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mercredi 25 décembre 2019

Elisabeth Borne, ministre de Macron qui va travailler au soleil du Maroc pour Noël

Sud Rail dénonce "un mauvais message" dans un contexte de "grève historique" et de chasse aux pollueurs

Le réchauffement climatique ne motive pas les macroniens pour leurs "vacances familiales" au soleil

Eric Meyer, secrétaire fédéral du syndicat Sud Rail, a réagi aux vacances d'Elisabeth Borne au Maroc, en pleine grève des cheminots. 

"On n'est pas surpris", a estimé Eric Meyer, secrétaire fédéral du syndicat Sud Rail sur franceinfo mercredi 25 décembre, alors qu'en pleine grève, Elisabeth Borne a pris des vacances au Maroc. Ex-présidente de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) de (2015-2017), la ministre de la Transition écologique, dont dépendent les transports, reste joignable, assure son cabinet.
Eric Meyer dénonce la "stratégie du pourrissement" des négociations de la part du gouvernement.

franceinfo : Est-ce que vous êtes choqués ?

Eric Meyer : On n'est pas surpris. Depuis une semaine et les derniers rendez-vous à Matignon, on fait face à une stratégie du pourrissement, où il n'y a plus aucun contact entre le gouvernement et les organisations syndicales, où le gouvernement est en vacances et laisse la grève se maintenir jusqu'à la rentrée, jusqu'à on ne sait pas quand. Les Français jugeront.
On a fait face à toutes les stratégies depuis le début du conflit. On a eu la stratégie de la stigmatisation par rapport aux soi-disant avantages des cheminots, on a eu la stratégie de la culpabilisation avec la trêve de Noël, maintenant on a la stratégie du pourrissement et on voit bien que ça ne fonctionne pas toujours pas.

Selon vous, ces vacances, c'est la stratégie du pourrissement ?

Si aujourd'hui on était face à un gouvernement qui voulait sortir du conflit, tous les jours on serait en négociations, on serait face au secrétaire d'État des transports, face à la ministre de l'Écologie, mais on voit bien qu'aujourd'hui, consigne a été donnée de couper court à toute discussion, de renvoyer ça mi-janvier. Quand vous avez une grève en cours, que vous renvoyez ça plus d'un mois après, moi je ne vois pas comment on peut nommer ça autrement qu'une stratégie du pourrissement du conflit.

Elle n'a pas le droit de se reposer, Elisabeth Borne ?

Elle a droit de se reposer, mais elle a les charges de son mandat à venir. Vous avez un conflit de grève historique dans les transports qui est en train de se dérouler, et c'est la ministre de tutelle, en charge. C'est elle qui est volontaire pour le mandat, à elle d'assumer son mandat. Je ne pense pas que ces vacances vont aider à calmer l'esprit des grévistes qui sont en grève depuis plus de 20 jours.
C'est un mauvais message. Quand vous êtes en responsabilité, vous faites en sorte de garder le contact et de voir ce qu'il est possible de faire pour donner satisfaction aux grévistes et arrêter le conflit. On voit bien qu'arrêter le conflit, faire circuler les trains, faire circuler les transports, ce n'est pas la priorité du gouvernement.

lundi 21 octobre 2019

SNCF : reprise partielle du trafic ce lundi 21 octobre, sur fond de remise en cause du "droit de retrait"

Vers une amélioration du trafic ce lundi 21 octobre

Le conflit entre syndicats et direction n'est pas réglé pour autant



Le gros week-end des départs en vacances de la Toussaint passé, la SNCF mise sur une nette amélioration du trafic ferroviaire ce lundi 21 octobre, avec des perturbations limitées aux TER et Intercités, sans que le conflit entre syndicats et direction sur les “problèmes de sécurité” soit résolu.
Les syndicats jugent "légitime" le droit de retrait qu'ils ont exercé après la collision d'un TER avec un convoi exceptionnel bloqué à un passage à niveau dans les Ardennes, mais une grève "sans préavis" selon la compagnie, voire "surprise" d'après son patron, et même "sauvage" pour le chef du gouvernement, Edouard Philippe... Alors que le trafic des trains a été très perturbé au premier week-end des vacances scolaires, les 19 et 20 octobre, les conducteurs et contrôleurs sont attaqués par leur direction et par leurs tutelles conjointes sur la légitimité de leur action. 
"Dès lors qu'un conducteur gréviste a été qualifié en absence irrégulière, il y aura naturellement une retenue sur son salaire, de l'ordre de 70 à 100 euros par jour", a lancé, dans un entretien au Parisien, Guillaume Pepy, patron de la SNCF pendant encore dix jours.

