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samedi 28 septembre 2013

Ouverture le dimanche : le grand bric-à-brac des magasins de bricolage

Bricorama (indépendant au CAC 40) dénonce Leroy Merlin (Auchan) et Castorama (Auchan)

Les magasins de meubles ou les jardineries peuvent ouvrir. Ceux de bricolage, non. 
Enfin, tout dépend d'où ils sont situés. Une législation peu lisible?

La bataille sur le travail dominical et de nuit fait de nouveau rage 
Bricorama vient en effet de faire condamner ses concurrents Leroy Merlin et Castorama à fermer le dimanche, quand précisément les bricoleurs ont besoin d'eux. Mais le puissant groupe Auchan a annoncé qu'ils étaient prêts à braver l'interdit avec le soutien de certains salariés. La polémique est récurrente et ne semble pas prête à s'éteindre. 

Bricorama avait été condamné en janvier 2012, sur plainte syndicale, mais, le 17 décembre, le TGI de Pontoise avait débouté le syndicat FO qui réclamait près de 37 millions d'euros à Bricorama  pour n'avoir pas respecté une décision de justice lui ordonnant de ne pas ouvrir 32 magasins en Ile-de-France le dimanche.  

L'enseigne Bricorama avait alors riposté en déposant des assignations en référé contre huit magasins Castorama d'Ile-de-France (dont les deux visés par FO), ainsi que douze de Leroy Merlin qui se trouvaient dans la même situation. "Soit tous les magasins sont ouverts, soit ils sont tous fermés le dimanche", avait alors déclaré Jean-Claude Bourrelier, P-DG de Bricorama. Une déclaration frappée au coin du bon sens.
Bricorama, qui emploie 2.614 salariés dans ses 95 magasins français, sans compter la Belgique, etc..., dont une trentaine en Ile-de-France, compte 300 collaborateurs réguliers travaillant le dimanche.

Mais la politique du cas par cas met la législation sens dessus-dessous en la matière. 
Aux termes de la loi Chatel de 2008, les magasins d'ameublement peuvent en effet ouvrir, quelle que soit leur implantation, mais pas les magasins de bricolage qui vendent parfois les mêmes produits. 
Pour compliquer encore la donne, la loi Mallié du 10 août 2009 instaure une dérogation permettant l'ouverture le dimanche d'autres magasins, s'ils se trouvent dans une zone touristique ou dans un des "périmètres d'usage de consommation exceptionnel" (Puce).
 
En pratique, ces derniers ne concernent que les régions parisienne, marseillaise et lilloise. Pour être autorisé à ouvrir, un magasin doit demander une dérogation individuelle au préfet sur demande du conseil municipal. Sauf que ces zones sont évidemment contestées par les enseignes qui n'en font pas partie, alors que parfois elles n'en sont distantes que de quelques kilomètres !

NPA avec Besancenot, PCF avec P.Laurent et Brossat, et PG avecM. Billard:
le message est clair

Mieux,
le statut juridique permettant l'ouverture le dimanche n'est pas neutre pour les salariés. 
Dans les zones touristiques, ils ne bénéficient d'aucune contrepartie financière et l'entreprise peut même les obliger à venir travailler. 
À l'inverse, dans les Puce, l'employeur doit doubler la rémunération, accorder un repos compensateur et s'assurer que le salarié est volontaire, même si ces contreparties peuvent être modifiées par la signature d'accords collectifs.

La proposition de NKM

La candidate UMP aux municipales à Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, veut s'inspirer de la réglementation applicableen Puce.  À l'instar de Frédéric Lefebvre et de Luc Chatel, elle a déposé vendredi une proposition de loi pour autoriser l'ouverture de commerces la nuit. En se fondant donc sur les règles relatives à l'ouverture des commerces le dimanche, NKM veut autoriser l'ouverture des commerces dans "des zones touristiques d'affluence exceptionnelle", délimitées "par arrêté du préfet, sur proposition du maire", a-t-elle expliqué dans un communiqué. L'autorisation serait donnée au vu d'un accord collectif ou après "un référendum organisé auprès des personnels concernés par le travail de nuit", souligne la députée de l'Essonne. Les "salariés volontaires" toucheraient "une rémunération supérieure d'au moins 30 % à la rémunération normalement due", ajoute NKM. 

