POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est guerre d'Algérie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est guerre d'Algérie. Afficher tous les articles

dimanche 16 septembre 2018

Les Harkis réclament des actes à Macron

Les Harkis réclament à Macron un effort de mémoire et de justice

Les associations demandent entre 4 et 40 milliards d'euros de réparations pour les préjudices subis depuis la première génération 

Une stèle pour des harkis qui attendent davantageLa communauté harkie appelle le président Emmanuel Macron à lui accorder des réparations à la hauteur du préjudice subi à la fin de la guerre d'Algérie. Elle a rappelé le soutien qu'elle lui a apporté en 2017

Les Harkis dénoncent une reconnaissance incomplète. "M. Macron a reconnu que la colonisation était un crime contre l'humanité; c'est peut-être courageux de crever l'abcès, mais il ne peut dire cela et de l'autre côté ne pas regarder l'histoire de ces soldats et citoyens français" abandonnés en Algérie en 1962, souligne le président du Comité national de liaison des harkis (CNLH), Boaza Gasmi.

Le Comité national de liaison des harkis menace maintenant de porter plainte contre la France pour crimes contre l'humanité

Lancé à l'initiative du président Macron, le groupe de travail propose 40 millions d'euros... et Macron préconise de créer un "fonds de réparation et de solidarité" de 40 millions d'euros pour ces anciens supplétifs de l'armée française et leurs enfants, loin des attentes des associations qui ont chiffré le préjudice à 40 milliards. 

Les associations se concerteront le 15 septembre à Agen pour étudier quelle riposte opposer au gouvernement, si celui-ci ne prend pas en compte leurs demandes, anticipent-elles, alors qu'il pourrait faire des annonces le 25 septembre, à l'occasion de la Journée nationale d'hommage aux Harkis.

Entre 4 et 40 milliards d'euros de réparations pour les préjudices subis génération après générationainsi qu'une loi gravant dans le marbre la responsabilité de la France dans ce dossier, là où le groupe d'experts préconise une simple résolution parlementaire. "La France a fait que notre terre natale nous est devenue hostile, que nos frères de sang sont devenus nos propres ennemis. Aujourd'hui cette loi nous la voulons !", insiste Mohamed Badi, porte-parole du CNLH, également présent mercredi à Paris. 
"On sait qu'une résolution ce n'est pas exécutoire (..) C'est du papier qui ne sert absolument à rien", renchérit-il.

150.000 Algériens recrutés dans l'armée française. 
L'armée française a recruté jusqu'à 150.000 Algériens comme auxiliaires durant la guerre d'Algérie (1954-1962), rappelle le rapport du groupe de travail remis en juillet au gouvernement et intitulé "Aux harkis, la France reconnaissante". A la fin de la guerre, 90.000 personnes, Harkis et leurs familles, ont été mis en sécurité contre les représailles du FLN en France, dans des conditions soudaines et précaires (dans des camps, des hameaux de forestage et des cités urbaines) sans réelles perspectives d'intégration pour eux-mêmes, ni leurs enfants. 

Entre 55.000 et 75.000 harkis, selon les historiens, sont restés dans leur département d'Algérie, soit qu'ils en ont fait le choix, soit qu'ils y ont été abandonnés et victimes de sanglantes représailles de la part des 
L'armée française égorgeait-elle 
les femmes et les enfants?
révolutionnaires nationalistes qui les considéraient comme des traîtres, en dépit des Accords d'Evian passés avec le FLN qui s'était engagé sur l'honneur et par écrit à ne pas exercer de représailles. 
C'est ainsi que des images de mutilations et d'exécutions sont parfois attribuées à l'armée française, mais sont en vérité au nombre des crimes contre l'humanité perpétrés par les Algériens du FLN.

"La seconde génération ne sera pas aussi docile que la première, elle se battra jusqu'au bout tant que le dossier harki n'aura pas été réglé de manière juste et digne, même s'il fallait porter nos problèmes auprès de la Cour européenne de justice, des tribunaux internationaux et des organes de l'ONU", a prévenu le porte-parole du CNLH, Mohamed Badi, samedi à Agen, lors d'une réunion publique réunissant quelque 150 personnes.
"Nous allons attendre ce qu'ils nous proposent mais il n'y aura pas plus que les propos qu'ils nous ont tenus", a estimé M. Badi, qualifiant leurs propositions de "mesurettes". Le CNLH entend organiser plusieurs conférences de presse et exprimer ses revendications sur les réseaux sociaux.

jeudi 13 septembre 2018

Macron provoque la colère des Harkis

Macron a le devoir de mémoire sélectif

"Une supercherie" : les Harkis du Lot-et-Garonne crient leur colère contre Macron

Des Harkis ont manifesté contre "le manque de reconnaissance" de l’Etat envers leur communauté, ce vendredi après-midi, à Villeneuve-sur-Lot, 

"Désabusés", "en colère", "c’est une supercherie", "on a été pris pour des c…". Les représentants de la communauté harkie, André Hazni et Mohammed Badi, sont passés à l’offensive pour fustiger "le manque de reconnaissance à notre égard dont fait preuve le président Macron".

