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vendredi 24 mai 2019

Peut-on croire à une véritable augmentation du pouvoir d'achat au-delà des Européennes ?

Le pouvoir d'achat des ménages français va-t-il véritablement augmenter de 850 € et pour tous ?

L’OFCE n'a pas attendu le 27 mai pour envisager une augmentation moyenne du pouvoir d’achat des ménages français de 850 € en 2019


Ce serait même la plus forte hausse depuis 2007 et la crise économique internationale de 2008. Difficile d'y croire, car on sait déjà que les ménages ne la ressentiront pas forcément. 

Créé par l'Etat en février 1981, à l'initiative du premier ministre Raymond Barre, et pourtant classé à gauche, l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) avait prévu en février 2017 une baisse importante du chômage pour les années suivantes, atteignant 8,7 % pour 2019-2020 puis 7,7 % en 2022. Cette prévision est contredite par les faits, mais aussi, déjà à l'époque, par une étude de l'Unédic de fin 2016, qui prévoyait au contraire une légère hausse du chômage jusqu'en 2019 à 9,6 %. 
Après avoir assuré dès février dernier que le pouvoir d’achat des Français en 2019 "devrait être un bon cru avec environ 2 % de hausse par habitant", en moyenne, et qu’il a "augmenté de 20 %", mais sur ...vingt ans, François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, affirme que cela "tient notamment à la très bonne maîtrise de la hausse des prix, du coût de la vie. C’est un des apports de l’euro pour le pouvoir d’achat des Français."

Un sondage paru en 2018 indique néanmoins que
66 % des Français estiment que leur pouvoir d’achat a baissé en 2018, et 57 % des sondés pensent qu’il va continuer de baisser. D'ailleurs, selon l’économiste François Bourguignon, "pour la première fois depuis la guerre, le pouvoir d’achat des Français a décliné ou stagné sur une très longue période, notamment pour les revenus bas et moyens".

Alors, comment expliquer cette différence de perception ?

Le 17 avril, une étude présentée par l'OFCE un mois avant les Européennes, assurait que les ménages français devraient gagner 850 euros de pouvoir d’achat en 2019, en moyenne. Il s’agirait de la plus forte hausse du pouvoir d’achat depuis 2007.

Le mouvement des Gilets jaunes, dont la hausse des prix du carburant a été le déclencheur, a cristallisé cette différence de ressenti. Et l’augmentation des dépenses contraintes, notamment, le confirme. Qualifiées par l’Insee de "dépenses préengagées", ces dépenses sont liées au logement (loyer, électricité, gaz, eau), aux abonnements (assurances, téléphonie, télévision, Internet), aux frais de cantine, etc. Celles-ci ont beaucoup augmenté durant ces derniers temps.

Selon l’Insee, le poids de ces dépenses pré-engagées est passé de 13 % environ du revenu disponible (revenu à disposition des ménages après retranchement des impôts et cotisations) dans les années 1960, à près de 30 % en 2016. Ce qui ne laisse aujourd’hui que 70 % de dépenses à disposition des Français, auxquelles il faut ajouter les dépenses liées à l’alimentation et aux transports, notamment l’essence, des dépenses qui fluctuent d’un mois à l’autre et qui pèsent beaucoup sur le porte-monnaie des Français.

Parmi les Français les plus touchés par cette augmentation des dépenses préengagées, on retrouve les ménages les plus modestes. "La part des dépenses pré-engagées dans le revenu disponible des ménages est d’autant plus forte que leur niveau de vie est faible : elle passe de 61 % pour les ménages pauvres à 23 % pour les ménages aisés", indique une étude publiée en 2018 par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DRESS) du ministère des Solidarités et de la Santé.
L’étude précise que les 10 % des ménages les plus modestes, après avoir payé les factures, ne disposent que de 180 euros en poche, alors que les plus riches disposent de 1.890 euros par mois.

Un alignement des planètes de facteurs

Résultat de recherche d'images pour "POUVOIR ACHAT 850 EUROS"Sur cette somme, 440 euros proviendraient des décisions récentes du gouvernement prises sous la pression du mouvement des Gilets jaunes. 
Parmi celles-ci : la revalorisation de la prime d’activité (+ 90 €/mois au Smic),  l’annulation de la hausse de la CSG sur les pensions de retraite (jusqu’à 2.000 euros), l’annulation des hausses de fiscalité écologique et l’exonération de charges et d’impôts sur les heures supplémentaires.
Annoncée lundi 10 décembre 2018 par le Président de la République, la défiscalisation des heures supplémentaires est inscrite dans la loi sur les mesures d'urgences économiques et sociales votée le 24 décembre dernier. Pour les salariés concernés, la mesure se traduira par un gain de salaire minimum d'environ 20 % par heure supplémentaire, soit le taux des cotisations et contributions salariales supprimées. Les cadres y gagneront un peu plus dans la mesure où ils payent davantage de cotisations. Rappelons que ce dispositif avait été mis en place par Nicolas Sarkozy en 2007, avant d'être supprimé par François Hollande en août 2012, lorsque Macron était secrétaire général adjoint de son cabinet (jusqu'en 2014).
Selon les projections foireuses de l'OFCE, alliée à un ralentissement de l'inflation, cette augmentation conduira à une hausse "significative" du salaire réel (+1,5%) cette année, après une hausse de 0,3% l'an passé.
Une hausse couplée à celle du salaire moyen par tête, qui devrait augmenter de 2,6 % en 2019 (contre 2 % en 2018). Si tout se passe comme prévu...

Un écart entre les mesures et le ressenti

Résultat de recherche d'images pour "POUVOIR ACHAT 850 EUROS"Cependant, même dans l'hypothèse la plus volontariste à l'approche du scrutin des Européen
nes, certains ménages gagneront donc beaucoup moins que les autres. il ne faut pas oublier d'ailleurs que cette hausse annoncée est une moyenne. 

