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lundi 6 avril 2020

Macron restitue le stock de masques piraté à la Suède...

La "réquisition" de masques par la France provoque un incident diplomatique avec la Suède

La France a-t-elle intercepté des masques à destination de la Suède ?


Dans un article intitulé "Guerre des masques entre la Suède et la France," 
L'Express a révélé l'acte de piraterie de Macron sur plusieurs millions de masques appartenant à la Suède: Stockholm demande à Macron de rendre ce qu'il a pris. Une action qui rappelle les heures sombres de notre Histoire et la confiscation des biens des Juifs par les nazis.

Le 5 mars, à Lyon,
la France s'est livrée à une "attaque de la diligence" en réquisitionnant « 4 millions de masques appartenant à l’entreprise suédoise Mölnlycke, un géant du secteur médical spécialisé dans les produits jetables (masques, blouses pour bloc opératoires, etc.,". Deux millions d’entre eux étaient destinés à deux de nos partenaires européens, l’Espagne et à l’Italie. Un million devait partir en Suisse, le dernier million restant étant réservé pour la France.

Ni Macron, ni Philippe, ni Bercy ne voulait restituer le butin
Service gouvernemental français attaché au premier ministre, chargé d'assister le chef du gouvernement dans l'exercice de ses responsabilités en matière de Défense nationale et de Sécurité nationale, le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale refusait de lâcher sa prise de guerre. Il aura fallu plusieurs semaines de tractations et l'entrée en scène de la diplomatie suédoise auprès de Claire Landais, présidente du secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (ex-directrice des affaires juridiques de Le Drian au ministère de la défense), pour régler le contentieux. Au final, Macron a rendu la moitié de la cargaison, soit 2 millions de masques.


Un coup monté juridique
Amazon.fr - Un vol organisé : L'Etat français et la spoliation des ...
Cette main basse de Macron s'inscrit dans le contexte d’un décret, signé deux jours auparavant (le 3 mars) permettant la réquisition de l’ensemble des stocks et productions de masques de protection respiratoire, ainsi que des masques antiprojections, présents ou produits sur le territoire, jusqu’au 31 mai.

L’entreprise Mölnlycke raille la France : "Au téléphone, nos interlocuteurs étaient en pleurs, ils avaient un besoin urgent de ces masques, c’était terrible." Depuis, elle ne souhaite plus s’étendre sur le nombre de masques confisqués puis restitués mais souligne le cynisme de l'Etat français: "La France a imposé une interdiction de l’export des masques. Cela rend encore plus difficile d’effectuer une distribution de matériel médical dans de bonnes conditions, ce qui est urgent dans cette situation."
L'entreprise observe que la France imite certains de ses voisins : "Les gouvernements de la plupart des pays dans lesquels nous sommes actifs [Finlande, République tchèque ou Belgique] ont mis en place des restrictions."


Les méthodes de Macron indignent Stockholm


Etat membre de l'UE, la Suède est un des pays les plus démocratiques au monde (premier en 2008, troisième en 2019 derrière la Norvège et l'Islande), tandis que la France était 20e, selon l'indice de démocratie du groupe de presse britannique The Economist Group (lié à la famille Rothschild). Le 31 décembre 2010, elle a même reçu le prix de l'Excellence 2010 (pays le mieux réputé). 

Les « Monuments Men » remettent un « album Hitler » aux archives ...

Le ministère des Affaires étrangères suédois n'a pas de mots assez durs pour qualifier le comportement de Macron. "Nous suivons de très près cette situation. Le marché commun doit fonctionner, particulièrement en temps de crise. La Suède est en contact avec les autorités françaises et a exprimé ses inquiétudes quant aux restrictions mises en place et à leurs conséquences pour la disponibilité de l’équipement médical vital (parmi lequel, des masques). Le gouvernement a eu plusieurs fois l’occasion de faire savoir auprès des officiels français que nous attendons de la France qu’elle cesse rapidement ses réquisitions de l’équipement médical et fasse ce qu’il faut pour assurer la sécurité du transport de ces biens.

