POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est régimes de retraites. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est régimes de retraites. Afficher tous les articles

mercredi 17 décembre 2014

Retraites à 64 ans: Rebsamen a fuité sur de nouveaux choix difficiles

Le ministre s'est aussitôt fait redresser les bretelles par sa camarade Marisol Touraine

La réforme Ayrault met les régimes complémentaires en péril

Malgré une prétendue amélioration des prévisions financières, les partenaires sociaux vont devoir prendre de nouvelles mesures pour sauver les retraites complémentaires, selon les dernières projections du Conseil d'orientation des retraites (COR), censées servir de base au pilotage annuel du système prévu par la réforme Ayrault. Difficile d'affirmer avec Le Point que les réformes successives des retraites portent leurs fruits - au prix de hausses excessives de cotisations employeurs et salariés - si elles menacent l'équilibre des complémentaires. En 2020, quel que soit le scénario économique retenu, le gain par rapport aux projections réalisées en 2012 atteint 0,6 point de PIB, soit environ 14 milliards d'euros. C'est au détriment des complémentaires, alors la Cour des comptes tente d'expliquer que des gains de productivité tout à fait significatifs pourraient être dégagés dans la gestion des régimes complémentaires. Ce que le gouvernement économise sur les régimes généraux, c'est au détriment des retraites complémentaires.

Un an après la réforme des retraites, les jeunes, les handicapés et les agriculteurs attendent encore... La réforme Ayrault prévoit toutefois un allongement de la durée de cotisation qui atteindra 43 annuités (172 trimestres) en 2035, pour les générations 1973 et les suivantes. En 2013, le vote du Parlement, certaines mesures favorables aux assurés ne sont toutefois toujours pas entrées en vigueur, faute de décrets.

"S'il faut allonger la durée de cotisation, nous le ferons" 
Le ministre du Travail François Rebsamen a semé le trouble mardi en lâchant que le gouvernement allongerait, si nécessaire, la durée de cotisation pour une retraite à taux plein, une mesure aussitôt écartée par sa collègue des Affaires sociales Marisol Touraine
Le pavé dans la mare du ministre du Travail a surpris au moment où la pérennité du système des retraites de base semble mieux assurée, selon le Conseil d'orientation des retraites. À l'inverse, les régimes de retraite complémentaire sont eux menacés de faillite. En fin d'après-midi, François Rebsamen lui-même a tenu à rectifier ses propos en évoquant la réforme Ayrault. "Je n'ai rien ajouté d'autre. J'ai dit que la durée de cotisation s'allongera progressivement, passera à 43 ans à l'horizon 2035", a-t-il dit. 
VOIR et ENTENDRE Rebsamen rétro-pédaler à nouveau, après son couac sur le contrôle des chômeurs "fraudeurs": 
Or, la loi ne touche pas à l'âge légal de départ à la retraite, fixé à 62 ans, prévoyant toutefois que ses mesures puissent évoluer. Qu'est-ce qui a donc poussé Rebsamen à mettre les pieds dans la plat, si ce n'est l'irréalisme de l'hypothèse du COR, dans ses dernières projections actualisées présentées mardi, estimant qu'un retour à l'équilibre du système est possible à l'horizon 2020 si l'activité économique repart ? Le ministre n'y croit-il donc pas? Le COR ne recommande d'ailleurs pas de renforcer la législation sur les retraites, du moins pour les retraites de base. Les cotisants aux complémentaires devront compenser le désengagement du gouvernement...

VOIR et ENTENDRE Christian Paul avouer la pratique socialiste  du "ballon d'essais":  

Vers un âge de départ moyen de 64 ans

Les hypothèses de croissance à court terme retenues à l'époque ne seront pourtant pas atteintes, selon les dernières prévisions du gouvernement. Or, l'âge effectif moyen de départ en retraite va passer de 61 ans en 2013 à 64,1 an d'ici à 2040. Organisme consultatif composé d'experts, d'élus ainsi que de représentants patronaux et salariaux, le COR, n'a toutefois pas eu le temps d'évaluer l'impact des comptes personnels de pénibilité. Les décrets seraient parus trop tard pour permettre une évaluation d'une réforme censée s'autofinancer grâce à des cotisations spécifiques des entreprises.

11,1 à 13 milliards à trouver en 2018
En attendant, le casse-tête du financement des retraites est loin d'être réglé. D'abord à court terme. Les socialistes qui ont nié la crise jusqu'à leur arrivée au pouvoir, lui imputent désormais la compression de la masse salariale sur laquelle reposent les cotisations. Résultat, le trou dans le système de retraite devrait encore atteindre 11,1 milliards d'euros (0,5 % du PIB) en 2018, dont un peu plus de la moitié pour les seuls régimes complémentaires des salariés du privé (Agirc-Arrco). 
Parce que, dès l'année prochaine, ils doivent négocier de nouvelles mesures d'ajustement sur les régimes complémentaires, les partenaires sociaux mettent la pression sur le gouvernement. Dans un rapport qui sera rendu public jeudi, mais dont les conclusions ont déjà fuité dans la presse, la Cour des comptes proposerait de repousser à 63 ou 64 ans l'âge minimum légal pour toucher sa complémentaire, alors qu'il est aujourd'hui calé sur celui des retraites de base, à 62 ans.
En 2018, le régime de la fonction publique accusera lui aussi un trou, d'un peu plus de 2 milliards, si rien n'est fait. Sauf à toucher aux paramètres de la retraite des fonctionnaires, l'État devra donc augmenter ses cotisations employeurs pour combler la brèche, ce qui pèsera sur les finances publiques. Mais en 2018, le PS aura repassé la patate chaude aux suivants...

Des scénarios très divergents
À plus long terme, la viabilité du système de retraites par répartition dépend des scénarios économiques retenus. Le COR en retient 5 principaux, reposant sur différentes hypothèses de productivité du travail (et donc de croissance économique) et de taux de chômage. En fonction des taux de croissance retenus (de 1 % à 2 %) et du taux de chômage (de 4,5 % à 10 %), le système passe d'un fort excédent de 12 milliards d'euros dans le scénario le plus favorable, à de lourds déficits (19 milliards d'euros en en 2030 et même 37 milliards en 2040).

