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vendredi 5 août 2016

Un Cassandre du terrorisme prédit les foudres de Daesh sur la France en 2017

"L’année 2017 va être épouvantable avant les élections présidentielles", prédit l'ex-juge Trévidic

Marc Trévidic prévoit 
une année 2017 en France sous le joug de la menace terroriste

Premiers secours
pour défaitistes et les autres
Neuf jours après le meurtre par égorgement du père Hamel dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray par deux islamistes français et après plusieurs mois ponctués par les attentats de l'organisation djihadiste État islamique sur notre sol, Marc Trévidic, ancien juge du Pôle anti-terroriste de Paris et spécialiste des filières islamistes, met en garde l'exécutif dans un entretien à la RTBF belge publié jeudi. 

Témoignant de la radicalisation progressive -et non pas rapide et récente- d'Adel KermicheMarc Trévidic révèle sa totale impuissance: il s'est d'ailleurs converti depuis en vice-président au Tribunal de Grande Instance de Lille.  Il revient d'abord sur sa rencontre avec l'un des deux l'égorgeurtueurs du père Hamel. "La première fois que je l’ai vu, il avait voulu partir en Syrie. Il venait tout juste d’être majeur pendant la garde à vue.(...); il était dans l’immaturité la plus totale." 

Et le juge anti-terroriste d'avouer qu'il n'était pas adapté à sa mission.
"Il y a des gens [inutile de les nommer ?] qui m’ont fait froid dans le dos." "J’avais face à moi quelqu’un qui voulait à tout prix partir faire le djihad au sein de l’État Islamique. Il avait dans ses yeux la petite lueur qui fait qu’on détecte qu’il ne reviendra pas en arrière." 

Contraint de quitter ses fonctions au sein du Pôle antiterroriste de Paris en 2015, comme la loi l'y oblige, par chance, il apprend la libération d'Adel Kermiche sous bracelet électronique en mars 2016. 
Une décision qu'il désapprouve. "Chaque juge est libre de ses décisions," confirme-t-il, condamnant implicitement la liberté des juges d'interpréter la loi. Soit que leur idéologie et leur appartenance politique ou syndicale les y porte, soit qu'ils se laissent berner: "je dis quand même qu’il faut de nombreuses années pour commencer à voir et à repérer ceux qui sont dans la dissimulation des autres [aux autres]. Il y a des gens qui m’ont fait froid dans le dos. Une minorité mais il y en a cinq ou six qui m’inquiètent." 

A noter que ce brave juge ne nomme jamais le terrorisme qui lui fait peur. Parle-t-il du danger islamiste ? Qui sait ?

2017, une "annus horribilis"  prévisible

Marc Trévidic se montre également inquiet pour les mois à venir en France. 
Epouvanté
"L’année va être épouvantable avant les élections présidentielles. La tentation pour l’organisation terroriste état islamique va être très grande de s’en prendre au pays. On est dans une guerre en temps de paix. [Une guerre civile menée par des djihadistes français sous l'emprise de l'étranger.] C’est le principe de l’attentat terroriste." 
"Mon espérance à moyen terme, c’est l’essoufflement suite au degré d’horreur. Mais cela peut durer dix ans. Ce n’est pas exclu."

Un juge lanceur d'alerte, mais après coup, est-il un lanceur d'alerte ? 
S'il n'est pas entendu et ne mobilise pas le pouvoir socialiste, il aura semé la peur pour rien. 
Or, l'exécutif, François Hollande et Bernard Cazeneuve, "ensemble" par la bouche de Manuel Valls, vient d'affirmer "oui, nous faisons [déjà] tout contre le terrorisme"...

jeudi 26 mars 2015

Déficit public de 4% en 2014 contre 4,1% en 2013: le pouvoir pavoise !

