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vendredi 5 août 2011

Le PS déclare Ch. Lagarde coupable d'avance dans l'affaireTapie

Plutôt la cabale et la rumeur socialistes que la présomption d'innocence républicaine


La voix d'Aubry au PS, c'est de la roupie de singe

FMI: Aubry soutenait la candidature de Ch.Lagarde au FMI

Fin mai 2011, le premier secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, avait déclaré que l'arrivée de la ministre UMP de l'Economie, Christine Lagarde, à la tête du FMI (Fonds monétaire international) " serait une très bonne chose pour notre pays et pour l'Europe ".
" Si l'Europe peut avoir ce poste et si une Française peut l'obtenir, je crois que cela serait une très bonne chose pour notre pays et pour l'Europe ", avait estimé la féministe Martine Aubry sur France 2, bien que son empathie pour la femme de chambre du Sofitel victime du soudard socialiste DSK reste à démontrer.
" Mme Lagarde, au-delà des divergences que l'on peut avoir - je pense à la politique économique, à ce qui est fait en matière salariale et le pouvoir d'achat -, est une femme respectable ", avait-elle ajouté.
La Ch'tite Aubry voyait mieux la compétence à Washington qu'à Paris pour faciliter la tâche du PS.

Le PS change les paroles de sa musique rap
A peine le premier secrétaire est-il en disponibilité pour cause de primaire que le PS s'émancipe et prend le contrepied.
D'abord, il initie une requête auprès de la Cour de Justice de la République (CJR) . Il met en effet en cause Christine Lagarde tout juste arrivée de Bercy à la tête du FMI. Le député PS Manuel Valls, candidat de la primaire socialiste, avait aussitôt mis en garde contre "l'épée de Damoclès" judiciaire qui pèse, selon lui, sur Christine Lagarde dans l'affaire Tapie, alors que la ministre de l'Economie était sur le point d'annoncer si elle était candidate ou non à la direction du FMI. La tentative de pression n'a pas opéré.

Ensuite, le PS en campagne avancée de la présidentielle, sous couvert de primaire, cible désormais Nicolas Sarkozy qu'il rend responsable de la procédure choisie de règlement de l'affaire Tapie, toute légale soit-elle.
L'UMP déplore l'attitude du PS et défend Christine Lagarde, qui a toute la confiance du FMI.

Coup bas politiciens

La décision de la CJR d'ouvrir une enquête sur Christine Lagarde dans le cadre du règlement de l'affaire Tapie-Crédit Lyonnais a été applaudie par le Parti socialiste. Avant de baver son fiel ensuite.

Ségol'haine Royal
, candidate à la primaire PS pour 2012, a affirmé le 11 mai 2011 sur France Info que la ministre de l'Economie Christine Lagarde était " sans doute victime des ordres de Nicolas Sarkozy." On notera son "sans doute" qui permet le langage putassier.
« Le Parti socialiste prend acte de cette décision et compte sur les investigations de la commission d'instruction de la CJR pour apporter des réponses aux questions jusque là ignorées par Christine Lagarde, y compris quand elles lui ont été posées par les parlementaires », écrit Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale du PS en charge des questions de justice. « Les réponses à ces questions sont indispensables pour vérifier l'impartialité de l'Etat, la non confusion entre intérêt privé et intérêt général et pour rassurer les contribuables qu'ils n'ont pas été lésés », poursuit le parti.
Nous invitons Mme La Gontrie (PS), qui est salariée du groupe de crédit à la consommation Cetelem, a nous parler plutôt des méfaits du surendettement qui lèse les défavorisés...

Selon Aurélie Filippetti, députée PS, transfuge des Verts au PS et du camp Royal au clan Hollande, l'ouverture d'une enquête prouve (sic et en toute présomption d'innocence !) que « les doutes que le Parti socialiste avait émis - un groupe de députés PS est à l'origine de la saisine de la CJR - sont légitimes».
L'accusatrice de Dominique Strauss-Kahn dans les affaires de violences sexuelles, accuse maintenant le chef de l'Etat: « Nicolas Sarkozy est derrière tout ça. Et il est inenvisageable que la responsabilité du chef de l'Etat ne soit pas évoquée au cours de l'enquête diligentée», affirme-t-elle dans le JDD.fr

François Hollande, candidat soupçonneux à la primaire socialiste, estime, tout en nuances, que « dans la République telle que JE la conçois, la voie judiciaire est la seule que l'Etat doit admettre pour régler ses litiges avec des personnes privées, le reste relève toujours d'un soupçon d'arrangement ». La conception du candidat à la magistrature suprême fait donc fi de la loi qui autorise la procédure suivie. Le candidat socialiste est-il d'ores et déjà au-dessus des lois ?
Avant tout jugement, cet ancien premier secrétaire du PS instrumentalise l'avis de la commission qui donne simplement suite à la requête de l'opposition, et affirme péremptoirement qu'elle accuse déjà le Président de la République. Selon lui, elle « renvoie sur le chef de l'Etat la responsabilité d'un choix de faveur au bénéfice de Bernard Tapie, et affaiblit la position de Mme Lagarde à la direction du FMI dans un moment particulièrement difficile sur le plan des finances internationales. »

« Pourquoi le gouvernement a-t-il utilisé une procédure tout à fait inhabituelle, un tribunal privé, pour régler un différend avec Bernard Tapie et au bout du compte faire un énorme cadeau financier qui a choqué tant de Français ? », a demandé sur BFM-TV Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale et proche de François Hollande. « Pour Mme Lagarde, c'est une lourde responsabilité d'avoir procédé ainsi, d'autant que maintenant elle exerce des responsabilités importantes à la tête du FMI. Et tout ça est effectivement très regrettable. »

Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste, a viré sa cuti
Désormais, elle « souhaite que la commission d'instruction de la Cour de Justice de la République fasse toute la lumière sur cette affaire et sur les responsabilités au sommet de l'Etat. » En des termes électoralistes valables à toues les sauces populistes, elle ajoute: « Les Français ont le droitde savoir [à défaut du droit de s'exprimer] si des décisions ont été prises au mépris de l'intérêt général et, le cas échéant, qui les a prises. C'est à la justice de notre pays d'y répondre ».
La pseudo-victime de la rumeur participe à la rumeur.
La Ch'tite Aubry menace de poursuites quiconque informe l'opinion de la rumeur qui fait de la maire de Paris une homosexuelle alcoolique dont le conjoint aurait été un avocat pro-musulman combattant des lois de la République.
Sans crainte de l'"abimer", Sa Cynique Majesté Royal aurait apporté son témoignage sur BFMTV que la femme "salie" aurait orchestré cette rumeur pour l'instrumentaliser et aurait affirmé, à en croire une vidéo, qu'
Aubry est "une femme politique fallacieuse". Lien PaSiDupes
La candidate socialiste putative à la présidence de la République se serait-elle donc mis le doigt dans l'oeil jusqu'à la cornée (lien PaSiDupes) en qualifiant de "femme respectable" celle qu'elle poursuit aujourd'hui de ses soupçons.

