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mardi 9 janvier 2018

Boxer noir, Patrice Quarteron dénonce le lynchage de policiers à Champigny-sur-Marne

Tous les enfants des quartiers ne sont pas des Kassovitz

Le boxeur français Patrice Quarteron a qualifié les auteurs du lynchage de policiers de "merdes", de "putes" et de "crasseux"
, notamment. 

Il leur souhaite une année 2018 pleine de "malheur", bien que la saison soit aux cadeaux et aux bonnes résolutions. C’est en effet une agression sauvage qui a bouleversé l’opinion publique, plus que les politiques. Le 31 décembre dernier, alors qu’ils menaient une intervention dans un hangar d’une zone industrielle à Champigny-sur-Marne, en banlieue parisienne "défavorisée", des policiers en patrouille ont été très violemment pris à partie par une bande de voyous désoeuvrés, qui se sont notamment acharnés sur deux agents. L’un d’eux a été gravement blessé et souffre d’une fracture du nez. Sa collègue a, quant à elle, été lynchée au sol par plusieurs "hommes", des vrais, le tout sous le regard complice d’autres qui ont même filmé et diffusé la scène sur les réseaux sociaux, incluant des cris de joie. Les deux gardiens de la paix se sont finalement vu prescrire dix et sept jours d’interruption temporaire de travail, le temps de se remettre de leurs blessures physiques, mais sans prise en charge de leur choc psychologique. 

De son côté, la Justice se saisit de l’affaire. Le parquet de Créteil a ouvert une enquête pour déterminer les conditions exactes d’organisation de la fête interdite qui a dégénéré, et une autre a été confiée à la sûreté territoriale du Val-de-Marne. Elle porte précisément sur le passage à tabac des policiers, dans le contexte des insultes de Mathieu Kassovitz qui ont fait réagir un syndicat de policiers lequel demande au ministre de l'Intérieur de porter plainte contre l'acteur-réalisateur extrémiste qui se prend pour un justicier, mais passe pour violent et déséquilibré.

L’enquête risque de durer. Pour l’heure, aucun agresseur n’a été interpellé et les seuls éléments dont disposent les enquêteurs sont les vidéos tournées par les témoins (ou suspects eux-mêmes). L’identification commence donc tout juste et portera ses fruits avec un recours probable du relevé d’empreintes.  
Tandis que  Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, s’est dit "horrifié" par le "comportement évidemment criminel" des voyous excités par les théories anti-colonialistes radicales développées par les gauches, et que le Premier ministre Edouard Philippe se dit stupéfait par la passivité - non assistance à personne en danger de mort - de ceux qui ont capturé les images, d’autres personnalités de milieux divers libèrent leur parole. 

Le malsain Mathieu Kassovitz a tenté de plaider sa propre cause en défendant l’action de la police et, sur Twitter, n'a pas hésité à s'émouvoir même de ce "crime odieux", lui qui traite par ailleurs les flics de "bande de bâtards", ne manquant pas d’insulter les agresseurs au passage, qui n’ont pas hésité à s’en prendre à une femme. Il ne met aucune limite à sa duplicité de schizophrène. 

Le champion de boxe Patrice Quarteron a bondi

Il ne connaît pas la langue de bois, mais a des convictions fortes qui l'ont conduit à des clashs avec quelques rappeurs bruts de décoffrage et représentants de 'cité'.
 
Il a réagi par vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, en des termes évidemment très virulents et peu flatteurs pour les primates impliqués dans l'agression. "Vous êtes des putes, vous êtes des lâches, a-t-il lancé. Tous ceux qui ont sauté sur cette pauvre femme (…) Elle a un calibre, elle aurait pu vous tirer dessus. Elle ne l’a pas fait. C’est elle la courageuse !

Puis de les prévenir : "Commencez à trembler, parce que la police française, ils sont très très forts pour vous retrouver. Quand ils veulent, ils savent. Ils vont vous retrouver (…) Ne vous cherchez pas d’excuse à faire votre victimisation !". 

Son message s’achève dans le plus pur style du puncher, se désolidarisant de ses ex-potes des quartiers. Patrice Quarteron a ainsi conclu : "Je ne peux pas m’associer à des garces comme vous. Vous êtes des merdes. Je souhaite le malheur à tous ces crasseux qui ont fait ça". 
Ca, c'est fait !

Patrice Quarteron évoque “la haine de la France” qui règne dans les cités

L'ex-champion du monde de boxe thaïlandaise a témoigné. 
Sur les ondes de Sud Radio ce lundi 8 janvier, il a dénoncé le communautarisme présent dans les quartiers dits "sensibles"Originaire de Sevran, en Seine-Saint-Denis, il a dénoncé au micro d’André Bercoff le réflexe haineux et communautaire.

