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dimanche 7 août 2016

Macron peut être un "pauv' con" ?

La Mayenne, grosse productrice  en "pôv' con"

Un jeune extrémiste Lavallois avait repris cette vulgarité d'un précédent militant mal-embouché du Front de Gauche

Le ministre de l'Economie E. Macron
et le député PS Guillaume Garot,
arborant un foulard rouge en août
Le premier pour l'appliquer à Sarkozy, le deuxième à Macron, lors de sa visite ministérielle à Laval (Mayenne) dans le cadre de la 'French tech'. 
La justice a fait le boulot de Macron en se saisissant des faits: alors qu'en 2008 l'agresseur n'avait pas été interpellé, restant anonyme, en 2016, elle a décidé d'elle-même de présenter le jeune imitateur au tribunal où l'individu devra répondre d'outrage devant les juges.

Le 25 juillet dernier, Emmanuel Macron était en visite à Laval. 
Il était accueilli par le député PS de Mayenne et ex-maire de Laval, Guillaume Garot, ex-ministre délégué à... l'Agroalimentaire dans le gouvernement Ayrault II, est un opposant au premier ministre Manuel Valls. 
Le ministre de l'Économie venait participer à une cérémonie de remise du label 'French Tech' à plusieurs entreprises mayennaises. Avant une série de poignées de mains ponctuée de "comment ça va ?" et d'étonnants tutoiements: "tu vas bien ?" adressés à de probables membres de son Cabinet dépêchés pour assurer sous les caméras un chaleureux accueil à leur patron, un groupe d'opposants de la gauche radicale s'était rassemblé sur le trottoir opposé. Parmi les militants anti-capitalistes présents, un jeune "républicain exemplaire" avait lancé un "Casse-toi, pôv' con !" au ministre et ancien banquier. 

Une formule rendue célèbre par l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement au Salon de l'Agriculture en février 2008. 
"Il avait adressé cette injonction[sic: une volonté intacte de "lyncher," comme alors, selon  Yves Jégo] à un visiteur du Salon  raconte maintenant Ouest France, seulement huit ans plus tard.

La vérité est toute autre: le président avait en fait souhaité serrer la main d'un agriculteur anonyme et le militant d'extrême gauche avait refusé sa poignée de mains, en l'insultant: "Ne m'touche pas; tu vas m'salir", avait lancé l'anonyme à Paris. Le président avait répondu au malotru (le musicien Michel Farinet, selon certains)de manière virile et comme il le méritait, mais la presse partisane et "respectueuse de la fonction présidentielle" avait instrumentalisé la vidéo en s'en gargarisant. Une incrustation du journal Le Parisien estime que, sous l'insulte en deux temps, "le chef de l'Etat s'énerve" (sic) finalement... 
Lors de la visite du président de la République, Nicolas Sarkozy, le 28 août 2008, à Laval, dont le maire était alors le socialiste Guillaume Garot, Hervé Éon, avait quant à lui brandi une pancarte portant l’inscription "Casse-toi pôv’con". Il avait aussi eu affaire à la justice.

Hervé Eon avait brandi en août 2008 un écriteau en carton marqué du slogan "Casse-toi pôv'con" lors d'une visite présidentielle à Laval, en Mayenne, estime jeudi la Cour européenne des droits de l'homme. La cour a jugé "disproportionné" le recours à une sanction pénale, qui risque, selon elle, d'avoir "un effet dissuasif sur des interventions satiriques qui peuvent contribuer au débat sur des questions d'intérêt général".

Alors âgé de 56 ans, Hervé Eon, ancien conseiller général socialiste passé au Parti de gauche, avait détourné l'invective lancée quelques mois plus tôt par Nicolas Sarkozy lui-même à un visiteur du Salon de l'agriculture qui refusait de lui serrer la main. Au-delà de la question de l'opportunité des poursuites intentées par le procureur de Laval à l'encontre d'Hervé Eon, les sept juges de Strasbourg ont eu l'occasion de se prononcer sur la légitimité du délit d'offense au chef de l'Etat, inscrit dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse et passible de 45 000 euros d'amende. Les sept magistrats sont des amateurs de Charlie hebdo et revendiquent le droit à la... satire politique! "Sanctionner pénalement des comportements comme celui de M. Eon est susceptible d'avoir un effet dissuasif sur des interventions satiriques qui peuvent contribuer au débat sur des questions d'intérêt général." Peu leur importe la forme.

Hervé Eon est un ancien conseiller général PS passé au Parti de gauche. Il avait repris la réponse du tac-au-tac de Nicolas Sarkozy quelques mois plus tôt à un visiteur du Salon de l'Agriculture qui refusait de lui serrer la main. La presse qui prit fait et cause pour l'insulteur s'était alors déchaînée contre l'insulté. 


"Casse toi pôv'con" à Macron: le Mayennais est traîné devant la justice

"Interpellé", selon la presse, mais "insulté", pour ne pas travestir la vérité, Emmanuel Macron sait maintenant qu'il ne faut pas répondre du tac-au-tac et sur le même ton: il a mis ça dans sa poche, avec son mouchoir par-dessus. 

La préfecture s'est chargée d'interpeller l'individu et de le soumettre à un contrôle de police. Au final, le jeune homme sera jugé pour outrage en décembre prochain à Laval.

Couvert par son syndicat, le militant a reconnu son agression de Macron 
Il a reconnu les faits et sera jugé pour outrage le 6 décembre prochain.


Macron défie la CEDH qui a jugé que la France a violé la liberté d'expression en condamnant pour offense l'agresseur de 2008   


Le citoyen est mieux protégé des insultes que le chef de l'Etat  
Au-delà de la question de l'opportunité des poursuites intentées par le procureur de Laval -donc le ministère de la Justice- à l'encontre d'Hervé Eon, les juges européens de Strasbourg s'étaient déjà prononcés pour la légitimité du délit d'offense au chef de l'Etat, inscrit dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse, et passible de 45.000 euros d'amende.
Dans le dossier d'Hervé Eon, le Parquet avait requis 1.000 euros d'amende, mais le juge avait décidé d'une peine de principe de 30 euros avec sursis, un choix confirmé en appel.
L'avocate d'Hervé Eon, Me Dominique Noguères, y vit elle aussi "une question de principe". "Même si la condamnation a été très légère, il est ahurissant que ce monsieur ait été arrêté et poursuivi en justice" pour offense au chef de l'Etat, estime l'avocate, invoquant -avec son client, l'agresseur- le fait que "le nom du président de la République n'était même pas cité" sur la pancarte litigieuse. L'insulte s'adressait-elle donc au président ou bien était-elle dirigée contre un organisateur du Salon ?...
VOIR et ENTENDRE l'agresseur qui n'assume pas avoir visé le président en 2008:
En 2004, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) de Strasbourg avait déjà poussé la France à abroger un délit similaire, celui d'offense à chef de l'Etat étranger. Dans un arrêt de 2002 concernant Le Monde, ils avaient négligé l'obligation de respect de la fonction - et donc de la République - estimant en effet qu'il revenait à "conférer aux chefs d'Etat étrangers un privilège exorbitant", car leur seul statut leur permettait ainsi de se soustraire à la critique. Un argument repris par les détracteurs du délit d'offense au chef de l'Etat, qui y voient une survivance du crime de lèse-majesté et ont tenté à plusieurs reprises de l'abroger, au Sénat et à l'Assemblée nationale. 
En vain.
Me Dominique Noguères est une petite-fille et fille de...
Est-ce ainsi qu'on est présidente de la fédération parisienne de la LDH ? On la trouve dan les prétoires aux côtés des immigrants clandestins et on l'a ainsi trouvée un matin de mars 1996 devant l'église Saint-Ambroise à Paris, occupée par des Africains: "J'ai tout de suite compris que c'était une grosse affaire" , a-t-elle alors lancé et n'a plus lâché les sans-papiers, se faisant aussi embarquer par la police lors de l'évacuation du gymnase Japy, quelques jours plus tard. A une manifestation devant la préfecture de police de Paris, elle est prise à partie par les CRS, joue l'étouffement contre les grilles du métro. A la Ligue, l'avocate est en communauté de pensée avec les "juges rouges" du Syndicat de la Magistrature (SM): "Pas l'ouverture des frontières sans condition, mais la liberté de circulation. Les gens ont le droit d'aller et de venir comme ils veulent; c'est différent du droit au séjour." Autrement dit, le droit de son pays, elle ne le reconnaît pas mieux qu'un islamiste.
Clairement, ses positions la rapprochent moins de la LDH que de Ras l'Front, réseau associatif d'extrême gauche - proche des antifas- ciblant l'extrême droite. Aujourd'hui, l'avocate s'exaspère de la loi du socialiste Jean-Pierre Chevènement (que Hollande aurait pressenti pour prendre la tête de la Fondation pour les Oeuvres de l'islam de France), "qui a rebricolé les lois Pasqua, avec des effets désastreux". Elle se disait "révulsée" par le cas "des célibataires qui ont dix ans de séjour ici, haut comme ça de feuilles de paye et qui sont rejetés de la régularisation". Gageons que les morts violentes provoquées par les terroristes islamistes n'ont pas fait vaciller ses convictions. Un gagne pain.