De plus, l’écart entre les mesures officielles et le ressenti des ménages est à prendre en compte.
Selon un sondage, paru en 2018, 66 % des Français estiment que leur pouvoir d’achat a baissé en 2018. Et 57 % pensent qu’il va même continuer de baisser.
Selon une autre enquête, celle de l’Obsoco (Observatoire société et consommation), réalisée en janvier 2019, seulement un quart des Français estime que leur pouvoir d’achat a progressé.
Pourtant, si l’on en croit les chiffres de l’Insee, service de Bercy, le pouvoir d’achat est en croissance continue depuis 2013. En 2018, il a cru de 0,4 %, après 0,7 % en 2017. Sur cinq ans, il a progressé de plus de 3 %.

L'économiste Philippe Moati explique les raisons de cet écart, dans une tribune publiée dans Le Monde,.
Il écrit : "Les causes de l’écart entre la mesure et le ressenti sont multiples. Il y a bien sûr des facteurs psychologiques et des "biais de perception" qui affectent le ressenti. Mais il y a également un important travers dans la mesure : le calcul de la croissance du pouvoir d’achat ne tient pas compte de l’évolution de normes de consommation et mesure bien mal l’évolution du "coût de la vie"."
Pour l’expliquer, il prend l’exemple du téléphone portable. Selon l’Insee, "un téléphone vendu 100 € en 2007 ne coûterait plus que moins de 20 € en 2017 ! Le problème est qu’il serait bien difficile de trouver en 2017 sur le marché un téléphone aux caractéristiques identiques à celles des téléphones vendus en 2007, de surcroît 80 % moins cher !" De ce fait, "s’équiper d’un téléphone portable aujourd’hui pèse plus lourdement sur le budget des ménages et donc affecte négativement leur niveau de vie."
L’économiste en tire une interrogation qui devrait alimenter les questions de pouvoir d’achat pour de nombreuses années encore : "Comment faire en sorte que le revenu des ménages progresse, au moins aussi vite que les standards de consommation, dans un contexte de croissance économique structurellement molle ? Ce que révèle le mouvement des Gilets jaunes, ce sont les limites d’une société d’hyper-consommation devenue experte dans la capacité à stimuler le désir de consommer… mais qui n’en donne plus les moyens."

Macron avait affirmé qu'il ne serait pas le "président du pouvoir d'achat", mais celui de la fiche de paie et du mérite"...

VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze souligner que "les Gilets jaunes ont obtenu un plan de relance absolument historique" et que jamais aucun président de la République avant Macron n'aura autant investi d'argent public dans la demande et la consommation: 


Les électeurs du 26 mai qui croiraient à l'augmentation moyenne du pouvoir d’achat des ménages français de 850 € en 2019 se trouveront fort dépourvus quand la bise sera venue...

lundi 18 janvier 2016

Sur l'emploi , "on ne peut plus faire de pirouettes", prévient Lienemann

La gauche du PS cherche plus que jamais à écarter Hollande

Figure bougonne de l’aile gauche du PS,
la sénatrice de Paris défend le "plan de relance" pour l'emploi de son courant "Maintenant la gauche".
Lienemann (2e depuis la gauche), Maurel et Placé (au centre) et Guedj (debout)

Devant le quotidien Libération, elle menace  à nouveau de se porter candidate, en cas d’organisation d’une primaire à gauche.
Ce courant du PS, fondé en 2012, regroupe différents mouvements, une partie du courant Un Monde d'Avance (Emmanuel Maurel, Jérôme Guedj, Marianne Louis, Marie-Noëlle Lienemann), le mouvement Utopia (Franck Pupunat), et le mouvement de Gérard Filoche, à travers le texte de la motion 3, intitulé 'Maintenant La Gauche'. Son inspiration est issu du socialisme démocratique et du fédéralisme européen. Il rassemble 13,7 % des voix et 9 membres au bureau national du PS (Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann, Marianne Louis, Jérôme Guedj, Gérard Filoche, Julien Dray, Anne Ferreira, Jonathan Munoz, Jean-François Thomas). 
La sénatrice de Paris juge "fumeuses" les propositions emplois de François Hollande  

Pourquoi ce 'plan de relance', lui demande Libération?

Parce que nous considérons que
les mesures proposées par François Hollande ne sont pas suffisantes. Sa politique de l’offre ne marche pas. Elle n’a pas créé de demande et nous disons depuis le début que la solution pour relancer l’économie française est de soutenir la demande intérieure. Nous proposons un plan qui nous permettrait d’atteindre 2% de croissance à la fin de l’année et donc de réussir à faire baisser le chômage.

Comment ?

En augmentant le pouvoir d’achat et les investissements. D’abord, nous proposons une hausse immédiate du salaire minimum. Les entreprises ont reçu 40 milliards d’euros d’aides depuis 2012; elles peuvent faire aujourd’hui un effort sur les bas salaires. Nous estimons qu’il est aujourd’hui indispensable d’augmenter le Smic de 10%. C’est de l’argent que les ménages les plus modestes dépensent et donc réinjectent dans l’économie. Plus le niveau de vie des ménages est bas, plus ils consomment français. 
Ensuite, nous proposons une meilleure indemnisation des demandeurs d’emploi, un allongement d’un an de leur durée d’indemnisation pour éviter qu’ils ne tombent dans la précarité et aient plus de mal à retrouver du travail. 
Nous souhaitons rendre plus facile le chômage partiel pour les petites et moyennes entreprises, revaloriser et élargir les prestations sociales, rendre la CSG plus progressive. 
Côté investissements, nous proposons de financer une prime à l’achat de logements neufs pour les ménages modestes, de doubler progressivement les aides à la pierre, d’augmenter les moyens de la recherche et de l’enseignement supérieur et d’accélérer la transition énergétique. Nous avons chiffré ce plan à 12 milliards d’euros.

Le gouvernement vous dirait que vous "rasez gratis" !

Mais nous avons aussi calculé les ressources qui nous permettraient de financer ce plan ! Si on annule la
suppression de la contribution exceptionnelle de l’impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises et que le gouvernement revient sur la suppression de la C3S [contribution sociale de solidarité des sociétés], c’est 4 milliards d’euros de récupéré. Et si on se réfère aux calculs des économistes du FMI, 12 milliards d’euros de dépenses budgétaires en plus nous rapporteraient 9,5 milliards d’euros de recettes.

