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mardi 20 septembre 2016

Du jamais vu: les rats quittent les cabinets ministériels et l’Elysée

Les conseillers anticipent l'échec de la gauche à la présidentielle

A quelques mois des élections présidentielle et législatives,
les cabinets ministériels et de l’Elysée font face à une hémorragie de conseillers. 

Les collabos de ministres, de Matignon et de l'Elysée prennent les devants de l'alternance. Or, depuis le début de l'été, cette fin de quinquennat désastreux enregistre un nombre inaccoutumé de reconversions. Le nombre de conseillers ministériels ou de la présidence de la République ayant fêté leur départ cet été bat des records cette année, rapporte Le Monde ce lundi 19 septembre. Après Le Parisien, ce quotidien fait en effet commerce d'une étude comparée de l’ensemble des numéros du Journal officiel publiés entre le 1er juin et le 15 septembre avec la même période en 2011, 2006 et 2001 et lerésultats sont saisissants.

Sauve-qui-peut au sommet de l'Etat
10 % des effectifs des cabinets ministériels et de l’Elysée ont quitté leurs fonctions. En l’espace de cent jours, pas moins de 57 membres de cabinets ministériels et à la présidence de la République ont cessé leurs fonctions, soit un peu plus de 10 % des effectifs. Par comparaison, ce nombre était de 28 en 2011 en pareille circonstance. Le nombre de départs a tout simplement doublé. Et ce sans tenir compte des démissions du ministre de l’économie Emmanuel Macron, qui a entraîné dans son sillage la vingtaine de collaborateurs qui composaient son cabinet (seuls six d’entre eux, à ce jour, ont réintégré le cabinet du nouveau secrétaire d’Etat à l’industrie, Christophe Sirugue), et de la ministre de l’Outre-mer George Pau-Langevinqui a occasionné la suppression du secrétariat d’Etat à l’égalité réelle, alors qu'elle est soumise à l'ISF: superflu ? 

Des départs qui touchent les directions de cabinets
L'Histoire est cruelle pour les dessinateurs
Le nombre de départs de hauts responsables des cabinets est plus atypique encore. Depuis le 1er juin, huit directeurs de cabinet ont mis fin à leurs attributions, ainsi que deux directeurs adjoints, un chef de cabinet et trois chefs de cabinet adjoints. Là aussi, c’est le double du nombre de départs de cette nature enregistrés cinq ans plus tôt.
Avant Le Monde, Le Parisien avait déjà fait les comptes, entre le 1er juin et le 27 août, dénombrant 48 départs de membres de cabinet. Un peu plus qu’en 2015 (41), qu’en 2013 (37), et qu’en 2014 (30). Bien plus qu’en 2011, surtout, un an avant la présidentielle : 14 membres de cabinets avaient alors quitté leur poste. Il est vrai que les chances de réélection de Nicolas Sarkozy étaient alors plus élevées que celles de François Hollande en 2017.

Alors que Hollande défend son bilan à travers la France, son entourage se cherche des points de chute dans la haute fonction publique 

La tentation du privé n’épargne pas les serviteurs de l’Etat. Mais le ministre des Affaires étrangères est amorphe et la plupart regagnent leurs corps d'origine dans la haute fonction publique. D’autres en profitent pour s'assurer un reclasssement avantageux qui leur garantisse une fin de vie confortable dans la fonction publique ou l’administration territoriale et leur épargne à jamais la vue des "sans dents"...



Le temps des reclassements, des recasages et des promotions n’est pas terminé. La délocalisation risque même de s’amplifier encore dans les semaines et les mois à venir.

