscurantisme de ses électeurs. Ça a été un peu une surprise; j'ai hésité pendant quelques heures: c'est un engagement sérieux, un changement de vie." Ex-épouse du joueur de tennis Henri Leconte, avec qui elle a eu une fille en 1996, elle s'est remariée en juillet 2004 avec Christophe Lambert, un publicitaire et conseil en communication politique, dont elle a deux enfants et dont elle est veuve depuis un an.

L'ancien patron Bruno Bonnell, 58 ans, 
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cofondateur de l'éditeur français de jeux vidéo Infogrames et ancien juré de l'émission "The Apprentice", dans le rôle du 'patron', sur M6, est investi dans la 6e circonscription du Rhône, face à Najat Vallaud-Belkacem. B. Bonnell avait soutenu la candidature d'Emmanuel Macron à la présidentielle dès fin 2016 et  jusqu'à présent était le référent d'En marche ! dans le Rhône. Il avait été encouragé à s'engager en politique par  l'un des premiers soutiens de poids du président élu, Gérard Collombmaire de Lyon, contre la ministre socialiste de l'Education sortante et son ex-conseillère municipale de Lyon, adjointe aux grands événements, à la jeunesse et à la vie associative de 2008 à 2013...
The Apprentice : qui décrochera le job ? sur M6 (Canal+, ancienne formule) est une émission de télé-réalité inspirée d'un modèle américain et organisée par Bruno Bonnell. Quatorze candidats des deux sexes préalablement sélectionnés à parité doivent être à la hauteur des attentes d'un patron pour tenter d'obtenir un poste de Directeur du Développement Commercial en CDI dans une de ses sociétés françaises.
Un programme rappelant la sélection des candidats 
à l'investiture de En marche!, en CDD, par le président Macron.
Or, l'émission fut déprogrammée, faute d'audience. Rendez-vous le 11 juin...

mercredi 1 avril 2015

Bouches-du-Rhône: la mafia socialiste fait de la résistance autour de J.-Noël Guérini

La défaite de la gauche pose le problème de l'après-Guérini

Les électeurs ont fait le ménage, mais comment emporter les encombrants à la déchetterie ? 
Guérini se cramponne

Les Marseillais ont réussi là où Montebourg a échoué. Maintenant, les candidats PS à la succession de Guérini s'étripent sur le tas d'immondices laissé par le patron déchu du PS départemental, alors que le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a affirmé de Paris qu'il refuse toute alliance avec la Force du 13, parti créé par Guérini. Or, la fédération des Bouches-du-Rhône n'a présenté que 17 binômes sur les 29 cantons et 8 d'entre eux font partie des 23 conseillers généraux sortants qui ont signé un appel au rassemblement autour de... Guérini dans une alliance "majorité sortante PS-Front de gauche-Force du 13-PRG". Mais, depuis 2011, le premier secrétaire de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, un certain Jean-David Ciot, est un otage de... Jean-Noël Guérini et poursuivi en correctionnelle et relaxé pour détournement et recel de fonds publics. 
Lors des municipales 2014, certains candidats de Force du 13 de Guérini ne s'étaient vus opposer aucun adversaire socialiste ou furent désignés sans vote, si bien que le rôle du parti socialiste national est plus qu'ambigu.


A Marseille, le président sortant du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône,  Jean-Noël Guérini, doit annoncer ce matin s'il est à nouveau candidat à sa succession ou pas… Le suspense est assez faible car, s'il a été réélu conseiller départemental dans son canton du Panier, à Marseille, ses fidèles ont été décimés. Ils se limitent désormais à treize conseillers sur les 58 de l'assemblée départementale.
On ne voit pas très bien comment il pourrait trouver une majorité même si, dans le passé, il a su convaincre les élus communistes [Arles (N. Koukas est fonctionnaire territorial et Aurore Raoux, professeur des écoles), Gardanne (Rosy Inaudi, EELV, et Claude Jorda, Front de gauche) et Martigues où les élus Gérard Frau n'est autre qu'un ancien employé de la mairie communiste et ex-assistant parlementaire du député PCF, Gaby Charroux et Evelyne Santoru-Joly, première-adjointe de la maire PCF de Port-de-Bouc. 
Hier matin, un compte twitter de La Force du 13 indiquait que le parti de Guérini ne présenterait pas de candidat. Mais un démenti immédiat était posté en dénonçant un faux compte. En attendant la nouvelle de son retrait, puis de son intervention ce mercredi, avaient buzzé sur twitter.