Que pensez-vous des propositions que s’apprête à faire François Hollande sur l’emploi ?

C’est assez fumeux. Sur l’apprentissage, cela fait deux ans que je dépose des amendements lors des examens de lois de finances. A chaque fois, on me les a retoqués… Le choix pour un chef d’entreprise de prendre un jeune en apprentissage est lié à sa confiance en l’avenir. Or, sans carnet de commandes plein, pas d’apprenti. Il faut à la fois mieux rémunérer l’apprenti, pour qu’il se sente motivé, et que son salaire couvre ses frais. Il faut aussi que ce soit très peu coûteux pour les petites entreprises et qu’on les accompagne dans la paperasse. 
Par ailleurs, si on veut mener une politique de long terme, il faut réorganiser les filières d’apprentissage et mettre en place des quotas pour les entreprises. Jean-Louis Borloo avait proposé que ce soit une condition pour toucher le CICE [Crédit d’impôt compétitivité emploi], ce n’est pourtant pas un gaucho !

Et sur le plan de formation pour 500 000 chômeurs ?

Où va-t-on trouver l’argent pour ça? Si c’est pour leur faire faire des stages bidons, ça ne sert à rien. Le problème des emplois non pourvus est surtout que, souvent, ce sont des CDD hypercourts qu’on leur propose!

Pour vous ce n’est pas à la hauteur pour régler le problème du chômage…

Non. Cela va surtout permettre d’
envoyer des gens en stage et - miracle ! - il y aura moins de chômeurs… Les gens ne sont pas dupes. En matière d’emploi, on ne peut plus faire de pirouettes, il faut un vrai changement d’orientation.

Que pensez-vous de l’appel lancé dans Libération pour une primaire à gauche?

Je suis très pour! Je défends cette idée-là depuis longtemps et j’ai donc signé cet appel. Nous avons besoin d’un très large rassemblement de toute la gauche avant le 1er tour de la présidentielle. François Hollande lui-même avait dit en son temps qu’il se plierait à un tel exercice et qu’il ne pourrait s’y soustraire. A moins que ce soit, encore une fois, une promesse qu’il ne tient pas. La primaire, ce n’est pas un processus de désignation conjoncturel mais bien structurel. D’autant plus que les résultats du 1er tour seront décisifs. Les appels au vote utile ne suffiront plus…

Vous seriez partante pour être candidate ?

J’ai toujours dit que si une telle primaire s’organisait, je serai candidate. Ce qui m’importe, c’est le fond, porter nos idées. Mais j’estime incarner une détermination, une expérience gouvernementale et une cohérence dans ce que je porte de très longue date au sein de la gauche. Nous devons porter la République sociale et une certaine vision de l’Europe. J’estime avoir cette légitimité.

dimanche 6 avril 2014

Vote de confiance : le nombre des députés PS qui défient Hollande et Valls grossit

Plus de 100 députés PS posent leurs conditions

Près de 100 députés socialistes en colère ont signé une pétition réclamant un "contrat de majorité"
 
avec le nouveau gouvernement, juste avant le discours de politique générale de Manuel Valls mardi. Soit déjà un tiers du groupe à l'Assemblée nationale.
Ce texte est "une démarche inédite qui répond à une situation politique sans précédent à gauche", explique au journal socialiste Le Monde le député de la Nièvre Christian Paul, un de ses initiateurs. La vague bleue a ébranlé le Parti socialiste aux municipales: c'est, selon lui, "une des plus graves défaites de mi-mandat de la gauche au pouvoir".

Plusieurs députés menacent de ne pas voter la confiance
, sauf à obtenir un "contrat de majorité".  Quoiqu'encore doté d'une cote de popularité positive, Manuel Valls ne connaîtra pas l'état de grâce de ses prédécesseurs. Ayrault a frappé dur. Fiscalité et austérité ont augmenté mais la courbe du chômage  n'a rien cédé et les déficits publics ont crû. La paire de gifles des municipales ne semble pas avoir été assez cuisante pour que Hollande évite de ressortir de rossignols et de reconduire des bras cassés dans le nouveau gouvernement. Hollande et Valls ont tout fait pour que Matignon soit bel et bien le point de confluence des rancœurs, des méfiances et des jalousies. 

Surveillé par François Hollande, qui a placé ses fidèles aux postes clés (même s'il n'a pu imposer son ami François Rebsamen à l'Intérieur) et invite par voie de presse son nouveau Premier ministre à "faire du Valls", le promu qui est déjà dans le collimateur de son prédécesseur, Jean-Marc Ayrault, qui n'a pas digéré les conditions de son limogeage à la façon de Delphine Batho, ni le choix de son successeur, est en butte déjà aux tentatives d'émancipation de l'une (Ségolène Royal) et aux rivalités des autres (Fabius et Montebourg, Montebourg et Sapin…). Lâché par les altermondialistes d'EELV que ses options droitières révulsent, voici Manuel Valls focalise tous reproches des vaincus et des aigris et la fronde de nombreux parlementaires socialistes monte.

La confiance à son gouvernement sera votée mardi soir à l'Assemblée nationale. Cela ne fait guère de doute, mais dans quelles conditions ! Et la question est de savoir si la majorité qu'il obtiendra sera une mise en garde. La confiance sera certainement votée par les velléitaires de gauche, même si l'opposition reçoit le renfort des 10 députés du Front de gauche. Seuls sont comptabilisés en effet les suffrages exprimés. 
Ne seront pas pris en compte dans le résultat final les abstentions possibles des écologistes, voire des trois élus chevènementistes (qui siègent au groupe PS) ou de quelques députés de l'aile gauche du PS. Et les menaces de dissolution brandies par François Hollande devraient refroidir les ardeurs.