"Dans la cité, on nous a appris la haine de la France"
"Nous, ce n'était pas la France, mais La Grande Borne [à Grigny dans l'Essonne]. C'était une forme de communautarisme, on ne s'aimait qu'entre nous et tous ceux qui venaient de l'extérieur, surtout les blancs, on les appelait les Gaulois, les baptous, on nous l'apprenait comme ça", a confié le champion de 38 ans. 
C’est la boxe et un dénicheur de talent qui l’ont aidé à s’en sortir. "Heureusement, grâce au sport, je sortais un peu de ma cité et j'étais aidé par des gens, notamment un (...) qui était blanc et flic, se souvient-il. Toutes ces rencontres m'ouvraient l'esprit. Donc forcément, par la suite, je ne pouvais plus rentrer dans le schéma de la haine. Ce n'était plus cohérent". 
Et d’ajouter : "Je n'ai pas de clichés, noir, blanc, jaune, vert (...): je ne m'attache pas à la minorité. Oui, j'ai connu des policiers méchants, mais c'est une minorité”.

Pourtant, dans certains gymnases, il était témoin de dérives communautaires. "On dit que la boxe ouvre les esprits, mais ce sont les mêmes qui organisent - les entraîneurs - et qui engrainent. J'arrivais dans des salles, en plein entraînement et le gars disait 'C'est l'heure de la prière'. Je me disais ‘Mais qu'est-ce qu'il fait ?'. On est à l'entraînement et il commence à me parler de religion", a-t-il expliqué, évoquant ainsi des méthodes qui sont, selon lui, "une manière de vous mettre dans un clan"
Les animateurs ne sont pas toujours motivés par les seules raisons pour lesquelles les municipalités leur ont fait confiance. Et puis, certaines savent parfaitement ce qu'elles font en recrutant tel ou tel qu'elles employaient ensuite dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires défendue par Najat Vallaud-Belkacem. 
"Ça me gavait de voir certains soutenir tel ou tel boxeur parce qu'il était de leur communauté et je n'ai pas arrêté de le dénoncer depuis".

samedi 16 décembre 2017

Redoublement scolaire: le retour à la raison

La démagogie progressiste de la gauche et de la fédération dominante de parents d'élèves au point mort

La décision du ministre de l’Education "d’autoriser à nouveau" le redoublement va dans le bon sens 

Le ministre s'attaque ainsi à l'idée reçue imposée par la gauche selon laquelle le redoublement serait une solution inefficace. Contrairement à ce qu'elle persiste à proclamer, la tendance générale dans l'opinion n'est pas à l'abandon de cette pratique. 

Un sondage de 2015 révélait déjà que
69 % des élèves se déclarent plutôt ou tout à fait favorables à la suppression du redoublement. La ministre (2014-2017) Najat Vallaud-Belkacem a balayé d'un revers de manche l'avis d'une vaste majorité d'élèves qui voient une seconde chance dans la possibilité de redoubler. 
La socialiste se targuait de l'idée répandue qu'il n'est pas vécu comme une réussite ! Du même coup, la socialiste de gauche ignorait que l'échec peut être formateur. N'a-t-elle pas elle-même collé, à deux reprises, au concours de l'ENA, avant de devenir ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche? Battue à la législative de 2017, elle est d'ailleurs en ...recherche d'emploi au Sénat ou au parlement de Strasbourg. Ainsi se forge-t-elle actuellement une nouvelle motivation et une confiance en soi toute neuve.

Jusqu'ici, les dés étaient pipés par l'idéologie dominante, mais aussi les esprits comptables du ministère, le coût d'un redoublement

Selon une étude organisée par le Conseil national de l'évaluation du système scolaire (CNESCO), l'expérience du redoublement, par les redoublants eux-mêmes, apparaît "très négative", sur "certaines points" montés en épingle: on ne retient pas le positif. En effet, le CNESCO est placé sous l'autorité du ministre chargé de ...l'Education nationale, pour évaluer les effets de la politique décidée par son supérieur hiérarchique politique.
Or, un décret de Najat Vallaud-Belkacem, en date du 20 novembre 2014modifie le code de l'éducation et rend la pratique du redoublement plus exceptionnelle en France, en la limitant à deux cas de figure : le redoublement peut être consécutif à une interruption de scolarité, ou exprimer le choix de la famille de s'opposer à la décision définitive d'orientation proposée à l'issue des niveaux de troisième de collège et de seconde de lycée : "Pour les élèves des classes de troisième et de seconde, lorsque la décision d'orientation définitive n'obtient pas l'assentiment des représentants légaux de l'élève ou de l'élève majeur, ceux-ci peuvent demander le maintien dans le niveau de classe d'origine." Le décret mettait le feu aux rapports parents-ados ! Et croyez-vous que les membres du CNESCO, nommé par la ministre, allaient la contrarier ?
Menée auprès de 5.615 élèves dans 60 établissements du 10 novembre au 5 décembre 2014, cette enquête sur la perception du redoublement par les élèves a été effectuée deux mois après la publication du décret... Le gouvernement n'en a retenu que ce qui lui convenait, la presse se chargeant de valoriser une limitation du redoublement, une pratique pédagogique jugée à la fois inefficace et trop chère.