Dans l’ensemble et selon la SNCF, ce lundi matin, 
les trains Ouigo circulent “normalement”, de même que les TGV.
Les TER (trois trains sur quatre) et les Intercités (deux trains sur trois) continuent à être impactés, au quatrième jour de ce bras de fer entre syndicats et direction autour du "droit de retrait".
🔵 Trafic du lundi 21 octobre
➡️TGV : normal
➡️OUIGO : normal
➡️Transilien : normal
➡️Intercités: 2/3 trains, selon les régions
➡️TER : 2/3 trains, selon les régions

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Des disparités existent d’une région à l’autre, avec des "problèmes résiduels" sur des TGV province-province relevés dans l’Ouest et très peu de TER circulant en Champagne-Ardenne, où l’accident à l’origine de l’arrêt de travail a eu lieu mercredi.
Gare Saint-Lazare à Paris, l’affluence ressemblait à celle d’un lundi matin ordinaire, avec seulement un TER supprimé vers Giverny, et un Intercités vers Le Havre.
A Marseille, gare Saint-Charles, la plupart des TER étaient affichés à l’heure, même si un panneau prévient que "le trafic sera perturbé jusqu’à la mi-journée".

La direction de la SNCF joue les usagers contre les cheminots
Résultat de recherche d'images pour "danger SNCF"
Les billets seront remboursés "à 100%", a annoncé le président de la SNCF, Guillaume Pepy, dimanche soir, précisant que cela concerne aussi ceux normalement non remboursables... 
Il a annoncé la mise en place rapide d’un fonds d’indemnisation d’un million d’euros pour les voyageurs qui ont subi "des dommages exceptionnels", notamment ceux qui ont dû acheter d’autres billets de transport à des tarifs plus élevés ou se loger à l’hôtel.

Polémique gouvernementale sur le "droit de retrait" qualifié de "grève-surprise qui ne respecte pas la loi"

A l’origine du mouvement  de colère cheminote, l'accident du TER reliant Charleville-Mézières à Reims qui a fait 11 blessés dont plusieurs hospitalisés, soulève la
question de la sécurité des passagers et des personnels lorsque le conducteur est seul agent SNCF  à bord du train, face à l'obligation de porter secours aux passagers alors qu’il était lui-même blessé, et qu'il doit dans le même temps sécuriser la voie contre le risque de collision avec un autre train, donc abandonner le train et ses passagers.

Les syndicats contestent ce mode de fonctionnement, qui permet de faire circuler des trains sans contrôleur, évoquant des risques de sécurité pour les voyageurs. Ils pointent aussi des problèmes de sécurité particuliers à l’engin accidenté, un autorail grande capacité (AGC).
Lors d’une réunion dans la nuit de vendredi à samedi, la direction a fait trois propositions qui n’ont pas satisfait les organisations syndicales: modification de "certains équipements" spécifiques de l’AGC (autorail grande capacité); mise en place de... groupes de travail sur les procédures de sécurité "dans les jours qui viennent" et "accélération" des recrutements, a résumé samedi Guillaume Pepy.

Dans le même temps, le patron de l'entreprise publique a également dénoncé une "grève-surprise qui ne respecte pas la loi", puisqu’à la SNCF le préavis est obligatoire. 
Pour les syndicats au contraire, il s’agit bien d’un droit de retrait, une procédure exercée par un salarié lorsqu’il considère que sa situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie et sa santé, ou s’il constate une défectuosité dans les systèmes de protection.

Sur les voies à la place de Macron, Edouard Philippe,
le premier ministre a dénoncé un "détournement du droit de retrait qui s’est transformé en grève sauvage" et a "demandé à la SNCF d’examiner toutes les suites qui pouvaient être données, et notamment judiciaires." Le secrétaire d’Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, lui a fait écho, estimant que la SNCF pourrait prononcer des sanctions individuelles et saisir la justice.
Guillaume Pepy précise dans un entretien avec Le Parisien ce lundi que, "dès lors qu’un conducteur gréviste a été qualifié en ‘absence irrégulière’, il y aura naturellement une retenue sur son salaire, de l’ordre de 70 à 100 euros par jour".
Alors que la direction prévoit une réunion "avec les partenaires sociaux dès jeudi", selon Guillaume Pepy, l’Unsa (2e syndicat SNCF) va organiser des réunions en interne à partir de lundi "pour décider de la stratégie à adopter", a souligné Didier Mathis, son numéro un. Mais le syndicat écarte d’emblée l’idée de déposer un préavis de grève.

En revanche,
les trotskistes de SUD-Rail (3e) vont "continuer de soutenir les cheminots qui vont exercer le droit de retrait car la direction ne propose rien de concret pour la sécurité”, selon Julien Troccaz.

L
iant les revendications, la CGT (1er syndicat) appelle à participer “massivement” à la journée d’action du 5 décembre contre la réforme des retraites. Elle accuse le Premier ministre de vouloir “le pourrissement”.

samedi 7 avril 2018

SNCF : SUD-rail annonce un appel au durcissement du mouvement de grèves

Guerre psychologique : la macronie tend-elle les négociations pour se rallier les usagers ?

