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mercredi 27 septembre 2017

Le chômage a poursuivi sa hausse en août 2017

La presse "indépendante" a passé cette hausse sous silence  
 Après la hausse de juillet, la hausse d'août... 

Résultat de recherche d'images pour "hausse du chomage"Nouvelle hausse forte du chômage après celle de juillet, déjà forte (1%), en métropole et en Outre-mer.

Le nombre de chômeurs a poursuivi sa courbe ascendante, +22.300, +0,6%, faisant 3,54 millions de victimes dans la seule métropole, a annoncé mardi le ministère du Travail. 
En incluant l’Outre-mer, le chômage augmente dans les mêmes proportions (+0,6%) pour un total de 3,80 millions de personnes, si on inclut seulement la catégorie A (sans activité) des inscrits sur les listes de Pôle emploi. 

Très fluctuant depuis le début de l’année, l’indicateur enchaîne deux mois de hausse pour la première fois en 2017. Le ministère du Travail recommande donc de "toujours privilégier les évolutions en tendance plutôt qu’au mois le mois"... Or, le nombre de chômeurs est en hausse de 46.300 (+1,3%) sur trois mois et de 73.300 (+2,1%) depuis le début de l’année en métropole. 
En revanche, l’indicateur baisse légèrement sur un an (-0,3%). 

La faute à "l'indicateur de Pôle emploi [qui] reste en berne", selon Le Point

Sur le seul mois d’août, les chiffres de Pôle emploi atteignent de nouveaux records en comptant - et pourquoi ne pas le faire - les demandeurs d’emploi ayant exercé une activité au cours du mois (catégories B et C). Leur nombre s'envole à 5,65 millions en métropole (+0,4 %) et 5,95 millions en France entière (+0,5 %). 
Hausse du chômage en août © AFP AFP
Document AFP que Le Point ne craindra pas
de décompter au nombre de vos consultations
En catégorie A, la hausse d’août frappe autant les jeunes que les seniors (+0,4%). +3,1% sur un an pour les "50 ans ou plus" confirment une tendance de fond, tandis que pour les "moins de 25 ans", la situation reste en amélioration sur un an (-5,2%). 

Le chômage de longue durée s'étend lui aussi, en hausse de 0,9% en août.
A la fin du mois, 2,49 millions de demandeurs d’emploi, petite activité comprise, étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus d’un an en métropole.

La croissance annoncée à 1,7 % par le gouvernement en 2017 peut-elle être encore atteinte ?

Le Point  conteste les chiffres de Pôle Emploi.
Image associée
Et de citer Bruno Ducoudré, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) : "La hausse du chômage observée ces derniers mois par Pôle emploi est "difficilement compréhensible". Selon lui, cette détérioration n'est pas en phase avec "l'accélération de la croissance et des créations d'emplois". 
La-dite accélération serait-elle donc artificielle ? En février 2017, l'OFCE avait prévu une baisse importante du chômage pour les années à venir, atteignant 8,7 % pour 2019-2020, puis 7,7 % en 2022. Le moins qu'on puisse dire, c'est que la tendance a du retard à l'allumage... Cette prévision de l'OCDE était déjà en contradiction avec une étude de l'UNEDIC de fin 2016, qui prévoyait une légère hausse du chômage jusqu'en 2019 à 9,6 %. Tous les espoirs resteraient donc permis. C'est la position volontariste du Point.
A noter que, créé par l'Etat en 1981 au sein de la Fondation nationale des sciences politiques de Sciences Po, l'OFCE est présidé depuis juin 2014 par Xavier Ragot, ancien conseiller économique d'Arnaud Montebourg (ministre de l'Économie et du ...Redressement productif de mai 2012 à août 2014).
Hausse du chômage en août © AFP AFP
Bruno Ducoudré met en cause la baisse de charge du plan de formation des demandeurs d'emploi et la baisse des contingents de contrats aidés depuis juillet qui pourraient expliquer une partie de la hausse du chômage.
Le taux de chômage, mesuré par l'INSEE, une direction générale du ministère des Finances, a reculé de 0,5 point au premier semestre (jusqu'en juin, avant les hausses de juillet et août), pour s'établir à 9,2 % de la population active en métropole et à 9,5 % en France entière. Dans sa communication, le gouvernement, qui refuse de commenter les chiffres de Pôle emploi (son directeur général est nommé par le président de la République, actuellement un homme de Hollande), marque clairement sa préférence pour ce taux positif, seul thermomètre du chômage reconnu à l'international.

