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jeudi 29 mars 2018

Le groupe Poulets de Loué, prêt à avaler le volailler Doux

LDC salive et un consortium arabe prêt à mettre 900 salariés au halal

Le groupe LDC (Poulets de Loué) a détaillé jeudi son offre d'absorption du volailler Doux

La surprise est une alliance avec un groupe saoudien, premier client du groupe, et la coopérative Terrena, son actuel propriétaire.
Ce projet permettrait de reprendre 920 emplois et de reclasser l'ensemble des autres salariés du groupe, qui emploie 1.187 personnes.
L'offre de MHP, le concurrent ukrainien à la reprise, prévoit pour sa part la reprise immédiate d'environ 285 personnes, auxquelles s'ajouteraient environ 430 postes au démarrage d'une nouvelle unité de production d'ici deux ans.

Le consortium est composé des principaux acteurs français de la filière avicole: LDC et Terrena, ainsi que du groupe saoudien Al-Munajem et de la société Les Volailles de Plouray, selon Terrena et le gouvernement.

Il proposerait 418 offres de reclassement, soit plus d'offres que de salariés n'étant pas repris directement, a confirmé un porte-parole de Terrena.
"Ces offres concertées sécurisent aussi l'activité des éleveurs du groupe Doux", affirme le groupe coopératif, et semble éviter, provisoirement, la casse sociale.

Cette solution sera soumise début avril au tribunal de Commerce de Rennes dans le cadre d'un processus de "prepack cession" (cession préétablie), permettant d'accélérer le calendrier, en arrivant face à la justice avec déjà plusieurs projets de reprise, précise Terrena.
Travert se montrera dans la Sarthe vendredi. 

Répartition des charges

Résultat de recherche d'images pour "Al-Munajem"
Le groupe LDC se propose de reprendre le site de produits élaborés de Quimper et l'ensemble de ses 168 salariés, ainsi que le site industriel de Châteaulin et 111 de ses salariés, avec la construction d'un nouvel outil d'abattage-découpe consacré au marché de la PAI (Produits Alimentaires Industriels) qui entrera en service dans deux ans, pour un investissement de 55 millions d'euros, détaille Terrena. Cette nouvelle usine emploierait de l'ordre de 250 salariés à l'horizon 2020.

Le groupe saoudien, principal client de Doux, met un ergot dans la place. Il reprendrait quant à lui "l'exploitation de l'abattoir de Châteaulin redimensionné à ses besoins pour le marché du grand export sur l'Arabie saoudite principalement", une offre qui prévoit "la reprise de 347 salariés".

Le groupe saoudien mettrait aussi la patte sur la marque Doux dans la péninsule Arabique, ainsi que 20 salariés du siège de Châteaulin.

Le volailler ukrainien MHP  a déposé une autre offre partielle de reprise de Doux mercredi soir

Ce dernier a publié un communiqué mercredi soir confirmant le dépôt de sa proposition et sa volonté de développer un "projet stratégique industriel de long terme à Châteaulin, Quimper et Plouray" en Bretagne. Ce projet "permettrait la sauvegarde immédiate d'environ 285 postes, auxquels s'ajouteraient environ 430 postes" au démarrage d'une nouvelle unité de production à Châteaulin, pour laquelle MHP investirait 76 millions d'euros "d'ici deux ans".
Les employés de l'usine de Châteaulin qui ne seront pas repris dans l'immédiat bénéficieraient alors "d'une priorité à l'embauche".

"Ces offres apparaissent sérieuses et de nature à apporter des solutions de reprise crédibles", a estimé le gouvernement dans un communiqué. La région Bretagne s'est dite de son côté prête à accompagner un projet de reprise avec un soutien pouvant aller jusqu'à 15 millions d'euros.

