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vendredi 27 décembre 2019

La réforme des APL à nouveau reportée par le gouvernement

Les apprentis du gouvernement ne tiendront encore pas leurs engagements

Denormandie, un proche de Macron, reporte la mise en vigueur des nouvelles règles de calcul du 1er janvier comme prévu au 1er...avril !

Denormandie se fait dessus quand le chien du Macron s'oublie.
Quand le ministre s'oublie, le président se fait-il dessus ?

La Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) a demandé plus de temps pour faire face à une évolution du mode de calcul des aides personnalisées au logement. 
La Nouvelle année du "monde nouveau" de Macron va s'ouvrir sous de mauvais auspices. Jeudi 26 décembre, lendemain de Noël, lgouvernement a annoncé, avoir repoussé du 1er janvier au 1er avril l’entrée en vigueur de la réforme des aides personnalisées au logement (APL), après déjà  un premier report en juillet dernier, la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) ayant demandé plus de temps pour sa mise en œuvre.

Sur la sécurité et la fiabilité, l'exécutif accumule les difficultés.
Evitant les micros et caméras, Julien Denormandie, ministre chargé tardivement de la ville et du logement  des secteurs oubliés au moment de la formation du gouvernement en juin 2017 ! -, a eu recourt à un communiqué, pour faire part de ce deuxième report. 
Cet ancien directeur de cabinet adjoint de Macron quand il était ministre de l'Economie de Hollande justifie le nouveau report par sa volonté de permettre l’application de la réforme "avec un meilleur niveau de sécurité et de fiabilité pour les allocataires".

"Cette réforme n’est pas remise en cause [à la bonne heure !] et permettra de déterminer de façon plus juste le montant d’APL à verser en fonction de la situation des allocataires et de la réalité de leurs ressources", a-t-il promis.

"Il est de ma responsabilité d’assurer à tous les allocataires le juste versement de leurs aides au logement, c’est pourquoi j’ai acté ce décalage d’un trimestre", s'est vanté le ministre, clown triste (ci-contre par Bernard Buffet).

La CNAF avait eu également recours à un communiqué pour informer Juju Denormandie.
Elle lui faisait part, à lui et aux bras cassés de son cabinet, du besoin de "décaler la date d’entrée en vigueur de la réforme d’un trimestre afin de s’assurer des meilleures qualité et fiabilité possibles dans la mise en œuvre de cette réforme pour ses six millions d’allocataires" en souffrance. 

L'exécutif refait le coup de ParcourSup !
Résultat de recherche d'images pour "Denormandie"
Denormandie est-il un jeune sinistré?
Selon la Caisse, les "travaux techniques relatifs" à l’évolution du mode de calcul des allocations logement "montrent encore des zones d’incertitude". "D’ultimes travaux de fiabilisation sont donc indispensables, nécessitant un décalage du calendrier prévu pour assurer la bonne mise en œuvre de la réforme", a expliqué la CNAF dont le zèle et les scrupules honorent le ministre à la triste figure, l'un des fondateurs du mouvement En marche !, dont il fut secrétaire général adjoint...

Cette réforme vise à mettre en œuvre la "contemporanéité" (sic) des APL...
On comprend qu'un tel langage puisse faire bugger les calculs ! En clair, on parle d'actualisation des modes de calcul à partir des revenus actuels du bénéficiaire et non plus de ceux qui remontent à deux ans, comme c’est le cas actuellement.

Au mois de juillet, Matignon avait estimé à "un peu au-dessus d’un milliard d’euros" les économies réalisées grâce à cette réforme.

Le socialiste Macron a demandé au socialiste Denormandie - ex-collaborateur de Moscovici - de réaliser des économies sur le dos des allocataires, par définition les plus plus défavorisés. Mais la presse aux ordres assure que ça s'explique  par l’idée que les revenus actualisés seront globalement plus élevés que ceux qui étaient observés deux ans auparavant, grâce à la croissance, et que cela réduira mécaniquement le montant des aides leur étant conditionnées. 
Evidemment, ceux qui anticipent le coup-bas ne comprennent rien...


mardi 12 décembre 2017

France Télévisions : motion de défiance des journalistes contre la présidente

PDG de France Télévisions nommée par Hollande via le CSA, Delphine Ernotte, sur un siège éjectable

Seules les féministes regretteront peut-être Ernotte-Cunci, première femme à diriger France Télévisions, sa principale caractéristique 

La perspective de nouvelles suppressions de postes dans le secteur de l'information en 2018 a mis le feu aux poudres. Les journalistes des rédactions nationales devaient procéder au vote d'une motion de défiance, ce mardi 12 décembre.  

