POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Cohen-Solal L. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cohen-Solal L. Afficher tous les articles

samedi 28 décembre 2013

Aix-en-Provence: Le Monde, agent électoral du PS

Les gardes à vue  devraient être interdites à quatre mois d'un scrutin

La presse exploite la garde à vue à des fins électoralistes

Révélant ses intentions d'en tirer le meilleur parti possible, l'organe de presse officieux du PS exploite une action de la justice pourtant restée à ce jour infructueuse et interroge: Quel impact aura la journée de garde à vue, jeudi 26 décembre, de la maire UMP d'Aix-en-Provence sur la municipale de mars 2014 ?"  Elue en 2001, Maryse Joissains-Masini, 71 ans, brigue un troisième mandat à la tête de la deuxième ville des Bouches-du-Rhône et Le Monde se prend à rêver tout haut que la "sortante investie par l'UMP pourrait être affaiblie par l'enquête qui la touche, dans le cadre d'une information judiciaire pour "trafic d'influence et détournement de fonds publics", à l'heure d'affronter une opposition aussi pléthorique qu'ambitieuse."


Le 11 juin, la brigade financière avait perquisitionné la mairie d'Aix dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte en avril 2012, à la suite d'un courrier de dénonciation parvenu au procureur de Marseille et dont Le Monde ne fait pas état. Plusieurs contrats ont alors été épluchés, dont ceux d'Omar Achouri et de deux de ses enfants, dont Christophe, alors embauchés à la CPA.

Le Monde dresse un portrait caricatural de l'élue UMP. De cette "figure de la droite provençale", le quotidien retient "ses sorties à l'emporte-pièce contre la métropole Aix-Marseille ou la "légitimité" de François Hollande: deux griefs majeurs adressés à l'exécutif et qui justifient la mobilisation de la presse socialiste contre ce personnalité régionale qui plait aux méridionaux jusque dans la très chic Aix-en-Provence, au risque de surprendre l'intelligentsia parisienne.  
Contre cette personnalité couleur locale s'aligne une foule de candidats qui par leur nombre renforcent les chances de la sortante: un candidat socialiste, l'avocat d'affaires Edouard Baldo, une liste centriste – réunissant, entre autres, deux anciens leaders PS et MoDem –, une candidature du Rassemblement Bleu Marine menée par une universitaire… Et enfin, un ticket dissident formé par le chef de file de l'UDI locale et par le premier adjoint sortant. Il fallait donc que la Justice entre dans l'arène et que Le Monde prenne le relais puisque le juge n'avait pas les éléments suffisant à la mise en examen de la cible. Le Monde n'en cite qu'un seul nommément, le socialiste... 

Mme Joissains-Masini est ressortie en fin d'après-midi, sans mise en examen après avoir été placée en garde à vue, de manière théâtrale au lendemain de Noël, dans le cadre d'une enquête sur des emplois présumés fictifs. Le Monde explique qu'elle est "arrivée à l'hôtel de police de Marseille sans avocat"  par le fait qu'elle croyait à "une simple audition", mais nullement qu'elle pouvait se sentir inattaquable. La maire d'Aix a donc pu se dire "rassurée car [elle] sait maintenant ce qu'on [lui] reproche" et dénoncer "une orchestration politique".

Le scandale Hollande révélé outre-Manche, 

occulté en France

L'enquête portait notamment sur Omar Achouri, son chauffeur, qui, en avril, a accédé au plus haut grade de la fonction publique territoriale (catégorie A). La justice n'a visiblement pas pu lui reprocher d'exploiter son chauffeur, comme ce fut le cas de celui de François Hollande, payé au noir (lien PaSiDupesDe Hollande, son chauffeur livre une part de la psychologie complexe (lien PaSiDupes) 

Une affaire qui rappelle une autre patronne anti-sociale, Ségolène Royal, une précédente concubine qui refusait de payer toutes les heures effectives d'Evelyne Pathouot notammentune employée, qui la traîna en justice... (lien PaSiDupes)  Evelyne Pathouot nous renseigna aussi sur la personnalité de la canditae de la gauche battue à la présidentielle de 2007 (lien PaSiDupes). Le Monde n'envisagea alors pas le risque que la plainte qui la touchait puisse l' "affaiblir"... 

