POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est durée légale de travail. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est durée légale de travail. Afficher tous les articles

jeudi 12 janvier 2012

Idées reçues: la durée de travail des salariés français à temps plein parmi les plus élevées d'Europe ?

Faux, elle est la plus faible d'Europe !

La France se situerait après la Finlande



Et la pénibilité, bordel ?



La Roumanie est le pays où l'on travaille le plus dans l'Europe des 27
et l'Allemagne se situent à la 15e place, selon une étude de l'institut Coe-Rexecode (Centre d’observation économique et de recherches pour l’expansion de l’économie et le développement des entreprises) publiée mercredi 11 janvier. Cet institut économique, premier centre privé français de recherche en économie, qui se fonde sur des données comparables fournies par Eurostat, avance que les salariés français à temps plein ont travaillé "224 heures de moins que l'Allemagne" soit 1 679 heures en 2010, ou "177 heures de moins que le Royaume-Uni" (ou le travail partiel esttrès développé, en revanche) et 134 heures de moins que les Italiens.

C'est en France que la durée a le plus diminué depuis 1999 (–270 heures).
A titre de comparaison, selon l'OCDE, les Français ayant un emploi ont travaillé en moyenne 1 562 heures en 2010, plus que les Allemands (1 419 heures) mais moins que les Britanniques (1 647 heures).


Travail à temps partiel


En revanche, à temps partiel, la durée effective annuelle de travail des travailleurs indépendants et des salariés en France se situe dans la moyenne haute en Europe (respectivement 2 453 et 978 heures). Coe-Rexecode souligne qu'ils ont une durée effective moyenne de travail "supérieure de près de 50 % à celle des salariés à temps plein".
En 2010, ils ont travaillé en moyenne 774 heures de plus que les salariés à temps plein. A l'inverse des salariés à temps plein, les travailleurs indépendants français ont eux une durée moyenne de travail parmi les plus importantes d'Europe des 27 avec l'Allemagne et l'Autriche.


Les idées fausses ont la vie dure


L'école positive
et affronte l'avenir



L'étude oppose salariés et non salariés

Ces chiffres, qui distinguent l'emploi salarié et non salarié, permettent, selon Coe-Rexecode, de disposer d'éléments chiffrés de comparaison entre les pays européens et ainsi "de corriger certains jugements erronés selon lesquels, par exemple, la durée du travail serait plus élevée en France qu'en Allemagne".

Les 35 heures, bonne affaire ou leurre politicien ?
Proche de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP), Coe-Rexecode estime que la stratégie française de baisse de la durée du travail a échoué et préconise de libérer la durée du travail par des accords d'entreprises, ce qui "conduirait à une augmentation du taux d'emploi et du pouvoir d'achat en France".


Martin Hirsch, père du RSA - lien PaSiDupes: "Collectif
trotskiste: Cantona, fondation Abbé Pierre et Martin Hirsch
"




Les fausses-bonnes idées socialistes pèsent sur l'emploi
Ces chiffres sont publiés quelques jours avant le sommet social du 18 janvier lors duquel doit être discutée la possibilité de conclure des accords "compétitivité-emploi", permettant d'ajuster la durée du travail et le montant des salaires dans les entreprises en fonction de la conjoncture.
Selon Coe-Rexecode, "le dynamisme démographique de la France est un atout majeur dont la France peut tirer parti par des réglementations de l'emploi moins restrictives et un meilleur fonctionnement du marché du travail".

mardi 4 janvier 2011

Au PS, Valls casse le jouet des 35 h d'Aubry

Le socialiste Valls marque sa différence avec la gauche radicale

Valls s'oppose aux 35h et met le PS aux 100 coups

Le pavé dans la mare
Les derniers propos de Manuel Valls, qui veut revenir sur les 35 heures, créent un grand remue-ménage au PS .
Candidat à la primaire du PS, il a déclaré dimanche sur Europe 1: "Oui, nous devrons déverrouiller les 35 heures, qui n'existent déjà plus réellement. Cela doit permettre aux Français, pour ceux qui ont la chance d'avoir un emploi, de travailler davantage, deux heures, trois heures, sans avoir recours forcément aux heures supplémentaires qui ont beaucoup coûté à l'Etat et à l'économie française".