Marisol Touraine était-elle honnêtement justifiée à nier la réalité exprimée par Rebsamen?
L'incroyable caporal du groupe socialiste, Bruno Le Roux, n'a pas craint d'ajouter sa fétidité à l'affaire: " Il n’est en aucun cas envisagé en ce moment, ni même dans la prochaine année ou dans les deux prochaines années d’augmentation de l’âge de départ à la retraite."
La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, juge inutile une nouvelle réforme du régime de base des retraites et qualifie d'"irresponsable" tout catastrophisme en la matière. "Le rapport du Cor montre que la réforme (de janvier 2014) porte ses fruits et qu’on peut rassurer les Français : nous n’allons pas vers un crash du système de retraite", a affirmé mardi Marisol Touraine à des journalistes. "Une autre réforme des régimes de base n’est pas nécessaire."Le gouvernement Valls refuse d'envisager un nouveau relèvement par des socialistes: "Le relèvement des bornes d’âge n’est pas la solution", assure Marisol Touraine. "Cela ne veut pas dire qu’on n’accepterait pas qu’il faille travailler plus longtemps", ajoute-t-elle cependant. 
L'exécutif laisse la responsabilité de trouver un remède aux partenaires sociaux gestionnaires de Agirc-Arrco en 2015 , mais il suivra ce dossier "avec une grande attention", assure Marisol Touraine, pour qui "faire du catastrophisme n’a pas de sens".
L'incident n'est pas clos.

samedi 29 novembre 2014

Budget: dernier avertissement de ...Moscovici à la France avant sanctions

Son ancien ministre des Finances réclame à Hollande de nouveaux efforts budgétaires et des réformes avant mars prochain.

Le commissaire aux Affaires économiques est intransigeant !
Avertisement de Pierre Moscovici,
gendarme de Bruxelles,
à Hollande et Bercy, son ancien ministère 
Le projet de budget 2015 de la France court le risque de violer les règles budgétaires européennes. Et le jugement de la Commission européenne sur l'Hexagone est particulièrement sévère. Même en prenant en compte les 3,6 milliards supplémentaires ajoutés in extremis par Michel Sapin le 27 octobre, la baisse du déficit structurel, celui qui ne dépend pas de la conjoncture économique, est insuffisante. Elle n'atteint que 0,3 % du PIB contre un minimum de 0,5 % fixé par les règles et 0,8 % demandé par ses partenaires européens dans une recommandation de juin 2013.  

Pierre Moscovici, tape donc sur les doigts de son ancien ministère, le sommant de prendre les mesures nécessaires pour se conformer aux règles d'ici l'adoption définitive du budget. 

Devenu commissaire aux Affaires économiques et monétaires, l'ancien ministre de Ayrault et Valls pointe la France du doigt, parce que  les ministres des Finances de Hollande, Moscovici et Macron, n'ont pas pris les "mesures effectives" pour réduire suffisamment son déficit structurel en 2014, un élément central pour décider d'éventuelles sanctions financières dans le cadre de la "procédure pour déficit excessif" ouverte depuis 2009 et le dépassement de la barre fatidique des 3 %. Or, le 23 septembre 2012, le ministre français chargé des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, aujourd'hui à l'Intérieur (mais en fait surtout sur tous les lieux successifs de catastrophes naturelles et sociales) a dit la détermination du gouvernement à s’attacher à des objectifs de déficit structurel plutôt que nominal, dans le cadre d’une décision au niveau européen. C'était il y a plus de 24 mois...

La décision d'infliger ou non des sanctions a toutefois été reportée à mars 2015 pour avoir le temps de disposer des chiffres définitifs de l'année en cours. Mais surtout pour ne pas stigmatiser la co-fondatrice de la Communauté européenne au risque de déconsidérer l'Union européenne. La Commission prendra alors (peut-être) en considération non seulement l'exécution du budget 2014, mais aussi le budget 2015 définitif, ainsi que l'engagement français à prendre des réformes structurelles, ce qu'elle fait pourtant depuis deux ans. Elles "devront avoir un impact sur la soutenabilité des finances publiques à moyen terme", a bien souligné Pierre Moscovici. 

De nouveaux efforts à fournir par l'Etat: et l'Etat ce n'est pas nous !

Interrogé sur la question de savoir pourquoi la Commission a soudainement décidé de dissocier l'analyse des budgets de l'année à venir de son jugement attendu dans le cadre de la procédure pour déficit excessif, Pierre Moscovici s'est justifié en estimant que l'application des règles "exige un regard sur le passé" et que toutes les données nécessaires n'étaient pas encore disponibles pour juger des efforts réalisés en 2014. "La Commission applique scrupuleusement les règles aux États membres concernés, sans prendre de décisions précipitées."

Manuel Valls a fait un ...courrier sur les réformes structurelles à venir en France (dont la fameuse loi Macron sur les professions réglementées -qui déclenche des grèves chez les notaires, les avocats - et le travail le dimanche, pour convaincre des velléités réformatrices de Paris. L'Unapl, qui défend les professions libérales, appelle d'ailleurs à manifester à Paris le 22 janvier. Resté secret jusqu'à présent, contrairement à celui envoyé par l'Italien Matteo Renzi, ce courrier vient seulement d'être rendu public (ci-dessous). 
Mais les explications du Premier ministre français n'ont pas été saluées par Pierre Moscovici. "Les gains économiques qui en découleront [de la loi Macron, NDLR] dépendront essentiellement de la rigueur avec laquelle cette réforme aura été élaborée et mise en oeuvre", soulignent les experts de la Commission européenne.

Dans son avis écrit, Bruxelles parle pour l'instant de "progrès limités en ce qui concerne le volet structurel des recommandations budgétaires" faites par ses pairs. Les économistes de la Commission notent, par exemple, qu'"aucun mécanisme n'a été mis en place pour améliorer effectivement la viabilité à long terme du système de santé" et que "dans le domaine des retraites, aucune mesure n'est envisagée au-delà de la réforme de 2013, qui a peu modifié le régime de retraite de la fonction publique ainsi que les autres régimes spéciaux et ne permettra de combler que la moitié du déficit d'ici à 2020". 

La France obtient donc un nouveau sursis de trois mois, mais elle devra le mettre à profit pour demander de nouveaux efforts aux Français. "Notre sentiment, c'est que des réformes supplémentaires sont nécessaires pour la France pour 2014 et pour 2015", a d'ailleurs asséné l'ancien ministre français des Finances Pierre Moscovici lors de sa conférence de presse.

