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vendredi 17 janvier 2020

Réforme des retraites : les taux de participation aux manifestations varient de un à dix selon les sources

Les analystes tendancieux de la presse partisane font leur marché parmi les syndicats, Occurrence et l’Intérieur

L’intersyndicale a appelé à une nouvelle mobilisation ce jeudi 16 janvier, au 43e jour de grève contre la réforme des retraites. 

"43e jour de grève et puis après?", interroge Le Dauphiné libéré... La France est dans la rue depuis la Loi Travail - dès le début du mois de mars 2016, à Paris et dans les grandes villes françaises - jusqu'au projet de réforme Macron des retraites, en passant par la mobilisation des Gilets Jaunes, mais une certaine presse se montre pourtant goguenarde, malgré bientôt quatre années, aux municipales prochaines, de troubles sociaux. 

Des cortèges ont défilé dans toute la France à la suite de l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FSU, CFE-CGC et quatre organisations de jeunes pour cette sixième "journée de mobilisation interprofessionnelle massive de grèves et de manifestations"A Paris, le défilé du 16 janvier s’est mis en marche peu après 15h de Montparnasse en direction de la Place d'Italie (3 km). En régions, des cortèges étaient organisés à Marseille (Vieux-Port), Lyon (Jean-Macé) ou encore Bordeaux (place de la République). A Caen, ville de 100.000 habitants, la mobilisation a rassemblé 6.000 personnes,  6% de la population. 

Malgré les "concessions du gouvernement" (selon L'Obs, propriété à 65% de Xavier Niel et de Matthieu Pigasse, comme le quotidien Le Monde, mais des reculs, selon d'autres) et le retrait "temporaire" de l’âge pivot du projet de loi (retrait temporaire qui n'offre aucune garantie qu'il ne sera pas ré-introduit d'une manière ou d'une autre par la fenêtre), les opposants à la réforme Macron réclament toujours son retrait. Mais depuis le début de la semaine, la mobilisation s’essouffle, insiste cette presse sous perfusion (Le Dauphiné est le 11e plus subventionné ) et cette journée devait constituer un test pour la suite du mouvement. Certes, la multiplication des mobilisations peut être vue comme une erreur stratégique dans la mesure où elle provoque un essoufflement naturel - sans pour autant suggérer une désapprobation -, mais l'intersyndicale a fixé la date pour de prochaines manifestations, le vendredi 24 janvier. 

L'Obs propose cette chronologie à rebours des faits


Une tendance paresseuse et abusive. 
Cette facilité se répand dans la presse, trahissant une volonté de coller à l'actualité : la recherche d'immédiateté, voire d'instantanéité entrave plus que jamais la réflexion en privant le lecteur rapide de recul. A lui de faire l'effort, non aux professionnels ! 

20h10. Les chiffres du cabinet 'Occurrence'
Le cabinet Occurence [orthographe originelle; il faut de surcroît corriger les fautes: celle-ci ('Occurrence') est déjà la 3e] qui s’occupe du décompte pour un collectif de media a estimé, quant à lui, le nombre de manifestants à 28.000 à Paris. Un chiffre plus proche de celui du ministère de l’intérieur que de celui des syndicats. [sans commentaire!]

19h30. Les chiffres du ministère de l’Intérieur
[A 20h10, Occurrence a pu se laisser influencer par les chiffres du gouvernement parus 40 mn plus tôt] 
Le ministère de l’Intérieur [majuscule ajoutée pour la 3e fois, mais ne le sera plus...] a donné ses chiffres de participation. Ils ont recensé 187.000 manifestants en France, dont 23.000 à Paris. Des chiffres qui du simple au triple par rapport aux syndicats au niveau national et de un à dix à Paris.

18h. Au moins 82.000 manifestants dans une cinquantaine de villes
Plus de 82.000 personnes ont manifesté contre la réforme des retraites dans une cinquantaine de villes, hors Paris, selon un décompte provisoire réalisé en fin d’après-midi à partir des chiffres communiqués par la police ou les préfectures.

De leur côté, au plan national, les organisateurs des manifestations recensaient au moins 556 000 personnes dans une trentaine de villes, dont 250.000 dans la capitale.

17h30. Les manifestants bloqués
Selon 'Libération', les manifestants sont actuellement bloqués sur le boulevard de Port-Royal par des cordons de forces de l’ordre. "Ils tournent en rond et s’énervent", selon un journaliste présent.