Il apparaît clairement que la ministre du Travail envisage de casser le thermomètre du chômage de Pôle emploi pour améliorer l’image de la situation
Suite à la publication des chiffres des inscrits à Pôle Emploi, le ministère du Travail a publié un communiqué, le premier du nouveau ministre, qui annonce assez clairement une prochaine modification du mode de mesure du chômage. Les termes ont été pesés :
"En s’appuyant sur les rapports de grande qualité déjà existants sur cette question, la ministre saisira dès les prochains jours les autorités et organismes compétents de façon à réfléchir, avec eux, aux moyens de mieux éclairer le débat public à l’avenir, dans un double objectif de pertinence et de transparences accrues." (Extrait du communiqué du 24 mai 2017).
La divergence entre les indicateurs de Pôle emploi et de l'INSEE s'explique par le fait qu'ils ne mesurent pas le chômage de la même manière: Pôle emploi comptabilise les inscrits sur ses listes, alors que l'INSEE réalise une enquête auprès de 110.000 personnes. Les seniors inscrits à Pôle emploi ne sont pas comptabilisés par l'INSEE s'ils ne cherchent plus activement un emploi. A contrario, certains jeunes, chômeurs pour l'INSEE mais inéligibles à l'assurance chômage, ne s'inscrivent pas à Pôle emploi. Des jeunes acceptent d'échapper aux statistiques de Pôle emploi, tandis que les seniors sont quantités négligeables pour l'INSEE.

S'il ne s'est fixé aucun objectif chiffré de baisse du nombre d'inscrits à Pôle emploi, le gouvernement vise un taux de chômage BIT (Bureau International du Travail) de 7 % à la fin du quinquennat. Il compte, pour y parvenir, sur ses ordonnances réformant le droit du travail, entrées en vigueur ce weekend, mais aussi sur son plan d'investissement dans les compétences, dont les grandes lignes ont été présentées lundi.

"Encore faudrait-il que des emplois soient créés", a réagi FO (Force ouvrière), pour qui "la relance de l'emploi passe avant tout par la reprise de l'activité économique." "Former c'est nécessaire, créer des emplois de qualité c'est mieux !" estime le syndicat.

jeudi 29 octobre 2015

Soubresauts de l'emploi: les Français doutent de l'inversion de la courbe du chômage

Sept Français sur dix ne croient pas à l'inversion de la courbe du chômage avant la fin de l'an prochain

Ils ne sont pas dupes du léger recul du nombre de demandeurs d'emploi

-  pour une seule catégorie de chômeurs, celle 'sans aucune activité'  - enregistré en septembre, confirme un sondage de l'institut Elabe pour BFMTV.

Le Monde s'emballe, puis se ressaisit...

"Chômage : baisse significative en septembre," titre d'abord l'organe officieux du PS. La baisse de 23.800 demandeurs d’emploi de catégorie A enregistrée en un mois (– 0,7 %) est la plus forte depuis le début du quinquennat, et même depuis avant la crise de 2007. Mais ses lecteurs sont aussitôt refroidi par la première phrase de l'article : "Bien fol qui se fierait aux chiffres du mois de septembre, y voyant le signe annonciateur d’une inversion durable de la courbe tant de fois promise par François Hollande." 

Pour la nouvelle ministre du Travail, Myriam El Khomri, "la tendance est orientée à la baisse puisque, pour la première fois depuis début 2011, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A a reculé sur quatre mois". 
Un satisfecit un peu hâtif, sous l'influence inchangée des services politiques d Bercy. Quatre mois ne suffisent pas à dessiner une tendance. Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité et tenus de rechercher une activité, qui avait atteint un nouveau record en août, s’établit fin septembre à 3.547.800 en France métropolitaine. Sur un an, il augmente de 3,1 %...

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégories B et C (en activité réduite) , lui, continue d’augmenter. Ainsi, ils sont 1.874.900 inscrits à Pôle emploi, soit une hausse de 11,4 % en un an. Une augmentation qui témoigne d’une forte progression des emplois atypiques, à temps partiel.  Ainsi, toutes catégories confondues, le nombre de demandeurs d’emploi s’élevait fin septembre à 5.422.700 en France métropolitaine... 

Myriam El Khomri zappe les 260.000 chômeurs d'outre-mer…

Comme tous ses prédécesseurs, la ministre du Travail commente les chiffres mensuels du chômage sur la seule base des données de la métropole,
ce qui lui permet de minimiser l'ampleur de la catastrophe. Que le nombre de demandeurs d'emplois inscrits à Pôle emploi augmente ou baisse, c'est toujours la même rengaine: dans leurs analyses et leurs commentaires, le gouvernement et la quasi-totalité des media occultent les données relatives aux départements d'outre-mer (DOM). Un peu comme si les quelque 260.000 demandeurs d'emploi en catégorie A de Guyane, Martinique ou encore Mayotte n'existaient pas, ou n'étaient pas de vrais chômeurs et d'authentiques familles en souffrance…