Jean-David Ciot avait annoncé qu'un candidat socialiste serait présenté à la présidence du département, mais son nom est d'abord resté inconnu puisqu'aucun vote des militants n'a été organisé. Or, Benoît Payan et Henri Jibrayel, deux élus socialistes anti-guérinistes, avaient annoncé dès dimanche soir qu'ils seraient candidats à la candidature. "Nous avons eu une réunion à la fédération socialiste entre conseillers départementaux élus. J'ai proposé ma candidature de renouvellement, mais aucune décision n'a été prise. Les "guérinistes" se sont ensuite accordés pour que ce soit Jacky Gérard [conseiller général du canton de Lambesc] qui soit candidat à la présidence et Frédéric Vigouroux président du groupe…" raconte Benoît Payan, qui du coup a retiré sa candidature. "Le système se défend pour conserver ses pré carrés. Aucun enseignement n'est tiré. Le PS porte une part de responsabilité dans cette débâcle électorale pour avoir fermé les yeux sur des accords ambigus [de nombreux binômes étaient formés entre un candidat socialiste et un autre de Force du 13], mais c'est Guérini qui porte la plus grande responsabilité!" accuse-t-il.

Les poubelles sont enfin passées

J.C. Gaudin, sénateur-maire UMP
de Marseille, et  Martine Vassal
Avec une majorité absolue de 32 conseillers départementaux élus sous les couleurs de l'UMP-UDI, la présidence du département ne peut échapper à l'UMP Martine Vassal. D'ailleurs, depuis dimanche, le "bateau bleu", l'immeuble de la collectivité, les deux derniers étages surtout, est en déménagement …
Et si Guérini devait se présenter, trois socialistes (Benoit Payan, Henri Jibrayel et Josette Sportiello) ne voteraient pas pour lui, pas plus que les deux écologistes, ni les cinq communistes qui devraient également présenter un candidat.

"Une page se tourne enfin! Espérons que Martine Vassal mettra en œuvre ce qu'elle a promis: plus de transparence, un règlement clair pour l'attribution de l'aide aux communes et des financements clairs et connus par le public. Ce sera un bienfait pour la république", estime un porte-parole du collectif Renouveau PS13, dont le porte-parole est Pierre Orsatelli, Orsatelli - de mèche avec la magistrate Laurence Vichnievsky, elle-même partenaire de Patrick Mennucci pour les élections municipales de 2014 -, partisan d'un changement d'ère et du départ des socialistes "guérinistes" pour la Force du 13 de manière à pouvoir reconstruire un nouveau PS.

mardi 4 mars 2014

Municipales 2014: Laurence Vichnievsky (EELV) motivée par la lutte de Mennucci contre FO à Marseille

Mennucci recrute l'écologiste Laurence Vichnievsky pour combattre FO

La conseillère régionale EELV de PACA Laurence Vichnievsky recherche un mandat individuel
Elle sera candidate sur les listes du prétendant socialiste à la mairie de Marseille, Patrick Mennucci, a-t-on appris mardi auprès de l'intéressée et de l'équipe du candidat. "Laurence Vichnievsky a décidé de s'engager à mes côtés dans la campagne municipale pour Marseille, sur la liste que je conduis dans le premier secteur de notre ville", indique Mennucci dans un communiqué.