Cette enquête visait également le recrutement de Christophe Achouri, fils d'Omar, par la communauté d'agglomération du Pays d'Aix dont Mme Joissains-Masini est la présidente. Habituellement la gauche sociale et ses suppôts n'ont pas autant de problèmes avec l'échelle sociale dispose pourtant d'une longue liste d'élus qui emploient des proches. 
Citons Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional d'Ile-de-France qui employait sa femme (lien PaSiDupes) jusqu'à ce qu'il soit condamné et déclaré inéligible (lien PaSiDupesou encore Pierre Mauroy et Lyne Cohen-Solal (ci-contre à droite) poursuivis pour pour "abus de confiance", dans l’affaire d’emploi fictif de la communauté urbaine de Lille et qui accueillirent côte à côte le jugement du tribunal correctionnel de Lille: 20 000 euros d’amende avec sursis chacun.
Mention spéciale pour Harlem Désir, le futur patron du Parti socialiste désigné par F. Hollande, bien que condamné en 1998 pour emploi fictif, alors que le candidat promettait de ne pas s'entourer de personnes ayant eu des démêlés avec la justice. Soupçonné d'avoir bénéficié d'un emploi fictif de 1986 à 1987, dans les années Mitterrand, alors qu'il dirigeait SOS Racisme, il a été condamné dix ans plus tard, en décembre 1998, à dix-huit mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende (4.573 euros). Il était accusé d'avoir perçu illégalement au cours de cette période 202.560 francs (30.880 euros) de salaires, de l'Association régionale pour la formation et l'éducation des ...migrants (Arfem), basée à Lille.

Omar Achouri est un proche de la maire d'Aix, puisqu'il est le seul à la conduire. 
En avril, sa "promotion éclair" lors d'une commission paritaire présidée par Mme Joissains-Masini a provoqué une forte polémique après sa révélation par le site Marsactu, bien que l'employé affiche effectivement trente-sept ans d'ancienneté à la mairie d'Aix, depuis 1978.

Le Monde a en tête les élections municipales

Les adversaires ne pavoisent pas à la garde à vue de Mme Joissains-MasiniSi elle apparaît politiquement menacée, c'est comme à chaque scrutin. Elle a certes été battue aux législatives de 2012, mais son adversaire, le socialiste Jean-David Ciot, a depuis été mis en examen pour recel de détournement de fonds publics"Depuis toujours, Mme Joissains provoque rejet ou attachement… Et je me méfie de la commisération des Aixois pour leur maire", commente la frontiste Catherine Rouvier.

La maire sortante que l'UMP "accompagne depuis 1977" est surtout menacée par la candidature dissidente à droite de l'ex-adjoint de Maryse Joissains-Masini, Bruno Genzana, investi par l'UDI. D'autant que ce dernier s'est engagé dans la campagne municipale avec le soutien de l'actuel premier adjoint d'Aix-en-Provence, Jean Chorro, qui tente sa chance à l'occasion des municipales. "Si j'étais égoïste, je dirais que cette affaire nous arrange bien… Mais je n'utilise pas ces armes-là," assure Bruno Genzana qui dément que ses calendriers de Noël ont été financés par le Conseil général socialiste. 

Les battus historiques reprennent espoir
"Je dis depuis douze ans que Mme Joissains devra rendre des comptes devant la justice sur cette façon de mélanger argent public et intérêts privés, lance François-Xavier de Peretti (ex-MoDem) qui s'échine en vain  à briguer la mairie et qui reçoit cette fois le renfort du Parti radical de gauche (PRG, soutien de François Hollande) avec un colistier du nom de Christian MaraninchiMais je ne voudrais pas que cette affaire occulte son mauvais bilan en matière de transport, de logement ou d'emploi…" 
"Je regarde cela d'un œil très technique, note, quant à lui, le candidat socialiste Edouard Baldoavocat d'affaires de 66 ans. Une garde à vue peut se terminer de diverses façons."Le socialiste s'affiche avec Lucien Ambroggiani (leader du mouvement Convergence et conseiller municipal à Aix), Stéphane Salord (Génération Ecologie) et Alexandre Medvedowsky (PS).