Le ministère ajoute : "La Suède a alerté la Commission européenne et affirmé que toutes les restrictions d’export au sein du marché interne doivent être levées. Il est dans l’intérêt de la France, aussi, de s’inscrire dans un marché qui fonctionne bien et procure des équipements médicaux." 
Par ailleurs, le 26 mars, le Conseil européen, a recommandé une coopération étroite entre Etats membres.


A Matignon, la levée des réquisitions ne semble pas à l'ordre du jour.
D'autant moins que sont pointés la politique d'austérité de Macron et l'imprévoyance  du gouvernement en matière de santé publique, ajoutés à leur manque de réactivité face à l'épidémie signalée par Agnès Buzyn dès la fin décembre 2019. De nombreux personnels de santé alertent d'ailleurs sur la pénurie de masques adaptés.

La France n'hésite pas à jurer de sa mise en œuvre d’une solidarité européenne. "Si les mesures de réquisition sont guidées par l’impératif de protection des Français, le gouvernement a toutefois bien réaffirmé son attachement à la solidarité européenne et la nécessité d’en tenir compte dans l’affectation des biens qui ont été [et restent] réquisitionnés, en permettant à certaines livraisons d’être effectuées vers d’autres Etats membres de l’Union européenne. En vertu du principe de solidarité européenne, le gouvernement a autorisé l’entreprise suédoise Mölnlycke Health Care à exporter 2 millions de masques, qui étaient stockés sur le territoire français, vers la Suède."  Macron bloque et débloque !

Au final, Mölnlycke aurait fait le choix de ne plus transiter par la France
pour l’instant, afin d’éviter les saisies.

La France, mise au ban de la communauté européenne

Suite aux pressions exercées par Stockholm, Macon a cédé : Paris a levé, samedi, l’interdiction d’exportation.
Le groupe suédois Mölnlycke est désormais autorisé, comme avant, à utiliser sa plate-forme de distribution basée à Lyon, pour alimenter le sud de l’Europe. Au mépris des principes fondateurs du Marché commun et de l'Union européenne.
Après avoir démontré sa patience pendant un mois, la Suède avait haussé le ton, vendredi 3 avril. Abordant, en visioconférence depuis Bruxelles,  le sujet de la confiscation des stocks du groupe suédois Mölnlycke à Lyon , et des restrictions imposées par la France sur les exportations de matériel médical au reste de l'Europe,  la commissaire européenne suédoise Ylva Johansson avait estimé qu'elles étaient "inacceptables", alors que le ministère des affaires étrangères, à Stockholm, jugeait la situation "sérieuse".

Samedi midi,  Ann Linde, la cheffe de la diplomatie suédoise,a annoncé, sur Twitter, que les pressions exercées par la Suède avaient porté leurs fruits :
"Suite aux efforts du gouvernement [suédois], la France a décidé de lever les restrictions à l’export des masques de protection de Mölnlycke. Cela signifie que des équipements essentiels à la lutte contre le coronavirus peuvent être distribués au reste de l’Europe."

Côté français, le ministère de Jean-Yves Le Drian tente de sauver la face:
"On fait des exceptions au cas par cas, a-t-il tenté d'expliquer. Et de se justifier : "sinon on perd la vision d’ensemble des stocks disponibles et on risque les fuites hors UE. Mais, pour les Européens, on débloque aussi vite que possible à chaque fois," assurait-il, la queue entre les jambes, dans un entretien avec Le  Monde. 