Mais la dépense publique totale a augmenté de 1,6% en 2014

Le déficit public français en 2014 est "moins élevé" que prévu, s'extasie l'AFP 
Le petit bout de Sapin
qui fait ricaner Taubira
"Enfin une bonne nouvelle sur le front de l'économie", commente Orange

"La France a enregistré en 2014 un déficit public 'un peu moins' élevé que prévu" et a revu en baisse son objectif pour 2015, ce qui devrait lui permettre de contenter la Commission européenne. Le gouvernement se réjouit aujourd'hui de son erreur initiale d'estimation à 4,4%.  La conjoncture lui permet un Produit intérieur brut (PIB) plus favorable et donc un déficit public moindre de 1% sur les 4,1% de 2013, selon les comptes nationaux dévoilés jeudi par l'INSEE.
Un recul marqué des investissements des collectivités locales explique "essentiellement" cette "légère réduction du besoin de financement des administrations publiques" en 2014 par rapport à 2013, précise l'INSEE. Ce dernier a également souligné un déficit public en valeur absolue de 84,8 milliards d'euros contre 86,4 milliards en 2013 et une diminution de 4,8 milliards d'euros des investissements des collectivités locales, à l'approche des départementales, avec la baisse d'activité économique correspondante.

Bercy se projette-t-il en 2015 avec plus de fiabilité qu'en 2014 ?

Les services de l'enchanteur Sapin estiment que ce frémissement budgétaire imprévu "a ouvert la perspective d'une révision à la baisse du déficit public en 2015, aux alentours de 3,8% du PIB", au lieu de 4,1% comme prévu jusqu'ici, a indiqué le ministre des Finances, Michel Sapin, qui n'a décidément pas peur de rêver, par communiqué, à 0,3% de mieux d'un coup.

Michou Sapin s'est relancé dans un poker de la communication 
Si les spéculations de Bercy sur un déficit de 4,0% du PIB se vérifient cette année, la France devrait donc remplir "avec un peu de marge" la condition fixée par la Commission européenne, estime Sapin.
"Le gouvernement est pleinement confiant dans sa capacité à ramener le déficit public sous 3% d'ici 2017, tout en confortant la reprise de l'activité et en finançant ses priorités", a déclaré le ministre des Finances et des Comptes Publics. Paris a promis à Bruxelles de passer dans deux ans sous ce seuil fixé par les traités.

Si le déficit a baissé, ce n'est pas le cas de la dette publique brute mesurée en pourcentage du PIB

Sapin promet que la dette française "n'atteindra pas" 100% du PIB...
"Nous n'atteindrons pas ce chiffre-là, parce que nous maîtrisons nos dépenses et nous maîtrisons notre dette", a assuré le ministre, interrogé sur i-télé. En fin d'année dernière, la dette publique française avait atteint 2.037 milliards d'euros.

Or, la dette publique brute 
 a atteint 95% du PIB fin 2014, contre 92,3% en 2013, selon le communiqué de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). 

Pour ce qui concerne le détail du déficit public, l'Institut de la Statistique a indiqué que la dépense publique totale a en outre augmenté de 1,6% en 2014. C'est son rythme "le plus bas depuis 1998", a indiqué le ministère des Finances. 
Vérification:

La dépense publique a atteint 57,2% du PIB l'an dernier contre 57% en 2013.
Les prélèvements obligatoires, en pourcentage du PIB, sont eux restés stables à 44,7%: ce sont les seuls intérêts de la dette à payer par les générations montantes, cette jeunesse que Hollande prétend privilégier.

Prévisions de l'évolution des dépenses publiques selon le projet de loi de programmation des finances publiques du Sénat pour les années 2014 à 2019:


 

samedi 16 août 2014

Croissance : les ministres se mobilisent pour excuser les prévisions du gouvernement

Histoire d'un "génocide économique" 

Quand Hollande promettait sur une croissance à 2% en 2014
En 2012, le candidat socialiste à la présidentielle tablait une croissance à 2% en 2014, et autour de 2,25% en 2015. Des chiffres qui se révèlent aujourd'hui bien en-dessous de la réalité.
Le programme de François Hollande et ses "60 engagements pour la France", dévoilés en janvier 2012.


