POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Rhône-Alpes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Rhône-Alpes. Afficher tous les articles

jeudi 18 février 2016

Grève SNCF: préavis de prise d'otages ce weekend

Concitoyens et touristes étrangers pris au piège de la CGT, Sud Rail et de la... CFDT

Plusieurs syndicats de cheminots ont choisi de déposer ce préavis de grève pour le weekend de chassé-croisé des vacances d'hiver.


Pendant six jours, les usagers de la SNCF subiront d'importantes perturbations en Rhône-Alpes, de ce jeudi 18 jusqu'au 23 février, à la suite du dépôt d'un préavis de grève de plusieurs syndicats, qui dénoncent les conditions de travail des cheminots et des suppressions de postes. Or, samedi, la journée est classée noire sur les routes de la région dans le sens des départs et rouge dans le sens des retours, a indiqué Bison futé mercredi.

La CGT, la CFDT et Sud Rail 
de Rhône-Alpes ont déposé "plusieurs préavis de grève couvrant la période du 18 février, dès 18 heures, au 22 février, à 23h59", ont indiqué les syndicats dans un communiqué, précisant que la mobilisation, qui débutera à l'aube d'un nouveau chassé-croisé des vacances d'hiver, frappera principalement la Savoie, la Haute-Savoie, l'Isère et l'Ain.

Pourquoi les syndicats ne prennent-ils pas Guillaume Pepy en otage ?

La CGT, premier syndicat, Sud Rail et la CFDT, syndicat de dialogue, dénoncent la suppression de "plus de 100 postes" en 2016.

La SNCF prévoit de supprimer 1.400 postes net en 2016, soit 1% de ses effectifs, en ne remplaçant pas tous les départs à la retraite, a annoncé un porte-parole du groupe, lundi 14 décembre 2015.
Présenté en comité central d’entreprise (CCE) le mardi 15 décembre 2015, le projet de budget pour 2016 du nouveau groupe public ferroviaire français, inscrit un effectif budgétaire moyen de 148.057 postes, soit 1.400 de moins qu’en 2015, selon une expertise réalisée pour le CCE par le cabinet Secafi.

Ces syndicats pointent "l'accélération de l'éclatement de l'entreprise"
consécutif à la "multitude de réorganisations et de restructurations" engagées. Des bouleversements structurels qui occasionnent des "impacts lourds" pour les cheminots et les usagers, pointent-ils. "Pour nous, le plus catastrophique, c'est que cela se ressent sur le service rendu aux usagers", assure Antoine Fatiga, délégué CGT, grossièrement manipulateur, du Secteur Fédéral des Cheminots de la Région SNCF de Chambéry.

Les effets de la grève vont "se ressentir sur le service rendu aux usagers"...
Prévoyant une "mobilisation importante", le responsable syndical déplore "l'absence de volonté" de négociation de la SNCF. "Elle a réagi aux préavis en annonçant simplement aux voyageurs que le trafic allait être perturbé. On aurait préféré qu'elle négocie", ajoute le maître-chanteur.
De son côté, la SNCF s'inscrit en faux, affirmant que les discussions se poursuivent et que si le trafic des TER "nécessitera quelques adaptations", le trafic TGV "sera normal". "Nous allons faire notre possible pour que cette grève soit indolore pour nos clients", a-t-elle promis.

Au niveau national, le vendredi et le samedi sont classés orange dans le sens des départs pour ce week-end de chassé-croisé des trois zones
Week-end de départs pour les personnes concernées par la zone C, de derniers retours pour ceux de la zone B, et de retours partiels pour ceux de la zone A, ce week-end est considéré comme "le plus chargé des vacances d'hiver 2016".

Ségolène Royal était ministre des Transports, d'avril 2014 à février 2016 
Surbookée ?