Le cri de "P'tit zizi" à l'adresse de Manuel Valls, premier ministre de la France, est-il  un compliment ?


"Injonction" de passer un contrôle médical normatif ?
Son syndrome du petit pénis expliquerait les crises du premier ministre.
Certains pensent même que sa brutalité trahirait un micro organe. 


dimanche 20 septembre 2015

Laval: la station d'épuration de Guillaume Garot provoque la pollution de l'eau

L'eau potable interdite à la consommation de 90.000 habitants de Mayenne  

La pollution du réseau d'eau du robinet de Laval et sept communes des environs rend l'eau impropre à la consommation
 
La préfecture de Mayenne a recommandé aux habitants de la commune de Guillaume Garot de ne pas boire l'eau publique. Suite à un problème informatique, boire  l'eau courante fait courir un risque sanitaire aux habitants de Laval, a révélé samedi la préfecture de la Mayenne. 
80.000 habitants de huit communes: Laval, Ahuillé, Changé, Entrammes, L'Huisserie, Montigné, Nuillé-sur-Vicoin et Saint-Berthevin victimes d'une pollution qui a rendu l'eau du robinet impropre à la consommation  sur le réseau de l'agglomération de Laval 
.
Embarras de l'ex-ministre délégué à l'Agroalimentaire dans le gouvernement Ayrault II

Actuellement député de la Mayenne, il était maire de Laval de 2008 à 2012 et sa station d'épuration se révèle défaillante. Une défaillance technique serait à l'origine de la pollution du réseau d'eau, indique dans un communiqué François Zocchetto, le sénateur-maire d'opposition. Ancien adjoint à François d'Aubert, maire centriste de 1995 à 2002, F. Zocchetto a vaincu en mars 2014 le maire sortant socialiste Jean-Christophe Boyer, successeur de Guillaume Garot. Ce dernier a été porte-parole de la candidate Ségolène Royal battue dans la course au congrès de Reims, en 2009."

De l'eau de la Mayenne non traitée est entrée dans le réseau d'eau potable", a indiqué le maire. "Du fait des mesures mises en oeuvre sur le réseau pour le retour à la normale, l'eau peut être colorée et contenir des dépôts", a précisé la préfecture. "En cas de consommation de l'eau non bouillie, les principaux troubles pouvant survenir sont des troubles gastro-intestinaux", préviente la préfecture.
3.600 mètres cubes d'eau ont été puisés directement dans la rivière Mayenne, sans être traités, et mélangés avec l'eau potable. C'est ainsi que le réseau de distribution public de l'agglomération lavalloise a été contaminé.
Faire bouillir l'eau avant de la consommer
"L'eau ne doit pas être utilisée directement pour la boisson", prévient la préfecture dans un communiqué, mais "elle peut cependant être utilisée pour la préparation des aliments et à la boisson à condition de la faire bouillir au préalable 2 à 3 minutes". 
"Pour les autres usages, l'eau du réseau public reste utilisable (toilettes, douches)", précise la préfecture qui a convoqué une conférence de presse en urgence samedi matin afin de relayer l'information auprès de la population.
"Ces restrictions pourront se prolonger pendant quelques jours et probablement jusqu'au mardi 22 septembre", précise la préfecture.
Pour accélérer le processus de décontamination, les bornes incendies de toute l'agglomération ont été ouvertes afin de purger le réseau. Un processus dont la durée est estimée à environ 72 heures et qui devrait donc être achevé sous peu. Le retour à la normale devrait ainsi se faire d'ici mardi 22.

jeudi 23 mai 2013

Charles Hernu, ancien ministre de Mitterrand, a-t-il servi le régime de Vichy jusqu'au bout ?

Après Mitterrand, Charles Hernu, traité de collabo, preuves à l'appui

L'hebdomadaire Le Point fait état d'une accusation
de "Franc-Maçonnerie Magazine", ce jeudi
Le journaliste Jean-Moïse Braitberg a enquêté et retrouvé des témoins de l'époque et les procès-verbaux qui attestent du passé trouble de Charles Hernu.
Le député-maire socialiste de Villeurbanne, décédé en 1990, était franc-maçon. Ce sont ses frères qui les premiers l'ont sommé en vain de s'expliquer. sur le passé collaborationniste de Hernu avant qu'il ne soit évoqué par les media et historiens. L'Idiot international de Jean-Edern Hallier ou encore L'Événement du jeudi de Jean-François Kahn s'en étaient déjà fait l'écho. 

Mais,  à l'appui de ces affirmations, Franc-Maçonnerie Magazine publie cette semaine des documents inédits, à commencer par le procès-verbal de l'interrogatoire de l'ancien ministre dans sa prison de Grenoble où il est incarcéré à la Libération. 

Propagande ouvrière 

Selon le récit du magazine, Eugène Charles Hernu, âgé de 20 ans en 1943, est
appelé à servir dans les chantiers de jeunesse créés par Vichy qui remplacent le service militaire. 
Au printemps 1944, il est réformé et rejoint le service de la propagande ouvrière à Lyon, dépendant de l'information sociale. Dans sa thèse sur la propagande sous Vichy, l'ancien patron du journal Le Parisien, Philippe Amaury, écrit : "La propagande ouvrière est la plus dynamique et la mieux organisée. (...) Il s'agit de rallier les ouvriers à la Révolution nationale, à la charte du travail, de leur faire accepter la relève et le STO. (...) Les cadres du mouvement sont regroupés dans les Ouvriers de la Révolution nationale, dont le secrétaire général est Félix Fossat. (...) En juin 1942, la propagande ouvrière est placée sous la responsabilité directe de Laval et devient une direction du ministère de l'Information. Le service comprend des délégués régionaux et départementaux." 
Après un stage en avril 1944 à l'École des cadres de Mayet-de-Montagne, dans l'Allier, Hernu est nommé délégué départemental à l'information sociale pour le département de l'Isère. À Grenoble, sa mission est la suivante : "Le délégué a pour mission de briser l'hostilité contre la relève et contribuer au climat de collaboration franco-allemande... en faisant comprendre le caractère européen de la lutte menée par l'Allemagne contre le bolchevisme. (... ) Le principal but de l'information ouvrière est de dresser entre les communistes et les travailleurs une digue solide et de ramener les ouvriers à la Révolution nationale.
Le délégué est titulaire d'une carte qui porte la mention "Je déclare n'être ni juif, ni franc-maçon, ni communiste et m'engage à servir de toute ma ferveur l'oeuvre du Maréchal". 