À l'approche des municipales, le chef de file des communistes parisiens, Ian Brossat ne fait pas dans la dentelle: "Demain, elle [Nathalie Kosciusko-Morizet] proposera sans doute le retour aux travaux forcés." "L'horizon de l'humanité pour la droite, c'est donc que certains puissent acheter leurs pots de yaourt à deux heures du matin - et qu'il y ait un travailleur précaire derrière une caisse pour les servir. Les salariés parisiens, comme les riverains, ont aussi droit à des temps de repos", a encore brodé Ian Brossat. 

Les salariés concernés ne prisent pas la déclaration communiste
Selon la CFTC, chez Leroy Merlin, "95% des salariés de la région parisienne sont pour le travail du dimanche".

samedi 11 août 2012

Fleur Pellerin cire les pompes de Montebourg

Elle a la méthode, mais a-t-elle l'éthique ?


Le pouvoir PS ne soutient plus
le "printemps arabe",
sauf en Syrie...


De la promotion de la diversité, elle est un produit frelaté 

L'ENA, jusqu'en mai critiqué par le PS, est devenu un label
Le gouvernement Ayrault compte quatre énarques, dont Fleur Pellerin. Ce beau nom issue de la culture française dissimule son nom d'origine, Kim Jong-suk. Car cette quadra nous vient de Corée du Sud et nous est vendue comme une chance pour la France. C'est pourtant elle qui est redevable à ce pays qui l'a adoptée à l'âge de six mois et c'est par le concours externe qu'elle accède à l'ENA, via Sciences Po, que la Convention éducation prioritaire (CEP) de 2001, autorise à recruter en zone d'éducation prioritaire (ZEP) dans le cadre d'une procédure d'admission privilégiée, sur dossier, puis sur entretien. 

Son mari est maintenant directeur de cabinet adjoint de Marylise Lebranchu, ministre de la fonction publique, de la décentralisation et de la réforme de l'Etat.

Ministre-déléguée flagorneuse

Le 16 mai 2012, elle est nommée au gouvernement Jean-Marc Ayrault en tant que ministre déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Économie numérique, rattachée au ministère du Redressement productif.

Or, ce ministre - qui a échoué deux fois, lui, au concours d'entrée de l'ENA -  n'est autre que Nono Montebourg, le concubin d'Audrey Pulvar, patronne parachutée à la tête de la rédaction des InRocks. 

Pellerin réagit à la polémique suscitée par les rumeurs concernant le retour à des hotlines payantes dans la téléphonie mobile. L'un des "défauts" du gouvernement Zayrault avait saqué les clients "pour éviter la casse sociale dans la téléphonie" et lutter contre les délocalisations. Les déclarations à l'emporte-pièce du tonitruant Montebourg avaient provoqué un fort émoi : " Rapatrier 10000 emplois en France coûterait 20 centimes par forfait et par mois aux abonnés", avait-il minoré . "Les consommateurs sont-ils prêts à accepter cette légère hausse de prix, en contrepartie de la relocalisation d’emplois ? " s’interrogea le ministre, après avoir reçu les dirigeants de Bouygues, SFR et Orange.

Le pouvoir tâtonne

Mais la sous-ministre avait été envoyée au front pour tenter de désamorcer la bombe Montebourg, poussant le bouchon un peu loin : "Je crois qu’Arnaud Montebourg a été très pédagogue. Il a montré que, moyennant un effort financier minime, on peut créer de l’emploi. Mais il n’est pas question de remettre en cause les acquis des consommateurs." Il faudra que cette lumière nous explique comment elle peut réaliser ce tour de force: taxer davantage les consommateurs (que Hamon-le-benoît est censé protéger) et préserver leurs acquis !   


Le gouvernement prépare pourtant une entourloupe

L’une des pistes à l’étude serait de démonter la loi Chatel, qui avait été plébiscitée par les consommateurs en 2008. Cette loi avait rendu les hotlines gratuites et avait raboté la durée d’engagement de vingt-quatre à douze mois. Le gouvernement étudie donc la possibilité de créer une hotline " premium ": une arnaque à la socialiste. 

Autre arnaque annoncée

Les téléphones inclus dans les forfaits sont dans le collimateur du pouvoir socialiste. 

Comme une fleur, la sous-ministre dénonce ces appareils parce que, comme d'ailleurs les panneaux-solaires, par exemple, ils ne sont pas fabriqués en France : " Ils ne rapportent donc pas à notre industrie. Avec mon collègue chargé de la Consommation, Benoît Hamon, nous avons lancé une concertation sur ce thème avec l’ensemble des acteurs, opérateurs comme consommateurs." 

