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lundi 30 mars 2020

Pénurie: Bruno Le Maire se fait moins affirmatif dans ses certitudes

"Si demain il devait y avoir une pénurie, je le dirais aux Français," envisage le patron de Bercy 

Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, envisage désormais l'hypothèse d'un risque de pénuries alimentaires en France 

culpabilisation du/de la pn, manipulateur/trice | Être heureux ...
"Il n'y a pas de pénurie aujourd'hui dans les grands magasins et les commerces alimentaires", a-t-il observé sur RMC et BFMTV, ce lundi.

Mais il ajoure : "Et s'il devait y en avoir demain, "je le dirais aux Français et ils seraient informés pour que nous prenions les dispositions nécessaires", a lâché Bruno Le Maire.

Interrogé sur la possibilité que le gouvernement emploie la méthode Coué sur les pénuries, le ministre a répondu qu'il n'y en avait aucune "à l'heure où je vous parle. Je fais le point deux fois par jour avec le commerce alimentaire, la grande distribution, avec l'industrie agroalimentaire", a précisé le ministre. 

Mais  qu'il "fasse le point" autant qu'il veut : sa déclaration ne nous dit rien de l'évolution du risque, alors que la CGT appelle les chauffeurs routiers à exercer leur droit de retrait, en sorte que des mesures soient prises pour assurer leur protection contre le Covid-19.

"Il y a des tensions sur certains produits," a d'ailleurs reconnu "bien volontiers" Bruno Le Maire

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Comme Macron,
Le Maire pratique le 'naming'n shaming'
"Chacun peut le voir dans ses magasins. Il y a moins de variété sur certains produits comme les pâtes mais je le répète, il n'y a pas de pénuries".
Les règles de “recrutement, de travail de nuit, sur les heures supplémentaires” dans la distribution vont être “assouplies” pour garantir la sécurité de la chaîne d’approvisionnement en produits alimentaires et de première nécessité, a-t-il encore assuré pour les quinze jours à venir.

La presse décrypteuse évite de confronter les propos du jour et ceux du ministre Bruno Le Maire, il y a seulement quinze jours.
Le 15 mars, Le Maire promettait : il n'y aura "pas de rationnement"...
Et, nouvelle preuve du manque de lucidité de l'exécutif commandé par le chef de guerre Macron, de préciser: “90 à 95% des références (seraient) présentes” dans les rayons.

Comme le maître de l'Elysée, le patron de Bercy implique les Français 
"Nous comptons sur le comportement responsable des Français (...) pour ne pas se précipiter sur les rayons et acheter plus que de besoin", a craint le ministre, Il enfonce d'ailleurs le clou de la culpabilisation en disant "faire confiance aux Français" "pour ne pas se précipiter sur les rayons et acheter plus que de besoin”..

Ainsi, Le Maire insinue-t-il qu'en cas de pénurie, seuls les Français pourraient être tenus pour responsables... au premier rang desquels "les représentants de la grande distribution"...

dimanche 29 mars 2020

Les routiers appelés à exercer leur droit de retrait dès le 30 mars, face au coronavirus

Trois syndicats appellent les chauffeurs routiers à se protéger en exerçant leur droit de retrait

Pas sympa, çà, mais Macron pense-t-il à eux ?

Alors que le Covid_19 continue de se propager dans le pays, les routiers sont appelés à exercer "individuellement" leur droit de retrait, à compter du 30 mars, en cas de "manquements" aux mesures de protection sanitaire contre l'épidémie de coronavirus. Les routiers sont inquiets face à cette crise sanitaire qui monte toujours en puissance. 

Manque de masques, de gants et de gel hydroalcoolique, mais aussi manque de sanitaires et de douches" et 
des services de restauration "pas assez répandus", tandis que des "clients ne respectent pas les conducteurs à la juste valeur", face à cette situation très préoccupante et un constat perdurant de jour en jour, justifient, selon les trois syndicats, cet appel à exercer librement leur droit de retrait, dès lundi 30 mars, si leur protection sanitaire contre le COVID-19 n'est pas garantie.

Les trois syndicats précisent plusieurs de leurs revendications

Citons  "des dispositifs sérieusement protecteurs", mais aussi "l'arrêt des transports non essentiels", la "réquisition des aires de repos, stations-services, restaurants routiers", ainsi que "les mêmes protections que les urgentistes" concernant les transports sanitaires.