Le Monde finit sur son candidat
Vainqueur de la primaire socialiste, également avocat et camarade de promotion de Mme Joissains-Masini, Edouard Baldo, le candidat du Monde, a justement placé sa campagne sous le sceau de "l'éthique politique". En concordance parfaite avec l'action judiciaire en cours, il devait rencontrer, vendredi 27, les représentants de l'association Anticor pour signer leur charte anticorruption
Cette association Anticor fut fondée en 2002 par l'ex-juge Éric Halphen et l'ancienne élue socialiste Séverine Tessier  
Le juge Halphen connu notamment pour avoir instruit l'affaire des HLM de Paris, créa un nouveau parti, le Mouvement pour une alternative républicaine et sociale (MARS), puis adhéra au Mouvement de l'Utopie Concrète de l'architecte Roland Castro, militant de l’Union des étudiants communistes et du Parti communiste français, maoiste et soutien de Arnaud Montebourg en 2011.
Quant à Séverine Tessier, elle a quitté le PS pour rejoindre ls altermondialistes d'Europe écologie-les Verts, refusant de soutenir la reconduction de Jean-Paul Huchon à la présidence du Conseil régional d'Ile-de-France, suite à sa condamnation pour prise illégale d'intérêts... Il est en effet entre autres reproché à Huchon d'avoir poussé le Conseil régional qu'il dirige à passer contrat avec trois sociétés de communication qui employaient ...sa femme, en 2002 et 2003 !

Qui a parlé de concertation, voire de collusion de la gauche politique, associative, médiatique et judiciaire ?

mercredi 12 septembre 2012

La condamnation de H. Désir, une épine dans le pied du PS

Même pas mal à la "morale laïque" ? 



Entre symbole ou morale,
ils ont préféré un
premier secrétaire noir




Condamné en 1998 pour emploi fictif, et alors ?

Déjà proclamé élu par Elise Lucet au  JT de 13h de France 2, le futur patron du Parti socialiste (53 ans et deux enfants avec Anna Angeli, ... journaliste et maire adjointe de la ville PS du Pré Saint Gervais, 93brave les critiques de l'opposition, puisque les vertueux du PS avalent la couleuvre en silence. La nouvelle opposition lui rafraîchit pourtant la mémoire, rappelant la promesse du candidat Hollande de ne pas s'entourer de personnes ayant eu des démêlés avec la justice.


Le Parti socialiste s'est-il tiré une balle dans le pied en plaçant Harlem Désir à sa tête? 
Outre qu'il est mauvais comme la gale, le choix de l'actuelle patronne du PS, Martine Aubry, en concertation avec le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, peut paraître incongru, maladroit, voire annonciateur de dérives multiples. Le parcours de cet eurodéputé, battu à chaque tentative d'élection sur son seul nom,  comporte en effet un volet judiciaire, qui suscite la levée de boucliers de l'opposition contre l'Etat-voyou.


Poursuivi pour avoir bénéficié d'un emploi fictif de 1986 à 1987, alors qu'il dirigeait SOS Racisme, la justice indépendante a mis dix ans, en décembre 1998, pour condamner ce Désir-là à dix-huit mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende (4.573 euros). Le moment choisi par la ministre de la Justice, Marylise Lebranchu, proche de Martine Aubry et, à 65 ans, actuelle ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique de Hollande, était approprié, puisque l'attention resta alors braquée sur le quartier du Mirail en banlieue toulousaine pendant 10 nuits de graves violences urbaines... Le protégé de ces dames était accusé d'avoir perçu illégalement au cours de cette période 202.560 francs (30.880 euros) de salaires, de l'Association régionale pour la formation et l'éducation des migrants (ARFEM), basée à ...Lille, dont Pierre Mauroy était encore le maire ! Il est vrai que Gros Quinquin a été lui ausi condamné pour " abus de confiance " dans une affaire d'emploi fictif à la communauté urbaine de Lille (CUDL) en 1992en faveur de Lyne Cohen-Solal... 


Acculé par les critiques de la droite,
Harlem Désir s'est expliqué mardi sur ses démêlés avec la justice. 

Rien de nouveau sous le soleil noir du PS
" On ne découvre rien me concernant. Ces condamnations concernent des faits, il y a 25 ans, quand j'étais jeune militant. La justice a tranché et je n'ai pas de commentaire à faire", a-t-il éludé, dans une langue de bois qui annonce de beaux moments républicains. C'est tout juste s'il reconnaît "une erreur" de jeunesse qui souligne sa proximité avec Christiane Taubira...

Et de passer au blanchiment de conscience. 
"Mais jamais ma probité n'a été mise en cause. [Puisque le juge l'a condamné !] Il n'y a pas eu d'enrichissement personnel", a certifié l'actuel numéro deux du PS, concédant toutefois que cet salissure judiciaire l'a  amené à s'interroger sur sa candidature.


Le PS, "parti de la morale" laïque...