Un manque à gagner pour les fonctionnaires politiques

S'agissant de leurs rémunérations, elles n'ont pas été affectées par la soi-disant baisse de 30 % qui a touché les ministres au début du mandat de Hollande, passant ainsi de 14.200 à 9.940 euros brut par mois, soit 8.500 euros net, il n’en a rien été pour les conseillers. 
La décision a été sur-médiatisée; la vérité beaucoup moins...
La baisse des rémunérations (président, ministres...) a été déclarée inconstitutionnelle et donc annulée... dans la plus grande discrétion, avec la complicité de la presse accro aux subventions de l'Etat. Par décision n°2012-654DC du 9 août 2012, le Conseil constitutionnel a déclaré non conforme à la constitution l'article 40 de la loi de Finance rectificative qui prévoyait la baisse de salaire de 30% du président, du premier ministre et du gouvernement. Donc, maintenant, ils sont beaucoup plus nombreux qu'avant... et payés autant. Au final, Hollande a bien fait des déclarations d’économies exemplaires, mais la dette publique ne s'en porte donc pas mieux... Vérifie qui veut, à cette adresse: lien

René Dosière, ancien député socialiste, connu pour ses analyses des dépenses publiques, a enquêté sur les rémunérations dans les cabinets. La moyenne des rémunérations des trois collaborateurs les mieux payés dépasse celle de leur ministre dans 24 cabinets. Par exemple, cette moyenne s’élève à 11.333 euros net par mois dans le cabinet d’Emmanuel Macron. Les moins bien payés du cabinet ne sont pas à plaindre non plus: la moyenne des trois plus petites rémunérations s’élève tout de même à 5.233 euros net par mois. Ces rémunérations s’expliquent pour partie par la volonté d’attirer des salariés du secteur privé, qui représentent environ la moitié de la population des cabinets, souvent mieux payés que les fonctionnaires.

C’est un CDD aussi formateur que lucratif
"Dix-huit mois de cabinet équivalent à dix ans de toute autre expérience", explique Anthony Borré, qui, à 24 ans, était le plus jeune conseiller du cabinet de Christian Estrosi, quand ce dernier était ministre de l’Industrie. Les cabinets sont des écuries de jeunes talents, mais incarnent aussi un certain immobilisme, selon les détracteurs. 
Alors que les Français souhaitent un renouveau de la classe politique, les cabinets ministériels restent une voie royale d'accès aux plus hautes fonctions. La moitié des ministres actuels sont passés par là. On peut notamment citer E. Macron, qui a fait ses classes en tant que secrétaire général adjoint de l’Elysée au début du quinquennat de Hollande, Manuel Valls, apparatchik et étudiant professionnel non diplômé en histoire, ou Laurent Fabius, grand bourgeois oisif et diplômé d''IEP, ministre du Budget de Mitterrand sans aucune connaissance de la vraie vie. 
Les recommandations sont de rigueur pour intégrer un cabinet. "Lorsque l’on veut quelqu’un pour parler et agir en son nom, on prend un copain", souligne un conseiller ministériel pour justifier ces nominations en circuit presque fermé.
Intégrer un cabinet peut cependant être une fin en soi. Il existe d’ailleurs des masters dans les universités Paris-I, Paris-X et Lyon-II qui ne forment qu’à ce métier, avec la bienveillance d'un professeur attentif à protéger les pistonnés. Voyez le nombre d'élus détenteurs d'un DESS de complaisance... Un conseiller de Bercy explique que rares sont ceux, parmi ses homologues, qui ambitionnent de passer de l’ombre à la lumière : "La différence entre le métier de conseiller ministériel et celui de ministre ne peut être réduite à une différence d’ampleur. Les conseillers sont plus opérationnels, se concentrant sur les détails, tandis qu’un ministre doit avoir une vision globale." 
Selon lui, il n’est toutefois pas plus nécessaire pour autant d’être passé par un cabinet que d'avoir exercé un activité professionnelle pour exercer des responsabilités ministérielles : "On apprend aussi très bien le mécanisme d’une prise de décision en entreprise." On comprend donc que ces conseillers qui viennent du privé souhaitent souvent y retourner.

lundi 3 novembre 2014

Salaires à Matignon en hausse de 10% sur 2012: des "rémunérations choquantes" en prériode d'austérité

Les feuilles de paie flambent dans les cabinets

René Dosière, député PS, pointe l'augmentation des rémunérations des conseillers du gouvernement Valls par rapport à celui de Ayrault 

 Les conseillers de Matignon auraient touché une augmentation de plus de 1.000 € 
par mois chaque mois sur deux ans  
sur ce qu’ils gagnaient au début du quinquennat de Hollande.