Histoire des harkis dans le Lot-et-Garonne, en trois dates 

En 1975, c’est tout le camp de Bias qui se révolte.

En septembre 2016, lors d’une cérémonie d’hommage à Paris, le président Hollande  a reconnu les responsabilités des gouvernements français dans "l’abandon des Harkis". 

Alors qu'en 1962 la guerre civile en Algérie n'en finit pas de chercher son terme dans un contexte de révolution algérienne et malgré les accords d'Evian par lesquels le FLN s'engagea à ne pas exercer de représaillesune petite partie des Harkis et leurs familles, menacés en Algérie, ont été rapatriés en France à partir de l'été 1962. Chargée de leur transfert, de l'hébergement et de l'encadrement de l'ensemble des opérations, l'armée française a utilisé différentes structures (dont certaines ont fonctionné successivement, d'autres simultanément) appelées généralement camp de transit et de reclassement, au nombre de sept: Bias (Lot-et-Garonne), Bourg-Lastic (Puy-de-Dôme), La Rye-Le Vigeant (Vienne), Larzac-La Cavalerie (Aveyron), Saint-Maurice-l'Ardoise (Gard), Rivesaltes (Pyrénées-Orientales)

Le terme 'harkis', au sens strict, désigne les membres d’une harka, l’une des formes d’unités supplétives de l’armée française en Algérie. Mais, progressivement, le terme s’est étendu à l’ensemble des 'Français musulmans d’Algérie' engagés dans ou au côté de l’armée française. Au total, fin 1960, on comptait 60.000 'Français de souche nord-africaine' – selon la terminologie de l’époque – dans les forces régulières et supplétives, dont 20.000 Harkis.
Qu'on les ait appelés 'Français musulmans rapatriés' (à partir de juin 1962), puis 'Français rapatriés de confession islamique', et enfin 'Rapatriés d’origine nord-africaine' (dans les années 1980), ils ont toujours été étiquetés en fonction de leur origine, une survivance durable de discrimination coloniale, qui a doublement marginalisé les Harkis : ni rapatriés comme les autres, ni Français comme les autres,
les 'Pieds noirs', pareillement stigmatisés, singulièrement lorsqu'ils n'avaient pas de famille en métropole.
En date du 31 janvier 1964, une note du ministre des Rapatriés relative à "
l’attribution des logements HLM aux anciens harkis", rappelle certes que "les anciens harkis sont considérés comme rapatriés et bénéficiaires, à ce titre, de la loi du 26 décembre 1961", mais donne aux préfets la directive de ne "reloger les anciens harkis qu’après avoir relogé tous les rapatriés demandeurs de logement et particulièrement mal-logés." Dans le contexte d'un hébergement massif d'urgence, les harkis et leurs familles sont majoritairement logés en camps de transit, puis en "cités d’accueil", lesquels perdurent jusqu’au milieu des années 1970.
75 hameaux de forestage : Pertuis, Apt, Cucuron, Ongles, Manosque, La Roque d’Anthéron, Fuveau, Jouques, Saint-Maximin, Brignoles, Rians, Le Muy, Collobrières…

Voici comment ils ont été accueillis dans le département du Lot-et-Garonne

François Hollande a reconnu solennellement "les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil inhumaines de ceux transférés en France". Dans le département, cette déclaration tant attendue a un écho particulier, parce que ce territoire a été fortement marqué par cette histoire, celle d’une injustice de la décolonisation française.

1962, le rapatriement

Au lendemain des accords d’Evian du 18 mars 1962, qui marquent la fin de la guerre civile et l’indépendance de l’Algérie, des militaires français organisent le repli de leurs supplétifs algériens – les harkis – restés loyaux à la France, et celui de leurs familles. Tandis que le FLN rompt ses engagements et massacre 70.000 harkis dans les semaines qui suivent les accords, 90.000 autres débarquent sur le sol français. Ils seront pour l’essentiel dirigés vers des camps de transit, dans des baraquements qui, jadis, avaient accueilli les réfugiés espagnols, comme c’est le cas à Bias. Là, près du Cafi de Sainte-Livrade-sur-Lot, qui accueille les Indochinois, le Cara (le centre d’accueil des rapatriés d’Algérie) voit le jour. Il est question d’un hébergement temporaire. Le provisoire va durer plus de dix ans.

Le Cara et les 'incasables'

Ce sont jusqu’à 12.000 Harkis qui seront hébergés dans le camp de Bias. Selon la formule employée par l’administration, ce sont les 'incasables' qui y sont logés, autrement dit, ceux qu’on ne peut pas faire travailler : les infirmes, les invalides, les personnes âgées, les veuves et leurs enfants. Le préfet va instaurer un régime plus de camp militaire, avec barbelés et couvre-feu à 22 heures. 

