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mercredi 30 novembre 2011

Un trotskiste devient-il républicain en virant président socialiste du Sénat ?

Bel, patron trotskiste du Sénat
Que reste-t-il du respect républicain de la majorité démocratique ?

En 1999, Isabelle Adjani fit sa diva et refusa de se rendre à l'Élysée pour la réception du président.
Née en 1955 à Paris 17e, d'un père algérien, soldat dans l'armée française durant la Seconde Guerre mondiale, et d'une mère allemande, la France l'a à l'évidence mal-traitée et elle le lui rend bien...

En 2009, des élus d'opposition avaient décidé de rester chez eux
Un vice-président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône et soutien du président mafieux, Jean-Noël Guérini (PS), avait déjà exprimé son sens aigu de la légitimité démocratique: " Je ne vais tout de même cautionner une régression," se justifie Jean-Pierre Maggi, maire PS de Velaux (8.500 hab.) depuis plus de 30 ans.
Or, cet habitué du Conseil général depuis presque 20 ans, ne connait pas et n'a jamais entendu parlé du frère de Jean-Noël Guérini. C'est d'autant plus étonnant que, déjà mis en examen dans une affaire de marché public et de favoritisme, et bien qu'ancien élu responsable de la décharge de la Vautubière, ait conservé les mains propres en particulier lors de la "transmission" de la décharge à une des sociétés d'Alexandre Guérini.
Messieurs Guérini et Maggi n'ont pas davantage eu connaissance des magouilles d'un élu communiste d'Aubagne - que les patrons et acteurs du BTP appellent gentiment "billet mauve", le premier élu gardé à vue dans ce dossier qui fait trembler la classe politique marseillaise, Alain Belviso, président de la communauté d’Agglo d’Aubagne.

Or, l'autre démocrate exemplaire en rébellion est son homologue, le "camarade-maire" Sébastien Jumel (conseiller général PCF) qui a lui aussi fait le choix de rester dans sa mairie de Dieppe (Seine-Maritime) et refuse de faire le santon: " L’Elysée ne me donne aucune garantie que je pourrai m’exprimer", explique-t-il. Le débat démocratique, c'est avec Didier Le Reste, de la CGT que Jumel le pratique.

En 2011, Jean-Pierre Bel arrive à la tête du Sénat
Le nouveau président du Sénat, le socialiste Jean-Pierre Bel (1951), élu président de la Haute Assemblée le 1er octobre s'est entretenu jeudi 13, à sa demande et pour la première fois, avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée.
Mais celui qui déclarait " Je souhaite que chaque élu de notre pays se sente concerné, écouté, entendu ", ne souhaite pas être son représentant auprès du Chef de l'Etat, élu du suffrage universel. Frère Rebsamen se félicite de ce refus de dialogue républicain: " Jean-Pierre Bel n’ira pas tous les mardis matin prendre ses ordres à l’Elysée... "


Un affront "républicain" ?
Bel a ses priorités... L'absence remarquée du président du Sénat à la réception des maires à l’Elysée du 23 novembre rompt avec la tradition de courtoisie républicaine. Dans son entourage, on fait valoir que d’une part Jean-Pierre Bel - pratiquement à la même heure- recevait au Sénat les maires d’Outre-mer, ce qui est une autre tradition, supérieure, celle-là, et d’autre part que l’invitation, jugée "tardive", de l’Elysée n’était pas adressée au président du Sénat en tant que tel mais …au sénateur Bel , élu de l’Ariège. Les trotskistes sont attachés au protocole...

Trotskiste un jour, trotskiste toujours
Issu d'une famille communiste, ses premiers engagements se font auprès des trotskistes dans des actions de solidarité avec les anti-franquistes.
Pour Didier Guillaume, sénateur de la Drôme : " C'est un ami de 25 ans. Nous avons le même parcours. Et nous avons les mêmes passions : le rugby et le Barça. Dans les années 80, on était surtout axés sur le militantisme. Jamais on ne pensait qu'on deviendrait maire, et qu'il serait un jour président du Sénat. À l'époque, notre mentor, c'était Jospin."