L’an dernier, le projet de budget 2015 avait inscrit 1.100 suppressions de poste (-0,7%). Autant avaient été enregistrées en 2014.
Gare au 'burn-out'...
A-t-elle inscrit à son agenda de se montrer sur place aux caméras, afin de réconforter  les voyageurs de sa présence chaleureuse, Thermos de café (ou thé) et chocolat chaud pour les enfants, en bandoulière, escortée de son valet secrétaire d'Etat, le transparent Alain Vidalies ?

dimanche 8 février 2015

Agressions dans les transports: les employés prennent les usagers en otages

Erreurs de cibles répétées, les usagers trinquent dans tous les cas

Rhône-Alpes : les cheminots perturbent la circulation des trains

Le syndicat a interrompu le service public de transport.
Les contrôleurs ont cessé le travail depuis l'agression de deux d'entre eux, vendredi soir, de deux d'entre eux. La circulation des TER de la région reste toujours très perturbée en Rhône-Alpes ce dimanche, pour le weekend de transhumance des parisiens vers les stations de ski. La grève pourrait s'étendre à toute la France demain.
Un contrôleur a été frappé au visage avec une bouteille par trois hommes alcoolisés qui fumaient dans une rame et importunaient des passagers. Son nez est cassé et son collègue a été touché aux côtes. Les agresseurs ont pu prendre la fuite et, malgré l'excellent Cazeneuve et le plan Vigipirate renforcé "attentat", ils courent toujours.

Une "grande majorité" des contrôleurs a exercé son droit de retrait, selon la direction régionale de la SNCF qui annonce tout de même un renforcement -temporaire - des effectifs de sécurité : "près de 130 agents de la Sûreté ferroviaire, 197 hommes de la PAF, 120 gendarmes sont spécifiquement mobilisés sur le territoire de la région depuis vendredi". Déplacés d'autres zones ainsi subitement exposées.

Vers une grève nationale ?
Les syndicats CGT et Sud Rail, reçus hier, campent sur leurs positions. Ces syndicats d'extrême gauche ont décidé de poursuivre leur mouvement. La CGT regrette notamment que la direction n'ait pas engagé le dialogue avant samedi à 11h et réclame notamment que les TER Lyon-Grenoble soient désormais dotés de deux contrôleurs. Ils ne sont hélas pas la priorité du président Hollande qui n'a de considération que pour les jeunes et l'Education.
La direction de la SNCF conclut : "A l'heure actuelle, dans ces circonstances, la direction régionale SNCF Rhône-Alpes ne peut garantir un service normal de ses trains régionaux pour la journée du dimanche".

Les révolutionnaires de Sud Rail enveniment la situation. Julien Troccazze, secrétaire régional du syndicat trotskiste Sud Rail, menace d'une extension du mouvement de grève au niveau national, en cas d'échec....



Trafic interrompu sur la ligne A du RER après l'agression d'un conducteur


La circulation était interrompue jeudi 29 janvier sur la ligne A du RER, la plus chargée d'Europe. L'agression d'un conducteur a entraîné un "arrêt de travail spontané" des conducteurs, explique la RATP, qui fait supporter sa colère légitime sur les usagers déjà pareillement pénalisés par l'insécurité. Selon une source syndicale anonyme, l'incident s'est produit mercredi vers 20h45 en gare de Torcy (Seine-et-Marne).

Le signal d'alarme a été actionné lorsqu'un passager s'est fait coincer la main lors de la fermeture d'une porte, a précisé une source policière, anonyme. Le conducteur du RER avait alors quitté sa cabine "pour réarmer le système d'alarme" quand l'homme qui avait eu la main coincée lui a donné "un coup de boule" avant de prendre la fuite. La victime a eu le nez fracturé.
Jean-Paul Huchon, président PS du Conseil régional d'Ile-de-France, a condamné une "agression inacceptable" et a demandé "aux opérateurs de fournir le maximum d'informations aux voyageurs, notamment sur les itinéraires de substitution" de la ligne A. Ce qu'ils n'aurait pas fait d'eux-mêmes ?


Le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, s'est dit "solidaire" du conducteur agressé, mais a jugé que l'interruption du trafic "ne peut constituer la bonne réponse". 
Pierre Mongin, le PDG de la RATP, avait déjà adopté cette position sans lui. "L'interruption spontanée du trafic sans respect des règles de préavis n'est pas une réponse appropriée à ce genre de situation", avait-il déclaré plus tôt, présentant ses "excuses" pour la "gêne occasionnée aux voyageurs", tout en condamnant "fermement" une "inadmissible agression".
Autant de déclarations qui faites pour contenter tout le monde, sans réparer le préjudice, ni prévenir le renouvellement de ce type de situation. Depuis plus de ans, la prévention n'est plus au coeur des déclarations de ceux qui, dans l'opposition, en faisait la panacée à tous les problèmes...  
La RATP a paré au plus pressé avec des bus de substitution et le renforcement d'une ligne parallèle.