Le vent de fronde souffle fort au groupe socialiste
 
Un texte circule, qui serait signé par une centaine de députés. 
La liste des signataires devrait être connue ce week-end. "Le Monde" explique qu'on retrouve plusieurs courants du socialisme : "membres des 'reconstructeurs', sensibilité composée de fabiusiens et d'anciens strauss-kahniens, des proches de Martine Aubry, de Benoît Hamon ou d'Arnaud Montebourg, ainsi que l'aile gauche traditionnelle du PS".

Ce texte pose clairement "les conditions de la confiance" exigeant "un contrat de majorité" qui en dit long sur le climat de défiance au PS. Y figureraient  une "réorientation" de l'Europe, "un plan de relance contre la déflation", "une révision des trajectoires budgétaires" envoyées à Bruxelles, une "réforme fiscale" incluant notamment une CSG progressive, une plus forte régulation des activités bancaires et financières.

Les pétionnaires veulent "agir et ne pas subir" 

"Le temps du Parlement est venu", affirment-ils, posant "les conditions de la confiance". Ils demandent notamment la remise en cause de l'austérité européenne "par un plan de relance contre la déflation" et "une révision des règles budgétaires" qu'ils estiment "insoutenables et ennemies de la croissance et de l'emploi". Pour eux, l'Union européenne doit procéder à des "investissements massifs" dans "les énergies renouvelables, les transports, le numérique, la construction de logements, la recherche", sans quoi il n'y aurait pas "d'échappatoire au déclin".  Le spectre d'Athènes se dresse devant les frondeurs, alors que la Grèce a amorcé son redressement.

Ils demandent également plus de social :"la création réelle d'emplois", "des mesures en faveur des bas salaires" et la revitalisation du Parlement.

Il s'agit aussi de "réaffirmer et amplifier les choix et les engagements de 2012", soit "muscler les efforts de régulation des activités financières et bancaires", "rendre populaire la transition écologique" ou encore "défendre l’égalité des territoires".

"Cette lettre n'est ni une rébellion, ni une dissidence, mais l'expression de ce qu'attendent de nous les Français", affirme Christian Paul au "Monde". Le vote de confiance à Manuel Valls n'est pas remis en question. "Ne pas voter la confiance serait comme nous autodissoudre", reconnaît un signataire.

Les députés exigent une meilleure association à l'action du gouvernement
Alors qu'en 2012 Hollande promettait dialogue et concertation à tous les étages, les signataires brandissent cette menace : "Si le gouvernement rejette systématiquement nos amendements, il manquera plusieurs voix le jour du vote." Ces signataires veulent pour l'heure simplement peser et prendre date. Le danger pour Valls est qu'ils ne viennent pas - ou pas seulement - de la turbulente aile gauche, mais de plusieurs courants, à commencer par celui qui avait porté Martine Aubry à la tête du PS en 2008. Ce sont d'ailleurs deux proches de la maire de Lille qui se trouvent à la manœuvre, à savoir son ancien directeur de cabinet au PS, Jean-Marc Germain, aujourd'hui député des Hauts-de-Seine, et l'ancien ministre Christian Paul.

Les avatars du passage de Martine Aubry rue de Solferino n'en finissent pas de se faire sentir pour François Hollande et ses premiers ministres successifs. Il y avait d'abord eu l'accord passé avec sa complice C. Duflot en faveur des Verts, qui leur a permis d'avoir un groupe grâce à des circonscriptions laissées par le Parti socialiste. Il y a aujourd'hui tous ces députés PS qui doivent leur investiture à Martine Aubry et font du groupe socialiste un groupe bien peu " hollandais". 
À cela s'ajoute l'aversion profonde de Mme Aubry pour Manuel Valls, qu'elle avait même menacé en 2009 d'exclure du Parti socialiste après que celui-ci eut multiplié les prises de position iconoclastes.


Même si ces troupes aubrystes se montrent encore disciplinées, tout le groupe socialiste votera-t-il pour autant la confiance ? "Je n'en mettrais pas ma main au feu, souffle un bon connaisseur des arcanes parlementaires. Il en manquera peut-être quelques-uns, les éternels trublions." 

Nombreux sont sans doute ceux qui partagent la position exprimée hier par Henri Emmanuelli (ci-contre) dans Sud Ouest : "Je ne suis pas enthousiaste à l'idée de voter la confiance à ce nouveau gouvernement, explique le député des Landes. Surtout si, comme je l'entends dire, on y greffe le vote sur le pacte de responsabilité. Cela me paraît difficilement acceptable."

Il paraît en effet probable que le gouvernement n'engagera pas une deuxième fois sa confiance dans un mois ou deux sur le pacte de responsabilité.
Ce pacte ne devrait faire l'objet que d'une déclaration éventuellement suivie d'un vote. Manuel Valls devrait préciser que le vote de confiance portera aussi - et surtout - sur le pacte de responsabilité. Un pack anti-démocratique qui force la main des élus du peuple.  D'où l'indignation croissante d'une partie du PS. 
L'heure de vérité devrait en tout état de cause sonner vraiment lors du vote des textes budgétaires qui intégreront les milliards d'économies annoncés.

samedi 7 novembre 2009

Chômage US: "dur rappel à la réalité" pour Obama, référence du PS français

Barack Obama fait grise mine, mais défend sa politique
Le démocrate Barack Obama, l'icône qui n'impressionne plus que le PS, a admis vendredi un "dur rappel à la réalité" avec la publication des nouveaux chiffres du chômage qui vient en effet de franchir la barre symbolique des 10% en octobre: 10,2%, du jamais vu depuis 1983, selon le département du Travail.
Mais le président américain ne se déjuge pas

Le président assume sa politique économique contre les attaques de ses adversaires ragaillardis.
Bien que les Etats-Unis aient perdu moins d'emplois en octobre qu'en septembre, "notre taux de chômage est passé au-dessus de 10%, un chiffre qui constitue un dur rappel à la réalité et qui souligne les difficultés économiques qui nous attendent", a prédit B.-H. Obama dans des déclarations à la Maison Blanche.


