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samedi 7 novembre 2015

Les Régionales et le FN poussent l'Etat PS à chasser les migrants de Calais

Le plan secret de Cazeneuve pour faire déménager les migrants de Calais

A un mois des régionales, le ministre de l’Intérieur a chassé 1.500 personnes de la "Jungle" de Calais en quinze jours. 

Les associations dénoncent un recours abusif aux centres de rétention. Le contrôleur général des lieux de privation de liberté a été saisi.
Calais*
Le 31 octobre, dans la "Jungle" de Calais, un réfugié s'isole pour écouter de la musique. (Wostok press)
Paru dans leJDD
Vendredi à Calais, deux semaines après la dernière visite du ministre de l'Intérieur aux abords de la "Jungle" de Calais, les fonctionnaires ont dénombré un peu plus de 4.500 personnes. Comme pour le reste et sur tous les sujets comme le chômage, les comptages sont faits pour nous enfumer.  Le pouvoir ne pouvait espérer mieux: ceux-là feraient en effet apparaître "une baisse spectaculaire de 25 % en quelques semaines", rapporte le JDD. En octobre, avec près de 6.000 migrants, la fréquentation du camp avait explosé en raison de l'arrivée des Syriens et des Irakiens.
Bernard Cazeneuve a discrètement mis en place, fin octobre, un plan de bataille en deux volets.
Pour vider le camp de Calais à la veille des régionales,

côté face, la méthode douce mais coûteuse. Le ministre a demandé aux préfets d'ouvrir dans toute la France des "centres d'accueil et d'orientation" pour permettre aux migrants qui acceptent de renoncer à l'Angleterre "de se reposer et de réfléchir". Des hôtels, des centres de loisirs, des bâtiments inoccupés… ont été réquisitionnés ces derniers jours. Le plus loin possible des côtes anglaises.

"On a perdu du temps, maintenant on perd de l'argent"


Des fonctionnaires de l'Etat et des bénévoles associatifs sillonnent le camp pour les convaincre de partir. Les "volontaires" n'ont pas besoin d'avoir fait une demande d'asile pour y prétendre. Vendredi matin, 917 personnes avaient accepté l'offre. "C'est une bonne initiative, souligne Pierre Henry, de France terre d'asile. Cela fait des mois que nous demandons ces mises à l'abri et que le gouvernement fait la sourde oreille. Mais aujourd'hui, on agit dans la précipitation. Ces hébergements coûtent à l'État entre 30 et 40 euros par jour et par migrant. Avec un peu d'anticipation, on sait faire la même chose pour 21 euros. On a perdu du temps, maintenant on perd de l'argent."

Mais c'est le second volet du plan Cazeneuve, le côté pile, qui fait grincer des dents. Les associations reprochent au ministre de "planquer" des migrants dans les centres de rétention pour gagner du temps et tronquer les chiffres. Depuis le 21 octobre, les associatifs présents dans les centres de rétention administrative (CRA) ont vu arriver des "Calaisiens" par dizaines chaque jour

Des vols en jet gouvernemental ont même été affrétés pour le bien-être des illégaux... La Cimade a calculé que, au cours des quinze derniers jours, 664 migrants en provenance du Pas-de-Calais avaient atterri à raison de 30 à 50 par jour dans les centres de Nîmes, Metz, Vincennes, Toulouse, Rouen-Oissel et Marseille.
Or, ces "structures fermées" (!) sont normalement destinées aux étrangers interpellés en France en situation irrégulière avant leur expulsion vers leur pays d'origine. Ils y sont "retenus" (sic, le JDD) le temps que des "passeurs vertueux" de l'administration française obtienne un laissez-passer en bonne et due forme et organise leur réintroduction dans leur milieu naturel. 

Une infime minorité de migrants illégaux est renvoyée à la case départ
Dans le cas des 664 "Calaisiens", les associations affirment que 98 % d'entre eux ont été libérés et 2 % seulement éloignés dans un pays européen, notamment en Albanie. Et pour cause. Plus de 20 % des interpellés étaient Syriens ou inexpulsables en raison de leur nationalité et de l'a priori que la vie est intenable en Syrie: les bombardements occidentaux -dont français- ne sont pas étrangers à la situation augmentée de risque. "C'est Ubu et Kafka réunis, selon un fonctionnaire, mais c'est simplement socialiste. On ne peut pas annoncer qu'on va accueillir 30.000 Syriens et mettre ceux qui sont là en rétention." 'On', c'est Hollande en visite éclair aux 115 Syriens hébergés sur une base de loisirs du Val-d’Oise , le samedi 13 septembre.