La révolte en 1975

Ce régime disciplinaire, combiné aux conditions de logement souvent précaires et insalubres, conduit à une révolte des camps au printemps 1975. Elle part de Bias, où un responsable de l’amicale des Algériens, un ancien du FLN, est pris en otage pour empêcher les 500 CRS et les blindés qui cernent le camp de charger. L’été passé, l'administration du camp est transférée à la commune, c’est la fin du Cara. Mais les jeunes révoltés de l’époque sont ceux qui, encore aujourd’hui, portent les revendications des Harkis.

Le groupe de travail mis sur pied par Macron ces derniers mois, "c’est un écran de fumée", dénoncent-ils. 

"On a aidé le président lors de son élection [sic], idem au niveau local, avec le député Olivier Damaisin, reprend Mohammed Badi. Il n’était pas impliqué lors des réunions, quand il était là…"

Les descendants de Harkis avaient fait chiffrer le montant du préjudice pour "la souffrance" de leur communauté. Il s’élevait à près de 40 milliards d’euros. "Mais ils sont arrivés à un chiffre de 40 millions d’euros sur quatre ans, peste André Hazni contre les représentants de Macron. C’est encore moins que ce que le président Hollande avait fait pour nous [17 millions]"

Plusieurs banderoles ont été déposées devant la sous-préfecture pour marquer leur protestation.  André Hazni et Mohammed Badi ont donné rendez-vous à la communauté, dans la salle de la Rotonde à Agen à partir de 14 heures "pour voir quelle suite donner au mouvement."

dimanche 25 septembre 2016

Abandon des Harkis ? Hollande flagelle l'Etat, sans condamner leur massacre par le FLN algérien

Hollande estime que les Harkis ne sont plus des "sous-hommes", selon Georges Frêche, PS

François Hollande a "reconnu""les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis"

Un  indécent tapage médiatique aux relents de récupération électoraliste 
La reconnaissance des "responsabilités" de la France dans "l'abandon" des Harkis n'arrive pas trop tard pour François Hollande, à sept mois de l'élection présidentielle. Nicolas Sarkozy aussi s'y était livré, à la différence que c'était en avril 2012, alors que la droite en avait eu l'initiative la première. Depuis que, par le décret du 31 mars 2003, Jacques Chirac, l'a instituée, cette journée d'hommage national aux Harkis donne lieu chaque année à Paris à une cérémonie officielle dans la cour des Invalides.
C'est à la préfecture de Perpignan (Pyrénées-Orientales) que Nicolas Sarkozy avait reconnu la "responsabilité historique" de la France dans "l'abandon" des Harkis - ces natifs d'Algérie qui ont combattu avec les troupes françaises, avant d'être pourchassés après l'indépendance, en 1962, car considérés comme des traîtres par une partie des Algériens. "La France se devait de protéger les Harkis de l'Histoire. Elle ne l'a pas fait. C'est cette responsabilité que je suis venu reconnaître", avait notamment déclaré le chef de l'Etat.

Pour la première fois, ce dimanche 25 septembre 2016, François Hollande a présidé  une brève cérémonie largement retransmise depuis la cour de l'Hôtel des Invalides à Paris. L'ancien président Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, présidente du FN, NKM et Jean-François Copé, candidats à la primaire de la droite, assistaient à cet hommage. 

"Je reconnais les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis, 
les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil inhumaines de ceux transférés en France", a déclaré le chef de l'Etat, applaudi par certains représentants des Harkis présents dans l'assistance. Evoquant une "vérité implacable" et "cruelle", François Hollande a parlé des "combattants qui furent privés de la protection de la France au lendemain de la guerre d'Algérie" et "dont l'abandon ne fut jamais pleinement reconnu par la République," selon lui.
Les Harkis sont une partie des supplétifs engagés au côté de l’armée française de 1957 à 1962, sous contrat mensuel renouvelable, sans avoir aucun statut militaire durant la guerre civile algérienne. En France, 'harki' est souvent utilisé comme synonyme de "Français musulmans rapatriés" (FMR) à partir de 1962, "Français rapatriés de confession islamique" (FRCI) en 1970 ou "Rapatriés d'origine nord-africaine" (RONA) dans les années 1980. Aujourd’hui, deux termes se sont imposés : "FMR" et "Harki". Après l'indépendance de l'Algérie, ceux d'entre eux qui ont décidé de quitter le Maghreb ont pu s'installer en France, sous la protection de la loi sur les rapatriés. Comme tous les Algériens qui résidaient en France après 1962, ils purent conserver la nationalité française par simple déclaration jusqu'au 22 mars 1967.
A moindres frais, François Hollande n'a fait qu'honorer une promesse de campagne, faite dans un discours prononcé le 5 avril 2012, se fendant d'un quasi copié-collé du texte de sa déclaration de l'époque. Il l'avait déjà fait en partie lors de la même cérémonie le 25 septembre 2012, mais à l'époque c'était par un message... lu par Kader Arif, son ministre délégué aux Anciens combattants, né à Alger - dont le père, s'était lui-même engagé comme supplétif de l'armée française - et qui, en novembre 2014, dut démissionner du gouvernement en raison de l'ouverture d'une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués à plusieurs de ses proches. Une information judiciaire du Parquet national financier est d'ailleurs pendante depuis décembre 2015.