Les otages sont désarmés
"J'ai perdu tous mes clients ce matin, les gens se sont déjà réorientés avec les bus ou sont rentrés chez eux", a témoigné une vendeuse de café du quai de la station Auber.
Une usagère se désespère, elle, d'arriver à son travail à Boissy. "Si ce soir il n'y en a pas dans l'autre sens, j'aurai le même problème? Je crois que je vais rentrer chez moi".
Gare Saint-Lazare, les couloirs étaient saturés en milieu de matinée: "les gens n'avançaient pas parce qu'il y avait trop de monde. J'ai mis un quart d'heure là où je mets trois minutes normalement", raconte Pierre, 26 ans.
Lorsque les haut-parleurs indiquent un numéro de quai pour un RER entrant en gare, tout le monde se précipite. C'est la cohue, les wagons sont bondés, mais chacun parvient à se faire une place.

Le préjudice économique est considérable.
La Ligne A, qui dessert notamment le quartier d'affaires de La Défense à l'Ouest de Paris et Disneyland Paris à l'Est de la capitale, transporte plus d'un million de voyageurs par jour. Début 2013, elle représentait un quart du trafic de la région Ile-de-France, un trafic en hausse de 20% en dix ans pour cette seule ligne. En heure de pointe, jusqu'à 2.600 voyageurs pouvaient alors être transportés toutes les deux minutes.


Précédente interruption de trafic, i
l y a seulement cinq jours, à Saint-Denis sur la ligne 13


Le lundi 2 février, la RATP n'était plus en mesure de remplir ses obligations de service public: elle a suspendu la circulation du métro sur la ligne 13 du métro entre les stations Carrefour Pleyel et Saint-Denis-Université à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). L'explication officielle est une panne de matériel qui nécessite une intervention assez longue.
Depuis 20 h 15 environ, les voyageurs n'ont d'autre choix que de descendre à la station Pleyel. Ils sont nombreux à tenter de monter dans le bus 255, qui rejoint Saint-Denis. La place Pleyel est remplie de monde. Le trafic a repris progressivement à partir de 21 h 15.


lundi 8 décembre 2014

Isère: des militants écologistes radicaux bloquent un projet de développement voulu par la population locale

Projets en souffrance: après l'aéroport de ND-des-Landes et le réservoir de Sivens, les projets de liaison ferroviaire Lyon-Turin et de complexe touristique  à Roybon

400 manifestants contre un projet de Center Parcs à Roybon, samedi
Projet Pierre & Vacances d’implantation de cottages 
dans la forêt des Avenières, sur la commune de Roybon, Isère

Une marche aux flambeaux avait réuni quelque 400 opposants au projet du groupe "Pierre et Vacances", samedi soir autour du site en construction. Le cortège, dans lequel la présence de la députée européenne (EELV) Michèle Rivasi était annoncée, s'est dirigé vers le chantier avant de redescendre vers le parking du lac de Roybon d'où il était parti. Au cours de la boucle, des manifestants ont commis des actes de vandalisme sur des cabanes de chantier et des véhicules d'agents de sécurité, rapporte un témoin, sans qu'il y ait le moindre affrontement avec les vigiles qui ont su garder leur totale maîtrise.

"Zadiste" pacifique ou ayatollah ?
Si bien que dans cette paisible zone rurale, les qualificatifs fusent: "terroristes", "djihadistes verts", désignant la cinquantaine de "zadistes" venus d'ailleurs pour entraver depuis une semaine les travaux de déboisement.  Ces "extrémistes" sont la principale raison de la présence de Nicolas, gérant d'une société dans le BTP en Ardèche: "Il faut les chasser, parce que nos Chambaran ne sont pas des poubelles. Le projet, lui, est déjà acquis et verra le jour."