"Il faut faire comprendre qu'on ne passe plus à Calais"

Mais on y revient...
Soulé N'Gaide, de l'antenne Forum Réfugiés du centre de rétention de Nîmes, a pourtant constaté que, sur les 120 migrants arrivés au centre entre le 21 octobre et le 3 novembre, il y avait une quarantaine de Syriens. "Ils ne comprenaient rien à leur situation. Au bout de cinq jours, le préfet n'a même pas demandé le prolongement de la rétention. Dès qu'ils sont sortis, ils ont repris un train pour Calais. C'est un détournement total de procédure", dénonce-t-il.

Lucie Feutrier-Cook, directrice adjointe à l'Ordre de Malte, fait le même constat au centre de Metz, où l'association intervient. "On se demande à quoi peut servir ce type d'intervention à part à vider Calais le temps des élections, explique-t-elle. Nous avions un Syrien qui était paniqué car sa jeune sœur était restée seule dans le camp de Calais. Au bout de cinq jours, il est reparti. Ces gens ne parlent pas le français et très mal l'anglais. Nous avons dû faire appel à des interprètes."
Vue aérienne de la "jungle" de Calais. (Reuters)
Les policiers de Calais commencent eux aussi à ruer dans les brancards. 
La police aux frontières est débordée. "Les conditions de travail de nos collègues qui ont parfois à gérer une cinquantaine de gardés à vue sont intenables", explique Gilles Debove (SGP-FO). Un fonctionnaire de la PAF affirme qu'un "quota" de 50 éloignements par jour avait été fixé à la fin du mois d'octobre, avant d'être ramené à 35. "C'est totalement faux, conteste-t-on au ministère de l'Intérieur. Nous avons considérablement renforcé les contrôles autour du tunnel, avec 1.100 policiers sur place. Les tentatives d'intrusion sont systématiquement sanctionnées. Il faut faire comprendre qu'on ne passe plus à Calais."

Intensification après une circulaire de la Place Beauvau

L'ex-maire PS de Reims, Adeline Hazan, l'actuelle contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, s'est saisie du dossier. Elle a envoyé trois équipes, à Vincennes, à Nîmes et au commissariat de Calais, pour constater les conditions de l'"opération Calais". "Les cours d'Appel saisies ont validé toutes nos procédures, maintient Fabienne Buccio, la préfète du Pas-de-Calais et représentante de... Cazeneuve. Il n'y a aucune voie de fait. Les étrangers éloignés ont été interpellés car ils avaient commis une infraction, la plupart du temps une intrusion dans le tunnel." Sa version est la même que l'élément de langage de son ministère. "Les effectifs des forces de l'ordre ont été renforcés de manière à assurer la plus grande sécurisation de la frontière britannique […]. La préfète du Pas-de-Calais a été chargée, avec le concours de la police aux frontières […] d'intensifier les procédures d'éloignement à l'encontre des étrangers interpellés alors qu'ils tentent de rejoindre illégalement le Royaume-Uni," assurent les services de Cazeneuve.

Le directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur avait annoncé clairement les enjeux, dans une circulaire envoyée à tous les préfets de France le 23 octobre et que le JDD a pu consulter : "Le doublement récent du nombre de migrants présents à Calais appelle des actions fortes de l'État pour faire diminuer autant que faire se peut avant l'entrée de la période hivernale la population du campement […]". Ils ne savaient même pas que les Régionales se déroulent en première quinzaine de décembre...

D'après Marie-Christine Tabet pour Le Journal du Dimanche

samedi 3 octobre 2015

Eurotunnel bloqué par l'intrusion de migrants dans la nuit

Quel est le rôle joué par les associations, voire les anarchistes révolutionnaires de 'No Border'?

Des migrants "extrêmement organisés" s'en est "pris au personnel et aux forces de l'ordre," selon Eurotunnel

Une centaine de migrants a pénétré sur le site du tunnel sous la Manche à Calais, dans la nuit de vendredi à samedi. C'est en ces termes que les représentants d'Eurotunnel décrivent l'opération commando de 113 migrants
Depuis 0h30 samedi, le trafic des navettes d'Eurotunnel était suspendu, dans les deux sens. La décision du gestionnaire du tunnel sous la Manche a été prise cette nuit après l'intrusion sur le site de "centaines de migrants', selon Le Monde, côté français. Samedi matin, la suspension ne concernait pas le trafic des trains Paris-Londres, les Eurostar dont le trafic a été toutefois affecté par de "légers retards" selon un communiqué.


Nos trains enregistrent des retards consécutifs à la fermeture du tunnel.
Le trafic reprendra sous peu son cours normal 
Eurotunnel avait précisé sur son site internet que la circulation des navettes de fret et des convois transportant les voitures était inopérante pour une durée indéterminée au départ de Calais et depuis Folkestone en Grande-Bretagne. 
Eurotunnel précise que ces migrants ont forcé une clôture et certains se seraient dirigés vers des entrées du tunnel, malgré la présence d'agents de sécurité. Malgré aussi le danger que représente une intrusion aux abords des voies ferroviaires et des installations électriques.