"Mon projet se fonde sur des hypothèses de croissance à la fois prudentes et réalistes." 
Nous sommes début 2012. Candidat à la présidence de la République, François Hollande dévoile en grande pompe ses "60 engagements pour la France". Accusé par ses adversaires de faire des promesses trop coûteuses au regard de l'économie française, le candidat socialiste insiste au contraire sur "le sérieux budgétaire" de son programme

Pour financer ses engagements, François Hollande compte alors sur un rapide retour de la croissance : 0,5% en 2012, 1,7% en 2013, 2% en 2014, puis 2 à 2,5% à partir de 2015. Deux ans et demi plus tard, ces hypothèses "prudentes et réalistes" semblent complètement irresponsables… Après la publication des dernières prévisions de l'INSEE, jeudi 14 août, le gouvernement n'espère plus désormais qu'une croissance de 0,5% en 2014 et de 1% en 2015, après 0% en 2012 et 0,3% en 2013.
Conséquence directe de ce blocage de la croissance  : la promesse de François Hollande de ramener le déficit sous la barre des 3% dès 2013, conformément aux engagements européens, est, elle aussi, loin d'être atteinte. Après l'avoir déjà reportée plusieurs fois, son compère, le ministre des Finances, Michel Sapin, a implicitement reconnu, jeudi 14 août, que la France n'atteindrait pas cet objectif en 2015.

Amateurisme ou tromperie "criminelle"? 

"A l'époque, nous nous étions calés sur les prévisions de la majorité alors en place. Nous n'avions pas encore mesuré l'ampleur des choses qui allaient nous êtres léguées après dix ans de droite au pouvoir", se défend le député Olivier Faure, porte-parole du Parti socialiste, assez lâche pour assumer une idéologie ringarde, ainsi qu'une politique de stigmatisation et de menaces et, au final, la déroute du pouvoir socialiste. 
A quel moment le déficit français repassera enfin sous la barre des 3% ? "L'économie n'est pas une science exacte, esquive le foireux Olivier Faure. La question, c'est celle de la trajectoire. Et aujourd'hui, cette trajectoire de réduction du déficit doit être maintenue," raconte ce fanal socialiste

Le gouvernement mobilise les media pour justifier les mauvais chiffres sur la croissance. Les éléments de langage qu'ils colportent accusent l'Europe de tous les maux de la France. C'est donc aux Européens de répondre, car nous ne changerons pas de cap, s'obstinent-ils.

Tout ne se passe pas comme attendu. Pour 2014, le gouvernement va devoir revoir ses prévisions de croissance. Après la publication des derniers chiffres par l'Insee, le résultat est cinglant: au deuxième trimestre, la France s'est figée dans une croissance zéro. Des données qui font voler en éclats les prévisions du gouvernement.

Quatre ministres sont rentrés de vacances pour faire le service après-vente de résultats clairement négatifs

Ce jeudi, sur les antennes des radios et télévisions, Michel Sapin, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de la Ville, des sports et des droits des femmes, ainsi que Kader Arif, en charge des anciens combattants sont sur le pont pour enfumer l'opinion. Tous ces menteurs vertueux pointent l'Europe qui n'y est pourtant pour rien, affirmant que l'exécutif français n'est pas seul à s'être trompé dans les prévisions et que le gouvernement va donc maintenir sa politique.

Le plus concerné, le ministre des Finances, Michel Sapin, reconnaît toutefois la "panne" de croissance de la France mais appelle à une réponse européenne, passant par la BCE et par une "adaptation" des règles budgétaires. Dans un texte publié par Le Monde, ce proche de Hollande avoue que la France n'atteindra que 0,5% de croissance cette année, contre un objectif initial de 1%, et ne croit pas pour 2015 à un chiffre "très supérieur à 1%". 
Et il fait aussi exploser les prévisions de déficit: cette croissance zéro, combinée à une inflation si légère qu'on parle de déflation aura pour effet un déficit public "supérieur à 4% du PIB en 2014", au lieu d'une prévision initiale de 3,8%. L'objectif d'un respect en 2015 de la limite européenne de 3% s'en trouverait fortement compromis.