  • Classique mais petit !
    Il a cependant fait valoir que son administration avait ramené la croissance dans une économie en "chute libre" à son arrivée.
    "Mais l'histoire nous enseigne que la croissance de l'emploi reste toujours à la traîne de la croissance économique", a-t-il assuré.

  • Il a aussi avancé la période des voeux
    "Je vous promets que je n'aurai de cesse que les Américains qui veulent travailler trouvent du travail", a-t-il ajouté.

    Débat sur la nécessité d'un nouveau plan de relance

    Cacophonie
  • Obama a dit examiner l'idée d'investissements supplémentaires dans la rénovation des routes, de mesures d'encouragement aux économies d'énergie, de déductions fiscales pour les entreprises et de mesures pour favoriser les exportations.

  • Mais son porte-parole, Robert Gibbs, a cependant tempéré. Il a en effet affirmé la nécessité, avant de parler de second plan de relance, de veiller à ce que l'argent du premier soit employé vite et bien.
  • Malgré une hausse de 2,6 points du taux de chômage depuis l'arrivée de l'administration Obama au pouvoir, sa conseillère économique en chef, Christina Romer, a cru à nouveau observer que les chiffres publiés vendredi confirmeraient une tendance au ralentissement du rythme des destructions d'emplois et que les chiffres des licenciements en août et en septembre avaient été révisés à la baisse de manière "substantielle".
    Le nouvel indice reste à l'évidence une mauvaise nouvelle pour l'administration Obama, même si elle préparait depuis un certain temps les esprits à un chômage à plus de 10%. Le porte-parole d' Obama a d'ailleurs reconnu que ce taux devrait continuer à empirer. En France, le PS parlerait de couac dans ces analyses discordantes.

    L'intox de l'administration démocrate

    A l'approche de 'Thanksgiving", ces interprétations sont de la dinde bénie pour l'opposition républicaine qui est bien fondée par ces chiffres à dénoncer l'échec de la politique d'Obama. "Les Américains, en particulier ceux qui ont des amis, des voisins et de la famille au chômage, supplient les responsables à Washington de se concentrer sur les emplois et l'économie", a dit le numéro deux républicain à la Chambre des représentants, Eric Cantor.
  • Les Républicains ont aussi accusé le pouvoir démocrate de détournement de l'attention sur l'espoir d'une réforme du système d'assurance-santé, grand projet du candidat Obama, mais qui a du plomb dans l'aile. Nul doute que la crise économique internationale sera rendu responsable de tous les échecs outre-atlantique, alors qu'en France, elle n'aurait jamais d'impact sur rien...

    En somme, l'augmentation constante du chômage malgré les signes de reprise de l'activité s'impose de plus en plus au coeur de la querelle politique américaine, dans la perspective des élections à mi-mandat de 2010. Deux postes de gouverneurs sont déjà passés aux Républicains qui ont également conservé la mairie de New York, pour un troisième mandat consécutif.
    Dans ce contexte, B.-H. Obama a promulgué vendredi un allongement de la durée des allocations chômage proches de l'expiration. Le PS assurerait que « le compte n'y est pas », mais les Républicains ne jouent pas à ce petit jeu.
  • mardi 6 octobre 2009

    Obama, destructeur d’emplois, inspire le PS

    Le chômage américain grossit sous une pluie de dollars

    Obama, poids plume

    Le président américain Barack Obama a bousculé un emploi du temps hyper-chargé pour faire ce qu’il croyait être un aller-retour express mais décisif à Copenhague pour mettre tout son poids dans la balance des candidatures en faveur de sa ville de Chicago. « Bravo Rio », s’est-il exclamé quand
    le CIO a annoncé sa préférence pour le Brésil sur les Etats-Unis pour l'organisation des Jeux d'été de 2016…

    Un malheur ne vient jamais seul

    Après deux mois de ralentissement dans le rythme des suppressions, l'économie américaine se remet en effet à supprimer des postes. La plupart des analystes tablait sur un ralentissement dans le rythme licenciements pour le troisième mois d'affilée. Au final, ce ne sont pas moins de 263.000 emplois nets que première économie mondiale a supprimé au mois en septembre, soit 88.000 de plus que ce que le consensus anticipait (175.000 pertes d'emplois). Suite à ces mauvais chiffres, Barack Obama a vu là un «rappel qui donne à réfléchir» sur le fait que l'emploi met toujours du temps à reprendre à la sortie d'une récession.

    Avec un taux de chômage à 9,8%, contre 9,7% le mois précédent
    , la situation de l'emploi reste donc une préoccupation majeure outre-Atlantique. Pour retrouver de tels niveaux de chômage, il faut remonter à juin 1983 (10,1%). C'est essentiellement le secteur tertiaire qui est le plus touché, avec 147.000 licenciements en septembre, contre 69.000 en août. La situation est d'autant plus inquiétante quand on sait que la main d'oeuvre-non agricole représente environ 85% des emplois du pays.

    Autre mauvaise nouvelle, les commandes industrielles aux Etats-Unis ont mis fin en août à quatre mois consécutifs de hausse en reculant de manière inattendue, de 0,8% par rapport à juillet, selon les chiffres corrigés des variations saisonnières publiés vendredi par le département du Commerce.

    En janvier 2009, le président Barack Obama obtint, nous dit-on, le premier succès législatif de son mandat quand le Congrès vota un important plan de relance de l'économie d'un montant global de 787 milliards de dollars. L’opposition se gaussa alors des mesures ciblées du gouvernement français auquel elle reprocha de ne pas injecter des sommes considérables dans l’économie française à la façon de son icône ‘noire’.

