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dimanche 29 septembre 2019

La police de Macron s'en prend à des observateurs de la Ligue des Droits de l'Homme

"Je vous emmerde la LDH; vous nous pétez les couilles", a lancé un policier aux observateurs de la LDH à Toulouse 

L'acte 46 des Gilets Jaunes a été marqué par des échauffourées entre forces de l’ordre et manifestants, ce samedi 28 septembre à Toulouse. 

Acte 46 à Toulouse : un journaliste RT France matraqué par des membres des forces de l’ordre (VIDEO)Or, cette fois, les troupes de Macron sont également accusées d’avoir pris à partie des observateurs de la Ligue des Droits de l’Homme, qui a dénoncé une situation habituelle. 

La vidéo d'un journaliste de RT France montre effectivement des policiers frappant des personnes en gilets jaunes et bleu malgré l’inscription "Observateur LDH Copernic Syndicat d’avocat de France" et un casque bleu.
Un autre extrait montre ensuite l'un policier lançant à l'un de ces observateurs: "Je vous emmerde la LDH. Vous nous pétez les couilles", , avant de sommer les observateurs de se disperser.
Les forces de l'ordre matraquent les observateurs de la LDH. Puis ils me matraquent aussi, alors que je suis identifié presse.




Vidéo intégrée

À la police tabasse et insulte la Ligue des droits de l'homme ! "je vous emmerde la ldh, vous nous pétez les couilles !" RIP le pays des droits de l'homme.




Vidéo intégrée
Environ un millier de personnes a défilé à Toulouse ce vendredi et la police a, à plusieurs reprises, fait usage de gaz lacrymogènes et d’un canon à eau. Les forces de l’ordre ont été la cible de "projectiles, d’outrages et d’injures" et ont procédé à cinq interpellations, selon un communiqué de la préfecture.

La LDH de Toulouse a confirmé la présence de cinq observateurs de l’Observatoire des Pratiques Policières (OPP)

Trois observateurs du groupe pris à partie ont été touchés, deux ayant reçus des coups de matraque et l’un souffre de "contusions et d’une côte fêlée", précise la LDH de Toulouse. 
Les Observateurs de la Ligue des droits de l'homme et la Fondation Copernic scrutent les manifestations à Toulouse pour dénoncer les violences. / © Claire Sardain / France 3 Occitanie
Les observateurs "ont été insultés, menacés, gazés, frappés et matraqués, alors qu’ils ne faisaient que remplir leur mission. (...) Pierre, un des observateurs, vient d’être pris en charge par les pompiers après cette nouvelle agression”, dénonce l’organisme.



Insultés, menacés, gazés, frappés... et blessé pour l'un d'eux. C'est la troisième fois cette année qu'un observateur de l'Observatoire des Pratiques Policières est blessé ! Observer est un !@FondCopernic @syndicatavocats @davduf



Voir l'image sur Twitter




20:15 - 28 sept. 2019
L’Observatoire des Pratiques Policières a été créé à Toulouse en mars 2017, à l'instigation de la Ligue des Droits de l’Homme, de la Fondation Copernic et du Syndicat des Avocats de France, après plusieurs affaires qui ont relancé le débat sur les violences policières: outre l’affaire Théo, les manifestations contre la loi travail ou le projet contesté d’un centre commercial. A partir du mois de septembre 2017, l’OPP a déployé des observateurs sur toutes les manifestations déclarées. Des bénévoles de l'observatoire vérifient que le dispositif policier mis en oeuvre est adapté et détectent les violences. Et elles sont nombreuses, selon eux, depuis le début du mouvement des GJ.

Rendu public en avril 2019, le premier rapport - après le pic de la crise des gilets jaunes - pointe "les initiatives agressives des policiers en poste, ainsi que l’usage disproportionné des outils de maintien de l’ordre". 

