POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Lauch F-X. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lauch F-X. Afficher tous les articles

dimanche 1 décembre 2019

Dans son "nouveau monde", Macron perpétue le scandale des "préfets hors cadre"


BFMTV rouvre le dossier du scandale des "préfets fantômes" 

Les "régimes spéciaux" dont il fallait dire un mot, ceux des hauts-fonctionnaires... 
Dans l'enquête "République : les derniers privilèges" diffusée lundi 25 novembre, BFMTV fait parler l'un de ces "préfets fantômes", lequel ne demande que ça, tant il est blessé d'être laissé pour compte. Il déballe ce qui se sait depuis des années, sans affectation, mais avec aigreur: s'il est professionnellement dévalorisé, il n'est pas pourtant pas démonétisé pour autant, en étant payé à rester chez lui sans rien faire, ni préfecture, ni mission. Les enquêteurs n'apporte aucune information nouvelle sur une pratique utilisée par tous les présidents de la Ve République, la nomination de proches collaborateurs "préfets" afin de les "recaser" : placard pour les uns, récompense pour les autres, mais rente à vie pour tous.

Recevoir 6.000 euros par mois pour rester chez soi, sans travailler, ce n'est ni injuste, ni humiliant pour certains. Cela peut être une réalité dans le corps préfectoral, mais aussi bien dans d'autres corps de hauts-fonctionnaires du Quai d'Orsay ou de l'Inspection des Affaires sociales: 
en 2013, François Chérèque, l’ancien secrétaire général de la CFDT avait été nommé inspecteur à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), après avoir été chargé par le gouvernement de superviser le plan national de lutte contre la pauvreté. Son protecteur, François Hollande, assistera à ses obsèques en 2017 Stéphane Lardy, l’homme de FO sur les questions d’emploi, rejoindra l’Inspection générale des affaires sociales, mais Macron le nommera directeur général de France compétences (1er mars 2019) comme l'ex-secrétaire général de la CGT, Thierry Le Paon, un ancien ouvrier soudeur, sera nommé par Valls à la lutte contre l’illettrisme.
Quant à Gérard Aschiéri, ancien secrétaire général - pendant neuf années - de la FSU, il siège depuis 2010, au Conseil économique, social et environnemental (CESE), la "chambre inutile de la République", où le salaire moyen des 150 fonctionnaires du palais d’Iéna approche les 4.000€/mois. Un niveau rarement vu dans la fonction publique, tout comme les 150.000€ annuels du secrétaire général. A ce prix-là, les agents ont en plus la possibilité de faire une heure de gym par jour sur leur temps de travail, et bénéficient d’un nombre de jours de congés qui fait que certains travaillent moins d’un jour sur deux en moyenne sur une année…
Dans une enquête baptisée "République : les deniers privilèges", BFMTV s’intéresse aux dysfonctionnements au sommet de l’Etat. Les équipes de la chaîne d’info ont rencontré Philippe Paolantoni, préfet de Wallis-et-Futuna en 2008, rappelé en 2010 à Paris et nommé préfet hors-cadre. "C’est-à-dire préfet sans préfecture, ni territoire. En clair, il est déclassé, placardisé", résument les auteurs du documentaire.
"J’ai demandé des rendez-vous, des instructions; on ne me répond pas. Donc vous restez chez vous", explique Philippe Paolantoni. "Je m’attachais à aller une fois par semaine au ministère pour montrer que j’étais toujours vivant, d’abord, et que je cherchais toujours du travail et il ne s’est rien passé". Sa fiche de paye, qu’il montre à la caméra, affiche un net à payer de 5.967,19 euros par mois. Il reconnaît lui-même que "toucher 5.900 euros par mois pour rester à la maison" est «scandaleux». "Etre payé à ne rien faire quand vous avez occupé des responsabilités, que vous avez le sentiment de ne pas avoir démérité, de ne pas avoir commis de faute, vous ne comprenez pas", poursuit-il pointant "un grand gaspillage sur le plan financier" et "une totale opacité dans la gestion du corps" préfectoral.

Philippe Paolantoni © capture d'écran BFM TV


"Sur les 257 membres du corps préfectoral, la moitié est sans affectation territoriale", précise BFMTV qui a demandé au ministère de l'Intérieur la liste des préfets hors cadre et leurs fonctions. La transparence, ce n'est encore pas sur ce sujet.