Selon le site d’information trotskiste Mediapart cette semaine,
l’augmentation des salaires des conseillers du chef du gouvernement enclenchée sous Jean-Marc Ayrault aurait ensuite été accentuée avec l’arrivée de Manuel Valls à Matignon.

En avril 2014,
Le Canard Enchainé avait également révélé le coût total des dépenses de bouche effectuées par le ministère de l'Economie, sous le précédent gouvernement; il se serait alors élevé à 754.500 euros en un an pour l'attribution de 11 lots de nourriture pour une durée de 12 mois. Au sommet des produits alimentaires commandés par Arnaud Montebourg et son collègue du Budget, Michel Sapin, se trouvaient "les fruits, légumes et jus de fruits frais" (156.000 euros), suivis des "produits frais et surgelés" (143. 000 euros) et la boucherie "viande bovine, ovine, porcine, veau, et produits tripiers" (95.000 euros). Le ministère de l'Economie s'est montré moins glouton, en revanche, concernant les "fromages et crèmeries" (43.000 euros), la "volaille" (24 000 euros), la "boulangerie" (19 000 euros) et la "charcuterie" (14 500 euros). Quant aux "mignardises, macarons, chocolats fins, mini-pièces salées apéritives", les frais sont chiffrés à 14.000 euros. Macron, le nouveau patron de Bercy, va devoir écouler les surplus auprès des Restos du Coeur.

VOIR et ENTENDRE Nicole Bricq, alors secrétaire d'Etat au Commerce, se plaindre que la nourriture est "dégueulasse":

Déficits budgétaires, mais rémunérations choquantes des 
conseillers ministériels

Spécialiste des dépenses de l'État, le député PS a dû sortir de deux années de léthargie pour éplucher le document consacré aux "effectifs des cabinets ministériels", à la date du 1er août. Il est particulièrement intéressant sur les rémunérations perçues par 333 membres de cabinet de Manuel Valls (soit 74% des agents en poste) et sur les indemnités pour sujétions particulières (ISP) perçues par 286 agents, dont certains cumulards figurent aussi dans les 333 sus-nommés ! 
Son analyse, ministère par ministère, qui s'appuie sur des données figurant dans les annexes du projet de budget 2015 (!), ne manque pas d'interpeller sur la réalité de la vertu affichée par Matignon. "Par rapport au gouvernement Ayrault (2013), les rémunérations dans le gouvernement Valls (2014) sont en forte augmentation: +7,1% à 8.201 euros pour la rémunération brute moyenne d'un agent et +4,3% à 2.235 euros pour les indemnités de sujétion", qui correspondent à des primes, relève l'élu de l'Aisne.

A Matignon, moins de conseillers, mais qui coûtent plus cher !

René Dosière note que d'août 2013 à août 2014, le nombre de membres du cabinet du Premier ministre aurait baissé de 12 pour atteindre 55 personnes, au vu de l'annexe au projet de loi de Finances 

Mais s'il pointe "
une diminution (-1,3% comparé à 2013)" du total des rémunérations pour les membres de cabinet du Premier ministre Manuel Valls, il pointe un niveau "plus élevé (13.134 euros mensuels)", primes comprises, de la rémunération moyenne à l'arrivée

VOIR et ENTENDRE
René Dosière dénoncer "augmentation très forte" des rémunérations,  sur Europe 1 :

Des conseillers mieux payés que leur ministre 

Ceux qui travaillent plus, gagnent plus...
"Alors que le gouvernement impose aux Français des efforts de rigueur, les membres des cabinets ministériels ne sauraient en être exonérés", a considéré le député socialiste, renouvelant sa proposition qu'aucune rémunération ne dépasse celle du ministre, ce qui ferait une économie de 3,8 millions d'euros (11% de la masse salariale). 
En effet, "contrairement à la règle appliquée à l'Élysée et à Matignon, où aucun collaborateur ne gagne plus que le Président (ou le Premier Ministre), dans 19 ministères la rémunération moyenne des membres de cabinet est supérieure à celle du ministre", écrit René Dosière.

