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vendredi 15 janvier 2016

Aides sociales en Essonne: le successeur de Jérôme Guedj (PS) trouve les caisses vides

En état de détresse financière, l'Essonne ne sait pas comment payer les factures d'aides sociales

Le département de l'Essonne est dans l'impossibilité de procéder au paiement de l'aide sociale légale pour une partie de l'année 2015

L'ancien département du socialiste Jérôme Guedj ne pourra pas régler ses factures. Titulaire d'un DESS (diplôme d'études supérieures spécialisées) de droit public, gestion des collectivités locales délivré par l'Université Panthéon-Sorbonne, le nouveau président du département de Manuel Valls, François Durovray (LR), sait de quoi il parle dans une lettre aux associations de protection de l'enfance et aux établissements médico-sociaux pour les personnes âgées. Dans ce courrier, daté de la fin  décembre et révélé ce mercredi par Le Monde (qui ne communique pas sur l'origine de la fuite !), le président Les Républicains - confortablement élu avec 61,45 % des suffrages exprimés - propose d'étaler les versements sur les six prochaines années, avec les intérêts.

Les associations et établissements de services à domicile pourraient être fragilisés par ces manques de trésorerie.  
D'après les informations de l'organe officieux du PS (et propriété des hommes d'affaires socialistes P. Bergé, X. Niel et M. Pigasse), ces coupes concerneraient également le secteur des services à domicile, l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) et la prestation de compensation du handicap (PCH). "C'est totalement ubuesque et inédit en France, on touche aux publics les plus fragiles", s'insurge Guillaume Quercy, directeur en Ile-de-France de l'Uriopss (Union régionale interfédérale des oeuvres et organismes privés sanitaires et sociaux, au nombre de 23 en France, statut loi 1901). Or, cet arbitrage qui pourrait conduire les établissements concernés à plus de rigueur dans leur trésorerie, est la conséquence d'une gestion socialiste calamiteuse.
L’Essonne, le fief de l'actuel premier ministre, Manuel Valls, a bascule à droite après 40 ans de règne de la gauche, laquelle reste vindicative, dans un contexte d'incertitudes. Adopté en lecture définitive à l’Assemblée nationale le 17 décembre 2015, l'entrée en vigueur de la loi de modernisation du système de santé reste suspendue à la décision du Conseil Constitutionnel.

François Durovray pointe la gestion de Guedj, son prédécesseur

Scrabble des députés PS Thévenoud et Guedj 
pendant les travaux de l'Assemblée Nationale
Le président du conseil départemental de l'Essonne, élu LR et UDI à la tête du département en mars 2015 dénonce la dette d'un milliard d'euros, accumulée avant son mandat, par le joueur de Scrabble à l'Assemblée nationale. "Mon prédécesseur faisait de la cavalerie", révèle le président élu dès le premier tour, face à son adversaire socialiste, le président du Conseil général sortant, le socialiste Jérôme Guedj, par 28 voix contre 12.

"Faire de la cavalerie", c'est financer des actions avec de nouveaux emprunts servant sans cesse à rembourser les emprunts antérieurs, ce qui est irresponsable, singulièrement de la part d'un inspecteur général des affaires sociales, fût-il socialiste et donneur de leçons. 
D'autant que Guedj, né en 1972, exerça la fonction de gérant de la société J G Conseils, créée le 1er février 2006. Domiciliée à Massy, cette société -à responsabilité limitée- a eu (pendant neuf ans, jusque... 2015: radiée le 2 décembre, Jean-Pierre Guedj, né en 1942, kinésithérapeute à Massy, étant liquidateur de l'entreprise, CA: 48 000 € !) pour activité le "conseil aux collectivités locales, administrations publiques, associations, entreprises."
A défaut d'une certaine presse sélective, ce blog rappelle à l'opinion une affaire d’emprunt toxique précarisant le service départemental d’incendie et de secours... Or, fait unique en France, le président (LR) du département, finance la quasi-totalité du SDIS (service départemental d'incendie et de secours).
La Seine-Saint-Denis de Claude Bartolone connaît bien ce problème Après les jugements du TGI de Nanterre en faveur de la Seine-Saint-Denis et de Saint-Maur-des-Fossés en 2013, l’année 2014 a été marquée par la promulgation de la loi de validation des emprunts structurés à risque et par la mise en place d’un fonds de soutien. Le montant de ce dernier a été doublé, à 3 milliards d’euros sur 15 ans, début 2015 à la suite de l’envolée du franc suisse par rapport à l’euro qui a aggravé la situation de nombreuses collectivités détentrices d’emprunts toxiques indexés sur cette parité. 2015 était donc l’année du choix pour toutes les collectivités concernés par des produits financiers toxiques.Dans tous les cas, le feuilleton continue et les prochains jugements rendus seront à regarder de près.
Le socialiste n'argumente pas sur le fond, mais dénonce une "décision politique". La découverte de la nouvelle équipe n'a pas tardé à faire réagir l'ancien patron PS du Conseil général, Jérôme Guedj: "C'est de l'enfumage généralisé. Quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la rage," polémique le conseiller départemental PS du canton de Massy, la mèche en bataille...