A l'heure actuelle, le gouvernement ne fixe aucun contre-indication à la libre-circulation des transports en commun. Le ministère de la Santé recommande le port du masque et les bons gestes communs pour protéger sa santé, surtout au retour de Chine, de Singapour, de Corée du Sud, d'Iran ou des régions du nord de l'Italie, fortement touchées elles-aussi. 

Si des routiers exercent individuellement leur droit de retrait, comme souhaité par les syndicats 
CFDT, FO et CFTC, ils "alimenteront" encore davantage les craintes de la population d'une pénurie dans les supermarchés, en dépit des garanties présentées par le ministre de l'Economie : "aucune pénurie alimentaire et pas de rationnement prévus", a promis Bruno Le Maire, dimanche 15 mars, précisant que "90 à 95 % des références (seraient) présentes" dans les rayons.. Et d'ajouter : la "sécurité d’approvisionnement en produits alimentaires" sera "garantie dans les jours et les semaines à venir".


La semaine dernière,
FO-Transports avait, seule, lancé puis levé un appel au droit de retrait à partir du 23 mars pour les salariés du transport routier et de la logistique "non essentiels". 
Le syndicat avait expliqué lever son appel après avoir obtenu une série d'engagements du gouvernement pour garantir la sécurité sanitaire des chauffeurs pendant l'épidémie de coronavirus.

Aujourd'hui, 
"nous ne pouvons malheureusement que constater que les conditions de travail des salariés en matière de sécurité sanitaire ne sont pas au rendez-vous", ont expliqué ces trois syndicats de routiers - CFDT (réformiste), FO et CFTC (modéré) - dans un communiqué commun. "Même si des efforts ont pu être consenti", confient-ils, "cela est bien maigre au regard des risques sanitaires et cela devient de plus en plus dangereux face à cette pandémie", indiquent les trois syndicats dans un communiqué commun.

vendredi 18 septembre 2015

Une appli mise en service pour dénoncer les regroupements de migrants

Les chauffeurs de poids lourds pourront faire la police: délation organisée ?

Regroupements de migrants ou tentatives d'intrusion dans un camion peuvent être signalés, via une application

Spécialement destinée aux chauffeurs routiers, l'application pour smartphone BF intelligence invite les chauffeurs de poids lourds à signaler la présence de migrants qui cherchent à monter dans les camions empruntant le tunnel sous la manche, révèle la Voix du Nord. BF (border force) Intelligence a été mise en ligne le 2 septembre sur la plateforme de téléchargement d'Apple. Tous les routiers peuvent s'y enregistrer pour ensuite signaler la présence de migrants aux abords des routes
Les routiers peuvent également signaler à un autre camion que des migrants sont en train de tenter de monter dans son camion. Les routiers peuvent ainsi adapter leur itinéraire en fonction les assauts de migrants et éviter les zones les plus risquées.

3000 euros d'amende par migrants

L'inventeur de cette application est anglais
Il s'appelle Jeffrey Scott. C'est lors d'un récent voyage à Calais que l'idée lui est venue. "J'ai vu des conducteurs qui klaxonnaient pour alerter leur confrère devant eux que des migrants étaient en train d'essayer de monter à l'arrière.

Si pour l'instant ils restent peu nombreux à utiliser cette application, ce qui limite son intérêt, les routiers voient plutôt d'un bon œil ce nouvel outil à leur disposition. "Pourquoi pas? Cela pourrait être un outil complémentaire aux mesures de sécurité déjà mises en place, explique à la Voix du Nord Sébastien Rivera, secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR) du Pas-de-Calais. Mais pour l'heure je n'en ai pas beaucoup entendu parler et pour qu'elle soit vraiment efficace, encore faut-il qu'elle soit répandue parmi les chauffeurs routiers". 

Quand des migrants sont surpris dans son chargement à la frontière britanniqueun routier doit payer une amende de 3.000 euros par clandestin. La FNTR avait rencontré en juin dernier des conseillers du ministre des Transports pour leur exposer le problème, expliquant que les transporteurs routier sont en première ligne mais ils ne disposent pourtant d'aucun moyen pour empêcher les intrusions de clandestins dans leur véhicule.
Les syndicats de policiers ont été reçus mardi à la direction générale de la police nationale pour faire le point sur la sécurité du site du tunnel sous la Manche. Jean-Marc Falcone, directeur général de la police nationale, a annoncé des renforts d'effectifs "pérennes d'une vingtaine de policiers" au commissariat de Calais et "des moyens supplémentaires".