Après les accords d'Evian du 18 mars 1962, les 55.000 à 75.000 harkis "abandonnés" en Algérie, selon des historiens, ont fait confiance en leurs compatriotes musulmans arrivés au pouvoir et furent victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes. On peut nommer ces "nationalistes" qui font horreur quand ils sont français: en l'occurrence, ce sont 
A compter de mars 1962, la France dut faire face à des rapatriements massifs.
En comptant les "pieds-noirs" européens, les juifs et tous les musulmans "loyalistes", aurait accueilli 2,5 millions de personnes. Elle le fit tant bien que mal pour les uns et les autres et parmi eux, 42.500 harkis qui l'ont souhaité ont pu trouver refuge en France métropolitaine.  
Mais Philippe Denoix estime leur nombre à 90.000: en effet, beaucoup de familles n'ont pas demandé la nationalité et sont restées algériennes, d'où l'incertitude sur le nombre total de rapatriés et l'exploitation qui est faite de l'idée d'abandon.

La grande majorité resta en Algérie et des dizaines de milliers d’entre eux furent assassinés. 
Hollande et le FLN Bouteflika
Sur ordre du GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne qui a négocié les accords de paix -accords d'Évian- avec la France en 1962), bras politique et gouvernemental du Front de libération nationale (FLN)les massacres de Harkis (considérés comme 'collaborateurs' et traîtres), parfois perpétrés sur des familles entières, s’accompagnèrent souvent de tortures et de viols. Ils se déroulèrent dans un climat de désordre dû aux luttes internes (y compris armées) de l’ALN (Armée de libération nationale, bras armé du Front de libération nationale (FLN) et du GPRA pour la prise de pouvoir qui précéda et suivit l’indépendance.
Sans compter les prisonniers, le nombre total de harkis exterminés par leurs compatriotes après le cessez-le-feu fut d'abord estimé selon les sources entre 10.000 et 150.000. En dépit des accords d'Évian par lesquels le FLN s'était engagé à ne pas exercer de représailles. L'actuel président de l'Algérie, Abdelaziz Bouteflika, est président d'honneur du FLN.

Quelque 60.000 "réfugiés" ont été transférés et accueillis en France

Instituée par un décret de Jacques Chirac en date du 31 mars 2003, cette journée d'hommage national aux Harkis donne lieu chaque année à Paris à une cérémonie officielle dans la cour des Invalides. Hollande a attendu sa cinquième année de présidence pour l'honorer de sa présence.

Maltraités, insultés par Georges Frêche, PS
Le 11 février 2006, le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon, s’adressant à des responsables d’associations harkies, lança : 
" Vous êtes allés avec les gaullistes (...). Ils ont massacré les vôtres en Algérie (...). Ils les ont égorgés comme des porcs. Vous faites partie de ces harkis qui ont vocation à être cocus jusqu'à la fin des temps (...). Vous êtes des sous-hommes, vous êtes sans honneur". La Cour de cassation a rejeté la plainte pour injure publique : Frêche est innocent, en dépit de l'article 33-3 de la loi du 29 juillet 1881, qui incrimine des injures proférées "à raison de l'origine, de l'ethnie ou de la religion d'une personne ou d'un groupe de personnes".

Avec leurs descendants, la communauté des musulmans loyalistes est estimée à 500.000 personnes en 2012 , voire 800.000 personnes en France.
Un électorat non négligeable.

mardi 15 juillet 2014

L'islam et la gauche font obstacle à l'intégration des immigrés en France

«Tous des Palestiniens !» : Guerre d’Algérie for ever
gaza manif algerie paris
On est en France, terre d'accueil
Lors des manifs de 2004 contre la loi interdisant le port de signes religieux ostensibles à l’école, des jeunes filles musulmanes avaient défilé voilées dans Paris, ceintes à la taille d’un drapeau français. On pouvait à l’époque interpréter cet affichage tricolore comme la volonté de montrer un attachement à la République, en réponse à ceux qui doutaient de la compatibilité des fichus islamiques avec les principes laïcs. Dimanche, entre Barbès et Bastille, nul manifestant, dans son soutien à la population de la bande de Gaza, ne songea à se parer du bleu de France – ce n’aurait pourtant pas été idiot en termes de communication politico-médiatique. Il faut croire que l’envie n’y était pas. 
« Un drapeau français ? Mais pour quoi faire ? Je ne me sens pas français », confiait un jeune homme se présentant comme marocain [la binationalité entretient la fracture]. 