Le président du Sénat soumet la République au port du voile socialiste

Jean-Pierre Bel, ancien trotskiste de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR/NPA)

Le nouveau président du Sénat et candidat unique de la nouvelle majorité sénatoriale, le second personnage de l'Etat ira-t-il en revanche " prendre ses ordres " Rue de Solférino ?
Démocrate, mais point trop, il sautera plutôt le siège du premier secrétaire, Martine Brochen-Aubry, pour se jeter aux pieds de l'Ami Molette, le candidat. " C’est un authentique homme de gauche; les critiques les plus dures à son égard viennent de son parti ", avoue le sénateur PRG Yvon Collin. Alors que Jean-Pierre Bel soutient François Hollande à la primaire du PS, Martine Aubry l’a qualifié publiquement d' " opportuniste ".

" Un pur produit de l'appareil du parti, notamment de la 'Jospinie' ", un trotskiste, dit Jean Glavany. " Il a gravi les échelons du parti… "
Sénateur PS de l’Ariège parachuté du Tarn, ce socialiste de fraîche date (1983), il fut d'abord le petit maire d'un village déjà haut perché des Pyrénées, qui s'est élevé en retenant les leçons du trotskisme et en épousant la fille du président du conseil général de l'Ariège, Robert Naudi. Il a ensuite plusieurs vies sentimentales : n'a-t-il pas épousé il y a quelques années une jeune mannequin ...cubaine ? Leur fille Alicia a un an.

Il soutient les conseillers généraux dans leur fronde contre la réforme des départements.
Claude Bartelone, président de Conseil général de la Seine Saint-Denis, parmi ceux qui ont eu la légèreté de souscrire des emprunts toxiques, s'est rallié 58 présidents de conseils généraux avec à leur tête Claudy Lebreton, président de l’Association des départements de France (ADF) et du conseil général des Côtes d'Armor, qui se liguent avec le chef de la rébellion.
J.-P. Bel a finalement annoncé fin novembre le report après les élections de 2012 des états généraux des collectivités qui étaient prévus en février, .sous la pression des sénateurs UMP et centristes du Sénat qui avaient signifié leur refus de participer si cette manifestation n'était pas repoussée à l'automne, mettant en garde contre son caractère "partisan".

Prônant en outre une " rénovation démocratique " (sic), au moment des pourparlers d'accord pour le second tour de la présidentielle et des législatives, le nouvel arrivé s’est déclaré favorable à l’abaissement du seuil de constitution des groupes de 15 à 10 sénateurs, se soumettant donc à une revendication de leurs alliés, les 10 sénateurs EELV actuels.
La gauche participe ainsi à la sape, si modeste soit-elle, des institutions de la Ve République et travaille à leur affaiblissement par l'instillation de l'esprit de la proportionnelle qui nous avait valu une IVe République instable et donc impuissante.

La version socialiste de la démocratie est-elle bien républicaine ?
Le comportement discourtois de cet élèveur de truites bio n'est guère moins que totalitaire, vu l’étroitesse de sa majorité (à deux voix près, 177, soit deux de plus que la majorité absolue - et grâce aux 29 voix pour la centriste Valérie Létard-) et malgré cette nouvelle forme cohabitation qui rend l'anti-républicain velléitaire et hargneux, mais fragile.

Veillée d'armes
Lionel Jospin a fait décoller sa carrière politique hors du département. " Cette rencontre a été fondamentale ", se souvient-il.
Le 29 septembre 2011, Bel a déjeuné dans un restaurant de la place de l’Odéon, à Paris, avec l’ancien Premier ministre Lionel Jospin, qui fut son voisin comme conseiller général de Cintegabelle (Haute-Garonne) et son mentor en politique.

samedi 14 mars 2009

PS : le ‘comité central’ coupé de sa base

Européennes : le centre et Hollande rompent avec Aubry
Le 13/03/2009, Nicolas Barotte mettait le doigt du journal Le Figaro où ça fait mal.