Lorsqu'il était maire de Montgeron, le président du CD n'appliquait pas la réforme des rythmes scolaires. En 2014, il s'est opposé à la réforme des rythmes scolaires et a dû relever la tarification des services scolaires (restaurants d'enfants, centre de loisirs, accueil périscolaire, classes de découverte ...) le 24 juin 2015, quand il a été contraint de la mettre en oeuvre, après avoir précisé qu'il n'a pas les moyens de la faire appliquer. Un effet de la décentralisation menée par Hollande et Marylise Lebranchu sur les cités-dortoirs dont la population d'employés n'est pas productrice de richesses. 

mardi 7 janvier 2014

Newsweek décrit l' "automne de la France"

La presse peut se tromper: à preuve les soi-disant erreurs de "Newsweek" ?

Réaction à la provocation du "made in France"

Montebourg nous attire encore les sarcasmes de l'étranger
L'hebdomadaire américain Newsweek écrit cette semaine que ce qui se passe aujourd'hui en France est comparable à la décision de Louis XIV, le Roi Soleil, d'annuler en 1685 l'édit de Nantes qui avait protégé les protestants français, les Huguenots. Le roi ferma les églises et persécuta les huguenots pour tenter d'unir son royaume dans une religion commune. En conséquence, près de 700.000 persécutés fuirent alors la France, en quête d'asile en Angleterre, Suède, Suisse ou Etats-Unis. Les huguenots étaient pourtant considérés comme les abeilles ouvrières de la France, mais ils durent partir sans argent, emportant avec eux leurs diverses compétences. Une fuite des cerveaux préjudiciable à l'économie du royaume.

France Info réagit vivement.

La radio en continu de service public gauchisant défend
 le système de solidarité à la française et s'indigne donc, vilipendant l'insolente journaliste. Puisque la presse française vit désormais couchée, l'impertinence vient désormais de l'extérieur, mais encore faut-il prouver de manière irréfutable ce qu'on rejette d'un revers de manche ou par l'invective.

Ce n'est pas l'opposition française qui le dit

Depuis l'arrivée du président socialiste François Hollande en 2012, l'impôt sur le revenu et la sécurité sociale ont grimpé en flèche. Le taux supérieur d'imposition est de 75% et nombreux sont ceux qui paient plus de 70%. En conséquence, les personnes mêmes qui créent la croissance économique - chefs d'entreprises, innovateurs, créateurs et cadres supérieurs - ont franchi les frontières en toute hâte pour développer leurs talents ailleurs. Et c'est une tragédie pour un pays si riche en histoire qui, comme on dit, n'a pas de mot pour 'entrepreneur'. Où est le Richard Branson de la France? Où est Bill Gates?Evite d'aborder le régime fiscal préférenciel des salariés de la presse, la journaliste de France Info conteste que la fameuse taxe à 75% sur les revenus supérieurs à un million d'euros frappe les personnes et souligne qu'elle ne concerne désormais que les entreprises. Pour être honnête, il convenait juste de préciser que ce taux de 75% s'impose certes aux entreprises mais pour celles qui versent à des salariés une rémunération annuelle supérieure à un million d'euros. Rappelons que cette mesure contestée mais confirmée par le Conseil d'Etat sera mise en pratique pendant deux ans, sur les rémunérations de 2013 et 2014 et concernera environ 470 entreprises et 1 000 dirigeants ou salariés.