Les révélations de L'Express ont obligé Macron à manger son chapeau. 
L'individualisme de l'ex-banquier et l'autoritarisme du président sans foi ni loi mettent un coup d'arrêt aux prétentions de l'arrogant Macron en termes de leadership en Europe

"Un regrettable hoquet dans des relations diplomatiques," ironise l’ambassadrice de Suède en poste à Paris, Veronika Wand-Danielsson. 
La guerre des masques n'aura pas lieu : elle aurait été la première depuis 1939... 

jeudi 4 juillet 2019

Macron s'attribue une influence décisive sur les nominations des nouveaux patrons de l'UE

La nouvelle équipe à la tête de l'UE, c'est comme "un acte 2 pour notre Europe", raconte Macron

Les forces en présence restent les mêmes et Macron n'y a rien pu

Résultat de recherche d'images pour "quatre postes cles UE"
Michel, von der Leyen, Lagarde et Borrell  
Le président français s'est beaucoup montré devant les caméras, mais les états-membres l'ont vu venir: sa réputation d'arrogance l'a précédé, lui et sa clique. L’accord obtenu à l'arraché malgré ses dénigrements de "l'image pas sérieuse" laissée par l'UE au cours des négociations a porté l’Allemande Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne et Christine Lagarde à la BCE. Un "fifty-fifty" qui n'a rien d'une victoire qu'il puisse s'approprier, alors que, trois jours plus tôt, il "fustigeait un "échec" du sommet de l'UE sur l'attribution des postes clés, qui la rend "pas crédible au plan international".

Emmanuel Macron sera passé par tous les états ces derniers jours à Bruxelles. Agacé, voire énervé parfois, et méprisant des autres qui n'ont pas la bonne méthode, il fait maintenant le paon, suite à l'accord signé  pour les cinq années à venir. Outre Ursula von der Leyen, une proche d'Angela Merkel, et la Française Christine Lagarde, ex-ministre de Sarkozy, l'avantage n'est déjà pas à Macron, surtout si on ajoute le Belge Charles Michel, un centriste proche de l'UDI, à la présidence du Conseil européen (à Bruxelles, à la suite de Jean-Claude Juncker) et le socialiste espagnol Josep Borrell comme Haut représentant pour les Affaires étrangères, en remplacement d'une femme, Federica Mogherini, ministre des Affaires étrangères italienne, on ne voit toujours pas bien sur quoi se fondent les cris de victoire de Macron.

"Deux femmes et deux hommes, quatre personnalités qui se sont toujours illustrées par leur engagement extrêmement fort en faveur de l’Europe, des idées européennes. Les critères de compétence, d’expérience, de parité et d’équilibres politique et géographique ont ainsi été remplis par le Conseil. Pour la première fois, la Commission européenne et la Banque centrale européenne sont dirigées par des femmes", a commenté Emmanuel Macron, comme si les choix ne s'étaient pas faits sans lui. 

Macron n'hésite pas à confisquer à son profit la victoire collective 

Résultat de recherche d'images pour "quatre postes cles UE"
Le prétentieux parmi ses collègues
"C’est donc bien un acte 2, assure-t-il, qui commence pour notre Europe, avec une nouvelle équipe, profondément renouvelée, de nouveaux visages, un nouveau souffle au service d’un nouvel agenda que nous avons défini ces dernières semaines. " La comparaison a de quoi inquiéter, quand on sait ce qu'a été l'acte 1...

Il frise le ridicule.
Celui qui s'exprime en anglais à l'étranger a en effet parlé de victoire de la francophonie. En cherchant bien ce qui pourrait valoriser sa présence aux négociations, il a mis en avant la maîtrise de notre langue par les deux femmes, dont l'une est française ! Sans compter le Belge, bien qu'il soit issu d'une famille d'entrepreneurs flamands. Mais rien n'arrête Macron.

Quand à la presse française, elle ne craint pas l'intox

Le Point assure ainsi que c’est Macron qui a proposé à Angela Merkel le nom de sa compatriote Ursula der Leyen pour la Commission européenne, lundi soir au téléphone. La Chancellière aurait donc eu besoin de Macron pour proposer cette membre de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) comme elle. Merkel n'avait-elle pas pourtant fait d'Ursula Gertrud von der Leyen sa ministre fédérale de la Défense, en décembre 2013, et ne l'avait-elle pas ensuite reconduite à ce poste régalien en mars 2018. Mais ça lui serait sorti de l'esprit sans Macron, assure le magazine de la famille Pinault.