Les nains se haussent pour exister

François Bayrou, président du MoDem, a salué «une étape décisive sur le chemin de la vérité». «Cette affaire, qui restera je le crois comme un des plus grands scandales de la Ve République, avec des zones d'ombre toujours plus épaisses, fait peser un lourd soupçon sur l'enchaînement des décisions d'État qui ont conduit à verser des centaines de millions d'euros de fonds publics à Bernard Tapie». Le leader centriste déplore «des mélanges de genre inacceptables entre des milieux d'affaires et la responsabilité publique, entraînant des complaisances condamnables dans l'appareil d'État».

Corinne Lepage, eurodéputée et dirigeante de Cap 21, «se réjouit» de l'ouverture de l'enquête, et souligne que «tous ceux qui craignaient le risque pris en présentant Madame Lagarde (au FMI), sous le coup d'une procédure, ne peuvent que regretter que l'on soit passé outre». «Cette situation risque d'affaiblir le nouveau directeur du FMI et l'institution, alors que les Etats connaissent l'une des plus graves crises de leur histoire», estime-t-elle dans un communiqué.

Dans un communiqué, le PCF - "combien de divisions ?" - juge que l'ouverture d'une enquête par la CJR constitue « tout sauf une surprise ». « Les conditions dans lesquelles Bernard Tapie s'est vu indemniser de façon si stupéfiante, à coups de centaine de millions d'euros, avaient à l'époque suscité un tollé général », rappelle-t-il. « Sachant cela, Nicolas Sarkozy a fait le forcing pour l'imposer à la tête du FMI. Cette décision présidentielle dénote d'un singulier sens de l'Etat ».

Le député Nouveau centre Charles de Courson qui avait demandé sans l'obtenir l'annulation de l'arbitrage Tapie-Crédit Lyonnais au Conseil d'Etat, a salué «une triple bonne nouvelle» pour «tous ceux qui croient en l'indépendance de notre justice», «ceux qui ont toujours défendu la souveraineté de notre parlement en matière financière», et «ceux qui croient en la bonne gestion des fonds publics et qui se sont élevés contre la décision d'accorder 45 ME de préjudice moral aux époux Tapie, une somme sans précédent dans l'histoire de la République, nette d'impôt et de cotisations sociales».

«La France risque une nouvelle humiliation internationale après l'affaire DSK, estime Marie le Pen. Et c'est Nicolas Sarkozy qui dans les deux cas, en est responsable, avec la complicité du Parti socialiste», accuse la présidente du FN dans un communiqué. C'est «une faute très lourde de conséquences» et «notre pays en sort une nouvelle fois affaibli», selon elle.


La majorité s'indigne des méthodes socialistes

L'UMP dénonce les préjugés socialistes
, tout en apportant son «soutien total » à la directrice du FMI.

«
La rapidité avec laquelle le PS a condamné Christine Lagarde prouve une nouvelle fois que les socialistes préfèrent se lancer dans des attaques politiciennes, au mépris des principes de droit et de la présomption d'innocence<, voulant créer des polémiques là ou il n'y en a pas, au lieu de se consacrer au débat d'idées», a écrit dans un communiqué la déléguée générale adjointe de l'UMP, Valérie Rosso-Debord. «L'ouverture de cette procédure, tout à fait normale, permettra avant tout de faire toute la lumière sur ce sujet, loin des vaines tentatives d'amalgames et des insinuations du PS», souligne le parti présidentiel.

La porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse a appelé l'opposition « à faire preuve de retenue» et à « respecter scrupuleusement» la séparation des pouvoirs et la présomption d'innocence.


Quant au conseil d'administration du FMI, il a renouvellé sa confiance en Christine Lagarde, qui « pourra remplir efficacement ses devoirs de directrice générale», en rappelant que l'éventualité d'une telle enquête avait été discutée avant sa nomination.


samedi 21 mai 2011

L'indésirable DSK est hébergé près de la Bourse de New-York


Ô combien libéré, DSK: "pas de ça dans ma cour" !


Selon que vous serez riche et puissant...

L'agresseur de la femme de ménage jouit d'une liberté surveillée en résidence de luxe

Six jours après son arrestation à New York, Dominique Strauss-Kahn a retrouvé cette nuit un semblant de liberté. Contre le versement d'une caution d'un million de dollars, il a été hébergé dans un foyer d'accueil pour femmes battues pour immigrés logement de fonctions d'une société de sécurité situé à deux pas de Ground Zero, au 71 Broadway. Un immeuble désormais assiégé par une foule de journalistes et où DSK ne devrait séjourner que très temporairement.

12H00. Des féministes françaises s'insurgent contre "un sexisme décomplexé"
DSK déchire le PS
Des associations féministes lancent aujourd'hui un appel signé par plus de 1.500 personnes (dont l'anthropologue Françoise Héritier, les sociologues Dominique Méda (proche de Désirdavenir Royal) et Eric Fassin, Clémentine Autain, ex-adjointe au maire de Paris et Yvette Roudy, ex-ministre PS, les journalistes Audrey Pulvar (compagne de Nono Montebourg) et Christine Ockrent (épouse ), la comédienne Florence Foresti, l'écrivaine -sic !- Isabelle Alonso) pour s'élever contre "l'impunité qui règne dans notre pays quant à l'expression publique d'un sexisme décomplexé. " Nous assistons à une fulgurante remontée à la surface de réflexes sexistes et réactionnaires : ces propos tendent à minimiser la gravité du viol, tendent à en faire une situation aux frontières floues, plus ou moins acceptable, une sorte de dérapage. "
On notera que Marylise Lebranchu, proche de Tartine au Brie Aubry, n'est pas du nombre...