LIRE la lettre de Moscovici qui recadre Hollande:

mardi 26 novembre 2013

Réforme fiscale: une "mise sur la table" qui risque le renversement

Le zèle inconsidéré d'un Jean-Marc Ayrault aux abois

L'initiative d'un kamikaze

Simplicité et justice
Ayrault passe outre la mise en garde de Cahuzac à Hollande
Le candidat Hollande avait fait de la réforme fiscale une priorité du début de son éventuel mandat. Président, Hollande avait laissé son engagement sous le coude: ses conseillers le dissuadaient de se lancer dans cette folle opération. Dix-huit mois plus tard, le sombre Ayarault tente le tout ou rien pour sauver sa tête. 

L'intérêt personnel d'un chef de gouvernement passe-t-il avant l'intérêt général? Un pays en crise peut-il supporter ce supplément dedésordre au chaos existant?

VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze (BFMTV) donner son opinion sur l'initiative intempestive de Jean-Marc Ayrault qui décide seul de lancer la réforme fiscale avec les ...syndicats:


Pécresse demande au gouvernement de commencer par dépenser moins

VOIR et ENTENDRE
Valérie Pécresse
 sur le sujet, mais en termes plus choisis, invitée par Jean Leymarie, petit journaliste syndicaliste de France Info:

mercredi 19 juin 2013

Moralisation: dix députés font la leçon à leurs camarades opaques

10 députés sur 577 demandent la fin de leurs privilèges à ...Bartolone !

Ces élus en colère signent une tribune
dans le Nouvel Observateur
pour remettre en cause certains avantages.
Ils sont socialistes, écologistes ou membres de l’UMP et, fait rare, signent une tribune commune. Dix députés de tous bords dénoncent les privilèges auxquels ils ont droit, eux et leurs collègues de l’hémicycle. 

Un appel qui survient alors que l’Assemblée débat d’une loi sur la moralisation de la vie politique bien moins ambitieuse que prévu. Chacun des dix élus signataires avancent une proposition. 

Inventaire, par appartenance politique.

UMP

Le juvénile
Gérald Darmanin, 31 ans, dénonce ainsi l’acquisition de locaux : "On n'a pas à se constituer un patrimoine avec l'argent public".

Laurent Wauquiez s’en prend aux régimes de retraites, très favorables du député. "Je suis donc pour l'alignement complet sur le régime de droit commun et basta !" qui au passage égratigne les régimes spéciaux d’EDF et de la SNCF.
"Il faut un système unique avec un régime unique et une caisse unique", conclut-il, alors qu’une réforme des retraites forcément controversée est annoncée.

Bruno Le Maire veut mettre un terme à la surreprésentation de la haute fonction publique à l’Assemblée. "Notre pays n'a pas vocation à être dirigé par une promo de l'ENA", dénonce-t-il avant de proposer que tous les hautes fonctionnaires démissionnent en cas d’élection, au nom de l’exemplarité. 

Europe Ecologie-les Verts (EELV)

François de Rugy
, député EELV de Loire-Atlantique, pointe les lobbies

"On vit dans une situation confuse : le statut des lobbys présents à l'Assemblée nationale n'est pas clair. Il y a d'abord le problème des lobbyistes qui circulent librement au Palais-Bourbon. Il faut limiter leurs possibilités de déplacement en son sein et rendre publique la liste des lobbyistes autorisés à y pénétrer. Il y a également le problème des colloques organisés de A à Z par des lobbys dans l'enceinte de la représentation nationale avec le concours de députés."

Barbara Pompili, députée EELV de la Somme, tient à réformer l'assurance-chômage""A l'issue de leur mandat, les députés issus du secteur privé sont protégés car ils conservent une part décroissante de leur indemnité pendant trois ans. Mais ils sont aussi complètement abandonnés alors qu'ils ont dû démissionner avant d'entrer à l'Assemblée nationale. Il faut donc revoir tout le système en créant un statut du député, qui donne des droits, forme à des métiers et valide les acquis d'expérience."

PS

Le contingent socialiste compose la matière des dix signataires. Député de Seine-et-Marne, Olivier Faure réclame que les augmentations de patrimoines entre le début et la fin d’un mandat soient publiées.

Son collègue 
de l’Essonne, Jérôme Guedj, propose de son côté de fiscaliser les indemnités de représentation et de frais de mandat (IRFM), qui ne sont actuellement pas considérées par le fisc comme des revenus. Elles représentent pourtant la somme non négligeable de 80 000 €/an

Karine Berger s’intéresse à la réserve parlementaire. Cette somme allouée aux parlementaires leur permet d’investir dans leur circonscription. Récemment plafonnée à 110.000 euros par élu, elle échappe encore à tout contrôle.

Elue du Doubs, Barbara Romagnan évoque le non-cumul des mandats et plaide  pour un mandat parlementaire unique. Enfin Razzy Hammadi, élu de Seine-Saint-Denis, se prononce pour la clarification des groupes d’amitié.

Razzye Hammadi, député PS de Seine-Saint-Denis, a les groupes d'amitié dans le viseur.
"Les groupes d'amitié sont le lieu d'une diplomatie parlementaire en lien avec un pays. Il en existe plus de 150 à l'Assemblée. Ils sont utiles parce qu'ils permettent notamment de faire passer des messages qui peuvent être compliqués à exprimer pour l'exécutif. En revanche, ils souffrent d'un manque de transparence."

Parmi les signataires, on cherche en vain Claude Bartolone

Tandis que les sénateurs sommeillent, le président socialiste de l'Assemblée nationale, l
ui, trouve moral de dissimuler son patrimoine aux électeurs.
Manuel Valls a laissé passer l'occasion de confirmer, "les yeux dans les yeux", qu'il n'a aucun compte secret en Suisse. Aussi bien, il n'a trouvé aucun proche camarade pour s'en prendre à la fraude fiscale.  

On peine à le croire, mais
aucun communiste n'a de revendication...

vendredi 13 mai 2011

RATP: le joli mois de mai des grèves

Voyageurs pris en otages sur les RER A et B

Une grève de 24H des conducteurs a perturbé deux millions de voyageurs franciliens vendredi sur les RER A et B, pour de meilleurs salaires et contre la vétusté du matériel.