Le trafic des navettes fret et voitures reprend progressivement après l'interruption de la nuit, fait également savoir Eurotunnel


Après plus de sept heures d'interruption, le trafic a repris progressivement vers 8h. La circulation depuis la France devrait avoir lieu aux alentours de 10 heures.

"Aux alentours de 00h30, une centaine de migrants ont forcé une clôture et le passage auprès d'agents de sécurité du tunnel. Nous avons dû suspendre le service", a indiqué une porte-parole du groupe Eurotunnel. 
Dix blessés légers, dont sept migrants, ont été pris en charge par les cinq ambulances présentes sur place. "Actuellement les autres migrants sont en cours de sortie. Ils avaient pénétré dans le tunnel sud et le tunnel de service", a précisé un capitaine des pompiers. Les migrants ont progressé sur une quinzaine de kilomètres dans le tunnel, d'après les informations de la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio. 

Présence aux côtés des migrants de militants du mouvement anarchiste No Border

Selon Eurotunnel, il s'agissait d'une intrusion "massive, ciblé et organisée" de migrants pour attirer l'attention sur leur situation. Les forces de l'ordre et les pompiers sont intervenus sur le site d'Eurotunnel. Une opération a été menée pour tenter d'interpeller les migrants à 'l'intérieur du site. Les pompiers du département ont annoncé l'évacuation de plusieurs blessés, sans plus d'explications.

Interrogée sur l'agitation entretenue par les anarchistes, la représentante d'Eurotunnel a estimé qu'
il est "fort probable qu'il s'agisse d'une opération réfléchie ayant pour but d'attirer l'attention de l'opinion publique".
No Border est un réseau transnational de collectifs et d'activistes en lutte pour la libre circulation et l'abolition des frontières, contre les politiques de contrôle de l'immigration dans et en dehors de l'Espace Schengen, ainsi que pour la régularisation des étrangers en situation irrégulière, la fermeture des centres de rétention administrative et l'arrêt des expulsions.
Né en 1999, le réseau s'est depuis étendu à l'ensemble de l'Europe et ses violences ont également traumatisé des pays hors de l'Europe, comme l'Australie (Woomera, 2002), le Mexique (Mexicali, 2007), l'Ukraine (Uzhgorod, 2007) ou laTurquie (Dikili, 2008).
Ils sont insaisissables du fait de leur organisation autogestionnaire et anti-hiérarchique: le réseau est dépourvu de structures dirigeantes et de leaders. Les collectifs et leurs militants s'accordent sur la diversité des tactiques et toutes les formes et modalités d'action anticapitaliste, inscrivant dans les luttes portées par les réseaux anarchistes-libertaires.
Le site du tunnel, qui totalise 650 hectares et un périmètre d'une vingtaine de km, a fait l'objet de nombreuses tentatives d'intrusion pendant l'été, généralement la nuit. Un pic à 1.700 avait été atteint le 3 août. 

D'importants travaux de sécurisation - nouvelles barrières, renforcement d'effectifs, chiens renifleurs - avaient été entrepris. Le nombre de tentatives avait baissé pour se fixer autour de 100 par nuit, selon plusieurs sources policières. Certaines de ces intrusions se sont soldées par la mort de migrants.
Depuis le 26 juin, 13 d'entre eux sont morts aux abords du tunnel en tentant de rallier l'Angleterre. Quelle part de responsabilité dans ces morts violentes les No Border ont-ils ?  

vendredi 18 septembre 2015

Une appli mise en service pour dénoncer les regroupements de migrants

Les chauffeurs de poids lourds pourront faire la police: délation organisée ?

Regroupements de migrants ou tentatives d'intrusion dans un camion peuvent être signalés, via une application

Spécialement destinée aux chauffeurs routiers, l'application pour smartphone BF intelligence invite les chauffeurs de poids lourds à signaler la présence de migrants qui cherchent à monter dans les camions empruntant le tunnel sous la manche, révèle la Voix du Nord. BF (border force) Intelligence a été mise en ligne le 2 septembre sur la plateforme de téléchargement d'Apple. Tous les routiers peuvent s'y enregistrer pour ensuite signaler la présence de migrants aux abords des routes
Les routiers peuvent également signaler à un autre camion que des migrants sont en train de tenter de monter dans son camion. Les routiers peuvent ainsi adapter leur itinéraire en fonction les assauts de migrants et éviter les zones les plus risquées.

3000 euros d'amende par migrants

L'inventeur de cette application est anglais
Il s'appelle Jeffrey Scott. C'est lors d'un récent voyage à Calais que l'idée lui est venue. "J'ai vu des conducteurs qui klaxonnaient pour alerter leur confrère devant eux que des migrants étaient en train d'essayer de monter à l'arrière.