Si le gouvernement n'affiche officiellement aucune préférence pour l'une ou l'autre des deux offres, Stéphane Travert, le ministre de l'Agriculture, rendra néanmoins visite vendredi dans la Sarthe aux dirigeants du groupe LDC, résigné à se faire rogner les ailes par le Saoudien.
C'est donc sans ingérence gouvernementale aucune que le tribunal de Commerce de Rennes se prononcera début avril...

samedi 2 septembre 2017

GM&S : l’unique offre de reprise est "insuffisante", oppose le personnel

Macron n'est "pas le Père Noël" : la "forte implication de Bercy" a calé

L'action gouvernementale auprès des constructeurs ne saurait garantir "une reprise sereine et pérenne" 

Alors que le tribunal de commerce de Poitiers doit se prononcer lundi sur l’offre de reprise, le personnel de l’équipementier creusois GM&S Industry a réaffirmé vendredi que l’offre de reprise est "insuffisante" sur le plan de l’emploi.  
A trois jours de l’audience qui pourrait entériner la reprise par l’emboutisseur GMD –seule offre ferme– et en l’état des engagements de PSA et Renault (principaux clients de GM&S), le Comité d’entreprise considère que, l’offre est "largement insuffisante quant au nombre de postes conservés", soit 120 sur les 277 qui font de GM&S le deuxième employeur privé de Creuse. 

"Seul un plan social digne de ce nom, éventuellement abondé par divers intervenants", serait de nature à mettre fin à cette "injustice criante", estime le CE, évoquant la "casse sociale énorme" et les répercussions sur le bassin d’emploi

L’offre de GMD "n’assure en aucune façon la pérennité à long terme du site, que seule une diversification" aurait pu permettre, résume le CECelui-ci réitère aussi son avis, formulé depuis des mois, que l’offre de GMD "n’est pas satisfaisante du point de vue industriel". Et qu’une fois écoulés les cinq ans des garanties de commandes de PSA et Renault, le site deviendra un "simple atelier d’emboutissage", dont les constructeurs pourront décider la fermeture. 

En difficultés financières depuis des années après d’éphémères reprises, GMS avait été placé en liquidation fin juin, au terme de mois de manifestations, blocages et tractations, qui en ont fait un dossier social chaud des derniers mois du gouvernement Cazeneuve, puis des premiers mois du gouvernement Philippe, "grâce à la mobilisation des salariés", rappelle le CE. 

Les syndicats ont d’ores et déjà annoncé qu’ils continueront leurs actions

Indépendamment de la décision du tribunal, ils réclament "un niveau d’emploi repris revu à la hausse" et "une meilleure prise en charge des blessés" (licenciés), en terme d’indemnités extra-légales, d’accompagnement, de formation

Dans un courrier remis jeudi à l’Elysée, ils en ont appelé au président Macron pour intervenir sur ces points. 
Le 8 juin 2017,  face à une foule hostile et inquiète qui l'avait assailli de questions, le président Macron en déplacement à Bellac, Haute-Vienne, n'avait pas assumé, alors que les salariés de GM&S apprenaient qu'aucune offre de reprise n'avait été déposée pour leur site, et bien qu'il ait été ministre de l'Economie de Hollande pendant deux ans (août 2014- août 2016). Promettant de faire "le maximum"Emmanuel Macron avait toutefois rappelé, non sans légèreté hautaine, qu’il n’est "pas le Père Noël".

CGT et FO soulignent que le personnel a voté mardi à 70% pour la poursuite des actions, et lancent un appel à manifester lundi au tribunal de Commerce de Poitiers.

mercredi 27 juillet 2016

Chômage en juin 2016: en hausse, mais la presse de la "désintox" ne démêle plus le vrai du faux

Nouvelle hausse du chômage en juin

"Reprise" : de la hausse ou de la baisse du chômage ?

Le chômage a connu son deuxième mois de hausse consécutive en juin. 
Voyez la mise en musique d'un échec gouvernemental quand il est socialiste. 

La hausse continue, mais c'est comme si elle baissait... L'information livrée par les chiffres possiblement objectifs ne résiste pas aux méfaits de la rhétorique quand la communication politique se l'approprie:  à la fois l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi reste faible, selon France Télévisions (France 24) et le bilan depuis le début de l'année demeure positif. La tendance ne paraît pas favorable, mais elle est toutefois baissière, selon L'Express, c'est-à-dire qu'elle ne baisse pas, mais c'est comme si... 