    PS: « Des économistes de l’entourage d’Obama ont été sollicités »

    Le 21 janvier 2009, la maire de Lille a confié la lourde tâche de l’élaboration du plan de relance socialiste à Guillaume Bachelay, Didier Migaud et Alain Vidalies, trois fabiusiens, et à Michel Sapin, proche de François Hollande. Les partenaires sociaux, FO, CGT, CFDT, y compris le Medef, ont été reçus. Même le syndicat SUD, qualifié récemment « d’irresponsable » par le chef de l’Etat, a été « consulté »… Les socialistes ont également entendu des économistes, mais aussi le SPD allemand, les travaillistes britanniques et les socialistes espagnols, dont les gouvernements respectifs ont déjà engagé des plans de relance. Le fin du fin : « Des économistes de l’entourage d’Obama ont aussi été sollicités », se félicite Sapin...
    Au total, le contre-plan du PS est évalué à environ 40 milliards d’euros. Des dépenses financées, en partie, par un déficit comparable à celui prévu par le gouvernement (10 milliards) et par l’annulation du « paquet fiscal ».

    Le chômage américain continue de monter

    Or, en septembre 2009, le taux de chômage américain qui était attendu à 9,5% par les économistes, a atteint 9,7%, selon le bureau américain de statistiques de l'emploi, son plus haut point depuis 26 ans. d’emplois, tandis que le taux de chômage a pris 4,8 points...
    La situation reste donc inquiétante, admettait Christina Romer, la conseillère économique de Barack Obama, qui déclarait que les chiffres d’août étaient ’’très mauvais’’.

    Le chômage dans l’U.-E. est en hausse, à 7%...
    Faut-il vraiment que les économistes du PS continuent de consulter l’entourage d’Obama ?...

    samedi 4 juillet 2009

    Crise économique : l’Obamamia du PS est dangereuse pour la France

    Le PS fait du tort aux salariés
    L’américanisme socialiste

    Obama impressionne les socialos français par ses injections massives de dollars dans l’économie.

    C'est une intervention "massive" qui doit poser les fondations d'un "changement réel et durable pour les générations à venir" : moins d'un mois après son investiture, le démocrate Barack Obama avait affiché sa confiance dans la loi sur le plan de relance de l'économie américaine, promulguée le mardi 17 février 2009. Après de longues batailles parlementaires, l'enveloppe se chiffre à 787 milliards de dollars.
    "Je ne vais pas prétendre que ce jour marque la fin de nos problèmes économiques", a lancé Barack Obama, quelques minutes avant de signer la loi. "Mais ce jour marque le début de la fin. Le début de ce que nous devons faire pour créer des emplois en faveur d'Américains qui se débattent face aux licenciements."
    Et de poursuivre : "Nous allons mettre les Américains au travail, le travail que l'Amérique doit entreprendre dans des domaines critiques qui ont été trop longtemps négligés, le travail qui ouvrira un changement réel et durable pour les générations à venir." Obama table notamment sur la sauvegarde ou la création de 3,5 millions d'emplois dans les deux années à venir, alors que le chômage frappe désormais 7,6% de la population active.
    Selon la Maison blanche, un délai d'un mois environ devrait s'écouler avant que les premières sommes ne soient débloquées. C'est fait depuis plusieurs mois... Certains économistes estiment cependant que ce plan arrive trop tard pour avoir un effet sur l'activité en 2009. L'examen parlementaire du plan de relance a par ailleurs mis en exergue les vives divisions du Congrès. Alors qu'Obama espérait une certaine forme de consensus sur ce texte,
    seuls trois sénateurs républicains l'ont soutenu, aucun à la Chambre des représentants.

    Le suivant à la trace, le PS reprochait même au gouvernement Fillon de ne pas réagir à la crise internationale par les mêmes moyens.

    Le Parti socialiste invoque la politique menée par le président américain Barack Obamapour inviter Nicolas Sarkozy à mettre davantage de moyens dans la relance de l'économie française.

  • "L'Europe et la France marqueront des points s'ils écoutent Barack Obama", a estimé Martine Aubry le jeudi 2 avril 2009 sur Europe 1 à la veille du G20.
  • Sur LCI l'ancien ministre socialiste des Affaires européennes, Pierre Moscovici, affirmait : "Il faut aider (Barack Obama) à réussir la relance de l'économie mondiale et, de ce point de vue-là, Nicolas Sarkozy est insuffisant".
  • Pour l'ancien Premier ministre Laurent Fabius, il en va même de la crédibilité de la France au G20. "Nous serions beaucoup mieux placés pour dire ce que nous pensons à l'Europe et au monde si nous-mêmes avions un plan de relance fort, plus équilibré et plus juste", a-t-il dit sur RTL. "Il faut que nous balayions devant notre porte", a-t-il même ajouté, raillant la menace de Nicolas Sarkozy de quitter le G20 s'il ne donne de résultats.

    L’état de l’économie US
  • 1er juin 2009 : L’Etat américain devra piloter le redressement de General Motors. L'heure est venue pour le géant américain de l'automobile , qui a accumulé presque 100 milliards de dollars (70,8 milliards d'euros) de pertes en quatre ans, de se restructurer sous la férule de l'Etat américain, une fois son plan de restructuration avalisé par le tribunal.
    General Motors (GM), qui fut durant trois-quarts de siècle "la plus grande entreprise du monde", était déclarée en faillite par un juge new-yorkais, lundi 1er juin. Celui-ci désignera comme administrateur judiciaire Al Koch, du cabinet AlixPartners.
    GM n'emploiera plus qu'une moitié des salariés recensés à la fin 2008 et ne préservera que quatre marques : Cadillac, Chevrolet et GMC, plus Buick pour le marché chinois. Ses neuf autres (Pontiac, Saab, Vauxhall, Saturn, etc) seront vendues, comme Opel, ou démantelées. GM réduira d'un tiers le nombre de ses concessionnaires.
  • Juillet 2009 : Les chiffres du chômage affolent les marchés américains…
    Introduisant de sérieux doutes sur un prochain redressement de l'économie américaine, la nouvelle dégradation du marché de l'emploi aux États-Unis, révélée jeudi, a fortement ébranlé Wall Street.
  • Le taux de chômage atteint son plus haut niveau depuis 1983.
    Quelque 467 000 emplois ont été supprimés au mois de juin aux États-Unis, où le taux de chômage atteint désormais les 9,5 %. Un chiffre que le pays n'avait pas atteint depuis août 1983.