16h40. Des "gilets jaunes" présents


Selon nos journalistes sur place, des "gilets jaunes" et des black blocs [bloc] ont tenté de remonter le cortège à contresens, boulevard de l’Hôpital, après l’arrivée place d’Italie.
[C'est un lieu habituel de tensions: la proximité de l'Hôpital Universitaire de La Pitié-Salpêtrière est souvent exploitée pour déclencher l'énervement de manifestants, au risque de débordements impactant cet hôpital, lieu sensible. Plusieurs précédents jettent la suspicion sur les intentions inavouables de la préfecture de police, dont  le 1er mai 2019, quand une trentaine de manifestants avait été interpellées pour avoir envahi cet hôpital. Martin Hirsch, directeur général de l’APHP, n'avait pas manqué de dénoncer une "intrusion inacceptable" et dit ne pas savoir s’il s’agit d’une "invasion d’hôpital" ou si les manifestants "fuyaient quelque chose".volonté des forces de police de discrédit sur les manifestants ?]
16h15. 250.000 manifestants à Paris, selon la CGT

Près de 250.000 personnes ont manifesté jeudi à Paris pour réclamer le retrait de la réforme des retraites, a annoncé la CGT, coorganisatrice de cette sixième mobilisation interprofessionnelle depuis le début du mouvement. Jeudi dernier [le 9 janvier], 370.000 personnes avaient battu le pavé parisien, toujours selon la CGT, quand le ministère de l’Intérieur en recensaient 56.000 [6 fois moins].

16h10. Au moins 42 000 manifestants [hors Paris] dans une vingtaine de villes [selon la police]

Plus de 42.000 personnes ont manifesté contre la réforme des retraites dans une vingtaine de villes, hors Paris, selon un décompte provisoire réalisé en milieu d’après-midi à partir des chiffres communiqués par la police ou les préfectures.

Les manifestants étaient notamment 8.000 à Marseille [un chiffre très élevé pour la 2e ville de France, jusqu'ici peu impliquée], 7.300 à Toulouse, 4.500 à Bordeaux, 4.000 à Nantes, 3.300 à Montpellier, ou encore 3.100 à Rennes. Des chiffres partout en net recul [fake news !par rapport à la précédente journée de mobilisation du 9 janvier, et souvent au plus bas depuis le début du mouvement social, le 5 décembre [mais égale, à la mi-décembre]

La tendance est identique du côté des "syndicats, qui n’ont jamais revendiqué si peu de participants" [guillemets et italiques pour souligner la désinformation par l'Obs] à Marseille (110.000), Bordeaux (20.000), Nantes (8.000), Limoges (6. 000), Rennes (5.000) ou Bayonne (3.000) [que des chiffres arrondis": vers le haut ?].

15h45. Des "nounours" à la manif

A noter, aussi, la présence dans le 13e arrondissement des « nounours des Gobelins », aperçus par notre journaliste Charlotte Cieslinski sur certaines barricades anti-émeutes.

15h35. Une manifestation très étirée

Le cortège est, selon nos journalistes présents sur place, assez peu dense, car très étiré. Le dispositif policier est lui très important.

15h30. Le cortège parisien s’élance (enfin)

Initialement prévu à 13h30, le départ du cortège parisien a pris beaucoup de retard. Le cortège s’est finalement élancé de Montparnasse avec deux heures de retard.

15h15. La manifestation vue du ciel

Un petit aperçu de la taille du cortège parisien, actuellement à Montparnasse, vue d’en haut.

15h. Des CRS stationnés devant La Rotonde

A noter, la forte pressence [présence] policière devant La Rotonde, où Emmanuel Macron avait célébré sa victoire au second tour de l’élection présidentielle. Six fourgons de CRS sont stationnés à proximité.

14h40. "Venir enseigner, repartir en saignant"

Dans le cortège parisien, notre journaliste a rencontré quelques professeurs d’un collège de Seine-et-Marne, munis de "cartables à messages". Dessus, un slogan : "Venir enseigner, repartir en saignant".

14h15. 8 000 manifestants à Marseille, selon les autorités 

Selon la préfecture des Bouches-du-Rhône [où Macron est allé cherché   le préfet controversé Lallement, 8.000 personnes (110.000, selon la CGT, soit un score égal à son record) manifestaient ce jeudi à Marseille. Ont défilé en tête du cortège les dockers, alors qu’une opération "port mort" a été mise en place à Marseille-Lavéra et dans d’autres ports français [preuve que Marseille ne s'essouffle pas].

13h35. "La détermination est toujours aussi grande", selon Martinez (CGT)

Avant le départ de la manifestation parisienne, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a affirmé que "la détermination est toujours aussi grande". Estimant qu’après les transports, "il faut [...] que d’autres professions entrent dans le mouvement", il s’est réjoui du fait que "le nombre de grévistes, y compris à la SNCF, rebondit". "Il n’est jamais trop tard pour faire céder un gouvernement."

13h. Le ministère de l’Economie et des Finances rebaptisé par des cheminots

Des cheminots de la gare de Lyon ont manifesté devant le ministère de l’Economie et des Finances peu après midi, rebaptisé pour l’occasion en " ministère des Lobbies et de la Finance".
12h45. Le taux de grévistes est remonté à 10,1 % à la SNCF avec près de 30,5 % de conducteurs en grève

Le taux de grévistes est remonté jeudi à 10,1 % à la SNCF contre 4,7 % mercredi, avec 30,5 % des conducteurs en grève (22,4 % mercredi), selon les chiffres publiés par la direction. Le plus haut niveau (55,6 %) avait été atteint au premier jour du mouvement, le 5 décembre, et le plus bas (4,3 %) lundi 13 janvier.