"La grève pourrait aller au-delà de juin," annonce la CGT-Cheminots



Une première session de discussions jeudi, qualifiée de "mascarade" par la CGT, s'était aussi soldée par un échec, selon les syndicats d'extrême gauche alliés dans la lutte contre la réforme de la SNCF et notamment moins hostiles à son ouverture à la concurrence qu'à la disparition du statut des cheminots, des droits acquis jugés archaïques et inégalitaires par une majorité de Français. 

Constat d'échec des nouvelles négociations de ce vendredi. Laurent Brun (CGT) et Erik Meyer (Sud-Rail) ont dénoncé la volonté, confirmée vendredi par le gouvernement, de mettre fin aux recrutements sous statut de cheminot, et l'annonce par la direction de la SNCF de son projet de modifier des règles s'appliquant à ceux qui sont déjà dans l'entreprise. "Aujourd'hui, l'élément central, c'est l'annonce par la direction de l'entreprise de la remise en cause du statut pour les cheminots qui resteraient dans l'entreprise", a dit Erik Meyer à la presse.

La CGT-Cheminots menace d'une grève qui pourrait aller "au-delà" de juin

"Il n'y a pas eu de négociation", a regretté le secrétaire général de la CGT Cheminots, Laurent Brun, à l'issue d'une réunion avec la ministre des Transports Elisabeth Borne. Il a assuré que la grève pourrait "aller au-delà du mois de juin".

Initialement, les syndicats de la SNCF avaient annoncé 36 jours de grève, du 3 avril à la fin du mois de juin, suivant ce  planning :
En avril les 3, 4, 8, 9, 13, 14, 18, 19, 23, 24, 28 et 29.En mai les 3, 4, 8, 9, 13, 14, 18, 19, 23, 24, 28 et 29.Et en juin les 2, 3, 7, 8, 12, 13, 17, 18, 22, 23, 27 et le 28.
"On nous enfume; l'objectif est bien de démanteler l'entreprise et les cheminots", a-t-il ajouté. Après des grèves très suivies mardi et mercredi, le mouvement reprendra dimanche et lundi, ce qui implique un ralentissement du trafic dès ce samedi à compter de 20h00. 

Sud-Rail appellera lundi à "durcir le mouvement," a confirmé Erik Meyer
"Nous allons tenir un marathon si le gouvernement nous l'impose", a mis en garde Laurent Brun. 

Le ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, en charge des transports, Nicolas Hulot, ministre de tutelle d'Elisabeth Borne, va-t-il finir par manquer le train des négociations ?

jeudi 18 février 2016

Grève SNCF: préavis de prise d'otages ce weekend

Concitoyens et touristes étrangers pris au piège de la CGT, Sud Rail et de la... CFDT

Plusieurs syndicats de cheminots ont choisi de déposer ce préavis de grève pour le weekend de chassé-croisé des vacances d'hiver.


Pendant six jours, les usagers de la SNCF subiront d'importantes perturbations en Rhône-Alpes, de ce jeudi 18 jusqu'au 23 février, à la suite du dépôt d'un préavis de grève de plusieurs syndicats, qui dénoncent les conditions de travail des cheminots et des suppressions de postes. Or, samedi, la journée est classée noire sur les routes de la région dans le sens des départs et rouge dans le sens des retours, a indiqué Bison futé mercredi.

La CGT, la CFDT et Sud Rail 
de Rhône-Alpes ont déposé "plusieurs préavis de grève couvrant la période du 18 février, dès 18 heures, au 22 février, à 23h59", ont indiqué les syndicats dans un communiqué, précisant que la mobilisation, qui débutera à l'aube d'un nouveau chassé-croisé des vacances d'hiver, frappera principalement la Savoie, la Haute-Savoie, l'Isère et l'Ain.

Pourquoi les syndicats ne prennent-ils pas Guillaume Pepy en otage ?

La CGT, premier syndicat, Sud Rail et la CFDT, syndicat de dialogue, dénoncent la suppression de "plus de 100 postes" en 2016.

La SNCF prévoit de supprimer 1.400 postes net en 2016, soit 1% de ses effectifs, en ne remplaçant pas tous les départs à la retraite, a annoncé un porte-parole du groupe, lundi 14 décembre 2015.
Présenté en comité central d’entreprise (CCE) le mardi 15 décembre 2015, le projet de budget pour 2016 du nouveau groupe public ferroviaire français, inscrit un effectif budgétaire moyen de 148.057 postes, soit 1.400 de moins qu’en 2015, selon une expertise réalisée pour le CCE par le cabinet Secafi.