Lundi encore, les cercles gouvernementaux se sont gargarisés du reflux de 23.800 chômeurs, en laissant penser qu'il s'agissait de toutes les catégories confondues et de la "France entière" alors que cette donnée ne concerne que la seule métropole. En tête de manipulation de l'opinion, Myriam El Khomri, la ministre du Travail soi-même, dans un communiqué qui ne prend que cette seule donnée en compte.
Les chaînes d'information continue reprennent en boucle les dépêches AFP et Reuters centrées uniquement sur l'Hexagone; idem pour les radios et la plupart des journaux de presse écrite qui ont, eux aussi, complètement passé sous silence les départements d'outre-mer. Or ces données sont incomplètes et négligent les difficultés de nos concitoyens éloignés de Paris.
En incluant les DOM, le chiffre enregistrée en septembre grimpe à 24.700, soit 900 de plus que le résultat affiché et abondamment commenté.
Les données administratives de Pôle emploi ne comportent aucune ligne portant sur la France entière. Bien que ces données existent, la quasi-intégralité des tableaux, graphiques et commentaires portent sur la France métropolitaine. 
A la presse "décrypteuse" de faire son  travail d'information. Sur le sujet, les journalistes d'investigation ne sont pas supposés attendre les 'fuitages' au téléphone. D'autant que pour accéder à la totalité des chiffres officiels, il suffit juste d'aller les chercher là où ils se trouvent, à la DARES (direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques), et de faire chauffer sa calculette… plutôt que de se satisfaire du copié-collé des dépêches d'agence de presse en charge de la diffusion des 'éléments de langage' du pouvoir.
La ministre du Travail n'est d'ailleurs que porte-parole des services qui lui tiennent la main. Tous ses prédécesseurs faisaient de même et aucun d'entre eux n'avait intérêt à l'exhaustivité, la clarté et la vérité. Même l'UNEDIC, le gestionnaire du régime d'assurance chômage, publie des prévisions financières et d'évolution du nombre de demandeurs d'emploi centrées sur la seule métropole. Il y a ici matière à réforme: il suffit d'une volonté politique.

La barre des 3 millions sera-t-elle re-franchie - dans les commentaires - avant la présidentielle ?
Les media et les élus jouent le jeu de l'exécutif en place à Paris. Ainsi, en septembre 2012, cela faisait belle lurette que le cap des 3 millions avait été franchi en France entière quand le nombre de demandeurs d'emploi a officiellement (re)franchi la barre des 3 millions d'inscrits en métropole: ce n'est qu'alors qu'ils s'en sont émus. 
Certes les tendances sont les mêmes et les différences, de l'ordre de l'épaisseur du trait, mais cela peut avoir parfois des conséquences fâcheuses. Ce seuil avait déjà été franchi un an plus tôt, en septembre 2011, mais si un quelconque expert s'en était aperçu, il s'était bien gardé de le signaler. Sans doute le débat de la campagne présidentielle qui s'amorçait alors en aurait-il été un peu modifié.

Même sentiment sur le nombre total de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi. Si l'on se centre sur la seule France métropolitaine, on compte aujourd'hui très officiellement 3,55 millions de chômeurs en catégorie A, un peu plus de 5,42 millions de demandeurs d'emploi en A, B et C, et même plus de 6,1 millions d'inscrits toutes catégories confondues. 
Mais en n'ignorant pas les DOM, les niveaux changent: 3,81 millions en A, près de 5,73 millions en A, B et C, et même 6,45 millions toutes catégories confondues. Il n'est pas très social et respectueux d'ignorer 260.000 à 340.000 chômeurs, un différentiel chargé de sacrifices et de malheur, pour permettre à un gouvernement, quel qu'il soit,  d'afficher des niveaux absolus de demandeurs d'emploi légèrement inférieurs…

Le dernier chiffre est en hausse de six points par rapport à août dernier 

Mais comment donc s'étonner que les sondés sont encore 73% à ne pas y croire (79% en août), sur 1.003 personnes interrogées mardi et mercredi ? Ne perdons pas pour autant de vue que le nombre de demandeurs d'emploi pointant à Pôle emploi depuis plus de 3 ans, les vrais exclus de la politique de lutte contre le chômage, a une nouvelle fois explosé de 1,2% pour désormais frôler les 800.000 inscrits…

Reuters voit le verre à moitié plein
"Elles sont pourtant 46% à estimer que l'économie française redémarre, contre 53% d'un avis contraire." Ou inversement, donc !... 