Le Limousin et Hollande contre Aubry

Les candidatures ont été validées partout par les militants sauf dans la grande région Centre
Sept oui, un non et beaucoup de lassitude. Invités à voter jeudi soir sur leurs candidats pour les élections européennes de juin, les militants PS ont validé la liste dans sept grandes circonscriptions et ont rejeté celle de la huitième. Mais ce vote n'a pas déplacé les foules : la participation a atteint seulement 40 %. C'est dans la circonscription Centre que le non l'a emporté. Très mobilisés contre la liste, les militants de la région Limousin ont fait pencher la balance, tandis que ceux des deux autres régions (Centre et Auvergne) ont voté oui.

À 300 voix près, la première secrétaire du PS, Martine Aubry, rate le grand chelem. Elle pensait pourtant avoir fait le plus dur en mettant d'accord toutes les sensibilités du PS. Lors du conseil national du 28 février, les listes avaient en effet été approuvées par 93 % du parlement du parti.

Pour trouver un nouveau compromis, les socialistes disposent maintenant d'une semaine. Mais, quoi qu'il en soit, la convention nationale du 21 mars est souveraine dans la décision finale. À la direction du PS, on est donc formel : le fabiusien Henri Weber conservera la tête de liste. Le président de la région Limousin, Jean-Paul Denanot, ne peut pas être candidat, argumente-t-on, au nom du principe de non-cumul des mandats. Les protestataires n'auront donc pas forcément gain de cause, hormis « un ajustement à la marge ».

Martine Aubry ne veut pas céder
« C'est le match entre les girondins et les jacobins », décrypte-t-on à la direction où l'on veut opposer le national, garant des équilibres politiques, et les « barons », soucieux de leur influence locale. Sur le terrain, le clan des mécontents porte sur le vote un regard différent. « Le vote a révélé le malaise des militants », a déclaré hier Gérard Collomb. Le maire de Lyon fait partie de ces grands élus qui se sentent mal représentés. Dans sa fédération, le Rhône, l'abstention a été massive, mais la liste pour le grand Sud-Est a quand même été approuvée. Ce qui fait sourire à la direction du PS.

Mauvais esprit

« Il serait raisonnable d'arrêter les frais. Les bisbilles internes des socialistes sont profondément inconvenantes, à un moment où nous avons d'autres choses à faire », a commenté hier sur France 2 Vincent Peillon, tête de liste dans la région Sud-Est. Pour le chef de file du courant royaliste, le vote dans la grande région Centre « n'est pas un camouflet » pour Martine Aubry, mais le signe d'« un mauvais esprit ».

Un autre responsable est désigné du doigt : « On va remercier François Hollande », persifle un proche de la première secrétaire. Président du conseil général de Corrèze, l'ancien numéro un est soupçonné d'avoir laissé la grogne s'installer dans une région où son influence est forte. « Ancien premier secrétaire ne devrait pas rimer avec urticaire », accuse le fabiusien Guillaume Bachelay. Les partisans de François Hollande font remarquer, de leur côté, que lorsqu'il était premier secrétaire, il savait manier l'art du consensus.

dimanche 1 février 2009

Ces préfets qui découvrent que leur fonction n’est plus une sinécure

Des hauts fonctionnaires qu’il ne faut pas secouer

Des préfets ne se mettent pas la pression que la situation exige.

PaSiDupes a donné dans son article précédent un court aperçu des actions révolutionnaires violentes de déstabilisation menées ces derniers jours sur notre territoire par des groupes qui ne reculent devant rien, mais que la presse soutient, en pensant militer utilement au retour au pouvoir de la gauche républicaine.
Nous l’avons vu, il ne s’agit plus d’actes d’incivilité que les media pourraient banaliser sans conséquences, en les justifiant par une anxiété liée à la crise internationale ou en prétendant que c’est la réponse naturelle en démocratie à de prétendues atteintes aux libertés.

Les accusations de gesticulations du président ou de favoritisme envers les banquiers, son omniprésidence, mais aussi bien ‘ses bras ballants’ et sa réponse soi-disant molle à la crise, malgré pourtant tous « ces milliards » de « cadeaux » (à 8% !) sortis, dit-elle, d’on ne sait où, tout est incohérence, agitation psychologique et atteinte à la sûreté de l’Etat, dans la mesure où les extrémistes anarcho-révolutionnaires s’appuient sur ce dénigrement et l’angoisse que suscitent les apprentis sorciers des media d’opposition, pour effectuer leur basse besogne.

