Le président s'est vanté de vouloir faire respecter le droit de vote de "TOUS les détenus", qu'ils exercent actuellement très peu...
Des media institutionnels jouent sur les mots
Des précisions qui arrivent bien tardivement.
Dans un cas très précis, les prisonniers n’ont pas l’autorisation de voter : sont privés de ce droit ceux qui ont été condamnés définitivement à la déchéance des droits civiques. Dans cette situation, le détenu perd son droit de vote "pendant le délai fixé par le jugement."Les autres détenus conservent l’autorisation de voter pendant leur incarcération. Ils ont deux options pour exercer ce droit :
- soit obtenir une permission de sortie d’une journée, si leur peine est inférieure ou égale à cinq ans, ou s’ils ont exécuté la moitié de leur peine si celle-ci était supérieure à cinq ans ;
- soit voter par procuration. Dans ce cas, un officier de police doit venir établir la procuration. Un extrait de registre d’écrou doit être délivré au prisonnier pour « justifier de son incapacité à se rendre à un bureau de vote", détaille le site service public.
Actuellement, les détenus qui remplissent ces conditions ont le droit de vote. Mais il s’agit d’un droit tout théorique, car de nombreux obstacles existent à l’exercice de ce droit. Conséquence, les détenus sont peu nombreux à voter. En 2012, seuls 1.980 d’entre eux, soit moins de 4 %, ont voté à l’élection présidentielle, précise l’Observatoire international des prisons.