Les présidents nomment leurs fidèles préfets pour les récompenser  

S'il y a embouteillage chez les préfets, c’est aussi dû à une pratique, devenue banale : les chefs de l’Etat ont pris l’habitude de nommer leurs préfets fidèles et proches collaborateurs afin de les remercier de leurs bons et loyaux services. 
Face aux caméras, l'’ancien ministre socialiste de l'Agriculture Jean Glavany se livre ainsi à visage découvert sur cette pratique dont il a bénéficié en 1988, alors que la gauche était en difficulté, incertaine de remporter la présidentielle. "Il y a eu un mouvement de "tous aux abris", explique-t-il. Beaucoup de collaborateurs des cabinets ministériels, à l’Elysée, à Matignon qui n’avaient pas de statut, cherchaient à avoir des assurances, des garanties, des protections pour continuer leur vie administrative ou politique." François Mitterrand lui a alors proposé de devenir préfet hors cadre, pour le mettre à l’abri. "Il pensait à me protéger. (…) il était très affectueux, très protecteur à mon égard. Je lui disais on verra ça plus tard".
Il est nommé préfet trois mois avant la présidentielle. "Un job garanti à vie et un salaire très avantageux de 5.000 à 12.000 euros net par mois", soulignent les auteurs de l’enquête. Un poste qui lui permet également de devenir par la suite coordinateur des Jeux olympiques d’Albertville. Enfin, pour avoir été préfet 5 ans, il touche une pension de retraite de 4.500 euros à ce titre. S’ajoute à cela sa retraite de parlementaire. "Tous les hauts fonctionnaires qui ont fait de la politique ont les deux choses", évacue-t-il.
Les nominations de préfet hors cadre sont une pratique courante chez tous les présidents. 
François Mitterrand a nommé préfet cinquante de ses fidèles en deux septennats. Dernier en date, Emmanuel Macron a nommé son ex-chef de cabinet, François-Xavier Lauch, "préfet en charge d'une mission de service public". On est dans le confidentiel !

VOIR et ENTENDRE l'enquête diffusée lundi 25 novembre par BFMTV.
Dans un contexte de malaise social et de défiance envers les élus et les représentants de l’Etat, et malgré des mesures gouvernementales prises en faveur de plus de transparence, les équipes de BFMTV ont "fouillé" sur ceux qui jouissent des privilèges de la République. Existe-t-il des privilégiés parmi les serviteurs de l’Etat? Nos élus sont-ils devenus exemplaires? Y a-t-il toujours des pratiques illégales de détournement de frais professionnels ? Pourquoi certains salaires sont-ils distribués pour à des postes fantômes? Comment des fonctionnaires peuvent-ils cumuler plusieurs emplois?
"République : les deniers privilèges", une enquête signée par les journalistes Benoit Sarrade, Alexandre Funel et Etienne Grelet, sur BFMTV

lundi 29 juillet 2019

Le téléphone perdu de Benalla est retrouvé et il met en cause l'Elysée...

Des messages précédemment supprimés plongent l'Elysée dans l'embarras

Des échanges entre l'ex-chargé de mission et l'Elysée portent sur l'épisode de violences à la Contrescarpe, le 1er Mai à Paris. 


Image associée

Image associée
Un téléphone "perdu" toujours actif.
Le 21 juillet 2018, Benalla affirmait en garde à vue qu'il avait "perdu" son téléphone et qu'il ne souhaitait "pas donner d'éléments sur ce téléphone". Les données de ce portable personnel auraient été conservées "sur une clé USB", avait-il précisé le 5 octobre 2018, mais il lui fallait encore remettre la main  sur elle dans ses affaires. 
Le 19 février 2019, il avait finalement raconté que la clé USB "s'était perdue dans des déménagements successifs". Les enquêteurs sont parvenus à mettre la main sur le téléphone et on découvert qu'il était toujours actif alors qu'il était censé être "perdu". 
En effet, le 22 juillet 2018 à 22h01, près de trois mois après les violences, Benalla est entré en correspondance, via ce même appareil, avec le chef de cabinet de Brigitte Macron, Pierre-Olivier Costa. 
Ainsi, en mettant la main sur le téléphone déclaré perdu de Benalla, les enquêteurs ont mis au jour d'anciens messages supprimés d'Alexandre Benalla.
"Monsieur le Président, hier après-midi j’ai été invité par la Préfecture de Police à observer de l’intérieur la manifestation du 1er Mai; j’ai donc été équipé d’un casque et intégré à une équipe de policiers en civil et accompagné par un major de police. En fin d’après-midi, nous nous sommes retrouvés place de la Contrescarpe, où la situation a plus que dégénéré. Je ne me suis alors pas cantonné à mon rôle d’observateur (…) La scène assez violente a été filmée et même si on ne m’identifie pas très nettement je suis reconnaissable. Cette vidéo tourne actuellement sur les réseaux sociaux. Alexandre."