Plus tôt, dans l'après-midi, une centaine d'autres opposants s'était déjà rassemblée dans le centre de Grenoble
tandis qu'une quarantaine de membres du collectif avaient soulevé des barrières au péage autoroutier de Voreppe (Isère) pour faire passer des usagers gratuitement. Les "Zadistes" ont été dispersés "dans le calme" par les gendarmes, selon la société d'autoroute Area. 

Le Center Parcs de Roybon doit accueillir un millier de cottages, des commerces et des restaurants autour de l'"Aquamundo", une bulle transparente maintenue à 29°c, avec piscine, jacuzzi, etc. Le projet prévoit 697 créations d'emplois (468 emplois "équivalent temps plein") et d'importantes retombées fiscales pour les collectivités locales.



Le chantier est l'objet de "harcèlement" et d'actes de "vandalisme" presque "toutes les nuits"selon Éric Magnier, directeur grands projets du groupe Pierre & Vacances-Center Parcs, qui cite notamment des clôtures détériorées, des piquets de géomètre déplacés et un incendie de matériel. "On est obligé de déplacer les engins de défrichement toutes les nuits", précise-t-il, indiquant que les travaux ont déjà pris quinze jours à trois semaines de retard.

La réponse tranquille du berger à la bergère

Entre 1.500 personnes, selon la gendarmerie et 2.000, selon les organisateurs, ont défilé 
dans le calme dimanche à Roybon (Isère) pour soutenir le projet de village vacances Center Parcs au lendemain de manifestations d'opposants près du chantier de construction et à Grenoble.
Répondant à l'appel de l'association "Vivre en Chambaran", cette "marche pacifique", composée de nombreuses familles avec enfants et d'élus de tous bords, a quitté peu avant 11 heures le village de Roybon pour la forêt communale située en amont. Sur des banderoles et des pancartes portées à bout de bras, on pouvait lire: "Oui aux emplois", "L'avenir de nos enfants, c'est maintenant", "Chantier autorisé !" ou encore "Laissez-nous travailler !"
"Nous allons leur montrer que nous sommes unis et nombreux et que la démocratie, c'est nous et pas eux !", a lancé en début de manifestation, Christian Luciani, président de l'association.
"Un territoire qui n'investit plus compromet son avenir",  proclament des banderoles, tandis que les grappes de ballons bleu-blanc-rouge s'agitent. Les maisons du village de 1300 habitants se sont elles aussi habillées aux couleurs de l'espoir et du Center Parcs.

"On est pris en otage par une minorité d'anarchistes"
Les maisons du village, qui compte 1.300 habitants, arboraient des ballons blancs et verts, couleurs de Center Parcs, et des panneaux favorables au projet qui doit créer 468 emplois "équivalent temps plein" et assurer d'importantes retombées fiscales pour les collectivités locales. "Il n'y a plus d'activité sur le plateau, il n'y a plus rien, le village se meurt", faisait valoir Salvatore Grasso, 42 ans, ouvrier. "Je suis écologiste, mais là ce n'est plus de l'écologie, c'est de l'acharnement contre un village, contre un peuple, contre une région." 

Les manifestants étaient remonté contre contre la cinquantaine de 'zadistes' qui entravent les travaux de défrichement depuis une semaine. De nombreux élus, de droite comme de gauche, ont participé à la manifestation. "Ce qu'on dit, c'est laissez nous vivre, laissez-nous créer de la richesse sur notre territoire. On est pris en otage par une minorité d'anarchistes qui sont contre l'ordre républicain. L'immense majorité de la population en a ras-le-bol", affirmait Jean-Pierre Barbier, député UMP arrivé avec son homologue socialiste, Joëlle Huillier.

Excédée par l'intérêt qu'ont réussi à susciter dans la presse parisienne les opposants parisiens au projet, la majorité silencieuse s'est résolue à se faire entendre. "Vous avez la preuve sous vos yeux que les partisans sont beaucoup plus nombreux et que ce projet est massivement soutenu par la population", se félicite Jean-Pierre Barbier (UMP), député de la 7e circonscription de l'Isère. " Tout ce travail va être payant, en 2017 le Center Parcs ouvrira et nous serons encore plus nombreux pour l'inaugurer", promet, au micro, le maire (UDI) de Roybon, Serge Perraud, suivi d'applaudissements nourris.

