POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Villiers de. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Villiers de. Afficher tous les articles

lundi 17 août 2009

L’ouverture de l’UMP à droite irrite à gauche

La majorité s'élargit, tandis que l'opposition peine à rassembler

Frédéric Nihous et Philippe de Villiers

Les arrivées annoncées du président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers (ci-dessus à droite), et celle, probable, de celui de Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT), Frédéric Nihous, au sein du "Comité de liaison" de la majorité, ne font pas moins grincer des dents à gauche qu'à droite.

  • Jeudi, le président de la Gauche moderne, Jean-Marie Bockel, a lancé une première charge de bienvenue à Villiers et Nihous. «Ce sont quand même des personnes qui ont défendu des positions […] très éloignées de celles que j’ai moi-même prônées ou défendues», a-t-il affirmé dans un entretien au site Internet du journal la Croix. «Ça risque de tanguer au sein de la majoritéa prévenu l’ex-socialiste, aujourd’hui secrétaire d’Etat à la Justice, qui demande aux deux hommes d’«apporter la démonstration [qu’ils sont] capables de changer» pour «adhérer à un projet». Bockel n'a pas toujours fait le délicat lorsqu'il faisait partie de la majorité plurielle.
  • Au Nouveau Centre, le député Jean-Christophe Lagarde a prévenu Philippe de Villiers . «Il va falloir qu’il mette de l’eau dans son vin». Le maire de Drancy refuserait-il au président du Conseil général de conserver son libre arbitre, alors que lui-même jugea "socialement inéquitables" d' importantes mesures fiscales et sociales du Gouvernement Fillon comme les franchises sur les boîtes de médicaments ou le bouclier fiscal ? Faudrait-il que le vicomte perde toute liberté d'opinion et n'ait pas droit d'apporter sa touche personnelle au débat sur la politique européenne. Les partisans socialistes du Non au Traité constitutionnel européen (TCE), tel Laurent Fabius, ont-ils été soupçonnés de tenir des propos aux accents lepénistes, Benoît Hamon, poulain d'Henri Emmanuelli, est devenu porte-parole du PS, bien qu'il ait fait campagne contre le TCE, comme de Villiers.
  • Les Jeunes Radicaux de Jean-Louis Borloo se sont dits inquiets du «grand écart» entre les valeurs «d’une droite souverainiste et d’une droite européenne».

    Autre figure de l’ouverture à gauche de Nicolas Sarkozy, Eric Besson, chef des Progressistes de l’UMP, reste muet. Encore en vacances, le ministre de l’Immigration attend la semaine prochaine pour discuter avec les responsables UMP et donner son avis sur ces arrivées.

    L'UMP exige-t-elle de Nihous et de Villiers qu'ils se renient en rejoignant la majorité?
    Au niveau du «comité de liaison» entre les nouveaux venus et l'UMP, piloté par Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille, le Vendéen avait déclaré lundi: «Le MPF n’entre pas dans ce comité pour aseptiser son discours, mais au contraire pour le faire entendre».
    Pareillement, FrédéricNihous,le chef de CPNT, a confirmé, jeudi au Figaro, qu'«en ralliant l’UMP, nous ne renions pas nos convictions». Les deux responsables politiques, alliés lors des dernières européennes, viennent apporter leur concours à l’UMP dans la reprise des régions en 2010. Le 7 juin, le tandem Villiers-Nihous avait obtenu 4,8 %, soit un peu plus de 820 000 voix et pourrait participer à leur gestion. Dans la corbeille de la mariée, le souverainiste pourrait apporter ses 14 % en Pays-de-la-Loire. Déjà en 2004, le MPF s’était uni dans cette région avec la liste menée par François Fillon au premier tour.