À partir de 1943,
une commission de propagande pour le STO est formée au ministère de l'Information. 
Elle comprend des représentants des services allemands et des ministères français. "Chaque mois, les délégués départementaux étaient réunis à Vichy pour faire le point au cours d'une journée de formation et de débat." Hernu s'y rendra jusqu'en juillet 1944. 

Collabo zélé ? 
Charles Hernu, ministre de la Défense

(1981-85) de François Mitterrand
"Fin mai 1944, les carottes sont cuites pour la politique de collaboration" écrit Braitberg. Le 4 mai, le général de Gaulle a signé le décret décernant la croix de la Libération à la ville de Grenoble. "Mais, plutôt que de s'engager dans la Résistance ou de rejoindre le maquis à l'instar de nombreux garçons parfois plus jeunes que lui, le zélé délégué à l'information continue à travailler en étroite collaboration avec la préfecture de l'Isère qui, sous les ordres de Philippe Frantz, mène une politique de répression impitoyable contre les maquis de l'Isère. Ce qui vaudra à ce préfet de 33 ans d'être exécuté par les FFI. À la suite de cette exécution, Hernu écrit à son chef, l'ancien communiste Félix Fossat, une lettre indignée, demandant que soit accrue la répression contre la Résistance." 
Charles Hernu sera incarcéré à la Libération. 
Non pas, comme il l'a prétendu, en raison de rumeurs anonymes sur son action durant l'Occupation mais à la suite de ses activités de délégué départemental à l'information sociale
En outre, il fait alors l'objet d'une plainte d'un commerçant juif qui l'accuse de l'avoir exproprié de son magasin. Des faits que Charles Hernu nie, reconnaissant au passage sa fonction de délégué départemental à l'information sociale, comme l'atteste cet extrait du P-V d'interrogatoire publié par le magazine : "Je suis arrivé à Grenoble fin mai 1944. (...) Le but de ma venue à Grenoble était d'exercer les fonctions de délégué départemental à l'information sociale. (...) je n'ai jamais eu en ma possession les clefs du local en question, dans lequel je n'ai jamais pénétré. Dans ces conditions, si M. Wolberg, fourreur, a été victime de vols, ce que j'ignore, ils ne peuvent m'être imputables."

Charles Hernu, espion ?


Lionel Jospin, Premier ministre en 1998, a levé le secret défense sur "l'affaire Hernu", verrouillée depuis huit ans dans les coffres de la DST, et le juge parisien Jean-Paul Valat a consulté, dans les locaux de la DST (le contre-espionnage français), le "dossier Hernu", l'ancien ministre de la Défense socialiste suspecté d'avoir dans sa jeunesse joué l'agent des pays de l'Est.  Dans une lettre datée du 30 juillet, selon l'Express, Lionel Jospin a autorisé le magistrat  afin de juger sur pièces si Charles Hernu a été entre 1953 et 1963 un agent des services bulgares, voire soviétiques

Les ministères de l'Intérieur et de la Défense, deux fiefs maçons

Rue de Grenelle
, Vincent Peillon est très inspiré par les idées défendues dans les loges.
L'un de ses plus proches conseillers politiques, Marc Mancel, qui officie aux côtés de George Pau-Langevin, la ministre chargée de la Réussite éducative, serait membre du GO. Parmi d'autres "frères" influents à l'Éducation nationale, figure également l'ancien recteur Christian Forestier, qui fut directeur de cabinet de Jack Lang au ministère de 2000 à 2002. Administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers et membre du Haut Conseil de l'Éducation, il coprésidait le comité de pilotage des rythmes scolaires instauré par Luc Chatel et il a été nommé en juillet parmi les quatre animateurs de la concertation sur l'école par Vincent Peillon.

Place Beauvau, Manuel Valls est en phase avec une administration où l'appartenance aux loges est réputée pouvoir accélérer les carrières. "Sous l'Empire, 90 % des commissaires de police étaient maçons. Cette proportion a diminué pour atteindre environ 10 % aujourd'hui", estime Alain Bauer, criminologue de profession et coauteur de nombreux ouvrages sur la maçonnerie. Lorsque Nicolas Sarkozy dirigeait le ministère de l'Intérieur, il avait justement recours aux "lumières" du frère Bauer, nommé en 2003 président du conseil d'orientation de l'Observatoire national de la délinquance. Claude Guéant, considéré comme plus proche de la Grande Loge nationale française (GLNF), obédience spiritualiste, n'a pas dérogé à cette règle Place Beauvau, s'appuyant quand il le fallait sur les réseaux maçonniques, notamment au sein des syndicats de policiers et de la préfecture de police de Paris.
Manuel Valls, épaulé par son conseiller Yves Colmou, autre initié au GO, peut compter sur son passé maçonnique pour conforter son assise. "Il n'en a pas besoin pour asseoir son autorité politique", avance l'un de ses conseillers. Mais l'un de ses meilleurs amis, croisé naguère chez les jeunes rocardiens, demeure Alain Bauer, auprès de qui il continue de puiser régulièrement quelques conseils. La nomination de Renaud Vedel, ancien bras droit du préfet de police de Paris Michel Gaudin, comme directeur adjoint de cabinet de Valls, ne serait pas sans rapport avec l'appui dont il a bénéficié de la part de Bauer. Ce dernier, en expert, résume: "La franc-maçonnerie a peu de pouvoir réel ; en revanche, elle a une grosse capacité de résistance. Elle peut faire échouer à peu près tout!"

Le climat est similaire au ministère de la Défense, où les obédiences se livrent, traditionnellement, à des bagarres de prés carrés. 
"Difficile de nier l'influence maçonnique à l'hôtel de Brienne, siège du ministère", confirme l'initié Patrice Hernu, fils de l'ancien ministre de Mitterrand. L'arrivée de Jean-Yves Le Drian et de son directeur de cabinet Cédric Léwandowski, deux frères, au ministère a fait jaser dans les loges. Cédric Léwandowski possède un réseau étendu, constitué au fil de sa carrière: il a, entre autres, travaillé comme conseiller au groupe socialiste à l'Assemblée, chargé de mission auprès du frère député Christian Pierret, chef de cabinet du frère Jean-Jacques Queyranne à la mairie de Bron, assistant parlementaire puis collaborateur du ministre de la Défense Alain Richard, chef de cabinet du président d'EDF, le frère François Roussely, et membre du groupe de réflexion sur la recherche stratégique piloté en 2007 par le frère Alain Bauer. Un CV très maçonnique - que l'intéressé ne commente pas - qui explique en partie sa nomination comme bras droit de Jean-Yves Le Drian !

Charles Hernu, ministre de la Défense, a dû démissionner en 1985, et se consacrer exclusivement à la mairie de Villeurbanne, après avoir finalement endossé l’ordre de faire exploser en 1985 le bateau Rainbow Warrior dans laquelle est impliqué Gérard Royal, un frère de l'ex-concubine du Président Hollande, pour ne pas gêner les essais nucléaires français dans le Pacifique, un photographe ayant été tué dans l’explosion. 



Le sénateur-maire PS, Gilbert Chabroux, n'a-t-il pas été mal inspiré de donner
le nom de son prédécesseur Charles Hernu à la place des Charpennes et à une station de métro de Villeurbanne ?

jeudi 14 avril 2011

Violences physiques: les petits innocents de Laval


L'homme est-il naturellement bon ou perverti par la société ?

Agression ou petits jeux d'enfants ?

"Nous avons des faits de violence dans une école", a révélé le procureur, Raphaël Sanesi, lors d'un point de presse.
Un groupe d'élèves de CM2, mûrs pour le collège, aurait fait subir des humiliations et des sévices à caractère scatologique et sexuel à une vingtaine d'enfants de maternelle et de CP à l'école Val-de-Bootz de Laval (Mayenne), qui compte 151 élèves et dépend de l'académie de Nantes.

Les faits remontent à ...trois semaines dans les toilettes de cette école publique, d'après les informations de RTL. Pendant les récréations, six à neuf gentils petits écoliers de CM2 auraient forcé dix-neuf enfants de maternelle et de CP sous la menace de coups.