Ce n'est pas parce que Macron se place au centre du jeu qu'il est incontournable dans l'UE.
Le Point affirme que le Français a en "joué ostensiblement la carte du couple franco-allemand", ce qui demande des explications à propos de l'éviction de Manfred Weber, 46 ans, membre de l'Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU) et président allemand du groupe PPE au Parlement européen depuis 2014, qui fut éliminer pour assurer la parité entre les quatre.

Le Point n'hésite pas à verser de nouveau dans la désinformation en écrivant que Macron-Superman a "volé au secours d’une chancelière allemande fragilisée par les divisions de son propre camp". Le compromis trouvé n'avait pas ses faveurs, mais il a dû s'y résoudre. Ses 21 eurodéputés de 'Renew Europe' (pour les anglophiles), dont seulement 10 LREM, ne le mettent pas en position de force
D'autant que le groupe auquel LREM s'est agrégé compte 108 élus contre 182 au PPE à sa droite.


lundi 15 février 2016

Les agriculteurs votent socialistes, mais se mettent en colère à Vannes

Les incohérences des Bretons, ça va bien !

Jeudi soir à la télé, le président Hollande avait solennellement promis que "les choses allaient bouger." Elles bougent !


Fantôme et pourtant reconduit- le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, ne se fera finalement pas représenter par l'ambassadeur lors de ce Conseil européen, où la France compte notamment demander "un plan européen de stockage" pour désengorger le marché de la surproduction de lait et de porc.
Dès 06h00 lundi, les agriculteurs méfiants, qui réclament que leur production soit payée au juste prix, dénoncent les sanctions européennes contre la Russie et les cours trop bas de leurs productions et les pressions de la grande distribution française. 
Samedi 13 février, de nouvelles actions ont été menées en Ille-et-Vilaine à Saint-Grégoire, Saint-Malo, Fougères et Vitré, et dans les Côtes-d'Armor à Saint-Brandan, Ploufragan, Pléneuf-Val-André, Lamballe et Pluduno. Le centre Leclerc de Quimperlé, dans le Finistère, a lui aussi été bloqué. Ce lundi matin, ils ont répliqué à la promesse présidentielle en encerclant Vannes, peu avant le début d'un Conseil européen sur l'agriculture, à Bruxelles.

A 08h45, les agriculteurs occupaient environ six échangeurs d'accès à la ville, selon le préfet du Morbihan. Ils ont mis en place des barrages bloquants ou filtrants qui laissent possible l'accès à la ville. Dimanche, le préfet du Morbihan avait pourtant pris un arrêté pour interdire la circulation des véhicules agricoles lundi de 06h00 à 19h00 dans la commune de Vannes.
Arrivés en opérations escargot, ils se sont donc positionnés aux échangeurs conduisant à la ville, tandis que les forces de l'ordre filtraient les entrées de la ville pour empêcher le passage des engins agricoles, au risque de ralentir le trafic.
VOIR et ENTENDRE un reportage sur le blocage de la laiterie Laïta à Créhen, dans les Côtes-d'Armor :


Créhen. La laiterie Laïta bloquée par des... par Letelegramme

L'un des tracteurs de la manifestation, qui arbore un drapeau breton, arborait une pancarte de désespoir:  "La mort est dans le pré".

Le centre E. Leclerc de Quimperlé à nouveau 
bloqué ce lundi
Les agriculteurs multiplient depuis un mois les actions de sensibilisation des pouvoirs publics, principalement en Bretagne, mais aussi dans l'Ain, ce lundi. Sur les barrages routiers de Bretagne, ils ont brûlé des pneus et déversé des tonnes de déchets, encerclant Lorient et Rennes le 27 janvier lors d'une journée où ils ont mis en place près d'une trentaine de barrages en Bretagne. Des barrages qui ont tenu parfois plusieurs jours.

