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jeudi 29 octobre 2009

France: Ph. Séguin nourrit la polémique sur le coût de la présidence française de l'UE

Les sommets internationaux auront-ils bientôt lieu à la baraque à frites?
« Pas très glorieux », le Grand Palais ?

Kebab, pour Mister Prime Minister ?

Un rapport a été commandé à la Cour des comptes, par le président de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis, président de l'Alliance centriste, issu de l'éclatement de l'UDF. Elle a pour ambition de préparer la refondation d'une structure politique, réunissant les actuelles forces politiques centristes issues de l'UDF (Mouvement démocrate, Nouveau Centre, Avenir démocrate, Parti radical, etc.) Il rassemble les députés européens Thierry Cornillet (ex-MoDem, Parti radical) ou Jean-Marie Cavada, et les sénateursMichel Mercier, président du groupe Union centriste ou Jean-Claude Merceron .

L'UMP Philippe Séguin ne sait pas visiblement mis au régime, mais en revanche, le socialiste Jean-Louis Bianco a manifestement englouti un pâté pas frais.

Le premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, a durement critiqué jeudi les dépenses de la présidence française de l'Union européenne au second semestre 2008, alimentant une polémique lancée par l'opposition.

"Il y a eu un certain nombre de dérives et un certain nombre d'erreurs", selon Ph. Séguin sur Europe 1, commentant le rapport sur la présidence française de l'UE publié la semaine dernière par la Cour des Comptes, entre autres chargée de contrôler les dépenses de l'Etat français.

L'oppo-
sition et une partie de la droite ont fait leur quatre heures de ce rapport, dans le sillage du député apparenté PS René Dosière. Le parlementaire, déjà à l'origine d'une charge contre l'augmentation des dépenses de l'Elysée depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy en 2007, avait lancé mardi la polémique sur des dépenses jugées "insupportables et inacceptables". Un débat largement repris par la presse britannique.

"Avec Nicolas Sarkozy, les économies c'est pour les élus locaux, les dépenses somptuaires pour l'Elysée", a caricaturé jeudi le député PS Jean-Louis Bianco.
Voir ci-contre le Palais des Congrès de Lyon.

Tout en soulignant des "progrès" par rapport aux trois jours du sommet de Nice des 7, 8 et 9 décembre 2000 organisé sous la présidence française de Jacques Chirac, Ph. Séguin a lui déploré des "opérations mal programmées", une absence "de véritable stratégie" et des "décisions souvent tardives". Conséquence : "pas d'appel d'offres", pas de concurrence. "On a improvisé et les fournisseurs s'en sont par exemple donné à coeur joie", a-t-il critiqué, estimant qu'"on aurait pu avoir des prestations pour un tiers moins cher".
Centre Kleber

Le rapport pointe particulièrement du doigt "l'aménagement exceptionnel" du Grand Palais à Paris (lien Wikipedia ) à l'occasion du Sommet de l'Union pour la Méditerranée (UPM) du 13 juillet 2008. Ce seul sommet a coûté 16 des quelque 175 millions d'euros de la présidence française de l'UE.

  • Dosière se douche tous les combien ?
    L'aménagement du Grand Palais (location, montage, démontage…), qui a accueilli ...44 chefs d'Etats et ...2 000 journalistes, a coûté 7 millions d'euros, selon Philippe Seguin. Et au centre de cette polémique, "l'installation d'une douche [dite] présidentielle" pour 4 heures et un coût de 245.000 euros, selon le député apparenté socialiste René Dosière qui a a lancé le sujet mardi.
  • Faux rétorque, Philippe Séguin
    Cette somme a servi à l'aménagement d'un espace de bureaux et salons dont "les douches ne sont qu'un élément". Et elles n'étaient pas destinées en particulier au Président. Toutefois, Philippe Séguin juge que "c'était absurde d'avoir des douches" qui n'ont au final pas servi. On a contrôlé la consommation d'eau ?