"L'Europe doit agir", disent en choeur les ministres

Invité d'Europe 1, Michel Sapin est contraint de lâcher la vérité: "C'est un mauvais chiffre. Je le regarde comme tel, je le commente comme tel." Mais il n'assume rien, refusant d'accorder la responsabilité de cette mauvaise prévision, et de ce mauvais résultat, au seul gouvernement. "1% de croissance en 2014, c'était la prévision du FMI, de l'OCDE, de la Commission européenne. Nous le corrigeons. La réalité n'était pas celle prévue par les observateurs", ajoute-t-il, inculpant tout le monde. "Je ne vois pas comment nous pourrions faire mieux que 0,5%, ce qui n'est pas suffisant."

Comme il l'a fait dans la tribune publiée par Le Monde, le ministre met à son tour l'Europe en cause. "Il y a un problème français et un problème européen. Même la croissance allemande est à l'arrêt", a-t-il commenté, dans un amalgame désobligeant pour les membres de la zone euro. "L'Europe doit agir fermement, clairement, en adaptant profondément ses décisions à la situation particulière et exceptionnelle que connaît notre continent. La France pèsera en ce sens", écrit-il, faisant la leçon à ses alliés.

Sur RMC, Najat Vallaud-Belkacem débite  les mêmes arguments: tous les commentateurs faisaient cette prévision et un appel lancé à l'Europe. "Ce n'est pas 'on a été trop optimistes', ce n'est pas le gouvernement seul, tous les observateurs économiques prévoyaient des chiffres plus importants", glisse-t-elle, avouant la dépendance du gouvernement aux analystes.
En phase avec son collègue des Finances, elle considère qu'il "faut que l'Europe prenne en considération la situation et qu'elle mette en oeuvre une politique monétaire adaptée à cette situation exceptionnelle de croissance faible." "Sans l'Europe, nous n'arriverons pas à aller plus loin."

Et que peut le pouvoir socialiste pour l'économie française ? 

La ministre de la Ville, des sports et des droits des femmes estime comme les autres qu'il ne faut surtout pas changer de cap. "Nous n'irons pas plus loin pour faire d'autres économies", insiste-t-elle. "Et pour ne pas avoir à aller plus loin, nous demandons à l'Europe d'adapter sa politique monétaire". Les socialistes élèvent l'Europe au rang de sous-traitant de l'entreprise France en plein coulage.

"Il y a un problème européen", lance de son côté le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, citant les chiffres négatifs de l'Allemagne, sur France Inter. "Il faut des politiques à l'échelle européenne pour redresser cette croissance", répète-t-il. Mais pas question non plus de changer de cap et d'abandonner la règle des 3% du PIB pour le déficit. "Les 3%, ça reste un cadre. La France a pris un engagement. Les efforts sont engagés, ils le resteront. Mais on n'en fera pas plus. On fera ce qui est de notre responsabilité."

Du côté de Kader Arif, proche de François Hollande et secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, donc parfaitement compétent en matière économique (et financière!) le discours est encore une fois le même, sur i-télé. Interpellé sur la "panne" de la France, il répond: "l'Europe est en panne", évoquant l'Allemagne et l'Italie, parce que l'Espagne, elle, remonte la pente. Comme ses collègues, le ministre juge qu'il faut "maintenir une politique de réforme", avec "une politique d'investissement forte". Concédant qu'il faut "adapter le budget 2015 à l'aune de ces mauvais résultats".
Que voulez-vous ajouter à ça ?...

vendredi 25 avril 2014

Déficits publics: avertissement de S&P contre l'optimisme de la France

Avec des réserves, S&P confirme la note AA de la France
L'agence de notation Standard & Poor's n'a toujours pas relevé la note de la France
Vendredi 25 avril, l'agence n'a fait que confirmer la note de crédit long terme de la France à AA, avec une perspective qui reste stable, et la note à court terme à A-1+.