Ce message, révélé par Le Monde, Alexandre Benalla l'aurait envoyé directement à Emmanuel Macron quelques heures après l'incident, dans la nuit du 1er au 2 mai 2018. Le lendemain matin, il l'a transféré à Alexis Kohler, secrétaire général de l'Elysée.

Benalla a reçu des messages de soutien.
D'autres messages récupérés après effacement en disent long sur le climat délétère à l'Elysée. des mots de soutien à Alexandre Benalla. "Tous des cons Alexandre sois zen et fort c’est le patron qui décide et à 30 000 kilomètres (Emmanuel Macron se trouvait alors en voyage officiel en Australie) il ne décide rien te concernant", écrivait Jean-Luc Minet, le commandant militaire en second de la présidence de la République, un chef d'escadron, le 1er mai. "Merci pour ton soutien", avait répondu le chargé de mission, avant d’effacer soigneusement cet échange.


Alexandre Benalla, mandaté par l'Elysée, malgré son contrôle judiciaire

Rappelons une information d'août dernier révélant que l'homme de confiance de Macron s'est rendu à la PJ à bord d'un véhicule de l'Elysée. Huit jours plus tard, le jeune garde du corps de 26 ans a tenté de le récupérer à la fourrière, mandaté par... l'Elysée.

Le 20 juillet, deux jours après les révélations du Monde sur l'affaire Benalla, le jour même de sa mise à pied par l'Elysée,
l'ex-chargé de mission était encore au volant d'un véhicule de la flotte présidentielle. La Renault Talisman, immatriculée EY-196-VZ, gérée par le commandement militaire du palais de l'Elysée, dirigé par le général Eric Bio-Farina, était garée sur le trottoir d'une rue adjacente au Tribunal de Grande instance, où l'ex-chargé de la sécurité présidentielle devait répondre à une convocation de la PJ dans ses nouveaux locaux du 17e arrondissement de Paris dans le quartier des Batignolles. 

C'est donc à bord de ce véhicule de l'Elysée que le chargé de mission auprès du sous-préfet François-Xavier Lauch, chef de cabinet de la présidence, a déféré à sa convocation. Mais le jeune homme qui se croit tout permis n'a décidément pas de chance :
après 36 heures de garde à vue suivie de sa mise en examen, il ne retrouve pas la voiture garée en stationnement gênant : malgré son gyrophare deux tons et son pare-soleil estampillé 'police', le véhicule a été embarqué à la fourrière Chevaleret, dans le sud de la capitale.

Une procuration du commandement militaire de l'Elysée.
Huit jours et près de 500 euros de frais d'amende et de garde plus tard, c'est Alexandre Benalla en personne qui s'est présenté pour retirer la Renault présidentielle. 
Contrairement aux dénégations très vigoureuses alors émises par les cow-boys de l'Elysée, il était bien mandaté par le commandement militaire du palais présidentiel, qui n'a rien à refuser au protégé du patron. Sur ordre du général Bio-Farina, c'est le commandant militaire en second de la présidence de la République, Jean-Luc Minet, qui a fait parvenir une procuration avec sa pièce d'identité pour que Benalla, pourtant mis à pied depuis huit jours, remplisse cette mission.
Alerté de la présence de Benalla à la fourrière, le magistrat instructeur avait aussitôt saisi la police judiciaire. Ce qui a permis aux enquêteurs du Quai des Orfèvres de perquisitionner la voiture officielle.

L'Elysée et Alexandre Benalla ont violé les règles du contrôle judiciaire 
En dépit de la réglementation qui interdit au bodyguard du président d'exercer une mission de service public, le juge de la liberté et de la détention n'a pas été saisi. Interrogé, le Parquet de Paris ne voit aucun problème dans le fait que le commandement militaire chargé de la sécurité du Palais de l'Elysée passe par Benalla pour récupérer un véhicule officiel. Le ministère ne croit pas davantage que les gendarmes de l'Elysée aient voulu soustraire le véhicule à la curiosité de la police judiciaire.