VOIR et ENTENDRE l'inquiétude provoquée par la mobilisation des opposants au projet Center Parcs à Roybon :

Projet Center Parcs à Roybon: la mobilisation... par BFMTV
Cinq membres du collectif Zad (zone à défendre) Roybon se sont d'ailleurs imposés en fin de manifestation, avec une pancarte provocante, clamant  avec ironie"Nous sommes tous frères. Je suis venu comprendre et écouter". 
Leur présence a occasionné quelques échanges verbaux un peu rudes avec le camp adverse, mais aussi des insultes, sans provoquer toutefois d'incidents notables. Tous les manifestants se sont dispersés dans le calme vers 12h30, au bout d'une bonne heure. 
Sans incidents, ni actes de vandalisme sur des cabanes de chantier ou des véhicules...

S'ils sont venus en
famille, c'est avant tout pour "les deux petites": "Nos campagnes se vident tandis que les villes se remplissent. On se bat pour que les prochaines générations puissent vivre ici, trouver un emploi et s'épanouir sur un territoire dynamique", expliquent-ils. Alors oui, les Berruyer seront présents pour soutenir le projet "jusqu'au bout". Et d'ici au prochain rendez-vous des partisans, dimanche 14 décembre, Ludivine espère avoir récupéré sa voix."


mercredi 21 mai 2014

SNCF: les régions prennent le pouvoir

Huit régions s’associent pour reprendre en main l’achat de leurs trains régionaux

Sans attendre le vote du Parlement


L’achat et la maintenance des TER ne seront plus gérés longtemps par la société nationale. Les régions, qui ont acheté 1.500 trains depuis 2002 ne veulent plus se contenter du rôle de financeurs.

Une cascade de révélations concertées
Huit conseils régionaux ont décidé de se constituer en " association d’étude" d’ici à la fin de l’année afin de reprendre en main l’achat de leurs trains régionaux. Cet objectif a été annoncé jeudi après midi, lors du congrès annuel de l’Association des régions de France (ARF), mais aussi au lendemain de la révélation complice du Canard enchaîné que le gabarit élargi des nouveaux TER ne permet plus leur entrée en gare... 

Y a-t-il un conducteur dans le TER ?
Ces CR prennent d'autorité la décision de négocier directement avec les constructeurs de trains, le français Alstom, le canadien Bombardierl'entreprise privée française Lohr Industrie et les autres. Les coalisés, qui ont bien l'intention de rallier l’ensemble des régions françaises, revendiquent aussi la pleine propriété des matériels acquis. Les régions, qui sont responsables des trains express régionaux (TER) depuis la décentralisation de 2002, se satisfaisaient de subventions  nationales pour le financement des rames, laissant donc RFF propriétaire du réseau et intermédiaire dans les commandes de rames.

L’initiative des huit régions, toutes socialistes (Pays de Loire, Rhône-Alpes, Aquitaine, Bourgogne, Auvergne, PACA, Picardie, Ile-de-France), s’inscrit dans le cadre de la réforme ferroviaire qui devait être examinée par le Parlement début 2014. En juillet 2013, Frédéric Cuvillier, alors ministre délégué aux Transports, avait indiqué que "l'embouteillage" des projets de loi présentés en Conseil des ministres sacrifiait la présentation du texte devant celui-ci à la rentrée, avec un examen par l'Assemblée "le plus tôt possible"... En effet le printemps 2013 avait été dédié au sociétal et prioritairement à la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, publiée au Journal officiel du samedi 18 mai 2013.  
Les visées des présidents de régions portent sur des volumes d’achat considérables. Depuis 2002, l'ensemble d'entre elles a acquis 1.500 trains représentant une dépense supérieure à 5,8 milliards d’euros. Et les commandes en cours portent sur 2,5 milliards d’euros. "Nous payons les lycées et nous en sommes les propriétaires. Pourquoi pas les trains ?", s’interroge Jacques Auxiette, président de la région des Pays de la Loire et de la commission Transports de l’ARF. Et d’estimer que "cette pratique fait que nous avons 30 ans de retard sur les agglomérations et autres autorités organisatrices de transport."