Si pour l'instant ils restent peu nombreux à utiliser cette application, ce qui limite son intérêt, les routiers voient plutôt d'un bon œil ce nouvel outil à leur disposition. "Pourquoi pas? Cela pourrait être un outil complémentaire aux mesures de sécurité déjà mises en place, explique à la Voix du Nord Sébastien Rivera, secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR) du Pas-de-Calais. Mais pour l'heure je n'en ai pas beaucoup entendu parler et pour qu'elle soit vraiment efficace, encore faut-il qu'elle soit répandue parmi les chauffeurs routiers". 

Quand des migrants sont surpris dans son chargement à la frontière britanniqueun routier doit payer une amende de 3.000 euros par clandestin. La FNTR avait rencontré en juin dernier des conseillers du ministre des Transports pour leur exposer le problème, expliquant que les transporteurs routier sont en première ligne mais ils ne disposent pourtant d'aucun moyen pour empêcher les intrusions de clandestins dans leur véhicule.
Les syndicats de policiers ont été reçus mardi à la direction générale de la police nationale pour faire le point sur la sécurité du site du tunnel sous la Manche. Jean-Marc Falcone, directeur général de la police nationale, a annoncé des renforts d'effectifs "pérennes d'une vingtaine de policiers" au commissariat de Calais et "des moyens supplémentaires".

3.000 migrants se trouvent à Calais est dans ses environs
dans l'espoir de quitter la France pour la Grande -Bretagne.
Le 31 août,  le premier ministre, Manuel Valls avaient visité le site d'eurotunnel, où de nouvelles barrières avaient été mises en place pour bloquer les migrants, financées par les britanniques. Environ 3.000 migrants, venus principalement d'Afrique de l'Est, d'Afghanistan et de Syrie, se trouvent à Calais et dans ses environs dans l'espoir de traverser la Manche.

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jeudi 20 août 2015

Cazeneuve sur le site des clandestins de Calais:

Ministre héliporté pour ne pas souiller son costume ?

Cazeneuve et May à l'entrée du tunnel sous la Manche: "Vous passerez plutôt sur mon corps" ?
Une mise en scène de l'agit-prop locale
Quand nécessité fait loi, le PS s'entend avec les Conservateurs...
Bernard Cazeneuve et Theresa May, les ministres français et britannique de l'Intérieur, sont venus jeudi ensemble à l'entrée du tunnel sous la Manche signifier "qu'on ne peut pas passer la frontière" illégalement entre les deux pays, alors qu'une très forte pression migratoire s'exerce sur l'Union européenne, notamment à Calais.

Les deux gouvernements ont rendu public en même temps un nouveau plan axé sur la sécurité à l'entrée du tunnel. Il comprend aussi un volet humanitaire pour les migrants "les plus vulnérables" financé à hauteur de 10 millions d'euros sur deux ans par les Britanniques, dont l'essentiel de l'effort portait jusqu'à présent sur la construction de barrières interdisant l'accès au royaume. Depuis début juin, neuf migrants sont morts en tentant de gagner l'Angleterre, fait valoir la préfecture pour justifier les frais engagés.

Les associations humanitaires locales ont évidemment critiqué cet accord vertement

Elles estiment qu'il ne règle rien sur le fond. Le HCR, qui avait réclamé fin août à la France un "plan global", a salué un premier "accord commun", sous la pression des événements.

Le plan n'a pas été non plus du goût de quelques centaines de migrants, qui ont manifesté sous la conduite de ces associations d'extrême gauche, au départ du camp de la "new jungle" près de Calais, avant de gagner la rocade portuaire, où certains ont provoqué les CRS en tentant de monter dans les camions sous leurs yeux.
Savoir si ces demandeurs d'asile ne seraient pas des militants politiques dans leurs pays.
VOIR un embarquement clandestin depuis Calais, un document d'août 2007:

Le Premier ministre Manuel Valls ne manquera pas l'occasion de prendre le train en marche. Il fera donc une apparition médiatique à Calais, le 31 août, accompagné des deux commissaires européens spécialisés, Frans Timmermans et Dimitris Avramopoulos, pour dire ce qu'on ne doit plus faire et ce qu'il faut faire...
"Il faut qu'un signal très fort soit envoyé ici à Calais qu'on ne peut pas passer la frontière que nous gérons en commun, dans le cadre d'une coopération absolument exemplaire entre nos deux pays, a prêché Bernard Cazeneuve. Les passeurs doivent savoir qu'il n'y a pas de passage possible ici à Calais", a insisté le petit Cazeneuve, du haut de son 1,67m, dès son héliportage sécurisé sur le site d'Eurotunnel avec Mme May, pour la première fois présente sur ce site. Celle-ci a loué "la coopération de grande qualité" avec Paris dans ce dossier: 
Blablabli et blablabla diplomatique attendu. 