Cinquante millions d'euros, c'est le montant des économies imposées par l'Etat service public de France Télévisions en 2018. La société des journalistes (SDJ) de France 2 n'apprécie guère la gestion de la crise par la direction et organise donc ce vote de défiance. 

Cette motion a été soumise mardi à l'ensemble des rédactions du groupe (France 2 et 3, franceinfo, franceinfo.fr et le service des sports), avec l'appui de leurs SDJ respectives. Le vote est organisé de 9h à 19h et son résultat devrait être connu en début de soirée.

Une seconde motion de défiance contre la direction de l'information a été repoussée. 
En revanche, une seconde motion de défiance contre la direction de l'information du groupe (pilotée par le successeur de Michel Field à la direction de l'info, Yannick Letranchant, dont il faut savoir que la potiche Sophie Le Saint est l'épouse, pour le cas où vous vous ne parveniez pas à comprendre comment elle peut aujourd'hui être présentatrice inamovible des journaux de "Télématin" sur France 2) a été repoussé lors de l'AG par une large majorité, selon la même source.

La direction du groupe est aussi engagée dans un plan de suppression de 500 postes d'ici à 2020. 
Pour y arriver, le choix de la direction de France Télévisions s'est tout d'abord porté sur les moyens des magazines d'investigation 'Complément d'enquête' et 'Envoyé spécial' présenté par Élise Lucetjugés radicaux à la suite de plusieurs polémiques, sans compter 'Cash investigation', présenté par la cumularde Élise Lucet, pourtant également controversé.
Une décision de fusion a fait bondir les journalistes, obligeant la direction à faire machine arrière. Mais les démentis n'ont pas suffi. 

Environ 250 journalistes de France Télévisions ont validé ce lundi, en assemblée générale, la mise au vote mardi d'une motion de défiance intitulée : "Faites-vous confiance à Delphine Ernotte-Cunci pour préserver la qualité et les moyens de l'information à France Télévisions ?", à l'encontre de la présidente du groupe. 

L'extrême gauche durcit le conflit : grève, mercredi 

Trois importants syndicats du groupe, le SNJ-CGT (extrême gauche), FO et le SNJ (Syndicat national des journalistes, fondateur de l'Union syndicale Solidaires, trotskistes de SUD), ont lancé un appel à lune grève de 24 heures mercredi 13. 

Déjà affaiblie en interne, la PDGère du groupe doit aussi faire face au lâchage du président de la République. "L'audiovisuel public est la honte de la république", aurait lancé Emmanuel Macron devant des députés. Sans qu'on sache, à vrai dire, qui, de  la patronne  ou des journalistes politisés, étaient visés. 
Ces propos prêtés au président sont rapportés par l'hebdomadaire L'Express, mais démentis par l'Elysée. 

Une chose est sûre néanmoins, le président veut transformer radicalement et rapidement le paysage audiovisuel public françaisalors que le milliardaire Patrick Drahi est en situation de grande faiblesse le propriétaire franco-israélien du groupe L'Express, qui détient également Libération ou i24news - avec des visées sur le groupe NextRadioTV (la radio RMC et la chaîne d’info en continu BFM TV) -, outre Numéricable et SFR, ne parvient plus à financer sa dette.

Féministe, Delphine Ernotte est engagée pour l'égalité professionnelle homme-femme. 
Dans un entretien de 2012, elle déclara "Les femmes se demandent toujours si elles sont capables, il faut que ça change". Elle fait actuellement l'expérience qu'il ne suffit pas d'être une femme pour être capable.

vendredi 3 juin 2016

SNCF: pour satisfaire la CGT, Valls oppose son intérêt politique aux efforts de Pépy

Le gouvernement fait porter au patron de la SNCF le chapeau du conflit

L'avenir du président de la SNCF paraît menacé à la tête de l'entreprise publique


Le premier ministre et le secrétaire d'État aux Transports ont rappelé à l'ordre Guillaume Pepy qui dit souhaiter la suspension de la grève, au nom des Français la "solidarité" avec les Français.