Globalement, le nombre de membres des cabinets ministériels a diminué de 18,4% sur un an, à 461 équivalents temps plein, au vu des informations communiquées sur les effectifs au 1er août 2014. Mais leur coût a "globalement" augmenté et atteint un total avoué 340 millions d'euros, par mois...

lundi 28 octobre 2013

Dette publique: toujours plus de conseillers dans les ministères

L'usine à gaz socialiste consomme plus qu'elle ne produit

Une hausse de 10 % en un an !
 

Des économies peu apparentes
en électricité
En dépit de promesses, les cabinets ministériels continuent leur inflation de personnels.
La parution de la 27e édition du Guide du pouvoir (éditions du Pouvoir) permet de débusquer un mensonge supplémentaire de l'exécutif, alors que Dosière. Bien que les restrictions budgétaires soient le mot d'ordre dans les ministères, cette tendance n'est pas encore très visible au sein des cabinets ministériels. Le nombre de conseillers s'élevait à 616 en 2012 et il atteint à 677 au bouclage de l'ouvrage (200 nouveaux membres de cabinets contre seulement 139 départs). Depuis 2009, les gouvernements successifs (François Fillon puis Jean-Marc Ayrault) font du nombre de membres attachés aux cabinets des ministres un véritable argument politique, financier, budgétaire, voire idéologique. Mais, une fois de plus, des paroles aux actes, il y a un océan...

René Dosière n'a pas été remplacé
Le député PS de l'Aisne s'était notamment illustré dans le contrôle des dépenses de la présidence de la République française, la précedente. Dosière avait évalué le budget de l'Elysée à 113,182 millions d'euros. En octobre 2012, Hollande promettait de réduire ses frais à 103.483.252 euros, "soit une baisse de 5% par rapport à 2012" et de 2% à 101,6 millions d’euros en ...2014. 

Pour traquer les dépenses superflues, Hollande a créé deux postes de "cost-killers"...
Pour un aller-retour de François Hollande à Bruxelles, l’Elysée a dépensé la modique somme de 36 000 euros. Le président socialiste avait pourtant promis de favoriser les voyages en train pour les petits déplacements. Le prix d’un billet de train aller-retour Paris-Bruxelles en 1ère classe s’élève en moyenne à 200 euros, pour une distance avoisinant les 300 km. Mais,  en mai 2012, pour son premier Paris-Bruxelles en tant que Président de la République, François Hollande a voyagé avec l’avion présidentiel, et non en TGV, pour un coût s’élevant à 36.000 euros.
Nul doute qu’il aurait été préférable pour les contribuables qu’Hollande appliquât ses grands principes à lui-même.
Ce qui n'avait pas empêché la Cour des Comptes de se féliciter des efforts de la présidence dès les premiers six mois... Nous attendons ses applaudissements à dix-huit mois. 

jeudi 19 juillet 2012

Les cabinets ministériels de Hollande seraient trop blancs, selon Libération

Libération s'indigne de la composition des cabinets ministériels
 
Pas assez de femmes, pas assez de couleur


Libé s'acharne contre l'homme blanc: le journal socialiste estime en effet qu'il y a autour de lui trop d'hommes et trop de Blancs. Peut-être aussi que trop de ses lecteurs le sont-ils ! Il manque donc visiblement un  "SOS Racisme" qui ferait son boulot proprement et qui poursuivrait en justice et dénoncerait cet odieux tri sélectif et ce racisme incohérent, mais tellement vertueux.


Il n'y a pas si longtemps, la classe politique unanime s'était indignée des propos du socialiste Georges Frêche qui voyait des Noirs partout,  majoritairement parmi les Bleus de  l'équipe de football, mais aussi des "sous-hommes" parmi les Algériens, ceux en l'occurrence qui avaient choisi la France. Mais quand Libé considéra qu'il y a trop de Blancs partout en France, il aurait pu se faire que la bien-pensance restât indifférente. Mais, bien au contraire, Najat Vallaud-Belkacem, ministre binationale des Droits des femmes - à l'exclusion des Droits des hommes-  rebondit sur cette "enquête" pour exiger un "État exemplaire".