Pourquoi cette admirable volonté politique a-t-elle tant tardé ?
Des résultats significatifs ont déjà été obtenus avec la division "par dix", selon Cazeneuve qui ne  cite pas ses sources, des tentatives d'intrusion dans le tunnel, tombées de "quelque" 2.000 quotidiennement fin juillet à 100 à 200 ces derniers jours.

Le duo s'en est pris surtout aux "gangs criminels" de passeurs qu'il faut "briser", a lancé Mme May, 
Cazeneuve resservant son prêchi-prêcha sur un "trafic abject qui conduit à des tragédies humaines, des morts".

A distance respectable des illégaux, les deux ministres ont visité dans la matinée la salle de contrôle de sécurité de l'immense site d'Eurotunnel et rencontré les forces de l'ordre des deux pays. A Calais même, ils ont échangé avec les élus locaux et se sont fait expliquer le fonctionnement du centre d'accueil Jules Ferry, qui jouxte le camp de la "New Jungle".

Sur le plan humanitaire, l'accord franco-britannique prévoit, grâce à une rallonge de 10 millions d'euros, d'"intensifier l'observation" des migrants pour "identifier les plus vulnérables et les victimes potentielles de la traite", et d'offrir "des capacités de logement". Puisque c'est l'Etat qui paie, n'est-ce pas...
Pour les demandeurs d'asile, Londres "apportera une aide (...) pour la mise en place d'hébergements dédiés, situés à une distance significative de Calais". Il s'agit aussi de "diminuer la pression migratoire" localement.

"C'est toujours bon à prendre, mais les gens ne demandent pas à avoir de meilleures conditions dans un bidonville, ils veulent construire leur vie quelque part en Europe", a vivement objecté Philippe Wannesson (ci-contre), militant des droits de l’homme (La Marmite aux idées) et auteur du blog d'observation (très partisan) Passeurs d'hospitalité, depuis 6 ans.
Cliquer pour une meilleure lisibilité de cette "observation" objective de Wannesson

Concrètement, l'Angleterre envoie un renfort de... 10 policiers !
Il s’agit surtout de faire oublier les joutes du début de l’été, lorsque la Grande-Bretagne reprochait à la France une situation chaotique et que celle-ci s’agaçait de jouer le bras policier de son voisin. Jeudi, Londres a également officialisé le versement d’une enveloppe de 10 millions d’euros, qui vient s’ajouter à une contribution de 15 millions d’euros sur trois ans, annoncée en septembre 2014 pour sécuriser le port de Calais. Une rallonge de 10 millions d’euros avait déjà été décidée au début d’août. « Ça fait 35 millions d’euros en tout, c’était zéro il y a un an », insiste-t-on au ministère de l’intérieur français.
Pour lutter contre les passeurs, c'est royal...
VOIR et ENTENDRE Cazeneuve passer gravement en revue les dix Britanniques:

Un plan de guerre avec "commandement unifié" 

Côté sécurité, la Grande-Bretagne va aussi apporter "des moyens sophistiqués", a affirmé Cazeneuve lors d'une conférence de presse avec Theresa May. 
Et cette sophistication consiste en "davantage de vidéo-surveillance" entre autres, a-t-elle précisé.

Une nouvelle salle de contrôle va être créée et des équipes supplémentaires de fouille du fret seront "déployées" 24h/24 et 7 jours/7.

"On défigure le Calaisis avec des barrières qu'on dénonçait en Afrique ou en Espagne", a souligné Jean-Claude Lenoir, président de l'association Salam, qui distribue des repas aux migrants et s'accommode des campements et détritus.

Autant de mesures dont se félicite en revanche le PDG d'Eurotunnel, Jacques Gounon, qui applaudit à ce "soutien extrêmement clair au travail des équipes d'Eurotunnel". 
La maire LR de Calais, Natacha Bouchart, -qui a oeuvré avec détermination à la mobilisation du Royaume-Uni -  a elle aussi salué le "renforcement" des mesures de sécurité, tout en continuant de réclamer des "compensations pour le territoire".

Bernard Cazeneuve devait dans la foulée se rendre à Berlin pour rencontrer dans la soirée son homologue Thomas de Maizière, qui a annoncé mercredi que l'Allemagne attendait cette année "jusqu'à 800.000 demandeurs d'asile", un record absolu pour ce pays de 81 millions d'habitants. Le ministre allemand entend sensibiliser les partenaires européens sur l'axe de pénétration de l'Europe depuis la Grèce vers la Suède, via la Hongrie et l'Allemagne.
En juillet, le nombre d'arrivées de migrants sur les côtes européennes a atteint le niveau record de 107.500, soit un triplement sur un an, selon l'agence européenne Frontex. Jeudi, la Macédoine a décrété l'état d'urgence en raison de "passages illégaux massifs en provenance de la Grèce".