Christian Mahieux, secrétaire de la fédération SUD-Rail:
solidaire.



La précédente grève des conducteurs remontait à la grande grève de décembre 2009 qui avait paralysé le trafic durant trois semaines sur cette ligne régionale traversant Paris dans le sens est-ouest, l'une des plus chargées au monde, avec plus d'un million d'usagers par jour.
Et le 18 avril 2010 et le 28 avril 2011, c'était donc quoi, ces grèves de SUD rail ? Lien PaSiDupes

Seulement une rame sur cinq sur la ligne A en zone RATP à la mi-journée et un train sur trois à 16H00 ont fonctionné et la SNCF avait prévu un train sur deux entre Nanterre-Préfecture et Cergy/Poissy.
Sur la ligne B, qui traverse la capitale du nord au sud, transportant chaque jour près de 800.000 Franciliens, il n'y a eu aucun train durant plus de cinq heures entre Denfert-Rochereau et Saint-Rémy-lès-Chevreuse/Robinson et l'interconnexion SNCF à Gare du Nord n'a pas été assurée.
Entre la gare du Nord et Aéroport Charles de Gaulle/Mitry-Claye, seul un train sur deux a circulé. La RATP n'a prévu en outre qu'un train sur deux entre Denfert-Rochereau et Saint-Rémy-lès-Chevreuse/Robinson jusqu'à 19h30.
La direction de la RATP n'a pas souhaité fournir le pourcentage de grévistes des conducteurs RATP de la ligne A et B du RER, mais de son côté le syndicat SUD a probablement sous-estimé le taux de grévistes à ...95%.

Le retour à la normale est attendu samedi matin
"C'est un coup de semonce, cette grève n'est prévue que sur 24H00, mais il faut que le dialogue social s'installe, on ne peut pas continuer comme ça", a affirmé Jean-Luc Viard, délégué ...SUD.
Le préavis de grève avait été déposé par les syndicats CGT, FO, SUD et UNSA, qui entendent mettre les usagers de la RATP de leur côté sur la vétusté du matériel roulant et la direction sur leurs salaires misérables.

Salaire et primes - L'agent de conduite du RER A est embauché à 2 200 euros brut par mois, avec dix ans d'ancienneté dans le métro de Paris et peut finir sa carrière à 2 700 euros, auxquels s'ajoutent une prime de 633 euros. En décembre 2009, les conducteurs n'en avaient pas assez: ils réclamaient 120 à 150 euros de prime en plus pour compenser la hausse de productivité de 10 % depuis fin 2008. Cette prime pourrait alors atteindre 753 euros.
"Pour les salaires, nous sommes augmentés de 0,5% tous les ans, c'est un peu faible", a déploré M. Viard. La direction de la RATP a par contre réfuté ce chiffre sous-estimé. Pour l'année 2011, selon elle, les agents "ont obtenu 2,8% d'augmentation".

Prise de travailleurs en otages

"Ce matin, j'ai raté de peu mon train de 8H00
, le prochain partait à 9h10. Plus d'une heure d'attente. Tous les jours ou presque, c'est un enfer, il y a un problème technique, soit à l'aller, soit au retour", a témoigné une usagère du RER A.
"Il y a un ras-le bol des usagers et, nous, les conducteurs, sommes en première ligne. La ligne A est la plus chargée au monde et on continue à travailler comme dans les années 70", a encore expliqué Jean-Luc Viard, délégué SUD. Pour peu, il nous referait la Bête humaine...

La productivité des conducteurs du RER A
Ils travaillent 6 h 30 par jour
durant un cycle de sept semaines, six jours sur sept durant quatre semaines, et cinq jours sur sept durant deux semaines, mais ne passent que 2 h 50 par jour aux commandes du RER. Ils réalisent au total deux allers-retours quotidiens sur la ligne. Ils ne travaillent pas deux week-ends sur sept et leurs 121 jours de repos par an (quatre semaines) sont ainsi décalés chaque semaine.
Quand ils ne conduisent pas, soit pendant 3 h 40 sur ses 6 h 30 de service, ils sont supposés préparer les trains, les garer ou les « dégare », doit rejoindre le lieu de garage des rames en « simple voyageur » mais peut être encore en formation ou en réunion, sur son temps de travail, à la différence des professeurs.

Les conducteurs du RER

Les syndicats déprécient le matériel

Mais "les revendications des agents sont purement salariales et catégorielles", explique la direction de la RATP.
La RATP et la SNCF se partagent l'exploitation de ces réseaux et les salaires et conditions de travail sont sensiblement différents au sein de la SNCF.

La direction conteste aussi la dégradation des conditions de transport, affirmant que "tous les trains allaient être progressivement rénovés sur la ligne B et que du nouveau matériel à deux étages allait être progressivement mis en service sur la ligne A, à compter de cet automne".
Les conducteurs RATP du RER A et B doivent avoir au moins dix ans d'ancienneté dans le métro de Paris. La moyenne d'âge des 523 conducteurs de la ligne A du RER est de 45 ans.

Retraite - La plupart des conducteurs du RER, les anciens, partent encore en retraite à 50 ans car ils gagnent une année de cotisation tous les cinq ans du fait de la pénibilité de leur travail...

En revanche, selon Luc Offenstein de l'UNSA, la ligne A "connaît des problèmes de sécurité extrêmement importants".
On n'avait pas compris ça comme ça...

dimanche 3 octobre 2010

Manifestation du 2 octobre: les syndicats plafonnent

Ne pas faire mieux, c'est faire moins bien !

La 3e journée d'action depuis la rentrée n'a pas mieux mobilisé que le 23 septembre.

Elle a rassemblé entre 900.000 et 3 millions de manifestants et le gouvernement est justifié à considérer qu'il n'y a "pas de progression ". Il a n éanmoins confirmé qu'il pourrait y avoir quelques avancées sur le projet au Sénat.

La gauche ne manque pas de souffle

Mêmes querelles de chiffres et d'interprétation qu'à l'issu de la dernière journée d'action, le 23 septembre. Mêmes discours aussi de la part du gouvernement et des syndicats. Alors que la mobilisation de ce samedi a arssemblé de 2,9 à 3 millions de manifestants, elle est en baisse selon les chiffres de l'Intérieur, à moins de 900.000 participants au niveau national.