    Pour l'économiste Niall Ferguson, historien à Harvard, la dette américaine expose le pays à la ruine et à la Chine.

    Les situations du chômage en France et aux USA

    Le PS ne cesse de prendre l’administration démocrate de Barack Hussein pour référence.
    L’absence de doctrine socialiste adaptée à la situation de crise économique internationale l’amène à se rabattre sur les pays nordiques ou les Etats-Unis, comme cela l’arrange, mais les faits ne lui donnent pas raison et le gouvernement souffre de son opposition qui ne possède aucune force de proposition. Dans son dénuement idéologique elle considère, un peu facilement, que ce qui est bon pour les USA l’est nécessairement pour laFrance.

    En France métropolitaine, le taux de chômage a donc fait un bond de 1,1 point en trois mois pour s'établir à 8,7 % de la population active en France métropolitaine et à 9,1 % en incluant les Dom. Un peu plus de 3,1 millions de personnes sont sans emploi.

    Aux USA

    - Mars 2009
    : Le chômage US est au plus haut depuis 25 ans. Combinée à la baisse du patrimoine des ménages et à l'accès difficile au crédit, le taux de chômage est ainsi passé de 7,6% à 8,1% en un mois et la destruction d'emplois s'élevait alors à environ 660 000 par mois depuis quatre mois aux Etats-Unis.

    -16 juin 2009 : Le président américain Barack Obama a déclaré mardi penser que le taux de chômage aux Etats-Unis atteindrait 10% cette année. Sur la télévision Bloomberg, sans se prononcer sur la date à laquelle le taux de chômage commencerait à baisser, le président américain a estimé que l'on "commen[çait] à voir les moteurs de l'économie tourner". Mais "cela va prendre longtemps", a-t-il ajouté, selon la transcription de cet entretien transmise par Bloomberg TV. Le taux de chômage des Etats-Unis était de 9,4% en mai. Bien que des responsables de la banque centrale américaine aient déjà averti que le chômage atteindrait 10% d'ici à la fin de l'année et continuerait à monter encore en 2010, la banque centrale estime toujours dans ses dernières prévisions que le taux devrait plafonner à 9,6% en 2010.
  • vendredi 27 mars 2009

    Le Président explique son action contre la crise

    Sarkozy combat la désinformation et le défaitisme de l’opposition

    Nicolas Sarkozy a fait la promotion de sa politique économique face à la crise
    Mardi à Saint-Quentin (Aisne), le Président de la République a promis d'aller encore "plus loin". Il a aussi opté pour un décret (plutôt qu’une loi) interdisant les stock-options ou les parachutes dorés en faveur de dirigeants d'entreprise en difficulté, vilipendés à droite comme à gauche.

    Cinq jours après une journée de grève peu suivie et de défilés de la peur dans toute la France, et à un peu plus d'une semaine du sommet du G20, le chef de l'Etat a choisi de venir "faire la pédagogie" de ses réformes dans la ville où est élu le secrétaire général de l'UMP et ancien ministre du Travail, Xavier Bertrand.
    Devant quelque 4.000 personnes et en présence de deux ministres, Brice Hortefeux (Travail), et Eric Woerth (Budget), il a, point par point, défendu les réformes déjà engagées contre la crise, assurant que "si la situation devait se dégrader encore, nous ferions davantage".
    Mais "la sagesse, le bon sens, le sang froid commandent d'attendre que tout ce qui a été décidé soit mis en oeuvre, qu'on laisse le temps à toutes ces mesures de produire leurs effets". Il n’est pas favorable à des mesures sous la pression de la rue, à chaque fois que les militants d’opposition décident de manifester.
    Il a d’ailleurs rendu hommage à la France silencieuse et majoritaire qui travaille plutôt que de défiler.
    Il a salué la pudeur des Français qui souffrent dans l’effort face aux difficultés. Les populistes se sont-ils sentis à l'aise dans leurs habits étroits de démagogues?
    Il a enfin exprimé sa volonté de ne pas faire supporter la charge la plus lourde à la classe moyenne. La moitié des Français seulement paie l’impôt, a-t-il rappelé, et ils ne peuvent donner plus, a-t-il admis.

    Le chef de l'Etat a annoncé souhaiter évaluer avec les partenaires sociaux "avant l'été" les mesures du gouvernement. "Au vu de la situation économique et sociale, nous réfléchirons, si cela est nécessaire, à d'autres mesures", a-t-il indiqué.


    Lucidité et pragmatisme
  • Alors que les inscriptions à Pôle emploi en février, attendues mercredi 25, confirment l'impact accru du chômage sur les moins de 25 ans en activité, il a annoncé, "avant la fin du mois d'avril", un "plan d'urgence en faveur des jeunes" et spécialement au profit de ceux qui n’ont jamais eu de premier emploi..

    "Toutes les pistes doivent être explorées: celle de la formation en alternance dont je veux doubler le nombre de contrats, celle des contrats aidés, celle du service civique", a affirmé M. Sarkozy.


    Autres décisions
  • la prochaine nomination de "commissaires à la réindustrialisation" dans chaque bassin d'emploi en difficulté.
    "L'Etat ne peut pas sauver toutes les entreprises mais chacun a droit à une solution adaptée, soit un emploi, soit une formation (...) Personne ne doit être laissé au bord du chemin", a dit le président.
  • Nicolas Sarkozy veut également "aller plus loin sur les infrastructures", notamment pour améliorer un système de transport francilien "à bout de souffle" et pour lequel il promet des mesures d'ici "la fin du mois d'avril".

    Il s'est par ailleurs déclaré favorable à une "taxe carbone" contre le "dumping environnemental".
  • Le chef de l'Etat est également revenu sur ses objectifs en matière de "moralisation du capitalisme", l'un de ses principaux chevaux de bataille depuis le déclenchement de la crise, en septembre dernier.
    "Il ne doit plus y avoir de parachutes dorés (...), de bonus, de distribution d'actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l'Etat, qui met en oeuvre un plan social d'ampleur ou qui recourt massivement au chômage partiel", a-t-il dit sans proposer de loi, en réagissant aux polémiques suscitées par les stock-options des dirigeants de la Société Générale ou le parachute doré de l'ex-PDG de
    Valeo.
  • Toutefois, il a promis "à l'automne" un projet de loi sur le partage des profits des entreprises si les partenaires sociaux n'avançaient pas sur ce sujet.
    "Le chemin que nous avons pris nous permettra de nous en sortir. J'ai confiance, je vous demande d'avoir confiance", a conclu le chef de l'Etat.