Le personnel territorial pris en défaut
Europe 1 précise que ce sont des parents d'élèves de maternelle qui ont donné l'alerte après avoir observé un comportement inhabituellement violent chez leurs enfants. L'alerte a en fait été donnée par les parents d'une fillette de maternelle victime d'une infection urinaire.

Les policiers de la brigade des mineurs de Laval (Mayenne) procèdent actuellement à des auditions au sein de l'école, où six enfants ont déjà été entendus selon France Bleu Mayenne. D'autres élèves et le personnel enseignant devaient témoigner à leur tour mardi 12 avril.

L'enquête se poursuit

L'Éducation nationale n'a pas ouvert d'enquête administrative. La mairie a renforcé les moyens de surveillance dans l'école.

Dépôt de plainte
Contrairement à ce qui a pu être annoncé par ailleurs, à ce jour aucune plainte n'a été enregistrée au commissariat de police de Laval. Les parents d'élèves, alertés par des comportements anormaux de leurs enfants, ont écrit au procureur de la République pour lui signaler des faits suspects. C'est ce dernier qui a demandé qu'une enquête soit menée pour faire le jour sur cette affaire.

Auditions
La direction de l'établissement n'avait toujours pas réagi mardi matin.Les auditions des écoliers se poursuivent toujours. Les enseignants ont été entendus mardi, selon l'inspectrice d'académie, Solange Deloustal.

Cellule psychologique
Six professionnels de santé sont à la disposition des parents, des élèves et des enseignants. Plus d'une vingtaine de familles en ont déjà bénéficié ainsi que des élèves.

Enquête administrative
Le ministre de l'Éducation nationale a demandé que « toute la lumière soit faite sur les faits ». L'inspectrice d'académie a déclaré qu'il n'y avait pas pour le moment d'ouverture d'enquête administrative. « Il faut laisser le temps à la justice », a-t-elle déclaré.

La mairie de Laval n'a pas non plus ouvert d'enquête interne. Dans les écoles maternelles, les enseignants relèvent de l'Éducation nationale, alors que les d'agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) sont du personnel municipal.
Alors que la mairie ne dispose pas d'effectifs pour le service minimum d'accueil les jours de grève, elle a trouvé trois surveillants supplémentaires pour l'occasion.

Gauche régressive

Le SNU-ipp (FSU) et la FCPE n'ont pas encore fait subir leurs habituels sévices à caractère scatologique politicien au ministre de l’Education, qui a demandé mardi que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Luc Chatel en a profité pour rappeler « à leurs responsabilités l’ensemble des équipes pédagogiques sur les cas de harcèlement qui peuvent exister au sein des établissements et qui, trop souvent, échappent à la vigilance des adultes ».
N'est-ce donc pas déjà le cas ?

La part du maire

Les postes d'encadrement sont pourvus par les municipalités et la responsabilité incombe donc au maire, un fils de... député européen, dont aucun organe de presse ne rappelle qu'il s'agit de Guillaume Garot (photo ci-dessus, premier secrétaire fédéral du PS de la Mayenne), député-maire de Laval et président de sa communauté d'agglomération.
Ce ségogol est de surcroît porte-parole de Sa Cynique Majesté Royal, laquelle s'est fait mousser en tant que ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin auprès du ministre de l'Éducation nationale Claude Allègre (1997-2000): ne s'est-elle pas illustrée dans les media sur la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles, ainsi qu'à la protection des mineurs)?

Tout ça pour ça, aujourd'hui...

mardi 22 février 2011

Négationnisme: pacifisme et collaborationnisme de la gauche

La gauche a-t-elle fait le lit de la collaboration ?

Le négationnisme historique fonde la 'pensée unique' et le 'politiquement correct'

Au rebours de croyances largement répandues, une partie de la gauche antiraciste des années 1920 et 1930 s’est massivement ralliée au pacifisme en 1938, avant de rejoindre le régime de Vichy ou les mouvements ultra collaborationnistes. A l’inverse, il souligne que la droite républicaine mais aussi les partis « nationaux » – Camelots du roi ou Jeunesse patriotes – ont joué un rôle décisif dans l’essor de la Résistance française à ses débuts. Plutôt que de scruter les «dérives» de la gauche vers la droite, Simon Epstein, dans son livre, Un Paradoxe français, considère le marqueur «antisémitisme» et s'interroge sur son caractère décisif ou non dans le choix fait par les élites politiques soit de Vichy et de la Collaboration, soit de la Résistance. On est alors frappé par la foule de ceux qui, ayant milité dans les années 1930 à la LICA, l'ancêtre de la LICRA, Ligue contre le racisme et l'antisémitisme, s'abîmeront dans les pires engagements de la Collaboration. Ainsi, pour commencer,Jean-Marie Balestre, le président de la puissante Fédération internationale du sport automobile, récemment décédé, à titre d'exemple de ces métamorphoses vertueuses. Ancien Waffen SS, Jean-Marie Balestre était, en 1939 encore, membre du bureau des jeunes de la LICA (LICRA). Or, une telle volte-face n'est en rien une bizarrerie.

Eric Zemmour a lu ce livre publié par Albin Michel (2008).
VOIR et ENTENDRE Eric Zemmour:


Exemples de personnalités du régime de Vichy venues de la gauche antiraciste

René Belin, numéro 2 de la CGT déclare à la revue anti-raciste « Droit de vivre » en juin 1939: « La classe ouvrière est profondément anti-raciste. Je suis entièrement d’accord avec l’action de la LICA ». Cela ne l’empêche pas de devenir ministre de la production industrielle et du travail du maréchal Pétain et de figurer parmi les signataires du statut des Juifs du 8 octobre 1940.

Gaston Bergery, membre du parti radical, écrit en 1936 « Le racisme et l’antisémitisme sont contraires à l’idée de Nation… C’est la diversion, le recherche du bouc émissaire, et c’est là une opération abominable ». Cependant, il vote les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, devient un militant actif de la Révolution nationale et de la collaboration, avant d’être nommé ambassadeur du maréchal à Moscou puis à Ankara.

Georges Bonnet, député radical-socialiste, ministre des affaires étrangères en 1938 et 1939, président d’honneur du « Deuxième congrès international du rassemblement mondial contre le racisme » déclare en 1938 « La France doit donner l’hospitalité à tous ceux dont la vie est menacée ». Pourtant, lui aussi devient un notable de Vichy et approuve la rencontre de Montoire entre Pétain et Hitler dont il salue le « caractère historique » car « marquant le début d’une organisation nouvelle de l’Europe dans laquelle la France et l’Allemagne, chacune avec son génie, doivent tenir une place… »

Gratien Candace, député de gauche de la Guadeloupe proclame en janvier 1939 que « le racisme est la plus grande honte politique et sociale du XX ème siècle ». Lui aussi vote les pleins pouvoirs au régime du maréchal Pétain et entre dans le « Conseil national » de Vichy. Charles Pivert, militant à la SFIO déclare lors d’un congrès de la LICA que « le fascisme comme le racisme, est un état de régression sociale ». Pourtant, il adhère sons l’occupation à une organisation collaborationniste « France-Europe » et écrit dans la revue « Germinal ». Eugène Frot, député socialiste, plusieurs fois ministre, est membre d’honneur « du centre de liaison des comités pour le statut des immigrés » (lié à la LICA/LICRA). Il vote pour Pétain en juillet 1940, intègre le Conseil national de Vichy et « l’amicale lavaliste ».

Intellectuels, écrivains, journalistes

L’auteur cite divers intellectuels et écrivains, connus pour leur engagement humaniste et antiraciste, dans les années 1920-1930 qui se sont ralliés au régime de Vichy, par pacifisme, et ont soutenu, à des degré divers, le principe de collaboration : Georges Blondel, René Laforgue, Marcelle Capy, Jean Cocteau, Jean Giono, Maurice Rostand, Marcel Aymé, Pierre Benoit, Jacques de Lacretelle, Marcel Jouhandeau, André Thérive.