En fait, la presse gouvernementale aurait pu parler de "tendance haussière", mais c'eût été au risque de déplaire à l'Etat-PS.
Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a progressé de 0,1 % (0,2 % en France métropolitaine) en juin, a annoncé Pôle emploi, mardi 26 juillet. "Si la hausse reste faible, il n'en demeure pas moins qu'il s'agit du deuxième mois consécutif au cours duquel le chômage augmente en France, écrit France 24, qui danse sur un pied et puis l'autre...
Le chômage était reparti à la hausse en mai (+0,3 %), une dégradation que le gouvernement attribua aux grèves contre la loi travail et aux inondations. Et sous l’effet d’un nombre élevé de réinscriptions, selon les chiffres publiés vendredi 24 juin par le ministère du Travail.
Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 0,3 % sur un mois, à 3.520.300, dans la seule Métropole, soit 9.200 personnes de plus qu’à fin avril. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle Emploi augmente de 0,6 %, soit 31.300 personnes de plus en un mois, à 5.428.300 (5.726.400 en incluant les départements d’Outre-mer, en mai, également en hausse de 0,6 % sur un mois).
"La courbe du chômage est donc en train de s'inverser de nouveau," écrivait France 24, non sans ambiguïté, voire embrouille. Une "tendance haussière" embarrassante pour Hollande qui a fait de la baisse du nombre de demandeurs d'emploi la condition de son éventuelle candidature pour un second mandat.

Hausse du chômage de longue durée parmi les jeunes, priorité de Hollande

Le chômage des jeunes est, en grande partie, responsable de cette hausse enregistrée au mois de juin. Sur un total de 5.400 nouveaux inscrits à Pole emploi, 4.000 ont moins de 25 ans.

Le taux de chômage de longue durée (plus d'un an), qui progressait depuis des années, a enregistré une baisse significative de 0,9 %. Pour le ministère du Travail et à la différence du chômage des jeunes, il s'agit dans ce cas du signe "d'une incontestable amélioration de l'emploi".

Ce graphique de Pôle emploi aurait-il été mal interprété ?

Nous dédions ce document à la presse d'Etat...

Provisoirement, malgré les hausses de mai et juin,
il y a 54.800 demandeurs d'emploi de moins que fin décembre 2015. 
A voir sur la durée...
Document Dares, direction de Bercy qui dépend du ministère du Travail, de l'Emploi,
que Libération voudrait réserver à ses abonnés...

Au total, le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B, C est de 5.434.600 fin juin 2016. Ce nombre progresse de 0,1% sur un mois (+ 6.300 personnes) et de 0,9% sur un an (+ 48.100 personnes). 

Fin juin 2016, 735.000 personnes sont inscrites à Pôle emploi sans être tenues de rechercher un emploi, qu'elles soient sans emploi (catégorie D) ou en emploi (catégorie E). Sur trois mois, le nombre d'inscrits en catégorie D augmente de 11,3% (+3,2% sur un mois) et le nombre d'inscrits en catégorie E augmente de 1,6% (+0,5% sur un mois).

Ce n'est pas L'Express qui le certifie, mais Pôle emploi !


lundi 25 novembre 2013

Le groupe Doux se vend à son plus gros client

Accord de reprise du volailler par une holding Calmels et un Saoudien

 Doux, le volailler breton, annonce la conclusion d'un accord de reprise par le saoudien Almunajem, son premier client, et la Holding de la famille Calmels 

La famille Doux ne conserve que 22,5% des parts.
"Selon les termes de cet accord, la holding Calmels (D&P) devient l'actionnaire majoritaire du Groupe Doux avec 52,5% du capital, aux côtés de deux actionnaires de référence à savoir le Groupe Almunajem (25%) et la famille Doux (22,5%)".
Le groupe agroalimentaire saoudien Al Munadjem toutefois fait savoir qu'il n'entrera officiellement au capital de Doux qu'à la fin du mois de février 2014.

Un accord décisif pour l'avenir de Doux
La famille Doux, qui détenait 80% du capital, deviendra donc minoritaire, et BNP Paribas, qui possédait 20% du capital, se retirera, selon les termes de cet accord. Aucun calendrier n'est précisé dans le communiqué.