Pour Sa Cynique Majesté Royal il n'y a vraiment pas de quoi fouetter un chat avec l'agression sexuelle d'une femme de ménage !
Le bizutage, dans les grandes écoles, on le sait, est autrement plus grave pour elle...
VOIR et ENTENDRE:

Royal sur l’affaire DSK : « Il faudrait passer à... par Nouvelobs

=> Un "rassemblement contre le sexisme" aura lieu demain à 17H00 à Paris, place Igor Stravinsky, près du Centre Pompidou.

10H25. Une armada de journalistes fait le siège du 71 Broadway
Toute personne se dirigeant vers l'immeuble ou sortant de l'impressionnante entrée, encadrée de quatre colonnes de marbre et surmontée d'aigles sculptés, est désormais assaillie par les journalistes. Les habitants, qui vivent dans des appartements aux hauts plafonds et disposent d'un toit terrasse et d'une salle de sport, ne semblent pas particulièrement ravis d'accueillir ce nouveau voisin. Le séjour au 71 Broadway devrait de toute façon être assez bref et Dominique Strauss-Kahn doit déménager l'immeuble dès qu'il aura réussi à trouver une résidence permanente qui l'accepte.

9H30. Dans le New-York Times, Anne Sinclair rejoint le club des "femmes trompées"
Le New-York Times consacre ce matin une longue chronique au parcours semé d'étoiles d'Anne Sinclair, brillante par bien des aspects : belle, journaliste talentueuse, richissime héritière, mère d'enfants abonnés au succès.... Mais qui rejoint aujourd'hui plus qu'hier encore le club des femmes devant assumer de sordides déballages.

9H08. FMI: le ministre allemand des finances soutient Lagarde comme candidate
Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, prône la Française Christine Lagarde comme candidate de l'Union européenne pour prendre la tête du FMI, dans un entretien au journal dominical Bild am Sonntag.
Le choix d'une femme pour succéder au goujat, ce serait pour les hommes une manière de se réhabiliter et de rendre hommage à la gent féminine.

3H30. Succession au FMI: décision d'ici au 30 juin
Les Etats membres du Fonds monétaire international, qui recherchent un successeur à Dominique Strauss-Kahn, se sont accordés sur la procédure de sélection d'un nouveau directeur général qu'ils veulent désigner en juin. Le conseil d'administration, composé des représentants de 24 pays et groupes de pays, prendra à partir de lundi et jusqu'au 10 juin les candidatures. Il s'est fixé pour "objectif" de désigner un nouveau dirigeant "d'ici au 30 juin". Il a promis que ce choix se ferait "d'une manière ouverte, fondée sur le mérite, et transparente". N'était-ce donc pas le cas, s'agissant de l'obsédé du travail sur l'inconnue ?

2H37. DSK arrive dans son logement près de Ground Zero et de la ...Bourse
Après quatre nuits passées en prison, Dominique Strauss-Kahn a quitté Rikers island. Hier soir, après plusieurs heures de tergiversations.
Une prison dorée au coeur de Manhattan selon France-soir.
Un juge américain a ordonné sa remise en liberté et son assignation en résidence très surveillée dans un logement temporaire du sud de Manhattan près de Ground Zero, le quartier où se dressaient les tours jumelles du World Trade Center avant le 11-Septembre, dans le quartier de la Bourse...
Les avocats de DSK auront eu plus de difficultés que prévu à obtenir sa libération. Si la caution d'un million de dollars et le dépôt de garantie de cinq millions ont été rapidement versés puis validés par le juge, ils ont rencontré beaucoup d'obstacles pour trouver un point de chute à l'obsédé friqué.
=> Deux possibilités envisagées ont été abandonnées: l'option du domicile de Camille, sa fille, puis celle d'un appartement du Bristol Plaza, un immeuble huppé de la 65e rue à Manhattan ont été rejetées, suite aux oppositions des voisins alarmés par sa présence et les déordres attendus.
Emploi du temps : garde armé 24 heures sur 24, vidéo-surveillance du logement, bracelet électronique et horaires de sorties et de visites très stricts.
Qui veut de lui, à part des électeurs d'une certaine gauche française ?

La population proteste: "Not in my backyard"

De sa cellule de dégrisement d'isolement de Rikers Island, DSK, que l'on dit intelligent, mais pourtant surnommé la "Grosse Pomme", s'est rabattu sur un appartement chic new-yorkais, où il peut voir famille et amis, mais sous surveillance constante. Il a passé en tout quatre nuits difficiles à la prison géante de Rikers.

Mais dans le quartier d'accueil, les habitants sont plus que réticents
"Je n'aime pas vraiment ça (qu'il soit là). Je trouve ça un peu effrayant", a lancé Gemma Harding, une habitante interrogée devant la résidence temporaire de M. Strauss-Kahn.

Une "citoyenne vigilante", Nicole Mitrovic, 23 ans, qui revient de son cours de yoga, n'est pas tranquille. "Ca ne me dit trop rien. Est-il bien surveillé ? En tant que femme je me sens un peu inquiète, je vais rester vigilante," s'inquiète-elle.

Les féministes américaines le repoussent

VOIR et ENTENDRE

N.B.
Voici un message qui interpelle sur la liberté d'accès à l'information:
il informe que certaines videos ne sont disponibles qu'au Royaume Uni, mais non en France.


mercredi 6 avril 2011

Affaire Tapie: avant Lagarde, Strauss-Kahn est impliqué

La lettre de Strauss-Kahn que la presse de gauche veut ignorer


Commission des finances de l'Assemblée nationale, le 10 septembre 2008:
Bernard Tapie et Didier Migaud, actuel président de la Cour des comptes, à droite.


9 députés socialistes cherchent à replonger DSK dans le bain

Le procureur général a été saisi vendredi par neuf députés socialistes qui dénoncent la procédure d'arbitrage ayant permis, en 2008, à Bernard Tapie de percevoir 285 millions et le rôle joué par la ministre de l'Économie, Christine Lagarde. Lien PaSiDupes
Parmi les neuf ligueurs, seul Pierre Bourguignon serait encore un proche de DSK: il appela au soutien de sa candidature, mais c'était en ...2006.
Or, en 1999,l'ancien ministre de l'Économie aujourd'hui candidat potentiel à la primaire socialiste, Dominique Strauss-Kahn avait pris une position déterminante pour la suite du dossier Adidas. En ressortant de l'eau ce dossier Adidas-Tapie, vieux de quinze ans et dans lequel droite comme gauche ont été impliquées, le PS de la Ch'tite Aubry remue l'eau trouble.