Patron de la SNCF depuis février 2008, Guillaume Pepy est sur la liste noire des patrons de grandes entreprises vilipendés par le gouvernement socialiste. Le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, n'a pas manqué de rappeler ce vendredi matin au dirigeant que la compagnie ferroviaire est détenue à 100% par l'État. "C'est le ministre (des Transports) qui porte la responsabilité. C'est le gouvernement qui décide", a-t-il déclaré sur RTL, tandis qu'une source anonyme proche du dossier conteste le droit "du gouvernement de prendre la main sur des négociations sociales".


Mais le prix de la vexation revient sans doute à Manuel Valls

Avec son sens brutal de la communication, le premier ministre a encore attaqué le problème à la hussarde, en rappelant qui est le patron dans un état post-stalinien: "Il ne peut y avoir de problème avec le gouvernement et M. Pepy parce que M. Pepy ne peut pas avoir de problème avec le gouvernement", a lancé le Catalan dans un entretien aux quotidiens régionaux du groupe Ebra, ex-groupe Est Républicain (Le Progrès, L'Est républicain, Le Dauphiné libéré, Le Journal de Saône-et-Loire, propriété du Crédit mutuel - qui détient le CIC et des participations majoritaires dans la "bancassurance", tel Cofidis ou Monabanq- et la téléphonie mobile, tel NRJ mobile - et de la famille Lignac avec Les Dernières Nouvelles d'Alsace). 
Et le secrétaire d'État aux Transports d'enfoncer le clou: "Il n'y a pas de possibilité de désaccord entre Guillaume Pepy et le gouvernement".
VOIR et ENTENDRE Vidalies se défendre de toute accusation de comportement "soviétique" de la CGT et mettre au pas G. Pépy :

Ce conflit oppose les conceptions politique et entrepreneuriale d'une sortie de crise sociale.

Là où la direction de la SNCF estime indispensables des économies pour améliorer la compétitivité de l'entreprise face à ses concurrents, le gouvernement a décidé de céder aux syndicats sur l'organisation du temps de travail pour apaiser le climat social. "Diriger la SNCF est loin d'être une sinécure à cause des incohérences stratégiques de l'État qui demande tout et son contraire. L'État a beau jeu d'avoir laissé Guillaume Pepy gérer seul les crises et de le critiquer aujourd'hui. L'État stratège est en lambeaux. C'est à l'entreprise de mener les négociations sociales", estime Gilles Dansart, directeur de la publication Mobilettre, media numérique qui s’intéresse aux transports et à la mobilité. 


"Le divorce entre Guillaume Pepy et le gouvernement n'est pas loin"

Alors que se profile l'ultime réunion de négociation lundi sur la nouvelle version du projet de loi Travail, le président de la SNCF a déclaré vendredi 3 juin qu'il souhaite la suspension de la grève au sein de l'entreprise publique, au nom de la "solidarité" avec les Français qui subissent le cumul des blocages syndicaux des inondations provoquées par les crues de rivières dans plusieurs régions. 

Évoquant les "conséquences catastrophiques" des inondations sur le réseau ferroviaire, en particulier en Ile-de-France, des dégâts qui se compteront, selon lui, en dizaines de millions d'euros, Guillaume Pepy, interrogé sur une éventuelle démission en raison de divergences avec le gouvernement, a répondu: "je suis à mon poste avec les équipes, et à fond".

Pourtant, l'avenir de l'ancien directeur de cabinet de Martine Aubry à la tête de la SNCF semble à la croisée des chemins. 
"Le divorce entre Guillaume Pepy et le gouvernement n'est pas loin, juge Gilles Dansart. Mais le gouvernement aura-t-il la force de le démissionner?" Selon ce spécialiste du transport ferroviaire, les deux parties ont leur part de responsabilité: "L'État, pour ne pas avoir pris en considération les alertes sur le système ferroviaire après les accidents ou sur la performance opérationnelle de la SNCF qui repose notamment sur la modification des conditions sociales et de l'organisation interne de l'entreprise. Mais aussi Guillaume Pepy, dont la responsabilité managériale est engagée sur plusieurs faiblesses industrielles et notamment la croissance des coûts, alors qu'il avait annoncé 1,5 milliard d'économies". On voit toutefois que l'exécutif socialiste n'aide pas le patron de la SNCF à atteindre ses objectifs. 