L'homme blanc ne revendique aucun avantage particulier lié à sa condition naturelle d'homme et de Blanc, qu'il n'a pas choisie. Mais il est en revanche en droit de demander des explications à ceux qui lui reprochent d'être ce qu'il est sans s'être donné d'autres peines que celle de naître. Imaginez un peu le drame psychologique qu'aucun feuilleton américain n'a encore exploité: celui de cet homme - ou surtout, par les temps qui courent, de cette femme (cf. la photo de cette mère de 44 ans qui voudrait soumettre sa fille de 5 ans à des séances d'UV) -  qui se sentirait plus Noir(e) que Blanc(he) dans son être profond, une sorte de contre-exemple à Michael Jackson, qui ne réussirait pas à se noircir suffisamment !... 


A les entendre tous, la compétence, l'expérience et la performance ne suffisent plus :
dépassées les empreintes digitales de papa, voici le contrôle au faciès exemplaire, voire à la mélanine certifiée conforme ou au phallus voilé ou brandi, en fonction des opportunités professionnelles et des admissions en boîte de nuit. On se demande d'ailleurs comment Libération peut juger indigne la composition des équipes gouvernementales au regard de la couleur de peau et du sexe de ses propres instances dirigeantes, majoritairement composées de vieux hommes blancs sur-diplômés. Laurent Mouchard-Joffrin (60 ans), Jean Hatzfeld (63 ans), Gérard Mordillat (63 ans ), et les richissimes investisseurs de Libération, Pierre Bergé (82 ans) ou Pierre Rousselet (90 ans).

Eléments de langage gauchistes en vigueur au gouvernement
Enarque de la promotion ...Averroès et d'origine coréenne, Fleur Pellerin, ministre déléguée aux PME, à l’Innovation et à l’Économie numérique, l'a bien compris et ne s'en cache pas : "Si j’avais été un homme blanc de 60 ans, à compétences égales, j’aurais eu moins de chances d’être nommée". Ses parents adoptifs n'apprécieront pas cette discrimination exemplaire autant que sa collègue gouvernementale, Yamina Benguigui, en charge des Français de l'étranger, qui aurait dit dans un interview en 2004 : "à qualité égale, priorité au Beur puisqu’il a eu plus d’obstacles à franchir qu’un Blanc de souche".


Le PS et son officine médiatique Libération nous imposeront-ils bientôt des quota de blancs aux concours de la fonction publique et dans les conseils d'administration, tout en dénonçant les statistiques ethniques ? Dans la vulgate socialiste, il suffit d'être coloré ou métis pour être classé défavorisé et digne d'intérêt, mais est-ce vraiment le cas de Jean-Vincent Placé ou de ministres du gouvernement Zayrault, nés ou élevés comme la fine Fleur à Versailles. Et la ministre déléguée auprès du ministre de l'Éducation nationale, chargée de la Réussite éducative, George Pau-Langevin, une Guadeloupéenne,  a-t-elle été empêchée par sa couleur de peau de faire la traversée pour étudier à la Sorbonne ? La Garde des Sceaux, Christiane Taubira (1952), n'a-t-elle pas pu venir de Guyane à Paris pour faire un 3e cycle:  dans les années 70, l'ascenseur social n'était déjà pas en panne pour les femmes de couleur ?... André Vallini a-t-il pâti à la fois de sexisme et de racisme anti-blanc, lui qui se voyait déjà  ministre de la Justice ?


"Le XXIe siècle sera féministe ou ne sera pas"

Les femmes sont largement sorties de la sphère domestique, mais on trouve par chance un homme blanc pour déplorer "l'absence presque totale de représentativité des écrivaines (moins de 5%...) dans la plupart des manuels de littérature sortis très récemment." La tâche reste en effet immense...