Le rapport dénonce également "le traitement particulier qui est fait par les policiers et gendarmes en charge du maintien de l’ordre" aux observateurs de l’OPP. Dans une lettre adressée le 25 septembre au préfet de la Haute-Garonne et au directeur départemental de la Sécurité Publique, l’OPP estime qu’il y a eu "près de 25 atteintes physiques" des policiers sur ses représentants, avec une nette augmentation après la publication du rapport. Mi-septembre, un premier membre de l’OPP avait d'ailleurs porté plainte, affirmant avoir été blessé au cours d’une charge de police. 

Dans son communiqué publié ce samedi, l’OPP s’interroge sur les raisons de ces prises à partie, et n’hésite pas à évoquer l’hypothèse d’un ordre donné par la hiérarchie. "Soit le Préfet [représentant du gouvernement] et le DDSP [directeur départemental de la sécurité publique] ont donné des ordres pour faire des observateurs des ‘persona non grata’ (...), soit les unités de police sur le terrain font ce qu’elles veulent, mènent une sorte de ‘guerre privée’ aux observateurs de l’OPP en échappant à tout contrôle de leur hiérarchie”, écrivent les responsables de l’Observatoire, qui promettent de ne pas en rester là. 

jeudi 19 octobre 2017

Corps à corps entre CRS en civil et policiers de la BAC à Calais

Une bagarre en discothèque dégénère en guerre des polices 

Des CRS et des policiers de la BAC en viennent aux mains


Quand une bagarre éclata entre deux fêtards de la discothèque, le "No Comment", et une quinzaine de copains CRS hors service à Calais, dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 octobre, vers 1h du matin, des CRS en civil, en mission dans les Hauts de France, et des policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) se sont castagnés, rapporte Le Canard enchaîné.
Une discussion entre un CRS et un autre client du bar est à l'origine de la bagarre, selon France 3 Hauts-de-France : l'un affirmait que l'autre lui avait volé son téléphone portable, l'altercation a dégénéré en bagarre générale et l'un des fêtards a alors appelé la police à la rescousse.

Appelés pour cette échauffourée, les policiers de la BAC se rendirent sur place, mais les CRS s'en prirent directement à leurs collègues, selon Le Canard enchaîné. Les CRS "ont foncé dans le lard" des membres de la BAC, "dérobant une matraque au passage", rapporte la presse.

"On constate des actes de rébellion", a confirmé le Parquet de Boulogne-sur-Mer à France 3. "Un CRS refuse de se faire interpeller; il y a des actes de violence sur un agent de la BAC et plusieurs outrages".

L'hebdomadaire anarchiste précise même que l'un des CRS leur aurait lancé : "Quand vous aurez des problèmes avec des migrants, on ne viendra pas vous sauver; on fera comme si on n'entendait pas les appels sur les ondes radio".


https://t.co/X85TOoLoDl pic.twitter.com/VSOPBdEFnL

— La Voix Calais (@VDNCalais) 14 octobre 2017


Les CRS auraient continué la bagarre 
entre eux à leur hôtel


L'un des leurs a passé la nuit en cellule de dégrisement, insiste encore Le Canard enchaîné. 

Suite à cet incident, deux personnes ont dû être hospitalisées pour des ecchymoses et un nez cassé, rapporte La Voix du Nord, et une enquête a été ouverte par l'inspection générale de la police nationale (IGPN).

Le procureur a d'ores et déjà indiqué que certains fonctionnaires pourraient être inquiétés par la justice. "A ce jour, tout le monde a été entendu ou presque. Comme les CRS ont généralement des missions de 10 ou 15 jours, certains étaient déjà repartis dans le Sud", a indiqué le procureur Pascal Marconville à France 3. 
Une enquête a été ouverte "à l'encontre des agents de la BAC" de Calais, selon l'AFPpour "violences en réunion, rébellion et outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique".
Le Canard enchaîné vise plutôt les CRS. Selon l'hebdomadaire, les policiers incriminés seraient issus de la compagnie 58 basée à Perpignan qui s'était déjà rendue célèbre en emboutissant la voiture du capitaine du commissariat en sortant de boîte de nuit, "avant de prendre la fuite".
La BAC (Brigade anti-criminalité) est un service de la police nationale française et exerce dans les différentes directions départementales de sécurité publique (DDSP). Les Compagnies républicaines de sécurité, CRS, forment également un corps spécialisé de la police nationale.