Aux yeux des milliers d’opposants à Israël, franco-maghrébins dans leur immense majorité, qui ont défilé la veille du 14 Juillet dans Paris, la France est hors jeu à défaut d’être hors sujet – rapport à la première déclaration de François Hollande sur le conflit en cours, mercredi dernier, où il pouvait donner l’impression d’approuver sans nuance la réponse militaire israélienne aux tirs de roquettes du Hamas. Et qui lui a valu ce slogan entonné à l’envi par les pro-Palestiniens de dimanche : « Israël assassin, Hollande complice ! » [L'empreinte de l'extrême gauche, depuis les Verts radicaux d'EELV est prégnante] 

Délaissant la bannière française, ils se sont tournés vers les fondamentaux : d’une part les drapeaux des origines, algérien, marocain et tunisien, de l’autre, les drapeaux des luttes actuelles, égyptien, irakien et le plus symbolique d’entre tous, le drapeau palestinien, qui synthétise à lui seul toute une histoire et toute une conquête à venir. Si les couleurs de la France étaient absentes de la manifestation de dimanche, c’est probablement parce que pour les partisans des Palestiniens, la France, en raison de son « passé » et de son « présent », représente la figure de l’occupant israélien, plus exactement du « colon ».

D’une certaine manière, le conflit israélo-palestinien est la poursuite de la guerre d’Algérie, ailleurs et avec d’autres acteurs – les altercations entre Pieds-Noirs et Arabes dans le Sud de la France, appréhendées à cette aune, le sont aussi. On fait parfois sur les réseaux sociaux ce rapprochement, qui sonne comme une profession de foi révolutionnaire : « Les Algériens d’hier sont les Palestiniens d’aujourd’hui ». « Du temps de la guerre d’Algérie, note Samia, une manifestante, Boumediene était du côté des Palestiniens. Ma mère a grandi avec le conflit israélo-palestinien. »

L’identification des causes et des effets, de l’oppresseur et des victimes, est quasi-parfaite. S’il y a « importation » du conflit israélo-palestinien en France, il y a également transfert ou projection du « ressenti » franco-maghrébin sur les Palestiniens. Comme si la lutte, en l’occurrence à mort, que livrait une partie des Palestiniens à Israël, et vice-versa, était la transposition puissance 100 ou 1000 de la « guerre » mettant aux prises, ici, d’un côté, la génération « issue de l’immigration » qui ne croit plus aux « promesses » de la France et qui peut-être n’a jamais souhaité y croire pour ne pas avoir à refermer le livre des pères, et, de l’autre, l’Etat, puissance « coloniale » jouant de la discrimination comme d’une « torture » lente et faussement indolore avec ses « indigènes ».

Mais il ne suffit pas qu’Israël soit la France coloniale d’antan, argument des anticolonialistes, il faut aussi qu’il soit juif, les juifs étant ce peuple qui, dans l’islam, « encourt la colère de Dieu », une conception des choses divines dont on sait qu’elle nourrit chez certains un antisémitisme de type musulman. Entre donc ici en lice une notion religieuse, qui redouble le caractère explosif de la situation. Un manifestant le disait dimanche :« Dieu (Allah) nous a donné cette terre (la Palestine). » Cette terre palestinienne (aujourd’hui principalement juive et dont l’argument fondateur est pour partie religieux aussi, en l’occurrence hébraïque) ne saurait être israélienne, tonnent les religieux musulmans, repris en chœur par la foule de jeunes, le 13 juillet place de la Bastille : « Est-ce que vous reconnaîtrez Israël ?», crie et crie encore, dans son micro, à l’adresse de ces jeunes, un membre du collectif Cheikh Yassine, du nom du fondateur du Hamas, tué par l’armée israélienne en 2004. « Non ! », répondent à plusieurs reprises ceux-ci avec force. Ce collectif opérait dans la manif aux côtés de frères musulmans et faisait entonner des « Allahou akbar » à une partie de la foule. Dimanche, comme en Algérie pendant la guerre d’indépendance, Frantz Fanon et le divin n’étaient plus qu’un.

Ainsi, contrairement à ce qu’affirmait un membre du mouvement BDS (« Boycott Israël ») relayant la « ligne officielle », celle du Fatah, la majorité des manifestants ne paraissait pas d’humeur partageuse, pas du tout prête à accorder une once de terre à un Etat juif, ce « peuple lâche qui tue des femmes, des enfants et des vieillards à Gaza », insistait l’un d’eux. Un jeune homme se disait prêt à aller combattre avec les Palestiniens. La Syrie, en revanche, lui « parlait » beaucoup moins et ce qu’il en disait n’indiquait pas chez lui un penchant religieux : « En Syrie, remarquait-il, ce sont des sectaires qui s’affrontent, sunnites d’un côté, chiites de l’autre. »

Les territoires palestiniens sont donc à Israël ce que le « 9-3 » et autres Mirail toulousain sont à la France. Vue de l’esprit, bien entendu, mais l’esprit voit ce qu’il veut. Si des Franco-maghrébins investissent tant d’eux-mêmes dans le « combat palestinien », c’est parce qu’ils en retirent une satisfaction symbolique, bien davantage que la promesse de quoi que ce soit. Le conflit israélo-palestinien leur donne en quelque sorte la force de vivre.