Ils ont aussi manifesté devant des permanences d'élus, puis leur colère s'est tournée il y a plusieurs semaines vers les plateformes logistiques de la grande distribution, tandis que ni Valls, ni Hollande n'a fait le déplacement en Bretagne pour écouter leurs appels au secours.
En septembre dernier, Stéphane Le Foll, ministre intermittent de l'Agriculture, avait annoncé qu'il ne se rendrait pas au Salon international des production animales (Space), à Rennes. "Il y a une volonté que le Space se déroule dans de bonnes conditions", avait déclaré Le Foll, justifiant ainsi son absence au deuxième salon agricole de France, pour la première fois depuis 2012. Il s'était fait tirer les oreilles et s'était finalement ravisé pour deux heures de visite, comprenant une rencontre avec les organisations syndicales, les élus et les institutionnels et une déambulation dans les travées du salon: à 10h30, l'ex-député de la Sarthe n'était plus là.

VOIR et ENTENDRE les ostréiculteurs justifier leur soutien aux agriculteurs:
 


Les agriculteurs sont étranglés par les prix qui leurs sont imposés à la production,
alors qu'à la vente ils ne baissent pas dans la grande distribution. Ils réclament donc, entre autres, de meilleurs prix d'achat de leurs produits.
Les ministres de l'Agriculture et de l'Economie ont alors accentué la pression sur la grande distribution, vendredi, afin d'amener les grandes enseignes du secteur à revoir leurs pratiques de fixation des prix auprès des industriels et producteurs agricoles, asphyxiés par des rémunérations trop basses.

Sur 5 départements, 3 ont voté PS et la Bretagne est entre les mains du cumulard Le Drian, ministre et président de région intermittents

Le Drian reste transparent en Bretagne. 66 départements ont voté pour la droite, 30 pour la gauche en France, dont le Finistère, l'Ille-et-Vilaine et la Loire Atlantique: particularisme breton ?
Ayrault en a tiré sa leçon: il est entré au gouvernement, comme ministre de voyages à l'étranger. Quand les élus socialistes de Bretagne et les Bretons vont-ils exprimer leur soutien aux agriculteurs de leur région ?


mardi 22 septembre 2015

L'UE recule sur la répartition des migrants: de "contraignante" à "volontaire"

Les réfugiés sont distribués dans les Etats membres de l'UE, qu'ils en veuillent ou non 

La décision de répartition de l'effort d'accueil de réfugiés a été prise

Les Etats membres de l'Union européenne ont adopté mardi la décision de  120.000 réfugiés en deux ans, dans 23 des 28 Etats membres, en provenance prioritairement d'Italie et de Grèce. La Hongrie est absente de la liste, ainsi que la Grèce et l'Italie.

Le texte précise déjà la destination précise de 66.000 d'entre eux.
Les 54.000 restants devraient également être "relocalisés" à partir d'Italie et de Grèce, mais le Conseil de l'UE n'exclut pas d'autres provenances si une situation exceptionnelle devait se présenter.
Ce point devra ainsi être confirmé ultérieurement, mais leur répartition devrait être "proportionnelle" à la clé de répartition déjà utilisée pour les 66.000, a précisé la présidence luxembourgeoise du Conseil.

Voici un tableau récapitulant la destination entérinée des 66.000 premiers réfugiés concernés par le mécanisme, sur les 120.000 qui le seront à terme.