L'affaire Tapie-Lagarde-DSK doit maintenant aller vite
Un calendrier est déjà fixé à la Cour de cassation, où le procureur général, Jean-Louis Nadal, doit décider s'il renvoie ou non le dossier devant la Cour de justice de la République (CJR). « Nous nous sommes donné quinze jours pour vérifier tous les éléments. Nous voulons aller vite pour éviter toute manipulation politique », assure-t-on dans l'entourage de Jean-Louis Nadal, qui a déjà géré l'affaire Woerth-Bettencourt et a renvoyé l'ex-ministre devant la CJR.

Avant Lagarde, il y a d'abord eu DSK

Ceux qui n'ont pas la mémoire sélective se souviennent et le camp Tapie compte les points.

Les années de procédures
Le 17 mars 1999, Dominique Strauss-Kahn, alors à Bercy, signe un courrier important: il a en effet inclu Adidas dans la liste des risques que le Consortium de réalisation (CDR, chargé de la gestion du passif du Crédit lyonnais) doit assumer pour le compte de la banque. Une décision aujourd'hui contestée et qui sera lourde de conséquences pour les finances publiques.
Désormais, Bernard Tapie change d'interlocuteur: l'État remplace les syndics de liquidation. Sans ce préalable, il n'aurait sans doute pas pu espérer percevoir un jour une somme aussi conséquente.
La semaine denière, la Cour des comptes a souligné « la fragilité juridique » de cette lettre: « La Cour considère que le CDR s'est substitué à la responsabilité du Crédit lyonnais dans le dossier Adidas-Tapie au-delà de ce que pouvait autoriser le protocole » (qui, en 1995, fixait l'étendue des risques couverts par le CDR).

Le 12 novembre dernier, >Didier Migaud, président de la Cour des comptes, s'en inquiète encore auprès de François Fillon: « La lettre du 17 mars 1999 va au-delà de l'autorisation donnée par le Parlement dans la loi du 28 novembre 1995, ce qui la prive de fondement juridique.»
Dans sa réponse, François Fillon estime, lui, que le courrier de DSK n'a pas étendu mais seulement précisé le champ de la garantie du CDR.

Dans son rapport sur la mission parlementaire qu'il a menée, l'actuel président de la commission des finances, Jérôme Cahuzac (PS), met volontiers en cause Christine Lagarde, sans éluder cette question. Il fait de cet épisode le troisième point de son avant-propos, critiquant les sommes engagées par l'État: « Le CDR a accepté d'assumer seul des responsabilités qui incombaient au moins pour partie au Crédit Lyonnais (LCL), en dehors du champ de garantie. »

Auto-censure vertueuse

La presse militante fait grand tapage du rôle terminal de Christine Lagarde, mais avait passé sous silence celui, fondamental à l'origine et désormais controversé de DSK, le concurrent de la Ch'tite Aubry. Le 6 avril, Libération n'a toujours pas connaissance de la lettre de DSK et feint toujours d'ignorer son implication.

dimanche 12 septembre 2010

Une majorité de Français pour garder Fillon auprès de Sarkozy

Entre 55 et 86% ne voient pas d'alternative à Fillon à Matignon

L'actuel Premier ministre est conforté à son poste par les sondages

55% des Français souhaitent que François Fillon reste Premier ministre.
A quelques semaines d'un remaniement annoncé, dont la grande inconnue reste le futur locataire de Matignon, : selon une étude Ifop* pour le «Journal du Dimanche».
86% des sympathisants de l'UMP le soutiennent en tant que chef du gouvernement: un plébiscite.

La presse engagée est une nouvelle fois contestée par l'opinion
A la suite de l'émission A Vous de Juger du jeudi 9 septembre dernier, la gauche avait vu un Fillon terne et un Premier ministre en service commandé; mais les Français ont suivi les explications et correctifs d'un François Fillon précis et fiable, comme le confirme le sondage IFOP réalisé entre les 9 et 10.

Si J.-F. Copé ne restait pas le patron de l'UMP

Dans l'hypothèse où F. Fillon arriverait à la tête de l'UMP, Michèle Alliot-Marie, avec un profil très proche de celui de l'actuel Premier ministre, ferait la course en tête, selon l'IFOP. Sur un panel de cinq « Premiers ministrables », la ministre de la Justice, qui s'est déclarée disponible, apparaît comme la favorite pour être nommée à Matignon. A la question « diriez-vous qu'elle ferait un bon Premier ministre ? », seulement 41% des personnes interrogées répondent «oui», 59% «non».

Les outsiders
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, quant à elle, recueille 37% de «oui» , 63% de «non».
Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, 31% de «oui», 69% de «non».
Jean-François Copé obtient 28% de «oui», contre 71% de «non» (1% nsp).
François Baroin, rassemble 25% de «oui», contre 72% de «non», malgré son "déficit de notoriété", le ministre du Budget, .
Quid de Xavier Bertrand ?
Pas plus que les autres, il ne franchirait la barre des 50% d'adhésion.
3% ne se prononcent pas.

Copé ou Fillon, Fillon ou Copé ?

Celui qui obtiendra la direction de l'UMP sera en pole position, en soutien à Nicolas Sarkozy pour la présidentielle 2012 et en candidat potentiel pour 2017.

mardi 28 juillet 2009

Le chômage recule: c'est du trompe-l'oeil ?

Le chômage augmenterait-il que ce serait une réalité !

Ils se sont mis à trois journalistes (Marc Joanny, Jean-Baptiste Vey et Thierry Lévêque) pour démontrer ce qui n'en demande qu'un seul à l'agence R****** en cas de bond du chômage. Est-ce une garantie d'objectivité ?

Au mois de juin en France, le chômage a enregistré un recul aussi inattendu de la presse militante – qu'elle est dénigrante à plein tube. Bien que ce soit la première fois depuis un an -ce que les autres pays européens aimeraient observer en Espagne ou au Royaune-Uni socialistes- la presse engagée ne note aucune raison de positiver.
Elle observe en effet que le chômage continue de progresser si on prend en compte les demandeurs d'emploi exerçant une activité réduite. A les en croire, cette réserve n'était sans doute pas déjà recevable en juillet 2008... Elle n'est donc pas pure malveillance militante.


Ne nous réjouissons pas pour les 18.600 heureux

La presse sociale d'opposition minimise que le nombre de demandeurs d'emploi a diminué de 0,7% au mois de juin par rapport au mois précédant (-18.600 personnes) à 2.524.500. Elle ne trouve aucune motif de satisfaction et souligne à plaisir que le chômage affiche encore une progression de 25,7% sur un an.
Le « repli » constaté au mois de juin intervient après le « net ralentissement de la hausse » constatée au mois de mai. Que le lecteur ne se méprenne pas: le « recul » du chômage en juin n'est qu'un « repli » et ce « net ralentissement de la hausse» n'est pas une baisse...