La co-gestion de la SNCF manque de transparence  

Les collectivités instrumentalisent l'usager promettant de mieux définir les cahiers des charges "du point de vue voyageur." Jacques Auxiette estime que, sur cet aspect, les exigences de la SNCF sont trop ténues. En contrôlant les achats, les régions ne promettent pas d'éviter les ratés et les couacs de la SNCF, mais ont le sentiment qu’elles maîtriseront mieux les procédures d’achat, les délais, les coûts de maîtrise d’ouvrage et de maîtrise d’œuvre, ainsi que la gestion de l’après-vente avec le constructeur. Car si la question de la maintenance des matériels reste à explorer, Jacques Auxiette évoque la possibilité que celle-ci soit directement assurée par les constructeurs, comme c’est le cas dans d’autres pays.

Au-delà de cette volonté de puissance, les régions accusent l’opérateur ferroviaire d'un manque de transparence. "Il ne faut pas que la SNCF le prenne mal, mais son calcul des coûts n’est pas toujours facile à expliquer", dénonce le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, qui souligne cependant que la maintenance des trains régionaux, "c’est une méchante servitude. La dépense devient très vite importante".

Alain Rousset, président de la région Aquitaine et de l’ARF, a également rappelé que Bordeaux a récupéré 260 millions d’euros en partie liés aux frais de siège après avoir audité le service de l’eau. "Il serait intéressant de faire la même chose avec la SNCF dont on ne voit pas à quoi servent ces frais de siège", ajoute-t-il. 
Jacques Auxiette avoue que la nouvelle association sera "le premier acte d’une modification des rapports entre la SNCF et les régions qui veulent assumer pleinement leur responsabilité."

Entraîner d’autres régions moins riches

Les régions moins favorisées par le tissu industriel ou le terrain seront moins ambitieuses.  Les entraîner ne sera pas forcément évident : "Il y a beaucoup de contraintes à prendre cette responsabilité en direct, estime un responsable technique d’une grosse région ferroviaire, à commencer par les relations avec les syndicats, ou encore la prise en charge de la maintenance. C’est un vrai métier, ce n’est pas le nôtre." Sans compter qu’en cas de train en panne ou de retard, il est plus commode pour un président de région de montrer la SNCF du doigt que de se retrouver en première ligne...

L’initiative des régions est "parfaitement légitime", selon le président de la SNCF, Guillaume Pepy, présent au congrès de l’ARF jeudi.  L’opérateur ne peinera pas à  se rendre indispensable et à vanter son expertise. Un expert proche de l’entreprise assurait jeudi que l’acquisition en direct du matériel roulant va nécessairement se traduire par une augmentation des spécificités des rames selon les régions, ce qui aurait pour conséquence de renchérir les coûts de maintenance.
Traqués par le fisc, le garagiste et la police sur les routes et autoroutes, les usagers n'auront plus que leurs yeux pour pleurer.


jeudi 19 avril 2012

Le candidat Hollande annule une visite pour cause d'humidité


Hollande annule sa visite en Savoie à cause... du mauvais temps !


La "gauche molle" est également
fragile !

La visite annoncée de François Hollande à Chambéry, le vendredi 20 avril, est reportée à une date ultérieure, annonce le PS. 
L'équipe de campagne de François Hollande en Savoie explique que " Les conditions atmosphériques prévues demain empêchent ce déplacement. Nous espérons pouvoir accueillir notre candidat très prochainement."
Une décision effarante.

Pourtant si Météo France annonce un ciel couvert avec des giboulées de pluie ou de neige le matin, l'après-midi ce sera grand soleil sur tout le département. 
Le discours étant prévu à 13h devant l'hôtel de ville, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter que le ciel leur tombe sur la tête ! 

Cette décision de confort serait en fait due à un agenda mal géré 
Le candidat a en fait rendez-vous le jour même dans les Ardennes où le climat de l'Est serait plus favorable à un atterrissage dans les temps que sur le tarmac savoyard, en Rhône-Alpes.
Un accueil par Jack Lang, ça ne se refuse pas !

C'est en tout cas, dans le projet socialiste, le seul "changement, maintenant"  notable...