Les journalistes sont nombreux à avoir ainsi basculé de la défense des bons sentiments humanitaires et anti-racistes à un soutien inconditionnel du régime du maréchal Pétain : Emile Roche et Pierre Dominique (« La République »), Robert de Beauplan, Stéphane Lauzanne (rédacteur en chef du Matin), Léon Bailby (Le Jour), Alain Laubreaux (l’Oeuvre, journal de gauche avant l’occupation). Certains vont même prendre des positions pro-allemandes : Pierre-Antoine Cousteau (rédacteur en chef de Paris-Soir) ; Jean Luchaire (patron des Nouveaux Temps), homme de gauche dans les années 1920 et 1930, devenu hitlérien après l’occupation.

Personnalités de l’ultra-collaboration

Deux sont particulièrement célèbres :

Marcel Déat, député SFIO, crée l’Union socialiste républicaine en 1935 et soutien le Front populaire, membre du comité de vigilance antifasciste, chantre de l’antiracisme dans les années 1920 et 1930 : « Il n’y a pas de pays qui soit plus réfractaire que la France à la notion de race, elle qui est l’admirable résultante historique de mélanges constants et de métissages indéfinis »… Les bons sentiments de Marcel Déat le conduisent au pacifisme (« Mourir pour Dantzig, non !), puis le transforment en partisan fanatique de la collaboration avec le Reich hitlérien.

Jacques Doriot dirige les Jeunesses communistes à partir de 1923, maire de Saint Denis en 1931, haut responsable du PCF, il crée sont parti populaire français en 1936. Dans les années 1920, il est l’avocat passionné de l’antimilitarisme et de l’anticolonialisme. Contrairement au reste du Parti communiste, il est proche de la LICA, condamne avec véhémence le racisme et l’antisémitisme. A partir de 1940, il prône l’intégration de la France dans l’Europe nationale socialiste, crée la légion française des volontaires qui combat en Russie aux côtés de la Wehrmacht.

L’auteur ne se limite pas à ces deux noms et présente le parcours de nombreuses personnalités, plusieurs centaines, venues de la gauche, dans les années 1920-1930 le plus souvent socialistes ou communistes, qui ont ainsi basculé du culte des bons sentiments humanistes à l’engagement ultra-collaborationniste, par exemple : Marc Augier (mouvement des auberges de jeunesse), Jean-Marie Marcel Capron (maire d’Alforville, PC), Jean-Marie Clamamus (maire de Bobigny, PC), Paul Perrin (député SFIO de la Seine), André Grisoni (radical-socialiste, maire de Courbevoie), Maurice Levillain (président du conseil général de la Seine – SFIO), Barthélémy Montagnon, Paul Rives (SFIO), René Château (député radical-socialiste, membre de la ligue des droits de l’homme), Claude Jamet (proche des communistes et des socialistes), Camille Planche (SFIO), Léon Emery (ligue des droits de l’homme, comité de vigilance anti-fasciste), George Dumoulin (CGT, SFIO), Maurice Ivan Sicard (venu de l’extrême gauche anti-fasciste), Pierre Thurotte (SFIO), Pierre Bonardi (LICA,devenue LICRA), Adrien Marquet (SFIO, maire de Bordeaux), etc.

Les origines nationalistes d’une partie de la Résistance

L’auteur dénonce la vision classique de la Résistance (supposée surtout de gauche) et démontre qu’elle trouve en grande partie ses origines dans la droite française, la droite républicaine, mais aussi dans les mouvements nationalistes comme les Camelots du Roi, les Jeunesses Patriotes, dont de nombreux militants ont refusé de suivre Maurras lorsque celui-ci a approuvé l’accord de Munich, l’armistice et la Collaboration. Parmi ces initiateurs de la Résistance française se trouvent notamment d’Estienne d’Orves, Rémy, Pierre Fourcaud, Maurice Duclos, André Dewavrin, Loustanau-Lacau, Marie-Madeleine Fourcade, Colonel Groussard, Pierre Nord, le Colonel Arnould, Henri Frenay, Pierre de Benouville, Charles Vallin, les frères François et Henri d’Astier de la Vigerie, etc.

Ce livre de Simon Epstein renverse un pilier idéologique de la pensée dominante depuis 1945 . Il montre l’ambivalence de certains sentiments humanitaires affichés et souligne à quel point les professions de foi humanistes et la bonne conscience anti-racistes ne conduisent pas forcément au choix du courage et de la générosité. Voilà pourquoi cet ouvrage audacieux, dérangeant, a été reçu dans le silence et l’indifférence.

L'Histoire est donc plus complexe que ce qu'on nous enseigne

Eric Zemmour bouscule les idées reçues, d'abord interprétée par l'Université française imprégnée de 'pensée unique', puis longtemps enseignées par les professeurs formatés dans les IUFM et diffusées par les livres scolaires choisis par les professeurs de la FSU, syndicat dominant.

Un paradoxe français de Simon Epstein: notice de l'éditeur:
Simon Epstein ouvre des dossiers patiemment constitués au fil des ans qui se fondent sur un socle informatif considérable portant sur deux catégories de Français,
- ceux qui protestèrent contre le racisme et l'antisémitisme dans les années 1920 et 1930, puis, dans les années 1940-1944, s'engagèrent dans la collaboration ;
- et ceux qui exprimèrent, d'une manière ou d'une autre, à un moment ou à un autre, une hostilité ou un préjugé à l'égard des Juifs, puis qui se retrouvèrent, l'heure venue, dans la Résistance.
Ce livre n'est ni l'histoire du philosémitisme ni celle de l'antisémitisme, il est l'histoire du passage de l'un à l'autre, et, si l'on veut, de l'autre à l'un. La principale source de Simon Epstein est la presse antiraciste qui ne se contente d'ailleurs pas de polémiquer vertement avec les antisémites et de saluer les détracteurs de l'antisémitisme. Elle observe avec vigilance, tout au long des années 1930, ceux qui changent de camp et qui glissent du philosémitisme à l'antisémitisme. En 1944 et dans les premières années de l'après-guerre, elle fournira un autre révélateur des dérives en publiant d'impressionnantes listes de 'traîtres', anciens compagnons de route, anciens adhérents, anciens dirigeants de la LICA [Ligue internationale contre l’antisémitisme, ancêtre de la LICRA] qui seront collaborateurs pendant la guerre.


Mais ce qui confère au livre de Simon Epstein sa portée essentielle tient à la mise en évidence de la variable principale qui détermine les choix de l'engagement. Plus que la gauche ou la droite, plus que l'antiracisme ou l'antisémitisme, c'est le pacifisme qui fait le tri.

mercredi 8 décembre 2010

Pétaudière Europe Ecologie-Les Verts (EELV): les portes claquent

La guerre froide des chefs est entrée à ébulition

3 semaines et la marmite bout déjà à la direction d'Europe Ecologie-Les Verts

L'eurodéputé Jean-Paul Besset, proche de Nicolas Hulot, a décidé de « renoncer à toute responsabilité » au sein du rassemblement écologiste alors qu'il devait prendre la tête de son parlement. Il dénonce un « climat délétère de guerre froide ». Or, pour une fois, ni le franc-parler de Daniel Cohn-Bendit, coutumier des prises de bec avec les Verts, ni les froides manipulations de la 'vieille ethique', Eva Joly, ne sont en cause.
Pourtant, le conflit est le mode habituel de fpnctionnement des Verts et des altermondialistes: lien PaSiDupes vers les attaques de J-Vincent Placé dirigées contre Daniel Cohn-Bendit, en avril dernier.

Une lettre rédigée par l'eurodéputé Jean-Paul Besset a mis le feu aux poudres.