"Les migrants n’ont pas plus de chance de refaire leur vie au Royaume-Uni qu'en France"
Des clandestins encagoulés ont escaladé une barrière pour accéder 
à l'Angleterre par l'Eurotunnel près de Calais, le 28 juillet 2015
Entre protestation et mobilisation, les Britanniques ont des réactions mitigées face aux intrusions d'illégaux sur le site d’Eurotunnel côté français. Lundi, 2.000 migrants ont ainsi tenté de pénétrer dans le tunnel pour rejoindre le Royaume-Uni.
A Folkestone, commune britannique exposée au débouché du tunnel sous la Manche, Bridget Chapman et les militants extrémistes de son association Folkestone United ont prévu de manifester samedi 1er août à la sortie du terminal de l’Eurotunnel "en soutien aux migrants de Calais". Cette militante, dont la ville est devenue un point de passage, ne supporte plus d’entendre parler des clandestins "de façon déshumanisée" ou "en terme quasi-zoologique".

Le pouvoir socialiste n'a opposé que des mesures répressives
Depuis plusieurs semaines, les tentatives d'intrusion sur le site d'Eurotunnel depuis la ville de Calais sont quotidiennes et massives, certaines se soldant par la mort de candidats à l'immigration. Ces tentatives ont connu leur point d’orgue dans la nuit de lundi 27 à mardi 28 juillet (video ci-dessous), lorsque plus de 2.000 migrants ont tenté d'entrer sur le site côté français. Le PDG d’Eurotunnel Jacques Gounon affirme avoir empêché le passage de 37 000 migrants depuis janvier, et a dénoncé "des invasions systématiques". Mercredi 29 juillet, la réponse du ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve est l'annonce d'un renfort de 120 policiers supplémentaires à Calais.

"On parle des incidences sur l’économie plus que de la mort de personnes innocentes, poussées par le désespoir", polémique Bridget Chapman auprès de France 24, sans considération pour le mal-être de ses concitoyens. "Je pense qu’il est important de montrer que nous attendons de nos gouvernements qu’ils apportent une aide morale à ces gens, au lieu d’entraver leur venue par tous les moyens. Ces migrants ont traversé le Sahara, la Méditerranée, ajouter de plus en plus de barbelés ne les arrêtera pas", estime-t-elle.
Manif pro et anti-migrants
A Folkestone, ville éprouvée par le chômage et le déclin du tourisme, tout le monde n’est pas du même avis. Samedi, face à Folkestone United, des militants de la Ligue de défense anglaise (EDL)un groupe d’extrême droite, cette fois, ont prévu de manifester contre les clandestins, considérant que le Royaume-Uni accueille déjà suffisamment d'étrangers. "Les gens ici ont été influencé par la rhétorique anti-immigration du parti [d'extrême droite] Ukip", explique Bridget Chapman. La militante évoque un "fantasme collectif", rappelant qu’elle ne croise pas des migrants au quotidien dans les rues de Folkestone.
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"Les migrants évitent de traîner dans le coin", confirme Zoe Gardner qui vient en aide aux migrants, aux côtés de Folkestone United, avec l'association Asylum Aid. "Ils se rendent le plus vite possible à Londres pour rejoindre leurs familles", raconte-t-elle. Dans leur bureau londonien, une équipe de 14 juristes reçoit entre autres des Afghans, des Érythréens, des Soudanais et des Somaliens. Ces derniers temps, les bénévoles sont débordés. La plupart des demandeurs d’asile reçus par Asylum Aid arrivent au Royaume-Uni par avion, "avec de faux papiers" ou "un visa tourisme", explique Zoe Gardner.

Un droit d’asile strict
Ceux qui ont fait le trajet par l’Eurotunnel se sont souvent cachés dans des camions et restent très marqués par cette expérience. "Ils se souviennent encore de l’obscurité, du danger", raconte Zoé Gardner. L’arrivée à Folkestone est vécue comme un soulagement. Mais il est de courte durée : leurs soucis ne s’arrêtent pas sur le sol anglais.

Nombre de clandestins sont appréhendés du côté britannique du tunnel et sont transférés - qu'ils aient ou non fait des demandes d'asile - dans un centre de rétention des environs de Douvres, une ancienne forteresse gérée par les services carcéraux britanniques. Nombre d’entre eux y séjourneront plusieurs mois.

"[Les migrants qui arrivent à Folkestone] risquent la détention et ne sont pas à l’abri de se faire renvoyer dans le premier pays européen qui a pris leurs empreintes, en vertu de la convention de Dublin", explique la militante à qui France 24 donne équitablement  abondamment la parole. Le règlement européen interdit à une personne de déposer des demandes d'asile dans plusieurs États de l'Union. En ce moment, Zoe Gardner, une communicante, s’occupe d’un Afghan qui, après avoir rejoint son frère réfugié à Londres, va devoir retourner en Hongrie, le premier pays européen où il a atterri.