    => Au deuxième tour des municipales à Lille, lorsque la liste des Verts, menée par Eric Quiquet, et celle du MoDem, menée par Jacques Richir, ont fusionné avec sa liste PS-PCF et ont fait la Ch'tite Aubry maire de la ville, a-t-elle eu le haut-le-coeur ?
    Cette belle alliance dans la « maison commune » socialiste a-t-elle empêché Dany-le-Rouge et Zizou Bayrou de s'insulter. Le jeudi 4 juin, au cours d' A Vous de Juger , une émission enregistrée de France 2, Dany-le-Rouge avait reproché à Bayrou sa proximité avec N. Sarkozy. Ça tanguait au sein de la gauche ! Mais le Monsieur Propre soutenu par les vertueux de Marianne avait répliqué en évoquant les préférences sexuelles de Cohn-Bendit pour les jeunes. Bien qu'elle se dise à cheval sur la pédophilie, Sa Cynique Majesté Royal n'en est pas offusquée !
    VOIR et ENTENDRE

    Bayrou accuse Cohn-Bendit de complaisance pédophile
    envoyé par LePostfr.

    => Il est probablement « juste » d'occulter le départ de certains responsables du CPNT de l'Hérault vers l'affreux Jojo Frèches, l'odieux potentat régional socialiste, dont il est difficile d'affirmer, lorsqu'il traite les harkis d' « unter-Menschen », qu'il ne tient pas des propos aux accents lepénistes...

    Le PS sent monter la menace

    "La droite a une stratégie intelligente, celle du rassemblement au premier tour", a compris le socialiste francilien Michel Sapin sur France Info. "Ça avait été une des causes, peut-être même la cause principale, de notre très grande victoire" aux régionales de 2004. Une manière de rappeler à leurs propres partenaires leur vœu d’union au premier tour.

    Après avoir fait son marché de pastèques rouges et vertes, la ménagère de plus de 50 ans, a mélangé dans son cabas les ingrédients d'une recette improbable. L'amère Aubry a préparé pour l'électeur de gauche une gamelle qui risque fort d'être indigeste…
  • dimanche 16 août 2009

    Régionales: les appels désespérés de la gauche à l'unité

    Mais la gauche hétéroclite pointe l'unité à droite...
    Ratisser bien large pour se prendre un super râteau

    Lorsque le 28 février 2009, Martine Aubry écrivait à ses alliés traditionnels d'Europe Ecologie, du PCF, du PG, du PRG et du MRC, pour leur proposer une «nouvelle démarche de rassemblement», les socialistes étaient encore une fois sonnés par une nouvelle déroute, celle des Européennes qui devaient sanctionner la droite, mais plaça le PS face au chantier de la refondation du parti.
    Le désarroi des socialistes s'est encore aggravé lorsque Dany-le-Rouge a renvoyé la Ch'tite Aubry à ses fourneaux de la « maison commune » où elle proposait de faire table ouverte.

    Plusieurs proches de Désirdavenir Royal, Vincent Peillon, François Rebsamen, Aurélie Filippetti ou Patrick Mennucci ont notamment soutenu, pour un «rassemblement sans délai de toutes celles et de tous ceux qui estiment urgent de se retrouver dans une démarche unitaire au-delà des appareils».
    Au PCF, l'«appel» de Robert Hue au rassemblement n'a guère été entendu, mais le PS fait comme si. Les socialistes ne craignent d'ailleurs aucune compromission avec l'extrême gauche, mais s'indignent si Philippe de Villiers -qualifié d'extrémiste de droite- tente un rapprochement avec l'UMP.

    Il est vrai que de Villiers n'occulte ni les 18 millions de Soviétiques envoyés au Goulag par Staline, ni les Grandes Purges (1937-1938 ). Son devoir de mémoire du massacre de Katyń en mars 1940 est tout aussi intolérable. Le président du Conseil Général de Vendée serait plus fréquentable s'il comptait au nombre des révisionnistes qui appliquent la double peine aux Polonais déportés par trains entiers de septembre 1939 au 22 juin 1941 et depuis oubliés de nos vertueux extrémistes de gauche, et aussi du PS de Mitterrand et Jospin, comme de Sa Cynique Majesté Royal, qui vante aujourd'hui la justice expéditive chinoise. La peine de mort en Chine n'explique nullement le blocage de son sourire calibré.