Ce co-fondateur d'Europe Ecologie devait présider le conseil fédéral (parlement du parti) qui se réunit le week-end prochain, quand hier, il a disjoncté.
Comme si, à l'âge de la retraite (64 ans bien sonnés), il ne connaissait pas le milieu naturel des écolos, dans un courrier d'une grande virulence adressé aux dirigeants du parti, il affirme avoir décidé de « renoncer à toute responsabilité », décrivant un « climat délétère de guerre froide ». Il dénonce les « crispations », les « jeux claniques », la « comédie du pouvoir » et le « Monopoly des territoires ».

L'impossible cohabitation des chefs d'Europe Ecologie et des Verts

La montagne écolo a accouché d'EE-LV, une souris verte née d'une fécondation assistée, en novembre 2010
Lien PaSiDupes

Les cadres sont Cécile Duflot, secrétaire nationale provisoire (jusqu'au premier congrès, au printemps 2011), Jean-Paul Besset, le président, et Yannick Jadot, le porte-parole du parti, mais
- les figures historiques sont Daniel Cohn-Bendit et Jean-Paul Besset (députés européens), Dominique Voynet et Marie-Christine Blandin, sénatrices;
- les nouvelles arrivées: Alima Boumediene-Thiery (sénatrice), Karima Delli ou Eva Joly (députés européens), François de Rugy (député), et Anny Poursinoff;
- les bons clients des media, Noël Mamère, Yves Cochet (députés) et José Bové.

Au nom du mouvement des frères Cohn-Bendit (EE), Dany-le-rouge a estimé, hier, dans un entretien au journal 20 Minutes, que le rassemblement joue désormais à « quitte ou double ». « Je pense que les mots utilisés par Jean-Paul reflètent la réalité au sein du mouvement », a-t-il insisté.

Responsable des élections à EELV, Jean-Marc Brûlé (ex-Verts) regrette qu'une personne « aussi active, qui apporte beaucoup de contenu, prenne ses distances ». Et nuance : « Nous devons tenir compte du message de Jean-Paul Besset, même si le ton de sa lettre est parfois excessif. »

Les chichis crament dans l'huile de friture

Un communautarisme écolo

Tout sépare les troupes disparates d'Europe Ecologie, qui rassemble des écologistes issus de tous horizons, parfois réfractaires à toute forme d'organisation politique, et les Verts, organisés au contraire en parti depuis longtemps.

Echec de l'intégration verte

« La fusion-dépassement n'a pas eu lieu », regrette dans sa lettre Jean-Paul Besset, qui avait vaguement pour mission de travailler au rapprochement des différentes sensibilités.

La guerre entre 'ego' bio et altermondialistes

« Oui, il y a des problèmes humains, oui, la lutte est parfois vive entre ceux qui convoitent des sièges aux élections législatives, voire des postes de ministres ! reconnaît un membre de la direction. Mais ne pas comprendre cela, c'est rester dans l'idéalisme. C'est surtout ne pas être fait pour la politique. »
Un ex-Verts critique quelques récents eurodéputés issus d'Europe Ecologie « qui pensent qu'ils peuvent conduire la politique française depuis Strasbourg ou Bruxelles » !

Les Verts ne réussissent pas l'ouverture

La question qui prévaut aujourd'hui est de savoir si ces coopérateurs sont réellement solubles dans un parti politique. Après la bombe lancée par Jean-Paul Besset, chacun calme le jeu. « Les Verts se sont un peu ouverts, c'est certain, mais pas autant que nous le voudrions », estime Franck Laval, l'un des initiateurs d'Europe Ecologie.

Un des points en débat est la participation des coopérateurs à la désignation des candidats pour les élections. Les ex-Verts n'y sont pas favorables.
Peut-être sont-ils des totalitaires rentrés en manque d'une bonne analyse lourde et ...durable, comme le développement ?
En mai 2009, le chanteur F. Lalanne dénonçait déjà les Verts tendance rouge... Lien PaSiDupes
Et en août 2010,
Dany-le-rouge n'était plus assez rouge au goût des Verts qui tentèrent de le débarquer: lien PaSiDupes

Contre-offensive d'EE contre la glaciale Eva et l'hystérique Cécile
Dimanche soir dernier, plusieurs dizaines de responsables d'ONG et d'autres mouvements, comme Cap 21 (Corinne Lepage) ou Ni putes ni soumises, se sont encore réunis avec les frères Cohn-Bendit et leurs amis pour le premier dîner des « coopérateurs » d'EELV. En clair, ces coopérateurs sont des « adhérents light » qui refusent de se déterminer et de militer dans un parti...

Le mariage de raison électoraliste EE+LV ne tient pas

Les parents font chambre à part et les enfants se chamaillent. Bientôt, une nouvelle famille recomposée ?

samedi 16 janvier 2010

France: Zemmour stigmatise le pacifisme obsessionnel

La défaite de 1940 et l'esprit de Vichy,
conséquences de la pensée unique de l'entre-deux-guerres


Les victimes des cours d'Histoire -revue et corrigée par les profs de la FSU et de la CGT-Educ'action- tomberont des nues. Interpellés dans leurs certitudes, ils accuseront aussi sec Zemmour de révisionnisme. Il est en effet de ces journalistes impertinents qui revendiquent le droit à ré-éduquer les Français, mais à la manière qui dérange l'intelligentsia formatée par l'Education Nationale et la pensée unique.

Lire absolument ce qui suit, paru ce samedi 16 janvier dans Le Figaro Magazine, que vous ne lirez dans aucun livre d'histoire agréé par les syndicats de gauche.



1939-1940, une défaite annoncée


La défaite de 1940 et l'esprit de Vichy sont aussi la conséquence du pacifisme obsessionnel de la France de l'entre-deux-guerres, restée traumatisée par l'ép reuve de 1914-1918.

Vichy avait raison. De chercher et de désigner des responsables de la défaite de juin 1940. Vichy avait raison d'accuser la classe politique de la IIIe République, qui usa toute son énergie dans des luttes picrocholines d'un régime parlementaire dévoyé, et s'avéra incapable - à quelques exceptions près, comme un Barthou, malheureusement assassiné en 1934 - de définir avec réalisme une politique qui contienne l'appétit de revanche allemand. Raison de remettre en cause le climat d'avant-guerre, et surtout ce pacifisme devenu obsessionnel depuis l'hécatombe de 1914, véhiculé par la littérature [Romain Rolland -prix Nobel de ou Roger Martin du Gard -prix Nobel de littérature... dont France 2 a fait de Les Thibault une télésuite en 4 épisodes de propagande grand public], le cinéma [La Grande Illusion, film de Jean Renoir], et les instituteurs, relayé par la plupart des politiques, de Briand [prix Nobel de la Paix] à Laval [socialiste, comme le précédent]. Lire PaSiDupes Raison d'accuser l'état-major, incapable d'abolir la primauté de la défense, le souvenir fétichisé de la Marne, l'arrogance naïve de la ligne Maginot ; incapable de comprendre les intuitions du jeune colonel de Gaulle sur l'utilisation massive des chars attaquant en meute avec le soutien de l'aviation. Raison enfin de vouer aux gémonies « l'allié » anglais qui, aidé par les Américains de Wilson, qui ne nous portait pas dans son cœur, avait refusé à Clemenceau toutes les garanties géostratégiques (rive gauche du Rhin) et économiques (réparations et industrie de la Ruhr), nécessaires pour casser les reins de la machine de guerre allemande.

La défaite de 1940 était inscrite dans le traité de Versailles, comme l'avait tout de suite compris l'historien Jacques Bainville, mais aussi Foch ou Mangin. C'est que «l'allié » anglais était lui aussi obsédé par le passé, mais pas le même, non pas la guerre de 1914, mais les guerres de l'Empire, celui de Napoléon. L'Angleterre fut soucieuse avant tout d'empêcher le grand retour de la domination française sur le continent. Elle fut pressée de redonner son ancienne vigueur à l'Allemagne, afin qu'elle contienne l'éternel «militarisme français».