Mais l'UNEDIC, association chargée de la gestion de l'assurance chômage par délégation de l'Etat, vient de publier ses prévisions d'évolutions des deux grands indicateurs du chômage pour les années 2015 et 2016. En 2016, l'horizon s'éclaircirait avec 51.000 chômeurs en moins, première année de baisse depuis 2007. Et cette baisse serait également vraie pour le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT), celui-ci passant de 10,4% à 9,7% fin 2016.La tendance à la baisse en septembre est un espoir. Si elle est confirmée dans les mois à venir, elle coche l'une des conditions que s'est fixé le Président de la République pour concourir à la prochaine élection présidentielle de 2017, la fameuse inversion de la courbe. 

jeudi 6 mars 2014

Très légère baisse du taux de chômage en décembre 2013

Une tendance fait le printemps socialiste

Contredisant Pôle emploi au contact des chômeurs, l'INSEE annonce un taux de chômage "révisé" à 9,8% au quatrième trimestre 2013, en baisse de 0,1 point, selon les critères du BIT. Il ne s'agit guère que d'une stabilisation passagère, mais le gouvernement se félicite que l'inversion de la courbe soit entamée.

Un chômeur au sens du BIT n'est pas forcément inscrit à Pôle Emploi (et inversement).En application de la définition internationale adoptée en 1982 par le Bureau international du travail (BIT), à laquelle on se réfère -ou non- en fonction des besoins de la démonstration, un chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui répond simultanément à trois conditions :
- être sans emploi, c'est à dire ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu'une heure, durant une semaine de référence ;
- être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours ;
- avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.

L'inversion de la courbe du chômage est-elle amorcée? 
Le taux de chômage en France métropolitaine a baissé de 0,1% sur les trois derniers mois de 2013, annonce ce jeudi matin l'Insee. À 9,8%, le chômage s'établit donc symboliquement sous la barre des 10% pour le deuxième trimestre consécutif. Il faudra néanmoins attendre une nouvelle baisse au premier trimestre 2014 pour que la tendance baissière se confirme.

Au troisième trimestre 2013, le taux de chômage s'établissait à 10,5%, révisé à 10% suite à une refonte du questionnaire de l'institut de statistique. Il a ensuite été revu à la baisse, à 9,9%, passant sous la barre des 10% qui avait été franchie fin 2012. Des manipulations qui interpellent quelque peu...
"Le chômage en France a baissé au 4e trimestre 2013, conformément à l'ambition du président de la République de voir le chômage commencer à reculer en fin d'année, s'est félicité Michel Sapin. C'est la première fois depuis la mi-2011." 

Le ministre de l'Emploi avait procédé à un périlleux rétropédalage fin janvier en évitant de parler d'une inversion de la courbe du chômage, se réjouit désormais que, de révision en révision, les promesses de François Hollande trouvent un écho statistique. L'annonce permet à l'exécutif de plastronner, alors qu'il avait été vivement critiqué en décembre pour sa communication hésitante sur cette question.

Mais tout est dans l'épaisseur du trait

jeudi 3 mai 2012

Les flagrants délits de mensonges de François Hollande

Le menteur récidiviste de la gauche se fait pointer

Hollande ment sur les chiffres de la dette publique

Lors du débat présidentiel mercredi soir, François Hollande a assuré que la "dette a augmenté de 600 milliards d'euros" depuis le début du quinquennat. Un chiffre contestable et contesté par Nicolas Sarkozy, qui dénonce une "erreur de 100 milliards". Et les deux hommes ont invité la presse à trancher. C'est le président sortant qui a raison.  
Selon François Hollande, professeur d'économie à Sciences Po de Paris,  "la dette a augmenté de 600 milliards d'euros depuis le début du quinquennat, de 900 milliards depuis 2002. Elle a doublé depuis 10 ans." Il accuse: " Voilà la responsabilité d'une équipe sortante depuis 10 ans."
Un chiffrage qui est fait pour accabler le chef de l'Etat aux yeux des électeurs, mais ce dernier l'a contesté : "Le déficit depuis 2007 n'a pas augmenté de 600 milliards mais de 500 milliards. Une erreur de 100 milliards, ça pose question", a raillé le président-sortant. Les deux hommes sont convenus de laisser "la presse" les départager jeudi.
Voici le verdict : selon les chiffres de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), la dette publique était de 1.717 milliards d'euros fin 2011. Fin 2006, elle était de 1.211 milliards. L'augmentation est donc sur ces cinq ans de 505,7 milliards d'euros, comme Nicolas Sarkozy l'a dit.
Si toutefois, dans son flou habituel, François Hollande faisait  référence aux chiffres de 2012, ceux-ci ne sont pas encore connus puisque l'année n'est pas terminée. Selon une estimation gouvernementale de mars,  en proportion, cela donnerait 1.783,35 milliards d'euros de dettes. Et donc une différence de 571,75 milliards d'euros. Ce qui ne fait toujours pas les 600 milliards d'euros évoqué par le candidat socialiste.