    Le courant «L’Espoir à gauche», issu de la motion Royal, a convié l’ex-leader du PCF, Daniel Cohn-Bendit et Marielle de Sarnez, à ses ateliers d’été, mais n'a pas affiché un grand empressement à la participation de l'amère Royal: ils travaillent pour elle, mais dans la discrétion. Elle se positionne en effet en recours ultime !

    Le tandem Paul Quilès - Marie-Noëlle Lienemann, laquelle s'est illustrée à Hénin-Beaumont en chaperon officiel de l'illustre Gérard Dalongeville, de longue date sur le créneau unitaire, a préconisé la création d’un «comité national de rassemblement des forces de gauche et écologistes» en vue de la présidentielle.

    Il faut sauver les régions socialistes, à tout prix

    Les régionales de mars 2010 ont déclenché les grandes manoeuvres dans le paysage politique. Jugeant «assez logique que la question de listes communes (de la gauche) soit posée» pour 2010, mais condamnable à droite, Benoît Hamon a carrément estimé, dans Libération: «Le fait que certaines régions soient présidées par des partenaires du PS n’est pas un tabou.»

    Alors que le rassemblement Europe Ecologie rêve de transformer l’essai en mars 2010, les socialistes veulent «leur couper l’herbe sous le pied en disant qu’il faut rassembler» tout en tentant de «tordre le cou à l’idée d’un PS hégémonique», explique le politologue Rémi Lefebvre.

    Dans une tribune diffusée sur Rue89, l’eurodéputé Harlem Désir a prôné des listes «Gauche-Ecologie» dès le premier tour, qui permettraient au PS de phagocyter «les écologistes» et «toutes les forces de gauche» prêtes à «diriger les régions ensemble».
    Et Manuel Valls a plaidé pour «une large coalition», intégrant les Verts et officialisant le ralliement du Modem. «Ne laissons pas aux écologistes le monopole du mouvement et de l’optimisme alors que nous devrions être à la pointe des idées», a intimé le député-maire d’Evry, nostalgique de la gloire passée du PS.

    et >Jean-Marc Ayrault
    , la Voix de Son Maître Hollande, a suggéré à toute la gauche de l'Oural à Pau de «se retrouver autour d’une table» pour savoir «comment on fait pour que les 20 régions sur 22 qui sont dirigées par la gauche continuent à l’être et comment on fait pour être candidats ensemble».

    Les alliances de la dernière chance

    Le PS a-t-il encore une chance d’être entendu par le reste de la gauche?
    «
    Vu le dégré d’indifférence des partis entre eux et l’absence de dialogue depuis 2002, on part de loin», admet Rémi Lefebvre. D'autant que le concert de propositions, «parfois convergentes mais portées par des individualités
    », réduit la lisibilité de la démarche.

  • L'appel du pied de la Ch'tite Aubry a été la goutte d’eau de trop qui a exaspéré le "minable" Daniel Cohn-Bendit, exigeant des socialistes qu'ils arrêtent « de nous casser les pieds».
  • «Ça fait un peu pétard mouillé», a pour sa part raillé Marie-George Buffet, prévenant qu’«il n’y aura pas d’appel miracle»: Robert Hue n'est manifestement pas sur la même ligne !
  • Quant à Jean-Michel Baylet, s’il se réjouit de «tout ce qui va dans le sens de l’unité», le président des radicaux de gauche, juge que «les socialistes doivent se retrouver» avant d’espèrer que «la gauche se rassemble».

    La « maison commune » de l'unité à droite

    Au PS, on sent déjà le piège et on admet que «la droite a une stratégie intelligente, celle du rassemblement au premier tour », selon Michel Sapin sur France Info. « Ça avait été une des causes, peut-être même la cause principale, de notre très grande victoire» aux régionales de 2004.

    Le désir d'avenir, l'oeil mouillé au rétroviseur...