    Les hôtes de la France sortiront désormais leur casse-croûte du sac

    Le dîner du 13 juillet, restauration et aménagement compris, a représenté "un total de 1.072.437 euros pour 200 personnes, soit 5.362 euros par invité", souligne le rapport. En revanche, il y a bien eu des douches aménagées, mais pas pour 245.000 euros, comme l'avait assuré dans un premier temps et non sans malignité par l'expert socialiste Dosière.
    Encore faut-il préciser que les 30 000 m² du no 19 de l'avenue Kléber (XVI e arrondissement ) qui fut l'ancien hôtel Majestic, où sous l'Occupation, le haut commandement militaire allemand s'était installé et qui a abrité le siège de l'UNESCO, a aussi hébergé des services du ministère des Affaires étrangères, notamment le Centre des conférences internationales, avant d'être vendu par l'État français pour 460 millions d'euros à la société d'investissement publique du Qatar, Qatari Diar, qui doit le transformer en hôtel de luxe

    Bref, "ça n'a pas été un épisode très glorieux du point de vue des finances publiques". Mais surtout, l'ex-président de l'Assemblée nationale Séguin regrette de n'avoir "aucun moyen, s'il y a des responsables, de les sanctionner".

    Autres choix 'glorieux' de Ph. Séguin
  • Au-delà du sommet de l'UPM, Ph.Séguin critique certains choix budgétaires du gouvernement, l'accusant de "liquider les bijoux de famille". Il cite l'absence de centre de conférence international à Paris après la vente du centre Kléber, qui a conduit à devoir aménager à grands frais du Grand Palais pour le sommet de l'UPM, avec cinq salons d'échanges bilatéraux, par exemple, et les douches n'étaient pas réservées au Président Sarkozy comme on l'a affirmé: il a encore le privilège exorbitant d'avoir les siennes à l'Elysée.
  • "Il y a une politique immobilière et cette politique, ce n'est pas de vendre les bijoux de famille, c'est de vendre l'immobilier inutile", a rétorqué le ministre du Budget Eric Woerth sur la chaîne i>Télé.
    "On ne peut pas dire, d'un côté, il faut réduire les déficits, et de l'autre, quand on vend de l'immobilier inutile, quand on concentre les administrations, ce n'est pas une bonne idée", a-t-il relevé.
    M. Woerth avait déjà fait valoir mercredi que la France n'avait "pas à rougir", soulignant qu'elle avait dépensé moins que les 189 millions d'euros prévus initialement.
    Quant au coût par habitant, il est moindre pour la France que dans la plupart des autres pays, avait-il plaidé : 2,40 euros par Français et 6,70 euros par habitant au Portugal.

    République en peau de lapin: une polémique de plus

  • Le 28 février 2007, le Premier ministre, Dominique de Villepin, déclara que l’objectif de la vente était « d’aboutir à un parc moins onéreux et mieux adapté au service public, grâce à une gestion immobilière plus stratégique ».
  • Le 28 juin 2007, Richard Yung, sénateur socialiste des Français établis hors de France,avait interrogé le ministre des Affaires Etrangères et européennes sur la vente du centre des conférences internationales de l’avenue Kléber et son impact sur les sessions de l’Assemblée des Français de l’étranger qui s’y tenaient habituellement. La réponse du ministre du 2 août lui sembla, selon ses propres termes, « rassurante pour les futures réunions de l'AFE ».
  • Même si les prestations payées pour le sommet de l'UPM auraient pu coûter environ "un tiers moins cher", "l'organisation budgétaire a été plus rigoureuse et les créations d'emplois ont été limitées et temporaires", a tenu à souligner le président de la Cour des comptes, s'étonnant de cette polémique tardive.
  • lundi 13 octobre 2008

    Eurogroupe : le PS juge insuffisantes les mesures historiques de crise

    Le "plan concerté" européen laisse le PS français dubitatif
    Les autres socialistes européens sont-ils aussi négatifs ?
    Le PS a une nouvelle fois manifesté son exception socialiste européenne. Alors qu'ils ne sont pas même sûrs de pouvoir mettre face à face 5 courants en congrès à Reims, ils minimisent la concertation européenne à 20.
    Le "plan concerté" européen programmé par le sommet de l'Eurogroupe à Paris quoique qualifié "d'événement historique" par l’UMP, n’a pas l’heur de satisfaire le PS, qui estime qu’il apporte des réponses "nécessaires mais pas suffisantes" à la crise financière.


    Non sans suffisance, Dray a communiqué son sentiment personnel
    Sans qu’on sache exactement de quel courant du PS éclaté il est le porte-parole, le député de l'Essonne a apporté, à sa façon, sa contribution positive et solidaire, dans un communiqué. "La réunion du G-20 hier, comme celle de l'Eurogroupe aujourd'hui, n'ont pas apporté les éléments qui auraient permis de ramener la confiance face à l'ampleur de la crise", a tenu à faire savoir cet européen convaincu pour aider à la résolution de la crise.
    "Aucune garantie des crédits n'a été proposée pour les entreprises ou les particuliers", a encore estimé Juju Dray qui n’a d’autre solution à proposer que les vieilles recettes éculées du passé.
    "La question d'un grand plan de relance, adossé à un emprunt ou à des grands travaux, ne semble pas avoir été abordée: elle est pourtant plus que jamais d'actualité", a-t-il également déploré.