3.000 migrants se trouvent à Calais est dans ses environs
dans l'espoir de quitter la France pour la Grande -Bretagne.
Le 31 août,  le premier ministre, Manuel Valls avaient visité le site d'eurotunnel, où de nouvelles barrières avaient été mises en place pour bloquer les migrants, financées par les britanniques. Environ 3.000 migrants, venus principalement d'Afrique de l'Est, d'Afghanistan et de Syrie, se trouvent à Calais et dans ses environs dans l'espoir de traverser la Manche.

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jeudi 18 décembre 2014

Austérité: colère des chauffeurs routiers


La CFDT finit par entendre sa base !
Des opérations de blocages des routes et d'entrepôts sont envisagées
Les salaires ont mobilisé les routiers jeudi 18 décembre, un peu partout en France. Les chauffeurs routiers n'ont pas été augmentés depuis deux ans et le problème de la concurrence n'est pas essentiel comme chez les taxis.  Ils réclament alors une augmentation de 100 euros nets par mois.

La CFDT ne parvient pas à négocier avec le patronat et le syndicat majoritaire vient de claquer la porte, menaçant d'actions coup-de-poing jeudi 18 et vendredi 19.


La CFDT commence à prendre ses distances avec Hollande et Valls

Frapper là où ça fait mal
"Les chauffeurs routiers viennent d'entamer leur action coup de poing", explique Anne-Claire Poignard en direct du péage de Saint-Arnoult (Yvelines),une des grandes portes de la région parisienne sur l'A10. "Ils sont une centaine venus de toute la France pour tenter de bloquer la circulation dans les deux sens. Plusieurs dizaines de camions et de voitures sont bloquées", précise France 2 au JT de 20h, jeudi 18 décembre, dans le sud de la région parisienne.
Certains portent des bonnets de père Noël clignotant sur la tête. Ils bloquent la circulation, pour les poids-lourds et les camionnettes, dans les deux-sens sur environ la moitié des voies. Des palettes ont été installées devant le péage.
En revanche, les voitures des particuliers peuvent circuler. Vinci Autoroutes recommande toutefois aux usagers «d’éviter le secteur dans la mesure du possible». 

Vers 23 heures, selon la gendarmerie, environ 800 camions étaient à l'arrêt sur une dizaine de kilomètres de part et d'autre du péage. Des CRS sont sur place pour sécuriser l'endroit, mais pas pour évacuer. "On va rester le temps qu'il faudra, pour que les patrons comprennent que quand la CFDT elle dit, la CFDT elle fait", a menacé Thierry Cordier, secrétaire général de la fédération. "On est ici car la police ne voulait pas nous voir à Rungis. Leur barbaque, ils l'auront mais ils l'auront tardivement", a-t-il mis en garde. Le marché de Rungis avait en effet été annoncé comme la cible initiale des manifestants, mais quand le pouvoir socialiste dit, la CFDT fait ! 
Certains pensent même que la CFDT fait le jeu du gouvernement contre les patrons...

Une épreuve de force pour arracher des augmentations de salaire
Le principal syndicat du transport routier juge qu'avec la baisse du prix du diesel, mais aussi l'abandon de l'écotaxe, le patronat en a les moyens. Or,depuis trois mois, les négociations sont pourtant toujours dans l'impasse.

Le calendrier n'est bien sûr pas dû au hasard: le but est de frapper là où ca fait mal, et cela juste avant les fêtes en perturbant les livraisons du père Noël.

Mais les autres syndicats craignent l'impopularité d'un tel mouvement et préfèrent attendre après les fêtes... Et une autre journée d'action est donc à prévoir début janvier.

Les routiers CFDT, alliés objectifs du pouvoir socialiste

Les camarades syndicalistes de Hollande disent avoir tendu la main au patronat.
La semaine dernière, la CFDT s'était dite prête à lever son mouvement en cas de négociation rapide "et surtout sérieuse" avec le patronat.  "Au vu de l'absence d'évolution de la position patronale, la CFDT Route confirme son appel à la mobilisation des salariés du transport routier et à la mise en place de blocages en Ile-de-France visant à impacter l'économie", ajoute le syndicat dans un communiqué.
Si, depuis le 1er décembre, les négociations salariales pour 2015 sont au point mort, c'est que la CFDT, syndicat réformiste de dialogue qui réclame une revalorisation (10 euros) du salaire minimum pour les salariés les moins qualifiés, avait claqué la porte faute d'engagements suffisants du patronat.