Ses camarades socialistes apprécient d'ailleurs mal que l'un des leurs leur mette le nez dans leurs absurdités et puisse faire son chemin au sein du parti socialiste en lançant un défi au Premier secrétaire, Martine Aubry.
" On assiste aux premiers effets très pervers de la primaire, Manuel Valls va tout faire pour faire parler de lui " a jugé le socialiste radical Henri Emmanuelli, tandis que le porte-parole du parti Benoît Hamon, de la même tendance, ne disait pas autrement sur France Info ce lundi matin. "Le sarkozysme économique est un échec. Je n'avais pas compris que la logique (...) pour nos primaires ce soit de reprendre ce slogan du 'travailler plus pour gagner plus' qui a échoué. Je trouve que c'est une mauvaise intuition politique". Il a jugé la proposition de Manuel Valls "approximative sur le plan économique" et critiqué sa "méconnaissance de l'organisation du travail".

"Personne n'est forcé d'être socialiste"
"C'est mieux pour un socialiste de penser comme un socialiste. J'invite Manuel Valls à revenir dans le droit chemin", a mis en garde le porte-parole B. Hamon.
Alain Vidalies, le secrétaire national à l'emploi du Parti socialiste, a confié son scepticisme au JDD.fr: " Manuel Valls est un franc-tireur isolé qui n'a pas beaucoup de soutiens au PS. " Et de conclure: " Personne n'est forcé d'être socialiste."
"On ne peut pas préparer le futur par des annonces partielles, qui risquent de rétrécir le débat ", a estimé pour sa part Jack Lang avant de tenir une position très mesurée: " Les 35 heures ont déjà été partiellement détricotées ", admet-il, " avec le consentement " de Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn, a dénoncé l'ancien ministre socialiste, sur Europe 1. Pour lui, " toute réforme mérite d'être revisitée, réadaptée ".

Des propos repris par Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts
, ce lundi sur France Inter, qui juge, sans appel: " Il fait de la provoc' à deux balles, c'est bien, tout le monde parle de lui ".

"Les 35 heures n'existent plus
, donc évidemment rouvrir ce débat est inutile", a jugé sur Canal + Arnaud Montebourg, également candidat aux primaires socialistes.
Le strauss-kahnien Pierre Moscovici a quant à lui qualifié de "posture" les déclarations de Manuel Valls. "C'est sans doute l'effet primaire (...) Ca fait parler de lui" mais "ça donne aussi des armes à la droite", a-t-il craint.
Mélenchon ne veut voir qu'une seule tête

Par extraordinaire, il n'injurie pas Manuel Valls, mais s'offusque.
VOIR et ENTENDRE le patron du Parti de gauche, ex-socialiste qui cherche à étouffer son allié communiste:

Les trotskistes ne son pas mécontents de casser du socialiste

Manuel Valls "vient de donner un sacré coup de main à Sarkozy et à l'UMP en annonçant qu'il fallait déverrouiller les 35 heures comme durée légale du travail", se lamente aujourd'hui le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) par communiqué.
"Il est hors de question de faire sauter le verrou des 35 heures hebdo", ajoute le parti du Che-Besancenot. "Le partage du temps de travail est une exigence-clef pour lutter contre le chômage qui touche plus de 4 millions de salariés à la recherche d'un emploi stable et à temps plein", continue de croire le NPA.
"Pour M. Valls, candidat aux primaires du PS, on ne peut faire campagne en 2012 comme dans les années 80 et 90. Faut être moderne ! En fait, lui et les socio-libéraux affichent leur préférence pour le 19e siècle et le capitalisme sauvage", fulminent les 'conservateurs' trotskistes.