*Photo : SEVGI/SIPA. 00688396_000002.

vendredi 14 février 2014

Centrafrique : rallonge de 400 soldats français, l'UE en annonce 1.000

Nos militaires seront-ils bientôt tous engagés à l'étranger?

Les socialistes sont décidément très portés sur la guerre

Guy Mollet (SFIO) avait envoyé des troupes sur le canal de Suez en 1956, histoire de préserver les intérêts marchands des grandes compagnies occidentales. La même année, c'est ce même socialiste qui envoie le contingent en Algérie, après avoir refusé toute solution négociée et engagé une politique répressive: pouvoirs spéciaux incluant notamment la création d'une procédure de justice militaire de "traduction directe" sans instruction et la légalisation des camps d'internement créés en 1955. 
François Hollande entretient la tradition guerrière socialiste
Non seulement il reste plus de 1400 militaires en Afghanistan, après le 31 décembre 2012, mais le président Hollande annonce une intervention militaire au Mali, le 11 janvier 2013, puis menace d'une autre, punitive, en Syrie, sans passer par un accord de l'ONU. Bien que critiqué pour son côté "va-t-en-guerre" et pour s'être fait "piégé" sur la scène internationale, il lance en décembre 2013, l'opération Sangaris en République centrafricaine. Tout cet interventionnisme en 18 mois.

Quatre cents soldats français supplémentaires iront bientôt grossir les rangs de l'opération Sangaris

La "gauche molle" a décidé de "muscler" ses effectifs, portant le nombre de soldats français à 2.000 hommes en Centrafrique, un renfort  déclaré "modeste" par son premier-ministre, Jean-Marc Ayrault, ce vendredi.
L'Union européenne envisagerait de déployer un millier de soldats, soit 500 de plus que ceux toujours attendus, a annoncé vendredi soir la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, s'adressant au Conseil de sécurité, alors que les Nations Unies insistent sur la nécessité d'un déploiement rapide de forces plus imposantes. Cette force européenne "sera sur le terrain très, très vite", a-t-elle affirmé, tout en restant dans le flou sur la date. Selon des diplomates européens, il est prévu que la force européenne se déploie à Bangui à partir du mois de mars, dans encore une quinzaine de jours. Rappelons que la deuxième guerre civile de Centrafrique a démarré fin 2012 avec une nouvelle série d'attaques de rebelles. 
La décision française de renforcer ses effectifs, prise à l'issue d'un conseil de défense restreint à l'Elysée, répond au chaos centrafricain.
Amnesty International dénonce en effet "un nettoyage ethnique", sans préciser qui sont les génocidaires... S'il était permis, nous révélerions à cet ONG ce que chacun sait. Les agresseurs sont les rebelles de la Seleka, une coalition musulmane minoritaire dans une République centrafricaine  à 80 % chrétienne. Et voilà pourquoi l'organisation -supranationale et sans aucune légitimité - fait de la rétention d'information ou tait certains détails de l'histoire...

Les rebelles musulmans continuent d'ensanglanter le pays

"Cet effort supplémentaire de 400 hommes" depuis les débuts de l'opération Sangaris, le 5 décembre, comprend le déploiement anticipé de forces de combat et de gendarmes français qui participeront ensuite à l'opération militaire de l'Union européenne dès son déploiement". Selon une source du ministère de la Défense, il s'agira d'éléments de combat d'infanterie, d'éléments pour la logistique, mais aussi d'hélicoptères pour renforcer la mobilité de Sangaris. 

Amnesty International ne connaît que les victimes musulmanes
L'organisation a dénoncé mercredi un nettoyage ethnique et un exode des musulmans. Ils sont présentés comme les victimes des anti-balaka, milices chrétiennes, qui se sont refugiées à Bangui et ses environs, sous la protection des forces militaires concentrées sur Bangui et son aéroport. Ainsi, un charnier de 13 cadavres, a été découvert de jeudi à proximité de la capitale Bangui, dans un camp abandonné des ex-Séléka, coalition rebelle musulmane