Ces syndicats pointent "l'accélération de l'éclatement de l'entreprise"
consécutif à la "multitude de réorganisations et de restructurations" engagées. Des bouleversements structurels qui occasionnent des "impacts lourds" pour les cheminots et les usagers, pointent-ils. "Pour nous, le plus catastrophique, c'est que cela se ressent sur le service rendu aux usagers", assure Antoine Fatiga, délégué CGT, grossièrement manipulateur, du Secteur Fédéral des Cheminots de la Région SNCF de Chambéry.

Les effets de la grève vont "se ressentir sur le service rendu aux usagers"...
Prévoyant une "mobilisation importante", le responsable syndical déplore "l'absence de volonté" de négociation de la SNCF. "Elle a réagi aux préavis en annonçant simplement aux voyageurs que le trafic allait être perturbé. On aurait préféré qu'elle négocie", ajoute le maître-chanteur.
De son côté, la SNCF s'inscrit en faux, affirmant que les discussions se poursuivent et que si le trafic des TER "nécessitera quelques adaptations", le trafic TGV "sera normal". "Nous allons faire notre possible pour que cette grève soit indolore pour nos clients", a-t-elle promis.

Au niveau national, le vendredi et le samedi sont classés orange dans le sens des départs pour ce week-end de chassé-croisé des trois zones
Week-end de départs pour les personnes concernées par la zone C, de derniers retours pour ceux de la zone B, et de retours partiels pour ceux de la zone A, ce week-end est considéré comme "le plus chargé des vacances d'hiver 2016".

Ségolène Royal était ministre des Transports, d'avril 2014 à février 2016 
Surbookée ?

L’an dernier, le projet de budget 2015 avait inscrit 1.100 suppressions de poste (-0,7%). Autant avaient été enregistrées en 2014.
Gare au 'burn-out'...
A-t-elle inscrit à son agenda de se montrer sur place aux caméras, afin de réconforter  les voyageurs de sa présence chaleureuse, Thermos de café (ou thé) et chocolat chaud pour les enfants, en bandoulière, escortée de son valet secrétaire d'Etat, le transparent Alain Vidalies ?

dimanche 8 février 2015

Agressions dans les transports: les employés prennent les usagers en otages

Erreurs de cibles répétées, les usagers trinquent dans tous les cas

Rhône-Alpes : les cheminots perturbent la circulation des trains

Le syndicat a interrompu le service public de transport.
Les contrôleurs ont cessé le travail depuis l'agression de deux d'entre eux, vendredi soir, de deux d'entre eux. La circulation des TER de la région reste toujours très perturbée en Rhône-Alpes ce dimanche, pour le weekend de transhumance des parisiens vers les stations de ski. La grève pourrait s'étendre à toute la France demain.
Un contrôleur a été frappé au visage avec une bouteille par trois hommes alcoolisés qui fumaient dans une rame et importunaient des passagers. Son nez est cassé et son collègue a été touché aux côtes. Les agresseurs ont pu prendre la fuite et, malgré l'excellent Cazeneuve et le plan Vigipirate renforcé "attentat", ils courent toujours.

Une "grande majorité" des contrôleurs a exercé son droit de retrait, selon la direction régionale de la SNCF qui annonce tout de même un renforcement -temporaire - des effectifs de sécurité : "près de 130 agents de la Sûreté ferroviaire, 197 hommes de la PAF, 120 gendarmes sont spécifiquement mobilisés sur le territoire de la région depuis vendredi". Déplacés d'autres zones ainsi subitement exposées.

Vers une grève nationale ?
Les syndicats CGT et Sud Rail, reçus hier, campent sur leurs positions. Ces syndicats d'extrême gauche ont décidé de poursuivre leur mouvement. La CGT regrette notamment que la direction n'ait pas engagé le dialogue avant samedi à 11h et réclame notamment que les TER Lyon-Grenoble soient désormais dotés de deux contrôleurs. Ils ne sont hélas pas la priorité du président Hollande qui n'a de considération que pour les jeunes et l'Education.
La direction de la SNCF conclut : "A l'heure actuelle, dans ces circonstances, la direction régionale SNCF Rhône-Alpes ne peut garantir un service normal de ses trains régionaux pour la journée du dimanche".

Les révolutionnaires de Sud Rail enveniment la situation. Julien Troccazze, secrétaire régional du syndicat trotskiste Sud Rail, menace d'une extension du mouvement de grève au niveau national, en cas d'échec....



Trafic interrompu sur la ligne A du RER après l'agression d'un conducteur


La circulation était interrompue jeudi 29 janvier sur la ligne A du RER, la plus chargée d'Europe. L'agression d'un conducteur a entraîné un "arrêt de travail spontané" des conducteurs, explique la RATP, qui fait supporter sa colère légitime sur les usagers déjà pareillement pénalisés par l'insécurité. Selon une source syndicale anonyme, l'incident s'est produit mercredi vers 20h45 en gare de Torcy (Seine-et-Marne).