Parmi les autres personnels indispensables à la circulation des trains, 18 % des contrôleurs (13,4 % mercredi) et 13,4 % des aiguilleurs (10,4 % mercredi) étaient en grève jeudi.

12h40. Un des symboles de l’élection de Macron sur le trajet de la manifestation

Comme le souligne notre journaliste Julien Bouisset, présent dans le cortège [L'Obs prend à témoin ses propres journalistes !], le restaurant La Rotonde, adresse mythique de la rive gauche, dans lequel Emmanuel Macron a fêté sa qualification au second tour de l’élection présidentielle en 2017, se trouve sur le parcours.
[Bien que la manif soit à La Rotonde, boulevard du Montparnasse, L'Obs évoque la séquence de Nicolas Sarkozy au Fouquet's en 2007, il y a 13 ans, mais n'a gardé aucun souvenir de l'"invasion" de la Salpétrière, il y a 7 mois. Le magazine de la paire Niel et Pigasse aurait pu signaler que le pédophile Gabriel Matzneff avait ses habitudes à La Rotonde, mais il y a eu un arbitrage rédactionnel !... ]
Gabriel Matzneff s'en prend a ceux qui ont reproche a Emmanuel Macron d'avoir fete a La Rotonde sa victoire au premier tour de l'election presidentielle.Le 25/04/2017, Le Point publia "Les orgies de La Rotonde", un billet de Matzneff où l'amateur de chair fraîche et "soutien de Mélenchon, s'insurge contre les brailleries qu'a suscitées la soirée de Macron à La Rotonde", brasserie parisienne dont Matzneff et "Il Piccolo Principe, le Petit Prince" (Macron dans la presse italienne) sont des habitués. Ce billet commence ainsi "Le mardi de Pâques, 18 avril, après de longues semaines durant lesquelles je m'étais privé de viande, en compagnie d'un ami éditeur qui, lui aussi, observe les règles du carême pascal, nous nous sommes, avec une extrême jubilation, tapé une côte de bœuf saignante et une bouteille d'un solide crozes-ermitage à La Rotonde, boulevard Montparnasse. Nous étions assis dans un de ces box faits pour quatre personnes, mais auxquels les privilégiés ont droit, même lorsqu'ils ne sont que deux. Dans le box voisin, le couple Macron, en tête-à-tête. Juste avant le dîner, j'avais posté la chronique qui paraîtrait ici même le lendemain matin où j'explique que la crainte qu'Emmanuel Macron reprenne à son compte la déplorable politique étrangère du catastrophique Hollande fait sur moi l'effet d'un révulsif. Curieuse coïncidence !" L'écrivain s'était en effet indigné, à la sortie d'une représentation du 'Don Giovanni' que de jeunes hommes soient bloqués en Italie, empêchant des migrants de pénétrer en France.
12h30. Retrait temporaire de l’âge pivot du projet de loi : les explications de "l’Obs"Après cinq semaines de grève, Edouard Philippe a fini par "trouver un point d’accord avec les syndicats réformistes" [et eux seuls] pour négocier le financement à court terme de sa réforme.

mardi 8 mai 2012

Dix défis que Hollande devra essayer de surmonter



Les dix leçons de la victoire de la gauche

1 -Le nouveau président, mouton noir européen.
Après l’épreuve de la campagne, celle du pouvoir. Ce n’est pas faire injure à François Hollande que de dire que le premier moteur de sa victoire a été le rejet de cinq ans de sarkozysme. Mais après la conquête de l’Elysée, quid de l’exercice du pouvoir ? Le plus dur commence. Ses premiers mots hier soir à Tulle ont été à la mesure de sa campagne : empreints d’humilité et de gravité. Sans emphase, sans triomphalisme, il a appelé au rassemblement du pays et demandé à être jugé sur ce qu’il aura fait pour la justice et pour la jeunesse. Nicolas Sarkozy, qui prédit un « tournant » de la rigueur non pas après deux ans de mandat comme François Mitterrand en 1983 mais après deux jours, aura-t-il raison ? Les marges de manœuvre économiques sont très étroites. La dette est énorme. Il promet le retour d’un budget à l’équilibre en 2017. Comment, dans ces conditions, pourra-t-il tenir ses promesses (création de 150.000 emplois d’avenir, de 60.000 emplois dans l’éducation) même si elles relèvent d’un « socialisme réaliste » ? La réforme fiscale sera son principal levier pour rétablir à la fois la justice et le redressement du pays, a-t-il souvent répété. Il n’y aura pas de première mesure symbolique, si ce n’est le blocage immédiat du prix de l’essence. Simplement l’application stricte de son programme en 60 propositions.