Education : Hollande n'est pas loin de la vérité sur le taux d'encadrement

 "Nous avons le taux d'encadrement le plus élevé de l'OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques]", a déclaré Nicolas Sarkozy. Quelques minutes plus tard, François Hollande indiquait, au contraire, que "le taux d'encadrement dans le primaire est le plus bas de l'OCDE". Sauf que le primaire  (publics et privés) ne représente pas l'ensemble des cycles de l'Education nationale. En isolant le cycle primaire, Hollande n'a pas tort, mais si  la Grèce fait mieux (3e ) derrière le Portugal (1er), ce sont des pays qui vivent au-dessus de leurs moyens et sont en faillite. Mais, après sept années de socialisme et sur fond de contestation sociale contre les mesures d'austérité, l'Espagne (8e) a  gelé fin mars le salaire de ses fonctionnaires, alors qu'elle  a explosé en 2011 son objectif de déficit, à 8,51 % du produit intérieur brut (PIB).

Commerce extérieur : Sarkozy et Hollande à égalité

Selon Nicolas Sarkozy, la balance commerciale extérieure était déficitaire sous Lionel Jospin, le candidat socialiste assurant qu'elle était, au contraire, excédentaire en 2002. En prenant ces déclarations stricto sensu, ils ont tous les deux raison.
Le 7 février dernier, le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Pierre Lellouche a bien annoncé un déficit commercial à 69,59 milliards d'euros. Le précédent record remonte à 2008 à 56,2 milliards. Or, il faut remonter à 2003 pour avoir une balance commerciale nulle et en 2002 pour qu'elle soit excédentaire, à + 3,5 milliards d'euros, dans un contexte économique international favorable, selon un graphique du Monde.fr. Ces chiffres sont ceux des douanes et leur tendance est confirmée par  ceux de l'INSEE"
Mais Nicolas Sarkozy n'a pas tort pour autant. La balance a bien été déficitaire en 2000 (-4,3 milliards d'euros selon les douanes, -10,6 milliards selon l'INSEE) et en 2001 (- 1,5 milliard d'euros selon les douanes, -4,6 milliards selon l'INSEE). Match nul donc et la charge était  injuste.
"Vous êtes fâchés avec les chiffres", a observé le président-candidat, avant d'assurer : "La (balance commerciale) extérieure en 2000 et 2001 était en déficit."

Croissance : les situations des pays de référence de Hollande se sont dégradées

Nicolas Sarkozy a défendu sa gestion du pays pendant la crise, soulignant qu'il a fait rebondir la croissance. "Depuis mars 2009, la France est le seul pays qui n'a pas connu un trimestre de récession", a-t-il affirmé lors du débat d'entre-deux-tours. Une déclaration qu'il a déjà effectuée pendant la campagne, notamment sur Europe 1 le 30 mars dernier.
Or, selon l'ancienneté des périodes considérées, la France n'est pas le seul pays à ne pas avoir connu de récession. Pendant les trois premiers mois de cette année, l'ensemble des pays de la zone euro aurait bénéficié d'une reprise après la forte crise financière de l'automne 2008. Du coup, depuis le deuxième trimestre de l'année 2009, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Suède, le Danemark, l'Autriche, la Slovaquie, la Pologne et la Finlande n'ont pas connu de récession.
Mais les situations récentes ne sont plus aussi exemplaires et les références du candidat de gauche se sont bien ternies. Le Royaume-Uni est en effet officiellement retombé en récession, selon des chiffres publiés mercredi 25 avril: la politique de rigueur draconienne de David Cameron est accusée d'avoir "tué" la croissance. L'économie britannique s'est contractée de 0,2 % au premier trimestre 2012,  au même titre que des États en mauvaise posture de la zone euro, comme la Grèce, l'Espagne ou l'Italie.


Alors, il n'est donc pas mou de partout ?
Chômage : Hollande et Sarkozy n'utilisent pas les mêmes indicateurs

Hollande assure que l'augmentation du nombre des chômeurs atteindrait un million entre 2007 et 2012, mais Nicolas Sarkozy établit  cette hausse  à   "422.000" entre 2007 et 2011. Tout dépend sur quelle source les deux candidats se fondent.  
Le président-candidat avait clairement cité sa source "au sens du BIT", collecté chaque trimestre par l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), mais le professeur d'économie socialiste est resté arc-bouté sur ses données.
La contre-vérité du candidat de la gauche est grave
La démonstration de François Hollande, mercredi soir, lors du débat présidentiel, semblait implacable et le chiffre de un million marque les esprits. Sans citer sa source, il faisait référence  aux chiffres de la Direction de l'animation de la recherche et des études statistiques (DARES), qui dénombre les demandeurs d'emplois, toutes catégories confondues (tous ceux qui font une démarche active de recherche d'emploi, qu'ils aient déjà un emploi à temps partiel ou non. Hollande a forcé le trait sans ciller, considérant que, dans l'intérêt de sa campagne, il pouvait exploiter la situation des demandeurs d'emploi, à 600.000 près,  évalué à la louche, tous en les respectant ! "Le chômage a augmenté d'un million, quatre millions de personnes sont inscrites si elles n'ont aucune activité. C'est énorme, c'est beaucoup, c'est un record. Nicolas Sarkozy, vous aviez dit que 'si le chômage ne tombe pas à 5% de la population active, c'est un échec', et c'est un échec."
Or, les débatteurs utilisaient deux indicateurs différents
A la vérité, en mai 2007, il y avait 2,410 millions de chômeurs selon le BIT. Et 2,846 millions fin 2011, soit une augmentation de 436.000 personnes. Le président dit la vérité. D'autant plus qu'il établissait une comparaison avec les pays européens et que le BIT (Bureau international du travail) est une structure tripartite de l'OIT (ONU) qui rassemble des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs.

