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lundi 31 juillet 2017

Irrité par l'indigence de ses ministres, Macron passe aux menaces

"C'est du pipi de chat", vos notes, aurait lancé Jupiter à ses ministres  

Emmanuel Macron a violemment taclé les ministres de son gouvernement

 
Confronté à une chute de sa popularité, à des polémiques et des cafouillages en série, le président de la République a mis en garde ses collaborateurs du gouvernement  lors du conseil des ministres du 12 juillet, tandis que les analystes s'accordent en outre à juger son premier ministre faible et peu maître des événements et des hommes.

La cote de popularité du président issu de la société civile est en forte baisse en juillet, avec 54 % de satisfaits, soit dix points de moins qu’en juin, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche. Le Premier ministre Edouard Philippe enregistre également un reflux de huit points sur la même période, passant de 64 % à 56 % de satisfaits.

Tous les maux du chef de l’Etat seraient causés par l'équipe qu'il a lui-même constituée autour d'Edouard Philippe. A propos des notes qui lui sont transmises, "c’est du pipi de chat, ce qui me remonte actuellement de certaines de vos notes", leur aurait déclaré Emmanuel Macron, rapporte Le Figaro
La colère de Jupiter est d'autant plus vive qu'il avait vanté son recrutement de jeunes startupers qui devaient changer la face de la France, par la fraîcheur de leur vision et leur envergure entrepreneuriale.

"Vous verrez, dans six mois, si vous continuez, vous aurez disparu" 

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La pythie de l'Elysée leur prédit d'ailleurs un funeste avenir s’ils persévèrent dans cette voie. "Ne vous laissez pas enfermer dans le confort des documents rédigés par vos administrations. Certes, cela peut vous paraître sympathique et confortable de vous placer entre leurs mains. Mais vous verrez, dans six mois, si vous continuez, vous aurez disparu", aurait tonné Jupiter.

Le chef de l’Etat n'assume pas sa part de responsabilité. Il cherche toutefois à reprendre la main et revoit "sa méthode", assure Le Figaro. 
Sa cote de confiance a encore baissé : une chute de 8 points en un mois (et de neuf pour Philippe) confirmée par un sondage Harris Interactive diffusé vendredi 28 juillet depuis son arrivée à l'Elysée à la mi-mai, dans un contexte d'annonces de réduction des APL et de réforme de la CSG.
51 % des personnes interrogées qui lui font confiance "pour mener une bonne politique pour la France".

La cote de popularité d'Emmanuel Macron avait déjà connu une lourde chute, évaluée par un sondage Ifop publié le week-end dernier et il perd notamment 14 points auprès des sympathisants des Républicains, dont une part, les Constructifs, est représentée au gouvernement Philippe, selon cette enquête réalisée pour le site Délits d'Opinion.
Les poids lourds du gouvernement ne font plus non plus illusion.
Cette baisse concerne également les principaux membres du gouvernement, avec une chute de 8 points pour Nicolas Hulot (59%) ou encore de 5 points pour Jean-Yves Le Drian (54%) et de 40% pour Bruno Le Maire A l’inverse, d'autres, comme le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer (37%, +2), malgré le scandale des APB et du tirage au sort des bacheliers candidats à l'Université lequel est imputable à Najat Vallaud-Belkacem,  ou celle de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal (30%, +3), comblent en partie leur déficit de notoriété et voient leur cote progresser.Parmi les autres personnalités politiques, les premières difficultés de l'exécutif semblent profiter à Jean-Luc Mélenchon, qui gagne 4 points à 32% d'opinions favorables, loin derrière l'invisible et inaudible Alain Juppé toujours en tête de classement malgré un recul à 43%, (-1). 
Le Premier ministre enregistre, lui, une chute encore plus marquée, avec 49% d'opinions positives et 50% des Français ne lui faisant pas confiance.
Avec 24% des voix au premier tour, Macron connaît un revers prévisible de fortune.

mercredi 27 juillet 2016

Chômage en juin 2016: en hausse, mais la presse de la "désintox" ne démêle plus le vrai du faux

Nouvelle hausse du chômage en juin

"Reprise" : de la hausse ou de la baisse du chômage ?

Le chômage a connu son deuxième mois de hausse consécutive en juin. 
Voyez la mise en musique d'un échec gouvernemental quand il est socialiste. 

La hausse continue, mais c'est comme si elle baissait... L'information livrée par les chiffres possiblement objectifs ne résiste pas aux méfaits de la rhétorique quand la communication politique se l'approprie:  à la fois l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi reste faible, selon France Télévisions (France 24) et le bilan depuis le début de l'année demeure positif. La tendance ne paraît pas favorable, mais elle est toutefois baissière, selon L'Express, c'est-à-dire qu'elle ne baisse pas, mais c'est comme si... 