2 -La composition du futur gouvernement sera un test
Qui François Hollande nommera-t-il à Matignon ? Martine Aubry, première secrétaire du parti socialiste, qui a été d’une loyauté sans faille dans cette campagne et qui a déjà l’expérience de plusieurs ministères importants mais avec laquelle – ce n’est un secret pour personne – il n’entretient pas de franche amitié ? Ou le nouveau président préférera-t-il Jean-Marc Ayrault, jusqu’ici patron des députés socialistes qui, comme lui, n’a jamais été ministre ? Et qui pour occuper les autres postes ? Jusqu’ici, François Hollande s’est montré très ferme vis-à-vis des prétendants qui s’invitaient déjà depuis des semaines au bal de la victoire. Aura-t-il le courage de préférer de jeunes pousses aux éternels éléphants ? De jeunes révélations, pleines de talent, ont fait leur preuve dans la campagne : les Aurélie Filippetti, élue de Gandrange, la binationale Najat Vallaud-Belkacem ou Delphine Batho, la suppléante de l'amère Royal par exemple. Mais Laurent Fabius espère être récompensé en obtenant au moins les Affaires étrangères. Ce serait le retour d’un homme qui a déjà occupé Matignon il y a près de trente ans ! Sa nomination au quai d’Orsay serait-elle en outre de nature à rassurer l’Europe ? En 2005, il avait voté « non » à la Constitution européenne.

VOIR et ENTENDRE  BFMTV participer le 2 mai au mensonge d'entre-deux tours d'un "accord secret", un de plus, entre Hollande et Angela Merkel:






http://www.bfmtv.com/hollande-aurait-trouve-un-accord-avec-merkel-actu27091.html

3 -Toutes les chancelleries sont en alerte. 
Les grands rendez-vous internationaux vont mettre le président-élu à l'épreuve. Il y aura un sommet du G8 à Camp David aux Etats-Unis, les 18 et 19 mai. Puis un sommet de l’Otan à Chicago, les 20 et 21 mai. Le nouveau président rencontrera à ces occasions tous ceux qu'il a villipendés sur un sujet ou un autre, à commencer par Barack Obama à qui il confirmera sa décision unilatérale du retrait  anticipé des soldats français d’Afghanistan dès la fin de cette année. Les Etats de la zone euro attendent  le nouveau locataire de l’Elysée de pied ferme. Dès son investiture (officiellement le 15 mai), il se rendre à Berlin où Angela Merkel n'est pas décidée à renoncer à la prospérité pour l'austérité de gauche qu'il préconise et pour préparer le sommet européen des 28 et 29 juin. La chancelière n'a fait aucun pas dans sa direction lorsqu'elle a réaffirmé sa volonté d'un « agenda de croissance ».

4 -La droite pourrait traverser des turbulences. 
Jusqu’ici, les lieutenants de Nicolas Sarkozy s’étaient retenus avant le verdict des urnes. Pas un mot plus haut que l’autre, même si le débat était ouvert en interne. Tous n’ont pas apprécié l’ultra-droitisation de sa campagne et certains, dont deux anciens premiers ministres, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, plaidaient pour un recentrage. « Je craignais ce scénario depuis l’été 2010 », a admis le second hier soir. La bataille pour le leadership va commencer. Jean-François Copé sera-t-il le plus capable de tenir la maison UMP si elle tangue ? François Fillon ou Alain Juppé lui disputeront-ils le leadership ?

5 -Le Front national en embuscade 
Marine Le Pen a largement contribué à la défaite de Nicolas Sarkozy et pourrait  tenter d'achever le travail en faisant imploser la droite pour la recomposer ensuite autour d'elle. Elle tendra vraisemblablement la main aux élus les plus à droite de l’UMP pour créer des alliances en vue des législatives des 10 et 17 juin. Elle a lancé dès dimanche soir « un appel à tous les patriotes » pour porter leur message à l’Assemblée nationale où elle espère un grand nombre d’élus. Objectif : quinze députés pour former un groupe parlementaire.

6 -Le MoDem-croupion à la recherche d’un espace
Le centre risque d'être pulvérisé et F. Bayrou marginalisé.  A l’intérieur ou à l’extérieur de la future majorité ? François Bayrou a voté « à titre personnel » pour François Hollande mais le Modem le suivra-t-il ? « Tous ceux qui auront voté pour moi pourront me rejoindre à condition que ce soit sur mon programme », a prévenuFrançois Hollande. Cette intransigeance n'est pas de nature à convenir au leader centriste, qui à la tête de trois parlementaires, milite contre  l'hégémonie des deux grands partis, UMP et PS. Plusieurs autres courants qui peuvent légitimement incarner le centre (Le Nouveau centre d’Hervé Morin, le parti radical de Jean-Louis Borloo) devront aussi attirer les brebis égarées à eux et sans doute constituer des courants au sein de l'UMP

7 -Les législatives vont être capitales. 
La droite appelle dès à présent à un « rééquilibrage » des pouvoirs. Autrement dit, elle ne baissera pas les bras pour les législatives même si une cohabitation semble peu probable compte tenu de la quasi-concomitance des deux élections. C’est  entre autres raisons pour éviter la cohabitation que le quinquennat a remplacé le septennat.

