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vendredi 27 mars 2009

Le Président explique son action contre la crise

Sarkozy combat la désinformation et le défaitisme de l’opposition

Nicolas Sarkozy a fait la promotion de sa politique économique face à la crise
Mardi à Saint-Quentin (Aisne), le Président de la République a promis d'aller encore "plus loin". Il a aussi opté pour un décret (plutôt qu’une loi) interdisant les stock-options ou les parachutes dorés en faveur de dirigeants d'entreprise en difficulté, vilipendés à droite comme à gauche.

Cinq jours après une journée de grève peu suivie et de défilés de la peur dans toute la France, et à un peu plus d'une semaine du sommet du G20, le chef de l'Etat a choisi de venir "faire la pédagogie" de ses réformes dans la ville où est élu le secrétaire général de l'UMP et ancien ministre du Travail, Xavier Bertrand.
Devant quelque 4.000 personnes et en présence de deux ministres, Brice Hortefeux (Travail), et Eric Woerth (Budget), il a, point par point, défendu les réformes déjà engagées contre la crise, assurant que "si la situation devait se dégrader encore, nous ferions davantage".
Mais "la sagesse, le bon sens, le sang froid commandent d'attendre que tout ce qui a été décidé soit mis en oeuvre, qu'on laisse le temps à toutes ces mesures de produire leurs effets". Il n’est pas favorable à des mesures sous la pression de la rue, à chaque fois que les militants d’opposition décident de manifester.
Il a d’ailleurs rendu hommage à la France silencieuse et majoritaire qui travaille plutôt que de défiler.
Il a salué la pudeur des Français qui souffrent dans l’effort face aux difficultés. Les populistes se sont-ils sentis à l'aise dans leurs habits étroits de démagogues?
Il a enfin exprimé sa volonté de ne pas faire supporter la charge la plus lourde à la classe moyenne. La moitié des Français seulement paie l’impôt, a-t-il rappelé, et ils ne peuvent donner plus, a-t-il admis.

Le chef de l'Etat a annoncé souhaiter évaluer avec les partenaires sociaux "avant l'été" les mesures du gouvernement. "Au vu de la situation économique et sociale, nous réfléchirons, si cela est nécessaire, à d'autres mesures", a-t-il indiqué.


Lucidité et pragmatisme
  • Alors que les inscriptions à Pôle emploi en février, attendues mercredi 25, confirment l'impact accru du chômage sur les moins de 25 ans en activité, il a annoncé, "avant la fin du mois d'avril", un "plan d'urgence en faveur des jeunes" et spécialement au profit de ceux qui n’ont jamais eu de premier emploi..

    "Toutes les pistes doivent être explorées: celle de la formation en alternance dont je veux doubler le nombre de contrats, celle des contrats aidés, celle du service civique", a affirmé M. Sarkozy.


    Autres décisions
  • la prochaine nomination de "commissaires à la réindustrialisation" dans chaque bassin d'emploi en difficulté.
    "L'Etat ne peut pas sauver toutes les entreprises mais chacun a droit à une solution adaptée, soit un emploi, soit une formation (...) Personne ne doit être laissé au bord du chemin", a dit le président.
  • Nicolas Sarkozy veut également "aller plus loin sur les infrastructures", notamment pour améliorer un système de transport francilien "à bout de souffle" et pour lequel il promet des mesures d'ici "la fin du mois d'avril".

    Il s'est par ailleurs déclaré favorable à une "taxe carbone" contre le "dumping environnemental".
  • Le chef de l'Etat est également revenu sur ses objectifs en matière de "moralisation du capitalisme", l'un de ses principaux chevaux de bataille depuis le déclenchement de la crise, en septembre dernier.
    "Il ne doit plus y avoir de parachutes dorés (...), de bonus, de distribution d'actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l'Etat, qui met en oeuvre un plan social d'ampleur ou qui recourt massivement au chômage partiel", a-t-il dit sans proposer de loi, en réagissant aux polémiques suscitées par les stock-options des dirigeants de la Société Générale ou le parachute doré de l'ex-PDG de
    Valeo.
  • Toutefois, il a promis "à l'automne" un projet de loi sur le partage des profits des entreprises si les partenaires sociaux n'avançaient pas sur ce sujet.
    "Le chemin que nous avons pris nous permettra de nous en sortir. J'ai confiance, je vous demande d'avoir confiance", a conclu le chef de l'Etat.

    Lire le prochain article de PaSiDupes consacré aux principales mesures annoncées, dont la taxe professionnelle.

  • vendredi 20 juin 2008

    Prévisions de l’INSEE : Christine Lagarde serait-elle excessivement raisonnable ?