Pour la militante et étudiante à temps partiel, "la situation n’est pas tellement différente ici [au Royaume-Uni]". "Nos lois sur l’asile sont aussi dures, ils [les migrants de Calais] n’ont pas plus de chance de refaire leur vie ici qu'en France", ajoute-t-elle, idéologiquement négative, même si elle concède que l’hébergement d’urgence fonctionne mieux du côté britannique que du côté français de la Manche, l’afflux de réfugiés n’étant pas le même que dans l'Hexagone. Elle garde en mémoire les images du campement de La Chapelle à Paris, où plusieurs centaines de migrants ont vécu pendant presque un an, avant d’être évacués, sans véritable solution de relogement. "Au moins, soupire-t-elle, nous avons un nombre d'hébergements suffisant pour que les gens ne dorment pas à la rue".

dimanche 2 août 2015

Calais: Hollande et Valls lâchent les chiens sur les "migrants"

Nouvelles clôtures et chiens contre les intrusions de migrants

Cazeneuve cible les passeurs 

Le blocage des illégaux cherchant à s'infiltrer en Grande-Bretagne depuis Calais est une "priorité absolue" de Paris et de Londres, assurent en choeur le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et son homologue britannique, Theresa May.
"Les choses sont claires : mettre fin à cette situation est une priorité absolue. Nos deux gouvernements sont déterminés (of course !) à y parvenir, et à y parvenir ensemble", affirment Bernard Cazeneuve et Theresa May, qui se sont rencontrés mardi à Londres, suite aux tensions inter-gouvernementales nées de l'attitude du pouvoir britannique qui délègue ses responsabilités à la France depuis 2003.

A l'issue de cette rencontre de mardi dernier, le gouvernement britannique a annoncé une rallonge de 10 millions d'euros pour renforcer la sécurité du terminal d'embarquement d'Eurotunnel à Coquelles, près de Calais, cible de plusieurs milliers de tentatives d'intrusion ces derniers jours.

Chiens renifleurs, construction de nouvelles clôtures, renforts policiers
"Toutes ces mesures vont dans le même sens et envoient un signal fort: nos frontières sont sûres, et les passeurs commettent un acte criminel en faisant venir à Calais des migrants dont ils savent qu'ils ne pourront aller plus loin", clament les deux ministres.

VOIR et ENTENDRE Cazeneuve mettre en cause les passeurs, après avoir stigmatisé les Anglais, comme il a dressé les éleveurs contre les grandes surfaces, se défaussant sereinement à chaque problème sur des boucs émissaires: 

Le pouvoir socialiste bloque des illégaux. Il assure chaque mois "le retour depuis Calais dans leur pays d'origine de 200 migrants qui ne peuvent pas bénéficier du droit d'asile", selon eux.

Theresa May et Bernard Cazeneuve s'accordent pour réclamer une coordination des pays européens

La situation à Calais ne concerne "pas seulement nos deux pays", affirment-ils de concert. "Nombre de migrants présents à Calais pour tenter de rallier le Royaume-Uni sont en effet passés par l'Italie, la Grèce ou d'autres pays encore. "La France n'est pour eux qu'un pays de transit", prétendent-ils.

Cazeneuve met le "passeport-talents" dans sa poche et son mouchoir par-dessus. "Toute réponse pérenne aux pressions migratoires repose sur la réduction du nombre de personnes qui quittent l'Afrique pour rejoindre l'Europe pour des raisons économiques", insistent-ils.

Des travaux importants de sécurisation du port de Calais déplacent le problème depuis deux mois. 
Les barricades hérissées de barbelés incitent de nombreux migrants à tenter leur chance sur le site du tunnel pour tenter la Grande-Bretagne qu'ils voient comme un eldorado. Les caténaires et l'insécurité à l'intérieur du tunnel ont fait plusieurs dizaines de morts de migrants au cours des dernières années.



Cameron s’est dit prêt à tous les moyens pour aider la France

Suite à de nouvelles tentatives d’ "intrusion" 
 
(élément de langage désormais officiel) de clandestins sur le site d’Eurotunnel la nuit dernière,  à faire face à la situation, vendredi 31 juillet.


Dans le Kent, le premier ministre britannique fait face à diverses mobilisations.

"Nous sommes prêts à aider davantage et à travailler main dans la main avec nos homologues français pour faire baisser la tension des deux côtés de la frontière", a déclaré le premier ministre britannique
David Cameron annonce l’envoi de nouvelles clôtures et de chiens renifleurs supplémentaires.

Une image prise dans la nuit du 30 au 31 juillet révèle que certains illégaux sont parvenus à échapper aux contrôles mis en place par le gouvernement Valls, cette semaine à Calais, et ce malgré le "déploiement" (élément de langage officiel) de 120 policiers supplémentaires annoncé en grandes pompes par Nanard Cazeneuve, jeudi. Le pouvoir autorise en effet la diffusion d'une première image montrant des clandestins passés avec succès de l'autre côté de la Manche.