dimanche 27 août 2017

La gendarmerie de Vaucluse cible les "cars Macron" sur l'autoroute

Le peloton d'Orange adapte ses contrôles aux nouveaux acteurs qui montent en puissance

Les nouveaux grands migrateurs croient pouvoir y échapper à la loi.
Un chien reniflant des bagages hier à Orange.
Cet usager, détenteur de cannabis, ne continuera pas le voyage. 

Depuis que la loi a libéralisé le secteur des transports en car de grandes lignes, il y a deux ans, les "cars Macron", ainsi qu'on les nomme, traversent la France et l'Europe dans leurs livrées fluo. Ces bus bon marché et confortables, avec fauteuil inclinable et connexion wifi, se multiplient sur les autoroutes. De Marseille à Paris, comptez 12h20 : c'est quatre fois plus long qu'en TGV, mais le prix est imbattable. 

FlixBus intègre le réseau d'Europe continentale de Megabus
Compagnie allemande
La gendarmerie spécialisée dans la surveillance du réseau autoroutier a adapté son dispositif à ces nouveaux acteurs. "Sur la route, on croise tous les enjeux de sécurité qui traversent la société : transport d'armes, de stupéfiants, délinquance, personnes recherchées ou en séjour illégal. Or, ces nouveaux moyens qui transportent des passagers sur de longues distances sont devenus incontournables. Notre rôle est d'être au rendez-vous avec ces nouveaux usages", souligne le capitaine Assaya, commandant en second de l'Escadron de sécurité routière du Vaucluse.

Des contrôles réguliers

Vendredi 25 août, en fin de matinée, le peloton autoroutier menait un de ces contrôles de cars de voyageurs comme ils en pratiquent désormais régulièrement. 

Le dispositif est lourd. 
Des motards qui circulent sur le réseau sont chargés de repérer des cars et de les escorter jusqu'au parking où une vingtaine de policiers les attend. Il y a des gendarmes du peloton autoroutier commandé par le lieutenant De Checchi, un maître-chien de la brigade cynophile pour la détection de produit stupéfiants, un agent spécialisé chargé de repérer les faux documents et un autre dans la fraude et le séjour illégal. Le dispositif est sécurisé par deux hommes armés de pistolets-mitrailleurs. Le capitaine Assaya se justifie : "On ne sait jamais sur qui on peut tomber".

Deux de ses ...sept passagers interpellés dans le premier bus qui descend vers Montpellier
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FlixBus, la filiale de la SNCF Ouibus
Détention de cannabis sous toutes ses formes : herbe, résine et même gâteau parfumé. Le chien a marqué les bagages de deux jeunes hommes: l'un des contrevenants, habillé comme un surfeur avec tongs, colliers et bracelets de chevilles assortis au tatouage, et l'autre, relooké en Julien Doré, sont emmenés vers le peloton pour audition. Leur voyage s'arrête là. Et que deviennent-ils ?
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Isilines, filiale de Transdev (Veolia), 
également propriétaire d'Eurolines

Dans un autre bus, plein celui-là, les gendarmes vident les soutes et déposent tous les bagages au sol pour les faire "renifler". Tandis que les spécialistes en document auscultent des passeports étrangers, quatre jeunes, l'air accablé, sont isolés du groupe d'usagers qui en profitent pour se dégourdir les jambes, griller une cigarette et prennent leur mal en patience... Le quarteron ne poursuivra pas non plus sa route.  Quel sort la police leur réserve-t-elle ?

Le chauffeur du bus sort tout sourire : "Vous savez, j'ai l'habitude.
Maintenant, je suis contrôlé presque toutes les ...semaines".
Qu'on se le dise...