Lorsque Hitler remilitarisa la Rhénanie, en 1936, en violation du traité de Versailles, le président du Conseil, Albert Sarraut, tonna qu'il ne laisserait jamais Strasbourg à portée des canons allemands. L'état-major de Hitler savait qu'alors l'armée française était supérieure ; certains complotaient déjà contre Hitler. Un coup de fil du Premier ministre anglais calma les ardeurs guerrières de Sarraut. L'Angleterre ne voulait pas re voir le drapeau tricolore flotter sur le Rhin. Les Français s'inclinèrent. Hitler respira. La France avait perdu la guerre.

Une nouvelle guerre de Trente Ans de 1914 à 1945. Une guerre que les Français n'avaient pas su gagner en 1918, en signant l'armistice trop tôt sans pousser leur avantage, envahir l'Allemagne, prendre des gages territoriaux, entrer dans Berlin. L'ennui, pour Vichy, est que le maréchal Pétain incarnait justement cet état-major timoré et pusillanime, qui ne jurait que par la «couverture». C'est Pétain qui avait arrêté les offensives de Mangin et Nivelle en 1917 (malheureusement très meurtrières, mais pas moins que la défense sur la Marne). C'est ce qui lui valut sa popularité auprès des «anciens combattants». C'est Pétain qui refusa les innovations stratégiques, après-guerre, et couvrit de son prestige l'immobilisme de l'état-major. C'est enfin Pétain qui attira à Vichy tous les pacifistes, de droite et surtout de gauche, séduits par sa position attentiste et faussement neutraliste.

C'est donc par l'intermédiaire de Pétain qu'après l'entrevue de Montoire les pacifistes devinrent collaborateurs. La France se jeta dans les bras de Pétain, comme soulagée, alors même que, durant la campagne de France de mai-juin 1940, et contrairement à la légende répandue depuis, les soldats français s'étaient valeureusement battus. Cent mille morts, pendant trois semaines de combats, c'était le « taux » qu'on avait connu lors de la Première Guerre mondiale. La démographie française, déclinante depuis la fin du XIXe siècle, ne pouvait pas se permettre de poursuivre sur ce rythme.

Les Français et les Anglais font toujours les choses en sens contraire. Dans les années 1920 et 1930, quand la France essayait de s'arracher aux tentations du pacifisme et du renoncement, les Anglais se vautrèrent dans le soutien à l'Allemagne, la fascination de son establishment, jusqu'au roi, pour Hitler et le nazisme, puis la politique d'appeasement. Les choses changèrent avec l'arrivée de Churchill. Personnage fantasque, hors du commun, qui descendait à la fois d'ancêtres français et du célèbre Marlborough qui vainquit les armées de Louis XIV, Churchill était un Anglais atypique, qui admirait Jeanne d'Arc («Parfois, j'entends les voix de Jeanne, disait-il, elle me parle») et Napoléon («Rien de plus grand n'a été fait ici-bas», dit-il à de Gaulle, en visitant le tombeau des Invalides).

Churchill tenta par un ultime effort de pousser les Français à se battre encore. Il défendit tant qu'il put le général de Gaulle contre le mépris américain. Il engagea une guerre totale contre Hitler - qu'il finit par gagner -, au prix de la destruction de la machine économique de son pays et de la ruine de sa domination sur le monde.

A lire :
L’Impardonnable Défaite. 1918-1940, de Claude Quétel, JC Lattès, 410 p., 20 €.
Les Coups tordus de Churchill, de Bob Maloubier, Calmann-Lévy, 268 p., 15 €.

Histoire «1940 : l’impardonnable défaite ?» - C’est la question que Michel Field et Eric Zemmour poseront à leurs invités, Claude Quétel, François Kersaudy et Bob Maloubier, sur la chaîne Histoire, dans « Le Grand Débat », dimanche 17 janvier, à 18 h. Toutes les rediffusions sur www.histoire.fr

En quelques mots, cet article ouvre des pistes de réflexion pour ceux et celles qui souhaiteront vérifier ce que l'endoctrinement ne laisse pas paraître dans les media et les ouvrages scolaires et/ou militants.

mercredi 30 décembre 2009

Cambadélis, ex-stalinien socialiste, voudrait tondre Besson

Kostas réagit à la plainte de Besson

Le ministre Eric Besson a indiqué avoir décidé de "déposer plainte à l'encontre de Jean-Christophe Cambadélis et de Gérard Mordillat en raison des propos publics qu'ils ont tenus récemment. Lire PaSiDupes
Les deux avait assimilé son action et celle des agents de son ministère aux heures sombres du régime de Vichy et à l'entreprise criminelle d'extermination des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale", dans le journal ...Libération.
Cet comparaison avec Pierre Laval est un amalgame non seulement simpliste et outrancier mais aussi insultant pour celles et ceux qui ont eu à subir la France sous l'Occupation nazie.

-> Pierre Laval était député socialiste, grand ministre de la Troisième République, passé progressivement à la droite parlementaire et à Pétain. Numéro 2 de Vichy, il fut un promoteur du collaborationisme – c’est-à-dire un diplomate du compromis avec l’occupant nazi. Comme Déat, Laval illustre donc l'adaptation idéologique d’un homme de gauche à la situation historique dans laquelle il se trouve.
La comparaison des deux grotesques est aussi irresponsable qu’absurde.

Cambadélis chargé de l'épuration au PS ?

  • Kostas Cambadélis poursuit les ministres de l'ouverture de sa haine
  • Cambadélis accuse Hollande de l'échec du PS (lien Nouvel Observateur )



  • Cambadélis dénonce le « faux-pas » de Rocard (lien Nouvel Observateur )
    Michel Rocard, ancien Premier ministre, salua le discours de Nicolas Sarkozy à Toulon, déclarant qu'une "grande convergence est possible entre une droite réformatrice et intelligente" avec la "gauche non révolutionnaire".
    Réaction de Cambadélis:
    « Le député de Paris accuse Michel Rocard d'appeler à l'union nationale avec Nicolas Sarkozy et François Fillon. (Lien Nouvel Observateur) "Le pays a moins besoin d'une union des puissants que d'une autre politique. La tentation de l'union nationale est une réponse de forme à une question de fond. On ne peut pas répondre à la crise en poursuivant ou cautionnant la politique actuelle. Michel Rocard a commis un faux pas", ajouté le député de Paris. »

  • Kostas Cambadélis ne connaît pas la présomption d'innocence
    Juge et partie, il est l'un des accusateurs publics du tribunal révolutionnaire socialiste. De son ex-camarade au PS, il dit: "Pour moi, c'est Pierre Laval ». La cause est entendue.

  • Kostas Cambadélis est un violent
    A l'Assemblée Nationale, le bras d'honneur au Viagra de Maître Mamère est au fond plus symbolique de l'impuissance du PS que la volonté de casser de la droite chez Kostas Cambadélis.

  • A l'Assemblée Nationale, il avait menacé le Premier ministre, Dominique de Villepin, de violences physique, comme l'atteste les photos dont celle ci-contre.
    Lire aussi PaSiDupes
  • Kostas, l'éternel stalinien, est un frustré dangereux

    Il dénonce à tout-va


    -> Dernièrement, c'est Eric Besson qui subit ses aigreurs
    « A gauche, il n'a jamais été reconnu. Mais comme il s'estime plus intelligent que les autres, il finit par démontrer qu'il peut l'être à gauche comme à droite. Sans aucun état d'âme", avait alors suinté Cambadélis.