Servile,  le site Rue89 s'interroge ! "Pour ou contre la hotline payante ?"
Son argumentaire a des relents de xénophobie, voire de racisme: " Si les hotlines sont rapatriées en France et qu’au moins on a au bout du fil un interlocuteur qui maîtrise parfaitement notre langue [mieux qu'un immigré clandestin] et y ajoute un soupçon de compétence [quel mépris !], pourquoi pas ? "

La gauche médite de faire de nos portables les vaches à lait du gouvernement, comme l'est l'automobile avec le prix de l'essence et les contraventions liées au " contrôle-sanction automatisé " par les radars automatiques."

mercredi 16 janvier 2008

Leclerc réagit à l'inflation de produits de grande consommation

Il menace de retirer les produits populaires qui se prennent 4% en 2008
Vers le BOYCOTTAGE par les consommateurs?
Michel-Edouard Leclerc, patron des centres du même nom, a estimé lundi que les prix des produits de grande consommation allaient augmenter en 2008, ce que contredit Jean-René Buisson, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania).
"L'inflation va tourner autour de 4% pour les produits de grande consommation, ce qui est le double de ce qui est annoncé par le gouvernement", a prédit Michel-Edouard Leclerc.
La ministre de l'Economie et des Finances Christine Lagarde avait déclaré le 6 janvier que 2007 s'achèvera sur un rythme d'inflation de 1,5% et a maintenu une prévision de 1,6% pour 2008.
"En 2008, les prix des grandes marques vont augmenter dans des proportions raisonnables, dans tous les cas en dessous de l'inflation", a pour sa part affirmé M. Buisson. Il a rappelé que les prix des produits de grande marque ont baissé de 3% depuis 2006, année d'une première réforme de la loi Galland sur la revente à perte.
Selon M. Leclerc, la loi Chatel adoptée en décembre et réformant un peu plus la loi Galland "va permettre aux distributeurs de faire des opérations à prix coûtant" et "animer le marché". Cependant, "ce n'est pas cette loi qui va remettre de la concurrence" dans le secteur, a-t-il ajouté.
A côté de cela, M.-E. Leclerc a stigmatisé certains grands industriels, "qui exagèrent dans les hausses tarifaires", demandant à nouveau de pouvoir négocier "librement" les tarifs, ce que la loi lui interdit pour le moment.
La semaine dernière, les centres Leclerc s'en étaient déjà pris à plusieurs grandes marques, dans une campagne publicitaire parue dans la presse. Le groupement donnait une liste de 17 produits dont les tarifs ont augmenté de plus de 10% entre septembre 2007 et début 2008. Les hausses de ces produits oscillent entre 10,13% et 27,58%, selon ce groupement.
"Ce sont des déclarations mensongères", a commenté Jean-René Buisson, précisant que les chiffres communiqués par Leclerc "ne sont que des tarifs bruts avant toute négociation"! Ces tarifs bruts permettent de faire démarrer les négociations à un niveau excessif qui permet d'assurer des baisses qui laisseraient une marge confortable. "Ils peuvent évoluer et se traduire par zéro augmentation", a-t-il portant fait mine de croire...
Au titre du principe de la "non-discrimination" prévu dans la loi Galland, les fournisseurs imposent le même prix à tous les distributeurs, qui n'ont pas le droit de le négocier immédiatement, mais le font au moment de décider des volumes achetés ou promotions. Que reste-t-il de la concurrence?
Les distributeurs militent donc depuis l'été dernier pour mettre fin au principe de "non-dicrimination", soutenant que cela permettrait de faire baisser les prix à la consommation.
A l'inverse, les fournisseurs sont radicalement opposés à la remise en question de ce principe, estimant que les distributeurs ont déjà suffisamment de marges pour baisser les prix. Que dire alors de la marge des producteurs industriels?
Le gouvernement a confié une étude sur la faisabilité d'une libre négociation des tarifs entre distributeurs et industriels, qui pourrait donner lieu à une réforme au printemps.


Rien n'interdit aux consommateurs d'entrer dans le débat.
BOYCOTTONS
- le fromage La Vache qui rit (Bel),
- le produit d'entretien Ajax (Colgate),
- les crèmes anti-rides (L'Oréal et Nivea),
- le sirop Pulco (Orangina)
- et le cake (Brossard),
dont les tarifs (les prix payés aux industriels) auraient augmenté de 18,29% à 20,63% entre août 2007 et janvier 2008, selon Leclerc.