Ce n'est pas l'avis des protagonistes de ce dossier d'instruction : "Etre missionné par le commandement militaire de l'Elysée peut s'apparenter à une mission de service public, argumente le procureur. Le juge de la liberté et de la détention aurait dû être saisi. Pas pour qu'Alexandre Benalla aille en prison [ce qui est prévu en cas de non-respect du contrôle judiciaire], mais pour démontrer que la justice traite tous les mis en cause à égalité."

Ce n'est pas la première fois que l'Elysée reste à la manœuvre pour assister son ex-chargé de mission
, pourtant mis à pied depuis le 20 juillet.
De même,
l'organisation de son entretien avec Le Monde pouvait laisser songeur. C'est Michèle Marchand, chargée de l'image du couple présidentiel, qui a présenté Marc Francelet au chargé de mission du chef de cabinet du président de la République. 
Papesse des paparazzis depuis qu'elle a fréquenté la pègre et fait de la prison, Mimi de Bestimage connaît l'ex-barbouze Francelet de longue date. Tous deux ont eu pour clients communs, entre autres, Johnny Hallyday ou bien, plus récemment, Zahia, le "cadeau d'anniversaire" que les féministes ne chipotent pas à Franck Ribéry alors qu'elle était mineure. Leur mission : valoriser et défendre leur image dans les media.

mercredi 20 février 2019

Des poursuites judiciaires contre Benalla et Crase pour "faux témoignage", demandés par la Commission d'enquête sénatoriale

La commission d'enquête du Sénat révèle des "faux témoignages" (et parjures) des deux comparses, parrainnés par Sébastien Lecornu

Mise en cause de l'entourage direct du chef de l'Etat

Résultat de recherche d'images pour "serment Benalla"
Parjure ?
"Il n'y aurait pas eu d'affaire Benalla si une sanction appropriée avait été prise le 2 mai par le licenciement de l'intéressé et l'information du procureur au titre de l'article 40 du code de procédure pénal," souligne Philippe Le Bas, le président de la commission d'enquête du Sénat sur l'affaire Benalla, lors la conférence de presse, réunie depuis 8 heures à huis clos, ce mercredi matin. La commission demande des poursuites contre Benalla et Crase pour "faux témoignage".

La commission sénatoriale pointe, par ailleurs, la cause : une série de "dysfonctionnements majeurs au sein des services de l'Etat". qui ont pu "affecter" la sécurité du président et "les intérêts" du pays. 
Les caïds de l'Elysée, Crase et Benalla
La commission évoque notamment "des pouvoirs excessifs laissés à un collaborateur inexpérimenté" dans le domaine de la sécurité du président, et "un sérieux manque de précaution dans la prévention des conflits d'intérêts de certains collaborateurs", en référence au contrat négocié avec un oligarque russe par Alexandre Benalla et Vincent Crase.

La protection du chef de l’Etat et de son entourage familial coûte près de 8 millions d’euros par an. Il convient d'ajouter à ce montant, les coûts supplémentaires pour l’utilisation des véhicules de la présidence par le GSPR (dirigé par le colonel Lionel Lavergne), ainsi que, les déplacements des policiers avant un voyage présidentiel en France ou à l’étranger pour effectuer un repérage et préparer son arrivée.
Le GSPR est composé d’une soixantaine d’agents, des femmes et des hommes très expérimentés. Ces agents sont recrutés au sein du Service de la Protection (SDLP) qui est une unité de la Police nationale et de la Force Sécurité Protection (FSP), elle-même composante du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).

La commission formule 13 préconisations

Résultat de recherche d'images pour "Crase Benalla"
Equipé d’un casque à visière des forces de l’ordre, Alexandre Benalla, 
chargé de la sécurité du chef de l’Etat, s’en est pris à un homme à terre, 
place de la Contrescarpe, le 1er mai 2018,
sous la responsabilité de Philippe Mizerski, au centre,
officier de la Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC)
 à la Préfecture de police de Paris (PP) dirigée par G. Collomb
Parmi elles, celle de "mettre fin à l'expérience des collaborateurs officieux du président de la République", dans son rapport rendu public mercredi. 