    Alarmiste, l'INSEE est "exagérément pessimiste"
    La ministre de l'Economie, ne doit pas savoir ce qu’elle dit, aussi bien que l’INSEE ! Christine Lagarde juge en effet "exagérément pessimistes" les prévisions de l'INSEE annonçant une croissance de 0,2% au deuxième trimestre en France et un total annuel de 1,6%.
    La ministre assure aussi ne pas croire aux prévisions de l'institut sur l'inflation, qu'il prédit à + 3,2% en 2008, le chiffre le plus élevé depuis 1991.
    Elle explique ce qui semble exclu des considération de l’institut. "Si on regarde les prévisions OCDE, les prévisions FMI et nos propres prévisions, on est au moins à 1,7% (de croissance), et nous, nous disons aujourd'hui qu'on est entre 1,7% et 2%", a-t-elle affirmé sur France info.
    "Donc je crois que l'INSEE est exagérément pessimiste par rapport à ces chiffres-là. Je crois que sur les prévisions d'inflation, là aussi, l'INSEE est assez sombre dans ses prévisions et ça ne me paraît pas justifié par l'évolution que nous constatons actuellement sur le marché, qui est inférieure à ce chiffre-là", a-t-elle insisté pour sa part.

    L'UMP, le saviez-vous, s’est exprimée. L’écho que lui accorde la presse ne vous est sans doute pas parvenu… Elle estime pourtant ce vendredi que les mesures du gouvernement censées favoriser la concurrence dans la grande distribution devraient avoir un effet modérateur sur l'inflation.

    vendredi 26 octobre 2007

    Principales mesures du Grenelle de l’Environnement

    La révolution verte
    Les principales décisions annoncées jeudi par Nicolas Sarkozy à l'issue du Grenelle de l'environnement:
    OGM
    - La culture commerciale des OGM sera "suspendue en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance qui sera créée avant la fin de l'année"
    - vote d'une loi au printemps 2008 pour transposer la directive européenne sur les OGM. Les principes de transparence, de droit à cultiver avec ou sans OGM et d'obligation de prouver l'intérêt sanitaire et environnemental des OGM "seront inscrits" dans ce projet de loi.
    - poursuite de la recherche sur les OGM selon des modalités à définir
    TRANSPORTS
    - construction avant 2020 de 2.000km de lignes TGV, soit un programme de 70 milliards d'euros financé par l'Etat à hauteur de 16 milliards d'euros
    - extension de 329km à 1.500km du réseau de tramways hors Ile-de-France, soit 17 milliards d'euros d'investissements, dont 4 par l'Etat
    - "écopastille": système de bonus-malus pour favoriser l'achat de voitures propres
    - plan d'investissement dans les liaisons fluviales pour retirer des routes un million de camions en 2020
    LOGEMENT
    - l'ensemble des bâtiments devra respecter une nouvelle réglementation limitant la consommation d'énergie: les logements neufs ne pourront pas consommer plus de 80 KWh par mètre carré en 2010 et de 50 KWh en 2012.
    - interdiction "dès 2010" des ampoules à incandescence et des fenêtres à simple vitrage
    ENERGIE
    - poursuite de l'énergie nucléaire sans création de site nouveau
    - programme national des énergies renouvelables pour dépasser l'objectif européen de 20% de la consommation d'énergie en 2020
    AGRICULTURE
    - réduction de moitié de l'usage des pesticides "si possible dans les dix ans qui viennent" et "en accélérant la mise au point de produits de substitution"
    - un repas "au moins une fois par semaine" dans toutes les cantines publiques issu de l'agriculture biologique
    BIODIVERSITE
    - création d'une "trame verte"
    SANTE
    - interdiction à la vente dès 2008 des phytosanitaires "contenant des substances extrêmement préoccupantes"
    - définition concertée en 2008 d'un "plan national santé environnement II pour les années 2009-2012, couvrant les nouvelles technologies, les transports, les nouvelles pathologies et l'équité environnementale"
    - insonorisation avant cinq ans de tous les logements dégradés à proximité des aéroports
    - adoption d'une nouvelle loi sur l'air
    RECHERCHE
    - l'Etat consacrera "plus d'un milliard d'euros" sur quatre ans à la recherche environnementale
    ADMINISTRATION
    - tous les ministères feront leur bilan carbone dès 2008 et engageront un plan pour réduire de 20% leur efficacité énergétique
    - le code des marchés publics sera réformé pour rendre les clauses environnementales obligatoires
    - tous les nouveaux véhicules des administrations devront être propres dès 2009
    TAXES
    - instauration d'une taxe sur les poids lourds étrangers qui traversent la France
    - taxe écologique annuelle sur les voitures neuves les plus polluantes
    - création d'une TVA à taux réduit sur les produits écologiques
    - demande à l'Union européenne d'étudier une taxe sur les produits importés venant de pays qui ne respectent pas le protocole de Kyoto
    - étude dans le cadre de la révision générale des prélèvements obligatoires d'une "taxe climat-énergie" en contrepartie d'un allègement de la taxation du travail.