Une campagne injustifiée

Le limogeage de Jean Charbonniaud, préfet de la Manche, avec celle du directeur départemental de la Sécurité publique, Philippe Bourgade, n’est pas l’ « illustration patente » que veut y voir une certaine presse d’autant plus aveuglée par l’amertume qu’elle a milité pour la candidate battue.
Le président de la République, qu’elle ne désigne que par son patronyme, Nicolas Sarkozy, en signe de rejet (démocratique ?), est accusé de tous les maux : depuis sa petite taille jusqu’à un ego surdimensionné qui n’interpelle pas, lorsqu’il trouve étrangement à se loger dans le petit cerveau de la velléitaire, dont la dernière tocade, après l’humour, est l’international. Un chef de l’Etat démocratiquement élu, et bien élu de 5 points (sans comparaison avec 102 malheureux bulletins douteux d’avance à la direction du PS) n’aurait pas le droit, selon des partis et syndicats réputés républicains et respectueux du système majoritaire, d’estimer que les manifestations, lors de la visite présidentielle à Saint-Lô (Manche) le 12 janvier, avaient été mal gérées.

Un procès injuste

Des instituteurs sabotent les évaluations en CM2 sous des prétextes insensés, mais les media les relaient en toute connaissance de cause. Des préfets ne font pas ce qu’il faut pour permettre qu’un déplacement présidentiel puisse avoir lieu dans de bonnes conditions et laissent une minorité de manifestants excités siffler le Président, mais l’opposition, par toujours républicaine, critique les sanctions. La majorité silencieuse est empêchée par une minorité bruyante de profiter de la visite que leur rend le président, mais des partis et des syndicats perdent tout jugement et s’élèvent contre les sanctions prises.
Outre leur égarement partisan, leur ringardise leur brouille le discernement. Habitués aux présidents traditionnels qui ne bougent guère et ne font pas de remous, l’opposition perd ses repères et transfère ses angoisses sur les Français. Ils critiquaient jadis les présidents qui ne faisaient qu’inaugurer les chrysanthèmes ; les voici qui les regrettent…

Les fonctionnaires sont au service de l’Etat


Comme si elle ne comptait pas revenir aux affaires avant longtemps, l’opposition développe une action de sape des institutions et des fonctions officielles qui souligne son irresponsabilité pour le jour où elle devra remettre en service les services de l’Etat qu’elle s’emploie à désorganiser et humilier.

  • Les fonctionnaires redécouvrent l’exigence oubliée de 'performance' et de 'résultat'.
    Elle est due aux Français qui les entretiennent et veulent du rendement dans les hôpitaux, les services postaux ou l’école. Les représentants de l'Etat dans les régions et les départements vivent mal ce retour au sens du devoir envers l’Etat, ses représentants et les Français. Ce n’est pas en effet où ils veulent, quand ils veulent, ni si ils veulent.

  • La majorité observe ces atteintes au service public
    Devant le conseil national de l'UMP, samedi 24 janvier, N. Sarkozy en avait rappelé les principes. 'On a besoin de gagneurs, pas de suiveurs (...) C'est peut-être ce qui fait la différence entre nous (les militants politiques) et une grande école qui forme les hauts fonctionnaires de la République', avait-il ironisé à propos de l'Ecole Nationale d'Administration, d'où sont issus la plupart des préfets.