En fait, la presse gouvernementale aurait pu parler de "tendance haussière", mais c'eût été au risque de déplaire à l'Etat-PS.
Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a progressé de 0,1 % (0,2 % en France métropolitaine) en juin, a annoncé Pôle emploi, mardi 26 juillet. "Si la hausse reste faible, il n'en demeure pas moins qu'il s'agit du deuxième mois consécutif au cours duquel le chômage augmente en France, écrit France 24, qui danse sur un pied et puis l'autre...
Le chômage était reparti à la hausse en mai (+0,3 %), une dégradation que le gouvernement attribua aux grèves contre la loi travail et aux inondations. Et sous l’effet d’un nombre élevé de réinscriptions, selon les chiffres publiés vendredi 24 juin par le ministère du Travail.
Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 0,3 % sur un mois, à 3.520.300, dans la seule Métropole, soit 9.200 personnes de plus qu’à fin avril. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle Emploi augmente de 0,6 %, soit 31.300 personnes de plus en un mois, à 5.428.300 (5.726.400 en incluant les départements d’Outre-mer, en mai, également en hausse de 0,6 % sur un mois).
"La courbe du chômage est donc en train de s'inverser de nouveau," écrivait France 24, non sans ambiguïté, voire embrouille. Une "tendance haussière" embarrassante pour Hollande qui a fait de la baisse du nombre de demandeurs d'emploi la condition de son éventuelle candidature pour un second mandat.

Hausse du chômage de longue durée parmi les jeunes, priorité de Hollande

Le chômage des jeunes est, en grande partie, responsable de cette hausse enregistrée au mois de juin. Sur un total de 5.400 nouveaux inscrits à Pole emploi, 4.000 ont moins de 25 ans.

Le taux de chômage de longue durée (plus d'un an), qui progressait depuis des années, a enregistré une baisse significative de 0,9 %. Pour le ministère du Travail et à la différence du chômage des jeunes, il s'agit dans ce cas du signe "d'une incontestable amélioration de l'emploi".

Ce graphique de Pôle emploi aurait-il été mal interprété ?

Nous dédions ce document à la presse d'Etat...

Provisoirement, malgré les hausses de mai et juin,
il y a 54.800 demandeurs d'emploi de moins que fin décembre 2015. 
A voir sur la durée...
Document Dares, direction de Bercy qui dépend du ministère du Travail, de l'Emploi,
que Libération voudrait réserver à ses abonnés...

Au total, le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B, C est de 5.434.600 fin juin 2016. Ce nombre progresse de 0,1% sur un mois (+ 6.300 personnes) et de 0,9% sur un an (+ 48.100 personnes). 

Fin juin 2016, 735.000 personnes sont inscrites à Pôle emploi sans être tenues de rechercher un emploi, qu'elles soient sans emploi (catégorie D) ou en emploi (catégorie E). Sur trois mois, le nombre d'inscrits en catégorie D augmente de 11,3% (+3,2% sur un mois) et le nombre d'inscrits en catégorie E augmente de 1,6% (+0,5% sur un mois).

Ce n'est pas L'Express qui le certifie, mais Pôle emploi !


jeudi 6 mars 2014

Très légère baisse du taux de chômage en décembre 2013

Une tendance fait le printemps socialiste

Contredisant Pôle emploi au contact des chômeurs, l'INSEE annonce un taux de chômage "révisé" à 9,8% au quatrième trimestre 2013, en baisse de 0,1 point, selon les critères du BIT. Il ne s'agit guère que d'une stabilisation passagère, mais le gouvernement se félicite que l'inversion de la courbe soit entamée.

Un chômeur au sens du BIT n'est pas forcément inscrit à Pôle Emploi (et inversement).En application de la définition internationale adoptée en 1982 par le Bureau international du travail (BIT), à laquelle on se réfère -ou non- en fonction des besoins de la démonstration, un chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui répond simultanément à trois conditions :
- être sans emploi, c'est à dire ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu'une heure, durant une semaine de référence ;
- être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours ;
- avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.

L'inversion de la courbe du chômage est-elle amorcée? 
Le taux de chômage en France métropolitaine a baissé de 0,1% sur les trois derniers mois de 2013, annonce ce jeudi matin l'Insee. À 9,8%, le chômage s'établit donc symboliquement sous la barre des 10% pour le deuxième trimestre consécutif. Il faudra néanmoins attendre une nouvelle baisse au premier trimestre 2014 pour que la tendance baissière se confirme.

Au troisième trimestre 2013, le taux de chômage s'établissait à 10,5%, révisé à 10% suite à une refonte du questionnaire de l'institut de statistique. Il a ensuite été revu à la baisse, à 9,9%, passant sous la barre des 10% qui avait été franchie fin 2012. Des manipulations qui interpellent quelque peu...
"Le chômage en France a baissé au 4e trimestre 2013, conformément à l'ambition du président de la République de voir le chômage commencer à reculer en fin d'année, s'est félicité Michel Sapin. C'est la première fois depuis la mi-2011." 

Le ministre de l'Emploi avait procédé à un périlleux rétropédalage fin janvier en évitant de parler d'une inversion de la courbe du chômage, se réjouit désormais que, de révision en révision, les promesses de François Hollande trouvent un écho statistique. L'annonce permet à l'exécutif de plastronner, alors qu'il avait été vivement critiqué en décembre pour sa communication hésitante sur cette question.

Mais tout est dans l'épaisseur du trait