Le 22 août, suite au refus de la population civile du village de Bohong de subir les persécutions de la Seleka, le village subit de violentes représailles entraînant des dizaines de morts, des viols et des pillages, visant spécifiquement la population chrétienne. 
Réfugiés chrétiens:
aéroport de Bangui
Un millier d'habitants avaient dû quitter le village pour un exode vers l'aéroport de Bangui où ils cherchent la sécurité.
Il est par conséquent insupportable de choisir ses morts dignes de considération. Il ne s'agit donc pas de mettre dans la balance les morts des uns et des autres, mais de rétablir la vérité que certains travaillent à occulter. La présence des 1.600 militaires français de la force Sangaris et de 5.000 soldats africains de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) n'a pas permis de rompre le cycle des violences qui a fait plus de 2.000 morts et un million de déplacés, soit un quart de la population.
Selon le ministère de la Défense, "la force française a intensifié cette dernière semaine son action en province" pour tenter d'éloigner le spectre de la partition entre chrétiens et musulmans qui menace le pays et qui pourrait profiter aux extrémistes musulmants, minoritaires. Fabius appelle le Conseil de sécurité à "accélérer le déploiement d'une opération de maintien de la paix".

Ban Ki-moon parle d'instaurer "la coopération la plus forte possible"
 
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, semble avoir reçu le message ce vendredi. Se déclarant "très inquiet par le cycle de la vengeance et des représailles" entre chrétiens et musulmans, il a lancé devant le Conseil de sécurité un appel  à une action commune. "Nous devons agir ensemble et maintenant, nous devons agir de manière décisive pour éviter le pire", a-t-il martelé. Evoquant les efforts militaires déployés sur le terrain par la France, l'Union européenne (UE) et l'Union africaine (UA), il a vu dans la crise centrafricaine une occasion d'instaurer "la coopération la plus forte possible entre les Nations unies, l'UA et l'UE". Mardi, le Conseil de sécurité se réunira une nouvelle fois sur ce dossier.

La chef de la diplomatie de l'UE,
Catherine Ashton, a promis que l'UE "travaillera avec (lui) pour assurer une opération internationale bien coordonnée si le Conseil décide qu'une opération de maintien de la paix de l'ONU est la meilleure solution. "Nous avons plus de 500 hommes", a précisé la diplomate européenne à la presse après s’être exprimée devant le Conseil de sécurité de l’ONU, ajoutant que l’UE "envisage le double de ce chiffre".

Troupes françaises de l'opération
Sangaris, le 1er février 2014
A elle seule, la France s'est engagée à deux fois plus. De son côté, elle presse également l’Union européenne d' "accélérer le déploiement de la mission EUFOR, y compris la force de gendarmerie européenne". Evoquant à Nancy le nouvel apport français, le Premier ministre a déclaré: "Ca doit être complété par un soutien plus important des Européens et un engagement plus fort au niveau humanitaire".

Une telle opération, qui verrait les 6.000 soldats des forces africaines,  la MISCA, passer sous casque bleu, nécessitera une nouvelle résolution de l'ONU. Or, l'Union africaine est pour l'instant réticente à passer le relais aux Nations unies. 

Pourvu que Vigipirate ne vienne pas exiger le rapatriement de nos troupes...

samedi 22 décembre 2012

Algérie: "C'est peu dire que François Hollande a été succinct", selon le Nouvel Obs

Les "porteurs de valises" en ont été pour leurs frais

"Le président avait laissé entendre que les choses seraient dites. Il ne l’a pas fait", regrette l'épouse de Maurice Audin après le discours du chef de l'Etat devant le Parlement algérien.




La vie, les combats et parfois la mort des appelés du contingent dans tous les aspects de la véritable guerre que la France a menée en Algérie, en postes, dans les douars et dans les djebels pour protéger les populations des actions du FLN et pour les assister 
dans les mesures de pacification.


Né en 
1932 à Béja (Tunisie) et décédé en juin 1957
Maurice Audin, celui dont le Nouvel Observateur est allé chercher la veuve, est  était un assistant de mathématiques français à l’université d’Alger, membre du Parti communiste algérien (PCA) et militant de la cause anticolonialiste
Bien que, par son action au côté des rebelles du FLN, Audin ait mis en péril la vie de centaines d'appelés du contingent (1954-1962), le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë, né en Tunisie, a inauguré une place Maurice Audin dans le 5ème arrondissement, en mai 2004.

L'Algérie d'aujourd'hui fait l'impasse sur les "Pieds-rouges", des journalistes, des artistes, des prêtres, des militants catholiques ou communistes, qui sont devenus complices du Front de libération nationale (FLN), contre le pouvoir en métropole et au détriment des appelés du contingent
Qui parle à Alger du " réseau Jeanson " ? Cette équipe, menée par Francis Jeanson, un journaliste  proche de Jean-Paul Sartre, se chargera pendant pratiquement toute le conflit de collecter et de transporter des fonds et des faux-papiers pour les agents du FLN de métropole, une cinquième colonne indispensable à la résistance algérienne.