S&P veut même croire en une 
perspective "stable"
de cette notation pour les DEUX années à venir...

Selon S&P, le gouvernement "se démarque clairement" par ses efforts de réduction des dépenses, tandis qu'il "semble progresser dans la voie de réformes structurelles afin d'améliorer l'environnement des affaires"

Volontariste, l'agence se satisfait d'un engagement du gouvernement français à réduire le coût du travail et de la fiscalité des entreprises dans le but d'améliorer la compétitivité de l'économie.
S&P minimise donc la fronde d'une partie des députés à l'annonce, la semaine dernière, du Premier ministre Manuel Valls que la France réaliserait 50 milliards d'euros d'économies entre 2015 et 2017. Les frondeurs s'opposent à la perspective d'austérité consécutive au gel des prestations sociales mais sans renoncer aux recrutements de fonctionnaires promis par François Hollande. En ne prenant pas en compte le critère de cohérence, l'agence de notation suscite une interrogation sur son objectivité. 


Mais l'agence de notation juge toutefois que la France est trop optimiste sur la réduction du déficit.

La dette publique devrait en effet rester élevée au regard du PIB et continuer à croître jusqu'en 2017. "Nous prévoyons que le déficit public atteindra 3,8 % du PIB en 2014 et déclinera à 2,7 % en 2017."

Il est étrange que S&P croie les prévisions du gouvernement, selon lequel, le déficit devrait être de 3,8 % en 2014, 3 % en 2015, pour atteindre 1,3 % en 2017.

Le même jour, Fitch relève la perspective de l'Italie à stable
Plus optimiste sur la situation de os voisins transalpins, Fitch Ratings a relevé la perspective attachée à sa note de la dette souveraine de l'Italie de "négative" à "stable".
L'agence de notation ajoute que la note du pays est confirmée à "BBB+".
Fitch justifie sa décision en évoquant plusieurs facteurs, dont le fait qu'au second semestre 2013 l'Italie est sortie de sa plus longue récession depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale ou encore l'amélioration des conditions de financement dont jouit le pays depuis la mi-2012.

Contre la Russie, S&P confirme ses ingérences politiques

Dans le même temps, Standard & Poor's a en revanche sanctionné la Russie.
L'agence d'évaluation a en effet abaissé la note de solvabilité de la Russie de "BBB" à "BBB-"

Mieux, elle a maintenu sa perspective à "négative", en raison des tensions grandissantes entre la Russie et l'Ukraine.
"La situation géopolitique tendue entre la Russie et l'Ukraine pourrait voir des sorties supplémentaires significatives de capitaux étrangers comme nationaux de l'économie russe, et pourrait du coup fragiliser les perspectives déjà faibles de croissance", a estimé l'agence dans un communiqué.

S&P serait-elle partisane ?

mercredi 15 mai 2013

De "contractions" et "replis" à la récession: ils nous ont bien menés en pédalo !

L'économie française s'est "contractée" de 0,2% au 1er trimestre, selon la version de Reuters

Marre de la sémantique foireuse des socialistes 

"L'économie française s'est contractée de 0,2% au premier trimestre 2013 après une autre contraction révisée à 0,2% au quatrième trimestre 2012, selon les premiers résultats des comptes nationaux trimestriels publiés mercredi par l'INSEE.

Ces deux chiffres négatifs en succession signifient qu'elle a démarré 2013 en récession." Pourquoi ne pas la titrer en clair ? Il ne manque plus que d'affirmer que la faute est celle du précédent président !

D'autres malhonnêtes  de la presse fainéante reprennent la désinformation de ce titre: Le Nouvel Observateur, Capital, 

Plus sournois que les autres, Libération titre : " Allemagne: la croissance repart doucement au premier trimestre ... "

Cerise sur le flamby, Bayrou "pas surpris" appelle à "l'unité nationale"

En revanche, lci.tf1,France Inter et Le Point ne brouillent pas le message et ne font pas de dissimulation: La France entre en récession ", bien qu'elle le soit de fait depuis plusieurs mois et au su de tous. 