    Est-ce en l'espérant et pour s'en réjouir? Le député (app-PCF) de Seine-Saint-Denis Jean-Pierre Brard a de son côté jugé que "l'Eurogroupe s'enlise dans la crise". Mais, comme Juju, il connaît les grands classiques des livres d’économie.
    "On est à mille lieues d'un impulsion déterminée pour refonder le système financier international dans le cadre d'un nouveau Bretton Woods. La réunion de l'Eurogroupe a veillé à protéger les dogmes libéraux et à consolider un système qui a failli, sans prendre de mesures contre les prédateurs, ni remettre en cause la spéculation", a regretté le doctrinaire.
    Rien n'a changé au PCF, depuis Bretton Woods, signé en juillet 1944: ces accords reconnaissaient la prééminence économique des USA et instituaient le Gold Exchange Standard, faisant du dollar une monnaie de réserve ! Ce que Brard ignore en outre, c'est que ces accords provoquèrent de nombreuses crises liées au déclin économique américain.

    Une bourde qu'aurait pu commettre Sa Cynique Majesté Royale, qui, sans les avouer, connaît ses lacunes: elle évite de remuer trop les lèvres sur le sujet et s'en tient sagement à des 'généralitudes'.
    Quant à Fanfan Bayrou, en période de crise financière internationale, préfère se consacrer à Tapie...

    L’UMP salue "un grand succès diplomatique"
    Les 15 pays de la zone euro se sont mis d'accord dimanche sur un plan, avec une garantie des prêts interbancaires et un recours possible à une recapitalisation des banques.

    Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, a déclaré que "le plan concerté qui va être mis en place dés demain dans toute l'Europe est un événement historique (...) C'est le résultat exceptionnel du travail opiniâtre de Nicolas Sarkozy, qui n'a cessé depuis le début de réunir chaque jour les moyens d'atteindre ce résultat".
    "Il appartient aux Etats d'engager le rétablissement d'une confiance indispensable mise en péril aux Etats-Unis par les excès d'une dérégulation débridée", a-t-il ajouté dans un communiqué.
    Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a approuvé la concertation européenne. "La réunion qui vient de se tenir à l'Elysée marque une nouvelle fois la réactivité de la France et de l'Europe qui montrent leur volonté de rétablir au plus vite la confiance", a-t-il souligné.
    "L'Europe tant décriée encore dans un passé récent pour son incapacité à apporter des réponses fortes et unitaires vient de démontrer de façon éclatante qu'une page venait de se tourner avec la crise. L'Europe relève la tête ! Le plan européen est une arme efficace pour le retour de la confiance", a-t-il expliqué.


    Mais, ce matin entre 7h15 et 7h30 sur une radio, un journaliste a admis, du bout des lèvres, que les états européens avaient « accordé leurs violons ». A la véritéle journaliste a déclaré, positif, que les états européens ont « ENFIN accordé leurs violons » ! C’était France Info…

