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samedi 7 mars 2015

Tarn: l'Etat PS laisse pourrir la situation à Sivens, puis expulse les squatteurs à Gaillac

La trentaine de zadistes qui pourrissaient la vie de la commune, expulsés de la ville de Gaillac

L'écologie est l'alibi des anarcho-révolutionnaires

Francetvinfo estime que l'opération
"divise les habitants de Gaillac"
Au lendemain de l'expulsion musclée de la trentaine d'activistes altermondialistes radicaux qui occupaient illégalement les terres exploitables du site de Sivens,  une quarantaine d'extrémistes qui se qualifient de "zadistes" a été évacuée, manu militari, d'une place de Gaillac, dans le Tarn, samedi après-midi


Un effectif disproportionné de forces de l'ordre a chassé les occupants de Sivens repliés sur une place de la ville de Gaillac depuis la veille et renforcés par des squatteurs venus spécialement. 
VOIR et ENTENDRE un reportage de LCI, cet après-midi:

Trente à quarante évacués: sans heurts face au déploiement de police


Un rapport de forces saisissant...
L'expulsion s'est déroulée sous les caméras et donc sans violences notables: les activistes voulaient donner une image de non-violence en opposant une résistance essentiellement passive aux gendarmes. 

L'évacuation a eu lieu à grand renfort de cris des occupants -à la façon des Femen - 
Toulouse, février 2015
et de quelques habitants de Gaillac, ville PS de 1995 à 2014: ils avaient installé un cordon symbolique de protection des zadistes contre la police de Valls... 
Les forces de l'ordre ont regroupé les plus déterminés dans un coin de la place. Certains ont été interpellés et les autres refoulés vers une rue voisine. 

Vendredi, après plus de quinze mois d’occupation de cette ZAD, à une dizaine de kilomètres de Gaillac, et six heures d’opération d'expulsion, la trentaine 
d'occupants du site de Sivens avait donné lieu à 21 interpellations pour des faits de violence ou attroupement interdit, s'est félicité le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, en milieu d'après-midi. "Dans la république, le seul chemin possible est celui du refus de la violence", a-t-il commenté. 

Une demande du maire de Gaillac

Un officier avait auparavant sommé de quitter la place les zadistes qui avaient formé un campement au centre ville avec des bâches et des palettes, s'appuyant sur un arrêté interdisant le rassemblement à la demande de la mairie UDI de Gaillac. La ville de 13.000 habitants est le théâtre de tensions permanentes autour du projet de réservoir depuis un an et demi

Le responsable des gendarmes avait aussi ajouté, sans plus de succès, à l'adresse des occupants: "le maire de Saint-Amancet vous offre une terre: partez !" Ce maire et membre de la FDSEA, Patrick Rossignol, est producteur de maïs, gros consommateur d'eau.

Le maire de Saint-Amancet, Patrick Rossignol, a apporté son soutien aux antibarrage pendant l'occupation de Sivens, se faisant beaucoup d'ennemis parmi les agriculteurs pro-barrage. 

"Saint-Amancet, pourquoi pas, mais de toute façon, sur la zad (zone à défrendre) de Sivens on y reviendra, ce n'est qu'une mi-temps" a déclaré Eric Petetin, un vétéran des luttes zadistes.

En milieu d'après-midi, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve s'est félicité de "cette évacuation sans heurts". Il a également confirmé l'arrestation de 21 individus pour des faits de violence ou attroupement interdit. "Dans la république, le seul chemin possible est celui du refus de la violence", a-t-il déclaré.

Le rôle de BFMTV a-t-il été positif ?

VOIR et ENTENDRE Olivier Truchot demander à une élue, agricultrice, si la mobilisation des exploitants agricoles est..."raisonnable" et la pousser à la faute:



Truchot veut des noms: les fauteurs de troubles altermondialistes 
Bové (Confédération paysanne) ou Duflot (aile gauche d'Europe Ecologie-les Verts), pour assurer, de Paris, la polémique, dans le Tarn, et le buzz.