Mais, à la vérité: " La France a commencé 2013 en récession", titre Le Monde, La Tribune et Le FigaroLa France est entrée en récession début 2013"Le Monde y mettant toutefois un bémol, la qualifiant de "technique" !

Bercy nous a donc trompés pendant cinq mois. France Info l'avoue implicitement ce matin: " La France officiellement en récession  "

Pour le premier trimestre
2013, 23 économistes prévoyaient en moyenne un recul de 0,1% du PIB, leurs estimations allant de -0,3% à +0,1%.


De surprenants ajustements de prévisions




En première estimation, l'INSEE avait annoncé une baisse de 0,3% du produit intérieur brut du 4e trimestre 2012. Dans le même temps, l'institut a dû revoir à la baisse le chiffre du troisième trimestre (+0,1% au lieu de +0,2%) pour au final confirmer que la croissance de l'ensemble de 2012 a été nulle.

Celle de 2011 est en revanche sensiblement revue à la ...hausse (+2,0% contre +1,7%), après la présidentielle !


La contribution de la demande intérieure finale (hors stocks) à la croissance du premier trimestre a été négative de 0,1 point, alors que celle de la variation des stocks a été positive de 0,1 point. 

Le commerce extérieur y a également "contribué négativement" à hauteur de 0,2 point.
La ministre Nicole Bricq est-elle capable de le booster ?

Les dépenses de consommation des ménages ont également diminué
de 0,1% sur le dernier trimestre. Leur pouvoir d'achat s'est en effet sensiblement ..."contracté" ! Et la pression fiscale sur les classes moyennes n'est-elle pas une entrave à la consommation ? Quant à Benoît Hamon, n'est-il pas un ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire et à la Consommation d'une part un peu frêle pour une charge aussi ronflante et, d'autre part, très inquiétant par ses propos radicaux ?
Vision positive:
Hollande est-il vraiment si volontaire ?

L'investissement s'est "replié" de 0,9%

Hollande ne parvient pas à l'encourager puisqu'il est en baisse pour le cinquième trimestre consécutif. Le recul de l'investissement des entreprises non financières atteignant 0,8%. Les attaques -violentes et incessantes- de Montebourg contre l'entreprise n'y sont évidemment pas étrangères.

L'acquis de croissance pour 2013, à savoir le niveau de l'ensemble de 2013 si la croissance des trois derniers trimestres étaient nulle, se situe à -0,3%.




Reuters clame que "La France maintient sa prévision de croissance pour 2013 à 0,1% du PIB", selon le ministre de l'Economie après la publication de chiffres confirmant son entrée en récession mercredi .
"Nous maintenons à la fois l'objectif de croissance 2013 et la perspective d'inversion de la courbe du chômage", a déclaré Pierre Moscovici qui mettait en cause "l'environnement de la zone euro" à la sortie du conseil des ministres. "Je suis persuadé (...) que nous aurons dans la suite de l'année 2013 une reprise de la croissance", a maintenu Pierre Moscovici.

Ce gouvernement de bras cassés croit que l'économie est soumise à des cycles et attend donc la sortie du tunnel...

La conjoncture internationale n'explique pas tout.


vendredi 29 mars 2013

Déficit public: Hollande a encore laissé filer les dépenses

Le PIB dérape,  plus élevé que prévu, à 4,8% en 2012

Le gouvernement Ayrault a encore créé du déficit public: 4,8% du produit intérieur brut
 contre 4,5% prévus

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Moins 98,2 milliards d'euros, selon les premiers résultats des comptes nationaux, publiés vendredi par l'INSEE. Le ministre des Finances, Pierre Moscovici, et le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, n'ont pas manqué de justifier leur dérapage  lié, selon eux, à une révision du déficit 2011 (5,3% au lieu de 5,2%), à la recapitalisation de Dexia, au budget rectificatif européen et à une croissance économique plus faible que prévu.
Le déficit public agrège les comptes de l'Etat, des collectivités locales et des administrations de sécurité sociale.