La majorité tranquille

Xavier Bertrand rappelle: "La fin des 35 heures ? Valls en a rêvé, moi je l'ai faite." "Quel dommage qu'il ne l'ait pas votée en 2008", ironise-t-il. Depuis 2002 et le retour de la droite au pouvoir, beaucoup de lois sont venues "assouplir" ce que Xavier Bertrand appelait le "carcan des 35 heures". Pourtant, le socialiste Manuel Valls entend encore "déverrouiller" le bébé de Martine Aubry, défendu sur son aile gauche par les Dupont-Dupond Henri (Emmanuelli-Benoît Hamon) du PS. Sont-elles déjà mortes ou pas?

Interrogé sur Europe 1, Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, a jugé salué " le courage " de Manuel Valls. "Je constate que ce débat sur les 35 heures traverse toutes les sensibilités politiques dans notre pays, l'heure n'est plus au dogme intangible". Selon lui, " le fait qu'à gauche, une nouvelle génération vise à lancer ce débat sans tabou est sain ".

Dominique Paillé invite Manu Valls à rejoindre l'UMP...:
VOIR et ENTENDRE

35 heures : Manuel Valls invité à rejoindre l’UMP
envoyé par BFMTV.

jeudi 10 janvier 2008

Réforme des 35 heures: adaptation aux besoins de pouvoir d'achat

Christine Lagarde veut accorder les besoins des entreprises et des salariés
La ministre de l'Economie a réaffirmé jeudi que le gouvernement s'apprête à réformer une nouvelle fois les 35 heures tout en assurant que la durée légale du travail "va subsister". L'enjeu est de créer les conditions de la mise en oeuvre du slogan "travailler plus pour gagner plus". Or, la nouvelle réforme des 35 heures promise par le président de la République doit faire face au conservatisme des syndicats et partis de gauche.
La ministre de l'Economie Christine Lagarde a réaffirmé jeudi sur BFM que le gouvernement entend "libérer les contraintes" sur le temps de travail". La durée légale, en revanche, " va subsister quoi qu'il arrive", a assuré la ministre.
Ne pas abroger les 35 heures tout en les assouplissant d'une part, faire en sorte que le système de promotion des heures supplémentaires développé par la droite depuis 2003 et amplifié depuis 2007 ne soit pas entravé d'autre part, telle est la mission du gouvernement en matière de réforme du temps de travail. Car l'enjeu est bien de faciliter le "travailler plus pour gagner plus" à un moment où les pouvoirs publics doivent promouvoir des mesures susceptibles d'accroître le pouvoir d'achat des Français. C'est précisément en développant l'emploi et la production grâce au dévérouillage des 35 heures que le pouvoir d'achat pourra progresser. Le moment est en effet venu de faire la démonstration que la liberté de prendre des heures supplémentaires permet aux salariés de bénéficier de majorations salariales et d'améliorer leur pouvoir d'achat. Les entraves et embûches semées par la gauche ne rendent service à personne.
Christine Lagarde a fait œuvre pédagogique. Ce que "le président a dans la tête (c'est) faire en sorte que dans les entreprises, en fonction de l'activité économique, on puisse organiser le travail dans un contexte plus souple. Il faut pouvoir s'adapter au contexte particulier de l'entreprise, d'où le souhait d'organiser des modes de négociations avec des accords majoritaires avec les organisations syndicales".
Sauf que les syndicats sont unanimement perturbés et donc opposés à une énième remise en cause des 35 heures. Ils ne manquent pas de reporter sur les entreprises la responsabilité d'aménagements prudents dénotant un certain malaise face à la liberté retrouvée. Le contingent légal annuel d'heures supplémentaires est actuellement de 220 heures, soit plus de 4 heures par semaine. Les partenaires sociaux ont en outre toute liberté de négocier au niveau de la branche un contingent d'heures supplémentaires plus important.
Selon Christine Lagarde "les entreprises disent aujourd'hui: 'les contingents, on n'en veut plus, on veut pouvoir, en cas de commandes exceptionnelles, de surcroît d'activité, ou seulement parce qu'on a besoin de travailler plus longtemps, ne plus avoir ces quotas". La réserve d'heures supplémentaires reste bien en deçà des possibilités offertes par la législation et il faudra en libérer, en prenant davantage de risques sur l'avenir. Ainsi, selon des chiffres du ministère de l'Emploi publiés fin 2006, seuls 37% des salariés à temps complet ont effectué des heures supplémentaires en 2004, pour un volume de 55 heures par an en moyenne, un chiffre qui a peu varié depuis le début des années 2000. Les entreprises sont donc encore loin de buter sur des carcans légaux. Et l'économie pourrait passer à la pleine activité. Pour cela, le moral des entreprises est essentiel et c'est pourquoi l'opposition développe une propagande frileuse.
Restent deux questions:
Quelle sera demain le nécessaire coup de pouce à la majoration des heures effectuées à partir de la 36ème heure, sachant que depuis 2003 le taux de bonification peut être abaissé jusqu'à 10%?
Comment les salariés à temps partiel pourront-ils augmenter leur durée du travail afin de gagner plus comme nombre d'entre eux le souhaitent?
Pour la fin mars, le gouvernement a invité les partenaires sociaux à faire connaître leurs désirs d'avenir, en matière de durée du travail.