Et Newsweek de pointer Pierre Moscovici, le ministre tant détesté des Finances, qui n'a pas conscience que Rome brûle, mais aussi de saluer une économie qui bénéficie de technologies à succès tels que son TGV et Airbus, ainsi que les entreprises internationales telles que les produits de luxe LVMH, qui définissent l'excellence française. Elle a aussi le meilleur secteur agricole en Europe et son industrie du tourisme est l'une des meilleures dans le monde, souligne encore l'hebdomadaire américain dans un souci d'équité.

Mais
Newsweek irrite notre presse d'Etat dès qu'il observe un déclin progressif et notable ces deux dernières années en France.
L'
ombre portée du socialisme est mise en accusation, car il est devenu de plus en plus difficile de démarrer une petite entreprise lorsqu'on ne peut pas licencier des salariés inutiles et embaucher de nouveaux talents. Comme les huguenots, les jeunes diplômés ne parviennent plus à se projeter dans l'avenir et planifient leur fuite à Londres.

La journaliste de France Info, Nora Bouazzouni, nie la réalité
Newsweek souligne que le chiffre officiel du chômage est de plus de 3 millions d'euros; officieusement, c'est plutôt 5 millions. Le coût de la vie est astronomique. Paris bat maintenant Londres comme l'un des villes les plus chères du monde. Un demi-litre de lait à Paris, par exemple, coûte près de 4 dollars (2,93 euros), le prix d'un gallon dans un magasin américain (soit 3,7 litres). Celle qui dénonce les "aberrations" de Newsweek est issue de l'UFR d'anglais Charles V. Alors se plante-t-elle pour les besoins de sa démonstration en convertissant 4 dollars en 5,8 euros le litre de lait, qu'elle confirme à "2,9 euros" le demi-litre à Parishistoire de contredire, le prix du litre de lait bio étant, selon elle, à 3,05 euros à Monoprix?...
Mieux, la petite Nora agresse sa consoeur: "Mais comme Janine di Giovanni s'est expatriée dans le coin le plus cher de la capitale, le 6e arrondissement [après toutefois le 4e, dans l'immobilier], on peut imaginer qu'elle fasse [subjonctif?] ses courses à l'exorbitante Grande épicerie du Bon Marché [parce qu'il appartient au groupe LVMH, mais dans le 7e], où seul un lait de croissance bio approche son estimation," commente-t-elle.

L'Etat-providence étouffant est partiellement responsable de tout cela. Meurtri par la gestion à perte du Washington Post qui a dû le vendre, Newsweek martèle qu'avec Hollande les impôts ont commencé à augmenter presque immédiatement. "En tant que maman, on peut être surpris par des nombreuses prestations de l'Etat si on remplit tous les formulaires: couches gratuites, nounous déductibles des impôts, crèches gratuites dans chaque quartier, le déjeuner à l'école de mon fils se compose de trois plats avec fromage."
La p'tite Nora doit admettre avec Le Monde que "les aides de la CAF peuvent, pour les plus modestes, prendre en charge une grande partie du coût". Mais le ton monte encore. "En ce qui concerne les gardes d'enfants, les parents peuvent effectivement bénéficier d'une réduction ou d'un crédit d'impôt, que la nounou travaille à leur domicile ou en-dehors. Mais dans une certaine limite" que France Info ne prend pas la peine de préciser.Certaines aides sociales sont du pur gaspillage, dénonce Newsweek.
L'Etat français paie aussi pour le thérapeute physique deux fois par semaine pour raffermir les ventres des accouchées. Après la Première Guerre mondiale, alors que tant de jeunes hommes avaient été tués dans les tranchées, on avait considéré cette facilité comme une incitation à faire des bébés (votre mari ne va pas vous toucher si, pensait-on, vous avez conservé votre graisse de grossesse).