8 -Le militantisme des media.
Nicolas Sarkozy a été outrageusement maltraité par la presse noyautée par le SNJ qui, impatiente de vivre le retour de la gauche, a ciblé le président. Les méthodes de rumeurs et d'insultes ont dépassé toutes les limites que la déontologie professionnelle aurait dû canaliser. Les procès d'intention et les mensonges véhiculés par les organes de presse largement aux mains de multi-millionnaires de gauche ont créé un climat socio-politique extrêmement tendu. François Hollande devra apaiser, comme il s'y est engagé, mais la tâche ne sera pas facile, tant les habitudes outrancières ont dépassé l'insolence que revendique le microcosme des journalistes au militantisme exacerbé depuis les primaires socialistes de l'automne 2011. Nicolas Sarkozy avait plusieurs fois dit qu’en cas de défaite il quitterait la vie politique. « Je m’apprête à redevenir un Français parmi les Français », a-t-il confirmé hier. « Cela fait dix ans que je vis pour des responsabilités gouvernementales au plus haut niveau. Ma place ne pourra plus être la même mais je resterai l’un des vôtres », a-t-il toutefois ajouté, laissant une porte ouverte à l’avenir…

9 -Les sondages se sont plantés. 
Ce week-end, François Hollande croyait  encore en une large victoire. L'écart entre les deux concurrents, de dix points au départ, n'a en réalité cessé de se réduire jusqu'à s'établir « sur le fil du rasoir ». Il promettait un scénario à l’américaine, faisant allusion à la présidentielle de 2000 aux Etats-Unis où le suspense avait été interminable avant de proclamer George Bush vainqueur devant Al Gore. Après 350 sondages, donnant tous François Hollande vainqueur, la réalité a été d'autant plus décevante pour la gauche que le vote blanc et nul s'est avéré important et relativise sensiblement  la victoire du socialiste, désormais placé en situation précaire.

10 -La présidentielle a passionné. 
Quoi que les analystes et experts de tout poil ait pu dire sur les errements de cette campagne, l'électorat s'est passionné et le taux d'abstention n'a pas été aussi élevé que prévu par les entreprises commerciales de sondages. La diversité des sujets abordés au premier tour, de la traçabilité de la viande halal à la réforme démagogique du permis de conduire lancée par l'équipe Hollande, et au second, d’une omniprésence des thématiques et de la rhétorique du Front national  et le populisme de la gauche sur les difficultés du logement ou le prix de l'essence, la participation (plus de 80 %) marque le signe d’un réel intérêt, même si on n’atteint pas le record de 2007 (84 %) qui a fait gagner Nicolas Sarkozy de six points sur la candidate Royal. Le débat télévisé, mercredi soir, en avait déjà donné un signe : près de dix-huit millions de téléspectateurs étaient devant leur poste.

F. Hollande, président "rassembleur" élu par le vote protestataire

Hollande, déjà minoritaire, avant de commencer ?



Le vote blanc n'est pas un chèque en blanc:
c'est un vote 'nul' pour un président nul



En se déplaçant massivement pour voter dimanche 6 mai, les électeurs ont confirmé l'importance de ce scrutin décisif qui détermine l'avenir du pays pour cinq ans. La participation s'établit à 81,03%, taux inférieur au second tour de la Présidentielle de 2007 (83,9%), mais supérieur à celui du 22 avril 2012 (79,5%).
Reste que le nombre des bulletins blancs et nuls a dépassé deux millions, soit environ 6% des votants.

Or, selon trois instituts de sondages, entre 25% et 35% des électeurs FN ont effectivement refusé de choisir ce dimanche (abstention, votes blancs, votes nuls), donnant ainsi l'avantage à François Hollande: il n'est donc pas abusif d'affirmer que Hollande est l'élu du FN.

Comment F. Hollande pourrait-il gouverner au centre gauche, encadré et cerné par des militants vigilants contestataires aux deux extêmes.
Les exégètes militants ont  d'ailleurs commencé à rebaptiser l'extrême gauche en "gauche radicale": s'il faut tout faire pour que ça passe mieux, c'est que les totalitaires donnent une méchante image du "peuple de gauche" que F. Hollande veut représenter, à l'exclusion de l'autre moitié...


Jamais un président n’a été élu par une si faible proportion de votants


" Tout à leurs commentaires en direct des virées automobiles de François Hollande et Nicolas Sarkozy ou à leurs retransmissions des états d’âme de Yannick Noah et Christian Estrosi, l’ensemble des chaînes de télévision, pourtant surmobilisées pendant 8 heures d’affilée dimanche soir et lundi matin, ont/a perdu une bonne occasion de parler.

Certes, à chaud ou presque, nombre de commentateurs ont reconnu que le résultat final était plus serré que ne le prévoyaient l’ensemble des sondages. Certains experts se sont même hasardés à supputer que la campagne d’entre-deux-tours du sortant n’avait pas été si nulle que ça (perso, je le pense aussi, mais je pense surtout que, ces deux dernières semaines, la campagne de Hollande a été encore meilleure, notamment en direction de l’électorat mariniste ; mais ce n’est pas le sujet du jour, on en reparlera un de ces quatre). Il s’est même trouvé quelques commentateurs taquins pour faire remarquer que d’après les sondages post-vote, Hollande était assez largement battu chez les jeunes et les salariés du privé. Bel effort.