Un coup pour rien

L'opposition répète obstinément les mêmes arguments contre la réforme des retraites.
  • Le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a estimé que le gouvernement devait prendre acte de l'"ampleur de la mobilisation" nationale.
    Plus à gauche, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a affirmé qu'après le "formidable succès" de ce samedi, il importait d'"amplifier la mobilisation pour créer le raz-de-marée qui obligera le gouvernement à céder". Et c'est pour quand, la grande marais ?

    Ni l'opinion, ni la majorité n'est impressionnée
  • Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a souligné que "chacun reconnaît ce soir qu'il n'y a pas d'amplification du mouvement alors qu'on pouvait penser que l'organisation d'une manifestation le samedi drainerait de nouveaux publics". Il a redit que "des avancées" seraient toutefois possibles lors de l'examen du texte au Sénat à partir de mardi.
  • Le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, Georges Tron, a lui aussi souligné qu'il n'y avait "pas une progression" du nombre de manifestants, estimant qu'il y a "plutôt une légère inflexion".

    Les grands mots: "Créer le raz-de-marée"

    Patrons pêcheurs du 12 octobre, les dirigeants syndicaux, qui se réuniront donc lundi pour affiner leur stratégie, seront perplexes.
    Désemparés par la stagnation de la mobilisation, malgré les appels aux femmes et aux étudiants, ils se sont retournés contre le gouvernement pour l' exhorter à sortir de son "blocage" alors qu'il a assisté à "l'une des manifestations les plus importantes depuis dix ans", selon la CFDT.

    La tentation de la fuite en avant
    Ils assurent qu'ils ne reculeront pas. Si les grandes centrales divergent sur le bien-fondé de lancer une grève reconductible, elles avaient déjà programmé une nouvelle journée d'action, avec grèves à la clé cette fois, le mardi 12 octobre.
    Ils vont devoir assurer !
  • vendredi 24 septembre 2010

    Syndicats: et encore deux journées de mobilisation, les 2 et 12 octobre

    Ils se shootent à la grève contre la réforme des retraites

    Des doses deux par deux

    Les syndicats se sont retrouvés vendredi matin pour confirmer sans surprise leurs menaces d'avant la grève - pourtant « majoritaire » - du 23 septembre, après celle du 7, assortie d'une nouvelle journée de manifestation dans la rue, après celle du 15, qui ne leur ont encore pas suffit.
    Ils ont décidé des suites de la protestation contre le projet de réforme des retraites, au lendemain. Deux nouvelles dates de mobilisation a été décidées : ce sera une troisième manifestation depuis la rentrée le samedi 2 octobre, mais aussi la deuxième journée de grève, mardi 12 octobre.

    Le samedi 2 octobre, les organisations espèrent attirer plus de manifestants qu’en semaine, spécialement des jeunes et des femmes, et le mardi 12 octobre, où les travailleurs auront le choix entre défiler et sacrifier une journée de salaire. Les centrales feront un point intermédiaire le 4 octobre, lors d'une réunion intersyndicale. L'intersyndicale mise notamment sur "une grande journée de rassemblements et de manifestations dans le pays le samedi 2 octobre", afin de "conforter la mobilisation et permettre l'engagement de nouveaux salariés dans l'action" longue, une grève renouvelable « à partir du 12 », comme indiqué par Bernard Thibault (CGT) au 13h00 de France 2.

    Les syndicats autistes dénoncent la surdité du gouvernement

    L'intersyndicale ne compte pas sur le PS
    réunie vendredi au siège de la CGT à Montreuil, continue de réclamer une "réelle négociation" pour chercher d'autres financements des régimes de retraite, alors que le gouvernement axe sa réforme sur l'allongement de la durée d'activité. Les syndicats marquent ainsi leur défiance envers la promesse socialiste par Sa Cynique Majesté Royal, confirmée par la Ch'ite Aubry, de retour à l'âge de la retraite à 60 ans, le jour où la gauche reviendra au pouvoir.

    Les syndicats tiennent toujours le même discours
    "Les organisations mettent en garde le gouvernement sur les conséquences que provoquerait l'ignorance de la colère qui s'exprime profondément", ont prévenu les six centrales syndicales dans un communiqué commun.
    Or, jeudi soir, Eric Woerth a notamment noté "une décélération incontestable de la mobilisation".
    "Le mépris du gouvernement est inacceptable. Il n'a pas les mêmes lunettes que nous pour analyser la situation", a polémiqué Laurent Berger, de la CFDT. "Le mouvement s'enracine dans le pays", a assuré Annick Coupé, porte-parole de Solidaires, malgré la baisse du nombre de grévistes, voire même de celui des manifestants.

    Déçus par les Français, les syndicats reserrent les rangs

    Les apparences d'unité
    "Le travail d'échanges a déjà commencé ces derniers jours", a avoué la CGT juste avant la réunion, qui a permis aux syndicats de mettre en sourdine leurs divergences afin de définir des modalités d'action commune.
    Bien que partisan – avec Solidaires-SUD, du trotskiste Besancenot- de la grève générale pour "bloquer le pays sur 24 heures" au moins et "contraindre le gouvernement à évoluer", le secrétaire général de FO (Force ouvrière) Jean-Claude Mailly s'est donc finalement rallié au projet des syndicats dominants, qui défendaient depuis plusieurs jours l'idée d'une journée de manifestations pendant un week-end.

    La réalité des divisions
    Comme les fois précédentes, le texte est signé par les syndicats CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FSU et Unsa, à l’exception de FO et de Solidaires-SUD. Ces deux derniers restent intransigeants sur le retrait de la réforme dans la déclaration commune.
    La veille, entre 1 et 3 millions de personnes ont manifesté contre la réforme selon les organisateurs syndicaux, mais moins d'un million , selon le ministère de l'Intérieur. Pour les premiers, les cortèges étaient sensiblement plus fournis que le 7 septembre, alors qu'ils étaient simplement plus nombreux pour atteindre des chiffres invraisemblables, en multipliant les estimations excessives au niveau de chaque lieu de rassemblement de province. Pour le gouvernement, en revanche, les défilés et les grèves, particulièrement dans la fonction publique, ont drainé moins de monde, de l'ordre de 970 000 personnes au total, partout en France.
    De quoi agacer la CGT... Lire PaSiDupes

    lundi 20 septembre 2010

    Remaniement: Woerth mériterait bien de rester au gouvernement

    On a assez de pleutres; gardons les braves !
    Eric Woerth souhaite rester au gouvernement lors du remaniement prévu à l'automne.