VOIR et ENTENDRE
le point dressé par Europe 1, le 31 mai:

"Tous nos voisins ont réformé en profondeur. En France, non," note Pépy

Des priorités qui ne manquent pas de susciter les inquiétudes de cheminots sur leurs acquis.
Dans une pétition signée comme un seul homme par un peu moins de 2.000 personnes en trois jours, les fonctionnaires de l'entreprise publique lancent un appel au gouvernement, rappelant que "Tous nos voisins ont réformé en profondeur. En France, non." A qui la faute !
Paradoxalement, ceux-là mêmes qui,depuis l'après-guerre, n'ont cessé de lutter pour le maintien de leurs privilèges, grève après blocage du réseau et prises des usagers en otages après blocage, déplorent aujourd'hui que "Nos concurrents ont déjà des coûts salariaux inférieurs de 20% aux nôtres" ! Or, ce projet d'accord collectif ramènerait cet écart  à 9%. 

Mais les experts sont clairs: au-delà de 6%, ce n'est pas viable. Aujourd'hui, nos coûts continuent d'augmenter, de près de 3% par an. Parmi eux, plus de 60% sont constitués de masse salariale".

Sans les syndicats dominants, le groupe aurait déjà pu réaliser ces économies
pour alléger une dette devenue colossale. 
Depuis la fin des années 1990, elle est passée d'un peu moins de 30 milliards à un peu plus de 50 milliards (dont 42,2 milliards pour SNCF Réseau). Ce qui a provoqué le départ brutal du patron de SNCF Réseau Jacques Rapoport lequel a refusé de cautionner la fuite en avant du rail français sous l'impulsion des syndicats d'extrême gauche. 
Selon l'ancien directeur financier de la RATP, la SNCF devrait investir un milliard d'euros par an pour moderniser le système ferroviaire. D'où la détermination et l'exigence de Guillaume Pepy de voir l'État prendre à sa charge une partie de la dette de la compagnie. 
Si un accord entre les deux parties n'est pas trouvé, du fait des pressions des syndicats, la dette publique -  enjeu électoral majeur - ne sera certes pas augmentée , mais la SNCF ne sera pas relancée. "Cette solution de court terme va achever d'emporter la fin de la grève. Mais elle ne va pas tout changer. Une loi sur la réforme ferroviaire et la refonte du système social sont indispensables", maintient Gilles Dansart. 

L'Etat-PS aura fait passer le train à voile et à vapeur du mariage entre personnes du même sexe, mais l'exécutif socialiste aura laissé à quai le TGV de l'entreprise nationale.

Les reculs gouvernementaux dans les négociations à la SNCF ont fait monter la tension entre l'État et Pepy, lequel, qui s'estime désavoué, n'exclut pas désormais de démissionner.

samedi 31 octobre 2015

Retraites complémentaires: accord avec une minorité de syndicats, CFDT, CFTC et CFE-CGC

La gauche comptable se met d'accord avec le MEDEF, sur le dos des faibles

Travailler plus longtemps pour espérer perdre moins ?

Cet accord n'est pas signé entre tous les syndicats et le patronat, mais par certaines organisations syndicales: seulement trois...
Libération se félicite que "le texte de l’accord vise 6,1 milliards d’économies à l’horizon 2020, de manière à limiter à 2,3 milliards d’euros le déficit cumulé des deux régimes." On croirait lire un communiqué de Bercy... 
La négociation durait depuis février et devait s’achever en juin. Les syndicats patronaux (Medef, CGPME, UMPA) et trois syndicats ouvriers (CFDT, CFTC et CFE-CGC) ont finalement validé vendredi, après une "dernière séance" (sic) au siège du Medef, l’accord destiné à renflouer les caisses de retraites complémentaires des salariés du privé.  Libération ne mentionne pas la CGT, FO, SUD et UNSA. Et pourquoi passent-ils à la trappe de leur information sélective ? ILs ont refusé de signer !