"Patrick Mennucci m'a fait cette proposition et j'ai suivi (...) ce qui se passait, j'ai écouté les uns et les autres, et j'ai trouvé que Patrick avait pris des positions courageuses", notamment sur la "transparence" et [contre] la "cogestion" avec FO, syndicat majoritaire de la municipalité, a confirmé L. Vichnievsky.

Elle sera en 8e position, éligible au conseil municipal, sur la liste PS du premier secteur (1er et 7e arrondissements) de la ville.
Viechnievsky, magistrate austère,
inappropriée à Marseille
Reprenant les déclarations de son protecteur franc-maçon, avec la même mauvaise foi, elle répète après lui: "Je pense que Marseille souffre de trop d'immobilisme depuis trop longtemps, notamment en matière de gouvernance municipale et plus généralement en matière de gouvernance politique", a-t-elle poursuivi, sans exemple concret pour étayer ses dires.

Patrick Mennucci pourra-t-il tenir ces engagements ? 
"Je crois à la politique des petits pas. Le cap (...) est très ambitieux. Il faudra du temps. Ca ne se fera pas du jour au lendemain", a-t-elle admis,  confortant ainsi l'importance de la longévité politique, en général et  particulier, dont celle de Jean-Claude Gaudin. "Ce qui compte, c'est l'enchaînement positif et vertueux, c'est de l'amorcer, et ça se fera petit à petit." 
Tandis que Mennucci n'a jamais été que collaborateur de candidats battus, Ségolène Royal et Jean-Noël Guérini, ou impliqués dans des affaires judiciaires (Michel Vauzelle dans l'affaire  Sylvie Andrieux), le sénateur-maire sortant, qui a remporté la mairie socialiste de Gaston Deferre en 1995, a aussi été ministre de l'Aménagement du territoire de 1995 à 1997.

Raid de socialo-écolos parisiens sur la ville
La magistrate de 59 ans a acquis une réputation de militante

Elle a mené l'instruction de l'affaire ELF, avec les juges Eva Joly (EELV) et Renaud Van Ruymbeke.  Ouvert en 2002, le procès impliqua l'ancien ministre de François Mitterrand, le socialiste Roland Dumas, sa maîtresse Christine Deviers-Joncour, Loïk Le Floch-Prigent et Alfred Sirven.

"Laurence Vichnievsky sera amenée dans le futur à jouer un rôle central dans l'action municipale, car c'est avec le concours de personnalités de ce niveau, de cette qualité et de cette exigence citoyenne que nous pourrons changer le destin de Marseille", ajoute le candidat PS, jugé sans expérience.

Interrogée sur un éventuel poste de première adjointe en cas de victoire, Mme Vichnievsky a répondu qu'il est "trop tôt" à trois semaines du scrutin pour répondre à cette question. "Cette question-là, elle ne se posera que si les électeurs font confiance à notre liste", a-t-elle souligné, visiblement peu confiante.
"Les délégations dépendent du maire", a-t-elle également précisé. "Que je puisse être intéressée par des responsabilités, c'est une chose, ensuite c'est à Patrick Mennucci, le cas échéant, de l'annoncer. Rien n'est arrêté", a-t-elle continué.

L'ex-co-porte-parole d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) ruine les espoirs d'un poste de premier adjoint caressé par Karim Zéribi (ci-contre avec Guérini), autre rallié altermondialiste à Mennucci: "On nous propose neuf conseillers municipaux et trois adjoints au maire en cas de victoire, ainsi qu'un groupe au conseil communautaire." Une seule chose est sûre: ils se sont réparti les sièges...

La magistrate ne vend pas la peau de l'ours
avant de l'avoir abattu. 
Vichnievsky ne pèse en effet que 6% des voix au premier tour, selon un sondage Ifop Fiducial du 8 janvier. La liste PS arrivait à 25% au premier tour, tandis que celle de l'UMP-UDI conduite par Jean-Claude Gaudin arrivait alors en tête, avec 33%.