Le coût du redoublement est estimé à deux milliards par an, selon une étude aussi inédite que bienvenue. Exactement (et sans gonflette ?), environ 0,4 milliard pour le redoublement en primaire (largement pris en charge par les municipalités) et 0,6 milliard au collège (à la charge des Conseils généraux d'alors). Au lycée, à la louche, pour les besoins de la cause, il était estimé à "environ 1 milliard d'euros", pour faire un chiffre rond.
Elle avait été confiée aux économistes de l'Institut des Politiques Publiques (IPP), dont le directeur de 39 ans - inspirateur de propositions pour la réforme des retraites de Macron - est un proche du socialiste de gauche Thomas Piketty, afin de répondre aux interrogations soulevées lors de la préparation de la conférence de consensus, organisée les 27 et 28 janvier 2015 par le ...CNESCO. Objectif non dissimulé : des économies progressives en cas de suppression du redoublement. L'intérêt pédagogique après. L'échec et le décrochage scolaires sont récompensés.

Si il demeure élevé en France, par rapport aux autres pays, le taux de redoublement a nettement régressé au cours de la dernière décennie. Or, les compétences en lecture et compréhension des écoliers français en classe de CM1 sont en baisse par rapport au début des années 2000, révèle l'étude internationale PIRLS. 
La gauche conservatrice tente de bloquer Blanquer

Sa presse développe l'idée que le ministre Jean-Michel Blanquer opérerait des retours en arrière, selon la communauté éducative. Le Monde et Libération ne supportent pas que les rythmes scolaires, le collège unique ou l’accompagnement éducatif puissent être remis en question depuis les dernières élections qui ont laminé le Parti socialiste. 

Blanquer est apprécié des Français et cette presse en fait une cible. 
En 4 mois, il est devenu intouchable et le petit monde des pédagos-idéologues n'en peut plus. Ils ne font plus la pluie et le beau temps et les vachards se lâchent. " Les médias l'adorent, lui offrent Une sur Une et sont à fond derrière lui, surtout ceux qui ne connaissent rien à l'école", écrit un instit dépossédé de son pouvoir de formatage des esprits. Et de se rassurer auprès du microcosme des arrogants : "Dès qu'on se rapproche de la sphère éducative, ça se couvre, nombre de journalistes spécialisés ne cachent pas leur scepticisme." Ils n'ont pas renoncé, les "sachants" contre les "apprenants" qui n'ont pas renoncé à les combattre, mais les journalistes même spécialisés ont-ils un droit à influencer la politique gouvernementale ?

Les maths dites "modernes" et la  méthode "globale" de lecture ont fait tant de mal aux enfants que, maintenant qu'ils devenus parents, les adultes refusent de leur faire confiance et de leur livrer leurs enfants. D'autant qu'ils ont été jeunes adultes témoins des tentatives d'endoctrinement par l'école à la théorie du genre ou à l'ABCD de l'égalité. 

Nommé par le président pour ramener le système scolaire à la raison, le ministre a donc pour tâche de mettre un terme à la cabale anti-redoublement. "Il n’est pas normal d’interdire le redoublement, a-t-il déclaré, jeudi 8 juin, dans un entretien au Parisien. Il y a quelque chose d’absurde à laisser passer de classe en classe des élèves accumulant les retards." C'est le bon sens, mais c'est ce qui est le moins partagé des intellos. Le ministre de l'Education entend "autoriser à nouveau" le redoublement dès l’année scolaire 2017-2018. Les dominants du monde éducatif, les enseignants du  syndicat FSU (SNES et SNU-ipp) et son satellite, la FCPE refusent de se désavouer. 

L'idéologie fera-t-elle perdre de vue, aux parents d'élèves de cette fédération, l'intérêt de leurs propres enfants, dont ils savent par l'enquête PISA (sur les acquis des élèves auprès de jeunes de 15 ans dans les 34 pays membres de l'OCDE depuis 2000) et PIRLS (qui évalue l'apprentissage de la lecture dans différents pays participants) qu'ils sont parmi les jeunes scolarisés qui savent le moins bien lire et écrire et comprendre ce qu'ils lisent. 
Pirls 2016, publiée ce mardi 5 décembre 2017 montre que le niveau des CM1 en lecture a baissé ces cinq dernières années, les menant loin derrière les autres pays de l'OCDE. Faut-il néanmoins laisser les élèves en difficulté accroître leur retard en poursuivant leur parcours scolaire comme si de rien n'était et fabriquer des perturbateurs  et des décrocheurs scolaires ?  La gauche veut-elle des adultes manipulables faute d'un accès personnel facilité à la lecture, l'information et la culture?  

Mais "dans des cas qui doivent rester rares", a précisé le ministre. 

La presse désavouée aux élections veut sa revanche.
Au journal Le Monde, on peut gloser sur "la dernière étude du ministère de l’éducation nationale, publiée mardi 21 juin [2016, qui] montre que l’école ne parvient toujours pas à réduire les écarts de réussite suivant le milieu social" et politiser le sujet. Ils savent mais, constamment marxisante, leur approche est biaisée: "en dépit des politiques et des discours sur l’égalité des chances [aveu d'échec], le système scolaire français reste fortement marqué par des écarts de réussite. Il ne parvient pas à réduire ce «noyau dur» d’élèves en difficulté, qui sont en grande majorité issus de milieu social défavorisé." Nous y voilà : l'adéquation est tenace !