Résultat de recherche d'images pour "François-Xavier Lauch"
La commission présidée par Philippe Bas (LR) suggère aussi de "conditionner le recrutement des collaborateurs" du président à "une enquête administrative préalable" (ci-contre François-Xavier Lauch, son ex-chef de cabinet, depuis élevé, à 37 ans, au rang de "préfet chargé d’une mission de service public relevant du gouvernement") pour "s'assurer de la compatibilité de leur comportement" avec leurs missions futures. 

Outre ce renforcement de la "transparence", la commission veut améliorer les garanties pour "un haut niveau de sécurité" du président et "renforcer les pouvoirs de contrôle du Parlement".

lundi 1 octobre 2018

Au plus bas dans les sondages, Macron certifie qu'il ne changera pas de politique

Mais Jupiter veut descendre de l'Elysée au contact des "gens qui ne sont rien"

Les media "indépendants" affichent un "retour" de l'ex-banquier "au contact des gens"

FX. Lauch, son chef de Cabinet, derrière, dans un mouvement de recul 
- et de répulsion - face au contact de la plèbe


Sur le point d'achever ce dimanche sa tournée aux Antilles, au retour d'un déplacement aux Etats-Unis, Jupiter dit vouloir tenter une gouvernance moins verticale et retourner au contact des gens, selon des propos tenus dans un entretien avec le Journal du dimanche. Mais, en même temps, l'ex-banquier d'affaires dit également "assumer" son ...style, après une succession de critiques sur son attitude jugée hautaine. Le passage à l'horizontalité n'est donc pas gagné !

"Je ne suis pas parfait", mais je me plais comme ça !

Invité à commenter l'impact de ses propos désobligeants à chacune de ses sorties, donnant à penser qu'il n'aime pas les "gens qui ne sont rien" - "Gaulois réfractaires" aux bénéficiaires du "pognon de dingue" des aides sociales en passant par les "illettrés" bretons ou les Comoriens dont les "kwassa-kwassa [bateau long à fond plat] pêchent plus du comorien que du poisson" - sur son image, Jupiter juge "inévitable qu'il y ait des erreurs (...)". 
Mais il vient encore d'ajouter une nouvelle couche de son mépris, samedi, accablant les habitants pauvres de Saint-Martin qui n'ont pas été fichés de refaire leurs toits", tout en les comparant à leurs riches voisins de Saint-Barth, victimes, comme eux de l'ouragan Irma en août et septembre 2017, alors que, déjà président, il regardait ailleurs. 
"Je ne suis pas parfait". 
Et l'auto-satisfait d'ajouter, pour se disculper : "personne n'est parfait" ! 
"Qu'il y ait des choses qui ne soient pas bien faites, c'est donc normal. Il faut les corriger. Mais il faut aussi éviter de perdre collectivement du temps à parler de sujets qui sont accessoires. [Car ce qui ne va pas est accessoire...] 
Il refuse d'être jugé sur ses réalisations
"On doit juger sur sa capacité à répondre aux problèmes quotidiens des Français et tenir le cap historique pour notre pays", explique le chef de l'Etat. Les Français devront se contenter de son potentiel supposé.

Pas de changement de politique à espérer

Le chef de l'Etat a d'ailleurs affirmé qu'il ne changera pas de politique. Si Macron est prêt à revoir la forme, il s'entête à suivre le cap qu'il s'est fixé, en dépit de la croissance qui stagne, du pouvoir d'achat qui régresse et du chômage qui augmente... Peu importe l'absence d'ivresse, pourvu qu'on ait le flacon !
Dans cet entretien avec le JDD, alors qu'il se trouve une fois de plus à des milliers de kilomètres de la métropole, il affirme en clair qu' "il ne changera pas de politique".