Le signal d'alarme a été actionné lorsqu'un passager s'est fait coincer la main lors de la fermeture d'une porte, a précisé une source policière, anonyme. Le conducteur du RER avait alors quitté sa cabine "pour réarmer le système d'alarme" quand l'homme qui avait eu la main coincée lui a donné "un coup de boule" avant de prendre la fuite. La victime a eu le nez fracturé.
Jean-Paul Huchon, président PS du Conseil régional d'Ile-de-France, a condamné une "agression inacceptable" et a demandé "aux opérateurs de fournir le maximum d'informations aux voyageurs, notamment sur les itinéraires de substitution" de la ligne A. Ce qu'ils n'aurait pas fait d'eux-mêmes ?


Le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, s'est dit "solidaire" du conducteur agressé, mais a jugé que l'interruption du trafic "ne peut constituer la bonne réponse". 
Pierre Mongin, le PDG de la RATP, avait déjà adopté cette position sans lui. "L'interruption spontanée du trafic sans respect des règles de préavis n'est pas une réponse appropriée à ce genre de situation", avait-il déclaré plus tôt, présentant ses "excuses" pour la "gêne occasionnée aux voyageurs", tout en condamnant "fermement" une "inadmissible agression".
Autant de déclarations qui faites pour contenter tout le monde, sans réparer le préjudice, ni prévenir le renouvellement de ce type de situation. Depuis plus de ans, la prévention n'est plus au coeur des déclarations de ceux qui, dans l'opposition, en faisait la panacée à tous les problèmes...  
La RATP a paré au plus pressé avec des bus de substitution et le renforcement d'une ligne parallèle.

Les otages sont désarmés
"J'ai perdu tous mes clients ce matin, les gens se sont déjà réorientés avec les bus ou sont rentrés chez eux", a témoigné une vendeuse de café du quai de la station Auber.
Une usagère se désespère, elle, d'arriver à son travail à Boissy. "Si ce soir il n'y en a pas dans l'autre sens, j'aurai le même problème? Je crois que je vais rentrer chez moi".
Gare Saint-Lazare, les couloirs étaient saturés en milieu de matinée: "les gens n'avançaient pas parce qu'il y avait trop de monde. J'ai mis un quart d'heure là où je mets trois minutes normalement", raconte Pierre, 26 ans.
Lorsque les haut-parleurs indiquent un numéro de quai pour un RER entrant en gare, tout le monde se précipite. C'est la cohue, les wagons sont bondés, mais chacun parvient à se faire une place.

Le préjudice économique est considérable.
La Ligne A, qui dessert notamment le quartier d'affaires de La Défense à l'Ouest de Paris et Disneyland Paris à l'Est de la capitale, transporte plus d'un million de voyageurs par jour. Début 2013, elle représentait un quart du trafic de la région Ile-de-France, un trafic en hausse de 20% en dix ans pour cette seule ligne. En heure de pointe, jusqu'à 2.600 voyageurs pouvaient alors être transportés toutes les deux minutes.


Précédente interruption de trafic, i
l y a seulement cinq jours, à Saint-Denis sur la ligne 13


Le lundi 2 février, la RATP n'était plus en mesure de remplir ses obligations de service public: elle a suspendu la circulation du métro sur la ligne 13 du métro entre les stations Carrefour Pleyel et Saint-Denis-Université à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). L'explication officielle est une panne de matériel qui nécessite une intervention assez longue.
Depuis 20 h 15 environ, les voyageurs n'ont d'autre choix que de descendre à la station Pleyel. Ils sont nombreux à tenter de monter dans le bus 255, qui rejoint Saint-Denis. La place Pleyel est remplie de monde. Le trafic a repris progressivement à partir de 21 h 15.


mercredi 11 juin 2014

SNCF : les syndicats poursuivent la grève jeudi

Le projet du gouvernement socialiste ne convainc pas les cheminots

La plupart des assemblées générales ont voté le prolongement de 24 heures
.
La grève à la SNCF est partie pour durer. Dès la mi-journée, 80% des assemblées générales s'étaient prononcées pour la poursuite. 

La CGT, Sud Rail, FO et First sont à l'origine de ce mouvement contre le projet de réforme ferroviaire qui sera examiné à l'Assemblée nationale à partir du 17 juin. 

De grosses perturbations sont observées comme annoncé dans les gares. 
Plus de quatre agents sur dix ont prévenu qu'ils cesseraient le travail. Il s'agit d'un taux annoncé inférieur à celui de la grève de juin 2013, mais supérieur à celui de décembre dernier.
 