Les bénéficiaires ne sont guère que des moins de 25 ans (-3,9% sur le mois, mais +35,0% sur un an) mais les jeunes seraient devenus quantité négligeable, puisque les plus de 50 ans (+1,5% sur le mois et +22,9% sur un an, contre +35%) restent toutefois très touchés.

Ce petit repli de rien, selon R******, s'explique aussi (exceptionnellement en juin 2009 ?) par la forte hausse des sorties de Pôle Emploi pour "cessations d'inscription pour défaut d'actualisation" qui progressent de 19,3% sur le mois et concernent 33.300 personnes de plus qu'en mai.
Il s'agit des chômeurs qui ne sont plus décomptés par Pôle Emploi, parce qu'ils ont négligé de mettre leur dossier à jour, mais qui pourront être repris en compte, menace R******, une fois cette actualisation effectuée, si jamais ils en prennent la peine.

Un décompte à charge de nature à désespérer les salariés

L'agence de presse ne se laisse pas gagner par un optimisme excessif.
Le rôle de la presse consisterait-il à plonger les salariés dans le désespoir et les entreprises dans la morosité qu'elle y parviendrait non sans efforts et par tous les moyens: ses objections de juin 2009 étaient pourtant déjà énoncées en avril et février, mais qu'importe quand on juge responsable d'affirmer son indépendance en sapant l'économie. En temps de guerre, ce comportement démobilisateur était sanctionné de la peine de mort...
Si l'on inclut les personnes exerçant une activité réduite, le nombre de demandeurs d'emplois s'inscrit par ailleurs en hausse de 0,3% sur le mois (+9.200 personnes à 3.634.800) et de 18,7% sur un an.
Cette presse, qui voit de l'insolence salutaire là où il n'est que délectation malsaine dans le malheur des plus faibles, dresse un bilan à charge qui veut ignorer toute embellie...

Pour sa part, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, n'ignore pas superbement le contexte de crise économique internationale. Elle s'est donc félicitée que la dégradation marque le pas et a salué un "signe encourageant", face au présentateur remplaçant aux dents longues, Olivier Galzi, incisif, voire agressif, ce soir sur France 2, dans l'esprit de R****** et donc en toute indépendance !
Réaliste, la ministre a aussi prévenu que la situation de l'emploi pourrait continuer à se dégrader, ce qui, en cette période de crise, est une évidence, mais surtout de la lucidité et du parler vrai et honnête.

Chacun est-il bien dans son rôle?

Pour l'une, soutenir le moral des Français, mais pour l'autre, le saboter.
Le slogan vide de sens des manifs, « tous ensemble », aurait pu trouver à s'employer utilement face à la crise.

vendredi 1 mai 2009

Le Zénith américain de Christine Lagarde : brillant !

Pour rehausser le niveau 'crappy' de celui de la Toquée Royal

La ministre de l'Économie et des Finances a rendu visite à Jon Stewart

Entre deux réunions, la ministre de l'Économie Christine Lagarde a participé au Daily Show, émission satirique de Jon Stewart. Dans un anglais impeccable, résultat d'années passées dans un cabinet d'avocats à Chicago, la ministre française de l'Economie a fait honneur à la France: ni rictus, ni démagogie ! Rien de comparable avec le Zénith de Désirdavenir Royal, à la mise en scène répétée et à la gestuelle sans spontanéité aucune: une prestation artificielle et fausse, comme le personnage.
Christine Lagarde ne nous fait pas honte, elle
A New York,souriante et détendue, Christine Lagarde a offert une prestation remarquée, avec aisance et humour. Il aura fallu ce voyage de travail aux États-Unis et une invitation dans une émission décapante, à laquelle Christine Lagarde ne s'est pas décommandée, pour découvrir un ministre français sous un autre jour. Le présentateur américain avait écarté les clichés sur la France, mais Madame Lagarde a fait preuve d'auto-dérision et a conquis le public par des moyens honorables, qui ont suscité des "Vive la France ! Vive Christine Lagarde".
VOIR et ENTENDRE un extrait de la prestation de la ministre :


La Toquée Royal fera-t-elle une nouvelle crise de TOC?

Attendons-nous à une lettre d'excuses pour demander pardon à Barack Hussein...

jeudi 6 novembre 2008

Christine Lagarde se lève pour Barack Obama

La ministre de Sarkozy, dithyrambique sur le 44e Président des Etats-Unis
Jusqu'ici tenue au devoir de réserve par ses fonctions d'exprimer publiquement la moindre préférence entre les candidats à l'élection américaine, Christine Lagarde, ministre française de l'Economie, peut maintenant se lâcher.

Christine Lagarde ne peut dissimuler une sympathie ancienne pour Barack Obama.

Maintenant que les élections sont passées, elle estime que Barack Obama est un "grand bonhomme" qui dispose d'atouts pour surmonter les difficultés, dont la crise financière, qu'il va devoir affronter.

"Je ne le connais pas personnellement mais je le suis depuis cette période-là", a expliqué mercredi 5 la ministre dans les couloirs de l'Assemblée Nationale, en faisant référence aux années 1990, quand elle dirigeait un important cabinet d'avocats à Chicago. "Et puis il se trouve qu'il était candidat aux sénatoriales à l'époque et que moi je vivais et je travaillais à Chicago et que mon cabinet d'avocats le suivait tout particulièrement et avec beaucoup d'intérêt et d'admiration parce que dès cette époque là il était quelqu'un de charismatique, d'enthousiasmant, de respectueux des autres", a-t-elle déclaré. "Donc on sentait déjà sous le jeune sénateur l'étoffe d'un grand bonhomme", a souligné l'ancienne avocate.

En 2004, alors qu'elle dirigeait à Chicago le cabinet d'avocats international Baker & McKenzie, la ministre française avait soutenu le candidat démocrate à l'élection sénatoriale de l'Illinois-jusqu'à effectuer un don en sa faveur.

vendredi 20 juin 2008

Prévisions de l’INSEE : Christine Lagarde serait-elle excessivement raisonnable ?