Mais un chiffre, et non des moindres, a semble-t-il échappé à nos expertologues, comme les a baptisés mon amis Basile de Koch, et il aura fallu attendre hier midi pour le voir sortir des ordinateurs, qui eux aussi, avaient dû faire la grasse mat’: celui de l’accroissement significatif du vote blanc et nul lors de ce second tour.
A ce stade du récit, quelques précisions arithmétiques, techniques et pour tout dire rébarbatives s’imposent. Quand les statistiques électorales parlent de « votants », il s’agit uniquement du nombre d’électeurs inscrits qui se sont déplacés (ou ont fait une procuration) pour voter. Ce chiffre comprend donc à la fois les suffrages de ceux qui ont choisi un des deux candidats en présence (et dont le total des voix est appelé « suffrages exprimés ») et ceux qui ont fait tamponner leur carte d’électeur mais n’ont pas voulu choisir entre les candidats en votant donc blanc ou nul. L’ensemble « suffrages exprimés » additionnés aux votes blanc et nul est conventionnellement appelé « votants ». Si on ajoute les abstentionnistes au nombre de « votants », on tombe pile poil sur le nombre d’électeurs inscrits. Pigé ? Si oui, bravo, sinon, eh bien, relisez SVP.

Quid du chiffre de ces fameux votes blanc et nul ? Ma foi, il a triplé depuis le 22 avril dernier, passant de 1,5% à 4,6% des électeurs inscrits.
Il est aussi en progression par rapport au chiffre de 2007, où le vote blanc et nul pesait déjà 3,5 % (des inscrits toujours). Cependant il y a cinq ans, le différentiel était bien plus élevé entre les deux candidats. Pour rappel, cela donnait: Sarkozy, 53,06 % des suffrages exprimés soit 18 983 138 voix ; Royal, 46,94 % et 16 790 440 voix ; Votants 
37 342 004(83,97%) ; Blancs et nuls 
1 568 426(3,53%) ; Exprimés
 35 773 578(80,44%).
En résumé, en 2007, Nicolas Sarkozy avait obtenu 18 983 138 voix sur 37 342 004, soit 50,84% des votants. Ce qui était en ligne avec ses prédécesseurs. En effet, si tous les présidents de la Vème issus du suffrage universel ont été, à cause de l’abstention, élus par une minorité d’électeurs inscrits (hormis l’épisode cocasse de Chirac en 2002), ils ont tous été élus, depuis le Général [de Gaulle] en 1965, (sauf Chirac –encore lui !- en 1995) par une majorité de votants, c’est-à-dire, répétons-le, par ceux des Français qui se sont déplacés, soit pour choisir un des deux finalistes, soit pour voter blanc ou nul.

Eh bien cette quasi-règle d’or est caduque : car si François Hollande a obtenu 51,6 pour cent des voix, il n’a obtenu le suffrage que de 48,6% des votants, « améliorant » ainsi le record de Jacques Chirac en 1995 qui, lui, avait tout de même raflé 49,5% des votants. Rappelons que deux ans plus tard, la majorité parlementaire dudit Chirac fut dégagée par la gauche, laquelle ne put cependant obtenir la majorité à l’Assemblée que grâce aux triangulaires provoquées par le maintien généralisé du Front National. Bis repetita, etc etc…

Cela dit, si ces chiffres du vote blanc de 2012 sont parlants, ils ne nous disent pas tout. Et en particulier, ils ne nous disent pas d’où vient précisément cet afflux de voteurs blanc. Il serait trop hâtif de l’expliquer uniquement par l’attitude de Marine Le Pen, qui sans donner de consigne à ses électeurs, a indiqué qu’elle voterait blanc. Car on trouve aussi dans ces suffrages non exprimés un bon paquet d’électeurs de Bayrou, quelques bataillons post-trotskystes et souverainistes, sans oublier un nombre indéterminé mais probablement non négligeable de mélenchonistes [et cégétiste] encore plus suspicieux que leur ex-candidat envers « Hollandréou » et autres sociaux-traîtres.
Cela dit Marine Le Pen n’est indubitablement pas étrangère au phénomène : ainsi à Hénin Beaumont, où elle est inscrite, le nombre de votes blancs et nuls a été multiplié par 6 entre les deux tours. Ce n’est pas une preuve scientifique, mais quand même…"

Partier entre guillemets due à Marc Cohen, rédacteur en chef "brèves" de Causeur.

dimanche 22 avril 2012

Présidentielle: excellente participation, malgré les vacances scolaires


Mobilisation inférieure à 2007 mais importante





Une bonne dynamique
pour le second tour





Les Français ont retrouvé le chemin des urnes


Les prévisions de 25 à 30% d'abstention n'étaient qu'élucubrations 

Seulement trois points de moins qu'en 2007 quand la participation avait été exceptionnelle.

Les analystes distingués avaient la conviction que les Français étaient las, après une campagne à rallonge, du fait de la primaire socialiste, et, sur un point déjà, ils se sont montrés fort peu scientifiques.