    jeudi 2 août 2007

    Adoption définitive du "paquet fiscal" ou ‘TEPA’

    La gauche dans la démolition ‘constructive’

    Cherchez les propositions de la gauche, vous ne trouverez rien. Voici en revanche de nouvelles critiques. Elles concernent cette fois le ‘paquet fiscal’ que les élus de la nation ont adopté définitivement mercredi : l'Assemblée nationale qui l'a voté par 169 voix contre 68, et le Sénat par un vote à main levée. Il regroupe un ensemble de promesses faites pendant la campagne électorale par Nicolas Sarkozy, mais qui a subi au Parlement les critiques obligées et systématiques d'une gauche très mobilisée contre tous les projets du gouvernement.

    Le projet de loi pour le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat (TEPA), dit "paquet fiscal", prévoit un dispositif favorisant

    - les heures supplémentaires,

    - un crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunts immobiliers, pendant les cinq premières années, plafonnés à 20% du montant des intérêts, pour l'achat d'une résidence principale ;

    - une quasi suppression des droits de succession : à partir de 2008, ces droits seront supprimés pour le conjoint, marié ou pacsé, survivant. L'abattement de 50.000 euros appliqué aux donations et successions passera à 150.000 euros pour les ascendants ou descendants et de 5.000 euros à 15.000 euros entre frères et soeurs. Un abattement de 7.500 euros sera mis en place pour les successions au bénéfice des neveux ou nièces. Les dons en numéraires seront exonérés de droits de mutation dans la limite de 30.000 euros ;

    - un abaissement de 60 à 50% du bouclier fiscal (les impôts directs ne pourront pas dépasser 50% -60% actuellement- des revenus), à partir du 1er janvier prochain ;

    - la mise en place du RSA (Revenu de Solidarité Active) dont le but est d'inciter les bénéficiaires d'un revenu minimum à retrouver un emploi en leur assurant un revenu garanti, sans perte de pouvoir d’achat. Ce qui justifie probablement la noble colère du Vert François de Rugy qui s’exclame : "Ce projet fiscal est à la fois un paquet cadeau pour les plus riches et un paquet piégé pour les finances publiques". Et juge : "C'est un texte socialement immoral";

    - encore l'encadrement des "parachutes dorés";

    - une réduction de l'ISF, sous certaines conditions, pour ceux qui souscrivent au capital des PME ou qui effectuent des dons au profit d'organismes d'intérêt général ;

    - ou une défiscalisation des rémunérations perçues par les étudiants de moins de 26 ans dans la limite de trois fois le SMIC.

    Chacun appréciera la valeur et l’objectivité du ‘paquet-critique’ global de la gauche…

    Le coût du projet a été estimé par Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, "entre 10 et 11 milliards d'euros en 2008, et 13,8 milliards d'euros (par an) en régime de croisière", mais entre 15 et 17 milliards d'euros par l'opposition, qui, pendant la campagne, n’a pourtant pas démontré sa capacité à chiffrer quoi que ce soit, pas même son ‘pacte présidentiel’...

    L’estimation de la Ministre retarde d'autant le retour à l'équilibre des finances publiques, promis au mieux pour 2010 par le chef de l'Etat, mais plus probablement pour 2012, ce qui indispose Bruxelles. Malgré cette pression extérieure mal vécue par les Français, le gouvernement a dégagé des marges de manoeuvres pour les amendements des parlementaires.

    Après toute une législature à batailler en vain pour obtenir la sortie de la résidence principale du calcul de l'ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune), les députés ont en effet obtenu une hausse de 20 à 30% de l'abattement d'ISF sur cette résidence.

    Ils ont aussi porté de 20.000 à 30.000 euros la possibilité de donation en numéraire par une personne de moins de 65 ans et de 50.000 à 150.000 euros l'abattement pour les donations et les successions en faveur d'une personne handicapée si elle n'est pas l'héritière directe.

    Au total, le coût de ces amendements a été évalué à 200 millions d'euros par Mme Lagarde.

    Les sénateurs ont, eux, voté contre l'avis du gouvernement un amendement qui prévoit que l'Etat compense intégralement les remboursements lorsque le bouclier fiscal est dépassé. Actuellement, les collectivités locales doivent rembourser les dépassements qui sont de leur fait.

    Leur volonté a été confirmée en CMP (Commission Mixte Paritaire, composée de 14 députés et sénateurs) et mercredi Mme Lagarde a finalement donné son accord à cette disposition dont le coût a été évalué par Gilles Carrez (UMP) "entre 20 et 40 millions".