L’Agirc et l’Arrco sont en effet menacés d’asphyxie financière:
par la crise économique (celle que la gauche a niée de 2008 à 2012...), l’arrivée de millions de papy-boomers à la retraite (qu'il est permis de racketter, selon l'éthique de la double peine "validée" par Libération, bien qu'ils aient déjà été imposés une première fois sur le revenu tout au long de leur activité) et la réduction des cotisations à cause du chômage élevé (du fait de la gauche socialiste au pouvoir après bientôt quatre ans). 
Ces deux régimes complémentaires ont vu leur déficit se creuser respectivement à 1,985 milliard d’euros et à 1,153 milliard en 2014. Avec, en l’absence d’accord, un risque pour l’Agirc (cadres) de voir ses réserves épuisées d’ici à 2018 et à 2027 pour l’Arrco.
Le texte de l’accord, qui doit être formellement signé dans les jours qui viennent, vise 6,1 milliards d’économies à l’horizon 2020, de manière à limiter à 2,3 milliards d’euros le déficit cumulé des deux régimes. Ses principales mesures sont une incitation à travailler plus longtemps via un système de bonus-malus, une moindre revalorisation des retraites ou encore une fusion des régimes Agirc-Arrco

Bien naturellement, mais "comme prévu" selon Libération,
la CGT et Force ouvrière ont refusé de signer cet accord.
Côté Medef, le négociateur Claude Tendil a, lui, salué "un bon accord pour l’ensemble des partenaires signataires, puisque nous sommes six à signer", Côté syndical, l'exécutif socialiste atteint son objectifCet accord ouvre "selon elles" (à la différence de Libération, propriété des hommes d'affaires multi-millionnaires, Bruno Ledoux et Patrick Drahi, ) la voie à un report de l’âge de départ à la retraite. Philippe Pihet (FO) a dénoncé un texte "déséquilibré", tandis qu’Eric Aubin (CGT) a déploré une "régression"
Dans le détail, l’accord prévoit:

  • Dès 2016
  • 2,1 milliards d’économies à l’horizon 2020:
    Une moindre revalorisation des pensions pendant trois ans (1 point de moins que l’inflation), avec toutefois une "clause plancher" pour empêcher une diminution. 

    1,3 milliard d’économies:
    La date de revalorisation des pensions sera décalée au 1er novembre (au lieu d’avril). 
    100 millions d’euros d’économies: Augmentation du prix d’achat du point pendant trois ans, de manière à diminuer le rendement des régimes pour le futur retraité. Le montant de la retraite complémentaire dépend du nombre de points Arrco (cadres) et Agirc (tous salariés du privé) accumulés. Alors que pour 1.000 euros cotisés, le salarié a actuellement 65,6 euros de rente, il n’aura plus que 60 euros dans trois ans.

  • A partir de 2019

  • 500 millions d’euros d’économies en 2020: Mise en place, à compter du 1er janvier et pour les générations nées à partir de 1957, d’un bonus-malus pour inciter les salariés à travailler un an de plus une fois qu’ils ont rempli les deux conditions nécessaires pour partir avec une retraite à taux plein (âge légal et durée de cotisation). Sans considération de la longueur des études et de l'âge d'entrée dans la vie professionnelle des étudiants et futurs cadres exposés au burn-out et aux maladies cardiaques. 
    Un salarié disposant de toutes ses annuités et qui prendrait sa retraite à 62 ans, verrait sa retraite complémentaire amputée de 10% par an pendant deux voire trois ans, avant d’obtenir une retraite à taux plein à 65 ans. En revanche, s’il travaillait jusqu’à 63 ans, ce malus temporaire serait annulé. Il bénéficierait pendant un an d’un bonus de 10% s’il restait deux ans de plus en activité, bonus qui grimperait à 20% pour trois ans de plus et 30% pour quatre ans de plus. 
    Les personnes pouvant partir dès 60 ans (carrières longues) et celles devant travailler au-delà de 62 ans pour avoir toutes leurs annuités seront également concernées par ce système, qui s’applique au maximum jusqu’à 67 ans. Les nouveaux retraités exonérés de CSG seront dispensés, ceux qui sont soumis à son taux réduit pourront subir des décotes de 5% pendant 3 ans. Des dérogations sont également prévues pour les salariés handicapés (50% d’incapacité) et les aidants familiaux. 

    800 millions d’économies attendues des comptables de Bercy
    Augmentation des cotisations patronales, via une augmentation de deux points du 'taux d’appel', passant de 125 à 127%. Economies attendues: 800 millions d’euros. Les cotisations aux régimes complémentaires sont calculées via deux taux, le "taux contractuel" et le "taux d’appel". Le premier ouvre des droits: plus on cotise, plus on engrange de points, plus la retraite sera élevée. Le 'taux d’appel' n’ouvre en revanche pas de droits : même si on cotise plus, la pension ne sera pas plus élevée, ce qui permet de remplir les caisses des régimes. 