A 19h, le taux de participation s'élevait à 70,59%, selon  un communiqué du ministère de l'Intérieur, en faible retrait par rapport à 2007. 
Selon l'IFOP Fiducial, la participation pourrait atteindre 80,3% sur l'ensemble de la journée.

jeudi 30 octobre 2008

Xavier Bertrand : des mises au point salutaires face à l’intox des partis et des media

Le ministre tord le cou aux « canards » lâchés par l’opposition

Xavier Bertrand, lministre du Travail répondait aux questions de Roland Sicard, le 27 octobre, sur France 2.
sur France 2, dans l’émission Les 4 Vérités :


1- Les revenus du travail. Les stock-options ne profitent plus qu’aux seuls patrons
: les salariés y ont droit ainsi qu’à des actions gratuites, de l’intéressement ou de la participation.
Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a annoncé lundi sur France 2 qu'un amendement pour que "tous les salariés" bénéficient de stock-options ou d'actions gratuites quand il y en a dans l'entreprise, allait être déposé.
"Nous allons déposer un amendement qui fait que dans une entreprise, quand il y a des stock-options, il y a forcément pour tous les salariés, soit des stock-options aussi pour eux, soit des actions gratuites, soit de l'intéressement, soit de la participation en plus", a-t-il déclaré alors que le Sénat examine lundi le projet de loi sur les revenus du travail qui vise à favoriser l'intéressement et la participation.
"Le système où c'était réservé uniquement à quelques-uns, c'est terminé", a affirmé M. Bertrand. "C'est quand même logique que dans une entreprise, les salariés puissent davantage profiter des revenus de leur travail".
M. Bertrand a dit qu'il y avait une volonté de "moraliser" ces stock-options, mais qu'il s'agissait de "faire surtout en sorte que ce ne soit plus pour quelques-uns dans une entreprise". Le projet de loi sur les revenus du travail prévoit un crédit d'impôt pour les entreprises concluant un accord d'intéressement, une mesure contestée jeudi par la commission des Finances du Sénat.
Concernant la participation dont le produit est actuellement bloqué pendant cinq ans, le texte prévoit de donner la possibilité aux salariés "une mobilisation immédiate des sommes reçues".
Enfin, le montant des allègements de cotisations patronales pourra être réduit de 10% si l'entreprise qui en bénéficie n'ouvre pas, chaque année, une négociation sur les salaires lorsqu'elle y est légalement tenue.
Voilà qui est ‘intéressant’, mais, tout autant, dans un autre registre, le redressement de la vérité travestie par l’opposition et sa presse militante.

2- Les 360 milliards d’euros ne sont pas des cadeaux aux banquiers, mais une garantie de l’Etat en faveur des Français
(à partir de 4 :35)
Libération : « L'Etat met 360 milliards sur la table pour sauver les banques ». Ambigu, mais manipulateur. D’où, dans Libération, le commentaire ‘relou’ de
loulou
et vlam passe moi l'ardoise.....
mais où sont nos gauches....on se moque de nous!comme tout le monde le dit; les caisses sont vides, notre gestion (la france) n'est pas touchée et de fait....vlam!!! sarko nous sort des millards de son chapeau.à gauche, qu'est ce qu'on fait??? on attend!et nous pauvres dindons, nous allons payer la farce!ça fout les boules grave, comme dirait n'importe quel jeune!!!je suis vraiment triste de voir tant de mèpris et de legeretè.louis
Lundi 13 octobre à 18h58

Marianne : « 360 milliards pour les banques, 600 fois moins pour le logement social ! », le 21/10/2008. Amalgame polémique et malsain, bien dans la manière du très moralisateur Marianne…
Mais dans Libération, un commentaire condamne toutefois les procédés d’une certaine presse :
claude 45
tous nuls en économie !!! pauvre Français !!!
d'accord on est tous anti Sarkook quoiqu'il fasse ce sera une connerieet s'il ne fait rien...aussi !!!Mais quand même, chers Français être aussi nuls en économie pour confondre donner 360 milliards aux banques, avec donner une garantie à hauteur de 360 milliards ....!!!heureusement que les lecteurs de Libé ne gèrent pas mon portefeuille!!!alors donner une garantie cela veut dire: que si une banque en fait la demande (pour éviter la faillite de la banque et de ses épargnants comme vos lecteurs ) l'état peut prêter (avec intérêts) pour éviter le crash de nous tous possesseurs de compte bancairesdonc quoiqu'il arrive nous (l'état) récupérerons nos 360 milliards !!oui mais quand même Sarko etc...!!oui c'est pas bien
Lundi 13 octobre à 18h55


Le ministre fustige le « mensonge socialiste »
Un « vrai scandale »
: ce n’est pas de l’argent pris à qui que ce soit, mais une garantie, une caution de nature à encourager la confiance des banques et à les encourager à soutenir l’investissement.
VOIR et ENTENDRE, en cliquant sur la photo.