    Lire le prochain article de PaSiDupes consacré aux principales mesures annoncées, dont la taxe professionnelle.

  • dimanche 22 mars 2009

    La grève est une réponse inadaptée à la crise

    Sarkozy recevra les syndicats quand son plan de relance pourra être évalué
    La journée d’action interprofessionnelle du jeudi 19 mars en France a rassemblé plus de manifestants que de grévistes.
    Les manifestations "ont montré l'importance de l'inquiétude d'un certain nombre de salariés face à la crise mondiale", a estimé le Président de la République.
    Et "Elles ont montré que cette inquiétude n'avait pas régressé en un mois et demi depuis la dernière manifestation", a-t-il ajouté. Mais le secteur privé était davantage sur la réserve et l’angoisse que le secteur public qui a versé dans le folklore et l’excès.
    Une grève nationale ne peut pas fournir une réponse à une crise internationale, déclare Nicolas Sarkozy.
    Au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation syndicale, Nicolas Sarkozy a estimé que la moindre participation aux grèves, qui a été relevée, était la preuve que la plupart des salariés n'envisagent pas ce mode d'action comme une bonne réponse à la crise. "Nombreux sont les salariés qui pensent que face à une crise internationale, une grève nationale ne peut pas fournir une réponse", a-t-il observé.
    Un salarié "peut manifester une inquiétude, il peut manifester une angoisse, il peut manifester une colère, mais elle ne porte pas sur les réponses à la crise", a-t-il ajouté.

    Pas de nouveau plan chaque semaine

  • "Mon rôle n'est pas de commenter un jour les inquiétudes, un autre les manifestations et un troisième les sondages. Mon rôle, c'est de prendre des décisions, d'obtenir des résultats", a insisté le chef de l'Etat.
  • Nicolas Sarkozy a souligné qu'il lui semblait "imprudent" ou "difficile" de revoir son plan de relance comme le lui demandent les syndicats, alors que nombre de mesures ne sont pas "encore entrées en vigueur."
    "Avant l'été, on évaluera, on complétera, on modifiera, on rajoutera s'il le faut", a-t-il dit.

  • De leur côté, les huit syndicats à l'origine des grèves et manifestations ont décidé de reporter au 30 mars leur décision sur les suites à donner au mouvement social, concédant ainsi leur partage du point de vue présidentiel.

    Rendez-vous des acteurs sociaux avant l’été

    Le président français a annoncé son intention d'attendre la prise d’effet du plan de relance gouvernemental, à partir d’avril et mai, avant dévaluer avec les partenaires sociaux les mesures sociales décidées face à la crise économique et s'est dit prêt à les compléter "s'il le faut".
    "Je proposerai aux syndicats d'évaluer l'impact de toutes ces mesures avant l'été pour voir ce qu'on peut corriger, ce qu'on doit compléter et ce qu'on peut ajouter", a-t-il dit lors d'une conférence de presse de clôture d'un sommet européen à Bruxelles.
  • dimanche 8 février 2009

    Royal, "encore un très bon produit d'appel, un joli prospectus" ?

    L’ambition de Royal : tête de gondole de la gauche!

    Elle fait se gondoler la France entière.

    Malgré toutes les bourdes qu’elle a semées sur son parcours hexagonal et international, du Proche Orient à la muraille de Chine et des Etats-Unis de son disciple Obama au Zénith, elle vient encore d’exercer son talent comique
    Dimanche dernier, le JDD mettait en exergue la vanité de la Gelée Royal dans sa dernière production. C’est un livre sorti le 5 janvier, écrit par la journaliste de France Inter Françoise Degois et signé par Sa Cynique Majesté Royal qui souligne cette vertu chez elle.

    Parole de féministe
    "Je suis encore un très bon produit d'appel, l'appartement témoin, un joli prospectus".
    Retendue, les dents réalignées et le menton remodelé, elle n'est plus madame tout-le-monde, la ménagère de plus de cinquante ans... Elle est même plus fripée que sur la pub. Comme le montre la photo, elle est même plombée.

    L’étiquette du produit

    Fibre de métal inoxydable, détermination sans faille du dessin dessein et confiance inébranlable, résiste au chlore Aubry comme à l’essorage socialiste et au fer chaud communiste, supporte l’entartage trotskiste et le lavage à sec présidentiel, peut être lavé à haute température mais bain électoral séparé recommandé.

    Le contexte promotionnel

    Une tribune publiée dans le JDD a pour mission de combler l’abîme médiatique suscité par son récent voyage au Brésil, financé par le multi-milliardaire de grand luxe Pierre Bergé, à l’occasion du Forum -pourtant social- de Belem.

    La crise est porteuse de relance Royal


    Sa Cynique Majesté Royal désire être le noeud entre la gauche et l'extrême gauche en France.

    Elle estime que la crise –internationale, son domaine réservé- lui offre l’opportunité d’un plan de relance personnelle
    . "Il n'y a pas de barrière infranchissable entre ces trois composantes que sont la gauche de gouvernement, les mouvements sociaux qui luttent sur le terrain, et ce qu'on appelle en France l'extrême gauche."

    Mais les forces d’appoint qu’elle guigne restent interloquées.
    Un coup à droite, puis un coup à gauche ne mènent pas droit au but.
    D’autant que les échecs de Désirdavenir Royal à droite, à la présidentielle, puis au PS, et maintenant à gauche pour 2012, ne sont pas faits pour les attirer vers la girouette affolée.

    Elle porte la poisse, mais Royal aura tout essayé…
    Les autres sont-ils prêts à entrer dans son aventure ?