Mais avec les lois sur la parité, les quotas de femmes, c'est fait… 
La loi du 6 juin 2000, qui favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, a été votée sous la présidence de Jacques Chirac. Et c'est donc la parité hommes-femmes qu'on attend toujours dans l'Education nationale (82 % de femmes dans l'enseignement primaire, 60 % dans l'enseignement secondaire), dans la Justice (75% de femmes à l'ENM), dans la Santé (85 % de femmes chez les infirmiers).  Mais la profession de sage-femme s'est-elle véritablement ouverte aux hommes ? Dommage ! Les ministères prioritaires sont l'Education, la justice et la police: les dépenses de santé sont donc gelées, voire même "surgelées", disait Vallaud-Belkacem, ce matin... Les infirmières antillaises sont donc laissées pour compte.

A moins de se souvenir une bonne fois pour toute qu'il est tout simplement interdit de sélectionner en fonction de la couleur de peau et du sexe de la personne en recherche d'emploi, qu'importe si certaines catégories de la population ont plus ou moins d'affinités avec un métier et ses contraintes.

Finkielkraut avait prévenu : "l'antiracisme sera au 21ème siècle ce que fut le communisme au 20ème".



Coluche avait tout faux 


L'humoriste anarchiste croyait (!) que Dieu avait dit : il y aura des hommes blancs, il y aura des hommes noirs, il y aura des hommes grands, il y aura des hommes petits, il y aura des hommes beaux et il y aura des hommes moches, et tous seront égaux ; mais ça sera pas facile… Et puis Il aurait ajouté : il y en aura même qui seront noirs, petits et moches et pour eux, ce sera très dur !

En fait, Coluche est débordé par ses camarades de gauche qui veulent qu'il y ait en France des Blancs, grands et beaux,  pour qui  ce sera plus dur encore  !




samedi 2 juin 2012

Dans la presse socialiste, le patron de l'AFP est nommé à Matignon

Ayrault récompense Fabrice Bakhouche, directeur général adjoint de l'AFP


Et un énarque de plus
arrive aux manettes: quand ce n'est pas à l'Elysée,
c'est à Matignon.



La carrière fulgurante des militants socialistes vertueux

Après le limogeage des trois hauts fonctionnaires à la tête des services de police... 
Fabrice Bakhouche, arrivé en février 2011 à l’AFP pour y exercer les fonctions de directeur général adjoint, va quitter l’Agence pour rejoindre le cabinet du Premier Ministre, où il s’occupera des dossiers concernant les media et l’économie numérique.   


A seulement 37 ans, cet énarque  (2001-2003) diplômé de l'IEP de Paris (1996) est passé par le  ministère des Affaires Etrangères (aux affaires France-Amérique latine: Mercosur, Chili et Bolivie), avant de rejoindre la Cour des comptes (2003), où il fut en charge de l'audit de plusieurs dans le secteur audiovisuel public, et l'agence des participations de l'Etat. Chargée de gérer les participations de l'Etat dans les entreprises, elle releve directement du ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, après avoir été rattachée, jusqu'en 2011, à la direction générale du Trésor..

Ainsi la presse était-elle aux ordres de Sarkozy...


A l’AFP, il a notamment suivi la mise en œuvre des chantiers prioritaires qui ont joué un rôle majeur dans la politique de développement, de diversification et d’internationalisation de l’Agence. Il était en particulier chargé des projets de développement dans le domaine de la vidéo, du mobile ou encore du sport, ainsi que de la gestion des filiales de l’Agence.


Le matin du 1er juin 2012, en comité exécutif, Emmanuel Hoog a salué " son travail sérieux et efficace, ses qualités humaines partagées par tous, son sens de l’intérêt général et son goût de l’écoute et du dialogue. Tout cela, il a su le mettre au service des valeurs d’indépendance et de rigueur professionnelles de l’agence. Nous l’en remercions ".  
En 1999, au côté de Jack Lang, il lança le Printemps des Poètes, qu'il anime avec André Velter durant ses trois premières éditions.
Auparavant, Hoog  avait été conseiller chargé de la culture et des médias auprès de Laurent Fabius, d’abord à la présidence de l’Assemblée nationale entre 1997 et 2000, puis au Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie jusqu'en 2001.