La nouvelle paire de Bercy assure néanmoins qu'elle maîtrise...
Seulement deux contre-vérités ! "Ces dépassements exceptionnels et conjoncturels ont été en partie compensés par une stricte maîtrise de la dépense [sic], permettant un ajustement du solde structurel de 1,2 point de PIB en 2012, en ligne avec les prévisions", ajoutent-ils en choeur.
Et une vérité
Hors Dexia et budget européen, ils admettent que le déficit s'est établi à 4,7% l'an dernier, après sept mois de gouvernance socialo-écolo.

La dette publique s'élevait à 90,2% du PIB fin 2012, soit 1.833,8 milliards d'euros, contre 85,8% fin 2011.

Le gouvernement avait sous-estimé la tendance

Il s'était fait fort de contenir le déficit à 4,6%
au lieu de 4,5% si l'institut européen de statistiques intégrait comme prévu le plan d'aide à la banque franco-belge Dexia.

Le gouvernement français a reconnu qu'il ne parviendra  pas à réduire le déficit à 3% fin 2013, en raison de
prévisions de croissance économique atone, et il réclame à la Commission européenne un délai supplémentaire d'un an pour y parvenir.
Le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a mis une condition à ce nouveau délai: le déficit devra être ramené nettement sous les 3% fin 2014...  A des degrés différents, que ce soient les budgets de Pôle emploi ou de l'Education, les cadeaux de confort pèseront tous lourdement sur les engagements de Bercy. 

Prévisions de déficit : autour de 3,7% fin 2013, dans le meilleur des cas

C'est la prévision de la Commission européenne qui table sur 3,9% fin 2014 si aucune nouvelle mesure n'est prise. La dette atteindrait alors 93,4% fin 2013 et 95,0% fin 2014, toujours à législation inchangée. Pour le déficit fin 2013, "la Commission dit 3,7%, ce sera autour de ça", a confirmé Pierre Moscovici vendredi sur RTL.

La trajectoire des finances publiques pour 2013-2017 sera dévoilée dans le cadre du programme de stabilité qui sera transmis par le gouvernement au Parlement mi-avril et à la Commission européenne fin avril.

L'an dernier,
le taux de "prélèvements obligatoires" a augmenté de 1,2 point à 44,9% du PIB, sous l'effet de la hausse des impôts de +5,3%.

Les dépenses ont progressé de 2,9%, après +2,1% en 2011 et
les recettes ont augmenté de 3,9%, en baisse sensible sur 2011, +5,7%.

Du fait des transferts de compétences, le déficit public de l'Etat baisse (-7,7 milliards d'euros) par rapport à 2011, tandis que le déficit des administrations de sécurité sociale baisse de 0,8 milliard, mais que celui des administrations locales progresse à 3,1 milliards contre 1,5 milliard en 2011.

La dette a progressé de 116,9 milliards d'euros l'an dernier après +121,9 milliards en 2011.
La contribution de l'Etat à la dette a augmenté de 104,6 milliards, une variation plus importante que le déficit. Selon l'INSEE, cette différence résulte des prêts accordés via le Fonds européen de stabilité financière (+27,1 milliards) et de l'apport de capital au Mécanisme européen de stabilité (6,5 milliards).
La dette des organismes divers d'administration centrale s'établit à 9,9 milliards fin 2012, en légère baisse (-0,4 milliard) par rapport à fin 2011.
La contribution des administrations locales à la dette atteint 173,7 milliards fin 2012 contre 166,6 milliards fin 2011, une hausse de 7,1 milliards. Les collectivités territoriales ont en effet commencer à basculer à gauche: conseils municipaux et généraux en 2008, conseils régionaux en 2010.
La contribution des administrations de sécurité sociale à la dette publique a augmenté de 5,7 milliards d'euros pour s'établir à 210,3 milliards fin 2012.