En juin 2017, Le Monde maintient. 
"L’annonce sonne comme un signal politique. A trois jours du premier tour des élections législatives, le ministre laisse entendre que la gauche avait, d’un coup et de manière idéologique, supprimé le redoublement – pratique à laquelle l’opinion publique reste attachée. Il revendique une «inflexion importante» par rapport à la ligne de sa prédécesseure, Najat Vallaud-Belkacem, qui avait, sans l’interdire, réduit fortement le recours au redoublement." 
La journaliste feint ainsi d'ignorer qu'un tel aval ministériel encourage le front du refus du redoublement et amplifie la tendance au rejet existante sur le terrain, notamment depuis ce décret de novembre 2014 qui l’avait rendu "exceptionnel", on l'a vu, soit en cas de "rupture des apprentissages" (une période de maladie, par exemple), soit en fin de 3e et de 2de, si un élève n’a pas obtenu l’orientation souhaitée et, rappelons-le, à la demande de ses parents, dont on sait qu'ils ne sont pas maîtres chez eux, d'autant moins quand ils ne parlent pas le français. L'évaluation des compétences non-acquises est évacuée.

Dans la majorité des cas, le passage d’office dans la classe supérieure est donc aujourd’hui la règle. Quels que soient les résultats scolaires et l'avis du conseil de classe. 

La journaliste du Monde écrit comme une syndicaliste FSU...
"Ce décret s’inscrit dans un mouvement de recul sur le long terme," commente-t-elle,  "même si la France reste dans le peloton de tête des pays qui font le plus redoubler". Et même si l'élève ne comprend pas ce qu'il lit, quand il sait lire ?
En classe de 3e, seuls 3 % des élèves ont redoublé en 2015, alors qu'ils étaient déjà peu, 6 %, dix ans plus tôt. En 6e, la baisse est encore plus forte : 1,5 % des élèves redoublaient en 2015, contre 7 % en 2005.  Or, si cette journaliste est compétente, elle sait qu'aujourd'hui, août 2017 (source ministérielle), plus de 20 % des élèves sortent de l'école primaire sans savoir correctement lire, écrire ou compter. Son article est-il donc une désinformation politicienne du niveau d'une twitto ?

La manipulation, ça suffit. 
La même journaliste poursuit sa sélection d'informations, au détriment des éléments en faveur du redoublement. "Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques [OCDE], 22 % des élèves français de 15 ans disaient, en 2015, avoir redoublé au moins une fois au cours de leur scolarité, contre 38 % en 2003. Deux raisons expliquent cette tendance. La première [comptable et non pédagogique], c’est que le redoublement coûte cher." Elle évoque les 2 milliards d’euros par an, mentionnés plus haut, selon l’Institut des politiques publiques. "La seconde, c’est que, en dépit d’une croyance répandue, il est le plus souvent inefficace, aux yeux de la recherche." C'est là que la twitto devrait produire ses sources... Si l’élève peut progresser l’année du redoublement – puisqu’il refait le même programme [avec d'autres profs et d'autres condisciples, éventuellement dans un autre établissement, avec une maturité plus grande d'un an], à long terme [sic], «le redoublement n’a pas d’effet sur les performances scolaires» et a «toujours un effet négatif sur les trajectoires», affirmait péremptoirement et sans nuances, en janvier 2015, le Conseil national d’évaluation du système scolaire" (CNESCO [dont elle sait, comme vous et moi, quel est le degré d'indépendance et d'objectivité]) dans un rapport remis à l'autorité de tutelle, le ministère. 
"Sans parler des traces psychologiques : perte de confiance, sentiment d’échec, démotivation." Elle oublie l'humiliation, la perte d'estime de soi, etc... C'est catégorique et définitif. Notons que l'opinion adverse n''est pas exprimée.

Les théoriciens pris en flagrant délit d'échec ont toujours un 'plan B'
"Le Cnesco recommandait de trouver d’autres solutions pour prévenir et remédier aux difficultés scolaires," se félicite la petite journaliste : prise en charge des élèves fragiles en classe, remédiation, tutorat… Le coût de ces alternatives - dont certaines existent déjà - n'est pas chiffré; il n'en plus question de budget national...
"Le décret de 2014, aussi, prévoyait un «accompagnement pédagogique spécifique» lorsqu’un élève est autorisé à redoubler." On comprend que ce décret prévoyait tout ! Mais, surtout, que ces familles demandeuses de redoublement ne sont pas bien considérées: elles bravent l'idéologie dominante et ces enfants imposent un surcoût à la société ... "Reste que, dans les faits, cet accompagnement peine à s’organiser dans les classes. En France, les alternatives sont à la traîne," accuse Le Monde. 

"Aujourd’hui, qu’en est-il, à l’heure des conseils de classe de fin d’année ? «Concrètement, le redoublement a quasiment disparu, souligne Julien Maraval, principal de collège et membre du syndicat de chefs d’établissement SNPDEN-UNSA [gauche radicale: elle l'a choisie !] Le seul moment où il peut y avoir redoublement, c’est en fin de 3e, mais il ne peut pas être proposé par le conseil de classe.» Au lycée, même constat : «Le conseil de classe ne peut plus, en fin de 2de, prononcer de redoublement. Il doit obligatoirement proposer une orientation dans une série générale ou technologique», rapporte Claire Guéville, enseignante en lycée [qui s'est laissée déposséder de sa prérogative professionnelle (comme celle de dispenser des connaissances)] et secrétaire nationale du SNES-FSU [les démocrates du journal Le Monde ne connaît pas  les syndicats minoritaires et méprise les syndiqués opprimés]. Au lycée comme au collège, c’est aux parents de demander un redoublement, lorsqu’ils n’ont pas obtenu satisfaction dans leurs vœux d’orientation." On le voit, cette liberté est strictement encadrée. 