Alarmiste, l'INSEE est "exagérément pessimiste"
La ministre de l'Economie, ne doit pas savoir ce qu’elle dit, aussi bien que l’INSEE ! Christine Lagarde juge en effet "exagérément pessimistes" les prévisions de l'INSEE annonçant une croissance de 0,2% au deuxième trimestre en France et un total annuel de 1,6%.
La ministre assure aussi ne pas croire aux prévisions de l'institut sur l'inflation, qu'il prédit à + 3,2% en 2008, le chiffre le plus élevé depuis 1991.
Elle explique ce qui semble exclu des considération de l’institut. "Si on regarde les prévisions OCDE, les prévisions FMI et nos propres prévisions, on est au moins à 1,7% (de croissance), et nous, nous disons aujourd'hui qu'on est entre 1,7% et 2%", a-t-elle affirmé sur France info.
"Donc je crois que l'INSEE est exagérément pessimiste par rapport à ces chiffres-là. Je crois que sur les prévisions d'inflation, là aussi, l'INSEE est assez sombre dans ses prévisions et ça ne me paraît pas justifié par l'évolution que nous constatons actuellement sur le marché, qui est inférieure à ce chiffre-là", a-t-elle insisté pour sa part.

L'UMP, le saviez-vous, s’est exprimée. L’écho que lui accorde la presse ne vous est sans doute pas parvenu… Elle estime pourtant ce vendredi que les mesures du gouvernement censées favoriser la concurrence dans la grande distribution devraient avoir un effet modérateur sur l'inflation.

jeudi 5 juin 2008

Le chômage abaissé à 7,2% sans que l’opposition s’en réjouisse !

Et sans que le gouvernement pavoise devant tous les media
Le taux de chômage a baissé à 7,2% au premier trimestre en France métropolitaine, après 7,4% (révisé de 7,5%) au quatrième trimestre 2007, selon les données CVS provisoires publiées par l'Insee, au sens du Bureau international du Travail (BIT).
Ce chiffre, le plus bas depuis 25 ans (au premier trimestre 1983), quand il était de 7,1%, avait été dévoilé peu avant sur France-Info par Christine Lagarde, la ministre de l'Economie.
En moyenne au premier trimestre, 27.969.000 personnes étaient actives en France métropolitaine, soit 56,4% de la population de 15 ans et plus. Parmi elles, 2.000.000 étaient au chômage au sens du BIT et 25.969.000 avaient un emploi, précise l'INSEE.
Le taux d'emploi de la population âgée de 15 à 64 ans, en hausse depuis le milieu de 2006, a progressé au premier trimestre à 65,1%.
En incluant les départements d'outre mer, le taux de chômage s'établit à 7,5% au premier trimestre, contre 7,8% en octobre-décembre 2007. Douze économistes interrogés l'attendaient en moyenne à 7,8%, leurs estimations allant de 7,7% à 8,0% ! C’est dire que le moral des Français est tributaire du pessimisme des experts, mais qu’ils n’ont pas les mêmes raisons politiques de se laisser influencer.
Interrogée sur une éventuelle stabilisation du taux de chômage en 2008, Christine Lagarde a déclaré à cette radio et non pas sur d’autres (si elle en avait fait la tournée): "Je ne pense pas qu'on aura une décrue aussi forte qu'en 2007 mais je pense qu'on est dans la bonne direction et que cette tendance va se confirmer."

mercredi 16 janvier 2008

Leclerc réagit à l'inflation de produits de grande consommation

Il menace de retirer les produits populaires qui se prennent 4% en 2008
Vers le BOYCOTTAGE par les consommateurs?
Michel-Edouard Leclerc, patron des centres du même nom, a estimé lundi que les prix des produits de grande consommation allaient augmenter en 2008, ce que contredit Jean-René Buisson, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania).
"L'inflation va tourner autour de 4% pour les produits de grande consommation, ce qui est le double de ce qui est annoncé par le gouvernement", a prédit Michel-Edouard Leclerc.
La ministre de l'Economie et des Finances Christine Lagarde avait déclaré le 6 janvier que 2007 s'achèvera sur un rythme d'inflation de 1,5% et a maintenu une prévision de 1,6% pour 2008.
"En 2008, les prix des grandes marques vont augmenter dans des proportions raisonnables, dans tous les cas en dessous de l'inflation", a pour sa part affirmé M. Buisson. Il a rappelé que les prix des produits de grande marque ont baissé de 3% depuis 2006, année d'une première réforme de la loi Galland sur la revente à perte.
Selon M. Leclerc, la loi Chatel adoptée en décembre et réformant un peu plus la loi Galland "va permettre aux distributeurs de faire des opérations à prix coûtant" et "animer le marché". Cependant, "ce n'est pas cette loi qui va remettre de la concurrence" dans le secteur, a-t-il ajouté.
A côté de cela, M.-E. Leclerc a stigmatisé certains grands industriels, "qui exagèrent dans les hausses tarifaires", demandant à nouveau de pouvoir négocier "librement" les tarifs, ce que la loi lui interdit pour le moment.
La semaine dernière, les centres Leclerc s'en étaient déjà pris à plusieurs grandes marques, dans une campagne publicitaire parue dans la presse. Le groupement donnait une liste de 17 produits dont les tarifs ont augmenté de plus de 10% entre septembre 2007 et début 2008. Les hausses de ces produits oscillent entre 10,13% et 27,58%, selon ce groupement.
"Ce sont des déclarations mensongères", a commenté Jean-René Buisson, précisant que les chiffres communiqués par Leclerc "ne sont que des tarifs bruts avant toute négociation"! Ces tarifs bruts permettent de faire démarrer les négociations à un niveau excessif qui permet d'assurer des baisses qui laisseraient une marge confortable. "Ils peuvent évoluer et se traduire par zéro augmentation", a-t-il portant fait mine de croire...
Au titre du principe de la "non-discrimination" prévu dans la loi Galland, les fournisseurs imposent le même prix à tous les distributeurs, qui n'ont pas le droit de le négocier immédiatement, mais le font au moment de décider des volumes achetés ou promotions. Que reste-t-il de la concurrence?
Les distributeurs militent donc depuis l'été dernier pour mettre fin au principe de "non-dicrimination", soutenant que cela permettrait de faire baisser les prix à la consommation.
A l'inverse, les fournisseurs sont radicalement opposés à la remise en question de ce principe, estimant que les distributeurs ont déjà suffisamment de marges pour baisser les prix. Que dire alors de la marge des producteurs industriels?
Le gouvernement a confié une étude sur la faisabilité d'une libre négociation des tarifs entre distributeurs et industriels, qui pourrait donner lieu à une réforme au printemps.