Egorgement à la scie:
de ceux que les 121  intellos du Manifeste
ne voulaient entendre parler



En France, la presse socialiste se donne en revanche pour mission d'entretenir leur mémoire...

Ce groupe sera démantelé en février 1960 et son procès s’ouvrira le 5 septembre de la même année. Six Algériens et dix-huit Français, défendus par l'avocat Roland Dumas, futur ministre de François Mitterrand, sont alors condamnés (entre dix ans et huit mois de prison, et neuf acquittés). Francis Jeanson quant à lui, sera condamné à dix ans de prison, puis amnistié en 1966.

Des intellectuels de gauche apporteront par le " Manifeste des 121 " un soutien à ces " porteurs de valises ", cette "cinqième colonne" de Français qui ont lutté et qui sont parfois morts, comme Henri Curiel, pour la France   la cause algérienne ?

Lire un entretien  à charge mené par un hebdomadaire partisan qui soutint l'action du "réseau Jeanson"


"Qu’avez-vous pensé du discours de François Hollande devant le Parlement algérien, hier matin ? 

J’ai été très déçue. Je m’attendais à une prise de position plus critique de la part d’un président de gauche, qui était enfant au moment de la guerre d’Algérie et qui n’a pas été impliqué dans la répression, à la différence de certains de ses prédécesseurs, comme François Mitterrand. J’espérais une condamnation aussi forte que celle de Jacques Chirac sur la rafle du Vel d’Hiv en 1995. 

François Hollande avait laissé entendre que les choses seraient dites. Il ne l’a pas fait. Qu’attendiez-vous ?

Certes, il a parlé des "souffrances de la colonisation". Mais c’est peu dire qu’il a été succinct sur la période de la guerre. Citer une seule fois le mot torture, qui a pourtant été pratiquée à une échelle monstrueuse [de part et d'autre: lien], et ce, au sein d’une énumération, à côté du mot injustice, me paraît vraiment insuffisant. Il n’a même pas évoqué les exécutions sommaires qui ont, elles aussi, été pratiquées massivement pendant la guerre. [les Harkis en savent quelque chose qui ont été massacrés] Il a fait le minimum. Je trouve cela désolant.

Le président s’est engagé à vous fournir les archives relatives à Maurice Audin. Pensez-vous, au-delà, du geste symbolique, que cela pourra apporter des éclaircissements ? [question ouverte]

Il faut surtout que ce soient les historiens qui aient accès aux archives de toutes les personnalités, civiles et militaires, en charge du maintien de l’ordre en Algérie. [La dame aurait-elle des craintes pour la "pensée unique" ?] Beaucoup estiment cependant que le récit de la mort de Maurice Audin ne s’y trouvera sans doute pas. Les ministres de la Défense de ces cinquante dernières années ont eu le temps de supprimer toutes les traces. Mais les militaires encore vivants qui ont été impliqués dans la bataille d’Alger savent, eux, ce qui s’est passé. Est-ce que le président de la République, qui est aussi le chef des armées, peut demander à Paul Aussaresses et Gérard Garcet, de révéler enfin la vérité ? C’est la question que je me pose."

Les "collabos des égorgeurs du FLN" ont la parole et le Nouvel Obs continue de fournir des occasions de polémiquer, à défaut d'une recherche d'apaisement.


Devoir de mémoire  sur le site sélectif du Ministère de la Défense

Quelques signataires du
 Manifeste des 121 "

Simone de Beauvoir, Marc Beigbeder, Jean-Louis Bory, André Breton, Michel Butor, Jacques Doniol-Valcroze, Marguerite Duras, Edouard Glissant, Claude Lanzmann, Michel Leiris, François Maspero, Théodore Monod, Georges Mounin, Maurice Nadeau, Laurent Terzieff, André Pieyre de Mandiargues, Madeleine Rebérioux, Alain Resnais, Jean-François Revel, Alain Robbe-Grillet, Christiane Rochefort, Claude Roy, Françoise Sagan, Nathalie Sarraute, Jean-Paul Sartre, Claude Sautet, Catherine Sauvage, Laurent Schwartz, Robert Scipion, Simone Signoret, François Truffaut, Vercors, Pierre Vidal-Naquet, etc

Qu'est devenu le "rêve algérien" des "Pieds rouges" ?
Le "printemps arabe" a eu pour eux un goût de déjà vu...
Au début, la plupart des Algériens les accueillirent à bras ouverts. Mais, suite à trois ans de période de grâce, beaucoup sont rentrés en France suite au coup d’Etat du 19 juin 1965 du colonel Houari Boumediene. La répression du mouvement kabyle et le code de la nationalité qui liait la religion à la citoyenneté, ont dissuadé beaucoup de " pieds-rouges " de rester.


La page consacrée au Prix Erwan Bergot a disparu depuis peu... 
Mise à l'Index laïque des socialo-communistes ?
Lien qui rend hommage aux ouvrages littéraires désormais censurés par la gauche: lien