"En aucun cas, je ne changerai de politique. Je me suis engagé à procéder aux transformations que notre pays, depuis des décennies, avait évitées par le petit jeu du tic-tac de droite et de gauche ou par les lâchetés, petites ou grandes. (…) Notre priorité n’est pas de durer, mais de faire", fait valoir le chef de l'Etat. 
Or, précisément, la population attend que ses leçons portent des fruits et, pour cela, il doit pouvoir compter sur tout le monde, y compris les soi-disant lâches, petits ou grands, qu'il honore de son mépris...
"Le méchant arrive et le mépris arrive avec lui".
Proverbe chinois : Le livre de la sagesse chinoise (1876)

mercredi 12 septembre 2018

Affaire Benalla : ce proche de Macron aurait profité qu'il était en Nouvelle-Calédonie

Benalla, petit chef  de l'Elysée quand les patrons sont ailleurs

Le supérieur hiérarchique d’Alexandre Benalla, a exposé ce mercredi le rôle du chargé de mission.
Résultat de recherche d'images pour "fx Lauch"
FX. Lauch, 35 ans, chef de cabinet de Macron,
après 2 ans directeur de cabinet du préfet des Alpes-Maritimes

Auditionné ce mercredi par la commission d’enquête du Sénat, François-Xavier Lauch, qui l'a nommé à sa fonction, a expliqué avoir été " choqué" en voyant la vidéo d’Alexandre Benalla violentant un manifestant. mais également les détails de la sanction prononcée avant son licenciement. Capture LCP

François-Xavier Lauch / © France3Cotedazur
"Chef d’orchestre des services de l’Elysée", comme il se plaît à se définir lui-même, François-Xavier Lauch a longuement répondu ce mercredi matin aux questions des sénateurs de la commission d’enquête sur l’ "affaire Benalla". Le supérieur hiérarchique du chargé de mission a d’une part assuré que la sanction prononcée à son encontre avait bien été appliquée et il a d’autre part détaillé les missions d’Alexandre Benalla auprès du président. L’une des nombreuses zones d’ombre qu’espéraient éclaircir les sénateurs.

Un "comportement individuel fautif", estime Lauch, tentant de s'exonérer de sa propre responsabilité individuelle
Résultat de recherche d'images pour "benalla Giverny"
 Commissaire Philippe Mizerski (de face à gauche)
et Alexandre Benalla (casqué à droite)
à Paris , le 1er mai 2018
Devant les représentants de la Chambre haute, François-Xavier Lauch a d’abord expliqué qu’il était en déplacement en Nouvelle Calédonie au moment de la manifestation du 1er mai, quand son chargé de mission s’est fait remarquer par ses brutalités sur deux manifestants d'extrême gauche. Il tente ainsi d'expliquer qu'il ne peut être tenu responsable de ce qu'un subalterne peut faire hors de sa vue. Il n’a pas lui-même assuré la gestion de ce cas précis et la sanction associée, se dédouane-t-il. 

Lauch se déclare solidaire, en revanche, de son supérieur hiérarchique. 
"Je ne peux que souscrire" à la décision de Patrick Strzoda [le directeur de cabinet du président] de suspendre Alexandre Benalla pour 15 joursa-t-il assuré. Et François-Xavier Lauch de préciser qu’il a en revanche ensuite géré la rétrogradation du chargé de mission de l’Elysée, à son retour de suspension, où il a été décidé d’une deuxième forme de sanction en réduisant largement son champ d'activité. Une sanction en deux temps.

Sur l’effectivité de ces sanctions, François-Xavier Lauch maintient  
Image associée
Il a répété que "M. Benalla n’a pas exercé ses fonctions de chargé de mission du 4 mai (où la sanction est entrée en application après lui avoir été notifiée le 3 mai) au 22 mai". Et de jurer : "Je ne l’ai pas vu pendant ces 15 jours. Je l’ai rappelé juste avant son retour en service. Je lui ai dit qu’il était attendu au service le 22 mai au matin et demandé à le voir le 24 mai."  A ce moment-là, François-Xavier Lauch l’aurait de nouveau "sermonné" - après l’avoir fait une première fois à chaud - car la vidéo de son chargé de mission violentant un manifestant l’avait "choqué", a-t-il assuré. 

Résultat de recherche d'images pour "benalla pantheon"
Par ailleurs, c’est à cette occasion que son supérieur lui a "notifié oralement ses nouvelles missions", c’est-à-dire exclusivement concentrées sur les événements organisés à l’Elysée et non plus à l’extérieur. "Il était évident qu’il ne pouvait plus avoir les mêmes missions. Nous avons décidé de lui retirer ce qui fait le sel de la fonction, les missions préparatoires propres à un déplacement. Il n’a plus accompagné en tant que chef de cabinet le président. […] Il l’a très mal vécu connaissant l’attachement qu’il avait pour les missions qu’il perdait. […] Mes équipes sont petites et donc il y a eu une charge de travail plus importante", a-t-il même commenté. Pour autant, le chef de cabinet du président de la République n’a pas remplacé Alexandre Benalla.