Rien n'interdit aux consommateurs d'entrer dans le débat.
BOYCOTTONS
- le fromage La Vache qui rit (Bel),
- le produit d'entretien Ajax (Colgate),
- les crèmes anti-rides (L'Oréal et Nivea),
- le sirop Pulco (Orangina)
- et le cake (Brossard),
dont les tarifs (les prix payés aux industriels) auraient augmenté de 18,29% à 20,63% entre août 2007 et janvier 2008, selon Leclerc.

jeudi 10 janvier 2008

Réforme des 35 heures: adaptation aux besoins de pouvoir d'achat

Christine Lagarde veut accorder les besoins des entreprises et des salariés
La ministre de l'Economie a réaffirmé jeudi que le gouvernement s'apprête à réformer une nouvelle fois les 35 heures tout en assurant que la durée légale du travail "va subsister". L'enjeu est de créer les conditions de la mise en oeuvre du slogan "travailler plus pour gagner plus". Or, la nouvelle réforme des 35 heures promise par le président de la République doit faire face au conservatisme des syndicats et partis de gauche.
La ministre de l'Economie Christine Lagarde a réaffirmé jeudi sur BFM que le gouvernement entend "libérer les contraintes" sur le temps de travail". La durée légale, en revanche, " va subsister quoi qu'il arrive", a assuré la ministre.
Ne pas abroger les 35 heures tout en les assouplissant d'une part, faire en sorte que le système de promotion des heures supplémentaires développé par la droite depuis 2003 et amplifié depuis 2007 ne soit pas entravé d'autre part, telle est la mission du gouvernement en matière de réforme du temps de travail. Car l'enjeu est bien de faciliter le "travailler plus pour gagner plus" à un moment où les pouvoirs publics doivent promouvoir des mesures susceptibles d'accroître le pouvoir d'achat des Français. C'est précisément en développant l'emploi et la production grâce au dévérouillage des 35 heures que le pouvoir d'achat pourra progresser. Le moment est en effet venu de faire la démonstration que la liberté de prendre des heures supplémentaires permet aux salariés de bénéficier de majorations salariales et d'améliorer leur pouvoir d'achat. Les entraves et embûches semées par la gauche ne rendent service à personne.
Christine Lagarde a fait œuvre pédagogique. Ce que "le président a dans la tête (c'est) faire en sorte que dans les entreprises, en fonction de l'activité économique, on puisse organiser le travail dans un contexte plus souple. Il faut pouvoir s'adapter au contexte particulier de l'entreprise, d'où le souhait d'organiser des modes de négociations avec des accords majoritaires avec les organisations syndicales".
Sauf que les syndicats sont unanimement perturbés et donc opposés à une énième remise en cause des 35 heures. Ils ne manquent pas de reporter sur les entreprises la responsabilité d'aménagements prudents dénotant un certain malaise face à la liberté retrouvée. Le contingent légal annuel d'heures supplémentaires est actuellement de 220 heures, soit plus de 4 heures par semaine. Les partenaires sociaux ont en outre toute liberté de négocier au niveau de la branche un contingent d'heures supplémentaires plus important.
Selon Christine Lagarde "les entreprises disent aujourd'hui: 'les contingents, on n'en veut plus, on veut pouvoir, en cas de commandes exceptionnelles, de surcroît d'activité, ou seulement parce qu'on a besoin de travailler plus longtemps, ne plus avoir ces quotas". La réserve d'heures supplémentaires reste bien en deçà des possibilités offertes par la législation et il faudra en libérer, en prenant davantage de risques sur l'avenir. Ainsi, selon des chiffres du ministère de l'Emploi publiés fin 2006, seuls 37% des salariés à temps complet ont effectué des heures supplémentaires en 2004, pour un volume de 55 heures par an en moyenne, un chiffre qui a peu varié depuis le début des années 2000. Les entreprises sont donc encore loin de buter sur des carcans légaux. Et l'économie pourrait passer à la pleine activité. Pour cela, le moral des entreprises est essentiel et c'est pourquoi l'opposition développe une propagande frileuse.
Restent deux questions:
Quelle sera demain le nécessaire coup de pouce à la majoration des heures effectuées à partir de la 36ème heure, sachant que depuis 2003 le taux de bonification peut être abaissé jusqu'à 10%?
Comment les salariés à temps partiel pourront-ils augmenter leur durée du travail afin de gagner plus comme nombre d'entre eux le souhaitent?
Pour la fin mars, le gouvernement a invité les partenaires sociaux à faire connaître leurs désirs d'avenir, en matière de durée du travail.

jeudi 2 août 2007

Adoption définitive du "paquet fiscal" ou ‘TEPA’

La gauche dans la démolition ‘constructive’

Cherchez les propositions de la gauche, vous ne trouverez rien. Voici en revanche de nouvelles critiques. Elles concernent cette fois le ‘paquet fiscal’ que les élus de la nation ont adopté définitivement mercredi : l'Assemblée nationale qui l'a voté par 169 voix contre 68, et le Sénat par un vote à main levée. Il regroupe un ensemble de promesses faites pendant la campagne électorale par Nicolas Sarkozy, mais qui a subi au Parlement les critiques obligées et systématiques d'une gauche très mobilisée contre tous les projets du gouvernement.

Le projet de loi pour le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat (TEPA), dit "paquet fiscal", prévoit un dispositif favorisant

- les heures supplémentaires,

- un crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunts immobiliers, pendant les cinq premières années, plafonnés à 20% du montant des intérêts, pour l'achat d'une résidence principale ;

- une quasi suppression des droits de succession : à partir de 2008, ces droits seront supprimés pour le conjoint, marié ou pacsé, survivant. L'abattement de 50.000 euros appliqué aux donations et successions passera à 150.000 euros pour les ascendants ou descendants et de 5.000 euros à 15.000 euros entre frères et soeurs. Un abattement de 7.500 euros sera mis en place pour les successions au bénéfice des neveux ou nièces. Les dons en numéraires seront exonérés de droits de mutation dans la limite de 30.000 euros ;

- un abaissement de 60 à 50% du bouclier fiscal (les impôts directs ne pourront pas dépasser 50% -60% actuellement- des revenus), à partir du 1er janvier prochain ;

- la mise en place du RSA (Revenu de Solidarité Active) dont le but est d'inciter les bénéficiaires d'un revenu minimum à retrouver un emploi en leur assurant un revenu garanti, sans perte de pouvoir d’achat. Ce qui justifie probablement la noble colère du Vert François de Rugy qui s’exclame : "Ce projet fiscal est à la fois un paquet cadeau pour les plus riches et un paquet piégé pour les finances publiques". Et juge : "C'est un texte socialement immoral";

- encore l'encadrement des "parachutes dorés";

- une réduction de l'ISF, sous certaines conditions, pour ceux qui souscrivent au capital des PME ou qui effectuent des dons au profit d'organismes d'intérêt général ;

- ou une défiscalisation des rémunérations perçues par les étudiants de moins de 26 ans dans la limite de trois fois le SMIC.