Là où la responsabilité gouvernementale est engagée, le conseil de classe n'est pas coupable des effets pervers du décret, contrairement aux allégations du Monde.
"Là où, auparavant, le conseil de classe proposait un redoublement, aujourd’hui, il tend à orienter, en fin de 3e, en lycée professionnel – bac pro ou CAP –, et, après la classe de 2de, en 1re technologique. [De quel autre possibilité dispose-t-il ?] «Certains lycées se sont retrouvés avec des effectifs en STMG [série technologique management et gestion] pléthorique, voire ont dû ouvrir en catastrophe une classe de STMG à la rentrée. Cela fragilise la voie technologique et renforce la hiérarchie des filières," regrette Mme Claire Guéville de Rouen, dont le syndicat SNES-FSU est pourtant consulté par le ministère- faut-il lui rappeler ?- peut émettre des avis et mettre en évidence des risques de cette ampleur. S'il est apte à les dénoncer quand il est en opposition, il doit être apte à les anticiper quand il soutient un décret pervers.

"D’autant qu’aucun moyen n’est mis pour ces élèves en termes de remédiation [c'est-à-dire un coût non chiffré par le CNESCO !]. Ce qu’on reproche à cette politique [de Blanquer], ce n’est pas de limiter le redoublement, mais de ne pas proposer d’alternatives conclut la syndicaliste. [Ces alternatives ont été énumérées plus haut par la journaliste...] 

"Il est trop tôt pour savoir ce que le virage que veut prendre M. Blanquer va changer concrètement, concède-t-elle. Si tant est qu’on puisse parler de virage. Pour Claire Krepper, du SE-UNSA, "on peut parler d’effet d’annonce, car rien ne change en définitive. Pour le ministre, il est clair que le redoublement doit rester exceptionnel. Il nous l’a redit, jeudi [8 juin], lors du Conseil supérieur de l’éducation." Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde et c'est aux professeurs d'en décider au final en Conseil de classe... 

La syndicaliste présente au CSE n'a pas écouté
Résultat de recherche d'images pour "redoublement scolaire"
Au rayon des alternatives, la première des réponses, pour M. Blanquer, réside dans les dispositifs de lutte contre l’échec scolaire. Dans ce cadre, le nouveau ministre prévoit, dès cet été, des stages de remise à niveau d’une semaine fin août pour les élèves entrant en 6e – "au moins en éducation prioritaire", a-t-il nuancé auprès du Parisien –, ainsi que la mise en place d’études dirigées au collège pour que les élèves rentrent chez eux les "devoirs faits". 
La journaliste du Monde est soupçonneuse. "Reste à savoir si ces dispositifs «hors de la classe» suffiront à aider les élèves qui accumulent les difficultés dès les plus petites classes. En termes de soupçons, cette personne pourrait également s'interroger de savoir si, dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, l'argent des collectivités a été utilisé au mieux et au bénéfice réel des enfants, notamment les plus défavorisés. On est en droit de penser que la priorité était à la lecture plutôt qu'aux rythmes africains. 
Bilan :  les "difficultés accumulées dès les plus petites classes" ne sont pas un mythe. Il aurait pu y être remédié si les élèves avaient été diagnostiqués et pris en compte sans retard.

lundi 12 décembre 2016

Primaire socialiste: Vincent Peillon rentre de Suisse pour officialiser sa candidature

Peillon s'assume comme candidat de Hollande : même pas peur ?

Se posant en garant du rassemblement et en défenseur du bilan de François Hollande, 

Vincent Peillon a annoncé dimanche soir sa candidature à la primaire présidentielle du Parti socialiste.

La candidature de l'eurodéputé de 56 ans marque son retour en politique. Il exerçait son métier de professeur de philosophie depuis son départ du gouvernement en mars 2014Alors qu'il avait été ministre de l'Education de Hollande (2012-2014), il s'était sans peine fait nommer professeur associé à l'université de Neuchâtel, dans un canton suisse à majorité de gauche, à compter du 1er décembre 2014 pour des activités de recherche et d'enseignement sur l'histoire de la démocratie, comme spécialiste de la pensée républicaine et de la laïcité dans la France des XIXe et XXe siècles. En sermonnant brutalement la direction de l'enseignement catholique, le ministre de l'Education n'avait pas craint de cristalliser le débat politique autour du mariage entre personnes du même sexe. Sans aucun égard pour la liberté républicaine de conscience, il avait puni les autorités catholiques pour avoir appelé à l’organisation de débats sur le mariage homosexuel. Le ministre parla, sans plus de précaution, de "faute". Cela était-il bien raisonnable et respectueux ?