    Les préfets ont des comptes à rendre en tant que représentants de l’Etat dans les départements ou les régions.
    Pour le plan de relance, dont les détails doivent être présentés, lundi 2 février, à Lyon, lors du comité interministériel pour l'aménagement et le développement du territoire, les préfets de région et de département ont été mobilisés. Ils ont été pressés de recenser l'ensemble des projets d'investissement susceptibles d'être engagés dès l'année 2009. La crise n’attend pas que les fonctionnaires, si hauts placés soient-ils, décident de se tourner face aux problèmes avant que ne tombe le soir.
    Le résultat, inégal selon les régions, n'aurait pas été à la hauteur de l'attente du ministre de la relance, Patrick Devedjian. Les élus locaux, essentiellement les exécutifs régionaux et départementaux, donc essentiellement d’opposition, font de l’obstruction, comme leurs députés, en regrettant non sans mauvaise foi, dans un certain nombre de cas ( !) , l'absence de discussions pour des opérations qu'ils sont censés cofinancer. Ils préfèrent actuellement financer leurs bulletins de propagandes sur papier glacé ou des ordinateurs aux collégiens dans des familles où les enfants en avaient dejà et qui se retrouvent à la tête de cing, plus que d’enfants ! … L’heure est aux choix de l’essentiel contre le superflu qui ne permettent plus la démagogie électoraliste.

    Des préfets dépassés par la tâche qui leur est confiée
  • Sont-ils à leur place?
    L’un des prétextes de blocage des décisions est la constation que la mobilisation voulue par le gouvernement pour faire face aux conséquences sociales et économiques de la crise intervient dans une période critique de réorganisation des services de l'Etat ! La réponse consiste donc à s’arc-bouter plutôt que de retrousser les manches? comme le préconisent pourtant les orateurs d’opposition du haut de leurs tribunes, lorsqu'ils se rêvent au pouvoir.
    Appelés au chevet des entreprises en difficulté, les préfets doivent, en parallèle, mener la restructuration des services. Après la réforme de la carte judiciaire et militaire et avant celle des hôpitaux, ils se retrouvent confrontés à des regroupements et des fusions de services et de postes. Autant de mesures qui alimentent le malaise social dans le secteur public. C’est autre chose en effet que de couper des rubans…
    Le corps préfectoral est par ailleurs directement affecté par la révision générale des politiques publiques (RGPP) qui les pousse à vérifier qu’il n’y a pas pléthore de personnels, qu’ils sont bien employés et à plein rendement et sinon à réduire alors les structures et les effectifs des différentes structures de l'Etat, comme le souhaitent les payeurs français.
    Dans une note en date du 31 décembre 2008,
    François Fillon, le premier ministre, a fixé le cadre de cette réorganisation qui aboutit à donner davantage de pouvoir aux préfets de région au détriment des préfets de département. La réforme remet également en question l'existence des sous-préfets, sauf si leur territoire s’étendait au département, ce qu’on ne précise pas…

    Les préfets ne sont pas les seuls hauts fonctionnaires visés par la rationalisation des services

    Il est souhaitable néanmoins de commencer par le sommet et de s’assurer que les hauts responsables sont les bonnes personnes aux bons postes.
    En 2008, le Président de la République avait annoncé la suppression de la moitié des directeurs d'administration centrale. La réforme en cours prévoit une refonte des "corps" au profit des "métiers". Un projet, révélé par Les Echos du 29 janvier, prévoit la suppression des trésoriers payeurs généraux et des conservateurs des hypothèques, parmi les mieux payés de la fonction publique. Des tâches qu’ils savent accomplir lorsqu’ils passent au privé : pourquoi ne se prépareraient-ils pas dès à présent. Les occasions de recyclage sont aussi multiples qu’inattendues.

    Selon les principes de la réforme de l'Etat, les hauts fonctionnaires doivent désormais être jugés sur leurs compétences de "manager" et, pour une part, rémunérés au mérite. Encore une anticipation de ce qu’ils acceptent volontiers en passant dans le privé.

    Instrumentalisation du malaise des grands commis régionaux

    L’opposition, dans toute sa diversité, à la fois politique, syndicale ou médiatique, perçoit désormais une possibilité de récupération des angoisses liées aux réformes dans la préfectorale. Les bouleversements qui s’annoncent et que réclament les Français sont déjà suspectés de politisation renforcée. "Des préfets, le gouvernement en change toutes les semaines, relève un observateur anonyme que personne n’a rencontré : c’est une possibilité envisagée par le journaliste d’investigation depuis son bureau. Mais on assiste à des nominations et à des évictions, de plus en plus marquées par l'origine politique entre les différentes composantes de la majorité." Pas de cas concrets, ni de noms : que des supputations !
    On sait dans la presse que tout peut un jour arriver et corroborer n’importe quelle idée sortie d’un cerveau malfaisant : les journalistes connaissent la nature humaine. Mais connaissent-ils la majorité silencieuse qu’ils tiennent pour quantité négligeable.