La SNCF faisait rouler un TGV sur deux mercredi 11 juin sur les axes Nord et Est et un TGV sur trois sur les axes Atlantique, Sud-Est et province-province. Le trafic devait être normal pour les liaisons Ouigo, le nouveau service de TGV à bas prix, et Eurostar, mais trois trains sur quatre roulaient sur les Thalys et deux sur trois sur les rames Lyria et les trains à grande vitesse vers l'Allemagne, le Luxembourg et l'Italie. 

Une réforme "indispensable" ? 
Le projet de réforme ferroviaire prévoit de regrouper l'exploitant ferroviaire SNCF et le gestionnaire d'infrastructures Réseau ferré de France (RFF) en un établissement public à caractère industriel et commercial. 
Les syndicats conservateurs de cheminots sont favorables à ce rapprochement mais reprochent au texte d'anticiper la libéralisation complète du transport de voyageurs prévue pour 2019 par l'Union européenne. 
Ils déplorent également le fait que la réforme ne règle pas, selon eux, la question de la dette du système ferroviaire, qui s'élève à 44 milliards d'euros

Invité de RTL mardi, le secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, s'est dit prêt à rencontrer les organisations syndicales "ce soir, dans la nuit, demain, toute la journée". 
Il a cependant campé sur ses retranchements d'une réforme "indispensable" pour "moderniser, pour simplifier la SNCF, pour lui donner plus de force" et résorber son désendettement, dans la perspective de l'ouverture du rail à la concurrence d'ici 2019.
Les belles  paroles du ministre socialiste n'ont pas convaincu et la grève se prolonge jeudi. La CFDT, proche du gouvernement,  ne pèse rien.

jeudi 22 novembre 2012

SNCF: des contrôleurs cessent le travail après l'agression d'un agent

Des contrôleurs SNCF font valoir leur droit de retrait 

Une agression sur un TER perturbe les usagers ce matin

Un contrôleur de la SNCF a été agressé ce matin vers 10h30 dans un TER entre Bellegarde et Genêve. Il a été insulté avant de recevoir un coup de poing alors qu'il procédait,sur le territoire suisse, au contrôle d'une jeune femme qui n'avait pas de titre de transport et dont l'identité n'est pas révélée. Le contrôleur est rentré aussitôt après l'agression, sans être hospitalisé.Son agresseur a été interpellé en garde de Genêve. La SNCF a porté plainte.


Les contrôleurs de la région de Lyon ont appelé immédiatement à cesser le travail au nom du droit de retrait. 

Dans un communiqué, SUD-Rail Lyon a annoncé que le trafic SNCF est "suspendu" 

Tandis que des réunions de travail avaient lieu dans la matinée entre la direction et les syndicats pour retrouver au plus tôt un fonctionnement normal sur réseau, le syndicat d'extrême gauche révolutionnaire soulignait que cette agression vient "s'ajouter à la longue liste d'agressions touchant les contrôleurs SNCF". "L'ensemble des contrôleurs a aussitôt fait usage de son droit de retrait,entraînant une suspension du trafic ferroviaire sur la région", a affirmé SUD-Rail. Les contrôleurs réclament notamment "davantage de contrôleurs sur les trains", selon ce syndicat trotskiste (Union syndicale Solidaires) non représentatif jusqu'en 2006SUD Rail représentait 2,69 % aux élections du CE en 2009).

vendredi 13 mai 2011

RATP: le joli mois de mai des grèves

Voyageurs pris en otages sur les RER A et B

Une grève de 24H des conducteurs a perturbé deux millions de voyageurs franciliens vendredi sur les RER A et B, pour de meilleurs salaires et contre la vétusté du matériel.



Christian Mahieux, secrétaire de la fédération SUD-Rail:
solidaire.



La précédente grève des conducteurs remontait à la grande grève de décembre 2009 qui avait paralysé le trafic durant trois semaines sur cette ligne régionale traversant Paris dans le sens est-ouest, l'une des plus chargées au monde, avec plus d'un million d'usagers par jour.
Et le 18 avril 2010 et le 28 avril 2011, c'était donc quoi, ces grèves de SUD rail ? Lien PaSiDupes

Seulement une rame sur cinq sur la ligne A en zone RATP à la mi-journée et un train sur trois à 16H00 ont fonctionné et la SNCF avait prévu un train sur deux entre Nanterre-Préfecture et Cergy/Poissy.
Sur la ligne B, qui traverse la capitale du nord au sud, transportant chaque jour près de 800.000 Franciliens, il n'y a eu aucun train durant plus de cinq heures entre Denfert-Rochereau et Saint-Rémy-lès-Chevreuse/Robinson et l'interconnexion SNCF à Gare du Nord n'a pas été assurée.
Entre la gare du Nord et Aéroport Charles de Gaulle/Mitry-Claye, seul un train sur deux a circulé. La RATP n'a prévu en outre qu'un train sur deux entre Denfert-Rochereau et Saint-Rémy-lès-Chevreuse/Robinson jusqu'à 19h30.
La direction de la RATP n'a pas souhaité fournir le pourcentage de grévistes des conducteurs RATP de la ligne A et B du RER, mais de son côté le syndicat SUD a probablement sous-estimé le taux de grévistes à ...95%.