Lauch distingue participation et organisation d’événements

Les sénateurs ont toutefois rappelé que, à plusieurs reprises  après ces sanctions, le mis en cause avait été vu lors de visites privées du président. Et François-Xavier Lauch de justifier la présence d’Alexandre Benalla à "quatre moments". 
Lors de l’entrée au Panthéon de Simone Veil d’abord : "c’est moi qui ai pris en charge les missions préparatoires, sans M. Benalla. Une seule mission lui a été confiée : synchroniser l’arrivée des cortèges." 
Résultat de recherche d'images pour "benalla giverny"Dans les jardins de Claude Monet à Giverny (Eure), "c’est moi qui ai réalisé les deux missions préparatoires. Mais la visite a été déclassée en déplacement non-officiel. Donc il a pu l’accompagner :  lorsque c’est un déplacement privé ce n’est plus pareil." La question reste non élucidée sur le motif de ce déclassement...

Pour le 14 juillet, "M. Benalla était en charge de la question des invitations, environ 15.000, c’est vraiment quelque chose de masse... La vérification du placement etc. Mais pas en matière de coordination", a-t-il nuancé
Enfin, l’accueil bâclé des Bleus de retour de leur victoire à la Coupe du monde, " c’était un événement exceptionnel, qui a mobilisé fortement les services de l’Elysée auprès de la préfecture. Il a été organisé sans M. Benalla mais il lui était demandé d’être le garant de l’arrivée du bus, en contact avec moi. » Là aussi, a-t-il précisé, « il ne s’agit pas d’un déplacement officiel du président. Donc je considère que nous avons appliqué la sanction."
Mais nul ne sait qui remplaçait Benalla à chaque fois que celui-ci était déchargé...

Lauch confirme une crainte de braquer l'intime du président
Interrogé sur la durée prévue de cette rétrogradation, François-Xavier Lauch a expliqué qu’il était avant tout question de "marquer le coup", "lui redire par cette sanction que son comportement était inacceptable". 
Puis, " malheureusement, il y a eu ces faits nouveaux qui ont mené à son licenciement et donc je n’ai pas eu à me poser la question de la durée", a répondu son supérieur, en référence à sa garde à vue mi-juillet, la révélation d’une deuxième vidéo accablante du 1er mai et surtout la révélation de l’obtention illégale de preuves, qu’il n’aurait jamais dû avoir en main. Trois policiers, soupçonnés d’avoir transmis des images de vidéosurveillance à Alexandre Benalla, ont d’ailleurs été suspendus.

Ses missions et son rôle exact, avant son licenciement, sont globalement au cœur des auditions du Sénat.
Les sénateurs ont également relevé que Benalla avait alors été privé des missions pour lesquelles il avait a priori été recruté. François-Xavier Lauch a notamment confirmé qu’il n’avait "pas de mission de police" et ce, malgré la justification utilisée pour obtenir son permis de port d’armes. "Cette demande n’a pas transité par mes mains," s'est défendu Lauch et "je n’ai jamais vu M. Benalla avec son arme", a précisé François-Xavier Lauch, qui décidément ne voit jamais rien. 

Mais Lauch aurait l'ouïe fine... "J'ai entendu parler de milice" à la présidence, "ce n'est absolument pas le cas", a certifié, sous serment, l'ex-supérieur hiérarchique de celui que certains ont qualifié de "Rambo" de l'Elysée. 

Selon le chef de cabinet aveugle, ses fonctions étaient "extrêmement claires", "cadrées" : "l'organisation des déplacements nationaux du président de la République", "l'organisation des événements au palais de l'Elysée" et enfin "la coordination, sous l'autorité du directeur de cabinet [Strzoda], des deux services de sécurité de l'Elysée". 
Résultat de recherche d'images pour "benalla veil pantheon"
En l'occurrence "des choses très administratives", a-t-il minimisé - bien qu'elles aient été confiées à un simple garde du corps, en apparence - alors que la commission cherche à savoir si, en vérité, M. Benalla n'a pas rempli une fonction de protection personnelle du chef de l'Etat, tâche sensible qui incombe à des unités d'élite de la police et de la gendarmerie sous la responsabilité de généraux.

mardi 7 août 2018

La dissimulation de preuves par Benalla est peccadille, selon le ministère de la Justice

Le procureur s'est-il couché devant l'Elysée ?