Bachelay, à gauche, fait partie de la distribution:
Désir H. est sur le flanc gauche de la comploteuse du pacte de Marrakech


Une déclaration qui n'a pas apaisé l'opposition républicaine. 
"Comment le PS, parti démocratique, peut-il porter à sa tête un homme condamné pour de tels faits ? [ni Jean-Paul Huchon, ni Sylvie Andrieux  n'était donc disponible ?] François Hollande avait pris l'engagement de ne pas s'entourer de personnes jugées et condamnées. Qu'il demande à sa famille politique de revenir à la raison ", a réagi mercredi le député UMP de la Haute-Loire Laurent Wauquiez

Son collègue des Alpes-Maritimes, Lionnel Luca, connu pour son franc-parler, s'est quant à lui libéré par un tweet factuel: "18 mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende pour “recel d'abus de confiance”, c'est le CV du nouveau patron du PS, le parti de la morale."






L'élu UMP du Nord Gérald Darmanin a également estimé qu' " après le congrès de Reims, où de graves soupçons de fraudes sont venus ternir sa légitimité de première secrétaire, Martine Aubry vient, dans la pure tradition des républiques socialistes, de désigner Harlem Désir, condamné par la justice en 1998, comme son successeur .

Du côté du Front national, la réprobation aussi est unanime. 
Ses condamnations pour emplois fictifs rappellent la haute morale républicaine de SOS Racisme, association vivant de subventions publiques et pourtant souvent mise en cause pour sa gestion ", a grondé la députée du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen

Le vice-président du parti Louis Aliot a pour sa part fait d'une pierre deux coups en critiquant Harlem Désir, mais aussi son rival malheureux, le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis.  "Les deux candidats potentiels étaient tous des ex-repris de justice et ex-membres fondateurs de SOS racisme ", a-t-il souligné.

N'y a-t-il donc personne de propre à la direction du PS ?

Etrange qu'un donneur de leçon aussi bien embouché que Jean-Luc Mélenchon ou un vigilant de la république bananière de l'envergure de Noël  Mamère ne se soit  répandu en postillons fétides sur cet abject sujet. 

dimanche 20 septembre 2009

Jean Tibéri: le Conseil d'Etat confirme son élection à Paris

L. Cohen-Solal (PS) ne sera pas maire du Ve par tous les moyens

La justice a de nouveau tranché

Le Conseil d’Etat a confirmé 18 septembre 2009 le
rejet de la demande d'annulation des élections municipales de 2008 dans le Vème arrondissement.
La juridiction était saisie en appel après un premier jugement du tribunal administratif, le 24 septembre dernier, qui avait déjà confirmé la validité de son élection au poste de maire d'arrondissement.

Un long feuilleton

A la différence de Google, aujourd'hui Yahoo! Actualités fait peu cas de l'information... Pour tout dire, PaSiDupes, ne l'a pas encore dénichée.
La justice a pourtant confirmé la validité de la ré-élection de Jean Tiberi (UMP) en mars 2008 maire du Ve arrondissement, au terme d'une longue procédure qui avait en revanche nourri un flot de dépêches d'agences.

En 1997, Jean Tiberi avait d'abord été accusé d'avoir organisé à compter de 1989 un système de fraude électorale.
Le député-maire UMP de Paris (1995-2001) avait été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à dix mois de prison avec sursis, 10.000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité, dans l'affaire des faux électeurs du Ve. Le procureur avait requis une peine d'inéligibilité d'une durée de cinq ans, un an de prison avec sursis, ainsi que 10.000 euros d'amende.

Puis, en 2008, le Conseil d'État avait été saisi en appel du jugement du tribunal administratif de Paris du 24 septembre 2008 qui avait rejeté la demande d'annulation des élections des 9 et 16 mars de la même année faite par une trentaine de candidats et d'électeurs du 5e, dont l'adversaire de Jean Tiberi, la socialiste Lyne Cohen-Solal.
VOIR et ENTENDRE

Une trentaine d’électeurs et candidats, dont la rivale PS de Jean Tiberi, Lyne Cohen-Solal , avaient attaqué l’élection de l’inoxydable maire du Ve (depuis 1983), et ancien maire de Paris, sur plusieurs points comme les dépenses de campagne, les procurations ou encore la composition des listes électorales.
Au terme d'un second tour très débattu, Jean Tiberi avait remporté la victoire de la triangulaire de mars 2008 avec 225 voix d’avance, dans une ambiance électrique et sous un tonnerre d'applaudissements mêlé de sifflets.

A toutes fins utiles, le Conseil d'Etat précise en 2009 avoir "confirmé cette décision sur tous les aspects contestés" de sa réélection de 2008, à savoir la liste électorale, l'établissement des procurations, le compte de campagne de Jean Tiberi.