    Ce texte est un "choc de confiance qui peut propulser la croissance" pour "ensuite favoriser l'emploi", a affirmé la ministre. Une assertion naturellement contestée au Sénat par le Bayrouiste Jean Arthuis (MoDem/UDF), qui a émis "un doute sérieux" sur les effets attendus par le gouvernement. Quant à Charles de Courson, au Palais Bourbon, il a noté : "Nous avons obtenu des avancées", ajoutant : "Nous votons ce texte même si nous estimons que sur certains points on peut encore l'améliorer". Tout est perfectible, spécialement les compromis qui prennent en compte les diverses sensibilités…

    En revanche, le projet n'a évidemment pas trouvé grâce aux yeux de la gauche qui a fait de l’obstruction, probablement ‘positive et juste’, dans les deux assemblées contre un texte plein de "cadeaux fiscaux" pour les riches qui loin de promouvoir le travail "marque le retour d'une société de rentiers". Rappelons que l’ex-couple Hollande-Royal est assujetti à l’ISF, comme tous les ‘riches’, à la différence que leur estimation est sous-évaluée… Sans sectarisme socialiste, le député Pierre-Alain Muet a estimé qu’"il ne répond à aucun des problèmes de notre pays mais à un choix idéologique". C’est pour quand la rénovation du dogme socialiste ?

    Martin Hirsch (Solidarités actives) a fait valoir qu'"on ne pouvait pas comparer ce qui n'était pas comparable", car les financements prévus par le texte étaient seulement destinés à un "dispositif expérimental".

    Quant au Nouveau Centre, malgré des "réserves", il s'est déclaré favorable à un texte allant "dans le sens du travail" et ne bénéficiant "pas aux plus riches", exclusivement.

    Un peu d’honnêteté au passage ne fait pas de mal !

    lundi 7 mai 2007

    Les premières mesures Sarkozy.

    X. Bertrand rappelle les priorités du président-élu
    Le porte-parole de Nicolas Sarkozy a confirmé quelles seraient les premières mesures du nouveau président de la République.
    Interrogé sur BFM TV et RMC, l'ancien ministre de la Santé, Xavier Bertrand et porte-parole du candidat Sarkozy, a cité:
    - l'exonération des heures supplémentaires,
    - la déduction des intérêts des emprunts immobiliers: il a estimé que "c'est important pour qu'on puisse relancer la construction et qu'on puisse aussi acheter plus grand, il y a une vraie dimension familiale".
    - la suppression des droits de succession: la suppression des droits de succession pour 95% des ménages est juste "parce que quand vous avez travaillé toute votre vie, c'est pour vos enfants, c'est pas pour l'Etat", a-t-il estimé. "On sait ce que l'on veut, il (Nicolas Sarkozy) l'a dit, de pouvoir exonérer le fruit d'une vie de travail, il faut qu'on voit où est le bon niveau pour parvenir à ces 95%, il y a la justice fiscale, il y a aussi la justice sociale, ça aussi c'est une priorité", a expliqué Xavier Bertrand.
    - la défiscalisation du travail des étudiants,
    - les peines planchers pour les multirécidivistes
    - et les négociations pour obtenir un service minimum dans les transports publics: pomme de discorde avec plusieurs syndicats de salariés, il a dit : "Nous lançons des choses dès l'été avec la balle dans le camp des partenaires sociaux". "Est-ce qu'on est capable de trouver un accord pour avoir le service minimum garanti ou, autrement, il y aura un texte. Nous avons toujours dit que le service minimum garanti serait une réalité en cette année 2007", a ajouté Xavier Bertrand.
    Le service minimum, "c'est pas de l'idéologie, nous savons que le droit de grève est important, il est constitutionnel, mais le droit d'aller travailler également est important".

    Outre ces mesures législatives, le porte-parole de Nicolas Sarkozy a cité la préparation "de grandes conférences sociales qui auront lieu en septembre sur
    - l'égalité salariale hommes-femmes,
    - sur la Sécurité sociale professionnelle,
    - la rénovation de la démocratie sociale
    - une conférence sur les conditions de travail".
    - et en matière écologique, une "rencontre-conférence" sur l'environnement avec les ONG
    (Organisations non gouvernementales) est également au menu.

    X. Bertrand a également précisé que la loi sur le smic prévoit une revalorisation mais que le projet de Nicolas Sarkozy "c'est pas seulement donner un coup de pouce au smic, nous voulons donner un coup de pouce à l'ensemble des salaires".

    Xavier Bertrand a ajouté que l'idée était de donner des "avantages aux entreprises s'il y a un avantage sur la fiche de paye".

    L'Assemblée nationale et le Sénat se réuniront "dès le mois de juin et pendant le mois de juillet si on en a besoin" pour que les premières mesures législatives soient prises "dès l'été", a expliqué Xavier Bertrand.