    La création d’un nouveau régime fusionnant l’Agirc et l’Arrco est également prévue à cet horizon. Tout comme la mise en place d’une nouvelle répartition des cotisations à l’Agirc: 60% à la charge de l’employeur et 40% à celle des salariés (contre respectivement 62 et 38% actuellement), comme c’est le cas à l’Arrco.

    Des économies à n'importe quel prix et au détriment des retraités, pourquoi pas, selon la majorité présidentielle, le PS et la CFDT, ainsi que leurs media affiliés... La démarche socialiste consistant à frapper les salariés du secteur public et les retraités a quelque chose d'insupportable quand le gouvernement continue a augmenter la dette publique.


    jeudi 31 juillet 2014

    Plus de la moitié des Français va renoncer au livret A

    Une épargne de moins en moins populaire
    Le taux de rémunération du livret A va encore baisser
    Il va tomber de 1,25% à 1% à compter du 1er août, un plus bas historique, conséquence de l'incapacité des gouvernements socialistes successifs à combattre la déflation en France

    51% des Français souhaitent donc trouver une autre solution de placement de leurs économies. Interrogés sur leurs intentions de placement dans les mois à venir par l'Ifop,

    10% des Français épargneront moins 

    10% pensent consommer davantage et laisser moins de place à l'épargne, tandis que seulement  49% déclarent ne pas vouloir modifier leurs habitudes de placements, selon un sondage Ifop sur leurs intentions de placement dans les mois à venir.

    Un précédent sondage Ifop
    il y a un an, quand le taux du produit d'épargne le plus populaire avait  baissé d'un,5 point d'un coup, de 1,75% à 1,25%, 43% des Français déclaraient qu'ils placeraient leurs économies ailleurs et 48% qu'ils ne changeraient pas. 

    Collecte négative 

    En juin, la collecte nette du Livret A et du Livret de développement durable (LDD) a été négative de 50 millions d'euros. 

    Les chiffres de juin de l’assurance-vie sont récemment tombés. Le miracle n’a pas eu lieu,
    la collecte nette est négative de 1,1Md€. Et les perspectives ne sont pas à une relance de l’assurance-vie pour l’instant.

    Le sondage a été réalisé du 11 au 16 juillet auprès d'un échantillon de 997 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

    mercredi 2 juillet 2014

    Règlements de comptes à OK-DSK

    Sarkozy, Valls, Hollande: DSK taille des p..pes  des costards en série

    Dominique Strauss-Kahn a tenu des propos faits pour être repris par la presse
    Même s'il s'est délocalisé de la politique hexagonale vers la finance européenne, Dominique Strauss-Kahn garde la langue active. 

    Conseiller de nombreux gouvernements et banques d'affaires, il ne se prive pas pour autant de distribuer
    les cartons jaunes et rouges aux uns et aux autresDans son édition du 26 juin, Le Point recense quelques-unes des sorties pas si amènes du délinquant sexuel du Sofitel de New York. 

    Sur Manuel Valls: "ficelé" dans un gouvernement de "brêles"
    "Il est ficelé dans un gouvernement composé par Hollande et dont la moitié sont des brêles. Il n'a pas fait le gouvernement qu'il voulait." 

    Sur François Hollande: "S'il continue à m'emmerder, je reviens !"
    "Le gouvernement de Hollande aurait été parfait pour le début des années 80, quand la crise était encore gérable. Mais par grand vent..."
    "Tant que les ménages et les entreprises n'auront pas confiance, les premiers ne consommeront pas et les seconds n'investiront pas. Donc, la question est: Hollande peut-il inspirer confiance ?"  

    Sur Nicolas Sarkozy : il était impatient
    "Quand, en tant que patron du FMI, je venais exposer un problème à Angela Merkel, on y passait deux heures. L'ancienne ingénieure décortiquait tout dans les moindres détails. Avec Sarkozy, la conversation durait un quart d'heure. Ensuite, il était impatient de passer à autre chose..." 

    Sur les 35 heures, trop "rigides et administratives" 
    "J'en suis le concepteur parce que la réduction du temps de travail est un phénomène historique et qu'il vaut mieux l'organiser. Mais je ne voulais certainement pas qu'on les applique de façon aussi rigide et administrative. Il y avait une façon de faire, flexible." 