Jean Tibéri a donc conservé son poste de maire du Ve arrondissement de Paris
Avec 45% des voix, il a devancé sa rivale socialiste Lyne Cohen-Solal (44,1%), dont les intrigues ont finalement lassé.

Justice est rendue
"Cette décision me donne totalement satisfaction", a déclaré le député-maire UMP du 5e depuis 25 ans.

Le fair play d'une certaine presse ?

La presse ne se fait guère l'écho de cette décision de justice qui met un terme aux visées de Lyne Cohen-Solal (ci-contre) sur l'arrondissement.
Encore des désirs d'avenir brisés...

mercredi 25 juin 2008

Détournement de fonds de Mauroy: son ex-directeur de cabinet mis en examen

Le patron boit, l’employé trinque: l’ex-directeur de cabinet ne bénéficie pas d’un emploi fictif !


Bernard Masset va-t-il prendre un bock pour Gros Quinquin?



Pierre Mauroy, l’ancien Premier ministre socialiste, a été mis en examen, comme PaSiDupes en a informé ses lecteurs.
Bernard Masset, l'ex-directeur de cabinet de Pierre Mauroy quand ce dernier était maire de Lille et président de la CUL (Communauté Urbaine de Lille), a été mis en examen ce mardi pour « complicité de détournement de fonds publics » à propos d'un emploi fictif présumé, a annoncé son avocat, Me Jacky Durand.
Cette mise en examen par un juge de Lille suit celle de l'ancien Premier ministre socialiste de 79 ans, intervenue vendredi pour détournement de fonds publics à propos de la même affaire. A l’époque des faits, Gros Quinquin n’avait que 63 ans.

Les sommes concernées se monteraient au total à quelque 19.000 euros, représentant un salaire versé à Lyne Cohen-Solal, actuelle adjointe au maire de Paris, Bertrand Delanoë, pour un emploi d'attachée de presse de la communauté urbaine, pendant dix mois en 1992.
Soit 1900 euros par mois (1245,00 francs), une somme qui conviendrait bien à nombre d’adhérents modestes : raison de plus, si l’emploi est fictif. Quand les Ch’tis sauront que leurs impôts régionaux payaient deux fois la vertueuse socialiste, Cohen-Solal, qui devait sévir ensuite sur Paris, ils ne vont pas manquer de réclamer un remboursement sur impôt pour trop perçu par la CUL.
L'affaire est issue d'une plainte en juin 2000 d'Éric Darques, ancien élu local de la ville de Lambersart, dans l'agglomération lilloise, qui avait fait valoir qu'en même temps que le poste d'attachée de presse de Pierrot Mauroy, Lyne Cohen-Solal occupait celui de rédactrice en chef de l'hebdomadaire du PS Vendredi, à Paris.
Il aura fallu quatre années pour que les donneurs d’ordre soient poursuivis. Ce sera après les élections, mais avant le début de la campagne présidentielle et suffisamment tôt pour que la privilégiée puisse se présenter aux municipales, loin de Lille, à Paris. C’est en effet en juin 2004 que Cohen-Solal a été mise en examen, pour « recel » de détournement de fonds publics dans cette affaire 'morale' qui a connu de nombreux aléas judiciaires, puisque les faits avaient été considérés comme prescrits par certaines juridictions complaisantes.

L. Cohen-Solal doit revenir sur le lieu de son dur labeur : avec deux emplois à responsabilités, comment aurait-elle pu se limiter à 35 heures ? Elle sera entendue ce mercredi à Lille, et une décision de non-lieu ou de renvoi devant la justice des trois protagonistes n'est pas attendue avant la fin de l'année au plus tôt.
Après sa mise en examen, Pierre Mauroy avait justifié le salaire accordé par la communauté urbaine à son employée Cohen-Solal en soulignant que cette dernière avait alors « parfaitement rempli sa mission » de promotion de la métropole lilloise. Suggère-t-il que de surcroît elle a reçu une prime pour un emploi fictif ?