    Lors d'un entretien donné au Parisien/Aujourd'hui en France, le ministre du Travail a souligné que, concernant son avenir au gouvernement,
    «la décision ne (lui) appartient pas».

    Il avance «deux raisons» pour «souhaiter, bien sûr» rester au gouvernement

  • Pas «d'affaire Woerth»
    «La première est que je considère qu'il n'y a pas d'"affaire Woerth", a-t-il expliqué, faisant allusion aux développements de l'affaire Bettencourt. On a beau depuis quatre mois salir mon nom et celui de ma famille, j'ai ma conscience pour moi.»
    En plein débat parlementaire sur la réforme des retraites, Eric Woerth a assuré être prêt à rencontrer les syndicats. Selon lui, «dans cette affaire, ils ont été plus responsables que le monde politique».
  • «La seconde raison est que je bénéficie du soutien du président de la République», a-t-il ajouté.
  • jeudi 9 septembre 2010

    Le dialogue à gauche, c'est le chantage à la radicalisation

    L'opposition craint le trompel'oeil d'une forte mobilisation

    Des lendemains qui chantonnent

    Enhardis par les manifestations du 7 septembre 2010, la CGT et la CFDT ont appelé avec quatre autres confédérations (CFTC-CFE/CGC-FSU-UNSA) à descendre à nouveau dans la rue le 23 du même mois.

    Nostalgiques des grèves dans les transports de 1995 ou des manifestations de 2006 contre le CPE, les extrémistes de FO et Sud rêvent d'un mouvement plus dur et brandissent le spectre d'une grève générale. Dans cette perspective, ils joindront aux manifestations, mais n'ont pas signé l' appel des autres.

    Des syndicats incertains de leurs forces ou de leur cause ?

    "Il y a une vraie question de stratégie qui se pose : faut-il radicaliser le mouvement ? Les syndicats sont dans l'ambivalence, car ils ne sont pas sûrs d'avoir les moyens de lancer une grève générale", affirme Jean-Marie Pernot, de l'Institut de recherches économiques et sociales (Ires).

    => "FO et Sud poussent car ils sont dans une logique de distinction par rapport aux principales confédérations. »

    => « La CGT est entre deux eaux : d'un côté, elle pousse à une mobilisation d'ampleur, de l'autre, elle est sur la réserve, car elle n'est pas sûre d'être suivie", estime ce spécialiste des syndicats.

    => La CFDT, qui a perdu beaucoup d'adhérents pour avoir soutenu la précédente réforme des retraites en 2003, "cherche des issues négociées" et veut "maintenir le mouvement dans des limites gérables, évitant donc un embrasement", selon le même décrypteur.

    Bloquer la réforme, mais comment ?

    Face aux concessions jugées insuffisantes du gouvernement, les meneurs syndicaux sont en tout cas unis sur un point, celui de maintenir la pression.

    La CGT et la CFDT manquent de conviction
    "La partie n'est pas perdue", a assuré jeudi François Chérèque (CFDT)
    Bernard Thibault (CGT), quant à lui, fait courir le bruit d' "une crise sociale d'ampleur".

    Le tout ou rien de FO
    "On est rentré dans un bras de fer", a prévenu Jean-Claude Mailly qui veut inciter ses homologues à exiger comme lui le retrait pur et simple du texte.

    L'union syndicales Solidaires (notamment SUD) est pour la manière forte. "On pense qu'il y avait moyen de mettre la pression de manière extrêmement forte. Mais on n'est pas en situation de le faire tout seul", a regretté Annick Coupé, sa porte-parole.

    Les principaux syndicats menacés de débordements

    La CGT et la CFDT craignent que leurs troupes se laissent entraîner par FO et Sud, émoustillés par la perspective de la grève générale.
    La CGT et la CFDT craignent les pressions ...internes !
    Certaines fédérations cégétistes en effet ne cachent pas leur impatience, à l'image du chef des cheminots-CGT, Didier Le Reste, qui se voit bien en leader d'une "grève reconductible". Lire PaSiDupes sur l'action de Didier Le Reste

    "Il y a un gros débat en interne sur les limites de ces journées, les 24 heures à répétition, cela lasse les salariés", glisse Thierry Babec, délégué UNSA-RATP.

    "Les confédérations syndicales sont aussi dans une posture. Elles font un baroud d'honneur car elles sont obligées de suivre leur base qui est très mécontente", estime pour sa part le politologue Philippe Braud.

    En un combat douteux

    Une cause perdue d'avance
    "Elles doivent donner des gages à leur base, mais en même temps, elles savent au fond que le gouvernement est décidé à faire passer la réforme et que le système actuel n'est plus possible", ajoute-t-il.

    La lucidité de l'opinion
    Ce dilemme se retrouve dans les enquêtes d'opinion : 70% des Français approuvent la mobilisation syndicale mais plus d'un sur deux juge "acceptable" le recul de l'âge légal de départ de 60 à 62 ans, mesure phare de la réforme, selon un sondage de l'IFOP, publié début septembre.

    Le 7 septembre ne règle rien
    Cette journée est une victoire à la Pyrrhus.
    Sans compter que la gauche des grévistes est la risée de la presse internationale: lire PaSiDupes

    mercredi 8 septembre 2010

    Grèves: la gauche française raillée par les étrangers

    La presse internationale juge sévèrement la grève de mardi...

    C'est le verbatim de l'article du correspondant à Los Angeles de 20 Minutes
    (PaSiDupes s'est abstenu de (presque) tout commentaire polémique mais pas de mise en couleur !) :

    La grève, c'est so French. C'est en résumé le regard mi-amusé, mi-incompréhensif porté par les journaux étrangers et leurs lecteurs sur le mouvement social de mardi. « La France est en pleine dénégation. Elle doit regarder la réalité en face », attaque le conservateur Wall Street Journal. «La réforme est vitale pour faire face à la détérioration des finances publiques et rester compétitif face au système allemand», estime le WSJ.