    A défaut de vérité, le vraisemblable suffira aux lecteurs.

    vendredi 30 janvier 2009

    Des profs boycottent le bac blanc : lycéens furieux

    Le SNES-FSU, au service des élèves : crédible ?

    > Les fonctionnaires-activistes ont persuadé les naïfs que s’ils boycottent les évaluations de CM2, c’est dans l’intérêt des enfants, en prétendant qu’elles ne prennent pas en compte l’état d’avancement (ou de retard) du programme.
    > Maintenant, les mêmes professeurs de la FSU s’en prennent aux élèves du second degré : après le SNUipp du primaire, le SNES des lycées, mais c’est toujours la même centrale syndicale…
    > Au lycée Vaugelas, le proviseur Jean-François Arragain, explique que la décision de ne pas organiser le bac blanc, a été prise, dans son établissement, dès le mois d'octobre : "Une majorité de professeurs a souhaité [sic]effectivement protester contre la politique du gouvernement
    (13 suppressions de postes dans notre établissement l'an dernier: tous postes confondus, professeurs et agents) et a décidé à ce moment de ne pas organiser le bac blanc".
    Olivier Beasancenot (LCR, trotskiste) revendique le 13e mois à La Poste... Et Gérard Aschiéri (FSU) aussi ?

    Faute professionnelle du Snes Savoie

    Les fonctionnaires rebelles annoncent par communiqué qu'une part significative (?) des enseignants de trois lycées du bassin chambérien (Vaugelas, Louis Armand et Granier) a décidé, comme ça, de ne pas organiser le bac blanc cette année, afin de protester contre les suppressions de postes dans l'Éducation nationale. Et pour que le système marche mieux.

    Une agression de jeunes mineur(e)s

    L'organisation du bac blanc, répétition grandeur nature et bénévole, de l'examen final, est une décision qui relève de chaque établissement, mais aucun ne résistait à la forte demande des parents et des élèves.
    Il se déroule généralement avant ou après les vacances de février, sans que quiconque n’ait jamais prétendu qu’il était impossible d’y procéder au milieu de l’année, puisque tout le programme n’avait pas été traité. Chacun admettait que les épreuves ne portaient que sur le début des programmes.

    Mauvaise foi et mauvais esprit : mentions très bien

    Pour le secrétaire départemental du SNES-FSU, cette organisation réclamerait une telle logistique que la plupart des établissements ne peuvent plus la supporter aujourd'hui, malgré toute sa bonne volonté, en raison des suppressions de postes qu'ils ont subies.

  • De plus, selon Nicolas Pavlides, "les statistiques prouvent que l'organisation ou pas d'un bac blanc n'a pas de conséquences visibles sur les résultats des élèves au bac. " A voir ! Ainsi, cet enseignant partagerait avec le chef de l'Etat les mêmes troubles de la vue? De quoi les rapprocher...
  • Les parents et élèves désapprouvent cette prise d’otage des « apprenants »
    Elèves et parents y sont attachés, car ils y voient un entraînement de haute valeur psychologique. Un moyen de faire le point et de se ressaisir, éventuellement. Le moyen aussi de travailler toute l’année.

    Pédagogie et syndicalisme, c’est pareil !

    "Cette décision a fait l'objet d'une réflexion pédagogique ( ! ) qui a été expliquée aux élèves et aux parents". Le SNES précise que ce boycottage n'est pas une première dans le département et espère l'étendre à d'autres établissements.

    Et 80% de réussite garantie par les correcteurs et examinateurs du SNES-FSU. Après eux, le déluge dans l’enseignement supérieur. Faute de postes et de moyens ?

    La FCPE est-elle d’accord avec ça ?

    Une prise de position cohérente est attendue…