Pour mémoire enfin, 
rappelons aussi que Canal + est dévouée au PS depuis que François Mitterrand l'a portée sur les fonds baptismaux et confiée au parrain André Rousselet, que son entreprise en taxis (G7) n'aurait pas a priori destiné à l'audio-visuel, s'il n'avait été un ami intime du président... dont il était l'exécuteur testamentaire.

Pendant sa campagne, François Hollande a pu compter sur le soutien de Jean-Jacques Augier, énarque de la promotion Voltaire et ancien patron des ...taxis G7 ! Avec Bernard Cottin, ex-PDG de Numericable, ce patron a levé des fonds pour le candidat socialiste.

Les préférences de la presse "indépendante" se portent-elles manifestement vers la droite ?
On peut le dire et le répéter, mais les faits prouvent le contraire.
  

jeudi 31 mai 2012

Hollande, chef de l'Etat socialiste des énarques

L'ENA a pris le pouvoir

La prestigieuse Ecole Nationale d'Administration est une exception française

Des modèles produits  à la chaîne
Aucun pays démocratique ne crée une telle élite grise et froide conforme à la pensée unique d'Etat et n'usine ainsi ses propres rouages administratifs. Passés au moule du prêt-à-penser, ils manquent singulièrement de "reprise" (ou de courage) et sont trop "conventionnels" (et dénués de personnalité et de créativité):  ils sont tous incapables de " se distinguer par un style, un peu d'originalité, de prise de risque"
Prenez Lionel Jospin ! Il est viscéralement trotskiste, mais l'ENA a fait du révolutionnaire un homme épris de pouvoir. Pour autant, respire-t-il la joie de vivre ? Qu'a-t-il fait de positif au gouvernement, en période de prospérité ? A-t-il ouvert le chantier de la réforme des retraites ?

Une fabrique d'autistes
La présidente du jury 2010 s'est déclarée frappée par cette "absence de courage ou de force d'âme" au cours des entretiens. "Peu nombreux sont les candidats qui cherchaient réellement à convaincre le jury de leur position ou même qui ont osé donner un avis", note-t-elle. "Les candidats soit ne savaient pas, soit ne voulaient pas argumenter et défendre leur position et étaient tout à fait prêts à en changer". Le portait-robot de la normalité élyséenne actuelle...
Côté parité, des potiches
le rapport sur le concours d'entrée à l'ENA formule un autre "regret majeur": le manque de "diversité" avec des recrues majoritairement masculines. La présidente du jury s'avoue surprise par "le manque de confiance en soi" de certaines candidates et prône même des "séances de préparation adaptées aux jeunes femmes pour les aider à mieux utiliser leur potentiel". " Au nom de cette parité, François Hollande aurait-il recruté des inadaptées ?
.

François Hollande est l'un de ces produits de l'usine à hauts fonctionnaires 

De la chaîne de fabrication de l'Elite Normalisée Administrative (ENA)modèle  promotion Voltaire (janvier 1978-mai 1980).
sont sortis la voiture hybride Marie-Ségolène Royal, le 4x4 Michel Sapin, la berline Jean-Pierre Jouyet, qui l'ont accompagné dans sa course et le suivront au garage de l'Elysée.
Exemple de recrutement entre soi: Sylvie Hubac, directrice du Cabinet du président de la République française depuis le 15 mai 2012. 


Le hasard a fait que, tout juste un an avant la victoire inattendue de François Mitterrand en mai 1981, François Hollande sortait de l'ENA, avec 158 de ses "camarades" sortis, comme lui, de Sciences Po. Il avait  25 ans. 

Cette promotion compte un président de la République, François Hollande, élu le 6 mai 2012, et une candidate battue à l'élection présidentielle de 2007 - Marie-Ségolène Royal. Tous deux ont fait des enfants ensemble, dont aucun ne partage le parcours: l'ENA ne fabrique pas de dynastie. 