    «Syndicats du passé»

    «Work longer, moi?», ironise en français dans le texte le correspondant de la chaîne britannique Sky. Pour Alex Rossi, « même si l'âge passait à 62 ans, les Français bénéficieraient toujours de conditions de travail parmi les plus avantageuses d'Europe, notamment avec les 35 heures ». Il rappelle que l'âge de la retraite est «récemment passé à 67 ans» en Allemagne.

    Ce «refus de travailler davantage est ridicule.

    C'est un sport national, même leurs footballeurs font grève», raille un lecteur du New York Times [pas spécialement à droite...]
    Même refrain du côté du journal de l'université d'Harvard. « J'ai voyagé en France et notre TGV a été bloqué par des grévistes », raconte l'étudiant journaliste, qui conclut: « Qu'un train du futur soit coincé par des syndicats du passé, voilà le paradoxe qui résume la France. »

    «Vive la France»

    Les discussions sont globalement les mêmes dans toute la presse américaine. « Comment les Français peuvent-ils refuser de travailler deux ans de plus alors que la durée de vie s'allonge et que l'économie mondiale vacille », demande un lecteur du New York Daily News. « Retraite à 60 ans, cinq semaines de congés payés par an, 35 heures par semaine... Les salariés Français sont gâtés et doivent arrêter de pleurnicher et travailler », poursuit un autre.

    Il faut lire The Economist [libéral de gauche] pour trouver une analyse un peu plus fine [jugement partisan?]. L'hedbo explique que « le mécontentement est plus large que le simple problème des retraites, entre des scandales touchant le gouvernement et un durcissement de la politique » du chef de l'Etat. Et de se demander si « tough Sarko » («Sarko le dur») gagnera son bras de fer contre les syndicats.

    Mais tout le monde ne critique pas le mouvement social

    [Il fallait que 20 Minutes termine du côté où il penche...]
    « Les Français défendent leur qualité de vie, leur sécurité sociale, leurs retraites. Nous avons abandonné tout ça il y a bien longtemps et préféré plier devant Wall Street », regrette un New Yorkais dans le Times [journal britannique]. Il conclut: « Vive la France ! » [Les Anglais sont visiblement nos amis....]
    [Rien de vrai dans cette vision new-yorkaise de base, mais ça fait une conclusion réparatrice du sentiment de ridicule qui frappe un bon million et demi de "pommes de France" qui ne sont pas plus lucides que ce commentaire "so Big Apple".
    Restent les autres...]

    mardi 7 septembre 2010

    7 septembre 2010: réouverture de la saison des grèves

    Lutte syndicale pour le rétablissement des régimes spéciaux de retraite

    Le délire des estimations du nombre de participants

    1.1 million (ministère) => 2.5 millions (CFDT) => 2.7 millions (CGT)

    La presse rivalise de rigueur militante:
    Pour Libération: « Retraites: entre 1,1 million et 2,7 millions de manifestants »
    LePost ne faillit pas à sa réputation lamentable et titre:
    « Entre 1,1 et 3 millions de manifestants: le gouvernement pourra-t-il l'ignorer ? »
    Un seul fait l'unanimité: ce doit être le plus réaliste.

    La presse étrangère nous confirme le n'importe quoi des estimations de la gauche française
    The Guardian (quotidien britannique clairement à gauche) titre en effet:
    "France: Protests over pensions bring over a million onto boulevards"

    "Plus d'un million", ça peut faire 3 millions en Franc
    ... Le pire, c'est qu'ils y croient ! A partir de là, il devient impossible de contester, lorsque Reuters (britannique) valide les chiffres des syndicats et les transmet à ses confrères français pour intoxication de l'hexagone.

    Quelques comparaisons

    C'est toujours 'mieux' que le mouvement social de jeudi 24 juin dernier
    Il fut jugé assez faible puisque moins des deux-tiers (64%) des Français l'ont jugé “ justifié ”. lien PaSiDupes

    Le 7 septembre 2010
    Selon BVA, l’approche de l’été, les divisions syndicales, le manque de succès des précédentes manifestations étaient autant d’éléments qui expliquaient cette poussée de l’impuissance, du désabusement, plutôt que de la colère . » Pour PaSiDupes, c'est cette fois la conjonction de l'effet festival estival et de l'effet convivialité de la rentrée des camarades !

    Nostalgie de la gauche:
    les grèves de 1995
    Elles restent la référence comme étant les plus importantes depuis 1968.

    VOIR et ENTENDRE d'ailleurs le trotskiste Alain Krivine (NPA, LCR de sa jeunesse) haranguer les manifestants, chemise noire, megaphone en main et poing levé.
    On notera que la moyenne d'âge des manifestants est en effet élevée !...

    VOIR et ENTENDRE aussi des exemples de liberté d'expression des usagers français de toutes origines, ravis des transports en commun, un jour de grève:


    De nouvelles actions syndicales sont annoncées
    , pouvant aller jusqu'à la grève, dans la quinzaine à venir: ils parlent du 15 septembre.
    A nous de tout mettre en oeuvre pour nous organiser et contrer les syndicats en allant travailler !

    Des députés PCF font leur show pour une rentrée chaude

    Le régime parlementaire souffre de ses députés d'opposition

    Entrave préméditée

    Le 7 septembre 2010, en plein hémicycle et sous les caméras, alors que Francis Vercamer, député Nouveau Centre du Nord, s’apprêtait à poser une question au Ministre du travail Eric Woerth, des députés du groupe communiste se sont déplacés - en groupe et en désordre - pour aller déposer sur le bureau de François Fillon les signatures d’une pétition contre la réforme des retraites.

    Suspension de séance au Palais Bourbon
    A la suite de cet incident qui a provoqué l'indignation sur les bancs de la majorité, Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, a immédiatement suspendu la séance des Questions au Gouvernement à 15h15 pour quelques minutes.
    VOIR et ENTENDRE la mascarade des élus d'extrême gauche :

    Pétition sur le bureau de F. Fillon : séance suspendue !
    envoyé par LCP-AN. - L'info video en direct.

    'La république bananière' des caractériels, telle que décrite par Mamère

    Les communistes, spécialistes du dialogue démocratique ?

    Les incidents de séances risquent de se multiplier.
    L'opposition se plaindra-t-elle néanmoins d'un temps insuffisant consacré au débat ?