Emploi des jeunes : Hollande ajoute de la précarité

François Hollande a défendu son projet de "contrat de génération", assurant qu'il s'agissait d'une solution, alors que "trois jeunes sur quatre sont en intérim ou CDD quand ils ont un emploi". Une affirmation contredite par la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES). Et selon l'INSEE, en 2010, seul un jeune actif de moins de 25 ans sur deux était, en moyenne, dans une situation d'emploi précaire. 
Le fonds de commerce de Hollande, celui qu'il privilégie, au détriment des personnes âgées et des femmes, est très dévalorisé !  
Ce qui pourrait lui réserver une cuisante surprise au soir du 6 mai.

jeudi 2 septembre 2010

Un 'recul' du taux de chômage à 9,3%, est-ce grave, docteur ?

Et un « nouveau recul au 2e trimestre», est-ce une rechute ?

Les analyses sont-elles bonnes, oui ou non ?

Si le lis: « Le taux de chômage a reculé en France au deuxième trimestre, confirmant le recul amorcé au trimestre précédent tout en restant à des niveaux élevés, selon les données CVS provisoires publiées jeudi par l'Insee», je meurs !

La presse en fait des tonnes pour convaincre qu'une baisse est un recul

Est-ce qu'un recul, ça fait mal ?
Le taux de chômage au sens du Bureau international du Travail (BIT) est ressorti à 9,3% en métropole au deuxième trimestre et à 9,7% en comptant les départements d'Outre-mer.
Les chiffres du premier trimestre ont été confirmés à 9,5% et 9,9% respectivement.
Compte tenu de la révision en hausse de 0,1 point de ceux du quatrième trimestre 2009 - à 9,6% et 10,0% respectivement -, le taux de chômage a enregistré un deuxième trimestre consécutif de baisse sur la période avril-juin 2010.

Un recul, ça peut être positif ?
Ce recul confirme la tendance à l'amélioration du marché de l'emploi qui ressortait des créations nettes d'emploi dans le secteur privé et des chiffres mensuels des demandeurs d'emploi publiés par Pôle emploi et le ministère de l'Economie. Mon pouls peut donc repartir ?

"Les évolutions récentes de l'emploi et du chômage témoignent clairement d'une meilleure orientation du marché du travail en France et reflètent l'amorce progressive d'un cercle vertueux lié au retour de la croissance au deuxième trimestre", se félicite Christine Lagarde, la ministre de l'Economie, dans un communiqué.
Je respire, mais l'état de la couche d'ozone autorise-t-elle vraiment les inconscients ?

Gardons-nous de l'espoir et de ses oeuvres, comme du diable et de ses pompes
Le chiffre, correspondant à 2,624 millions de demandeurs d'emploi en métropole, n'en reste pas moins élevé. Au début 2008, avant la crise, le taux de chômage était de 7,2%. Et voilà, ce que c'est que de se réjouir un peu (mais pas trop) vite (l'opposition nous a appris à ne pas nous lâcher: d'ailleurs elle ne nous lâche pas !)
Laurent Wauquiez a annoncé un plan d'aide aux chômeurs en fin de droits en avril 2010: lire PaSiDupes

On peut toujours trouver une catégorie qui souffre plus que l'autre. Voyez le chômage des jeunes, par exemple. On pourrait se réjouir qu'il se stabilise, mais ce serait pure inconscience, car c'est à un niveau élevé. Le taux de chômage des 15-24 ans demeure en effet à 23,3% (632.000 personnes) après avoir culminé à 24,1% au quatrième trimestre 2009 en métropole.

Mais qui sont donc les privilégiés?

Amélioration chez les 50 ans et plus
Les données de l'INSEE font état d'un recul de leur chômage recule de 0,5 point d'un trimestre sur l'autre, à 6,1% contre 6,6% au trimestre précédent, mais ça ne compte pas. Nous avons d'ailleurs tous entendu hier encore un expert affirmer que le gouvernement ne fait rien pour ses seniors et ses handicapés...