Chacun appréciera la valeur et l’objectivité du ‘paquet-critique’ global de la gauche…

Le coût du projet a été estimé par Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, "entre 10 et 11 milliards d'euros en 2008, et 13,8 milliards d'euros (par an) en régime de croisière", mais entre 15 et 17 milliards d'euros par l'opposition, qui, pendant la campagne, n’a pourtant pas démontré sa capacité à chiffrer quoi que ce soit, pas même son ‘pacte présidentiel’...

L’estimation de la Ministre retarde d'autant le retour à l'équilibre des finances publiques, promis au mieux pour 2010 par le chef de l'Etat, mais plus probablement pour 2012, ce qui indispose Bruxelles. Malgré cette pression extérieure mal vécue par les Français, le gouvernement a dégagé des marges de manoeuvres pour les amendements des parlementaires.

Après toute une législature à batailler en vain pour obtenir la sortie de la résidence principale du calcul de l'ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune), les députés ont en effet obtenu une hausse de 20 à 30% de l'abattement d'ISF sur cette résidence.

Ils ont aussi porté de 20.000 à 30.000 euros la possibilité de donation en numéraire par une personne de moins de 65 ans et de 50.000 à 150.000 euros l'abattement pour les donations et les successions en faveur d'une personne handicapée si elle n'est pas l'héritière directe.

Au total, le coût de ces amendements a été évalué à 200 millions d'euros par Mme Lagarde.

Les sénateurs ont, eux, voté contre l'avis du gouvernement un amendement qui prévoit que l'Etat compense intégralement les remboursements lorsque le bouclier fiscal est dépassé. Actuellement, les collectivités locales doivent rembourser les dépassements qui sont de leur fait.

Leur volonté a été confirmée en CMP (Commission Mixte Paritaire, composée de 14 députés et sénateurs) et mercredi Mme Lagarde a finalement donné son accord à cette disposition dont le coût a été évalué par Gilles Carrez (UMP) "entre 20 et 40 millions".

Ce texte est un "choc de confiance qui peut propulser la croissance" pour "ensuite favoriser l'emploi", a affirmé la ministre. Une assertion naturellement contestée au Sénat par le Bayrouiste Jean Arthuis (MoDem/UDF), qui a émis "un doute sérieux" sur les effets attendus par le gouvernement. Quant à Charles de Courson, au Palais Bourbon, il a noté : "Nous avons obtenu des avancées", ajoutant : "Nous votons ce texte même si nous estimons que sur certains points on peut encore l'améliorer". Tout est perfectible, spécialement les compromis qui prennent en compte les diverses sensibilités…

En revanche, le projet n'a évidemment pas trouvé grâce aux yeux de la gauche qui a fait de l’obstruction, probablement ‘positive et juste’, dans les deux assemblées contre un texte plein de "cadeaux fiscaux" pour les riches qui loin de promouvoir le travail "marque le retour d'une société de rentiers". Rappelons que l’ex-couple Hollande-Royal est assujetti à l’ISF, comme tous les ‘riches’, à la différence que leur estimation est sous-évaluée… Sans sectarisme socialiste, le député Pierre-Alain Muet a estimé qu’"il ne répond à aucun des problèmes de notre pays mais à un choix idéologique". C’est pour quand la rénovation du dogme socialiste ?

Martin Hirsch (Solidarités actives) a fait valoir qu'"on ne pouvait pas comparer ce qui n'était pas comparable", car les financements prévus par le texte étaient seulement destinés à un "dispositif expérimental".

Quant au Nouveau Centre, malgré des "réserves", il s'est déclaré favorable à un texte allant "dans le sens du travail" et ne bénéficiant "pas aux plus riches", exclusivement.

Un peu d’honnêteté au passage ne fait pas de mal !

jeudi 10 mai 2007

Les hommes et femmes du prochain gouvernement?

Quelque 25 ministrables,pour quinze maroquins ?
On parle aussi d'eux pour des postes à l’Elysée ou au gouvernement.
De gauche à doite et de haut en bas:
1re ligne: Philippe Seguin, Nicole Notat, Xavier Darcos, Christine Albanel, Claude Allègre, Anne Lauvergeon.2e ligne: Roselyne Bachelot, Bernard Kouchner, Philippe Douste-Blazy, Alain Minc, Eric Besson.
3e ligne : Yves Jégo, Eric Raoult, Christine Boutin, Arno Klarsfeld (*), Christian Blanc, Gérard Longuet.
4e ligne : Christine Lagarde, André Santini, Gérard Larcher, Gilles de Robien, Richard Descoings, Nadine Morano.
(*) Arno Klarsfeld est chargé de mission auprès de N. Sarkozy. C’est ainsi que l’avocat, fils du célèbre chasseur de nazis, fut le médiateur national chargé de superviser les demandes de régularisation. Le juriste avait déjà rendu au ministre Sarkozy un rapport sur la délinquance des mineurs et écrit des notes au ministre sur l'article de loi controversé sur les bienfaits de la colonisation et sur les enfants de familles sans papiers. Le choix de cette personnalité est une riposte à la thèse de «la chasse aux enfants» des milieux associatifs, que Sa Cynique Majesté Royal avait appelé ‘rafles’, –sans brutalité langagière et avec la modération qui caractérise pour elle et le PS ‘la république du respect’.

Mais le vivier est plus fourni encore :
Rama Yade
(photo de droite -pressentie pour la Communication et la cuture): Rama Yade-Zimet est haut fonctionnaire, vice-présidente du club XXIème siècle et secrétaire nationale de l’UMP à la francophonie. Elle vient de publier Noirs de France aux Editions Calmann-Lévy. Un livre sans complaisance sur les rapports des Noirs français avec la République.
Laurent Wauquiez, député UMP Haute-Garonne et carte jeune de l'UMP avec Luc Chatel, pourrait faire son apparition à la direction du ministère de l'Emploi. Il est aussi pressenti pour l'Aménagement du territoire.