La p'tite Nora a choisi de polémiquer plutôt que d'informer. "Autre aberration de la journaliste américaine", selon elle, les "deux consultations par semaine chez le kiné, prises en charge par l'Etat, pour retrouver un ventre plat après la grossesse" dont Janine di Giovanni affirme avoir profité. "Pense-t-elle que son périnée, dont la rééducation peut, elle, être prise en charge par la Sécu, se situe au niveau des abdos ?" ironise-t-elle, sans aller au fond du problème du gaspillage.Autour de soi, on voit des gens qui profitent du système de solidarité avec frénésie.
La journaliste américaine rapporte l'exemple d'amis militants dont le syndicat leur payait des étés entiers de congés avec 55% de l'allocation chômage. Depuis l'âge de 30 ans, un ami cameraman a travaillé cinq mois par an et a passé les sept mois restants à vivre des subventions de l'Etat dans le confort de sa maison du sud de la France.
Dans le secteur bancaire, une autre amie a passé ses trois mois de congé de maternité payé
 sur un voilier autour de la Guadeloupe.
En revanche, une autre amie s'est faite virer, puis s'est accordée près de trois ans pour trouver un nouvel emploi, parce que l'État la payait tant qu'elle n'avait pas d'emploi. "Pourquoi pas? Je l'ai mérité. J'ai payé mes cotisations au système." Cette mentalité est largement partagée, note-elle.

Lorsque vous prendrez votre retraite, vous êtes gâté. Il y a 36 régimes spéciaux de retraite - ce qui signifie par exemple qu'un employé hospitalier, une femme ou un conducteur de train peuvent prendre leur retraite plus tôt que dans le secteur privé en raison de la "pénibilité " de leur emploi, bien qu'ils ne puissent pas être licenciés.
C'est ainsi que la candidate socialiste à la mairie de Paris, Anne Hidalgo, est une jeune retraitée. Les révélations de l'ancien conseiller du Xe arrondissement de Paris et conseiller du maire socialiste de Paris pour l'urbanisme, Serge Federbusch, sur son statut de retraitée de la fonction publique - depuis qu'elle a 52 ans - et de cumularde d'indemnités d'élue ne lui inspirent aucune pudeur. (Lien Atlantico)

Mais cette gestion socialiste de l'argent public a mis l'état en situation de faillite

La France, une nation de nombrilistes à la Jean-Paul Sartre, refuse de regarder vers l'extérieur, sur le monde globalisé, observe Newsweek. Pourquoi se soucier des BRICS - les marchés émergents du Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud - puisque nous avons Paris? Cette philosophie à champ visuel étroit va tuer la France.

Ainsi, chaque année lors du Forum économique mondial de Davos, la France est toujours nettement sous-représentée. L'année dernière, un ministre de second rang, Fleur Pellerin, s'y est rendue parce que, apparemment, elle est la seule anglophone du gouvernement. "Les Français n'aiment pas parler anglais", admet l'un de ses assistants, d'un air las. "Ils n'aiment pas venir à Davos."

Les esprits les plus brillants de France s'échappent à Londres, Bruxelles et New York plutôt que de végéter en France. Essayez donc de ne pas entendre parler français dans les rues de South Kensington, le nouveau sixième arrondissement de Londres. Le lycée français a une longue liste d'attente pour les enfants français dont les familles ont émigré.


J'écoute avec effarement mes amis français sur ce sujet, confie l'Américaine.
Un haut fonctionnaire des Nations Unies, qui est maintenant basé en Afrique: "Les meilleurs penseurs en France ont quitté le pays. Ce qui est maintenant à gauche, c'est la médiocrité. "

Un conseiller juridique en chef auprès d'une grande entreprise française: "La France est en train de mourir de mort lente. Le socialisme tue."

Un éditeur français: "Au cours des 10 dernières années, le village planétaire est devenu une réalité. L'économie mondiale est devenue tellement importante que l'État-nation ne peut plus jouer le rôle qu'il a eu il y a 10 ans. Les Français n'ont pas pris conscience de cela. 

Pour se réveiller, la France doit se débarrasser de sa vieille garde et se réinventer.
Or, François Hollande n'est jamais allé en Chine avant de devenir chef de l'Etat en 2012 et il est âgé de 58 ans. Le gouvernement est donc tourné vers l'intérieur et les fonctionnaires de l'Etat qui le dirigent sont tellement déconnectés de la réalité que le pays est dans le déni.

C'est en partie dû au système éducatif, notamment l'ENA, le terrain d'entraînement essentiel de l'élite de la fonction publique. Les diplômés comme Hollande, son ex-femme, Ségolène Royal, qui était le candidat socialiste à la présidentielle en 2007, l'ancien président Jacques Chirac, et presque tous les anciens premiers ministres depuis 1958 voient encore la France comme une superpuissance. La triste vérité est que la France d'aujourd'hui est plus proche de l'Espagne ou de l'Italie que du Royaume-Uni ou de l'Allemagne. 