Le retour à la normale est attendu samedi matin
"C'est un coup de semonce, cette grève n'est prévue que sur 24H00, mais il faut que le dialogue social s'installe, on ne peut pas continuer comme ça", a affirmé Jean-Luc Viard, délégué ...SUD.
Le préavis de grève avait été déposé par les syndicats CGT, FO, SUD et UNSA, qui entendent mettre les usagers de la RATP de leur côté sur la vétusté du matériel roulant et la direction sur leurs salaires misérables.

Salaire et primes - L'agent de conduite du RER A est embauché à 2 200 euros brut par mois, avec dix ans d'ancienneté dans le métro de Paris et peut finir sa carrière à 2 700 euros, auxquels s'ajoutent une prime de 633 euros. En décembre 2009, les conducteurs n'en avaient pas assez: ils réclamaient 120 à 150 euros de prime en plus pour compenser la hausse de productivité de 10 % depuis fin 2008. Cette prime pourrait alors atteindre 753 euros.
"Pour les salaires, nous sommes augmentés de 0,5% tous les ans, c'est un peu faible", a déploré M. Viard. La direction de la RATP a par contre réfuté ce chiffre sous-estimé. Pour l'année 2011, selon elle, les agents "ont obtenu 2,8% d'augmentation".

Prise de travailleurs en otages

"Ce matin, j'ai raté de peu mon train de 8H00
, le prochain partait à 9h10. Plus d'une heure d'attente. Tous les jours ou presque, c'est un enfer, il y a un problème technique, soit à l'aller, soit au retour", a témoigné une usagère du RER A.
"Il y a un ras-le bol des usagers et, nous, les conducteurs, sommes en première ligne. La ligne A est la plus chargée au monde et on continue à travailler comme dans les années 70", a encore expliqué Jean-Luc Viard, délégué SUD. Pour peu, il nous referait la Bête humaine...

La productivité des conducteurs du RER A
Ils travaillent 6 h 30 par jour
durant un cycle de sept semaines, six jours sur sept durant quatre semaines, et cinq jours sur sept durant deux semaines, mais ne passent que 2 h 50 par jour aux commandes du RER. Ils réalisent au total deux allers-retours quotidiens sur la ligne. Ils ne travaillent pas deux week-ends sur sept et leurs 121 jours de repos par an (quatre semaines) sont ainsi décalés chaque semaine.
Quand ils ne conduisent pas, soit pendant 3 h 40 sur ses 6 h 30 de service, ils sont supposés préparer les trains, les garer ou les « dégare », doit rejoindre le lieu de garage des rames en « simple voyageur » mais peut être encore en formation ou en réunion, sur son temps de travail, à la différence des professeurs.

Les conducteurs du RER

Les syndicats déprécient le matériel

Mais "les revendications des agents sont purement salariales et catégorielles", explique la direction de la RATP.
La RATP et la SNCF se partagent l'exploitation de ces réseaux et les salaires et conditions de travail sont sensiblement différents au sein de la SNCF.

La direction conteste aussi la dégradation des conditions de transport, affirmant que "tous les trains allaient être progressivement rénovés sur la ligne B et que du nouveau matériel à deux étages allait être progressivement mis en service sur la ligne A, à compter de cet automne".
Les conducteurs RATP du RER A et B doivent avoir au moins dix ans d'ancienneté dans le métro de Paris. La moyenne d'âge des 523 conducteurs de la ligne A du RER est de 45 ans.

Retraite - La plupart des conducteurs du RER, les anciens, partent encore en retraite à 50 ans car ils gagnent une année de cotisation tous les cinq ans du fait de la pénibilité de leur travail...

En revanche, selon Luc Offenstein de l'UNSA, la ligne A "connaît des problèmes de sécurité extrêmement importants".
On n'avait pas compris ça comme ça...

samedi 26 février 2011

Savoie: vandalisme contre la SNCF et les vacanciers

Un câble sectionné près d'Albertville perturbe fortement tout le réseau Rhône-Alpes