Le grand n'importe quoi de la perquisition au domicile de l'ami de Macron

Résultat de recherche d'images pour "perquisition benalla"

Que fait là François-Xavier Lauch,chef de cabinet à l'Elysée, 

plein cadre,au second plan ? 

La république bananière a fait fort. Clefs oubliées, refus de transmettre un numéro de téléphone, soupçon de dissimulation de preuves…, la perquisition du domicile privé d’Alexandre Benalla s’est déroulée le 20 juillet dans des conditions improbables, voire douteuses.
Alors qu’Alexandre Benalla est en garde à vue, les policiers de la brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), de la police judiciaire (PJ), en charge de l’enquête, décident de perquisitionner son domicile privé d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Le but de cette opération était de récupérer des armes stockées dans une armoire forte. Or, cette perquisition se déroula dans la continuité de toute cette affaire rocambolesque.

Arrivés sur les lieux, les policiers ne peuvent pas pénétrer dans le logement. En cause, l’oubli malencontreux des clefs par Benalla lui-même. Seule sa compagne en aurait la possession, mais celle-ci se trouvait, selon ses dires, au Maroc. "Et [le mis en examen] refuse de donner son numéro de téléphone", peut-on lire dans la presse. Le Parquet de Paris, dont relèvent les forces de police présentes sur les lieux, les autorise à user de la force pour pénétrer dans le logement. Mais ni la police locale, ni la brigade anti-criminalité ne semble disposer du matériel lourd nécessaire à l’opération, car le blindage de la porte d'entrée est hyper sophistiquéContraints alors de quitter les lieux Gros-Jean comme devant, les enquêteurs de la PJ apposent un simple scellé provisoire sur la porte.

De retour aux aurores, les forces de l’ordre parviennent enfin à entrer dans les lieux, avec l’aide précieuse d’un -tant attendu- serrurier, également accompagnés par des renforts de l’IGPN, la police des polices. Mais, surprise, l’armoire forte a disparu. L’ancien chargé de mission du chef de l’Etat reconnaîtra par la suite avoir demandé à un de ses proches de déplacer l’armoire "par mesure de sécurité"... Craignait-il un vol par effraction de la police ?

Le syndicat de policiers Vigi, partie civile pour le dossier Benalla, a rapidement mis en cause le déroulement de cette perquisition. "On pourrait croire que le Parquet, aux ordres de la Garde des Sceaux et indirectement de l’Elysée, a voulu savonner la planche avant de passer le dossier, accuse le syndicat de policiers et de personnels administratifs affilié à la CGT, dans un communiqué daté du 1er août. Heureusement que nous sommes dans une République irréprochable et qu’une telle chose est impossible.

Le 30 juillet, l’avocat du syndicat de policiers, Me Yassine Bouzrou, a déposé un réquisitoire supplétif auprès du juge d’instruction en charge de l’enquête, sollicitant la tenue d’une enquête sur des soupçons de dissimulation de preuves. "Avec toute la panoplie de policier de Monsieur Benalla, peut-être que lui ou ses amis avaient en leur possession des autocollants de scellé ?," ironisent les membres du syndicat.

Pour mémoire, dissimuler des preuves vaut 3 ans de prison et 45.000 euros d’amende. Remords de dernière minute ou peur d’une condamnation, Alexandre Benalla a ramené les fameuses armes à la justice le 30 juillet. 

En parallèle, le 21 juillet, une autre perquisition menée cette fois-ci au siège de LREM a révélé la présence de deux armes à feux non déclarées. 
Une autre, propriété du mouvement, était, elle, portée – elle est visible sur les vidéos de la place de la Contrescarpe à Paris - par Vincent Crase, compagnon d’Alexandre Benalla le 1er Mai et salarié de LREM.

République bananière : l'entre-soi de la justice macronienne

Le Parquet a refusé d'élargir le champ d'investigation des juges d'instruction à une dissimulation de preuves
, après la
disparition d'un coffre contenant des armes au domicile d'Alexandre Benalla avant la perquisition, a indiqué vendredi une source judiciaire, suite à la saisi par un avocat de partie civile.
Décision prise dans la touffeur estivale...

Les collaborateurs de l'Elysée impliqué dans cette affaire d'Etat