Il ya quelques visionnaires dans le monde des affaires, comme Christophe de Margerie, le PDG de la compagnie pétrolière et gazière multinationale Total, qui parle un anglais tès soigné et passe beaucoup de son temps de travail en les transactions hors de France. Mais de Margerie est rare et dénigré.

Sur France Info, la journaliste s'insurge: "Janine di Giovanni déplore l'absence d'entrepreneurs en France – excepté le "visionnaire" Christophe de Margerie, PDG de Total. Une entreprise du CAC 40 qui délocalise son service trésorerie au Royaume-Uni, qui n'a pas payé d'impôts pendant de nombreuses années en France et qui a abandonné en 2011 une "niche fiscale" pour améliorer son image." Du coup, les emplois de Total ne sont pas menacés par la fiscalité socialiste confiscatoire... 
La petite privilégiée fiscale du service public déficitaire s'en plaint-elle ? Et s'insurge-t-elle contre François Hollande et Pierre Moscovici qui, en 18 mois, n'y ont pas mis bon ordre? Dans sa protection acrimonieuse d'un système qui effare le monde entier, sauf elle, Nora Bouazzouni prétend-elle être crédible en occultant le cas Cahuzac, ministre socialiste fraudeur du fisc, pour s'en prendre à des créateurs de richesse et d'emploi, à la facon d'un Delapierre ou d'un Mélenchon arc-bouté sur la lutte des classes ? 
Trouve-t-elle à redire que la sœur aînée d'Anne Hidalgo, Marie, gère une entreprise à Los Angeles (Californie) et que, née en Espagne, la prétendante à la succession de Bertrand Delanoë dispose de la double nationalité depuis 2003.


Créativité et prospérité ne peuvent émerger que quand les citoyens peuvent construire, créer et prospérer.

dimanche 29 décembre 2013

Les Français sont-ils devenus des Rom pour les Belges ?

La Belgique expulse de plus en plus de Français
En juillet 2012, la Belgique expulsait "certains" Européens, selon BFMTV

En période de crise, certains Européens représentent une charge trop lourde pour la Belgique. Julie, une jeune Française qui recevait des aides sociales, a bien failli être expulsée du royaume. Telle était la justification de la multiplication des expulsions de ressortissants européens hors du plat pays.Installée à Bruxelles où elle était venue faire ses études, notre Julie a failli revoir Tulle. L'étudiante fantôme a bénéficié d’aides sociales de 750 euros par mois en attendant de trouver du travail. Elle a finalement reçu un ordre de quitter le territoire au motif qu’elle constituait une charge déraisonnable pour le système d’aides sociales du royaume qui lui non plus ne peut "accueillir toute la misère du monde".

Plus de 1200 expulsés

Julie aurait pu voir ses aides sociales supprimées, mais elle s'est retrouvée sous une menace d'expulsion, si elle n'avait fini par trouver un emploi. Les Belges auraient-ils trouvé le moyen de stimuler les demandeurs d'emploi ?
L'écolo Zoé Génot, députée fédérale belge, s’est saisie de la question. "On parle toujours de la liberté de circulation en Europe et de l’égalité entre les citoyens. En fait, cette égalité ne vaut que pour certains", pointe-t-elle. "Seuls les riches sont bienvenus car ils vont consommer", poursuit cette jeune ringarde de la lutte des clases. Le travail parlementaire de cette altermondialiste est donc très orienté: lutte contre les discriminations (dossiers du droit de vote pour les résidents étrangers, mariage et adoption pour les couples homosexuels, organisation du culte musulman en Belgique, les inégalités Nord-Sud et les injustices sociales (chasse aux chômeurs) ou encore pour la société de l'information et les logiciels libres. Elle a tout pour plaire à une Eva Joly ou une Taubira.
Avec la crise, les chiffres sont en augmentation. Sur les six premiers mois de 2012, plus de 1200 personnes, Italiens, Français ou Polonais, ont été expulsés de Belgique.

Aujourd'hui, BFMTV assure que tous les Français seraient particulièrement visés

De plus en plus de ressortissants de l'Union européenne, dont de nombreux citoyens français, sont expulsés de Belgique, surtout après un long séjour aux crochets de la Couronne. La raison invoquée reste la "charge déraisonnable" pour le système d'aide sociale belge, selon des chiffres rendus publics cette semaine.
"En 2013, et ce jusqu'en août, il a été mis fin au séjour de 1.130 citoyens européens", a indiqué la secrétaire d'Etat belge chargée de l'Asile et de la MigrationMaggie De Block (photo ci-contre), interrogée sur ce sujet par un parlementaire belge.