Forte perturbation du chassé-croisé des vacances de février en Rhône-Alpes

Au moment du fort trafic des vacances de février,
environ 40.000 voyageurs risquent d'être affectés dans la journée.
En cause, un acte de vandalisme sur une ligne dans les Alpes, a annoncé la SNCF. «Un acte de malveillance a été commis ce jour (...) à proximité d'Albertville. Des câbles ont été sectionnés à la scie, perturbant gravement les trafics dans la vallée de la Tarentaise», précise la SNCF dans un communiqué. «Des retards de trois à cinq heures sont prévisibles, qui vont toucher les 40.000 voyageurs circulant aujourd'hui et des perturbations sont attendues dans la région lyonnaise», met en garde la SNCF.
«S'agissant d'un week-end annoncé de longue date comme particulièrement chargé, la SNCF déplore et condamne fortement ce nouvel acte de malveillance. Une enquête est en cours», conclut-elle. «Trois câbles, de signalisation et d'alimentation, ont été sectionnés» dans la matinée sur la ligne Chambéry-Bourg-Saint-Maurice, extrêmement chargée en cette période de retours et de départs en vacances, précise une porte-parole régionale de la SNCF. En début d'après-midi, les travaux de réparation étaient toujours en cours. Le retour à la normale n'est pas attendu avant la soirée.

Les vacanciers pour cible

«Jusqu'à 13h30, une vingtaine de trains ont été impactés. Le problème, c'est qu'on est en période de très fort trafic», a-t-elle précisé. Des retards compris entre trois et cinq heures sont attendus. L'incident survient en plein chassé-croisé de vacanciers et de skieurs des différentes zones de vacances scolaires.
«Mon TER qui devait partir à 11 heures de Bourg-Saint-Maurice est parti avec trente minutes de retard. Le train a ensuite été immobilisé une heure », explique un témoin coincé dans un train à destination de Lyon, sans information sur l'heure à laquelle son train arrivera. « Le TER est plein. Tous les vacanciers qui descendent de Tignes et d'autres stations sont montés à Bourg-Saint-Maurice. Il y a plein de gens qui vont rater leurs correspondances pour Toulon ou Paris...», conclut-il avec philosophie.

La SNCF évoque bien un acte de vandalisme, et non un vol. La société est de plus en plus souvent confrontée à des vols de câbles, particulièrement en cuivre, qui ont doublé avec l'envolée des cours, provoquant des retards pour les trains. En septembre 2010, la SNCF dénombrait quarante vols de câbles par semaine et évaluait son préjudice à plusieurs dizaines de millions d'euros.
Plus d'informations sur les retards ICI.
http://www.gares-en-mouvement.com/infos_temps_reel.php?gare=frxav&tab=arr

Un sondage qui ne prend pas les causes en compte...
Huit Français sur dix (80%) estiment qu'au cours des derniers mois, la qualité des services s'est détériorée, selon l'IFOP cette semaine pour le journal Dimanche Ouest France.

La mouvance Action directe / NPA, en cause ?

On est en droit d'établir un rapprochement avec deux-trois faits d'actualité récente:

- La remise en semi-liberté du chef d'Action directe, Jean-Marc Rouillan, annoncée pour le début du mois prochain: cf.libellé vers PaSiDupes

- Et les tracts de menaces adressés par le groupe terroriste Action directe à 7 commissariats de police des Hauts-de-Seine (92): cf. libellé vers PaSiDupes

A noter que l'ex-attaché parlementaire de Krivine, le trotskiste Olivier Besancenot (meneur depuis 2000 du NPA, ex-LCR) est facteur SUD-PTT (depuis 1997) à Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine et impliqué dans la méchante affaire de violences au centre de tri de La Poste à Nanterre (Hauts-de-Seine).

VOIR et ENTENDRE le reportage sur le mouvement de grève en Savoie mené par la CGT Cheminots au premier trimestre 2010:

Le dimanche 9 janvier 2011, le président de la SNCF, Guillaume Pépy, désigna 12 lignes ferroviaires malades, dans la liste desquelles il citait celles de la région de Lyon qui posent problèmes dans notre réseau, mais aussi l’état extrêmement préoccupant des infrastructures de Savoie et certaines gares du Bugey.

Au passage, le président de la SNCF avait pointé les
difficultés "du fait d'une grève de l'ensemble des personnels de manoeuvre de l'escale à Dijon
lors des week-ends de Noël et du 1er janvier", selon le rapport de la SNCF. Pour Guillaume Pepy, cette grève locale, à l'initiative du syndicat SUD-Rail, était "légale, mais choquante". "Ce n'est pas une affaire de loi, c'est une affaire de morale, c'est l'affaire des cheminots, notre affaire. Le fait qu'il y ait des préavis de grève qui visent spécifiquement le jour de Noël, le jour de l'an, c'est la négation du service public", a souligné le patron de la SNCF. "Je sais que la quasi-totalité des organisations syndicales de la SNCF sont contre ces préavis", a-t-il ajouté. D'autres syndicats avaient néanmoins déposé des préavis locaux, comme l'UNSA en Midi-Pyrénées.

Dans un communiqué, SUD-Rail a accusé Guillaume Pepy de "démagogie antisyndicale".
Or, le vandalisme cible à nouveau les vacances, de février, cette fois.