Dans un souci d'apaisement (?), BFMTV donne la parole aux zadistes rebelles partout en France 'de Loire Atlantique contre l'aéroport Ayrault, Notre-Dame-des-Landes à Nantes, au Tarn, à Sivens, en passant par l'Isère contre le Center Parcs de Roybon, un centre de loisirs pourtant respectueux de l'environnement et du "développement durable",  et au trotskiste Olivier Besancenot :

Zone de non-droit occupée par les rebelles de Roybon

mercredi 24 décembre 2014

Center Parcs de Roybon: suspension des travaux

Le lobby écologiste instrumentalise l'un des recours contre les trois autres 

Le tribunal administratif de Grenoble a décidé mardi de suspendre les travaux de défrichement
préalables au chantier de ce complexe touristique controversé du groupe Pierre & Vacances. 

Au nom de la loi sur l'eau, ljuge des référés a suspendu l'arrêté préfectoral du 3 octobre qui délivrait une autorisation de travaux à la société "Roybon Cottages". Il estime qu'un doute existe sur "la suffisance des mesures prévues par l'arrêté pour compenser la destruction de zones humides qu'entraînera la réalisation du projet". 
Le magistrat a par ailleurs "considéré qu'un doute existe  sur la légalité" de cet arrêté, "en raison de l'absence de saisine de la Commission nationale du débat public sur le projet de 'Center Parcs', laquelle est obligatoire pour les équipements touristiques dont le coût estimatif excède 300 millions d'euros". Dans le cas présent, l'investissement global est évalué à 387 millions d'euros.
VOIR et ENTENDRE l'écoeurement de la population du village qui souhaitait assurer sa survie en se développant:

Initié il y a sept ans (2007), le projet est soutenu par la plupart des élus locaux, de droite comme de gauche, et porté par l'ancien président du Conseil général de l'Isère et actuel secrétaire d'État à la Réforme territorialeAndré Vallini (PS).

Les défenseurs de cette nouvelle zone à défendre (Zad, parmi ...104) attaquent aussi le manque de motivation des arrêtés préfectoraux, le non-respect, selon eux, de la procédure de consultation du Conseil national de la protection de la nature - institution rattachée au ...ministère de l'Écologie, présidé par la ministre Ségolène Royal - ainsi qu'un défaut de recherche de lieux alternatifs d'implantation.

VOIR et ENTENDRE Jean-Vincent Placé, président du groupe parlementaire écologique au Sénat, en profiter pour déclarer que "le Center Parcs de Roybon, n'est pas un bon projet":

Le Center Parcs de Roybon, en Isère, est-il menacé ?

Au total, quatre recours avaient été déposés par des associations de défense de l'environnement contre ce projet.  Or sous la pression du lobby écologiste, la presse minimise ou évacue le rejet par le juge des référés de trois recours visant l'arrêté préfectoral du 16 octobre 2014, autorisant la destruction d'espèces protégées et de leurs habitats. Il a estimé qu'aucun doute sérieux ne pèse sur sa légalité. La suspension d'un des deux référés suffisait à suspendre le défrichement, qui a déjà porté sur 40 hectares de forêt depuis le début des travaux le 20 octobre. Ce dernier était toutefois bloqué depuis début décembre par des militants "zadistes" qui occupent une maison à proximité du site, comme il en existe sur le site de la retenue d'eau de Sirvens (Tarn) ou de ND-des-Landes, près de Nantes où des Zadistes bloquent le futur aéroport de Jean-Marc Ayrault (PS).
VOIR et ENTENDRE un reportage de BFMTV qui présente les points de vue des parties, mais conclut de manière partisane: 



Conscient du caractère provisoire de la décision, le président de la Fédération de pêche de la Drôme le reconnaît lui-même: "nous avons gagné une bataille, mais pas la guerre". Le juge a en effet considéré qu’il n’y a pas de doute sérieux sur la légalité de la première autorisation portant sur la "dérogation espèces protégées". Cette décision «ne devrait pas permettre d'arrêter les travaux", estime Serge Perraud, le maire de Roybon, favorable au projet. "Certains de nos avocats sont formels là-dessus. Ce n'est pas un coup d'arrêt mais une étape dans la validation de ce chantier!", déclare-t-il, confiant.

Quelque 700 emplois à créer
Le projet de Center Parcs pourra-t-il accueillir en 2017, sur 200 hectares de la forêt de Chambaran, un millier de cottages, des commerces et des restaurants autour de l''Aquamundo', une bulle transparente maintenue à 29°c, avec piscine, jacuzzi, etc?