    -> Cambadélis dénonce la stratégie de Désirdavenir Royal avec le MoDem aux Régionales
    « En proposant une alliance au MoDem dans sa région Poitou-Charentes au premier tour, Sa Cynique Majesté Royal ne "voulait pas vraiment l'union", mais "voulait faire la démonstration" que François Bayrou "parle beaucoup d'union", mais n'en veut pas. » Et de commenter: « Ségolène Royal a l'habitude d'être singulière, tout le monde le sait".
    Cambadélis se situerait-il sur l' « axe central » anti-Sarkozy du MoDeM? De la la gelée Royal, Fanfan Bayrou ne confirme-t-il pas : « « Ce qu'elle fait, c'est souvent rigolo » ? (lien Le Figaro )


  • -> Cambadélis dénonça aussi le dépôt d'une gerbe sur la tombe de Pétain par François Mitterrand, puis les relations de ce dernier avec René Bousquet, l'ancien préfet de la Gironde sous l'Occupation. Un temps pressentit comme Premier secrétaire suite à la victoire de 1997,Lionel Jospin lui préféra François Hollande.

    -> Il interpelle Bernard Kouchner
    En septembre 2009, Kostas Cambadélis interpelle B. Kouchner, ministre des Affaire Etrangères de l'ouverture, sur le coup d'Etat au Honduras à l’encontre du président libéral progressiste, Manuel Zelaya, et exprime par courrier la nécessité d’une réaction européenne. « Depuis cette date, en dépit de déclarations bienvenues condamnant les auteurs de ce forfait institutionnel, l’Europe n’a pas pris d’initiative significative permettant le rétablissement de la démocratie au Honduras ». Il ajoute: »La France, qui est membre permanent du Conseil de sécurité, a, par ailleurs, ouvert un dialogue confiant et un partenariat avec le Brésil qui lui donnent une responsabilité particulière en cette affaire. »
    VOIR et ENTENDRE Moscovici, Védrine et Péan

    -> En revanche, Kostas Cambadélis n'accable Jack Lang d'aucun reproche

    Qu'a fait Jack Lang, ministre de la Culture de Mitterrand, serviteur de Vichy, pour mériter d'être intouchable au PS ? N'accepte-t-il pas des missions de la part de la majorité UMP:
    - Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions, ce qui lui vaut les critiques de Jean-Marc Ayrault et François Hollande et l'amène à démissionner de son mandat de secrétaire national et de son départ du bureau national le 11 juillet 2007;
    - Le 25 février 2009, il se rend à Cuba comme « émissaire spécial » de Nicolas Sarkozy pour relancer le dialogue franco-cubain, mais cette fois la direction du PS lui épargne ses critiques
    - Le 1 octobre 2009, Jack Lang fut également envoyé spécial de Nicolas Sarkozy en Corée du Nord.
    - Au printemps 2009, il apporte son soutien au projet de loi Hadopi, en désaccord avec les députés de son groupe présents lors des débats et le 12 mai, lors du vote solennel à l'Assemblée, Jack Lang est le seul membre du groupe PS à se prononcer pour.
    Comment Kostas Cambadélis justifie-t-il ce traitement de faveur ? Wikipedia ne connaît plus que les personnalités de droite condamnés ...

  • Cambadélis a-t-il jamais été reconnu au PS ?

    Le 8 déc. 2008, Julien Dray, un proche de Désirdavenir Royal, attaque deux lieutenants de Martine Aubry: Bartolone et ...Cambadélis.
    « J'ai été le premier à me livrer à un examen de la campagne présidentielle. Mais dans le moment actuel, nous ne sommes pas les pyromanes. Je tiens pour responsables de la situation deux camarades qui avaient le devoir par leur histoire de rassembler le PS. Je parle de Jean-Christophe Cambadélis et de Claude Bartolone. » (lien Le Figaro)

  • Les casseroles du vertueux Cambadélis
    Deux affaires sont venues contrarier l'avenir prometteur de Cambadélis alors numéro deux du PS. Battu aux élections de 1993, il s'était retrouvé au chômage. Malgré un réquisitoire clément où le député se voit seulement reprocher une partie fictive de son salaire dans une association de travailleurs migrants et à la MNEF (Wikipedia a réduit l'affaire à 88 mots...). Le journal Le Monde nous fait payer pour accéder à son article. Il ne reste que ceci: "Réservoir de militants » et « pompe à finances », la mutuelle étudiante [MNEF] a accompagné la gauche au pouvoir dans les années 1980 : ses combats internes, ses associations et sa dérive affairiste. [...] Dehors, dans le froid de ces premières semaines de mars, une génération naît à la politique et à la contestation étudiante. Dedans, devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, une autre répond de ses dérives financières. Cette génération-là a atteint la cinquantaine presque sans s'en apercevoir."
    Kostas doit prendre du champ, il se mit donc en retrait du Bureau national du Parti socialiste. A noter qu'il ne sera pas déclaré inéligible. Les plateaux de la balance de la justice penchent nettement à gauche.
  • Que reste-t-il de Cambadélis ?
    Parmi ses mandats électifs et ses fonctions, il a été vice-Président du Conseil Général de Paris et Vice Président de la Haute Cour de Justice de la République, ainsi que rapporteur pour avis du budget de l'enseignement supérieur.
    Par force, il est un des rares parlementaires à ne cumuler aucun mandat. Une situation mal vécue imposée par les électeurs. L'amer député de Paris lance alors sur son blog une pétition pour le mandat unique de député...
    Au PS, depuis le congrès du PS de novembre 2008, il n'est plus que secrétaire national en charge de l'Europe et des relations internationales.

    Les réactions de droite et de gauche
  • La réaction du député PS de Paris ne s'est pas faite attendre : "je me réjouis de pouvoir faire la démonstration publique que le ressort de l'évolution de Besson est le même que celui qui anima Laval", a affirmé à TF1 News. Début décembre, Jean-Christophe Cambadélis avait comparé dans Libération les deux hommes.
  • Quelque 80 députés socialistes ont pris la défense de leur camarade Cambadélis en lançant mardi un appel de soutien, dans lequel ils mettent au défi le ministre de l'Immigration de les poursuivre. "Nous, député(e)s de la République française, déclarons : caractériser l'itinéraire de Monsieur Besson n'est pas un délit, stigmatiser l'étranger et l'immigré dans le débat national dénature la République ; renvoyer les Afghans dans un pays en guerre est une faute grave au regard de notre histoire. Alors, si vous l'osez, poursuivez-nous, Monsieur le Ministre !"
  • L'UMP a immédiatement riposté dans un communiqué en dénonçant "un amalgame scandaleux et infondé" et des propos "indignes et irresponsables". "Monsieur Huchon devrait avoir honte de son comportement qui donne une piètre image de la qualité des responsables politiques nationaux", écrit Dominique Paillé, porte-parole du parti, en renouvelant le soutien de l'UMP à l'ex-PS Éric Besson, "objet à l'évidence de vengeances" de la part des socialistes.
  • Auteure d'un communiqué séparé, Valérie Pécresse appuie là où ça fait mal en évoquant les voix dissonantes au sein du PS : "Jean-Paul Huchon devrait s'excuser pour ses propos insultants, comme l'a d'ailleurs recommandé Julien Dray à Jean-Christophe Cambadélis qui a tenu des propos du même genre", juge la ministre de l'Enseignement supérieur.
  • Julien Dray, le député socialiste de l'Essonne, qui n'a pas hésité dimanche à appeler la gauche à participer au débat lancé par Éric Besson sur l'identité nationale, a estimé mercredi que Jean-Christophe Cambadélis devait "s'excuser" pour ses propos. Dray fait valoir que le parallèle établi entre Éric Besson et Pierre Laval "est une insulte grave". "Laval, c'est le principal collaborateur du régime nazi, il est même au coeur de la collaboration [...], il anticipe les demandes de l'occupant, notamment sur les déportations des juifs", a-t-il expliqué sur RMC. "Je comprends qu'on puisse être choqué" par cette comparaison, ajoute le député qui a été rétabli à la tête de la liste PS en Essonne pour les régionales, après son non-renvoi en correctionnelle dans une enquête sur des mouvements de fonds suspects sur ses comptes.

    Gérard Mordillat
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