Est-ce un dommage collatéral de la rivalité entre Flamands et Wallons?
 
Une législation sociale encore plus attractive qu'en France
Les expulsions de ressortissants européens ont explosé au cours de ces dernières années. En 2010, à peine 343 citoyens de l'UE avaient été expulsés de Belgique. En 2011, leur nombre est passé à 989 et a ensuite doublé en 2012, avec 1.918 expulsions.
Au cours des huit premiers mois de 2013, 133 Français ont été expulsés de Belgique, faute de moyens suffisants de subsistance.

En application stricte d'une directive européenne
Elue "femme de l'année" 2013 par les lecteurs de La Libre Belgique, Maggie De Block, une flamande et l'une des ministres les plus populaires du gouvernement d'Elio Di Rupo, en raison de sa fermeté sur les questions d'asile et d'immigration, a décidé d'appliquer à la lettre une directive européenne de 2004 sur la libre circulation des citoyens européens.

Ce texte européen autorise chaque Etat-membre à mettre un terme aux aides sociales d'un citoyen européen dès lors qu'il constitue "une charge déraisonnable" pour le système d'aide sociale du pays qui l'accueille et à le renvoyer dans son pays d'origine, au-delà du droit accordé à tout citoyen européen de séjourner dans n'importe quel pays de l'UE pendant trois mois. Une loi communautaire qu'en France le gouvernement socialo-écolo ignore...

Des considérations humanitaires 
Ces derniers jours, la presse belge a mis en exergue des cas de Français, notamment une famille menacée d'expulsion - avec au moins quatre enfants, comme souvent dans ces cas choisis - faute de moyens suffisants de subsistance, alors qu'elle réside depuis trois ans en Belgique, et d'une autre Française, âgée de 30 ans, résidant également depuis trois ans dans le royaume.

"A l'heure où nous travaillons main dans la main à la construction de bassins de vie transfrontaliers, il est choquant que des expulsions continuent", s'est ému le député des Français du Benelux, Philip Cordery. C'est que l'élu est socialiste et craint de voir les Français réclamer l'application en France de cette directive européenne de 2004. Il a promis de saisir les ministres de l'Intérieur français et belge pour que cessent ces expulsions, avant que le peuple de France n'exige de travailler pour ses concitoyens exclusivement, d'autant que la crise, singulièrement en matière de chômage qui frappe plus lourdement la France que la Belgique. Il a également souhaité une révision de la directive européenne de 2004 pour que "la liberté d'installation en Europe soit valable pour tous", en vertu de la libre circulation des biens et des personnes en Europe.
En réponse aux interpellations réitérées de la député belge écologiste Zoé Génot, Mme De Block a assuré que les "éléments humanitaires" sont pris en compte dans chaque cas.
"Je connais une dame française, seule avec deux enfants, résidant en Belgique depuis plus de dix ans; elle a travaillé la majorité des années de sa présence chez nous. Elle vient de se voir forcée de rentrer en France, alors que les enfants étaient ancrés chez nous depuis toutes ces années. Je serais donc intéressée à connaître les motifs humanitaires pouvant être pris en compte", lui avait répondu l'élue écologiste, sans obtenir de réponse.

Les Européennes réveillent les députés de Bruxelles
En septembre dernier sur France Info, la commissaire européenne à la justice, aux droits fondamentaux et à la citoyenneté, Viviane Reding avait vivement critiqué la polémique sur les Rom, suite notamment aux déclarations de Manuel Valls, ministre de l'Intérieur de Hollande. "Il y a de l'élection en l'air en France" ironisa-t-elle. Avant de s'étonner de la non utilisation des fonds (comprendre "redéploiement" !) mis à la disparition par l'UE pour régler les problèmes qui se posent dans les communes: 50 milliards d'euros...

Quant à nous, en France, nous connaissons tous depuis des années des mères clandestines "ancrées chez nous" avec enfants scolarisés et qui ont d'autant moins  de raisons de se trouver sur le territoire que Hollande nous matraque d'impôts pour financer les dépenses sociales.