Les pro-Center Parcs défendent les retombées économiques du projet pour la région, avec la création notamment de 697 emplois (468 équivalent à temps plein). La préfecture de l'Isère fait aussi valoir que le groupe de tourisme et d'immobilier Pierre & Vacances a amélioré son projet et répondu à toutes les critiques de la commission d'enquête, par exemple "en proposant la renaturation et l'amélioration de zones humides dégradées sur une surface de 152 hectares". Début décembre, le président et fondateur de Pierre&Vacances Center Parcs, Gérard Brémond, se disait d'ailleurs "confiant, calme et déterminé" sur la poursuite du chantier. "L'opération de Roybon se fera, la seule chose qui peut bouger, c'est le délai de réalisation", affirmait-il alors, estimant disposer de toutes les autorisations administratives et même d'une décision "irrévocable" du Conseil d'État au terme de sept ans de préparation et de procédures.

Mardi dernier, la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, affirmait d'ailleurs sur BFMTV que "s'il faut réajuster le projet, on le fera". "Il faut écouter ce que disent les commissions d'enquête, il faut réajuster les projets en fonction de ce qui est dit. Là, on attend une décision du tribunal qui a été saisi", avait alors expliqué la ministre.

lundi 8 décembre 2014

Isère: des militants écologistes radicaux bloquent un projet de développement voulu par la population locale

Projets en souffrance: après l'aéroport de ND-des-Landes et le réservoir de Sivens, les projets de liaison ferroviaire Lyon-Turin et de complexe touristique  à Roybon

400 manifestants contre un projet de Center Parcs à Roybon, samedi
Projet Pierre & Vacances d’implantation de cottages 
dans la forêt des Avenières, sur la commune de Roybon, Isère

Une marche aux flambeaux avait réuni quelque 400 opposants au projet du groupe "Pierre et Vacances", samedi soir autour du site en construction. Le cortège, dans lequel la présence de la députée européenne (EELV) Michèle Rivasi était annoncée, s'est dirigé vers le chantier avant de redescendre vers le parking du lac de Roybon d'où il était parti. Au cours de la boucle, des manifestants ont commis des actes de vandalisme sur des cabanes de chantier et des véhicules d'agents de sécurité, rapporte un témoin, sans qu'il y ait le moindre affrontement avec les vigiles qui ont su garder leur totale maîtrise.

"Zadiste" pacifique ou ayatollah ?
Si bien que dans cette paisible zone rurale, les qualificatifs fusent: "terroristes", "djihadistes verts", désignant la cinquantaine de "zadistes" venus d'ailleurs pour entraver depuis une semaine les travaux de déboisement.  Ces "extrémistes" sont la principale raison de la présence de Nicolas, gérant d'une société dans le BTP en Ardèche: "Il faut les chasser, parce que nos Chambaran ne sont pas des poubelles. Le projet, lui, est déjà acquis et verra le jour."

Plus tôt, dans l'après-midi, une centaine d'autres opposants s'était déjà rassemblée dans le centre de Grenoble
tandis qu'une quarantaine de membres du collectif avaient soulevé des barrières au péage autoroutier de Voreppe (Isère) pour faire passer des usagers gratuitement. Les "Zadistes" ont été dispersés "dans le calme" par les gendarmes, selon la société d'autoroute Area. 

Le Center Parcs de Roybon doit accueillir un millier de cottages, des commerces et des restaurants autour de l'"Aquamundo", une bulle transparente maintenue à 29°c, avec piscine, jacuzzi, etc. Le projet prévoit 697 créations d'emplois (468 emplois "équivalent temps plein") et d'importantes retombées fiscales pour les collectivités locales.



Le chantier est l'objet de "harcèlement" et d'actes de "vandalisme" presque "toutes les nuits"selon Éric Magnier, directeur grands projets du groupe Pierre & Vacances-Center Parcs, qui cite notamment des clôtures détériorées, des piquets de géomètre déplacés et un incendie de matériel. "On est obligé de déplacer les engins de défrichement toutes les nuits", précise-t-il, indiquant que les travaux ont déjà pris quinze jours à trois semaines de retard.