Sur le cliché, on distingue quelques camions passant au-dessus des voies ferrées à l’arrivée du terminal de Folkstone, au Royaume-Uni, à quelques centaines de mètres de la sortie du tunnel sous la Manche. Et sur le toit de l’un d’eux, deux silhouettes d'illégaux  qui ont visiblement réussi à entrer au Royaume-Uni, couchés sur le poids lourd.
Les faux-culs révèlent cette réalité ancienne en utilisant le conditionnel, comme si les clichés disponibles n'étaient pas explicites: voir cette autre preuve.
"C’est la première fois que je vois des migrants à la sortie du tunnel"


Ce témoignage suspect émane du photojournaliste, Justin Tallis, qui a réalisé le cliché exploité par le journal Le Monde pour justifier le "front commun de la Grande Bretagne et de la France. Et l'envoi de chiens renifleurs, une annonce de Cameron qui n'émeut pas les associations françaises qui se disent 'humanitaires'. Tout en diffusant ces clichés, ce britannique employé par l'AFP se défend cependant d'avoir vu précisément les clandestins sortir du tunnel sur le toit du camion. Sortis de nulle part !

A une trentaine de kilomètres de Folkstone, côté français, 3.000 clandestins "patientent" (sic) actuellement, espérant passer la frontière : depuis près de deux mois, 1.500 à 2.000 tentatives d’"intrusion" (sic) sont constatées quotidiennement sur le site d’Eurotunnel, une zone de 650 hectares.

Les mêmes migrants, désireux de rejoindre l’Angleterre, tentent leur chance plusieurs fois par nuit, par groupe d’une dizaine, voire d’une centaine de personnes.
Les tentatives ont été plus nombreuses encore ces derniers jours sur le site d’Eurotunnel à Calais, que les clandestins cherchent à s’introduire ou essaient de monter sur des navettes pour rejoindre l’Angleterre. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la police a effectué environ 300 interceptions et comptabilisé entre 800 et 1.000 migrants (ça fait 900) aux alentours du site. Malgré tout, des illégaux font toujours l’impossible pour s’introduire sur le site, en passant à travers champs ou en escaladant les grilles. "Si quelqu’un veut aller quelque part, si c’est son objectif, rien ne l’en empêchera", témoigne l’un d’entre eux.

"Aucune leçon à recevoir " pour Cazeneuve

Le mini-ministre a laissé au  premier ministre britannique, David Cameron, le soin d'annoncer que de nouvelles clôtures et des chiens renifleurs supplémentaires vont être envoyés ["déployés" ?] pour sécuriser le site à Calais.

"La situation est inacceptable. Des gens essaient d’entrer illégalement dans notre pays et ici les routiers et vacanciers font face à des perturbations, s'est-il indigné. Nous allons envoyer des clôtures, des chiens renifleurs et des moyens supplémentaires."

D. Cameron a ajouté qu’il va "parler au président Hollande plus tard dans la journée" (ce qu’a confirmé ce dernier, vendredi après-midi), pour le "remercier d’avoir mobilisé des policiers supplémentaires, ce qui a déjà produit des effets". Il a également déclaré que Londres est prêt "à aider davantage et à travailler main dans la main avec [ses] homologues français pour faire baisser la tension des deux côtés de la frontière" (photo ci-dessus).

La presse britannique participe à cette soudaine émotion depuis jeudi. 
Cette façon de pointer les insuffisances du gouvernement français a irrité le ministricule. Bernard Cazeneuve a vivement critiqué les critiques britanniques à la sortie du conseil des ministres."Nous n’avons aucune leçon à recevoir d’aucune sorte quant à la mobilisation des moyens mis en œuvre par le gouvernement français (…).

Et de sermonner la Perfide Albion à son tour :  les outrances, les excès, les insultes n’ont jamais réglé aucun problème de dimension humanitaire."

Dans un entretien avec son homologue britannique, Theresa May, Nanard Cazeneuve a réaffirmé, la "détermination" de la France à participer à "l’effort conjoint de solidarité" et de "mobilisation", insistant sur le fait que cet effort " doit être davantage partagé". Un appel au secours visiblement adressé David Cameron.

En Allemagne, la ville de Freital cristallise les tensions anti-migrants

A Freital, en Allemagne de l'est, la tension monte entre des migrants, Syriens notamment, et des habitants de la ville, réunis dans un groupe affilié au mouvement Pegida. "Je veux retourner en Syrie. Très peur ici," aurait déclaré à l’AFP Taher, un clandestin syrien de 27 ans qui a fui la violence de son pays pour finalement arriver à Freital.

C'est de cette petite ville de Saxe, près de Dresde, qu'est parti ce mouvement anti-islam qui s’exporte hors d’Allemagne. A Oslo, Norvège, un rassemblement a eu lieu lundi dernier et d’autres défilés sont annoncés en Autriche et en Suisse.