Cette annonce intervient en dernier recours 

Le tribunal de commerce de Quimper décidera mardi de sortir l'ancien premier producteur européen du redressement judiciaire qui durait depuis juin 2012, mais pour le faire il s'avérait indispensable que le pacte d'actionnaires soit validé au préalable. 
Ces derniers mois, pour tenter de sortir de l'impasse, le volailler s'est recentré sur l'export et la transformation sous la marque Père Dodu, après s'être allégé de son pôle frais, liquidé en septembre 2012, au prix de la suppression d'un millier d'emplois. Il compte désormais 2.100 salariés, dont environ 1.700 en CDI.

Le volailler, qui prévoit d'investir quelque 80 millions d'euros en huit ans pour moderniser son outil de production, devrait passer d'un passif de 340 millions d'euros lorsqu'il a été placé en redressement judiciaire, à un passif compris entre 60 et 70 millions d'euros payables sur dix ans.
Le groupe Doux devra pourtant affronter la crise de la filière. A commencer par la baisse des aides européennes et l'effondrement du réal, qui rend le poulet brésilien encore plus compétitif.
Des difficultés qui pourraient conduire à un rapprochement entre Doux et son concurrent Tilly-Sabco (340 salariés), fortement touché par la fin des restitutions de l'U.E. Une option évoquée par le gouvernement : "L'hypothèse d'une fusion est possible; ça fait partie des options ouvertes, a déclaré vendredi le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, se disant ni favorable, ni contre" cette éventualité.

Les syndicats CFDT, FO et CFTC ont failli détruire l'outil de travail
En 1999, le groupe Doux a conclu un Accord de Réduction du Temps de Travail (ARTT) défensif suite à un Plan de Sauvetage de l'Emploi (PSE) prévoyant le passage à 35h de travail par semaine.
Cet accord a été dénoncé en 2004. Après 15 mois et l’épisode de grippe aviaire de 2006, aucun nouvel accord n’ayant pu être obtenu avec les syndicats, le Groupe Doux a décidé d’appliquer les dispositions légales et conventionnelles de branche. 
Plus de 260 salariés avaient porté l'affaire en justice qui leur a donné raison sur la rémunération des temps de pause après quatre années de procédure.

Le mercredi 6 novembre, lBPI avait déclaré que la banque publique ne reprendait pas directement ces entreprises en difficultéNicolas Dufourcq, son directeur général, estimait que ce n'était pas dans sa mission.  

mercredi 14 août 2013

Croissance: pour Ayrault, une hirondelle fait le printemps, si modeste soit-elle

Le "rebond" de la croissance, un ajustement prometteur ou trompeur ? 

"Nous sommes sur le bon chemin," assure le Premier sinistre


Ayrault a réagi aux bons chiffres de la croissance en France comme en Europe. Ce mercredi 14 août, il estime que le rebond de 0,5% du PIB au deuxième trimestre "conforte la stratégie" du gouvernement.

Ce mercredi 14 août, l'INSEE a publié l'évolution du PIB français pour le deuxième trimestre 2013, qui est ressorti à 0,5%, soit bien plus que les 0,2% anticipés à la fois par les instituts de conjoncture et par le gouvernement.
VOIR et ENTENDRE BFMTV rebondir sur l'annonce de l'INSEE:

Pour le Premier ministre, ces chiffres montrent que "nous sommes sur le bon chemin"."Ne croyez pas que si nous avons de bons chiffres de croissance au deuxième trimestre c'est dû au hasard", a déclaré Jean-Marc Ayrault lors d'une déclaration à la presse à Matignon, en estimant que cela "confort(ait) la stratégie du gouvernement".
"Le rebond de croissance de +0,5% est plus important que la moyenne de la zone euro. Cela ne veut pas dire qu'il faut s'en contenter, il faut poursuivre, amplifier la bataille pour la croissance, la bataille pour l'emploi, la bataille pour l'innovation", a poursuivi le chef du gouvernement.