La réponse tranquille du berger à la bergère

Entre 1.500 personnes, selon la gendarmerie et 2.000, selon les organisateurs, ont défilé 
dans le calme dimanche à Roybon (Isère) pour soutenir le projet de village vacances Center Parcs au lendemain de manifestations d'opposants près du chantier de construction et à Grenoble.
Répondant à l'appel de l'association "Vivre en Chambaran", cette "marche pacifique", composée de nombreuses familles avec enfants et d'élus de tous bords, a quitté peu avant 11 heures le village de Roybon pour la forêt communale située en amont. Sur des banderoles et des pancartes portées à bout de bras, on pouvait lire: "Oui aux emplois", "L'avenir de nos enfants, c'est maintenant", "Chantier autorisé !" ou encore "Laissez-nous travailler !"
"Nous allons leur montrer que nous sommes unis et nombreux et que la démocratie, c'est nous et pas eux !", a lancé en début de manifestation, Christian Luciani, président de l'association.
"Un territoire qui n'investit plus compromet son avenir",  proclament des banderoles, tandis que les grappes de ballons bleu-blanc-rouge s'agitent. Les maisons du village de 1300 habitants se sont elles aussi habillées aux couleurs de l'espoir et du Center Parcs.

"On est pris en otage par une minorité d'anarchistes"
Les maisons du village, qui compte 1.300 habitants, arboraient des ballons blancs et verts, couleurs de Center Parcs, et des panneaux favorables au projet qui doit créer 468 emplois "équivalent temps plein" et assurer d'importantes retombées fiscales pour les collectivités locales. "Il n'y a plus d'activité sur le plateau, il n'y a plus rien, le village se meurt", faisait valoir Salvatore Grasso, 42 ans, ouvrier. "Je suis écologiste, mais là ce n'est plus de l'écologie, c'est de l'acharnement contre un village, contre un peuple, contre une région." 

Les manifestants étaient remonté contre contre la cinquantaine de 'zadistes' qui entravent les travaux de défrichement depuis une semaine. De nombreux élus, de droite comme de gauche, ont participé à la manifestation. "Ce qu'on dit, c'est laissez nous vivre, laissez-nous créer de la richesse sur notre territoire. On est pris en otage par une minorité d'anarchistes qui sont contre l'ordre républicain. L'immense majorité de la population en a ras-le-bol", affirmait Jean-Pierre Barbier, député UMP arrivé avec son homologue socialiste, Joëlle Huillier.

Excédée par l'intérêt qu'ont réussi à susciter dans la presse parisienne les opposants parisiens au projet, la majorité silencieuse s'est résolue à se faire entendre. "Vous avez la preuve sous vos yeux que les partisans sont beaucoup plus nombreux et que ce projet est massivement soutenu par la population", se félicite Jean-Pierre Barbier (UMP), député de la 7e circonscription de l'Isère. " Tout ce travail va être payant, en 2017 le Center Parcs ouvrira et nous serons encore plus nombreux pour l'inaugurer", promet, au micro, le maire (UDI) de Roybon, Serge Perraud, suivi d'applaudissements nourris.

VOIR et ENTENDRE l'inquiétude provoquée par la mobilisation des opposants au projet Center Parcs à Roybon :

Projet Center Parcs à Roybon: la mobilisation... par BFMTV
Cinq membres du collectif Zad (zone à défendre) Roybon se sont d'ailleurs imposés en fin de manifestation, avec une pancarte provocante, clamant  avec ironie"Nous sommes tous frères. Je suis venu comprendre et écouter". 
Leur présence a occasionné quelques échanges verbaux un peu rudes avec le camp adverse, mais aussi des insultes, sans provoquer toutefois d'incidents notables. Tous les manifestants se sont dispersés dans le calme vers 12h30, au bout d'une bonne heure. 
Sans incidents, ni actes de vandalisme sur des cabanes de chantier ou des véhicules...

S'ils sont venus en
famille, c'est avant tout pour "les deux petites": "Nos campagnes se vident tandis que les villes se remplissent. On se bat pour que les prochaines générations puissent vivre ici, trouver un emploi et s'épanouir sur un territoire dynamique", expliquent-ils. Alors oui, les Berruyer seront présents pour soutenir le projet "jusqu'au bout". Et d'ici au prochain rendez-vous des partisans, dimanche 14 décembre, Ludivine espère avoir récupéré sa voix."