vendredi 11 juillet 2008

Consensuel, Sarkozy recevra le dalaï lama et se rendra à Pékin

Le PS ostracise et y voit "un manque de cohérence"
Nicolas Sarkozy a confirmé mercredi sa participation attendue à la cérémonie d'ouverture, après une rencontre avec son homologue chinois Hu Jintao au matin de la journée de clôture du sommet du G8 à Toyako.
Le Premier ministre François Fillon a salué sur RTL une décision "sage" et "responsable".
Il a en outre expliqué à ceux qui ne sont pas aux responsabilités qu'en tant que président de l'Union Européenne, Nicolas Sarkozy avait l'accord unanime des chefs d'Etat et de gouvernement européens. Il a aussi fait valoir que "le président de la République avait demandé qu'il y ait un dialogue qui s'instaure entre le gouvernement Chinois et les représentants du dalaï lama" et que "ce dialogue avait commencé".
En revanche, au Parti socialiste, Laurent Fabius et Arnaud Montebourg ont critiqué le manque de "cohérence" du chef de l'Etat qui selon eux donne l'impression que la France se plie aux "injonctions de la Chine". Fallait-il qu’il se pliât aux injonctions du PS et de Robert Ménard, sachant que le dalaï lama est beaucoup moins intransigeant et borné.
"Ce qui me frappe c'est les modifications de position : pendant un temps c'était oui, ensuite c'était non, maintenant, si j'ai bien compris, c'est oui", a critiqué Laurent Fabius sur
Europe 1. Ce n’est en tous cas pas ‘ni-ni’…
Recourant au ‘on’ universel avec une modestie confondante, l'ancien Premier ministre a estimé qu’ "on perd toujours lorsqu'on manque de cohérence". Est-ce une moralité, selon La Fontaine, ou une maxime de La Rochefoucauld, un Poitevin ?... La France "n'a pas à faire de la provocation vis-à-vis de la Chine -le Tibet fait partie de la Chine- mais on n'a pas à se faire dicter notre comportement", à "se plier aux injonctions d'un autre pays", a-t-il affirmé, dans un élan d’opposition, pour se rappeler aux camarades socialistes. Fafa faisait référence à des déclarations de l'ambassadeur de Chine à Paris demandant à Nicolas Sarkozy de ne pas recevoir le dalaï lama sous peine de "conséquences graves".
Le fielleux n°2 du PS s’est distingué à son tour. "On voit bien comment le pouvoir s'est mis finalement sous la pression du régime chinois avec une ligne qui n'est pas claire", selon le député
PS de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg. "Finalement on a perdu sur tous les terrains, et vis-à-vis des Chinois qui ont gagné, et vis-à-vis des droits de l'Homme que nous avons nous perdu", a-t-il déclaré sur France Inter.
C’est donc une leçon que le tandem Fabius-Montebourde adresse à l’Europe entière, puisque Nicolas Sarkozy peut se prévaloir de l'accord unanime des chefs d'Etat et de gouvernement européens.
Coprésident du groupe des Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit, s’en est pris frontalement au Président et a dénoncé "un scandale", lors d'un point presse au Parlement européen à Strasbourg.
"Aller à l'ouverture des Jeux comme le font Bush et Sarkozy, c'est faire allégeance au Parti communiste chinois", a-t-il estimé accusant Nicolas Sarkozy d'avoir pris sa décision pour sauvegarder les intérêts économiques de la France qui "veut vendre des centrales nucléaires". Et en passant, créer de l’emploi, tout en promouvant le savoir faire scientifique français.

Quant au secrétaire général de Reporters sans Frontières (RSF), Robert Ménard, l’agité qui a médiatisé l’opposition à la Chine et l’a insultée lors du parcours de la flamme olympique en France, il y voit une "capitulation en rase campagne", estimant que le chef de l'Etat se faisait "rouler dans la farine" et donnait "un chèque en blanc" au régime chinois. Sa Cynique Majesté Royal n’a-t-elle pas fait la promotion de la justice chinoise, sans que Ménard grimpe aux rideaux et aux tours de Notre-Dame ? Cette cohérence que prône la paire Fabius-Montebourg, probablement.

Responsable, la majorité a approuvé mercredi la décision du Président Sarkozy d'assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques à Pékin.
L'UMP a également salué, par la voix d'un de ses porte-parole, Frédéric Lefebvre, une "décision sage et constructive", "seule à même d'aider à l'aboutissement du dialogue entamé entre les autorités chinoises et les représentants du dalaï lama". Rechercher le dialogue fait moins de bruit que gronder à distance, mais administrer la preuve que l’humanisme n’est pas qu’un mot dans les discours.
Le socialisme n'est pas seulement le marxisme chinois, ici dénoncé, c'est aussi le marxisme-léniniste, peu évoqué en la circonstance et qui n'a pourtant rien à lui envier. Si l'agression actuelle de la Chine est calculée pour détourner des massacres staliniens et faire endosser aux seuls pays pro-chinois la responsabilité par milliers du massacre de victimes innocentes, de génocides dans plusieurs pays, comme au Cambodge, le malaise est plus profond que ce qu'en disent les Ménard, dresseurs de rideaux de fumée. Il convient donc de rappeler les vertueux socialistes ou Verts au devoir de mémoire et à un minimum de pudeur, en les incitant à la repentance pour des soutiens devenus inavouables. Les staliniens à coeur ne doivent pas réactiver dans les partis politiques et les syndicats, et donc où que ce soit en France, des comportements dont, sans les nommer, certains ont conservé la nostalgie et l'empreinte.