    vendredi 11 juillet 2008

    Consensuel, Sarkozy recevra le dalaï lama et se rendra à Pékin

    Le PS ostracise et y voit "un manque de cohérence"
    Nicolas Sarkozy a confirmé mercredi sa participation attendue à la cérémonie d'ouverture, après une rencontre avec son homologue chinois Hu Jintao au matin de la journée de clôture du sommet du G8 à Toyako.
    Le Premier ministre François Fillon a salué sur RTL une décision "sage" et "responsable".
    Il a en outre expliqué à ceux qui ne sont pas aux responsabilités qu'en tant que président de l'Union Européenne, Nicolas Sarkozy avait l'accord unanime des chefs d'Etat et de gouvernement européens. Il a aussi fait valoir que "le président de la République avait demandé qu'il y ait un dialogue qui s'instaure entre le gouvernement Chinois et les représentants du dalaï lama" et que "ce dialogue avait commencé".
    En revanche, au Parti socialiste, Laurent Fabius et Arnaud Montebourg ont critiqué le manque de "cohérence" du chef de l'Etat qui selon eux donne l'impression que la France se plie aux "injonctions de la Chine". Fallait-il qu’il se pliât aux injonctions du PS et de Robert Ménard, sachant que le dalaï lama est beaucoup moins intransigeant et borné.
    "Ce qui me frappe c'est les modifications de position : pendant un temps c'était oui, ensuite c'était non, maintenant, si j'ai bien compris, c'est oui", a critiqué Laurent Fabius sur
    Europe 1. Ce n’est en tous cas pas ‘ni-ni’…
    Recourant au ‘on’ universel avec une modestie confondante, l'ancien Premier ministre a estimé qu’ "on perd toujours lorsqu'on manque de cohérence". Est-ce une moralité, selon La Fontaine, ou une maxime de La Rochefoucauld, un Poitevin ?... La France "n'a pas à faire de la provocation vis-à-vis de la Chine -le Tibet fait partie de la Chine- mais on n'a pas à se faire dicter notre comportement", à "se plier aux injonctions d'un autre pays", a-t-il affirmé, dans un élan d’opposition, pour se rappeler aux camarades socialistes. Fafa faisait référence à des déclarations de l'ambassadeur de Chine à Paris demandant à Nicolas Sarkozy de ne pas recevoir le dalaï lama sous peine de "conséquences graves".
    Le fielleux n°2 du PS s’est distingué à son tour. "On voit bien comment le pouvoir s'est mis finalement sous la pression du régime chinois avec une ligne qui n'est pas claire", selon le député
    PS de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg. "Finalement on a perdu sur tous les terrains, et vis-à-vis des Chinois qui ont gagné, et vis-à-vis des droits de l'Homme que nous avons nous perdu", a-t-il déclaré sur France Inter.
    C’est donc une leçon que le tandem Fabius-Montebourde adresse à l’Europe entière, puisque Nicolas Sarkozy peut se prévaloir de l'accord unanime des chefs d'Etat et de gouvernement européens.
    Coprésident du groupe des Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit, s’en est pris frontalement au Président et a dénoncé "un scandale", lors d'un point presse au Parlement européen à Strasbourg.
    "Aller à l'ouverture des Jeux comme le font Bush et Sarkozy, c'est faire allégeance au Parti communiste chinois", a-t-il estimé accusant Nicolas Sarkozy d'avoir pris sa décision pour sauvegarder les intérêts économiques de la France qui "veut vendre des centrales nucléaires". Et en passant, créer de l’emploi, tout en promouvant le savoir faire scientifique français.

    Quant au secrétaire général de Reporters sans Frontières (RSF), Robert Ménard, l’agité qui a médiatisé l’opposition à la Chine et l’a insultée lors du parcours de la flamme olympique en France, il y voit une "capitulation en rase campagne", estimant que le chef de l'Etat se faisait "rouler dans la farine" et donnait "un chèque en blanc" au régime chinois. Sa Cynique Majesté Royal n’a-t-elle pas fait la promotion de la justice chinoise, sans que Ménard grimpe aux rideaux et aux tours de Notre-Dame ? Cette cohérence que prône la paire Fabius-Montebourg, probablement.

    Responsable, la majorité a approuvé mercredi la décision du Président Sarkozy d'assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques à Pékin.
    L'UMP a également salué, par la voix d'un de ses porte-parole, Frédéric Lefebvre, une "décision sage et constructive", "seule à même d'aider à l'aboutissement du dialogue entamé entre les autorités chinoises et les représentants du dalaï lama". Rechercher le dialogue fait moins de bruit que gronder à distance, mais administrer la preuve que l’humanisme n’est pas qu’un mot dans les discours.
    Le socialisme n'est pas seulement le marxisme chinois, ici dénoncé, c'est aussi le marxisme-léniniste, peu évoqué en la circonstance et qui n'a pourtant rien à lui envier. Si l'agression actuelle de la Chine est calculée pour détourner des massacres staliniens et faire endosser aux seuls pays pro-chinois la responsabilité par milliers du massacre de victimes innocentes, de génocides dans plusieurs pays, comme au Cambodge, le malaise est plus profond que ce qu'en disent les Ménard, dresseurs de rideaux de fumée. Il convient donc de rappeler les vertueux socialistes ou Verts au devoir de mémoire et à un minimum de pudeur, en les incitant à la repentance pour des soutiens devenus inavouables. Les staliniens à coeur ne doivent pas réactiver dans les partis politiques et les syndicats, et donc où que ce soit en France, des comportements dont, sans les nommer, certains ont conservé la nostalgie et l'empreinte.