Sa réapparition était donc inattendue à gauche. Il assure que ce serait le renoncement de Hollande qui l'aurait incité poser sa candidature, mais en vérité ce serait à l'appel de François Hollande qu'il se serait décidé à sauter le pas.

Dans les scrutins de la primaire des 22 et 29 janvier, il défiera notamment ses anciens collègues Manuel Valls, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, trois anciens ministres de Hollande,  qu'il a implicitement critiqués sur France 2 en se présentant comme le "le candidat d'une éthique politique car je suis parti du gouvernement avant ceux qui peut-être n'ont pas l'air de vouloir soutenir leur propre bilan"le candidat

Il se veut aussi le candidat de la loyauté envers François Hollande.
"Je n'avais pas prévu de l'être, parce que je considérais que le président de la République devait porter les couleurs de ce bilan et définir le nouveau projet", a ajouté ce héraut des "hollandais" qui affirme avoir pris sa décision le soir de l'annonce du chef de l'Etat, le 1er décembre dernier. "Je pensais que c'était à lui d'assumer devant les Français son bilan", a-t-il expliqué, estimant - sans expliquer son abandon - que l'Histoire saurait lui rendre justice.

"Les jugements sur sa personne comme sur son action sont injustes. Il y a un seul pays en Europe qui a maintenu sa cohésion sociale, son niveau de Sécurité sociale, qui a même créé des postes de fonctionnaires, qui a fait de nouvelles conquêtes de protection sociale", a polémiqué Vincent Peillon. 
"En même temps qu'on a réduit les déficits, on a maintenu notre modèle social et même on l'a fait progresser. Je crois que très vite les Français vont réapprécier et sa personne et ce bilan", a-t-il insisté. Tant et si bien que l'électeur comprend encore moins pourquoi le sortant s'est sorti de la compétition...

Vincent Peillon, qui fut l'artisan de la réforme contestée des rythmes scolaires, a concédé "des erreurs". "Je reconnaîtrai aussi les difficultés qui nous ont amenés dans cette situation unique sous la Ve République : qu'un président qui a bien gouverné ne peut pas se représenter", a-t-il affirmé.

Le énième candidat du "rassemblement" d'un PS en miettes

"Moi je veux être le candidat du rassemblement. Le rassemblement (...) pour gagner parce qu'on a l'extrême droite. Elle est haute (...), la droite de M. Fillon qui est en train d'affirmer des choses d'une dureté incroyable", a-t-il estimé. "La primaire est une machine à fabriquer de l'unité".

Le nouveau candidat a dit n'avoir "aucun ennemi ni dans la primaire, ni à gauche et dans le camp des progressistes". Il se déclare donc prêt à travailler avec Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, des "personnes de valeur", qui ne concourent pas dans la primaire". Ses seuls ennemis sont donc ses camarades Valls, Hamon et Montebourg !

L'ex-ministre est soutenu par quelques députés - Patrick Mennucci, ancien porte-valises de la candidate Ségolène Royal, Eduardo Rihan-Cypel et Patrick Bloche. Patrick Mennucci, député des Bouches-du-Rhône, battu à la mairie de Marseille, estime que Vincent Peillon est au "point d'équilibre" de la gauche.

samedi 20 février 2016

Professeurs non remplacés: la FCPE met la droite en cause, après 4 ans de priorité à la jeunesse, selon Hollande

Professeurs non remplacés: 6.000 jours de classe manqués par les élèves, sans les grèves !

Des parents d'élèves pourtant proches du PS ont lancé leur compteur en ligne.
La FCPE tente de recenser les journées perdues par les élèves, quand elles sont déclarées. Baptisé 'Ouyapacours', ce compteur a pour objectif de recenser toutes les journées perdues par les élèves du primaire, du collège et du lycée. Ce n'est pas une excuse de cancres ou une obsession des parents; elles sont de plus en plus fréquentes.  
Ainsi, rien que depuis la dernière rentrée d'octobre, ce sont près de 6.000 jours de classe qui n'auraient pas été assurés, selon les remontées officielles sous la responsabilité des chefs d'établissement. 

Il s'agit donc de la fourchette basse.
On sait qu'à l'école élémentaire ils sont souvent également professeurs des écoles. La réalité tournerait plutôt autour de 10.000 journées, toujours selon la FCPE qui déclare "on est fortement mécontents de la situation", commente Véronique Chauffard, représentante de la FCPE, au micro de France Info.
A l'école Olivier-de-Serres, en plein Paris, dans le 15e arrondissement, les élèves d'une classe de CM2 ont ainsi loupé six semaines de cours depuis début janvier, rapporte France Info.

Comment la réforme des rythmes scolaires peut-elle être appliquée dans ces conditions?
"Six semaines où ils n'ont eu aucun apprentissage, avec des remplacements deux jours par-ci et deux jours par-là, les enseignants remplaçants étaient ensuite affectés dans d'autres écoles. Une façon de répartir la pénurie, équitablement...
On demandait même parfois aux enfants de rester chez eux. Ils étaient aussi parfois répartis dans des classes d'autres niveaux...  