VOIR et ENTENDRE où Hollande avait déjà mis la France en août 2012: lien C dans l'air (France 5)

dimanche 22 avril 2012

Présidentielle: excellente participation, malgré les vacances scolaires


Mobilisation inférieure à 2007 mais importante





Une bonne dynamique
pour le second tour





Les Français ont retrouvé le chemin des urnes


Les prévisions de 25 à 30% d'abstention n'étaient qu'élucubrations 

Seulement trois points de moins qu'en 2007 quand la participation avait été exceptionnelle.

Les analystes distingués avaient la conviction que les Français étaient las, après une campagne à rallonge, du fait de la primaire socialiste, et, sur un point déjà, ils se sont montrés fort peu scientifiques.

A 19h, le taux de participation s'élevait à 70,59%, selon  un communiqué du ministère de l'Intérieur, en faible retrait par rapport à 2007. 
Selon l'IFOP Fiducial, la participation pourrait atteindre 80,3% sur l'ensemble de la journée.

jeudi 16 décembre 2010

La neige ne bloque pas les commentaires insensés des media

Son mauvais esprit fait déraper LePost dans la neige
Lyon: 20 à 40 cm de neige, le 1er décembre 2010

Comment satisfaire les Français, quand sa presse est si mal intentionnée ?


Propriété du journal Le Monde (interactif), ce site inqualifiable, qui pense séduire la jeunesse par la provocation de ses articles scabreux (cf. ci-contre) ou de son absence d'orthographe (on a ainsi pu y lire "sal temps"...), ne cesse d'inscrire ses pas lourds dans la gadoue 'sale' de l'information.

Un état d'esprit, un article et un titre, ce jour interpellent encore

Pour commencer, non rappel de l'incivilité des automobilistes qui n'ont tenu aucun compte des prévisions de Météo France en se lançant sur les routes, mais accablement populiste des pouvoirs publics:
"Après la pagaille du 8 décembre, le gouvernement ne souhaite pas commettre les mêmes erreurs, et déploie les grands moyens !"
Droite dans ses bottes, Sa Cynique Majesté Royal avait dérapé: lien PaSiDupes
Puis un peu d'auto-promotion:
"Le Post avait déjà énuméré les dispositions prévues [copiées-collées de quelle source?]. Et jeudi matin, on en voit les premières illustrations pour le moins... insolites."

"Prends garde la neige : des blindés aux portes de Paris !"

"En 1970, il y avait 600 militaires et 30 chars d'assaut aux portes de Paris", avait rappelé Laurent Cabrol au Post. La dernière fois, c'était en 1989. Et bien jeudi [16 décembre], en Île-de-France, les gendarmes ont prépositionné des "blindés sur les axes stratégiques de la région. Ces engins très puissants, munis de lames et de treuils, sont capables de dégager les amas de neige et surtout les véhicules bloqués", décrit TF1 News.


LePost choisit ses illustrations: ci-contre, celle de sa source ne convient pas;
la sienne (ci-dessous) correspondra mieux à ses honorables intentions citoyennes


Un journaleux anonyme, au chaud du Bd Auguste-Blanqui, ironise devant son ordi.
"Tremble la neige, car "8 groupes lourds et 10 groupes légers ont d'ores et déjà été déployés dans quatre départements."

Concrètement, d'après TF1 News :
. 2 véhicules blindés et de deux 4x4 P4 à Damartin-en-Goele, Coutrevolt (péage A4) et à la brigade de Tournan-en-Brie,
. 1 à Villacoublay et 2 à Satory,
. 1 à Montlhéry,
. 1 à Louvres.
. 2 camions de transports de troupes + un 4x4 à Melun, Satory, Montdésir et Cergy. "

Paris, centre de l'hexagone
Lyon, Place Bellecour (1/12/2010)

Lyon et sa région avaient subi, avant l'heure, les rigueurs de l'hiver, sans trop broncher.

Aujourd'hui, les Parisiens font un malheur... et quoi qu'il arrive les acteurs politiques ne réussiront pas à satisfaire les plumitifs refoulés du journal papier.