ETATS / Réfugiés d'Italie / Réfugiés de Grèce / Total
-----------------------------------------------------------
Allemagne: 4.027 
 / 13.009  / 17.036 (elle recherche des demandeurs d'emploi)
Autriche: 462  / 1.491  / 1.953
Belgique: 579  / 1.869  / 2.448
Bulgarie: 201  / 651  / 852
Chypre: 35  / 112  / 147
Croatie: 134  / 434  / 568
Espagne: 1.986  / 6.127  / 8.113
Estonie: 47  / 152  / 199
Finlande: 304  / 982  / 1.286
France: 3.064  / 9.898  / 12.962 (elle ne recherche pas de demandeurs d'emploi)
Lettonie: 66  / 215  / 281
Lituanie: 98  / 318  / 416
Luxembourg: 56  / 181  / 237
Malte: 17   / 54   / 71
Pays-Bas: 922  / 2.978  / 3.900
Pologne: 1.201  / 3.881  / 5.082 (contre son gré)
Portugal: 388  / 1.254  / 1.642
Rép. tchèque: 376  / 1.215  / 1.591
Roumanie: 585   / 1.890   / 2.475
Slovaquie: 190   / 612   / 802 (contre son gré)
Slovénie: 80  / 257   / 337
Suède: 567   / 1.830   / 2.397
-----------------------------------------------------------
TOTAL: 15.600 50.400 66.000


Le Royaume-Uni, le Danemark et l'Irlande ne sont pas concernés par cette répartition
: ils disposent d'une option de retrait des politiques européennes liées à ces questions
C'est un peu fort de thé si on considère les attaches naturelles et historiques du Royaume-Uni avec les pays de son ex-empire colonial et  ses liens actuels avec les états-membres du Commonwealth. Il est vrai aussi qu'il ne compte ni état du Proche- ni du Moyen-Orient...

Finis les quotas... 

Le 9 septembre 2015, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait exhorté les Etats de l’Union européenne à se répartir d’urgence l’accueil de 160.000 réfugiés (40.000 réfugiés + 120 000 clandestins se trouvant en Italie, en Grèce et en Hongrie), plaidant pour que le Vieux Continent fasse preuve de davantage "d’union". 

Juncker insistait même pour que l’UE mette en place "un mécanisme permanent (…) qui nous permettra de faire face plus rapidement à l’avenir" et d’éviter de laborieux marchandages entre Etats.

Avant de rétropédaler face au déferlement d'arrivants, la chancelière Angela Merkel avait de nouveau réclamé une "répartition contraignante" des réfugiés entre tous les pays de l’UE. Son porte-parole a aussi indiqué que l’Allemagne était " ouverte" à l’idée d’un sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne au sujet de la crise migratoire.

David Cameron s’était engagé à accueillir 20.000 réfugiés sur cinq ans, mais 
le premier ministre britannique ne voulait pas entendre parler de quotas de réfugiés, s'opposant au plan d’accueil proposé par la Commission européenne.

Après avoir paru en retrait, la France accueillit alors un premier contingent de deux cents Syriens et Irakiens déroutés d’Allemagne, contre leur volonté, mais  par "solidarité" selon Cazeneuve. En tout, un millier devrait arriver avant le vendredi 11 septembre. Et au cours des deux prochaines années, Hollande s’est dit prêt à ouvrir les portes de la France à 24.000 réfugiés, réélu ou non.

mercredi 19 août 2015

Le Foll nie l'impact sur nos éleveurs des sanctions occidentales contre la Russie

Le ministre socialiste pourrait se résoudre à réclamer à l'UE la levée de l'embargo russe sur le porc

Il suffirait que Hollande se retire de la ligue européenne anti-Poutine derrière Obama

Hollande sait rétropédaler, 
mais la crise dans l'élevage ne le motive pas suffisamment. Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll s'entête à ignorer les causes et se focalise sur les effets de la politique de Hollande et Valls sur lesquels ils n'ont pas prise: une manière d'enfoncer davantage les filières du porc et du lait. Il a donc assuré mercredi qu'il compte mener des "discussions solides et sérieuses" avec ses alliés européens pour tenter de venir à bout de l'embargo russe sanitaire sur le porc.