Quarante enseignants vacataires auraient été ainsi recrutés rien qu'au niveau de Paris, en formation accélérée - ou sans - pour tenter de limiter les dégâts. 
A la rentrée prochaine, un renfort de trente professeurs devrait être recruté, assure le rectorat de Paris, sans plus de garanties de compétence
Or, à en croire les syndicats, ce n'est pas encore assez pour combler les manques. 

La FCPE déplace la responsabilité sur le quinquennat précédent

Le ministère de l'Éducation nationale nie, cherchant à minimiser la situation. 
Il assure que les chiffres annoncés par la FCPE ne représentent que 0,03 % du total des jours de classe. Rien que ça.
Un rapport de 2015 de l'Education Nationale révélait qu'au collège, 4,5% des cours n'avaient pas été assurés en 2014. Près de 75% de ces jours chômés l'avaient été en raison de dysfonctionnement des modalités de remplacement.
En mai 2015, la FCPE soutenait Najat Vallaud-Belkacem sur sa réforme du collège: à Reims, les parents de gauche battaient alors des mains quand la ministre soutenait - en suivant la méthode Valls faisant parler la majorité silencieuse- que cette réforme correspond à la demande des familles qui souhaitent "un système scolaire où les enfants ne soient distingués qu'en fonction de leur mérite"... Benoît Hamon, qui fut pourtant ministre avant Dame Najat, reste coi.
VOIR et ENTENDRE Hervé-Jean Le Niger pointer la droite après quatre années de promesses de la gauche et un engagement solennel de Hollande envers les jeunes !

Par ailleurs respectable, un masseur-kinésithérapeute du XIIe, ce vice-président national de la FCPE était à fond pour l' "ABCD de l'égalité" après avoir défendu la "théorie du genre." Sur la réforme des rythmes scolaires, il militait aussi au côté de la ministre dès la rentrée 2013. Les petits parisiens vont à l'école le mercredi matin et finissent plus tôt le mardi et le vendredi, disait-il, ajoutant que, grâce au temps libéré par ces nouveaux rythmes, ce sont 770 nouvelles activités périscolaires gratuites, organisées le mardi et le vendredi à partir de 15h, qui sont proposées aux familles des élèves scolarisés dans les 662 écoles maternelles et élémentaires parisiennes. 
VOIR et ENTENDRE ce monsieur, en notant qu'il est estampillé 'ministère de l'Education nationale'... 
Du "temps libéré", les "petits parisiens" n'en manquent pas... 
ENGAGEMENT 36: "Je créerai en cinq ans 60.000 postes supplémentaires dans l'éducation"
La FCPE salue la politique gouvernementale de recrutement de professeurs.
Dans le même temps, elle souligne toutefois que le remplacement des enseignants pose toujours problème"... Faute de remplaçants disponibles, le rectorat de Paris avait déjà fait appel à une dizaine de CDD depuis la rentrée de novembre. 
Même sans formation, ce recrutement n'est plus suffisant en Seine-Saint-Denis, dans l'académie d'Amiens et à Dijon. Dans ces différentes académies, les rectorats ont dû faire appel à des contrats à durée déterminée (CDD) pour occuper les postes vacants, dont 10 à Paris, 8 à Amiens, 5 à Dijon, etc. D'après le Snuipp-FSU, un besoin en effectifs précaires si tôt dans l'année n'avait plus été vu depuis 1981 dans la capitale, rapportait Le Parisien dès la rentrée 2015.
La profession n'attire pas les jeunes.
Les derniers résultats de l'admission au Capes (certificat d'aptitude à l'enseignement dans le second degré) confirment l'insuffisance des candidatures et donc le déficit des admissions dans les disciplines fondamentales, notamment les maths. Le ministère de l'Education nationale a beau augmenter le nombre de place aux concours, les résultats restent insuffisants par rapport aux objectifs. Dans le primaire, les postes non pourvus sont de plus en plus nombreux, faute d'attractivité du métier. 
Quoi qu'en dise le sentencieux H.-J. Le Niger, les conditions d'exercice se sont dégradées avec un encadrement de plus en plus pesant, quel que soit le nombre de postes aux concours. Enfin, l'atmosphère générale dans le métier enseignant s'est dégradée.

Après l'engagement solennel de Hollande que la jeunesse sera sa priorité et alors que la ministre Vallaud-Belkacem se disperse en réformes sociétales et en formatage idéologique des jeunes en situation de faiblesse du fait de leur jeune âge, abusant donc de ses pouvoirs, sa réforme des rythmes scolaires fonctionne un jour oui, un jour nonet les scolaires sont en déficit de formation, dans l'indifférence complice de la presse d'investigation prétendument spécialisée dans les affaires scolaires.

vendredi 15 janvier 2016

Aides sociales en Essonne: le successeur de Jérôme Guedj (PS) trouve les caisses vides

En état de détresse financière, l'Essonne ne sait pas comment payer les factures d'aides sociales

Le département de l'Essonne est dans l'impossibilité de procéder au paiement de l'aide sociale légale pour une partie de l'année 2015

L'ancien département du socialiste Jérôme Guedj ne pourra pas régler ses factures. Titulaire d'un DESS (diplôme d'études supérieures spécialisées) de droit public, gestion des collectivités locales délivré par l'Université Panthéon-Sorbonne, le nouveau président du département de Manuel Valls, François Durovray (LR), sait de quoi il parle dans une lettre aux associations de protection de l'enfance et aux établissements médico-sociaux pour les personnes âgées. Dans ce courrier, daté de la fin  décembre et révélé ce mercredi par Le Monde (qui ne communique pas sur l'origine de la fuite !), le président Les Républicains - confortablement élu avec 61,45 % des suffrages exprimés - propose d'étaler les versements sur les six prochaines années, avec les intérêts.