Le taux de chômage des 25-49 ans a baissé de 0,2 point à 8,4% après 8,6%. Par sexe, il diminue de 0,3 point pour les femmes (des pistonnées, pour une fois) à 9,4% et de 0,2 point chez les hommes à 9,2%. J'me pince !

Le recul et son cortège de contestations et polémiques

L'INSEE, qui ne publie plus de taux mensuel depuis 2006 après une polémique -comme tant d'autres- sur sa méthode de calcul, a achevé au deuxième trimestre son augmentation de moitié de la taille de l'échantillon servant de base à l'estimation du taux de chômage.
Eurostat a meilleure vue de loin que d'autres de près
L'agence de statistiques de l'Union européenne, qui continue de publier un taux de chômage mensuel, a annoncé mardi un taux de 10,0% pour la France (Dom inclus) en juillet comme en juin. Relire les chiffres du BIT ci-dessus...

L'enquête de l'INSEE n'est pas contestée quand elle montre par exemple que le taux d'emploi s'est stabilisé mais que la précarisation s'est poursuivie.
La part des personnes en contrat à durée déterminée ou en intérim a augmenté de 0,2 point à 6,6% alors que celle des salariés en contrats à durée indéterminée a continué de diminuer pour revenir à 49,0%.
La proportion des personnes entre 15 et 64 ans ayant un emploi est de 63,8% au deuxième trimestre comme au trimestre précédent, en recul de 0,4% sur un an.
Dans le détail, 27,9% des 15-24 ans, 81,8% des 25-49 ans et 55,6% des 50-64 ans (dont 42,1% des 55-64 ans) occupaient un emploi au deuxième trimestre.

En revanche, la proportion des personnes ayant un emploi mais souhaitant travailler plus a diminué de 0,3 point à 5,8%.
"Cette baisse est liée à celle du chômage partiel, qui passe de 0,8% des personnes en emploi à 0,5% au deuxième trimestre 2010", souligne l'Insee dans son communiqué.
Le temps partiel subi est stable à 5,3% des personnes en emploi.
Lire PaSiDupes: revalorisation du chômage partiel

Le plus beau reste à venir
3,3 millions de personnes en France métropolitaine ne travaillent pas mais souhaitent travailler - qu'elles soient ou non disponibles immédiatement ou qu'elles recherchent ou non un emploi - , ce que les experts désignent comme le "halo" du chômage. Ainsi, pour l'INSEE, les chercheurs qui ne sont pas disponibles ou ne cherchent pas d'emploi sont-ils chargés de poésie !
Mais restons dans la poésie...


« Si tu avances et si je recule... comment veux-tu que je... »
La presse a une préférence pour le 'recul'.
D'ailleurs, le PS accuse aussi bien le gouvernement de 'reculs' ou 'reculades' imaginaires: fantasme ou réalité ? Car les lois sont votées, comme le sera celle des retraites. Mais de quoi rêvent-ils, les frustrés de la presse et des partis pervers, qu'ils ne parlent que de 'reculs' ?

Il y aurait donc du bon dans un recul
Est-ce à dire que la gauche s'est laissée surprendre ou faut-il comprendre que 'recul' signifie 'baisse' ?
Lire PaSiDupes sur l'incrédulité de Moscovici en juillet 2009

Mais alors, puisque le mot 'recul' est chargé de tellement de menace et qu'une 'baisse', pour le cou,p est un grand bienfait, pourquoi redouter ce terme pour l'opinion ?

Décidément, cette opposition est vraiment malsaine...

jeudi 5 juin 2008

Le chômage abaissé à 7,2% sans que l’opposition s’en réjouisse !

Et sans que le gouvernement pavoise devant tous les media
Le taux de chômage a baissé à 7,2% au premier trimestre en France métropolitaine, après 7,4% (révisé de 7,5%) au quatrième trimestre 2007, selon les données CVS provisoires publiées par l'Insee, au sens du Bureau international du Travail (BIT).
Ce chiffre, le plus bas depuis 25 ans (au premier trimestre 1983), quand il était de 7,1%, avait été dévoilé peu avant sur France-Info par Christine Lagarde, la ministre de l'Economie.
En moyenne au premier trimestre, 27.969.000 personnes étaient actives en France métropolitaine, soit 56,4% de la population de 15 ans et plus. Parmi elles, 2.000.000 étaient au chômage au sens du BIT et 25.969.000 avaient un emploi, précise l'INSEE.
Le taux d'emploi de la population âgée de 15 à 64 ans, en hausse depuis le milieu de 2006, a progressé au premier trimestre à 65,1%.
En incluant les départements d'outre mer, le taux de chômage s'établit à 7,5% au premier trimestre, contre 7,8% en octobre-décembre 2007. Douze économistes interrogés l'attendaient en moyenne à 7,8%, leurs estimations allant de 7,7% à 8,0% ! C’est dire que le moral des Français est tributaire du pessimisme des experts, mais qu’ils n’ont pas les mêmes raisons politiques de se laisser influencer.
Interrogée sur une éventuelle stabilisation du taux de chômage en 2008, Christine Lagarde a déclaré à cette radio et non pas sur d’autres (si elle en avait fait la tournée): "Je ne pense pas qu'on aura une décrue aussi forte qu'en 2007 mais je pense qu'on est dans la bonne direction et que cette tendance va se confirmer."