Dans l'embargo russe, la partie diplomatique est liée à la question des sanctions sur la Russie en soutien aux rebelles au pouvoir  l'Ukraine, "mais avant cela il y avait un embargo sanitaire lié à la peste porcine qui avait été détectée dans l'Est de l'Europe", a raconté le ministre interrogé sur France 2.
L'ambigu Le Foll ne dit pas tout
"En janvier 2014, la Russie a mis un embargo qualifié de "sanitaire" sur l'ensemble des produits issus de la viande porcine en provenance des États Baltes et de la Pologne en raison de cas de peste porcine africaine. Ces 4 pays représentent 10% environ des exportations porcines de l'UE vers la Russie. Or, à la différence des autres pays du monde, les échanges entre l'UE et la Russie ne se font pas sur une base de certificats vétérinaires nationaux, mais sur une base d'un certificat sanitaire européen. C'est alors l'ensemble du territoire européen qui est exclu d'exportation vers la Russie", a écrit Jean Arthuis,dans un courrier de sensibilisation d ministre de l'Agriculture. Et d'ajouter: "En août 2014 la Russie a introduit un embargo "politique" à l'encontre d'un certain nombre de produits agricoles en provenance de l'UE." Motif: les sanctions occidentales des Européens alignés derrière Obama sur la question controversée de la Crimée.
Le Foll réagit le 19 août 2015 à une suggestion de Jean Arthuis daté du 21 juillet.
Après une année et demie d'embargo, il est alors temps de reprendre la négociation entre la Commission européenne et les autorités russes. Il y a urgence à revoir les règles du certificat sanitaire européen qui condamne toute la filière porcine de notre continent. Or, le dossier s'étant politisé en janvier 2015, le Commissaire en charge de la santé et de la sécurité alimentaire, Monsieur Andriukaitis, ne semble pas avoir l'intention d'avancer dans cette direction. Seul un "feu vert" donné par le Conseil lui permettrait d'accomplir cette démarche.

Même les pays qui ne sont pas touchés par la peste porcine ne peuvent pas aujourd'hui exporter leur viande porcine vers la Russie

Dit comme cela, la responsabilité est rejetée sur le bouc émissaire. Rappelons donc encore ce que les "bac +5" de la presse taisent en connivence avec le pouvoir socialiste: 
Le 7 août 2014, la Russie a interdit pour un an les importations d'une liste nominative de produits comprenant les viandes, les produits de la pêche, les produits laitiers, les fruits et légumes et quelques autres types de produits préparés, en réplique aux sanctions mises en place par certains pays à la suite des événements en cours en Ukraine. Les pays concernés par l'embargo sont les États membres de l'Union européenne, les États-Unis, l'Australie, le Canada et la Norvège.
S. Le Foll n'a pas prévu de rencontrer ses homologues européens d'ici la fin août pour préparer le Conseil européen extraordinaire de l'agriculture sur la crise de l'élevage qui aura lieu le 7 septembre, va "essayer de faire en sorte qu'il y ait des discussions solides et sérieuses" sur le problème...

"Même si l'Europe a augmenté ses exportations vers la Chine, le fait que le marché russe soit fermé [et du fait de qui ?] fait qu'il y a 100.000 à 150.000 tonnes de porc supplémentaires [qui ne trouvent pas preneur] sur le marché européen", a-t-il noté, sans remonter aux causes réelles récentes.

S. Le Foll émet aussi le voeu que ce conseil européen soit l'occasion de "mobiliser l'Europe sur des actions de promotion à l'exportation" ce que l'Espagne et l'Allemagne réussissent déjà parfaitement à réaliser, à la différence de la France qui refuse de s'adapter en condamnant l'élevage intensif, notamment ce que les archaïques qualifient de "fermes usines" - sur des "aides et des stockages à l'échelle européenne" et "de travailler sur les questions d'harmonisation sociales et fiscales", notamment pour les activités d'abattage, a-t-il ajouté, lors d'une conférence de presse à l'issue du conseil des ministres.