Sarkozy: maintien et liberté de modulation de la durée légale du travail

Réfutation de tout projet de suppression
Au lendemain de sa conférence de presse, le président de la République a confirmé qu'il n'était pas dans "l'intention du gouvernement de supprimer la durée légale du travail".
Dans ses voeux aux parlementaires à l'Elysée, il s'était déclaré favorable à la disparition des 35 heures en 2008, mais précise aujourd'hui son point de vue dans la pratique. "Je ne crois pas qu'il soit de bonne politique pour quiconque de prétendre que le gouvernement veut supprimer la durée légale du travail alors que c'est faux", a déclaré le président de la République lors de ses voeux aux parlementaires. "Oui, en 2008, je veux que l'on aille beaucoup plus loin dans la réforme des 35 heures (...) Mais il n'est pas dans l'intention du gouvernement de supprimer la durée légale du travail parce que c'est le point de départ du calcul des heures supplémentaires", a-t-il clairement indiqué.
Il reste que, pour le chef de l'Etat, les 35 heures comme durée légale du travail s'imposant à toutes les entreprises sont vouées à prendre fin cette année. "Le problème français est connu, nous ne travaillons pas assez alors que les autres travaillent plus", avait affirmé le chef de l'Etat, pour qui "il faut laisser les gens qui veulent travailler plus pouvoir le faire".
L'opposition s'est empressée d'interpréter l'objectif à moyen terme de la durée légale du travail comme une suppression à court terme. Mettre en place les conditions et préparer les échéances semblent perturber la gauche qui se voit couper les arguments sous le pied, puisqu'elle proteste de la rapidité de la prise des mesures. La progressivité annoncée la dérange tout autant, puisqu'elle veut tout figer et conserver.
Le gouvernement prévoit et a déjà pris ces derniers mois une série de mesures qui préparent l'avenir. Plusieurs lois et décrets ont ainsi largement assoupli la durée légale du travail, que ce soit
- l'augmentation du contingent légal d'heures supplémentaires,
- la possibilité pour les salariés de faire des "heures choisies" au- delà de ce contingent,
- la monétisation du compte épargne temps,
- la récente défiscalisation des heures supplémentaires
- ou la prochaine possibilité de racheter des jours RTT.
Davantage de flexibilité ne préjuge pas de la suppression de la base des 35 heures.Il faut évoluer...
L'objectif pourrait bien être de n'imposer ni le maintien ni la suppression de la notion même de durée légale du travail, mais de permettre sa modulation en fonction des nécessités, en laissant donc toute liberté aux entreprises de négocier au cas par cas avec les partenaires sociaux. Mais une telle perspective a suscité depuis hier soir une levée de boucliers, tant chez les syndicats que dans l'opposition, des milieux conservateurs attachés à leurs habitudes et peu enclins à prévoir et s'adapter au monde moderne. D'où l'intervention du chef de l'Etat pour calmer les esprits les plus sclérosés.