Mauroy avait noté que cette affaire avait été déclenchée dans un contexte d'affrontement politique de la candidate Lyne Cohen-Solal avec le maire du Ve arrondissement de Paris, Jean Tiberi. L’agresseur était son adversaire socialiste, qui avait soupçonné le maire sortant et l’avait poursuivi devant le tribunal correctionnel pour une affaire de faux électeurs.
Jean Tibéri a été réélu maire du 5e arrondissement, en 2008, avec 45% des voix.

vendredi 20 juin 2008

Mauroy, l’ancien Premier Ministre socialiste, mis en examen pour "détournement de fonds publics"

La socialiste Lyne Cohen-Solal met Mauroy en difficulté
Pierre Mauroy a été mis en examen vendredi pour "détournement de fonds publics" dans une affaire d'emploi présumé fictif au profit de Lyne Cohen-Solal, annonce l'avocat de l'ancien Premier ministre socialiste de François Mitterrand. La différence avec Sa Cynique Majesté Royal, dénoncée par PaSiDupes, c'est que Mauroy aurait eu tendance à payer ses collaboratrices.

Les faits remontent à 1992 lorsque Pierre Mauroy était président de la CUL (Communauté urbaine de Lille). Pendant dix mois, Lyne Cohen-Solal avait alors assumé les fonctions d'attachée de presse de la Communauté urbaine, tout en étant rédactrice en chef de "Vendredi", l'hebdomadaire du Parti socialiste.
Depuis 2001, Lyne Cohen-Solal est l'une des adjointes du maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë. Mais sa trajectoire est des plus tourmentées.


Mauroy trouvera-t-il un juge compassionnel de la victime ?
"Mon client est effondré. Il estime que c'est une accusation qui n'est en aucun cas fondée", a déclaré Me Jacky Durand, versant dans le pathos. "Il a tous les justificatifs et toutes les preuves du travail de Lyne Cohen-Solal (LCS) à Lille", a-t-il ajouté. Sachant que le droit des victimes n’est encore pas reconnu, l’ancien Premier ministre de Mitterrand va avoir des regrets de ne pas avoir réformé en 1981.


Le parcours chaotique de la dame
Lors des dernières municipales, LCS se présentait à nouveau dans le Ve arrondissement face à Jean Tiberi, dont la première élection remonte à 1983. Donné perdant par de nombreux sondages, arrivé en deuxième position au premier tour, le sortant UMP l'avait finalement emporté au soir du second tour.
Pour Me Durand, Pierre Mauroy est "une victime collatérale du règlement de comptes entre Jean Tiberi et Lyne Cohen-Solal à Paris". Il est bien le seul à y voir un lien quelconque. Et les attaques LCS dont Tibéri a été la victime ne portent pas à s'apitoyer sur les complices socialistes. Mauvaise comme la gale !

C'est le grand jeu en 1997, cinq ans après les faits pour lesquels Mauroy est suspecté, la bénéficiaire d'un emploi présumé fictif, Lyne Cohen-Solal, est pourtant candidate à la députation contre le maire sortant, Jean Tiberi. Elle est alors battue mais elle porte plainte contre X pour …fraude électorale devant le Tribunal de grande instance de Paris (l'instruction du dossier est toujours en cours) tout en déposant un recours en nullité devant le Conseil Constitutionnel, lequel, tout en confirmant un certain nombre d’infractions, comme à tout scrutin, ne peut prononcer la nullité de l’élection, estimant celles-ci insuffisantes pour en modifier le résultat. Elle aura tout essayé et la presse ne présuma pas innocente la victime.

La socialiste vertueuse bénéficie non pas d’un, mais de trois parrains

Une année plus tard, en 1998, Lyne Cohen-Solal est élue conseillère régionale d’Ile-de-France et prend la présidence de la commission Environnement. Jean-Paul Huchon, le nouveau président de région, la charge sur sa bonne mine et les instances de Mauroy et Jack Lang, de mener une réflexion. Mais sur laquelle ? Sur l’amélioration et le développement de la démocratie et de la citoyenneté dans la région. Cà ne s’invente pas.

Battue comme plâtre, dans la disgrâce
Même socialiste et morale, Cohen-Solal, depuis longtemps, n’est pas connue comme un modèle de probité candide.
Aux élections municipales de 2001, elle est candidate du PS face à Jean Tiberi dans le 5e arrondissement de Paris. Elle est battue comme il se doit avec 48% des voix contre 52% à l'ancien maire de Paris. Au soir du second tour, devant les caméras de télévision, elle consola Aurélie Filipetti, alors candidate des Verts, de leur défaite dans ce secteur de Paris, avec 46,57% contre 53,43% à Tibéri, en relevant que « Jean Tiberi n'était plus que maire d'un arrondissement de merde ». La « république du respect », c’est ça ! Et les électeurs n’ont pas la mémoire courte.
Lors des élections législatives de juin 2002, elle est de nouveau justement battue par Jean Tiberi. Et encore en 2007. Mais le canard est toujours vivant.