Les associations et établissements de services à domicile pourraient être fragilisés par ces manques de trésorerie.  
D'après les informations de l'organe officieux du PS (et propriété des hommes d'affaires socialistes P. Bergé, X. Niel et M. Pigasse), ces coupes concerneraient également le secteur des services à domicile, l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) et la prestation de compensation du handicap (PCH). "C'est totalement ubuesque et inédit en France, on touche aux publics les plus fragiles", s'insurge Guillaume Quercy, directeur en Ile-de-France de l'Uriopss (Union régionale interfédérale des oeuvres et organismes privés sanitaires et sociaux, au nombre de 23 en France, statut loi 1901). Or, cet arbitrage qui pourrait conduire les établissements concernés à plus de rigueur dans leur trésorerie, est la conséquence d'une gestion socialiste calamiteuse.
L’Essonne, le fief de l'actuel premier ministre, Manuel Valls, a bascule à droite après 40 ans de règne de la gauche, laquelle reste vindicative, dans un contexte d'incertitudes. Adopté en lecture définitive à l’Assemblée nationale le 17 décembre 2015, l'entrée en vigueur de la loi de modernisation du système de santé reste suspendue à la décision du Conseil Constitutionnel.

François Durovray pointe la gestion de Guedj, son prédécesseur

Scrabble des députés PS Thévenoud et Guedj 
pendant les travaux de l'Assemblée Nationale
Le président du conseil départemental de l'Essonne, élu LR et UDI à la tête du département en mars 2015 dénonce la dette d'un milliard d'euros, accumulée avant son mandat, par le joueur de Scrabble à l'Assemblée nationale. "Mon prédécesseur faisait de la cavalerie", révèle le président élu dès le premier tour, face à son adversaire socialiste, le président du Conseil général sortant, le socialiste Jérôme Guedj, par 28 voix contre 12.

"Faire de la cavalerie", c'est financer des actions avec de nouveaux emprunts servant sans cesse à rembourser les emprunts antérieurs, ce qui est irresponsable, singulièrement de la part d'un inspecteur général des affaires sociales, fût-il socialiste et donneur de leçons. 
D'autant que Guedj, né en 1972, exerça la fonction de gérant de la société J G Conseils, créée le 1er février 2006. Domiciliée à Massy, cette société -à responsabilité limitée- a eu (pendant neuf ans, jusque... 2015: radiée le 2 décembre, Jean-Pierre Guedj, né en 1942, kinésithérapeute à Massy, étant liquidateur de l'entreprise, CA: 48 000 € !) pour activité le "conseil aux collectivités locales, administrations publiques, associations, entreprises."
A défaut d'une certaine presse sélective, ce blog rappelle à l'opinion une affaire d’emprunt toxique précarisant le service départemental d’incendie et de secours... Or, fait unique en France, le président (LR) du département, finance la quasi-totalité du SDIS (service départemental d'incendie et de secours).
La Seine-Saint-Denis de Claude Bartolone connaît bien ce problème Après les jugements du TGI de Nanterre en faveur de la Seine-Saint-Denis et de Saint-Maur-des-Fossés en 2013, l’année 2014 a été marquée par la promulgation de la loi de validation des emprunts structurés à risque et par la mise en place d’un fonds de soutien. Le montant de ce dernier a été doublé, à 3 milliards d’euros sur 15 ans, début 2015 à la suite de l’envolée du franc suisse par rapport à l’euro qui a aggravé la situation de nombreuses collectivités détentrices d’emprunts toxiques indexés sur cette parité. 2015 était donc l’année du choix pour toutes les collectivités concernés par des produits financiers toxiques.Dans tous les cas, le feuilleton continue et les prochains jugements rendus seront à regarder de près.
Le socialiste n'argumente pas sur le fond, mais dénonce une "décision politique". La découverte de la nouvelle équipe n'a pas tardé à faire réagir l'ancien patron PS du Conseil général, Jérôme Guedj: "C'est de l'enfumage généralisé. Quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la rage," polémique le conseiller départemental PS du canton de Massy, la mèche en bataille...

Lorsqu'il était maire de Montgeron, le président du CD n'appliquait pas la réforme des rythmes scolaires. En 2014, il s'est opposé à la réforme des rythmes scolaires et a dû relever la tarification des services scolaires (restaurants d'enfants, centre de loisirs, accueil périscolaire, classes de découverte ...) le 24 juin 2015, quand il a été contraint de la mettre en oeuvre, après avoir précisé qu'il n'a pas les moyens de la faire appliquer. Un effet de la décentralisation menée par Hollande et Marylise Lebranchu sur les cités-dortoirs dont la population d'employés n'est pas productrice de richesses.