    Sur les 50 milliards d'économies du gouvernement: "la moitié est bidon." 

    Sur la politique économique de la France: des barrières idiotes entre public et privé
    "Cette idée selon laquelle, notamment en France, on veut dresser des barrières intangibles entre le privé et le public est idiote. Vouloir confier toutes les décisions économiques à des fonctionnaires qui n'ont jamais travaillé dans les milieux financiers, c'est comme dire: j'ai un problème cardiaque, je vais aller me faire opérer par le charcutier. Ca ressemble un peu, la charcuterie, mais c'est débile."

    mercredi 16 avril 2014

    Annonces de Valls: consternation parmi les députés PS, pour commencer

    Hollande va-t-il achever la "gauche sociale"?

    Ca va charcler: après la surfiscalisation, l'austérité pour tous
    Mais que nous lui avons-nous donc fait ?
    Gel des prestations sociales, report de la hausse du RSA, pénalisation des fonctionnaires et des retraités, menaces sur l'APL, etc... Le Premier ministre a précisé comment il va tenter de réaliser 50 milliards d'euros d'économies, sans pousser les Français dans la rue.

    De nombreux députés PS sont "atterrés" par les annonces de Manuel Valls 
    Elles sont "inacceptables en l'état sur le fond comme sur la forme", a clamé mercredi 16 avril Christian Paul, l'un des députés de l'aile gauche du PS qui avaient réclamé un contrat de majorité avant le vote de confiance. "Le groupe socialiste a découvert dans un silence total ces annonces", a dit Christian Paul. 
    Ambiguïté "atterrante"

    Les fayots glosent  
    Caresche et Le Roux préviennent que Valls fera le compte de ses amis  
    Déjà comptées, les subventions gouvernementales se mériteront...  

    D'autres députés PS qui avaient comme lui voté la confiance au gouvernement, ont fait part de
    leur désapprobation, sur Twitter comme Michel Pouzol, Laurent Baumel ou Jérôme Guedj.
    Sur la même ligne, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann a affirmé que les annonces de Manuel Valls allaient être "très défavorables aux classes modestes et populaires", soulignant qu'on ne peut y voir de la "justice sociale".
    Elle a notamment regretté le gel du point d'indice des fonctionnaires, un "scandale" selon elle, mais aussi la non revalorisation des prestations sociales jusqu'en octobre 2015, estimant que les petites retraites en feront les frais. "On ne peut pas dire que ce soit de la justice sociale", a déploré la sénatrice.
    "Dur avec les faibles et faible avec les durs"

    Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon,évoqué une politique "brutale", affirmant que "ce gouvernement est dur avec les faibles et faible avec les durs""Les mesures annoncées sont régressives" et "visent à accompagner une stratégie d'austérité", a affirmé le secrétaire général de la CGT sur BFM-TV. 
    Parmi les "mauvaises nouvelles" énoncées par le Premier ministre, l'air grave et important, la CGT a retenu "le gel des salaires des fonctionnaires" au "même moment il a trouvé 30 milliards d'euros pour les entreprises", dans le cadre du pacte de responsabilité.
    Manuel Valls "garantissait des discussions et des concertations" sur les mesures à prendre, rappelle le patron de la CGT évoquant leur rencontre la semaine dernière. Mais "la politique brutale menée par Manuel Valls ne prend pas en compte les propositions qu'ont pu faire les syndicats", a-t-il assuré.
    "Ca va saigner"

    "'Plus vite, plus fort', en effet", écrit le communiste Olivier Dartigolles dans un communiqué, "mais en aucun cas 'plus juste'".
    Le PCF dénonce, outre "les arbitrages", "à la marge" du Premier ministre, décidés "sans consultation du Parlement et des partenaires sociaux", "le pacte de responsabilité", "gravé dans le marbre d'une austérité que surveillent de près la Commission européenne et le patronat".

    Manuel Valls s'arroge tous les pouvoirs

    Valls a imposé le silence à tous les membres du gouvernement et seule Ségolène Royal transgresse ostensiblement la règle à la fin de chaque Conseil des ministres.
    Valls parle en lieu et place du porte-parole du gouvernement, entretenant le conte merveilleux de l'action gouvernementale avec, au final, un seul et unique message : 'ça va saigner. Et à tous les étages'", assure Olivier Dartigolles à propos du plan d'économies.

    Va-t-il réduire le président au silence ?