vendredi 28 mars 2008

Le chômage reprend le cours de sa baisse

Le marché du travail n’est pas gagné par la morosité
Les attaques de la gauche française ne parviennent pas à atteindre le moral des Français. Ni la conjoncture internationale qui, outre de fortes turbulences financières internationales, connaît des hausses spectaculaires des matières premières agricoles, du pétrole et du dollar. Le PS a beau jeu de noircir le tableau, mais le candidat à l’Elysée n’avait pas pu prévoir l’ampleur de ces hausses dans son programme. Sa Cynique Majesté Royal, sa rivale malheureuse, nous dira peut-être qu’elle avait anticipé…

La hausse surprise de janvier n’aura donc pas été significative au lendemain des fêtes. Le chômage est reparti à la baisse en février en France, selon les données publiées par le ministère de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi. La baisse de février concerne aussi bien les hommes (-0,8%) que les femmes (-0,7%), les moins de 25 ans (-0,1%), les 25 à 49 ans (-0,8%) et les 50 ans ou plus (-0,9%).
Le nombre de demandeurs d'un emploi à plein temps et à durée indéterminée a baissé de 0,7% le mois dernier (-13.700 personnes) à 1.896.800, après une hausse de même ampleur en janvier. La ministre de l'Economie, se réjouit de cette diminution qui, dit-elle dans un communiqué, confirme une "orientation toujours favorable du marché du travail en France".
Christine Lagarde, la ministre, souligne en outre que "le repli ininterrompu du nombre de chômeurs de longue durée se poursuit" avec un recul de 1,0% en février à 486.100.
Le Premier ministre, François Fillon, avait annoncé mercredi devant la représentation nationale que la baisse du chômage se poursuivrait au cours de l'année 2008 en dépit du ralentissement de l'économie. La gauche malsaine s’était gaussée, elle qui souhaite la réussite du gouvernement et celle de la France...
Sur un an, le nombre de chômeurs de catégorie 1 a baissé de 8,2% et le nombre de chômeurs de longue durée a reculé de 18,5%.
Les chiffres publiés par le ministère prennent en compte les personnes à la recherche d'un emploi à plein temps et à durée indéterminée dont l'activité réduite a été inférieure à 78 heures dans le mois.
Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie 1 avait augmenté de 0,7% en janvier (+13.200) après plusieurs mois de baisse continue (-9.800 personnes en décembre, -12.500 en novembre, -23.000 en octobre et -28.000 en septembre), soit une baisse de 73.300 demandeurs d'emploi et un gain de travailleurs de quelque 60.000 depuis la rentrée de septembre.Ceux-ci doivent observer une amélioration sensible de leur pouvoir d'achat.
Dans son communiqué, Christine Lagarde note que cette amélioration du marché du travail est cohérente avec plusieurs indicateurs récents bien orientés, ainsi la production industrielle, la consommation des ménages ou le climat des affaires dans l'industrie.
La production industrielle a augmenté de 1,2% en janvier, la consommation des ménages de 1,2% également en février et le moral des industriels a rebondi en mars après trois mois de baisse, selon les statistiques publiées par l'INSEE.
L'Insee a fait état le 6 mars d'un taux de chômage à 7,8% de la population active (7,5% en France métropolitaine) au quatrième trimestre 2007 au sens du BIT, sur la base d'une nouvelle méthode d'estimation à partir d'une enquête de terrain, l'Enquête emploi.
Ce taux de 7,5% pour la France métropolitaine est le plus favorable depuis 1983 mais les économistes s'attendent à une stabilisation cette année dans un contexte de ralentissement de la croissance. Le gouvernement vient de revoir à la baisse sa prévision de croissance économique, à 1,7-2,0% contre 1,9% en 2007.
Christine Lagarde indique dans son communiqué qu'elle va, avec son nouveau secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi Laurent Wauquiez, poursuivre les réformes structurelles sur le marché de l'emploi, "notamment la réforme de la formation professionnelle lancée en février avec pour principal objectif l'amélioration de la formation des demandeurs d'emploi et des jeunes".