    Mais le socialiste Jean-Marc Ayrault a déjà fait un caca nerveux à l'Assemblée en janvier 2009.
    VOIR et ENTENDRE les républicains d'opposition dans leur exercice de la démocratie. Lien: Manifestation sans précédent du PS à l'Assemblée Nationale - Ouest France


    Avril 2009 - Seulement 46 députés socialistes étaient rentrés de vacances:
    lien PaSiDupes

    mercredi 4 août 2010

    Les champions à l'Elysée: atmosphère détendue

    La haine anti-républicaine est restée aux marches du Palais
    Mardi 3 août: le gouvernement a droit à des vacances

    A l’issue du dernier Conseil des ministres avant les vacances du gouvernement, Nicolas Sarkozy a accueilli à la mi-journée tous les médaillés de Barcelone.

    Symbole fort

    « Tous ensemble », un slogan qui reprend tout son sens
    Leurs entraîneurs ont largement contribué au succès de ces Bleus-là.
    Le président de la Fédération française d’athlétisme Bernard Amsalem et le DTN Ghani Yalouz étaient à l'honneur à l’Elysée.

    Vêtus de leurs survêtements et médailles autour du cou, les membres de l'équipe de France ont ensuite été conviés à un déjeuner-buffet avec le président.
    En fin de journée, ils ont remonté les Champs Elysées à bord d’un bus à impériale.
    VOIR et ENTENDRE


    La France a battu son record historique de médailles à Barcelone la semaine dernière, en ramenant 18 médailles des championnats d’Europe, dont 8 en or.

    Rentrée du gouvernement
    Le 25 août
    Les parlementaires ne reprendront pas le chemin du Parlement début octobre comme d’habitude, mais dès le 7 septembre, pour une session extraordinaire consacrée à la réforme des retraites.

    mardi 15 juin 2010

    Qui a la même retraite, après 5 ans d'activité, qu'un autre après 40 ?

    Les députés à même enseigne que les salariés du privé ?

    Après 5 ans d’activité, un député touche la même retraite que le salarié du privé qui a travaillé 40 ans Lien PaSiDupes

    Le régime des parlementaires est-il le plus privilégié de tous les régimes spéciaux?

    Un mandat de 5 ans a un rapport sans équivalent : de 1 à 6, alors qu’il se situe entre 1 et 1,5 dans le régime général. En somme, le parlementaire à la retraite mettra six fois moins de temps de cotisation pour toucher la même somme que ses électeurs du privé.

    Les députés trouvent même leur avantage à cotiser double, au taux de 16.6%, (1 153 euros par mois) pendant les trois premiers mandats, puis une fois et demie pendant les 5 années suivantes. A condition de durer, cela leur permet de toucher une retraite à taux plein, après seulement 22,5 ans de cotisation.

    A 60 ans, quand l’heure de la retraite sonne,
    - pour un mandat (5 ans), ils peuvent recevoir 1 548 euros par mois, le montant de la retraite moyenne perçue par un retraité du privé, après une carrière complète (40 annuités)
    - pour 2 mandats, 3 096 euros,
    - pour trois, 4 644 euros
    - et un maximum de 6 192 euros.

    Ainsi un député qui a exercé deux mandats et qui prend sa retraite à 60 ans, avec une espérance de vie de 20 ans touchera 743 000 euros de pension, au total, alors qu’il n’aura versé que 137 160 euros de cotisation. De quoi envisager ses vieux jours sereinement ! M.-G. Buffet (PCF) et J.-Luc Mélenchon (Parti de gauche) sont peu loquaces sur le sujet de leurs privilèges de classe...
    En ce qui concerne les sénateurs, cette possibilité de cotiser double est facultative mais ils ont tout intérêt à la mettre en oeuvre dans la mesure où cela leur permettra de toucher, à partir de l’âge de 60 ans, 1 857 euros mensuels après un seul mandat de 6 ans.

    Et comment obtient-on ce rendement privilégié ?
    Questionnés sur ce sujet, nombre de députés enfument leur questionneur impertinent. « C’est de la capitalisation pure », entend-on régulièrement dans les media. Et aucun insolent journaliste pour exprimer le moindre doute...

    Créée en 1904, la caisse de pension des députés est alimentée par une cotisation des élus et abondée par l’Etat, via une subvention inscrite au budget de l’Etat. Elle ne dispose pas de réserves: elle fonctionne en répartition pure.

    Les cotisations ne couvrent que 43 % des dépenses ; c’est le contribuable qui paie la différence et a dû débourser ainsi quelque 38 millions d’euros en 2006.

    A ne pas confondre avec la caisse de retraite des sénateurs, qui, depuis sa création, pratique un système mixte entre répartition et capitalisation et utilise les revenus des capitaux pour payer une partie de ses pensions. Elle est aujourd’hui dotée d’abondantes réserves.


    Côté pension de réversion (fraction de pension dont bénéficie la veuve au décès de son époux), elle s'élève à 66%, sans conditions de ressources. Pour leurs électeurs, la prestation de réversion égale 50 % de la prestation obtenue par le bénéficiaire.

    Enfin, cerise sur le gâteau, le parlementaire a la possibilité de cumuler plusieurs retraites liées à sa profession ou aux autres mandats qu’il a exercés : retraite de maire, de conseiller régional ou régional, de fonctionnaire, etc… Il pourra ainsi « empiler » les pensions de plusieurs régimes spéciaux. Plus de 80% des parlementaires sont des cumulards...
    Martine Aubry a décidé que l'interdiction promise du cumul des mandats socialistes peut attendre 2012: Hamon et elle ont les plus grandes difficultés à accorder leurs actes à leurs promesses. Lire PaSiDupes

    Yvette Roudy tente de nous la faire
    « Rien d’étonnant à ce que notre régime soit favorable » rappelait Yvette Roudy, la candide députée socialiste du Calvados, interrogée par Marianne. Que ce soit avant ou après son p'tit verre de calva, elle ne manque jamais d'aplomb: « c’est nous qui le faisons »! Difficile, dès lors, de ne pas vouloir tout faire pour que rien ne change ! Lien PaSiDupes sur le poujadisme du PS
    Equité sociale, équité républicaine, équité démocratique...

    Les journalistes nous informent-ils sur leur propre régime de retraite ?

    Le 13e mois
    À la fin du mois de décembre, tout journaliste professionnel percevra à titre de salaire, en une seule fois, sauf accord particulier, une somme égale au salaire du
    mois de décembre.