Autres véhicules de la pensée unique socialiste, modèle promotion Voltaire: Frédérique Bredin, ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports, ou Maurice Meda, vice-président de la CRE, maitre des requêtes au Conseil d’État, ancien directeur de cabinet du ministre des Relations aux parlements (2004-2006), 

Pierre-René Lemas, secrétaire général de l'Elysée 

Au premier rang des collaborateurs du président Hollande se trouve déjà Pierre-René Lemas. Directeur du cabinet de Jean-Pierre Bel, président (PS) du Sénat, le préfet Lemas occupe  le poste de secrétaire général de la présidence de la République. Le poste a été tenu par Dominique de Villepin, lui aussi de la promotion Voltaire, sous la présidence Chirac. 

Ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault, Michel Sapin était aussi de la promo Voltaire. Compagnons à l'ENA, les deux hommes le furent aussi pendant leur service militaire à Coëtquidan : une amitié de plus de trente ans. 

Cette proximité M. Hollande l'avait aussi avec Jean-Pierre Jouyet. Compagnon de l'ENA et de Coëtquidan, l'actuel président de l'Autorité des marché a cheminé, le temps de l'ouvertue, au  côté de Nicolas Sarkozy en faisant partie du gouvernement pendant une partie de son quinquennat. 
Cet "écart" sera-t-il porté à son débit pour la suite de sa carrière ? 

De la promo Voltaire au club Voltaire 

Parmi les autres "Voltaire" proches de M. Hollande, il y aussi Jean-Jacques Augier, ancien patron de la compagnie de taxis parsiens G7, qui était partie prenante de l'association de financement de la campagne de l'ancien député de la Corrèze. 

La promotion Voltaire se devait de donner naissance à un club Voltaire... tout dévoué à M. Hollande. Ce club qui est une émanation de l'association Démocratie 2012 est animé par plusieurs "hollandais voltairiens" : Mme Claude Revel Pallez-Halhal et Christian Tardivon, Colette Horel-Rodin et Jean-Marc Janaillac, tous deux cadres à la RATP dont le président, Pierre Mongin, fut plutôt un "balladurien voltairien". 

Démocratie 2012 a elle-même comme président, Dominique Villemot, conseiller de M. Hollande dont il fut une des "plumes", et comme secrétaire national, Jean-Marie Cambacérès, ancien député socialiste. Est-il utile de préciser que MM. Villemot et Cambacérès étaient aussi de la promo Voltaire à l'ENA ! 

Faut-il supprimer l'ENA ?

Cette grande école n’a cessé d’être critiquée depuis sa création, Jean-Pierre Chevènement traitant dès 1967 ses camarades énarques de " mandarins de la société bourgeoise ", des voix s’élèvent depuis plusieurs années pour demander purement et simplement sa suppression.
La première initiative est venue du PS qui, en 1972, inscrit la suppression de l’ENA à son programme. Cette revendication n’a cependant pas vu le jour car elle fut mise à l’écart par de jeunes énarques ayant acquis des responsabilités au sein du parti entre le congrès d’Epinay et les élections de 1981.
Une réforme est cependant intervenue en 1981. Elle a sauvé l'école au prix de l'ouverture d'une troisième voie d’entrée à l’ENA.

L’alternance entre demandes de réformes et demandes de suppression n’a cessé de s’amplifier depuis lors, celles-ci se fondant notamment sur la formation généraliste de cette école privant l’Etat de vrais spécialistes, l’absence de connaissance de l’entreprise alors que le « pantouflage » ne cesse de se développer, ou encore la logique de copinage et du corporatisme.

Le Crédit Lyonnais, le Crédit Foncier, Air France, la SNCF, dirigés par des énarques ont engendré des déficits abyssaux amenant M. Fourgous a poser cette question :" Combien l’ENA a coûté à la France ? "Les cas de désastres financiers de grandes entreprises dirigées par des énarques étant très répandus : Jean-Yves Haberer (Crédit Lyonnais), Alain Minc (Cerus), Michel Bon (France Télécom), Jean-Michel Bloch-Lainé (Worms), Pierre Bilger (Alstom) …

Méritocratie ou copinage ?
Un homme du Président sur quatre est issu de la même promotion que Hollande. 
Le président socialiste installe-t-il un régime sectaire à la tête de l'Etat ?