VOIR et ENTENDRE un économiste,Jean-Paul Betbèze, positiver mollement sur l'effet d'entraînement européen qui devra bénéficier à la France:

La croissance n'est pas créée par Bercy qui bat des mains, mais par les entrepreneurs qui mouillent la chemise. De plus, la France n'est pas l'Allemagne. BFMTV titre néanmoins: "Comme la France, la zone euro sort de la récession", à moins que ce ne soit le contraire !

"Un facteur d'optimisme" compulsif


Quant à la possibilité d'une croissance positive sur l'ensemble de 2013 (alors que le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a fait état ce week-end d'une fourchette de -0,1% à +0,1%), Ayrault s'est voulu optimiste. "C'est notre volonté et pas seulement notre espoir: nous agissons pour cela!", a-t-il déclaré.

Pour le Premier ministre, le double mouvement de sortie de récession en France
et en Europe doit être "conforté".
En tout état de cause, ces chiffres, meilleurs que prévu, sont "un facteur de mobilisation et d'optimisme". 
"Dans une ambiance où il est de bon ton de dire que tout va mal, il est important en cette rentrée de dire que nous sommes sur la bonne voie et que nous devons garder notre cap", a-t-il conclu.

Cazeneuve voit "des jours meilleurs" dans sa boule de cristal
Le discours est sensiblement le même du côté du ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve. Sans céder à l'euphorie, ce dernier a déclaré que "nous avons enfin une croissance positive, cela ne préjuge pas de ce que sera la croissance de l'année 2013 (...), cela montre incontestablement que des jours meilleurs sont aujourd'hui devant nous".

Il attribue ces bons résultats à "la cohérence" et à "la persévérance" de la politique du gouvernement.

Les économistes restent plus circonspects

Voire même pessimistes

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Croissance au 2T en 2013 (Eurostat) : < à -0,1%Croissance au 2T en 2013 (Eurostat) : de -0,1% à 0,2%Croissance au 2T en 2013 (Eurostat) : de 0,2% à 0,5%Croissance au 2T en 2013 (Eurostat) : de 0,5% à 0,8%Croissance au 2T en 2013 (Eurostat) : > 0,8%



La consommation comme moteur

"Ceci suggère que la récente période de calme dans la zone euro encourage les consommateurs des pays du cœur de l'Europe à dépenser de l'argent et pourrait soulever les espoirs d'une réduction des déséquilibres au sein de l'union monétaire", a estimé Jonathan Loynes, chef économiste chez Capital Economics.

Pour l'ensemble de l'année 2013, la Commission européenne table cependant sur un repli de 0,4%

Le Portugal en haut du podium
Si l'Allemagne et la France, auquel il faut rajouter la Finlande (+0,7% de croissance, comme l'Allemagne) se posent comme les locomotives de la croissance de l'Union monétaire, la meilleure performance est enregistrée par le Portugal, qui a connu une quasi-crise politique au mois de juillet.
De mars à juin, le pays a vu son PIB progresser de 1,1%, après une baisse de 0,4% au précédent trimestre. De façon plus globale, les pays du Sud de la zone euro, plus fortement touchés par la crise de la monnaie unique, se relèverient progressivement et mieux que les pays scandinaves... 
L'Italie a ainsi enregistré une baisse limitée à 0,2%, soit trois fois moins qu'au premier trimestre.
L'Espagne connaît un sort similaire avec un PIB en léger recul (-0,1%), après une chute de 0,5% sur les trois premiers mois de l'année.
Les Pays-Bas constituent la principale économie de la zone euro encore en récession (-0,1%).
Hors zone euro, le Royaume-Uni a enregistré une croissance de 0,6%, tandis que la Suède a vu son PIB se contracter de 0,1%.

La manipulation (cf. la carte) qui place la Suède dans la même catégorie que l'Espagne et la Bulgarie est juste un peu grossière.

VOIR et ENTENDRE Emmanuel Lechypre revenir sur les prévisions floues de Moscovici, annoncées avant la publication des chiffres de l'INSEE, le chroniqueur apportant sa contribution aux forts soupçons d'enfumage lequel participe de l'action psychologique du gouvernement sur le moral des Français...