Le ministre s'est entretenu mardi au téléphone avec le Commissaire européen chargé de l'agriculture, Phil Hogan, dans une discussion qui "allait dans le sens de décisions qui seraient prises" pour soutenir l'élevage européen, a rapporté M. Le Foll.

"La commission est aujourd'hui mobilisée", a assuré le ministre qui a prévu d'avoir à nouveau un contact avec M. Hogan, commissaire à l'Agriculture et au Développement rural à la Commission européenne, la semaine prochaine.
Le 28 août, il se rendra au sommet (prévu avant les réactions de détresse des éleveurs français) à Madrid, réunissant l'Espagne, l'Italie, le Portugal et la France, et le 31 août à un sommet du "triangle de Weimar" à Berlin avec ses collègues allemand et polonais. Ce groupe, vieux de 23 ans, est un axe géopolitique Est-Ouest de l’Europe qui peine à s’affirmer depuis les années 2000, pâtissant d’intérêts divergents et incapable de surmonter le souvenir d’un passé historique douloureux.

A la liste de ses entretiens en vue d'hypothétiques décisions, le ministre a encore ajouté qu'il aura des contacts avec son collègue irlandais d'ici le conseil du 7 septembre.

La cotation au marché du porc breton (MPB) a repris mardi à Plérin, pour 18% de l'élevage français, 
après une suspension d'une semaine, suite à la fixation autoritaire d'un prix qui a essuyé le refus de deux des principaux acheteurs, Cooperl (qui approvisionne Carrefour, Auchan et Système U) et Bigard/Socopa de payer le prix "préconisé" par le gouvernement pour les éleveurs, 1,40 euro le kilo. Les deux entreprises ont indiqué qu'elles ne reviendraient pas au MPB tant que son fonctionnement n'aura pas été revu. Elles attendent du ministre Le Foll qu'il prenne enfin conscience de la réalité économique de la dégradation de la situation et réitèrent leur demande de mesures structurelles urgentes pour restaurer la compétitivité des élevages et de la filière porcine française.

Les deux industriels qui se sont retirés depuis le 10 août du Marché du porc breton (MPB) de Plérin, dans les Côtes-d'Armor, étaient reçus ce mardi au ministère de l'Agriculture, alors que la cotation a repris au marché du cadran en début de journée. Mais ils assurent qu' aucun accord n'a été trouvé à l'issue des discussions avec Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture. Le 27 août aura toutefois lieu une réunion de travail avec les professionnels et la distribution «afin de travailler sur les modalités pratiques de mise en oeuvre des promotions de septembre".

Il faut "faire baisser les impôts, les charges, le coût de la main d'oeuvre est trop élevé, a estimé Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes,ce qui est du pouvoit du gouvernement Valls. Et puis il y a aussi la question des normes qui pèsent sur les agriculteurs, la France est allée très loin, trop loin, et cela affaiblit aujourd'hui notre compétitivité".

Parmi les mesures que le syndicat national des industries de la viande (Sniv) réclame au gouvernement figure la demande d'"un engagement de reprise des négociations pour une exportation de gras et d'abats de porc (produits non soumis à l?embargo diplomatique) vers la Fédération de Russie". D'où la soudaine mise en branle du bras-cassé Le Foll qui promet enfin de tenter d' "oeuvrer" (sic) à une levée de l'embargo russe sur le porc.

Le Foll n'en a pas fini non plus avec la filière du lait

Dans un courrier interne, le fromager Bongrain explique ne pas être concerné par l'accord du 24 juillet dernier sur la revalorisation des prix du lait. Les agriculteurs et éleveurs ont eux déjà prévenus. Parmi les leaders mondiaux du marché connu pour ses marques de fromages Caprice des Dieux, Cœur de Lion, Bongrain relativise l'accord de revalorisation des prix du lait du 24 juillet dernier et précise qu' "aucun engagement de niveau de prix n'a été pris", révèle Le Parisien.
Des manifestations seront organisées début septembre à Paris et Bruxelles pour réclamer des mesures de soutien des prix.